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Parc Monceau

48° 52′ 45″ nord, 2° 18′ 33″ est
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Pour les articles homonymes, voirMonceau.

Parc Monceau
Image illustrative de l’article Parc Monceau
La rotonde du parc Monceau.
Géographie
PaysDrapeau de la FranceFrance
CommuneParis
Arrondissement8e
QuartierEurope
Superficie8,25 ha
Histoire
Création1852
Accès et transport
Métro(M)(2)Monceau
Bus(BUS)RATP3084Monceau
Localisation
Coordonnées48° 52′ 45″ nord, 2° 18′ 33″ est

Carte

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Leparc Monceau (parfois appeléparc de Monceau) est un jardin d'agrément situé dans lequartier de l'Europe du8e arrondissement de Paris.

Situation et accès

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Carte du8e arrondissement de Paris. Le parc Monceau est situé légèrement au-dessus du centre de la carte.

Limité au nord par leboulevard de Courcelles, le parc Monceau est entouré de plusieurs rues ou avenues, dont le percement est financé par lesfrères Pereire, et bordées de luxueuxhôtels particuliers, dont certains donnent directement sur le parc. La plupart de ces voies portent des noms de grands peintres duXVIIe siècle :avenue Vélasquez,avenue Ruysdaël,avenue Van-Dyck,rue Rembrandt,rue Murillo.

Le parc est traversé par l'avenue Ferdousi, l'allée de la Comtesse-de-Ségur, l'allée Jacques-Garnerin, l'allée Michel-Berger, et l'allée France-Gall.

Le parc comprend notamment unerotonde,ancien pavillon, réalisé parClaude Nicolas Ledoux, dumur des Fermiers généraux.

La colonnade.

À quelques pas se trouve laNaumachie (inspiré desnaumachies de l'Antiquité romaine, spectacles de batailles navales), bassin ovale bordé d'une colonnade corinthienne qui provient de larotonde des Valois, le monument funéraire imaginé parCatherine de Médicis en 1559 pourson époux en ajout à labasilique Saint-Denis et détruit en 1719 ; les colonnes furent récupérées et installées parCarmontelle pour décorer le bassin[1]. À proximité se dresse une grande arcade destyle Renaissance, relique de l'hôtel de ville de Paris incendié en1871 (on compte également des fragments de colonnes)[2].

Des statues enmarbre d'écrivains et de musiciens se trouvent au détour des bosquets ; elles représententMaupassant, œuvre deVerlet,Chopin parFroment-Meurice,Gounod etMusset parMercié,Ambroise Thomas parAlexandre Falguière ouÉdouard Pailleron parBernstamm. Le parc est entouré d'immeubles luxueux et d'hôtels particuliers.

Le parc mesure un kilomètre de circonférence et s'étend sur8,2 ha. Un tour complet de parc mesure 1 050 mètres (+/- 10m) en contournant l'aire de jeu pour enfants, et 1 000 mètres sans la contourner.

Le parc Monceau est desservi à proximité par laligne 2 du métro à la stationMonceau ainsi que par les lignes30 et84 duréseau de bus RATP.

Historique

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Tableau duXVIIIe siècle représentant une vue des jardins de Monceau et la remise des clefs auduc de Chartres (musée Carnavalet).
Vue des tentes turques du parc Monceau.
Gravure deJean-Baptiste Delafosse d'aprèsCarmontelle (1779).
Plan du parc aux environs de 1790.
Vue de 1838 du pavillon d'habitation, élevé entre 1803 et 1806 parPierre-Nicolas Bénard, détruit au début des années 1860 (à l'emplacement des bâtiments situés entre les 15-17,rue Murillo et le 64,rue de Lisbonne).
Barrière de Chartres.
Barrière de Chartres, aujourd'hui rotonde du parc Monceau.

Entre 1769 et 1773, leduc de Chartres fait construire parColignon la folie de Chartres, pavillon octogonal à deux étages entouré d'unjardin à la française, construit sur un terrain d'un hectare à « Mousseau » (aujourd'hui parc Monceau)[3]. Par la suite, le rez-de-chaussée fut complété par quatre galeries en étoile[4].

Entre 1773 et 1779, afin de rivaliser avec les jardinsde Bagatelle, d'Ermenonville et ledésert de Retz, voire les derniers aménagements deVersailles, le duc décide de faire réaliser sur ces vingt hectares un jardin de style anglo-chinois plus vaste et demande àCarmontelle, ordonnateur de ses fêtes, de concevoir un « pays d'illusions » avec desfabriques de jardin : ferme suisse, moulins hollandais, pagode,pyramide, ruines féodales, temple romain disséminés le long de sentiers accidentés, de bouquets d'arbres et d'îles. Un recueil de gravures présente diverses vues du parc,« ruines d'un temple de Mars, château gothique, moulin hollandais, tentes tatares »… Une rivière est creusée, alimentant un grand bassin destiné à des représentations de combats navals, et des grottes sont érigées pour abriter jeux ou collations.

Enfin, entre 1781 et jusqu'à la mort du duc en 1793, l'aménagement des nouveaux terrains acquis au nord et à l'est, ainsi que les modifications du parc (réfection des allées, agrandissement des serres chaudes, plantation d'arbres) sont confiés àThomas Blaikie dans l'objectif d'en faire unjardin à l'anglaise[5].

Le lieu fut vanté successivement par l'abbé Delille (Les Jardins ou l'Art d'embellir les paysages, 1782) et par Luc-Vincent Thiéry (Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, 1787).

Deux dessins aquarellés de Claude Mathieu Delagardette (1762-1805) intitulésRelevé du nouveau berceau ou jardin d'hiver de Monceau. Plan au-dessus de la grotte. Plan de la grotte, datés de 1783, ont figuré dans une vente aux enchères publiques du (Monceau anglais, article signé AF dansLa Gazette Drouot,no 12,,p. 33, ill.)

En 1787, une partie du jardin est amputée afin de permettre àLedoux de construire« un bureau d'observation sur la plaine » dite barrière de Chartres (rotonde), pavillon d’octroi entouré d’unpéristyle de seize colonnes, dans le cadre de la construction desbarrières dumur des Fermiers généraux ; son rez-de-chaussée et son premier étage étaient occupés par les bureaux de la Ferme générale, tandis que le duc disposait de la terrasse supérieure pour jouir de la vue sur son jardin. Les colonnes à fût lisse et le dôme supérieur ont été modifiés en 1861[4].

Sous laRévolution, le jardin est confisqué et devient en 1793 bien national. En 1797,André-Jacques Garnerin, aérostatier des fêtes publiques, y effectue le premier saut en parachute de l'histoire en s'élançant d'unemontgolfière[6].

Après la Révolution, le parc en piteux état est restitué à la famille d'Orléans ; entre 1802 et 1806, la folie est démolie et un autre pavillon construit à sa place, des travaux et un plan plus resserré mis en œuvre ; les Orléans vendent, puis rachètent en 1819.

Sous lePremier Empire, lepréfet de la Seine,Nicolas Frochot, projette de transformer le parc en cimetière[7].

Un peu avant 1830, le fils du duc, futurLouis-Philippe, roi des Français, fit transporter le temple de Mars vers le jardin enchanté de sonchâteau de Neuilly[8] ; il est quelque peu modifié pour devenir letemple de l'Amour à Neuilly-sur-Seine.

En 1860, le percement duboulevard Malesherbes permet à l'État d'exproprier le jardin réduit à 18 hectares et quelques ares ; la Ville de Paris ne conserva que 86 000 m2 sur les 184 000 m2.

Sous la direction d'Adolphe Alphand, ingénieur des Ponts et Chaussées, responsable du service des Promenades, le parc et les abords sont aménagés sur8,4 hectares et inaugurés le 14 août 1861 parNapoléon III[9] ;Gabriel Davioud est chargé des entrées monumentales avec leurs grandes grilles dorées. Une partie des anciennes fabriques est conservée et associée à de nouveaux éléments : la rivière et son pont, la cascade et la grotte. Dans la grotte, les premièresstalactites en ciment artificiel sont une invention de l’entrepreneur Combaz[10].

En 1861, le reste est revendu auxfrères Pereire qui créent unlotissement dont les rues devront rester fermées par des grilles ; les famillesPereire,Rothschild,Cernuschi,Menier,Camondo feront alors élever des grands hôtels particuliers dont les jardins donnent sur le parc[réf. nécessaire]. Sont créées sur l'emplacement du parc :

À la suite des difficultés liées à l’expropriation nécessaire pour l’agrandissement de lagare du Nord-Ouest, les frères Péreire envisagent de transformer la « folie de Chartres » en gare-terminus[11].Pendant laSemaine sanglante de laCommune de Paris (21-) des pelotons d'exécution y sont installés avec le système des « fournées », dans l'exécution des jugements sommaires rendus par les cours prévôtales du Châtelet, de l'École polytechnique, de la gare du Nord et de la gare de l'Est[réf. nécessaire].

Une arcade Renaissance de l'hôtel de ville de Paris, détruit en 1871, est installée dans le parc[2].

Les statues de musiciens, d’écrivains, de poètes accompagnés de leurs égéries et de leurs inspiratrices ont pris place sur les pelouses du parc à la fin duXIXe siècle, rappelant que ce nouveau quartier fut à l’époque habité par de nombreux artistes et écrivains, qui se promenaient souvent dans le parc[12].

En, à l'occasion de leur visite en France, le tsar russeNicolas II et son épouseAlexandra se rendent à l'église de la rue Daru. Sur le trajet, ils traversent le parc Monceau (fermé au public pour l'occasion) d'est en ouest, de l'avenue Vélasquez à l'avenue Van-Dyck,« noires de monde », alors que certains parmi la foule grimpent aux grilles du parc, pour apercevoir le couple impérial[13].

L'ancien terminus en boucle de la ligne 3 au-delà de la stationVilliers, abandonné lors du prolongement de la ligne vers l'ouest en 1910, a été transformé en centre de formation de la RATP, sous le parc Monceau.

Le parc est classé au titre dessites pararrêté du 27 mars 1958[14].

En 1982, une lanterne japonaise (tōrō) prend place dans le parc, à proximité de la pyramide, pour symboliser l'amitié entre Paris etTokyo[15].


Botanique

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  • Platane d'Orient, un des platanes les plus anciens de Paris, planté en 1814, hauteur 31 m, circonférence 7 m, classé arbre remarquable[16].

Le parc Monceau dans l'art

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Peinture

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Claude Monet a réalisé six tableaux du parc, trois en 1876 et trois en 1878[17].

De nombreux autres artistes l'ont peint, notammentGeorges BraquePaul Michel DupuyGeorges d'Espagnat etRoger Guit.

Photographie

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Il a été photographié parEugène Atget et attirera aussi deux photographes majeurs,San Damon, créateur de l'oniroscopisme, qui par sa technique particulière des couleurs y célébra la faune et la flore, ainsi queWilly Ronis qui apporta la densité du mouvement de la vie du parc.

  • Parc Monceau (photographie d'Eugène Atget, 1901-1902).
    Parc Monceau (photographie d'Eugène Atget, 1901-1902).
  • L'entrée du parc en 1934.
    L'entrée du parc en 1934.

Films tournés

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Littérature

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Chansons

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Bandes dessinées

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Publicités tournées

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Bibliographie

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  • Ville de Paris,Grandes et petites heures du parc Monceau, catalogue d'exposition dumusée Cernuschi, 1981.
  • Alix Gaussel,"Dans le vieux parc solitaire et glacé...": Promenades romantiques au parc Monceau, Afni/ISBN France, 2015.
Quelques vues du parc Monceau

Références

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  1. « Les curiosités du Parc Monceau », surUn jour de plus à Paris,(consulté le)
  2. a etb« Vestiges de l’Hôtel de ville au Parc Monceau »,breves-histoire.fr (consulté le 26 avril 2018).
  3. « La pyramide Monceau »,www.lieux-insolites.fr.
  4. a etbhttp://habadisdonc.1cd2.com/files/visites/parc_monceau.pdf
  5. « http://www.apophtegme.com/ROULE/monceauparc.pdf »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  6. Camille Vignolle, « 22 octobre 1797 Premier saut en parachute », surherodote.net,(consulté le)
  7. « Le parc Monceau, cimetière parisien »
  8. « Le parc Monceau, folie de Chartres »,www.parcsafabriques.org.
  9. Hélène Hervet,Le parc Monceau, L’Harmattan, 2021.
  10. « Parc Monceau : monument à Ambroise Thomas, la grotte et la cascade »,laparisienneetsesphotos.eklablog.com.
  11. Jean-FrançoisForest,Balades dans le Paris insolite d'hier et d'aujourd'hui, Éd. l'Harmattan,(ISBN 978-2-7384-4026-6), page 135.
  12. « Le parc Monceau, Paris8e »,paris1900.lartnouveau.com.
  13. « Le Pays : journal des volontés de la France », surGallica,(consulté le), page 2.
  14. « ATLAS DÉPARTEMENTAL des sites classés de Paris - 75 »[PDF], surdrieat.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr,(consulté le),p. 29-30
  15. « Au parc Monceau, Paris VIIIe »,encreviolette.unblog.fr. Inscription sur la plaque commémorative : « Le pacte d'amitié entre les villes de Paris et de Tokyo a été scellé le 14 juillet 1982, parJacques Chirac, maire de Paris etShunichi Suzuki,gouverneur de Tokyo. Cette lanterne construite en 1786 pour le dixièmeshogun […] fut gardée au templeKan'ei-ji deUeno bâti pour leshogunat Tokugawa dont le règne se situa à l'époque d'Edo (1603-1867). Cette œuvre d'art historique a été offerte pour symboliser l'éternelle amitié entre les deux capitales. »
  16. « Arbre remarquable ».
  17. Daniel Wildenstein, « Monet - Catalogue raisonné », surview.publitas.com,(consulté le)
  18. Philippe Sollers et Didier Morin, « Philippe Sollers, entretien avec Didier Morin »,Mettray,2e série,‎(lire en ligne)

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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