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Palestine (région)

31° 37′ 31″ N, 35° 08′ 43″ E
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Cet article concerne la Palestine en tant querégion géographique et historique. Pour la Palestine en tant qu'État souverain, voirPalestine (État). Pour la Palestine en tant que territoires conquis par l’Égypte et la Jordanie de 1948 à 1967 puis par Israël, voirTerritoires palestiniens occupés. Pour les autres significations, voirPalestine.

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Palestine (région) est dans la page Israel .
  • Limites de la province romaine deSyrie-Palestine, où la ligne verte en pointillés montre la frontière entre laPalaestina Prima byzantine (plus tardJund Filastin) et laPalaestina Secunda (plus tardJund al-Urdunn), ainsi que la Palaestina Salutaris (plus tard Jebel et-Tih et le Jifar).
  • Frontières de laPalestine mandataire.
  • Frontières desterritoires palestiniens (Cisjordanie etbande de Gaza) revendiqués par l'État de Palestine comme ses frontières.
  • Le nomPalestineÉcouter (enlatin :Palaestīna, dérivé dugrec ancien :Παλαιστίνη /Palaistínē ; enarabe :فِلَسْطِين (Filasṭīn) et enhébreu :פלשתינה) désigne la région historique et géographique duProche-Orient située entre lamer Méditerranée et le désert à l'est duJourdain et au nord duSinaï[1]. Si le terme « Palestine » est attesté depuis leVe siècle av. J.-C. parHérodote[1], il est officiellement donné à la région par l'empereurHadrien auIIe siècle, après l'expulsion desJuifs à la suite de leurrévolte en 132-135 apr. J.-C.

    La zone n'est pas clairement définie. Centrée sur les régions deGalilée, deSamarie, deJudée et duNéguev, ses limites sont approximativement le fleuveLitani au nord, lavallée du Jourdain, lamer morte et lavallée de l’Arava à l’est, et leSinaï au sud[2]. À l'époque descroisades, lePérée au nord-est de la mer Morte, laBatanée et laDécapole au-delà du Jourdain y étaient attachés. Le terme est aussi utilisé comme équivalent à laterre d'Israël.

    La région comprend aujourd'hui l'État d'Israël, lesterritoires palestiniens occupés (bande de Gaza etCisjordanie, dontJérusalem-Est), parfois également, une partie du royaume deJordanie, leLiban du Sud et leplateau du Golan[1],[3].

    Historiquement, elle correspond àCanaan, à laterre d'Israël et fait partie de la région deSyrie (Syrie-Palestine). Dans les traditionsabrahamiques, elle est laTerre promise auxenfants d'Israël, laTerre sainte duchristianisme et uneterre sainte de l'islam.

    Terre de religions

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    Vue d'une partie deJérusalem et duDôme du Rocher, en 2008.

    Terre promise[4] et Terre sainte[5] du peuple juif et dujudaïsme,Terre sainte des chrétiens, terre où se situe lamosquée al-Aqsa,un lieu saint de l'islam[6], la Palestine présente une importance majeure au sein des grandesreligions monothéistes, le judaïsme, lechristianisme, l'islam. Des lieux de culte et de vénération, souvent revendiqués par plusieurs de ces religions et parfois lieux de conflit entre leurs fidèles, sont éparpillés sur tout ce territoire historique :Jérusalem,Hébron,Bethléem,Safed,Jéricho,Haïfa, lemont Carmel,Acre, lelac de Tibériade

    Origine du nom

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    Pour leCentre national de ressources textuelles et lexicales, le mot « Palestine » nous est parvenu au travers du latinPalaestina et du grecπαλαιστινη (Palaistínē), eux-mêmes de l'hébreupĕlesheth (פְּלֶשֶׁת), qui désignait le pays desPhilistins[7],[8],[9],[10].

    Selon l'exégèteGuy Couturier[11], la forme actuelle du nom « Palestine » résulte de transformations, à travers les siècles, du mot hébreuPelishtîm, que nous transcrivons « Philistins ». Il ajoute qu'il fait directement référence aux Philistins, mais sous la forme assyriennePalastu répandue par les Grecs[12].

    Histoire de l’utilisation du terme « Palestine »

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    Le mot « Palestine » est attesté dans l'Antiquité dans différentes langues. L'usage géographique du terme désignait des territoires dont les frontières ne sont pas bien délimitées, situés approximativement à l'ouest et à l'est duJourdain, et couvrant parfois l'ensemble du pays deCanaan.

    Les Romains désignèrent la région sous le nom dePalaestina Prima au sud et dePalaestina Secunda au nord. Durant l'époque descroisades, elle fut appelée « Terre sainte » par lescroisés. Les Empiresmamelouk etottoman n'utilisaient le nom « Palestine » sous aucune forme, mais après laPremière Guerre mondiale, les principalespuissances alliées ont appliqué le nom au territoire dufoyer national juif (Sanremo,1920) sousmandat britannique.

    Dans la langue française, le terme « Palestine » est utilisé depuis plusieurs siècles pour désigner le territoire situé géographiquement entre lamer Méditerranée et le fleuveJourdain.

    Le nom « Palestine » perdure même s'il a pris un sens politique et a perdu une partie de sa neutralité, spécifiquement après la création de l'État d'Israël en1948. Notamment, certainsIsraéliens ouJuifs perçoivent dans l'utilisation de ce terme un déni de l'existence effective de l'État d'Israël sur une partie de ce territoire, ou de sa légitimité sur cette même terre. Et le fait de désigner par « Palestine » un éventuel futur État arabe sur lesterritoires palestiniens occupés accroît cette confusion.

    Toutefois, la partie arabe continue d'appeler « Palestine » soit la région dans son intégralité, soit seulement labande de Gaza et laCisjordanie, tandis que le terme « Palestiniens » est adopté pour désigner les descendants des habitants de Palestine avant le début duconflit israélo-arabe, y compris souvent les habitants arabes et les Juifs qui descendent des familles qui habitaient en Palestine bien avant lesimmigrations juives duXXe siècle.

    Antiquité

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    Philistins

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    Zones approximatives d'influence des royaumes antiques de la région pendant l'âge du fer.

    LesPhilistins, nom d'envahisseurs venus d'au-delà des mers[13], sont désignés par les Israélites sous le nom dePelishtîm[12], et« bien connus de leurs voisins égyptiens sous la formePurusati, et assyriens sous la formePalastu »[14]. Dans laBible, la région est désignée sous le nom dePeleshet (פלשת), terme qu'il faudrait traduire littéralement parPhilistia[14],[9],[10].

    Peuple vivant, entre la fin de l'âge du bronze et le début de l'âge du fer, sur une partie de la bande côtière centrée autour de l'actuellebande de Gaza, les Philistins sont mal connus, car ils n'utilisaient pas l'écriture. D'aprèsGuy Couturier,« [leur langue] est certainement apparentée à celles qu'on parlait en Grèce et à l'ouest de l'Asie Mineure. Les Philistins font partie des Peuples de la Mer. Les noms de ces peuples se rapprochent de ceux des tribus du mondeégéen formé de la Grèce, des îles et de la côte ouest de l'Asie mineure (Turquie…)[12]. »

    On dispose de références à ce peuple dans des documents égyptiens qui en font l'un des « Peuples de la mer » envahisseurs de l'Égypte sousRamsès III et désignent parPeleset (P-l-s-t),Philistie, la région qu'ils habitent. Les Philistins et leur paysPeleshet (פלשת Pəléšeth) sont également mentionnés dans laBible[10] qui parle aussi de « Cananéens » à la fois antérieurs et voisins par rapport aux « Philistins » : selon le texte, lesHébreux étaient régulièrement en guerre avec ce peuple dont les principales villes étaientAshdod,Ashkelon,Éqron,Gath etGaza.

    L'existence ou non d'un lien historique entre lesPhilistins - d'origine « vraisemblablementindo-européenne » - et lesPalestiniens - descendants desArabes qui peuplèrent la région de Palestine, à partir duVIIe siècle, passée sous contrôle byzantin - est contestée[15].

    Désignation de la région

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    Carte dePalestine ou Canaan, 1853.

    Ces différentes appellations de l'Antiquité renvoyaient à la région côtière au nord et au sud de Gaza où s'étaient installés les Philistins[13]. D'autres noms pouvaient être utilisés à cette époque pour désigner approximativement cette même région :Canaan, Amurru, Retenu.« Le terme ethnique le plus ancien est Canaan[14],[13]. » Les Juifs appelaient le paysTerre d'Israël (Eretz Yisrael)[13].

    Dans les textes grecs et latins, le terme de « Palestine »(Palaïstinê) apparaît pour la première fois sous la plume de l'historien grecHérodote, auVe siècle av. J.-C., sous le nom de Παλαιστίνη Συρία « Syrie de Palestine » (Histoires, 1.105 ; 2.104 ; etc.)[16],[17],[18],[13],[9]. La région désignée n'a pas de frontières bien délimitées :« Philon, le Juif d'Alexandrie (-13 et 20 av. J.C.-vers 50 apr. J.-C.), assimile la Palestine àCanaan.Pline l'Ancien parle de la Palestine comme du nom de la région frontière de l'Arabie[14]. »

    Le RomainPline l'Ancien traite ainsi, vers 77 apr. J.-C., de la Palestine, de laJudée et des contrées alentour dans le livre V de sonHistoire naturelle[19] :

    « (XIII.) Puis commencent l'Idumée et la Palestine à la sortie dulac Sirbon, qui a, d'après quelques-uns, 150 000 pas de tour.Hérodote (3, 5) l'a mis au pied dumont Casius ; maintenant c'est un marais de médiocre étendue. Villes : Rhinocolure, dans les terres ; Rhaphée ;Gaza, et dans les terresAnthédon ; le mont Argaris ; sur la côte, laSamarie ; la ville d'Ascalon, libre ;Azotus, les deuxJamnia, dont l'une est dans les terres ;Joppé, desPhéniciens, plus ancienne que ledéluge, d'après la tradition ; elle est placée sur un coteau, et a devant elle un rocher où l'on montre les restes des chaînes d'Andromède. On y adoreCéto, monstre fabuleux ; au-delà,Apollonie, la tour de Straton, autrementCésarée, fondée par le roiHérode, maintenant appelée Prima Flavia, d'une colonie qui y a été établie par l'empereurVespasien ; la limite de la Palestine, à 189 000 pas de la frontière d'Arabie ; puis commence laPhénicie. Dans l'intérieur de laSamarie, les villes deNéapolis, qui se nommait auparavant Mamortha, deSébaste sur une montagne, et deGamala sur une montagne plus haute. »

    « (XV.) (XIV.) Au-delà de l'Idumée et de la Samarie s'étend laJudée dans un grand espace. La partie qui tient à laSyrie s'appelleGalilée ; celle qui est voisine de l'Arabie et de l'Égypte s'appellePérée, parsemée d'âpres montages, et séparée par leJourdain du reste de la Judée. La Judée même est divisée en dixtoparchies, dans l'ordre suivant : celle deJéricho, plantée de palmiers, arrosée de sources ; celle d'Emmaüm, celle deLydda, celle deJoppé, celle d'Acrabatène, celle deGophna, celle de Thamna, celle de Bethleptephe, celle d'Orine, futJérusalem, la plus célèbre des villes non de la Judée seulement, mais de l'Orient ; celle d'Herodium, avec une ville illustre du même nom. »

    Découpage administratif de l'empire byzantin, suivant les limites des diocèses dePalaestina Prima et dePalaestina Secunda vers la fin duIVe siècle.

    AuIIe siècle, le GrecPtolémée parle également de « Palestine », toujours en lien avec le terme de « Syrie ».

    À l'époque romaine, jusqu'à la révolte juive duIIe siècle, le mot « Palestine » n'était pas utilisé pour désigner la Judée, qui était officiellement connue sous ce nom[14]. C'est après ladeuxième révolte juive (132-135) qui aboutit à l'expulsion des juifs deJérusalem parHadrien que la région est intégrée dans la province de « Syrie-Palestine »,(Syria Palæstina), nouvelle dénomination, calquée sur le grec, de ce qui était auparavant appelé en latin, « Syrie Judée » ou « Syrie juive ». Jérusalem est alors renomméeÆlia Capitolina en hommage à la famille romaine d'Hadrien et au dieu romainApollon[20].

    Dans sonHistoire romaine (rédigée engrec)[21], l'historien etconsul romainDion Cassius (v. 155-apr. 235) indique :

    « Tels sont les événements qui se passèrent alors en Palestine : c'est l'ancien nom de la contrée qui s'étend depuis la Phénicie jusqu'à l'Égypte, le long de la mer intérieure ; mais elle en prend aussi un autre. Elle se nomme Judée et les habitants s'appellent Juifs. Je ne connais pas l'origine de ce second nom… »

    Vers390, le terme de « Palestine » est à nouveau utilisé pour nommer les trois subdivisions administratives duterritoire romain de la Palestine :

    Moyen Âge, époque moderne

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    Article détaillé :Jund Filastin.
    Monnaie musulmane en bronze, l'une avec unemenorah, l'autre avec uneétoile de David,VIIe siècle (Centre archéologique deJaffa).
    « Grands prêtres d'Israël »,Terre sainte de la Terre sacrée de la Promesse qui était autrefois la Palestine[23], 1648-1664.

    LesArabes, qui ont conquis la Palestine sur lesByzantins dans lesannées 630, divisent la province d'al-Sham en cinq districts (jund), dont l'un garde le nom de « Palestine » (فلسطين,Filastīn)[réf. nécessaire] et s'étend duSinaï jusqu'àAkko (connue par lesChrétiens sous le nom deSaint-Jean-d'Acre) ; son chef-lieu est d'abord Ludd (Lydda,Lod) puis, dès717, ar-Ramlah (Ramla) et plus tardJérusalem. Les autres villes les plus importantes sontRafah,Gaza,Jaffa,Césarée,Naplouse etJéricho. Ce district de « Palestine » était bordé au nord et à l'est par celui de « Jordanie »,al-Urdunn, qui avait pour capitaleTibériade et incluait Akko etTyr. Les frontières entre ces deux districts ont plusieurs fois varié au cours de l'histoire. À partir duXe siècle, cette division a commencé à tomber en désuétude, pour faire place finalement auroyaume chrétien de Jérusalem.

    Sous le gouvernement desCroisés, est fondé en1099, leroyaume latin de Jérusalem ; Jérusalem redevient capitale d'unÉtat. Après la défaite et le départ des Croisés, auxXIIe et XIIIe siècles, lesjund (districts) arabo-musulmans sont réintroduits, mais leurs frontières sont sans cesse redéfinies.

    LesMamelouks, l'Empire ottoman puis l'Empire turc dominent la Palestine jusqu'en1917. À aucun moment sous la domination turque, la Palestine ne forme une entité administrative distincte[24]. À la fin duXIIIe siècle, la « Syrie » est divisée en neuf « royaumes », dont les royaumes deGaza (avecAscalon etHébron),Karak (avecJaffa),Safed (avecAcre,Tyr etSidon) etDamas (avecJérusalem). Au milieu duXIVe siècle, le système des districts est réinstauré, et différentes divisions régionales se succèdent (comprenant des villes commeRamla,Ascalon,Hébron,Naplouse).Tibériade est le chef-lieu d'un autre district, celui d'« Hauran ».

    Époque contemporaine

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    Avant 1948, le terme « Palestine » est également utilisé par lesorganisations sionistes (Agence juive pour la Palestine[25], Banka Palestina,Association France-Palestine[26], le journalThe Palestine Postetc.). En effet, les juifs parlent alors d’émigration vers la Palestine, afin d'y créer un État juif. Le mot « Palestine » désignait un espace géographique. Dès 1948, le terme, tombé en désuétude dans les milieux sionistes, est remplacé par « Israël » (Agence juive pour Israël, Banka Léoumi qui signifie « nationale »,Association France-Israël, le journalThe Jerusalem Postetc.[27],[28]).

    • Pavillon d'Israël en Palestine lors de l'exposition universelle de 1937 à Paris.
      Pavillon d'Israël en Palestine lors de l'exposition universelle de 1937 à Paris.
    • Timbre trilingue, en anglais, arabe et hébreu, en circulation pendant le mandat britannique.
      Timbre trilingue, en anglais, arabe et hébreu, en circulation pendant le mandat britannique.
    • Passeport des habitants de Palestine sous mandat britannique.
      Passeport des habitants de Palestine sous mandat britannique.

    Histoire

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    Articles détaillés :Histoire de la Palestine etHistoire d'Israël.

    Charnière entre la vallée duNil et la « terre entre les fleuves » (Mésopotamie), la région de la Palestine est habitée depuis des millénaires et a connu la présence et le brassage de nombreux peuples et la domination de nombreux empires :Cananéens,Hébreux/Juifs,Assyriens,Perses,Grecs,Romains,Byzantins,Arabes,Croisés,Ottomans etBritanniques.

    Quelques étapes importantes

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    Époque contemporaine

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    Territoire du mandat britannique.
    Manifestation arabe à Jérusalem soutenant l'annexion de la Palestine auroyaume de Syrie, mars 1920.

    Au cours de laPremière Guerre mondiale, lesBritanniques conquièrent sur l’Empire ottoman une bande de territoire limitée au sud par la ligneAqaba àBassorah et au nord par la ligneAcre àDamas et àMossoul.

    LaGrande-Bretagne publie ladéclaration Balfour le 2 novembre 1917 et occupe la région à partir de la fin de 1917, puis l'administre de 1923 à 1947 dans le cadre d'unmandat de la Société des Nations. En 1920, lors de laconférence de San Remo[29] et dans le mandat donné aux Britanniques sur la Palestine en 1922[30], les alliés redéfinissent les frontières de la région en la scindant en quatre mandats dontcelui de Palestine qui comprend les territoires situés entre lamer Méditerranée et ledésert de Syrie, territoires correspondant aujourd’hui àIsraël, à laCisjordanie, à labande de Gaza et à laJordanie. En 1923, lors de l’officialisation dumandat sur la Palestine, et avec la volonté de respecter les promesses formulées enversHussein ibn Ali, les Britanniques créent unprotectorat sur le territoire à l'est duJourdain. Le territoire destiné à accueillir un « foyer national juif » est réduit à l'ouest duJourdain, tandis que l’« Émirat hachémite de Transjordanie » est créé à l'est.

    Billet de 1927 sous mandat britannique.

    Le, l'Assemblée générale des Nations unies vote lepartage de la Palestine entre un État juif, un État arabe et fait deJérusalem et de sa région une zone internationale. LesArabes rejettent le partage et la guerre éclate entre Juifs et Arabes de Palestine. Le 15 mai 1948, l'État juif déclare son indépendance sous le nom d'Israël avec la reconnaissance immédiatede jure desÉtats-Unis et de l'URSS. Les États arabes voisins interviennent dans le conflit et envahissent le territoire de l'État juif, le lendemain. Le, leHaut Comité arabe palestinien se réunit àGaza et proclame la formation dugouvernement arabe de toute la Palestine, sans reconnaissance internationale à l'exception de l'Égypte lors de son occupation de la bande de Gaza. À la fin de laguerre, Israël possède les territoires qui lui ont été alloués par le plan de partage ainsi qu'une partie du territoire initialement alloué à l'État arabe. Des territoires se situant principalement dans le désert duNéguev, le nord de laGalilée et autour de Jérusalem (« Jérusalem-Ouest »). Elle annexe l'ensemble. Le territoire de laCisjordanie et une partie de Jérusalem (Jérusalem-Est) sont occupés et annexés par laJordanie, tandis que labande de Gaza est occupée et placée sous administration militaire égyptienne à la suite de l'armistice du[31].

    Le, l'État d'Israël est admis commeÉtat membre de l'ONU et devient membre de l'UNESCO le[32]. Du côté arabe, la guerre entraîne l'exode palestinien de 1948, qui marque l'imaginaire collectif de la population arabe palestinienne comme laNakba[33], en plus de créer une large population deréfugiés palestiniens (entre700 000 et 750 000 personnes), tandis que dans les années suivantes, les communautés juives des pays arabes, certaines multi-millénaires comme enIrak ou enÉgypte,sont contraintes de les quitter et que beaucoup de leurs membres se réfugient en Israël.

    Le 28 mai 1964 à Jérusalem, est fondée l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Après les guerres israélo-arabes de1967 et1973, l'Organisation obtient le statut d'observateur à l’Assemblée générale des Nations unies le[34]. Le, l'OLP déclare en exil l'indépendance de l'État palestinien avec reconnaissance de 89 États les mois suivants ; l'ONU prend en compte cette déclaration.

    Le, leHamas prend le contrôle par la force de labande de Gaza des mains duFatah qui en avait hérité après le retrait d'Israël en 2005, dans le contexte duconflit Fatah-Hamas conduisant à la scissionde facto de l’Autorité nationale palestinienne en deux régimes politiques revendiquant tous les deux être les véritables représentants du peuple palestinien[35]. LeFatah dirige l’Autorité palestinienne enCisjordanie, le Hamas contrôle la bande de Gaza. Le, la délégation palestinienne acquiert le statut de mission permanente d’observation à l'UNESCO. Le, l'État de Palestine est admis en tant qu'« État observateur non membre » à l'ONU[36]. Le vote de cette résolution a été acquis à une majorité de 138 voix pour, 9 contre et 41 abstentions. Le, laSuède est le premier membre de l'Union européenne à reconnaître l'État de Palestine. Le, l'ONU accepte la demande d'adhésion de l'État de Palestine à laCour pénale internationale[37]. Le, l'État de Palestine devient officiellement le123e État membre de la Cour pénale internationale[38],[39].

    La région est le théâtre principal des conflitsisraélo-arabe etisraélo-palestinien. Elle a connu plus de onze guerres (et insurrections) : laguerre d'indépendance d'Israël (1948-1949), lacrise du canal de Suez (1956), laguerre des Six Jours (1967), laguerre du Kippour (1973), laguerre du Liban (1982), lapremière intifada (1988), laseconde intifada (2000-2005), leconflit israélo-libanais de 2006, laguerre de Gaza de 2008-2009, l'opération de novembre 2012 et laguerre de Gaza de juillet-août 2014.

    Géographie et environnement

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    Articles détaillés :Géographie d'Israël,Territoires palestiniens occupés,Géographie de la Jordanie,Liban du Sud,Golan (région géographique),Mont Liban,Mer Morte,Jourdain etToponymie palestinienne.

    Zoologie

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    Ungenre d'araignées a éténomméPalaestina par référence à la Palestine. D'autresespècesanimales ouvégétales, originaires — voireendémiques — de la Palestine, ont reçu l'épithète spécifiquepalaestinus,palaestina,palaestinum oupalaestinae Ce lien renvoie vers une page d'homonymie.

    Démographie

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    Bas-relief réutilisé, trouvé en 1870 (aujourd'hui détruit) sur la Grande mosquée (anciennement église desCroisés) deGaza, indiquant en hébreu puis en grec « A Hanania fils de Jacob »[40].

    La population arabe, qui habitait en Palestine avant le début duconflit israélo-arabe[41],[42] a pris, dans l'histoire moderne, le nom de « peuple palestinien », en référence à l'appellation du lieu. En 1920, un rapport de laSociété des Nations évalue la population globale à 700 000 personnes, dont 76 000 juifs[43]. En 1947, l'UNSCOP estime la population arabe à environ 1 200 000 personnes et la population juive à environ 600 000 personnes, soit une population globale de 1 800 000 habitants[44].

    La population de laPalestine mandataire vit sur le territoire israélien et les territoires palestiniens (Territoires occupés et la Bande de Gaza). La population du territoire israélien comprend desjuifs (75 %), desmusulmans (18 %)[45] et dans une moindre proportion desChrétiens. La population des territoires palestiniens est principalement arabe, comprenant une majorité musulmane, une importante minorité chrétienne et d'autres minorités ethniques et religieuses. En outre, il existe une certaine diversité de groupes ethniques : Circassiens (Adyguéens sunnites),Arméniens,Kurdes etSamaritains.

    Parmi les musulmans se trouvent dessunnites, desdruzes, desalaouites, desTurkmènes[46], desDoms[47] — lesbahaïstes sont séparés de l'islam. Parmi les chrétiens, se trouvent descatholiques orientaux, dont desmaronites, desprotestants, desorthodoxes grecs ou arabes et desarméniensetc.[45] La partie restante de la population palestinienne est principalement musulmane. La minorité chrétienne arabophone est en constante diminution[48],[49],[50]. En 2018, le nombre de ces chrétiens palestiniens s'élève à 47 000 et 98 % d'entre eux vivent en Cisjordanie, principalement à Ramallah, Bethléem et Jérusalem ; une communauté de 1 100 personnes vit dans la bande de Gaza[51], qui s'élevait à 3 000 en 2009[48].

    Notes et références

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    1. ab etc(en)Definition of Palestine,ThePalestine Exploration Fund, consulté le 4 avril 2008.
    2. Denis Bauchard,« Les frontières de la Palestine »[archive], surPolitique étrangère,(consulté le)
    3. (en) Forji Amin George,« Is Palestine a State? »,expertlaw.com, juin 2004.
    4. Archibald Henderson,Palestine: Its historical geography with topographical index and maps,p. 13.
    5. Zacharie, 2;14 : « L'Éternel rentrera en possession deJuda, son domaine sur la terre Sainte, et fera de nouveau choix de Jérusalem. »
    6. Encyclopédie Larousse,article « Palestine » : § La Palestine, terre sainte des musulmans, surlarousse.fr.
    7. « Palestinien », surCNRTL.
    8. (en) « Origins of the Name “Palestine” », surjewishvirtuallibrary.org(consulté le).
    9. ab etc(en-US) David Jacobson, « When Palestine Meant Israel », surCenter for Online Judaic Studies,(consulté le).
    10. ab etc(en) « H6429 - Pelesheth - Strong's Hebrew Lexicon (KJV) », surBlue Letter Bible(consulté le).
    11. Université de Montréal.
    12. ab etcG. Couturier, « La langue des Philistins », surInterbible.
    13. abcd eteBernard Lewis, « Histoire d'un mot : Palestine », surlhistoire.fr,(consulté le).
    14. abcd eteAbdallah Naaman,Le Liban : Histoire d'une nation inachevée(lire en ligne).
    15. OdonVallet, « Israël et Palestine : les paradoxes de l'Histoire »,Mots. Les langages du politique,vol. 50,no 1,‎,p. 134–137(DOI 10.3406/mots.1997.2311,lire en ligne, consulté le)
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    Voir aussi

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    Quarterly Statement, publication duPalestine Exploration Fund, 1900.

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    Bibliographie

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    Cartographie

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    Iconographie

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    Articles connexes

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    Antiquité romaine

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    Époque contemporaine

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    Liens externes

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