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Jaspers a exposé ce concept pour la première fois en 1949 dans son livreOrigine et Sens de l'histoire[1]. Ces idées ont été reprises dans des colloques et par certains auteurs, alors que d'autres considèrent qu'il s'agit d'une construction arbitraire.
Dès les premières pages de l'exposition originale,Karl Jaspers donne une liste de personnalités historiquement marquantes, en précisant que tout se développe à partir de ces quelques noms[2] :
Selon Jaspers, cette période se caractérise par l'apparition de modes de pensée totalement nouveaux, de manière quasi simultanée en des points éloignés les uns des autres, signant l'émergence d'un nouveau rapport au savoir et au religieux. Cette période d'émergence aurait amené l'humanité à produire un bond qualitatif important dans ses rapports à la vérité et aux croyances. C'était dans lesannées 1950 une idée stimulante, sur laquelle Jaspers a pu asseoir ses vues sur l'ensemble des valeurs humaines.
Plusieurs partisans de l'expression « période axiale » considèrent qu'un phénomène similaire s'est produit au départ de l'Occident avec lesiècle des Lumières, parfois qualifié de « seconde période axiale ».[réf. souhaitée]
Plusieurs historiens se sont penchés sur cette théorie et y ont parfois apporté de vives critiques . La densité des événements intellectuels et l'importance des innovations culturelles dans les temps et lieux considérés sont, assurément, considérables et invitent toujours, sinon de plus en plus, à des rapprochements, des distinctions, de nouvelles synthèses. Parmi les auteurs critiquesIain Provan[3] considère qu'il s'agit d'une construction qui mythifie le passé pour servir des objectifs actuels. Cependant un certain nombre de colloques scientifiques se sont consacrés au sujet et des auteurs apportent des arguments à la proposition de Jaspers, par exemple l'anthropologueDavid Graeber, considère que les différents penseurs évoqués par Jaspers ont vécu là où la monnaie a été inventée, et que leurs idées ont acquis une notoriété mondiale parce qu'elles ont circulé de concert avec la monnaie[4].
Karen Armstrong,The Great Transformation: The Beginning of Our Religious Traditions. NY:Knopf. Description des événements et du milieu de la période axiale (2006)(ISBN978-0-375-41317-9)
Shmuel Eisenstadt (ed.)The Origin and Diversity of Axial Age Civilizations, State University of New York Press, 1986, 556 p.(ISBN9-780887-060960)
Eugene Halton,From the Axial Age to the Moral Revolution: John Stuart-Glennie, Karl Jaspers, and a New Understanding of the Idea, New York,Palgrave Macmillan, 2014(ISBN978-1-349-49487-3)
Franz Helm,Der politische Imperativ: Der Sinn der Achsenzeit Passagen, Wien, 2017(ISBN978-3-7092-0277-7)
Iain Provan,Convenient Myths: The Axial Age, Dark Green Religion, and the World That Never Was, Waco, Baylor University Press, 2013(ISBN978-1602589964).
Rodney Stark,Discovering God: A New Look at the Origins of the Great Religions, 2007, NY: HarperOne.
Shmuel Eisenstadt (1982). « The Axial Age: The Emergence of Transcendental Visions and the Rise of Clerics ».European Journal of Sociology 23(2), p. 294–314.
Hans Joas, « Was ist die Achsenzeit? Eine wissenschaftliche Debatte als Diskurs über Transzendenz » (Jacob Burckhardt-Gespräche auf Castelen). Basel 2014.
Alain Sournia. Chapitres « Sagesse orientale et philosophie occidentale : la période axiale » et « La pensée a-t-elle un avenir ? » inFondements d'une philosophie sauvage.Connaissances et savoirs, 2012, 300 p.(ISBN978-2-7539-0187-2).
Gore Vidal (1981).Creation. NY : Random House. Roman dans lequel le narrateur, petit-fils fictionnel deZoroastre, décrit vers ~445 les rencontres qu'il a pu faire, lors de ses voyages avec les principales figures de la période axiale.