Parthenay est considérée comme la capitale de laGâtine poitevine,paysbocager, qui occupe le tiers central du département des Deux-Sèvres.
Le site de Parthenay se trouve dans une boucle duThouet, la ville médiévale étant bâtie sur l’éperon rocheux qui offre un site défensif[1].
Lacitadelle, accessible par la porte fortifiée Saint-Jacques et toujours dans l'enceinte de ses remparts, occupe un éperon rocheux qui domine la rivière. Il demeure également de nombreux vestiges de l'enceinte extérieure et l'une de ses portes, la porte Saint-Jacques, est toujours là. En contrebas des remparts se trouve une prairie inondable, appelée la Prée.
Plus en aval, une partie du Thouet a été aménagée pour abriter une base de loisirs.
La ville duMoyen Âge et destemps modernes comprenait la citadelle, le quartier de la Vau Saint-Jacques ou basse ville, le plateau Saint-Laurent actuelles rues piétonnes et commerçantes, ainsi que quelques faubourgs, Saint-Paul, Saint-Jacques, Sépulcre, Marchioux, Bourg Belais, et enfin le bourg de Parthenay-le-Vieux, longtemps isolé du reste de l'agglomération.
Après guerre, la construction de lotissements à l'Ouest de la ville a permis de relier le bourg de Parthenay-le-Vieux.
Dans les années 1970, unezone d'aménagement concerté s'est développée de part et d'autre de la rocade Est, qui a été ouverte à cette époque, avec implantation d'unhypermarché et du nouvel hôpital.
Ce n'est qu'en 2003 qu'a été mise en service la rocade Ouest. La ville compte relativement peu de résidences en appartements. La campagne est très proche. L'agglomération dispose de zones industrielles et commerciales, une Z.I route de Bressuire implantée sur la commune de Châtillon-sur-Thouet qui touche Parthenay et route de Poitiers. Un hypermarché est établi à proximité immédiate du centre-ville, à l'emplacement de l'ancienne caserne Allard, ce qui constitue une particularité de l'urbanisme local.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[4] et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[5]. Elle est en outre dans lazone H2b au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Au, Parthenay est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Parthenay[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle estville-centre[Note 3],[11],[12]. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Parthenay, dont elle est la commune-centre[Note 4],[12]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (58,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (52,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (43,1 %), zones agricoles hétérogènes (22,3 %), prairies (17,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,1 %), forêts (2,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment leThouet, laViette et le Palais. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1983, 1992, 1995, 1999, 2010 et 2018[18],[16]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais duplan de prévention des risques inondation (PPRI) de la « Vallée du Thouet », approuvé le, dont le périmètre regroupe 22 communes[19].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Parthenay.
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[20]. Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[21]. 9,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,9 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le, en application de laloi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 5],[22].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[16].
Dans plusieurs parties du territoire national, leradon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population auxrayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Parthenay est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[23].
C'est à Parthenay que se déroula la rencontre entre SaintBernard et le duc d'AquitaineGuillaume X qui reconnaissait alors un antipape et finira par se convertir.
La cité devient un lieu de passage d'une route secondaire dupèlerinage deSaint-Jacques-de-Compostelle, qui rejoignait lavia Turonensis plus au Sud, après être passée parNiort. C'est pour cette raison que la porte fortifiée du Nord est appelée porte Saint-Jacques, et bénéficie d’un traitement prestigieux. La principale artère de la ville au Moyen Âge était larue de la Vau Saint-Jacques. On y trouve toujours un ensemble de maisons à pans de bois de la fin du Moyen Âge, qui menait à la porte de la citadelle, entrée de la deuxième enceinte fortifiée. Au bout de cet éperon rocheux dominant le Thouet se trouvait le château des seigneurs de Parthenay.
En1202, lebaron de Parthenay apporte son soutien àJean sans Terre dans sa lutte contre le roi de France,Philippe Auguste[24]. Le roi d’Angleterre verse d’importantes aides à son allié pour qu’il renforce les fortifications de ses châteaux[24], mais cela n’empêche pas la prise de la ville en1207 par Philippe Auguste[26],[24].
En1214, l’armée anglaise se rassemble à Parthenay avant d’entrer en campagne contre le roi de France ; et après la défaite de Jean sans Terre à labataille de Bouvines, c’est encore à Parthenay que la trêve est signée entre l’Anglais et le Français[27]. Les barons de Parthenay continuent de recevoir des subsides des rois d’Angleterre[27]. Et en1242, le roi d’Angleterre fournit brièvement une garnison à son allié[27].
Près d’un siècle plus tard, les subventions du roi d’Angleterre reprennent au début de laguerre de Cent Ans, et les travaux effectués à ce moment permettent à laplace forte de résister victorieusement pendant quatre mois ausiège dudauphinCharles (1419)[28].
En 1423, Jacques de Montgomery[Note 6], capitaine de routiers, est tué en essayant de piller la ville[30].
Leconnétable de France,Arthur de Richemont, reçoit la seigneurie de Parthenay en1427. La population de la ville est très rapidement hostile au nouveau gouverneur qui fait renforcer les défenses du château côté ville[28]. Il adapte également les fortifications de la ville à l’artillerie par l’édification d’unboulevard d'artillerie[28].
Les fortifications de la ville sont démantelées par lesbosons du roi de France en 1465[28].
Dunois (1403-1468) est chargé de renforcer les fortifications de la ville en1480, mais se range du côté des princes révoltés lors de laguerre folle[28].Le30 mars 1486[réf. nécessaire], la ville est prise par l’armée royale et ses fortifications de la ville démantelées[28]. La comtesse de Dunois obtient cependant en 1492 de pouvoir les reconstruire en les modernisant avec des tours d’artillerie[31] : les travaux durent jusqu’en 1523[28].
Sous l'Ancien Régime, la petite ville compta de nombreuses paroisses : Sainte-Croix,Notre-Dame-de-la-Couldre (dans l'enceinte de la Citadelle), Saint-Laurent, Saint-Jean, Saint-Jacques, Saint-Paul, Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux (créée au début duXIIe siècle par lescasadéens[32]), et le Sépulcre. Il faut aussi ajouter le couvent des Cordeliers, la Maison-Dieu et laMaladrerie. Des faubourgs s'édifièrent autour de ces établissements religieux.
À la Révolution, Parthenay faillit être choisi comme chef-lieu du département des Deux-Sèvres, mais ce privilège revint finalement à Niort. Bleus et blancs se disputèrent le contrôle de la ville, qui prit cependant le parti des Républicains.
La région accueille en Mai et les recrues de la2e division polonaise de chasseurs. L'état-major est situé à Parthenay et le camp de base est àAirvault. Cette unité de 16 000 hommes environ, participa sous commandement opérationnel français aux combats de et finira internée en Suisse où elle s'était réfugiée.
De nos jours, l’activité ferroviaire de Parthenay est quasiment inexistante, sans une desserte voyageurs importante depuis le début des années 1980 et avec quelques rares trains de fret sur la seule ligne encore en état :Niort-Thouars que des passionnés tentent d’ailleurs de faire revivre dans une perspective de liaison nord-sud et d’autoroute ferroviaire, cette ligne étant un tronçon de l'ancienne ligneParis /Bordeaux viaSaumur etSaintes.
La ville accueillie l’École normale des instituteurs du département où enseigna notammentErnest Pérochon, futur prix Goncourt, école qui fut transférée à Niort et remplacée par le collège du Marchioux dans les années 1970.
Depuis 1945, l’extension urbaine continue et la ville se dote d’équipements et d’infrastructures : Palais des Congrès, base de loisirs, piscines, déménagements du Champ de foire puis de l’hôpital, campus des métiers, rocade de contournement. Capitale du petit pays de Gâtine, la ville souffre de la crise industrielle et du vieillissement de la population de son pays rural. De nombreuses places commerciales et commerces sont à l'abandon. Le vieux centre souffre également du développement important de la ZAC des Loges en périphérie sur laquelle sont implantées autour d’un hypermarché une dizaine d'enseignes.
La ville se lance cependant dans l’innovation technologique et l’administration électronique, projets financés à l’origine par des programmes européens. Elle cherche aussi à préserver et valoriser son riche patrimoine historique et monumental.
Si l'on se réfère à l'histoire politique récente de Parthenay, on peut distinguer deux périodes : de 1965 à 2001, Parthenay s'inscrit dans une mouvance de gauche. Les maires Armand Jubien (1965-1979) et Michel Hervé (1979-2001) portent l'étiquette politique PS.
En 2001, un changement de tendance politique s'opère. Xavier Argenton devient maire de Parthenay et s’inscrit davantage dans une mouvance de droite (Divers droite et Nouveau Centre). On note toutefois lors des élections municipales de 2014 l'émergence du mouvement « sans étiquette » (affilié aux diverses gauches), reconquête qui rebat les cartes du jeu politique parthenaisien en plaçant Xavier Argenton en ballottage. Toutefois, l'absence d'union entre la candidate du parti socialiste Françoise Bély (26,08 % au premier tour) et la tête de liste du mouvement Reconquête Anne-Laure Blouin (25,15 %) donne un troisième mandat au maire sortant Xavier Argenton obtenant à l'issue du second tour 58,10 % des suffrages.
Élections départementales et régionales
À une autre échelle, on observe également une tendance à l'alternance entre droite et gauche. En 2008, l'Union des Deux-Sèvres, regroupant l'UMP (aujourd'hui Les Républicains), l'UDI et le Modem, avait perdu le département au profit du PS et EELV. En 2015, la droite remporte la victoire aux départementales (union de la droite : 45,07 / union de la gauche 44,03). Les résultats dans le canton de Parthenay donnent Gilbert Favreau et Béatrice Largeau victorieux au second tour avec un peu plus de 55 % des suffrages (55 % des voix commune et 58 % voix canton). C'est cependant la liste d'union de la gauche qui, toujours en 2015, l'emporte aux régionales, avec à sa tête Alain Rousset (42,50 % des suffrages).
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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[48],[Note 7].
En 2023, la commune comptait 10 140 habitants[Note 8], en évolution de −1,24 % par rapport à 2017 (Deux-Sèvres : +0,23 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Le Groupe Fayat, leader des centrales d'enrobage, dispose à Parthenay d'une unité de fabrication de charpentes industrielles et de ponts-roulants avec A.D.C. Air Liquide, implanté à Parthenay au travers de Air Liquide Welding est, elle, spécialisée dans les automates de soudage et de découpage des métaux de haute technologie. Cette entreprise dispose notamment des agréments de l'industrie nucléaire.
De plus, ces entreprises, entraînent dans leur sillage une multitude de P.M.E. dynamiques : GUPSOS S.A., M.2.G. S.A. (élaboration d'usines plâtrières clés en main), AT Industrie, MSI.
La tradition marchande médiévale de Parthenay, issue de l'artisanat, des productions locales et de l'élevage, trouve sa transposition moderne avec l'implantation locale de plusieurs grossistes d'ampleur nationale et de centre d'éclatement. Le groupe ARC International irrigue le territoire français dans les arts de la table à partir de ses entrepôts de 40 000 m² environ.
Parthenay demeure ainsi un pôle de transformation et de commercialisation agro-alimentaire important. La SN FAVID spécialisée dans la fabrication de viandes de volailles et de porc en est l'illustration. La transformation des sous-produits a aussi pris de l'importance, que ce soit avec la Société ADAX, spécialisée dans l'alimentation pour animaux de compagnie, ou le groupe Charal pour le traitement des peaux de bovins.
Mais plus encore, c'est la production d'animaux de boucherie de qualité supérieure, qui se développe avec l'atelier de découpe des viandes de la SAS Société des Viandes des Eleveurs de Parthenay et l'abattoir bovin de la SAS Société d'Abattage de la Bressandière - Parthenay.
Enfin, les services à la personne, le pôle handicap du territoire, c'est plus de 1 000 équivalents temps plein, une économie en plein développement avec des enjeux forts comme le maintien à domicile. La dernière réalisation en date est le centre Canopée de l'ADAPEI 79. La communauté de communes a ainsi choisi d’inscrire le développement économique dans ses priorités. Il convient de préciser que cette politique économique s’inscrit donc dans des logiques partenariales fortes avec le Pays de Gâtine, le Conseil général des Deux-Sèvres, la Région Poitou-Charentes, l’État, l’Union Européenne, mais aussi avec les autres bassins de vie du nord des Deux-Sèvres, au travers d’un réseau de ville dynamique et œuvrant pour le développement.
De plus, on peut noter l'implantation de plusieurs entreprises de renom, qui ont choisi de s'implanter à Parthenay dans le passé : labriqueterie Ayrault (ou ERO) aujourd'hui disparue, la société deBTP Esmery (actuellement M'RY), l'ancienneébénisterie Dargenton, etc. Enfin, il ne faut pas oublier que le tout premier atelier de Mr.Panzani se trouvait à Parthenay.
La ville dispose d’un musée qui propose des expositions temporaires thématiques et une exposition permanente sur l'histoire de la ville et notamment de faïence de Parthenay, de la maison des cultures du pays, d’un palais des congrès accueillant des concerts, d’une chapelle dit des Cordeliers, accueillant des expositions diverses, et d'un Centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, ancien maison du patrimoine, proposant des expositions et animations autour du patrimoine de Parthenay-Gâtine.
Située au pied de la Porte Saint-Jacques (symbole de la ville) du quartier médiéval, la Maison des Cultures de Pays accueille l'association l'UPCP-Métive qui est un centre de musiques et danses traditionnelles en Poitou-Charentes et Vendée, et le Musée d'art et d'histoire[52]. Cet équipement culturel est aussi un espace consacré aux spectacles vivants pour la création et la diffusion avec deux salles mises à disposition des associations culturelles et des compagnies.
Équipement aux multiples fonctions et missions, le Palais des Congrès fait partie des nombreux lieux de diffusion de spectacle vivant de Parthenay. Bâtiment phare de la ville de par son imposante architecture des années 70, le Palais des congrès est situé en plein centre-ville. Ses espaces permettent d’accueillir de nombreuses manifestations telles que des spectacles, colloques, séminaires, cérémonies officielles et assemblées générales. Au-delà de la programmation et de l’accueil d’événements, le Palais des congrès est un lieu de renseignements, soutien et conseils pour les acteurs culturels dans la mise en œuvre de leurs projets. La direction de l’action culturelle est à votre écoute pour l’élaboration de vos éventuelles démarches.Très fréquenté, le Palais des Congrès est aussi un espace d’accueil général, d’informations et d’orientations sur la ville et sur la communauté de communes.
Équipement municipal mis à disposition principalement de l'association Diff'art et des associations locales. Cette salle est destinée en particulier à la diffusion et à la promotion des musiques actuelles amplifiées.
Elle se compose :
d'une salle de concert de 455 places ;
d'un studio de répétition pour les groupes amateurs et les élèves de la Rock School.
La salle de spectacle est aussi un lieu de travail pour les groupes en résidence et en voie de professionnalisation. Étant donné la fréquentation accrue de la salle et le nombre croissant d'élèves de la Rock School, des studios de répétitions supplémentaires ont été construits afin de répondre à la demande des usagers.
En 1996, la ville est sélectionnée pour participer aux programmes pilotes européensMind etMetasa (le projetImagine prendra le relais en 1998). Le district de Parthenay devient son propre fournisseur d’accès : les acteurs locaux voient leurs premiers sites Internet hébergés gratuitement. La ville crée un site internet : l’Intownet. Un serveur de messagerie expérimental est installé pour les citoyens : le BBS (Bulletin Board System). Chaque citoyen dispose d’une adresse de messagerie hébergée par la collectivité.
Pour faciliter l’apprentissage de ces nouvelles technologies, un premier « espace numérisé » (ordinateurs accessibles gratuitement) avec des ateliers de formation est créé. D'autres espaces ouvriront ensuite sur le territoire du district. Une opération « 1 000 micros » (achat groupé par la ville de 1 000 ordinateurs afin d’en abaisser le coût d’achat pour les citoyens et acteurs locaux) est lancée en 1997. Les établissements scolaires en sont progressivement équipés. Des partenariats sont noués avec des industriels, notamment Microsoft.
La ville a organisé ou participé à de nombreuses manifestations d’études ou de promotion des NTIC (Declic, Netday, rencontres Démocratie et réseaux multimédia, Devnet, etc.). Des chercheurs ensciences sociales se sont intéressés à l’expérience parthenaisienne. La démarche de la municipalité de l’époque était en effet très liée au concept de « démocratie participative ». Les premiers services interactifs (formulaire de demande d’état-civil, par exemple) sont alors proposés aux citoyens.
Les nouveaux projets, plus modestes, initiés en partenariat avec l’État (en l’occurrence, l’Agence pour le développement de l’administration électronique puis la Direction générale de la modernisation de l’État), concernent le développement de l’administration électronique et des téléprocédures (projets Carte de vie quotidienne, Hélios, Actes-Contrôle de légalité électronique, Adeline, etc.).
Héritage de cette dizaine d'années d’immersion dans les NTIC, la ville dispose d’un portail internet et a reçu la première en 2001 le labelVille Internet @@@@@, soit la récompense maximale reconnue en France en termes de densité de services en ligne[53],[54].
Parthenay possède encore des restes de son vieuxchâteau. Sont encore visibles : la tour de la Poudrière, la tour d'Harcourt, la bastille de Richemont et le boulevard d’artillerie.
Il reste encore de nombreux vestiges de l'enceinte médiévale (parties nord et ouest[28]). L’enceinte, construite engranit, était double au Moyen Âge à l’ouest et à l’est de la ville (on a même parlé de « Carcassonne de l'Ouest »)[55]. Les dimensions de l’enceinte varient considérablement selon les secteurs : 0,80 m à l’ouest, entre 2,2 et 3 m au nord et à l’est, et jusqu’à 6 m pour le boulevard d'artillerie, au nord-est[56]. L’ensemble était flanqué de trente tours semi-circulaires. L’une d’elles, rue Niquet, a une forme d’amande[57].
La ville possédait quatre portes d'accès : Souvaing au sud, du Marchioux au sud-est, du Bourg-Belais à l’est et, élément le plus remarquable et symbole de la cité, lepont fortifié « porte Saint-Jacques », au nord[58]. Celle-ci est construite auXIIe siècle avec l’enceinte originale. Elle est renforcée dans la première moitié duXIVe siècle, au début de laguerre de Cent Ans<[59]. Son apparence est bouleversée par l’ajout, au début duXVIe siècle, des deux tours en amande[60]. À la même époque, la salle intérieure est refaite[61], les armoiries des financeurs de la réfection sont sculptées sur la porte[58]. Cette campagne de construction est justifiée par la volonté des financeurs d’afficher leur puissance[62]. Enfin, le couronnement et l’ouverture sont refaits auXIXe siècle[58]. Les portes Marchioux et du Bourg-Belais étaient plus simples et défendues par unebastille[59]. Il existait en outre 17poternes[58]. Une autre porte dite « de la Citadelle », est elle aussi défendue par unchâtelet[59] ; elle porte l'Horloge de la ville.
Le quartier de la Citadelle possédait son enceinte particulière et renfermait les bâtiments essentiels de la ville : halles et églises principales, à proximité du château[63].
On compte à Parthenay de nombreuses églises paroissiales :Sainte-Croix etSaint-Laurent (encore en activité),Saint-Jacques,Saint-Paul,Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux et Notre-Dame-de-la-Couldre (transformées, désaffectées), Saint-Sépulcre et Saint-Jean (disparues). On peut citer aussi les chapelles du Rosaire et de l'ancien couvent des Cordeliers, ainsi que sur la commune voisine de Châtillon-sur-Thouet, l'église Sainte-Catherine de la Maison-Dieu.
La rue de la Vau-Saint-Jacques présente encore un ensemble de maisons à pans de bois, de style médiéval. Plusieurs animations de l'Association de sauvegarde du quartier de la Vau-Saint-Jacques mettent en valeur ce patrimoine : « De caves enjardins » (lors des Journées du Patrimoine), lemarchémédiéval, etc.
Parthenay dispose également de la Maison des Cultures de Pays, près de la porte Saint-Jacques. On y trouve l'associationUPCP (« Union pour la culture populaire en Poitou-Charentes-Vendée »)-Métive qui promeut les chants, musiques et danses traditionnelles de la région (organisation du festivalDe bouche à oreille). Elle s'occupe aussi de recueillir toute la tradition orale des pays de l'Ouest grâce au CERDO (Centre d'études, de recherches et de documentation sur l'oralité), dans une perspective de conservation du patrimoine ethnologique. La Maison des Cultures de Pays abrite aussi le musée municipal Georges-Turpin (collection de faïences « de Parthenay », maquettes de la ville, etc.).
Panzani a été créée à l'origine dans les locaux d'un entrepôt face à la gare de Parthenay parJean Panzani (1911-2003) et sa femme.
Le Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine
Le CIAP est un espace destiné à la sensibilisation, l'information et la formation des publics à l'histoire de la constitution du territoire urbain et paysager, et aux enjeux de l'évolution architecturale, urbaine et paysagère. Le CIAP est une bonne façon de découvrir le Pays d’art et d’histoire. Situé dans la Maison du patrimoine, une ancienne minoterie industrielle installée au bord du Thouet, au pied du château des seigneurs de Parthenay, il permet de découvrir au travers d’une exposition permanente l’histoire du territoire, et d’explorer ses richesses patrimoniales et architecturales.
Un espace pédagogique permet aux enfants de se familiariser avec le patrimoine en manipulant des maquettes de voûte et des jeux ludiques. Des expositions temporaires sont régulièrement proposées et abordent des thématiques variées, comme le chemin de fer ou le pèlerinage de Compostelle.
Autre événement populaire : les « Fêtes de Pentecôte », avec la « Cavalcade » et la « Foire-exposition ».
La ville possède quelques équipements culturels : la médiathèque, l'École d'arts plastiques (avec un espace culture multimédia), l’école de musique Georges-Migot, le Palais des congrès (avec une salle de théâtre), la maison du Patrimoine (salle d'exposition du patrimoine ; archives municipales), l'espace public numérisé Armand-Jubien (ordinateurs en accès libre, centre de formation informatique des citoyens), le logis Férolle, et la salle Diff’art : lieu municipal de 450 places consacré aux musiques actuelles et géré actuellement par l'association Trastaroots. Inaugurée en 1988, elle a su s'imposer dans le paysage culturel régional, de nombreux artistes de renommée nationale et/ou internationale s'y sont produits.
En ce qui concerne aussi les animations culturelles, Parthenay accueille le FLIP (Festival ludique international de Parthenay), appelé également plus simplement le Festival des Jeux. Cefestival dure douze jours en plein air en été, d'un mercredi au dimanche, une semaine et demie plus tard, et deux jours en week-end en espace couvert à la fin novembre.
Hilaire Ochier (1879-1960), avocat, puis avoué à Parthenay ; propriétaire de la commanderie de Saint-Rémy à Verruyes qu'il fait restaurer, puis classer à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1927. Il s'intéresse au vieux Parthenay et fait ensuite classer la rue de la Vau-Saint-Jacques. Archéologue distingué, il a écrit de nombreux articles sur certains monuments du Poitou. Président à partir de 1942 de la Société historique et archéologique :Les amis des Antiquités de Parthenay. Officier des Palmes académiques.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Parthenay comprend une ville-centre et quatre communes de banlieue.
↑Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
↑Il détenait prisonnier depuis six ans, un de ses cousins,JeanVII d'Harcourt qui ne retrouva sa liberté qu'à sa mort[29].
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Maria Cavaillès et Marie-Pierre Baudry,« L’enceinte urbaine de Parthenay », dans Gilles Blieck, Philippe Contamine, Nicolas Faucherre... [et al.],Les enceintes urbaines,XIIIe – XVe siècles, Paris, édition du CTHS,(2-7355-0378-X), p.18.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Robert Favreau,inJeanCombes (dir.),Histoire du Poitou et des Pays charentais : Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Clermont-Ferrand, éditions Gérard Tisserand,, 334 p.(ISBN2-84494-084-6,lire en ligne),p. 176.
↑Florent Latrive, « Les cobayes débranchent Parthenay : Le maire qui avait lancé la « ville numérisée » a été battu aux municipales »,Libération,(lire en ligne, consulté le)« Parthenay, la ville-symbole du réseau mis au service de la citoyenneté, en a eu marre des expérimentations de son maire divers gauche. Michel Hervé, 55 ans, a été éjecté sèchement dès le premier tour des municipales, après vingt-deux ans de pouvoir ».
↑C. R., « Entretien avec Michel Hervé, entrepreneur, pionnier de la démocratie participative et du numérique »,Le petit économiste,(lire en ligne, consulté le).
↑Raymond Sillard, « M. Hervé (PS.) est réélu maire »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le)« M. Michel Hervé (P.S.) a été réélu, mardi soir 3 janvier, maire de Parthenay (Deux-Sèvres). Il avait fait part de sa décision de démissionner le, provoquant ainsi la dissolution de la municipalité, dans laquelle quatre adjoints sur huit étaient en désaccord avec lui sur des questions d'intérêt local. Sur vingt-sept votants, M. Hervé, qui a voté blanc, a obtenu 16 voix, dont celles des cinq élus communistes, contre 10 à M. Guilbot, ancien adjoint, qui a recueilli les suffrages de certains socialistes ou anciens socialistes. Le scrutin a, une nouvelle foi, fait la preuve des dissensions qui se sont fait jour dans les rangs socialistes, au sein du conseil municipal d'union de la gauche ».
↑Jean Roquecave, « La nouvelle municipalité de Parthenay fixe un cap économique à la « ville numérisée »,Les Échos,(lire en ligne, consulté le).
↑« Municipales à Parthenay : Jean-Michel Prieur met fin au règne de Xavier Argenton »,La Nouvelle République,(lire en ligne, consulté le)« Tête de liste DiverCité, Jean-Michel Prieur s’est imposé haut la main devant Xavier Argenton, le maire sortant UDI, qui conduisait la liste « Horizon Parthenay ». À 45 ans, celui qui est attaché parlementaire du sénateur Jean-Marie Morisset (LR) et président de l’association Un Toit en Gâtine a obtenu 59,02 % des voix. Un score d’autant plus large qu’il a terminé en tête dans chacun des dix bureaux de la ville, malgré une participation en baisse (49,05 % contre 67,58 % en 2014) ».
↑« Jean-Michel Prieur : l'histoire d’une ascension politique : Enfant du quartier de la Mara, Jean-Michel Prieur a gravi les échelons au service du territoire durant vingt ans avant de conquérir la mairie de Parthenay »,La Nouvelle République,(lire en ligne, consulté le).
↑« Jean-Michel Prieur élu officiellement à la tête de la Ville : Plus de deux mois après sa victoire aux élections municipales, Jean-Michel Prieur a été élu maire de Parthenay, hier soir, dans un contexte inédit »,La Nouvelle République,(lire en ligne, consulté le)« Le nouveau maire de Parthenay a recueilli vingt-deux voix sur trente-trois. Six votes blancs ont été constatés, quatre bulletins (devant être utilisés pour le vote des adjoints) ont été glissés dans l’urne par erreur et le dernier comportait le nom d’une conseillère municipale (Sylvie Boutet) qui ne s’était pas présentée. Cinq bulletins témoignant davantage d’hésitations liées à une première séance de conseil municipal pour beaucoup d’élus (voir « le chiffre ») plutôt que d’une opposition ».
↑« Parthenay : il y a un an, la victoire historique de Jean-Michel Prieur »,La Nouvelle République,(lire en ligne, consulté le)« C’était il y a un an jour pour jour. Le 14 mars 2020, l’hôtel de ville de Parthenay vivait une soirée électorale historique : Jean-Michel Prieur, tête de liste DiverCité, a largement triomphé au premier tour des municipales ».
BélisaireLedain,Histoire de la ville de Parthenay, de ses anciens seigneurs et de la Gâtine du Poitou : depuis les temps les plus reculés jusqu'à la révolution, Paris, Auguste Durand,, 403 p.(lire en ligne).
Georges Bernage, « Parthenay, cité médiévale 1012-1427 », dansMoyen Âge, n° 28, mai-juin 2002, p. 24-43.
Georges Bernage, « La cité de Parthenay (1427-1491) », dansMoyen Âge, n° 29, juillet-août 2002, p. 12-26.
Parthenay... une aventure urbaine millénaire. Musée municipal de Parthenay et Association Parthenay remparts, 1986.