Cet article concerne Paris Plages. Pour le hameau Paris-Plage, voirParis-Plage. Pour le journal Paris-Plage, voirParis-Plage (journal).

Paris Plages est une opérationestivale menée par lamairie de Paris depuis. Chaque année, entre mi-juillet et début septembre, sur 3,5 km, lavoie sur bergerive droite de la Seine et laplace de l'Hôtel-de-Ville ainsi que des sites annexes — comme lebassin de la Villette depuis — accueillent des activités ludiques etsportives, desplages de sable et d'herbe, despalmiers. La circulation automobile est interrompue sur cette portion de la voie rapide Georges-Pompidou pendant la durée de l'opération, de son installation à son démontage.
La ville européenne pionnière de ce genre d'opération a étéSaint-Quentin (Aisne) dès. Les difficultés sociales d'une partie des 60 000 habitants ont incité la municipalité à transformer la place de l'Hôtel de ville en plage avec sable, jeux et bassins. L'opération se poursuit chaque année depuis lors. Cependant, depuis et l'exemple médiatisé de Paris, de nombreuses villes françaises etcapitales étrangères ont repris cette idée, commeBruxelles,Jérusalem ouMetz.
Entre et, le groupeLafarge mettait gratuitement à disposition de Paris Plages du sable« 100 % normand[1] ».
Depuis le, trois bassins sont accessibles le long du quai de la Villette, un de 40 cm de profondeur, un second de 1,20 m et le grand de 2,20 m, pouvant accueillir300 personnes en même temps[2].
« Paris-Plage » est le nom proposé, en, parHippolyte de Villemessant, directeur duFigaro comme nom destation balnéaire, à son amiAlphonse Daloz qui allait créer en une station dans lePas-de-Calais.
Cette station s'appela donc « Paris-Plage » jusqu'au, où elle obtint officiellement le statut de commune sous le nomLe Touquet-Paris-Plage. Pour des raisons pratiques, cette station fut appelée couramment « Paris-Plage » jusqu'au milieu desannées 1960, aujourd'hui encore ce nom est utilisé par les Nordistes et amoureux de cette station.
D'après une note interne datée du[3] confirmée officiellement le[4],[5], la ville deParis — alors sous la mandature deBertrand Delanoë — a assigné la commune du Touquet-Paris-Plage devant le tribunal de grande instance de Paris, l'accusant de porter atteinte« à la notoriété de la marque et de l'événement Paris Plages organisé par la ville ». Elle réclamait deux fois la somme de 100 000 € dedommages-intérêts en raison« du préjudice subi ». En, lamairie de Paris négocie[6] avec celle du Touquet et rebaptise sa manifestation « Paris-Plages[5] ».
À l'origine de l'opération Paris Plages se trouve la fermeture aux automobiles par lemaire de ParisJean Tiberi, tous les dimanches depuis l'été, de lavoie Georges-Pompidou. La majorité municipalesocialiste etécologiste élue en, avec à sa têteBertrand Delanoë, décide d'étendre l'opération à l'été, avec plusieurs objectifs :


Paris-Plage fait son apparition pendant les grandes vacances. Scénographie par Jean-Christophe Choblet (également pour 2003 et 2004, puis 2007, 2008, 2009 et 2011)
Pendant lacanicule exceptionnelle du début d', les brumisateurs de Paris-Plage eurent du succès auprès des visiteurs.
Du21 juillet au, Nouveautés :
Du21 juillet au. Scénographie par Nicolas TouretteNouveautés :
Du20 juillet au. Scénographie sur le thème de la Polynésie française par Nicolas Tourette.
Nouveautés :
La municipalité publie par arrêté unRèglement intérieur Paris Plage 2006[7] interdisant et rendant passibles d'une amende de 38 eurosles tenues indécentes (naturisme,string,monokini, etc.)[8].
Du20 juillet au.Nouveautés :
Du21 juillet au.Nouveautés :

Du21 juillet au.Nouveautés :
Malgré une météo maussade, cette édition a, selon la Ville de Paris, attiré plus de trois millions de visiteurs, soit une hausse de fréquentation de 5 % par rapport à l'édition 2010.
Du20 juillet au. Une animation diteTel Aviv sur Seine est organisée le jeudi 13 août. Vivement controversée, elle se déroule sous protection policière, mais sans incident[11],[12],[13].
Du au. Édition de Paris Plages sans sable à la suite des accusations portées contre le groupe françaisLafarge de financement indirect du groupeÉtat islamique enSyrie entre 2011 et 2014 et de la possible contribution deLafargeHolcim à la construction dumur à la frontière des États-Unis et du Mexique, pour des raisons déontologiques[14],[15]. Lafarge mettait gratuitement à disposition de Paris-Plages, depuis 2002, du sable « 100% normand »[1].
En revanche, trois bassins seront accessibles à partir du 17 juillet le long du quai de la Villette, un de 40 cm de profondeur, un second de 1,20 m et le grand de 2,20 m, pouvant accueillir300 personnes en même temps[2].
Du au.En plus des rives de la Seine et du bassin de la Villette, 3 bassins supplémentaires sont accessibles, à savoir au centre sportif Léo Lagrange dans le12e, Élizabeth dans le14e et Louis Lumière dans le20e.
Dès2002, les conseillersUMP au conseil de Paris ont exprimé des réticences sur ce projet en raison du coût de l'opération. Serge Federbusch, ancien socialiste, conseiller (La Gauche moderne, alliée de l'UMP) du10e arrondissement de Paris[16] et auteur du site Delanopolis.fr, critique l'opération pour être une coûteuse opération de communication de la mairie[17].
En décembre 2015, laChambre régionale des comptes d’Ile-de-France révèle que le coût réel est4,8 millions € soit un montant trois fois supérieur à celui annoncé. Ainsi, « les évaluations financières diffusées à la presse et au conseil de Paris ne correspondent […] ni aux dépenses réalisées par les directions pour l’organisation de l’opération, ni au montant des partenariats obtenus »[18],[19],[20].
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