Ouistreham[wistʁeam] est unecommune française située dans ledépartement duCalvados enrégionNormandie, peuplée de 9 212 habitants[Note 1]. Depuis fin 2014, la municipalité communique désormais avec le nom d’Ouistreham Riva-Bella (un changement de nom rejeté par le Conseil d'État).
La commune est située dans lebassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Dan, le canal de Caen à la Mer et et un autre petit cours d'eau[4],[Carte 1].
Aulieu-ditle Maresquier, on peut trouver une petite maison en pierre, rénovée, sur la berge ouest du canal de Caen à la mer, c'est l'ancienne résidence de vacances d'Aristide Briand.
À l'est de la ville, lapointe du Siège est un éperon sableux qui dévie le cours de l'Orne à son embouchure dans la baie deSallenelles. Une tour permet l'observation des oiseaux sédentaires et migrateurs qui nichent dans la baie. Cette diversité de milieux et d'espèces a conduit à une protection de l'espace. La partie est de la pointe du siège est sous protection duconservatoire du littoral.
ligne Gare Maritime Express : dessert la gare de Caen, laTour Leroy et la gare maritime de Ouistreham ; les horaires de cette ligne a la particularité de s'adapter aux horaires de la marée et donc aux horaires d'arrivée et de départ des ferries deBrittany ferries à destination de l'Angleterre.
Au, Ouistreham est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[19].Elle appartient à l'unité urbaine de Ouistreham, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[21]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].
La commune, bordée par labaie de Seine, est également une commune littorale au sens de la loi du, diteloi littoral[24]. Des dispositions spécifiques d'urbanisme s'y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l'équilibre écologique dulittoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si leplan local d'urbanisme le prévoit[25].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (42,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (34,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (28,5 %), zones humides côtières (19,9 %),terres arables (16,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,3 %), prairies (7,4 %), forêts (4,9 %), eaux continentales[Note 6] (3,8 %), eaux maritimes (3,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,2 %)[26]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le second élément-ham représente levieil anglaishām « maison », « foyer », « groupe d'habitations », dont procède pour l'essentiel le vieux normandham « village » (cf.Le Ham)[36], d'où les diminutifshamel « hameau, foyer » ethamelet « petit hameau ».
Par contre,René Lepelley envisage, à la suite d'Auguste Longnon et deLouis Guinet, une étymologie par le vieil anglaiswestre « ouest »[40], en se basant sur la régularité des formesEstreham ouEtreham attestées pour ce lieu jusqu'auXVIIIe siècle. À cela s'ajoute un argument topographique :ouest ne peut signifier qu'« à l'ouest de l'embouchure de l'Orne ». Longnon et Guinet ont proposé le vieux saxonwestar de même sens[41],[42], ce qui en ferait un toponyme plus ancien. Le vieil anglaiswestre « ouest » n'est pas mentionné parT. F. Hoad[43], mais le vieil anglaiswest semblable au vieux saxonwest et Duden[43] cite le moyen haut-allemandwester issu du vieux haut-allemandwestar. Auguste Longnon a rapproché Ouistreham du nom de lieu anglaisWesterham (Kent,Westarham 871 - 889,Oistreham 1086). Il convient sans doute de comparer l'élémentOistre- des formes anciennes, avecOister- trouvé dans(Maisnillus) Oisterlandi attesté en 1059, aujourd'hui le Mesnil-Sterling auTréport (Seine-Maritime) « Le village de l'ouest ».Ouistreham est située à l'ouest de l'embouchure de l'Orne, lieu marquant.
Remarques : en théorie, [w] est passé à [v] auXIIe siècle en normand septentrional (au nord de laligne Joret où se situe Ouistreham), la forme moderne attendue à partir du vieil anglais*Westreham devrait donc être*Vêtreham. Cependant on constate en toponymie des cas où [w] s'est amuï devant-e ou-i, d'où une possible forme hypothétique*Westarham ou*Westreham devenueEstreham, puisÉtreham. Elle serait comparable aux formes anciennes véritablement attestéesWellebuoth 1070 - 1081 >Elbeuf ;Wellebot(um) 1218 >Elbeuf-sur-Andelle ou encoreWicard(i) vill(a) 1025 >Incarville, etc., où le [w] s'est amuï. Ce particularisme phonétique n'est observé par François de Beaurepaire, que dans la toponymie de la Haute-Normandie[44]. En fin de compte, ni Louis Guinet, ni René Lepelley à sa suite, n'expliquent pourquoi dès la forme primitive on trouveOistreham au lieu du*Westerham attendu. La difficulté phonétique reste double : chute d'un W- initial précoce et insolite dans la région et passage du groupe /estre/ à /oistre/ inexpliqué, car il faut encore supposer une forme*Eistreham antérieure, qui n'a d'ailleurs guère de raison d'être et une francisation précoce*Eistre- >Oistre-, théoriquement impossible à l'époque. L'analogie avec le français moderneouest est fortuite et va d'ailleurs à l'encontre de cette explication puisque ce mot n'est pas attesté avant le milieu duXIIe siècle, de plus, sa forme estwest, avant de devenirouest à partir de la fin duXIVe siècle. Il s'agit d'un emprunt aumoyen anglais.
Depuis fin 2014, la municipalité a choisi d'utiliser le nom deOuistreham Riva-Bella, d'après le quartier balnéaire de la commune[45].
Napoléon a surnommé « Bédouins » les habitants d'Ouistreham[46]. Ils sont plus habituellement appelésOuistrehamais[47].
Un « camp romain » (du Catillon oudu Castillon) était situé sur la rive gauche de l'Orne près deBénouville. Il a été nivelé, il n'en reste qu'une petite partie du rempart nord-ouest[48]. En réalité, l'archéologie moderne exclut l'hypothèse qu'il s'agisse d'un camp romain, en tout cas pas duHaut Empire, les archéologues n'ayant jamais mis au jour de camp romain datant de cette période dans le Nord de la Gaule, hormis Arlaines àRessons-le-Long (Aisne)[49], et vraisemblablement pas non plus duBas Empire. L'expressionCamp romain ouCamp de César s'applique de manière générale à des ouvrages datant de l'Âge de fer ou duMoyen Âge.
La gare CFC de Riva-Bella.Arrivée du train CFC à Ouistreham.
L'église Saint-Samson et lagrange aux dîmes forment, dès le début du hameau de Ouistreham, le cœur de cette cité. Sa proximité avec la mer a fait que le bourg s'est développé vers la grève, au nord. Ouistreham était unvillage de pêcheurs et de paysans où l'activité était aussi liée au commerce maritime. Ouistreham connut l'essor de son port grâce à l'extraction et à l'exportation de lapierre de Caen et de Ranville. Il y subsiste encore quelques maisons typiques de pêcheurs.
En1779, pour protéger l'embouchure de l'Orne des attaques anglaises, il fut décidé de construire troisredoutes selon les plans deVauban, à Ouistreham,Colleville etMerville. Ces redoutes furent désarmées en1816, celle de Ouistreham fut vendue à un particulier qui la transforma en maison de maître. Des vestiges de la redoute sont encore visibles au « Petit Château de la Redoute » au 38 boulevard Boivin-Champeaux.
En 1912-1913, est fondée la société balnéaire de la plage de Riva-Bella. Formée entre différents propriétaires, cette société anonyme a pour objet« l'amélioration générale et le développement de la station balnéaire de Riva-Bella, la location de la plage et des lais de mer, leur mise en valeur et exploitation directe ou indirecte ». Il est prévu dans les statuts de la société, dont la durée est fixée à cinquante ans, que Riva-Bella devienne une commune autonome ou un syndicat obligatoire[50].
Lors de laSeconde Guerre mondiale, Ouistreham est occupée par les troupes allemandes. À partir de 1942 la zone de la plage devient un no man's land ; 123 villas en bordure de la mer sont rasées pour faire place aux défenses du Mur de l'Atlantique : 80 ouvrages en béton et un poste d'observation d'artillerie surplombant la plage « le grand bunker » sont édifiés. Le, ce poste de surveillance devient un lieu stratégique et sa prise permet d'assurer le point dedébarquement sur la plage deSword Beach. Lecommandono 4 franco-britannique commandé par le colonel Robert Dawson, comportant les 177fusiliers marins français du1er BFMC du commandantPhilippe Kieffer[51] (faisant partie intégrante de la première brigade spéciale deLord Lovat) a ensuite atteint les ponts deBénouville (Pegasus Bridge) etRanville et opéré ainsi la jonction avec les parachutistes de la6e DAP (Airborne britanniques) après des combats de rues à Ouistreham.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[63].
En 2023, la commune comptait 9 212 habitants[Note 7], en évolution de +1,44 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 24,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 42,8 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 4 185 hommes pour 5 065 femmes, soit un taux de 54,76 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,95 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[66]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,1
90 ou +
3,6
12,2
75-89 ans
15,5
25,2
60-74 ans
27,4
21,0
45-59 ans
19,8
12,8
30-44 ans
11,9
13,9
15-29 ans
11,3
13,9
0-14 ans
10,6
Pyramide des âges du département duCalvados en 2022 en pourcentage[67]
Le stade Philippe-Kieffer accueille un terrain defootball, une piste d'athlétisme, ungymnase conventionnel (20 × 40 m) ainsi que ledojo et le gymnase Gérard-Legoupil. Le stade Petit-Bonheur est constitué de six terrains permanents afin d'accueillir les adhérents du club de football chaque semaine. Le Cosec, comme ses frères jumeaux en France, est un gymnase construit dans les années 1970, pendant la forte période de développement des activités physiques et sportives.
L'Association Jeunesse sportive de Ouistreham fait évoluer deux équipes defootball enligue de Basse-Normandie et une troisième équipe endivision de district[68]. Le club dispose également d'une sectionbasket-ball qui présente deux équipes masculines et deux équipes féminines dont une en Pré-Nationale[69] et d'une sectionhandball.
Le circuit Ouistreham-Riva-Bella accueille des courses dekarting.
On recense environ 120 associations présentes au cœur de Ouistreham, aussi bien au niveau sportif (football, basket, tir à l'arc, voile,tao yin-qi gong, yoga, danse, tennis, etc.), culturel (théâtre, cinéma, musique, chorale), défense du patrimoine, éducatif qu'au niveau de l'action sociale.
Le centre socio-culturel (ouvert en janvier 2010) vise à accueillir et fédérer les activités culturelles dans la ville.
Tous les deux ans le centre socioculturel organise les Ouistreham Jazz Escales. Ce festival de jazz est né en 2007 et se déroule la dernière semaine de janvier ou première semaine de février. Il s'efforce de faire découvrir diverses formes de musique improvisée et de faire participer les élèves de l'école de musique et les scolaires.
LaNormandy Beach Race, est la première « Beach Race »vintage deFrance. Elle se déroulait tous les ans en septembre depuis2019 et jusqu'en 2021 date à laquelle la fréquence est passée à 2 ans sur la plage de Riva-Bella avec une piste aménagée sur la sable sur 1/8 de mile, soit 200 mètres, pour des voitures et des motos d'avant1947 qui s'élancent pour des courses deux par deux.
La prospérité du bourg, dont le trafic portuaire était florissant durant toute la période anglo-normande ainsi que le patronage de l'abbaye aux Dames ont conféré la remarquable qualité de ce monument.
L'intérieur de l'église conserve encore des statues et un mobilier intéressants, ainsi que deuxvitraux commémorant la libération de la ville lors de laSeconde Guerre mondiale. Au sud de l'église, s'élève lemonument aux morts, remarquable par la présence du marin et dufantassin, le tout surmonté d'uncoq.
Attenant à l'église Saint-Samson, on trouve un ensemble de bâtiments anciens datant desXe et XIe siècles entièrement rénovés à la fin duXXe siècle, lagrange aux dîmes. Jusqu'à la Révolution, Ouistreham était unebaronnie appartenant à l'abbesse de laTrinité de Caen, la population lui était redevable de ladîme (impôt représentant environ un dixième des récoltes et des troupeaux) qui était entreposée dans ces bâtiments. L'architecture de cette grange est similaire à celles construites en Angleterre durant la même période et montre ainsi l'importance de l'influence des échanges anglo-normands à l'époque.
On peut trouver mention de la grange aux dîmes de Ouistreham dès1257 dans uncensier commandé par l'abbesse de Caen :« Y avait une grange à dîmes. La dixmes d'Oystreham, Saint-Aubin, du Port et de Colleville appartenaient à l'abbaye. »
Lephare de Ouistreham est un phare de granit, cylindrique, de 38 mètres de haut et peint en rouge et blanc et doté de 171 marches. Ce phare terrestre a été érigé en1905 en remplacement de l'ancien phare carré de 13 mètres de haut.
Le phare de Ouistreham est visible à 16 milles marins. Il indique aux marins la zone des dangereux rochers des Essarts grâce à un secteur rouge montrant la direction à ne pas prendre.
Le poste de direction de tir de Riva-Bella est un élément constitutif duMur de l'Atlantique situé 21 avenue du Six-Juin. Il abrite aujourd'hui un musée, « le Grand Bunker », sur le thème dumur de l'Atlantique. Le poste est inscrit au titre desmonuments historiques par arrêté du 13 juin 1994[72].
Signal, monument commémoratif du débarquement allié. Il fait partie d'une série de monuments semblables, portant le même titre, situés dans les communes où le débarquement de 1944 eut lieu. Il est financé par l'argent tiré de la vente d'épaves du Débarquement. Il est inauguré le sur un blockhaus, situé à l'emplacement où a été édifiée la gare maritime. Le monument est retiré lors de la construction de celle-ci et placé sur le rond-point de l'avenue du grand large (RD 84), à l'intersection avec le quai Jean Charcot et la rue Émile Herbline.
La Flamme, située au 23 boulevard Aristide Briand, réalisée en aluminium parYvonne Guégan, inaugurée le parFrançois Mitterrand. Elle est élevée sur une coupole de tir. Les noms des 177 Français qui ont participé audébarquement le matin du sont gravés sur le métal. Autour, dix petites stèles portent le nom descommandos morts entreColleville-Montgomery et Ouistreham.
MonumentLa Flamme
La statue en bronze deLord Lovat, située au 23 boulevard Aristide Briand, inaugurée en.
La statue engranit dePhilippe Kieffer, située au 23 boulevard Aristide Briand, inaugurée par sa fille Dominique en.
Située dans les jardins du casino, à côté de l'office de tourisme, appelée Galerie Delobel, la galerie de la plage abrite des expositions temporaires d'artistes locaux.
Parmi les 177 hommes ducommando Kieffer qui débarquèrent àColleville-Montgomery,Gwenn-Aël Bolloré écrit ses mémoiresJ'ai débarqué le 6 juin 1944 etNous étions 177 et l'on peut y lire la description de la bataille de Ouistreham.
On peut voir l'explosion du casino de Ouistreham dans le filmLe Jour le plus long, ce qui est une erreur historique puisque ce casino avait déjà été démoli par les nazis en 1942 et remplacé par un bunker[78]. Cette scène a par ailleurs été tournée à Port-en-Bessin.
À bord d'une ville est un film documentaire d'une durée de 77 min réalisé par Alexeï Konovalov-Louval qui montre 24 heures de la vie à Ouistreham.[réf. nécessaire]
Michel Cabieu (1730-1804), milicien. Il repoussa les Anglais qui tentaient de débarquer à Ouistreham en 1762. Il fut honoré par la convention en 1790 et fut surnommé le général Cabieu. Le cinéma et une avenue portent son nom.
Jean-Joseph Sulpis (1826-1911), graveur d'architecture, est mort à Ouistreham le 7 février 1911.
Le sculpteurAntoine Watrinelle (1828-1913) est mort dans une maison construite selon ses plans à l'embouchure de l'Orne.
Aristide Briand (1862-1932), homme politique, y possédait une résidence de vacances (qui existe encore, le long du canal de Caen à la mer) et un yacht (la Simounelle). Une avenue et un groupe scolaire portent son nom.
Le stade de Ouistreham est nommé d'après le capitaine de corvettePhilippe Kieffer (1899-1962), commandeur de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération,Croix de guerre 1939-1945 (quatre citations) etMilitary Cross (Royaume-Uni). Une stèle commémorative à son image fut apposée sur la plage en 1969.
Augustin Hubert (né le 5 mars 1918 àNantes), officier de marine français mort au champ d'honneur le 6 juin 1944 à Riva Bella (Ouistreham) lors du débarquement de Normandie.
Léon Gautier (1922-2023), membre descommandos Kieffer, débarque à Colleville-Montgomery et longe la plage pour libérer Ouistreham. Il y habite de 1992 à sa mort[79].
Édouard Zarifian (1941-2007), psychiatre, décédé dans la commune.
Ce blason reprend celui de l'abbaye Sainte-Trinité de Caen dont Ouistreham était une baronnie jusqu'à la Révolution mais s'en différencie par son chef. On y trouve donc les armes d'Angleterre (trois léopards d'or sur fond rouge — ditde gueules) et de Normandie (deux léopards sur fond rouge), rappelant ainsi les échanges très présents entre les deux régions mais aussi et surtout les armes deFlandres (lion noir — de sable — sur fond or) en référence àMathilde de Flandres — femme deGuillaume le Conquérant — qui est liée à l'abbaye caennaise (d'où la crosse sur le lion de Flandres). Enfin, le chef de ce blason, sur le thème et la couleur de la mer, évoque tout le pan côtier de la bourgade. On retrouve aussi ce côté maritime par le trident qui orne le cimier.
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑René Lepelley,Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen 1993.
↑Auguste Longnon,Les noms de lieu de la France : leur origine, leur signification, leurs transformations : résumé des conférences de toponomastique générale faites à l'École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, publié par Paul Marichal etLéon Mirot, préface deJacques Chaurand, Éditions Honoré Champion, Paris, 1999
↑Camps néolithiques et camps romains. Hue Edmond, Bulletin de la Société préhistorique de France. 1908, tome 5, N. 1. pages 61 et 62lire en ligne
↑« Les camps du Haut Empire en Gaule intérieure » inL'armée romane en Gaule, sous la direction deMichel Reddé, éditions Errance, Paris, 1996, p. 177 - 182
↑Philippe Kieffer,Philippe Kieffer, chef des commandos de la France Libre, Villers-sur-Mer, Editions Pierre de Taillac,, 288 p.(ISBN978-2-36445-022-6, www.editionspierredetaillac.com), page 141