À la chute de ladictature des colonels en août1974, la démocratie est rétablie et les partis sont officiellement autorisés : très vite,Andréas Papandréou, le fils du dirigeant libéralGeórgios Papandréou, qui vient de rentrer d'exil, appelle au rassemblement des forces politiques de la gauche. Le, le PASOK est officiellement fondé. Les mots d'ordre du nouveau parti sont l'« indépendance nationale », le « pouvoir au peuple » et la « libération sociale ». Le PASOK présente pour la première fois des candidats aux élections législatives de novembre1974 et obtient 13,5 % des voix (15 députés sur un total de 300 auParlement grec), arrivant troisième derrière laNouvelle Démocratie deKonstantínos Karamanlís et l'Union du Centre - Nouvelles Forces (EK-ND), dirigé par George Mavros.
Aux élections de1977, le PASOK parvient à dépasser l'EK-ND faisant élire 92 députés (soit 25,3 % des voix), devenant ainsi le principal parti d'opposition du pays.
Aux élections législatives d'octobre1981, après une campagne menée parAndréas Papandréou aux cris de « Changement ! » et « La Grèce aux Grecs ! », le PASOK entre dans l'histoire en remportant 48 % des suffrages (173 députés) et peut ainsi former le premier gouvernement de gauche enGrèce depuis1924. Il s'agissait de quelque chose d'extraordinaire dans l'histoire d'un pays ayant connu uneguerre civile et ne reconnaissant pas encore à cette époque les résistants de la seconde guerre mondiale. Malgré ses prises de position de campagne en faveur d'un retrait de la Grèce de l'OTAN et de laCEE, Papandréou changea par la suite ses relations avec ces deux organisations. Les cris de ralliement lors des élections étaient hors de l'OTAN : ''éxo apó to NATO et hors de la CEE : ''éxo apó tin Evrópi.
Plus tard se produisit l'incident du Sismik. LaTurquie envoya un navire faire des recherches géologiques dans ce que la Grèce considère être ses eaux territoriales. Il y eut mobilisation générale et la Grèce se retira de l'OTAN. Le laps de temps que la Grèce passa hors de l'OTAN fut très court et complètement occulté dans les autres pays dépendant de cette même OTAN mais la réaction fut immédiate, la Turquie retira le Sismik.
En 1984,Andréas Papandréou est réélu président du parti au cours du1er Congrès du PASOK, avecGeórgios Gennimatás commedauphin officiel. Un an plus tard, le PASOK remporte à nouveau les élections législatives en parvenant à ne perdre que trois points par rapport à son score de 1981 (45 % et 161 députés), ce qui lui permet de se maintenir au gouvernement et d'engager une importante réforme de la Constitution, réduisant les pouvoirs du président de la république et renforçant ceux du premier ministre. LeCode civil est également modifié et les mariages civils sont autorisés en Grèce pour la première fois. Au cours de ces deux législatures, le PASOK s'emploie, en tant que parti gouvernemental, à développer les infrastructures à petite et moyenne échelle dans l'ensemble du pays et à moderniser les petites entreprises, notamment dans le domaine de l'agriculture et du tourisme.
Mais dès 1988, la popularité du gouvernement et du parti, affaibli par la mauvaise santé de son chefAndréas Papandréou, chute, du fait notamment de son implication dans plusieurs scandales économico-politiques (l'affaireKoskotas, entre autres) et, sans surprise, le PASOK perd les élections de en ne rassemblant que 40 % des voix contre 45 % pour laNouvelle Démocratie.
Prévoyant sa défaite, le gouvernement avait modifié en 1988 la Constitution, rendant ainsi difficile la formation d'un gouvernement, en cas de victoire serrée d'un parti aux législatives. LaNouvelle Démocratie n'ayant obtenu en juin que cinq points d'avance sur son concurrent, de nouvelles élections sont organisées en novembre1989 auxquelles le PASOK obtient un score presque identique. Un gouvernement d'union nationale entre le PASOK, laNouvelle Démocratie et leSynaspismós (coalition de gauche, dissidence duParti communiste de Grèce) est formé. Dès sa formation, il ne devait durer que trois mois, en effet à cette date devait avoir lieu l'élection présidentielle et aucun des partis n'ayant la majorité nécessaire pour l'élire (181/300) ni ne voulant aller plus avant dans une coalition, il allait y avoir de nouvelles élections législatives1990. Les nouvelles élections sont remportées de justesse parNouvelle Démocratie, le PASOK n'arrivant que deuxième avec 39 % des voix. La Néa Demokratía n'a cependant que 151 sièges sur 300.
Malgré l'implication d'Andréas Papandréou dans un nouveau scandale économique (affaire de laBanque de Crète), le PASOK remporte les élections organisées en 1993 avec 47 % des voix et Papandréou redevient premier ministre.En 1995, le parti traverse une grave crise interne qui voitDimitris Tsovolas démissionner du Comité central pour fonder son propre parti, leDI.K.KI (Mouvement démocratique social) tandis qu'Andréas Papandréou est hospitalisé en raison de graves problèmes de santé. Après trois mois au cours desquels il continue à diriger le pays depuis son lit d'hôpital, il est contraint à la démission le. Le lendemain,Konstantínos Simítis est désigné par le parti pour le remplacer à la tête du gouvernement. Représentant de l'aile pro-européenne du parti, il avait pour concurrent direct au sein du PASOKÁkis Tsochatzópoulos, considéré comme le successeur légitime de Papandréou. Quelques jours après sa désignation, Simitis doit affronter la plus grave crise diplomatique qu'ait connu le pays depuis 1974, la crise dite « Imia/Kardak », du nom des îlots disputés par laGrèce et laTurquie. Accusé de faiblesse face à laTurquie et surtout d'être trop à l'écoute desÉtats-Unis, Costas Simitis est néanmoins élu président du PASOK en 1996 et mène son parti à une nouvelle (très courte) victoire aux élections de septembre1996 avec 41,5 % des voix contre 40 % pour laNouvelle Démocratie. Le parti remporte à nouveau les élections de 2000 avec 43,8 % des voix, au terme d'une campagne très serrée. Malgré trois grands succès enregistré au cours des deux dernières législatures (1997 : obtention parAthènes de l'organisation desJeux olympiques de2004, 2001 : admission définitive de laGrèce dans lazone euro,2002 : démantèlement de l'organisation terroriste « 17-Novembre ») et surtout malgré le remplacement, peu avant les élections de2004, deKonstantínos Simítis à la tête du parti parGiórgos Papandréou, fils du charismatique fondateur du parti censé rallier les nostalgiques de son père déçus par la politique de Simitis le PASOK ne parvient pas à se maintenir au pouvoir et se retrouve dans l'opposition pour la première fois depuis 11 ans tandis que laNouvelle Démocratie accède au pouvoir.
Le PASOK remporte 3 012 373 voix, soit 43,92 % (+ 5,82) et 160 députés à laVouli (+ 58), obtenant ce faisant 53,33 % des députés et la majorité absolue.
L'état réel des finances laissé par son prédécesseur,Kóstas Karamanlís, ne lui permet pas de respecter son programme de campagne. Il mène alors une politique d'austérité. À partir du, la Grèce est fortement touchée par une vague de protestation qui s'étend dans tout le pays. Sous la pression des dirigeants européens, isolé, dans cecontexte de crise économique et sociale, Geórgios Papandréou démissionne de son poste le.
La Grèce est de nouveau fortement touchée par une vague de protestations qui s'étend dans tout le pays, et des ministres en place démissionnent. Le porte-parole du gouvernement annonce en la tenue d'élections anticipées pour le mois d'avril, comme prévu par l'accord ayant conduit au gouvernement d'union nationale.
Les élections législatives ont finalement lieu le6 mai 2012. Le PASOK en est le grand perdant avec 13,18 % des voix et 41 députés, en baisse de 119 sièges (43,92 % et 160 sièges en 2009).
En, avec 12,28 % des voix et 33 députés, le PASOK continue sa descente aux enfers en perdant encore huit sièges[1].
En vue desélections européennes de 2014, en, le PASOK annonce une coalition baptiséeL'Olivier avec des petits partis de centre gauche. Le parti paye sa participation augouvernement Samarás : le résultat confirme son déclin, le PASOK obtenant seulement 8,02 % des suffrages et deux députés européens sur 21.
En raison de cette scission, le PASOK risque de ne pas parvenir à franchir le seuil requis des 3 % pour intégrer leParlement grec et donc de disparaitre de la vie politique nationale[3].
Afin de se sauver, le PASOK indique, la veille des élections, qu'il est prêt à soutenir un gouvernement deSYRIZA[3]. Lors de ces élections, le PASOK recueille 4,68 % des suffrages et 13 sièges à laVouli, un résultat en baisse de 61,90 % parrapport à la précédente élection. À la suite de ce scrutin, et jusqu'à celui deseptembre, il est le plus petit parti du parlement grec en nombre de sièges, à égalité avec lesGrecs Indépendants. C'est une nouvelle déroute pour le PASOK qui paie les pots cassés de lapolitique de rigueur qu'il a mené dans legouvernement Samarás. Il ne joue plus, désormais, qu'un rôle de figurant en atteignant son plus bas score historique.
Le congrès fondateur est prévu pour le printemps 2018.
Une primaire pour élire le président du nouveau parti a eu lieu les 12 et. Neuf candidats sont en lice. La présidente du PASOK,Fófi Gennimatá, est élue avec 56 % des suffrages au second tour face au député européenNíkos Androulákis (PASOK).
↑La troïka désigne les experts représentant laCommission européenne, laBanque centrale européenne et leFonds monétaire international, chargés d'auditer la situation économique grecque et notamment l'état de ses finances publiques dans le cadre de l'accord de refinancement négocié en mai 2010 et pendant toute la durée de validité de celui-ci.