Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Ariège, leCrieu, leGalage, l'Estrique, le ruisseau de la Galage et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : unsite Natura 2000 (« Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »), deux espaces protégés (le « cours de l'Ariège » et le « tronçon du cours de l'Ariège ») et quatrezones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Établie sur la rive droite de l'Ariège, au pied despremiers contreforts de la chaînepyrénéenne, la ville, de tradition industrielle du fait de la présence d'une importanteusine métallurgique, possède aussi un patrimoine architectural important, constitué de plusieurs bâtiments civils et religieux enbrique toulousaine, principalement concentrés dans la vieille ville entourée decanaux.
Pamiers est, avecSaint-Girons, une des deuxsous-préfectures du département de l'Ariège, la préfecture étantFoix, située à une vingtaine de kilomètres au sud, en amont sur la rivière Ariège. Pamiers est cependant la commune la plus peuplée du département avec 16 473 habitants en 2023. Sonunité urbaine compte 30 353 habitants en 2023 et sonaire d'attraction 44 858 habitants en 2023.
La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 45,85 km2[6],[Note 1]. La superficie géographique, issue de laBD Topo, composante duRéférentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 46,36 km2[4]. Son relief est relativement accidenté puisque ladénivelée maximale atteint 217 mètres. L'altitude du territoire varie entre 256 m et 473 m[9].
Pamiers est située sur la premièreterrasse de l'Ariège.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[17]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[18]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat de montagne ou de marges de montagne[19] et est dans la région climatique Pyrénées centrales, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 200 mm[20]. Elle est en outre dans lazone H2c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[21],[22].
Au, Pamiers est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[27].Elle appartient à l'unité urbaine dePamiers, une agglomération intra-départementale dont elle estville-centre[28],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pamiers, dont elle est la commune-centre[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[29],[30].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (29,6 %),terres arables (24,5 %), forêts (14,6 %), zones urbanisées (13,1 %), prairies (12,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,7 %)[31]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Pamiers en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion derésidences secondaires et logements occasionnels (2,8 %) inférieure à celle du département (24,6 %) ainsi qu'à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 42,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (45,9 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 3].
Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles dans la commune de Pamiers.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement ou crue torrentielle d'un cours d'eau, l'Ariège et duCrieu0[34].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire dans la commune sont soit des chutes de blocs, soit desglissements de terrains, soit des mouvements liés auretrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléaretrait-gonflement des argiles, dont la commune de Pamiers[35]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées dans la commune[36].
Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'unplan de prévention des risques (PPR) inondation et mouvement de terrain approuvé le 6 février 2007[37].
La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire de deux entreprises soumises à ladirective européenne SEVESO[38]. Il s’agit de Alliance Maestria (seuil bas) et Peintures Maestria (seuil bas)[39].
Dans le département de l’Ariège on dénombre cinq grands barrages susceptibles d’occasionner des dégâts en cas derupture. La commune fait partie des 80 communes susceptibles d’être touchées par l’onde de submersion consécutive à la rupture d’un de ces barrages[41].
L'origine du nom de Pamiers est sujet à controverses.
D'aucuns pensent que ce nom viendrait depam, unité de mesure usitée en ces contrées. Les nouveaux habitants de la cité bénéficiaient en effet de terres gratuites mesurées en pams, oua pamez.
Néanmoins, l'explication la plus répandue fait intervenirRogerII de Foix, revenant de lapremière croisade, plus précisément de la région d'Apamée enSyrie. Comme il est parfois coutume à l'époque pour un chevalier rentrant de croisade, il nomme le château et ses dépendances du nom de ses faits d'armes :Castrum Appamiae. Progressivement, ce nom aurait été donné à la ville. Cette hypothèse paraît appuyée par le gentilé des habitants de la ville (Appaméens).
Auparavant, elle portait le nom de Frédélas, de Frédéric, fils duroi wisigothThéodoricIer, mort en 463.
La présenceromaine est attestée notamment par la découverte de monnaies (sur la place du Mercadal où se situe lacathédrale) et d’une statuette enbronze deMercure remarquablement conservée sur le site du cimetière Saint-Jean. Ainsi on peut, de source sûre, faire remonter la présence romaine auIIIe siècle av. J.-C. Le, on découvre, sur la butte du calvaire, un puits funéraire daté de -50 à -30 ans av. J.-C.[42],[43].
Certains pensent à une fondation beaucoup plus ancienne. La situation géographique, idéale pour la surveillance (le site est facile à défendre), les communications (point de passage entre l'Atlantique et la Méditerranée) et la culture agraire (terre fertile et eau disponible en quantité), semble conforter ces assertions.
La découverte d'un sarcophage paléochrétien[44],[45] daté de la finVe siècle ou duVIe siècle, au lieu-dit du Mas Saint-Antonin, permet de voir que le christianisme s'est d'ores et déjà implanté dans la région. Celle-ci est alors sous le contrôle desWisigoths, et plus précisément de Frédéric, fils du roi Wisigoth deToulouseThéodoricIer. Le premier nom de l'agglomération, Frédélas, viendrai d'ailleurs de son dirigeant d'alors.
Un sanctuaire (le "Mas Vieux" à environ 1 km au sud de la ville actuelle, dans un méandre de l'Ariège au lieu-dit Cailloup) est élevé pour abriter lesreliques du saint. Ce lieu est antérieur à961, date du testament deRaymond, comte de Rouergue, qui donne l'alleu de Carlat àRogerIer le Vieux, avec substitution après sa mort en faveur de l'abbaye de Saint-Antonin de Frédelas[47], première citation dont nous disposons sur l'histoire de la ville. De cette donation, on en a déduit que le sanctuaire a été construit parRogerIer le Vieux, comte de Carcassonne. Il est remplacé peu à peu par une abbaye construite sur l'autre rive et qui prit le vocable de Saint-Antonin après la translation des reliques en987, à cause du danger d'inondations, comme l'indique un document[48].
L'origine de la ville est le château de Pamiers et l'abbaye de Saint-Antonin fondé à Frédelas[46]. Le comteRogerIer le Vieux, fils d'Arnaud, a partagé ses possessions entre ses trois fils par son testament de 1002. L'aînéRaymond Roger a reçu le comté et la ville de Carcassonne, son deuxièmle fils,Bernard Roger a eu le pays de Foix, le comté de Couserans, la moitié du pays de Volvestre, les pays de Dalmazan, de Podaguez, d'Arganaguez, avec la moitié de la forêt de Boulbonne entre l'Ariège et l'Hers, son dernier fils, Pierre Roger de Carcassonne,abbé de La Grasse, plus tardévêque de Gérone, a obtenu les abbayes du comté de Carcassonne. Il a donné à sa femme Adélaïde la jouissance du château et la terre de Foix[49],[50].RogerIer le Vieux a vécu jusqu'en 1012. Son deuxième fils, Bernard Roger, a alors pris possession du pays de Foix et ducomté de Couserans. Il a été créé comte de Foix après que son frère aîné, Raymond Roger, lui ait pris lediocèse de Couserans et une partie de ce comté qui a été réduit en vicomté[51]. La création du titre de comte de Foix est discutée parPierre de Marca dansHistoire de Béarn[52], mais elle est critiquée dansHistoire générale de Languedoc[53].RogerIer,2e comte de Foix, lui succède.
En 1063,GuillaumeIV de Toulouse, suzerain des comtes de Foix, accepte la donation de l'abbaye de Saint-Antonin faite en 1049 àsaint Hugues parRogerIer, comte de Foix, et sa femme, Amica[54],[55],[56].RogerIer meurt en 1064. N'ayant pas d'enfants, son domaine passe à son frère,Pierre Bernard de Foix, comte de Couserans[55], qui meurt vers 1074. Son fils,RogerII de Foix, lui succède. Par le traité du,RogerII renonce aux comtés de Carcassonne et de Razès qui auraient dû lui revenir après la mort dePierre Raymond de Carcassonne sans héritier mâle, au profit d'Ermengarde et lesTrencavel qui lui versent une somme importante lui permettant de financer son départ à la Croisade et prennent le titre de vicomte de Carcassonne. Il part faire laPremière croisade mais arrive enTerre sainte après laprise de Jérusalem. Il revient à Foix en 1105, probablement après avoir participé ausiège de Tripoli et la mort deRaymond de Saint-Gilles.
En, le comteRogerII de Foix a restitué à l'abbaye de Saint-Antonin de Frédelas les domaines que son oncle paternel,RogerIer de Foix, et lui avaient usurpés. Il restitue le village de Frédelas, le château de Pamiers, et l'abbaye de Saint-Antonin. Le prieur Isarn, avec l'accord de ses clercs, de l'évêque de Toulouse Amelius Raymond du Puy, et de l'évêque de Barbastro ancien chanoine de l'abbaye,Raymond de Durban, a donné au comte la garde du château de Pamiers avec l'avouerie de l'abbaye. Le château de Pamiers a été construit par le comteRogerII après son retour de Terre sainte (aujourd'hui rasé) sur la butte du castella : leCastrum Appamiae. Le comte l'aurait nommé ainsi en souvenir de ses faits d'armes pendant lapremière croisade, du nom de la ville syrienne,Apamée. C'est la première mention de Pamiers[57]. Une église est également construite au pied de ce château (Notre-Dame du Mercadal) où se dresse aujourd'hui la cathédrale.
Pamiers appartenait en paréage ( entre pairs et sans lien de vassalité ) à l'Abbaye de Saint Antonin de Frédélas et au Comté de Foix[58].
Dans l'été 1207, le débat contradictoire réunit catholiques et hérétiques. Côté catholique on trouve l'évêque de Toulouse Foulques, celui de Couserans, Navarre et plusieurs abbés, peut-être Vital, l'abbé de St Antonin de Frédelas, Diègue évêque d'Osma et peut-être Dominique avec lui. Côté hérétique il y avait des cathares, surtout des Vaudois et, sans que l'on en soit certain, le chef de la secte Durand de Huesca. Le Comte de Foix assistait aux débats. Le chroniqueur cisterciens Pierre -des-Vaux de Cernay qui n'assistait pas aux débats dira quelques années plus tard que le Comte de Foix manifestait une "bienfaisance affectée" à l'égard des catholiques car ses sentiments étaient biens connus ainsi que ceux de son épouse et de ses soeurs. Les deux parties avaient convenu de confier l'arbitrage à Raymond de Crampagna, un clerc de grand renom qui avait des sympathies pour les Vaudois. Frappé par les arguments des catholiques Arnaud de Crampagna se détacha de toute croyance hétérodoxe, donna tous ses biens à Diègue d'Osma et se dévoua à la cause hérétique. Devenu moine à l'abbaye de st Antonin de Frédélas, Il assistera l'abbé Vital dans l'acte signé en 1209 avec Simon de Montfort[59].
Au mois de Septembre 1209 l'abbé Vital de St Antonin envoie un messager à Simon de Montfort qui était tout près à Fanjeaux pour lui demander de venir se substituer à Raymond Roger de Foix dans la co-possession de la ville. Simon de Montfort y voit l'intérêt de pouvoir installer une garnison pour enfoncer un coin entre Foix et Toulouse. Un dimanche de ce même mois de Septembre l'Abbé Vital et Simon de Montfort signèrent l'acte qui substituait au Comte de Foix, Simon de Monfort devenu le mois précédent Vicomte de Béziers, Carcassonne, Albi. Assistaient à la signature de cet acte Foulques évêque de Toulouse, Guillaume Claret de Prouille, des clercs et notables de Pamiers et des chevaliers compagnons de Montfort dont Gui de Lévis. Le Comte de Foix se vengea quelques semaines plus tard sur les bourgeois de Pamiers après les avoir attirés sous le prétexte de venir parlementer. Des routiers postés en embuscade les firent prisonniers[58].
Durant toute la période de la Croisade dite Albigeoise appelée aussi Croisade contre les albigeois ou contre les cathares, Pamiers a été au centre d'événements historiques fondamentaux mais également au coeur du patrimoine immatériel de cette époque. Cela va des Statuts d Pamiers en Décembre1212[60] jusqu'à l'élection de Jacques Fournier évêque et inquisiteur élu sous le nom d Benoît XII pape en Avignon de 1334 jusqu'en 1342[61].
Après la mort de Simon de Montfort en 1218, son fils aîné Amaury, devenu héritier du Vicomté de Béziers, Carcassonne, Albi, renouvelle l'acte de paréage avec l'abbé Vital de St Antonin[62]. Cette affaire rebondira plus de soixante dix ans plus tard avec les revendications de l'abbé Bernard Saisset[63].
Pour essayer d'y voir plus clair dans l'affaire dd Bernard Saissset il est nécessaire de faire la part entre la partie qui concerne l'histoire locale et la partie qui porta Saisset sur le devant de la scène nationale en précipitant le conflit entre le Roi Philippe IV le Bel et le Pape Boniface VIII. Le différend local est lié à la rivalité qui existait entre l'abbé Saisset de l'Abbaye de Saint Antonin de Frédélas et Roger Bernard Comte de Foix au sujet de la ville de Pamiers. Saisset s'opposait à la décision du Roi Philippe le Bel. Le caractère emporté de chacun des protagonistes fit que le différend s'envenima au point que, un jour, fou de rage Roger Bernard fit le saccage dans l'abbaye en cherchant l'abbé pour le tuer. C'est un des clercs dd l'abbé qui avait pris l'habit abbatial par dévouement qui reçut le coup et en décéda. Saisset réussit à disparaître et se retrouva à Rome. Boniface VIIlança l'anathème contre le Comte de Foix et contre la ville de Pamiers qui s'était révoltée en faveur du Comte. Pour rehausser le prestige de Saisset le Pape détacha de vastes domaines de l'évêché de Toulouse et créa l'évêché de Pamiers qu'il attribua à Saisset. L'abbé n'en était pas satisfait pour autant[63].
La deuxième partie est beaucoup plus complexe que la première car elle fait appel à de multiples facteurs enchevêtrés. La situation a été ensuite embrouillée par des partis pris idéologiques à propos du conflit entre Boniface VIII et Philippe le Bel. Si bien que on n'a pas pu en parler pendant longtemps de manière paisible sans se jeter les pièces du dossier à la figure[64]. Dans la réalité des faits de nombreux personnages importants y furent mêlés : juristes de Philippe le Bel, Archevêché de Narbonne, Cardinaux Colonna;et autres et les événements allèrent jusqu'à l'attentat contre la pape à Anagni. Cette partie débuta en 1300 quand Boniface VIII eut l'idée de désigner Bernard Saisset comme ambassadeur auprès du Roi Philippe le Bel. Son attitude devant le Roi et tout ce qu'il pouvait raconter à tort et à travers entrainèrent une enquête à on encontre et son arrestation[65].
L'étude de cette deuxième partie avec toutes ses conséquences et répercussions ultérieures à longe terme[66] ainsi que la réactualisation des Statuts de Pamiers du Ier Décembre 1212[58] avec les dépossessions des seigneurs du Midi et les changements de main[67] ne peuvent pas être développés dans ce cadre.
LepapeBonifaceVIII récompense la fidélité de la ville en érigeant Pamiers enévêché en1295 et en créant unstudium generale[68]. Il nommeBernard Saisset, alors abbé de Saint-Antonin, évêque. Celui-ci devient son principal intermédiaire auprès dePhilippeIV le Bel lors du conflit de1296, et l'abbatiale est élevée au rang de cathédrale.
Dès lors, la ville s’enrichit et rayonne grâce à la religion. De nombreux ordres (on en comptera jusqu'à quinze différents) s’implantent à Pamiers. Cesordres religieux, outre leurmission évangélique, développent aussi l'enseignement, en particulier lesDominicains, mais aussi lesFranciscains et les Carmélites.
La première mention desDominicains, ou Frères prêcheurs date du. Leur couvent était situé sur l'emplacement de l'actuelle maison des œuvres du diocèse, rue des Jacobins, anciennement appelée « carrera dels predicadores » (rue des Prêcheurs), signe de leur présence.
Les Franciscains
LesFranciscains, (aussi appelé Frères mineurs ouCordeliers), s'installèrent en1269 au quartier de Lestang. La Tour des Cordeliers en atteste.
Les Carmes s'établirent en1311 sur les bords du canal, rue des Escoussières, et les carmélites fondèrent un couvent en 1648. Ce couvent et la chapelle qui en dépend sont toujours debout aujourd'hui, mais les sœurs carmélites, trop peu nombreuses, ont quitté Pamiers en automne 2008[69]. Il s'agissait du dernier ordre religieux présent à Pamiers.
Les Augustins
En1315, lesAugustins sont présents au quartier de Loumet. De leur bâtiment ne reste que la tour des Augustins, très ruinée, trace sans doute du mur d’enceinte du couvent.
Les Clarisses
LesClarisses (Minorettes), placées sous l'obédience de Saint-François, habitaient dès1328 rue Major (actuellement rueGabriel-Péri), à côté de la rue Sainte-Claire.
En 1521, une épidémie depeste s'abat sur la ville. Elle perdurera trois ans. Les deux tiers des habitants quittent Pamiers, et la population qui demeure se cloître en fermant les barrières de chaque quartier. On abandonne aux pestiférés les églises placées hors de la ville et l'économie est au point mort. En 1527 et en 1528, les pluies continuelles détruisent les récoltes de blé, et une épidémie se développe à nouveau. Une nouvelle épidémie de peste fait plus de 3 000 morts en 1563.
Mais le plus grand fléau de ce siècle fut sans aucun doute lesguerres de religion. Elles furent dévastatrices, et la ville en souffrit beaucoup. En, les différentes églises sont rasées (hormis les clochers qui servent de tour de défense), et l'abbaye ne s'en relèvera pas. Les reliques de saint Antonin restées à Pamiers sont également brûlées. En, leprince de Condé aidé des paysans des environs prend et ravage la ville, à la suite de la prise d’armes des Protestants, qui avaient appelé en renfortHenriII de Rohan. Les 200 principaux chefs huguenots furent pendus ou envoyés auxgalères[72];les habitants eurent la vie sauve, mais leurs biens étaient mis à la disposition du prince de Condé.
Néanmoins, les lueurs de la Renaissance parviennent jusqu'à Pamiers, notamment grâce à ses évêques. Bernard de Lordat (ca 1453-1547) fait imprimer un livre à Pamiers en 1522, réunion de deux textes dus àBaptiste de Mantoue. De plus, 1526 voit l'institution de l'Université de Pamiers parHenriII de Navarre.
Henri de Sponde, grand humaniste, tente malgré le peu de moyens dont il dispose de rehausser la qualité culturelle de son diocèse. Il fait reconstruire les édifices religieux et favorise le retour des congrégations religieuses. Puis, sous la direction des grands évêques que sontFrançois de Caulet auXVIIe siècle,Jean-Baptiste de Verthamon auXVIIIe siècle etFrançois de Camps de 1685 à 1693, d’importants chantiers sont ouverts (églises, palais épiscopal (actuellemairie), présidial (actuel palais de justice),séminaires (actuelslycées du Castella et des Jacobins).
Lors de laRévolution, Pamiers est un lieu de tensions extrêmes. En effet, l'ardeur révolutionnaire des Appaméens ne va pas de plein accord avec le siège épiscopal de la ville. Elle va perdre ce siège, tout comme sonprésidial. Du reste, ce présidial, l'actuel palais de justice, verra lesfleurs de lys de sonfronton effacées. La Révolution met également fin au culte voué à saint Antonin.
Un nouveau moyen d’essor économique : la métallurgie
AuXIXe siècle, l’industrie naissante sera le principal facteur de développement. En1817 est créée l’usine métallurgique de Pamiers, qui devient alors le moteur de la ville. Encore aujourd'hui, l'entreprise fait vivre nombre d'Appaméens et d'Ariégeois.
La ville, « porte d'entrée de l'Ariège », est aujourd'hui en pleine expansion. Cette « renaissance » est due notamment à l'ouverture en2002 de l'autoroute A66, à la croissance économique (zones industrielles et commerciales en construction), à la proximité relative deToulouse et au cadre de vie : campagne et montagne proche, mais également, proximité des services.
Élections municipales de 2008 premier tour : Liste « Continuons pour Pamiers »André Trigano50,65 % / Liste « Ensemble Pamiers demain » E. Franco (PS) 41,14 % / Liste « Ouvrons les yeux » F. Matricon (Verts) 8,20 %
Élections européennes de 2009 : Liste « Quand l'Europe veut, l'Europe peut » D. Baudis (UMP)27,96 % / Liste « Changer l'Europe, maintenant » K. Arif (PS) 20,82 % / Liste « Europe Écologie » J. Bové 13,33 % / Abstention 59,35 %
Élections cantonales de 2011 dans l'Ariège :Canton de Pamiers-Ouest :Marie-France Vilaplana, PS : 56,18 % (63,18 % sur le canton) / Claude Deymier, DVD : 43,82 % (36,82 % sur le canton).
Canton de Pamiers-Est : André Montané, PS : 59,68 % (67 % sur le canton) / Hubert Lopez, DVD : 40,32 % (33 % sur le canton)
Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 10 000 et 19 999 habitants au dernier recensement, lenombre de membres du conseil municipal est de trente trois[76],[77].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[80],[Note 4].
En 2023, la commune comptait 16 473 habitants[Note 5], en évolution de +5,09 % par rapport à 2017 (Ariège : +1,68 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Enseignement privé secondaire : collègeJean 23[87], institutionNotre-Dame[88] (collège et lycée), lycée professionnel des Jacobins
Formations Post-bac : BTS force de vente et action commerciale (lycée du Castella), BTS Productions Animales (LEGTA) et Licence Professionnelle Entreprises et Développement Local (LEGTA).
Institut de formation en soins infirmiers. (Institut de Formation aux Métiers de la Santé de Pamiers)
Salle polyvalente du Jeu du Mail : pour théâtre, concerts, spectacles...
Salle Aglaë-Moyne : ancienne chapelle transformée en salle de 150 places, idéale pour des concerts de musique de chambre, mais aussi pour des conférences.
Religion catholique : La ville est le siège dudiocèse de Pamiers à lacathédrale Saint-Antonin ; les autres lieux de culte sont notamment l'église Notre-Dame-du-Camp, la chapelle du Carmel
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 9 674 personnes, parmi lesquelles on compte 73,3 % d'actifs (60,5 % ayant un emploi et 12,8 % de chômeurs) et 26,7 % d'inactifs[Note 8],[I 8]. Depuis 2008, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.
Sur ces 5 906 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 3 574 travaillent dans la commune, soit 61 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 70,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,7 % lestransports en commun, 11,8 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 14,9 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].
1 594 établissements[Note 9] sont implantés à Pamiers au. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 10],[I 15].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
1 594
100 %
(100 %)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
141
8,8 %
(12,9 %)
Construction
189
11,9 %
(14,2 %)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
527
33,1 %
(27,5 %)
Information et communication
19
1,2 %
(1,8 %)
Activités financières et d'assurance
78
4,9 %
(2,8 %)
Activités immobilières
76
4,8 %
(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
224
14,1 %
(13,2 %)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
221
13,9 %
(14,4 %)
Autres activités de services
119
7,5 %
(8,8 %)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant dans la commune puisqu'il représente 33,1 % du nombre total d'établissements de la commune (527 sur les 1594 entreprises implantées à Pamiers), contre 27,5 % au niveau départemental[I 16].
La commune fait partie de lapetite région agricole dénommée « Plaine de l'Ariège »[94]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 11] dans la commune est la polyculture et le polyélevage[95].
Tour de l'hôtel de la Monnaie du Languedoc.Vue sur le cloître du Carmel.Tour de Nerviau.Le canal à l'est de la vieille ville, boulevard Alsace Lorraine.Le château de Riveneuve à l'est de la ville, route de Belpech.
L'architecture, de style toulousain, fait la part belle à labrique rouge, en incluant parfois lamoraine, matériau charrié par l’Ariège. La plupart des bâtiments historiques datent desXVIIe et XVIIIe siècles.
L'église Notre-Dame-du-Camp[98] tient son nom (« Notre Dame des Champs ») de sa situation géographique, hors les murs de la ville. Si la construction de l'église date duXIIe siècle, un agrandissement important incluant la construction de la puissante façade enbrique, fut effectué auXIVe siècle. Cette façade est la seule partie qui subsistera après la destruction de l’église par les Huguenots en1577. L’église que nous connaissons aujourd’hui date donc duXVIIe siècle.
L'église abrite unorgue construit en1860 par Émile Poirier et Nicolas Lieberknecht[99], classé monument historique pour sa partie instrumentale. Il a été restauré en2004.
On y trouve également un carillon de vingt-et-une cloches.
Après 360 ans d'occupation (mis à part lors de la Révolution et de 1901 à 1917), les dernières carmélites vont quitter Pamiers pourLuçon à l'automne 2008[100]. Il ne restera dès lors plus aucun des nombreux ordres religieux que comptait la ville.
Une partie des bâtiments conventuels ont été aujourd'hui convertis en lieu d'exposition pour les arts graphiques contemporains.
L'État et l'église dans les années 1800, était étroitement corrélé. Les immeubles dans lesquels, le Grand séminaire de l'Évêché était établi, autrefois, ont été confisqués à cause de la révolution et donc ces immeubles devinrent propriété de l'État jusqu'en 1811. Un décret a voulu transformer ces immeubles en des bâtiments administratifs pour divers services.
En 1822, la communauté de Pamiers a cédé à l'évêché ses anciens immeubles. En 1843, les bâtiments du grand séminaire étaient tellement délabrés que le ministre des cultes a donné l’ordre de reconstruire le bâtiment et de l'agrandir. Cette opération fit l'objet de transactions de maisons et de parcelles de terrains assez compliquées. Par la suite, la Cathédrale a profité également de cette opération d’urbanisme.
En 1907, peu après la séparation de l'Église de l'État, l'immeuble qui servait de palais épiscopal à l'Évêque, et qui était affecté au service des cultes fut vendu au département de l’Ariège (l’administration des domaines).
En 1913, la ville de Pamiers devient propriétaire de l'ancien séminaire. Puis, en 1920, laBanque de France fut propriétaire de ces immeubles rachetés 7 fois plus chers que lorsque la ville acquiert l'ancien séminaire. L'acte de vente fut signé par Docteur Rambaud, maire de Pamiers à cette époque.
En 1975, Pamiers racheta à la Banque de France l'immeuble pour environ 1,25 million de Francs, la Banque de France voulant vendre cet immeuble qui ne correspondait plus à l’évolution de son activité. La municipalité dePamiers transforma alors cet édifice de la place de Mercadal en un hôtel de ville fonctionnel qui fut inauguré en 1980, en remplacement de l’hôtel de ville précédent situé sur la place Eugène-Soula.
Il s'agit de la tour de garde d'un atelier monétaire créé en1419 parJeanIer. Cet atelier cessa son activité en1422, conformément à la décision deCharlesVII. Il la reprit au siècle suivant, grâce à la translation de l’atelier monétaire de Toulouse vers Pamiers. Mais en 1596, l'Hôtel des Monnaies de Toulouse rouvre.
Il s'agit du seul témoignage de l'enceinte fortifiée qui séparait les quartiers du Couserans et du Mercadal. Le dernier remaniement de ce bâtiment date duXVe siècle.
Riveneuve est un hameau à l'est de la ville ayant appartenu au baron d'Ornolac. Le château date du XVIIe siècle a été agrandi et décoré par le peintreJules de Lahondès qui en hérita en 1850, élève deJoseph Latour, historien et archéologue renommé et président de l’Académie des Jeux floraux de Toulouse. Entouré d'un parc, il a été restauré en 2000 et propose des chambres d'hôtes.
La ville, irriguée par des canaux, abrite une population de canards relativement importante. Pamiers possède également un parc fort bien entretenu, avec des arbres pluricentenaires.
Dans la vallée de l'Ariège, est produit un haricot particulier, nommé « coco de Pamiers ». Il s'agit d'un petit haricot rond qui, bien que présent depuis bien longtemps, avait été supplanté par le lingot. Remis au goût du jour par quelques passionnés (qui ont par la suite créé une confrérie), on peut à nouveau apprécier sa saveur délicate dans lamounjetado, le cassoulet local.
Les Trois Barris, représenté par la tour (du boulevard de la Libération jusqu’au marché au bois) ;
Roumengous (du parc municipal jusqu’à l’école de Lestang). Ce quartier est représenté par l’aigle bicéphale, armes des religieux de Saint-Antoine du Viennois, qui fondèrent un hôpital dans le quartier ;
La prise de la ville de Pamiers, capitale du païs de Foix, des nommés Beaufort, lieutenant général des armées du Duc de Rohan, & d'Auros, gouverneur de Mazères. Ensemble la desroute de toutes les troupes dudict pays. Avec les articles accordéz aux capitaines, soldats & habitans de Pamiers. Plus le nombre de prisonniers & de ceux qui ont été penduz, & menez aux galères. Et le rétablissement de la Saincte Messe en la dite ville par Monseigneur le Prince, Lieutenant général pour le roy en ses armées de Languedoc, Guyenne & Dauphiné, Paris, De l'imprimerie de Jean Barbotte,, 16 p.(lire en ligne)
G. Arnaud,Histoire de la Révolution dans le département de l'Ariège (1789-1795) (Thèse présentée à a Faculté des lettres de l'Université de Paris), Toulouse, Librairie Édouard Privat,, 670 p.(lire en ligne).
Paul Bordeaux,Les ateliers monétaires de Toulouse et de Pamiers pendant la Ligue, Paris, chez C. Rollin et Feuardent,(lire en ligne)
Marc Dubruel,Les diocèses d'Alet et de Pamiers au temps de Pavillon et de Caulet, Foix, Typographie Pomiès, Fra et Cie,, 72 p.(lire en ligne)
Collectif,Histoire de Pamiers, Pamiers, syndicat d’initiative de Pamiers - Basse-Ariège,, 631 p..
↑La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[7],[8]
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
↑Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
↑L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
↑Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
↑L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[96].
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Max et Denise Dejean,Découvrir l'Ariège, Éd. Horwath,p. 10
↑Danielle Moran,Le puits funéraire de Pamiers et son importance dans l'histoire et l'archéologie de la région, in Bulletin de la Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts,noXXVII (1972),p. 23-84
↑Ce sarcophage, représentant des scènes de l'ancien et du nouveau testament a été découvert en 1824 et est conservé au musée du Louvre à Paris
↑"Le sarcophage chrétien du Mas Saint-Antonin" in Bulletin périodique de la Société Ariégeoise des Sciences, Lettres et Arts, second volume 1886-1888, Réédit. Soula, 1984,p. 97-100 et planche hors-textep. 104
↑Un acte indique qu'il y a eu une translation des reliques de saint Antonin en 887. Cet acte a été critiqué dansHistoire générale de Languedoc, tome IV, note III,p. 12-13(lire en ligne)