| Noms précédents | Papeterie du Petit Parisien |
|---|---|
| Destination initiale | Usine de production de papier journal |
| Destination actuelle | Espaces de bureaux |
| Construction | |
| Rénovation | 2023 (rénovation de deux bâtiments pour en faire des bureaux) |
| Fermeture | 2011 (cession d'activité) |
| Commanditaire |
| Localisation |
|---|
| Coordonnées |
|---|
LaPapeterie de la Seine initialement connue sous le nom dePapeterie du Petit Parisien est une ancienne usine de production de papier et carton située au bord de laSeine, àNanterre dans le département desHauts-de-Seine. Elle fut en activité de 1906 à 2011 avant d'être finalement partiellement détruite pour accueillir un ensemble de bureaux sur son emprise foncière. Seuls deux des bâtiments historiques ont été conservés et réhabilités pour servir d'espaces de coworking notamment.
La construction de la papeterie est décidée en 1904 parJean Dupuy afin de produire lepapier journal qui servirait à l'impression duPetit Parisien, dont il est le propriétaire. Les travaux débutent l'année suivante et l'usine entre en service en 1906[1]. Le 10 janvier 1917 elle devient laSA Papeterie de la Seine[2],[3]. Dans les années qui suivent, l'entreprise diversifie sa production : elle propose en 1926 quatre sortes de papier satiné et deux de papier bouffant[1] ce qui lui permet d'améliorer sa rentabilité, ces papiers se vendant plus cher que le papier journal.
À partir de 1933, l'usine se dote d'équipements pour produire directement lapâte à papier qu'elle utilise à partir derondins de bois (jusqu'alors elle utilisait de la pâte importée majoritairement deScandinavie) afin d'améliorer la qualité de ses produits. Ces équipements comportent un chemin de fer à voie étroite pour amener les rondins depuis les berges de la Seine à l'usine, un bassin de trempage et une râperie pour transformer le bois en pâte à papier.
En 1943, elle se dote d'un atelier de fabrication de sacs enpapier kraft[4] et quelques années plus tard en 1947 une centrale de trituration de vieux papiers entre en service[1] pour permettre d'utiliser de la matière première recyclée. Ce bâtiment est l'un des deux seuls encore visibles aujourd'hui les autres ayant été détruits. En 1951, l'usine se dote également d'un atelier de fabrication de pâte à papier à partir de paille, il s'agit du deuxième bâtiment conservé aujourd'hui.
En 1962, la société est cédée àLa Cellulose du Pin par les héritiers deJean Dupuy[2]. Dès lors, l'usine ne produira plus que du papier à canneler (qui entre dans la composition ducarton ondulé) à partir de déchets de papier[4].
En 1987, la papeterie est intégrée au groupe SOCAR (filiale deSaint-Gobain), lui même racheté en 1994 par le groupe irlandaisSmurfit Kappa qui devient à cette occasion le numéro un mondial du carton ondulé[5].
En 2008, la papeterie recycle annuellement 138 000 t de papier dont 38 000 t en provenance de l'Île-de-France mais son activité est déclinante et elle ne fait plus l'objet d'aucun investissement de la part de Smurfit Kappa, son propriétaire. Le 5 mars 2009, Smurfit Kappa annonce "examiner les possibilités d'évolutions" foncières pour son site de Nanterre qui est placé depuis mars 2008 au sein d'uneZone d'aménagement différé[6].
En avril 2009, les 106 ouvriers de l'usine sont mis auchômage technique, puis, le 4 mars 2011, Smurfit Kappa annonce la fermeture définitive des Papeteries de la Seine sous un délai de dix mois[7].
À la suite de la fermeture définitive de la papeterie de la Seine en 2011, les terrains sont rachetés par BNP Paribas Real Estate en partenariat avec lastart-up Woodeum spécialiste de la construction bois, pour y implanter le plus grand campus de bâtiment de bureaux en bois massif d'Europe[8]. Le projet, nommé Arboretum, est dévoilé au public en 2017[9].
Prévu initialement pour une livraison en 2020, le projet, financé par Icawood, WO2 et BNP Paribas Real Estate[10], est finalement livré fin 2023, pour un investissement estimé à 650 millions d'euros[11].
Le campus compte 125 000 m2 de bureaux répartis en cinq bâtiments neufs et deux bâtiments industriels rénovés (la centrale de trituration de vieux papiers et le bâtiment de production de pâte à paille), des restaurants et une salle de sport[12]. Il est complété par des espaces de promenade en plein air et des aires de jeux en prolongement du parc du chemin de l'île qui gagne ainsi2 ha[13].
Le bâtiment de l'ancienne papeterie est désormais exploité par l'entreprise Comet Groupe. Le site a fait l'objet d'une réhabilitation complète en 2023 afin de le transformer en lieu événementiel destiné à accueillir des entreprises de la région. La structure originale a été conservée, y compris les cuves utilisées autrefois pour la production de lapâte à papier. Ce site atypique a conservé l'ampleur du bâtiment et offre aujourd'hui une capacité d'accueil d'environ 500 personnes pour des séminaires et événements professionnels[14].