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Otto Freundlich

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Pour les articles homonymes, voirFreundlich.

Otto Freundlich
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Mouvement
Genre artistique
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

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Otto Freundlich, né le àStolp (Allemagne) et assassiné le au camp de concentration deLublin-Majdanek (situé enPologne occupée), est unsculpteur et unpeintreallemand.

Au même titre queKandinsky, il est considéré comme un des peintres fondateurs de l'abstraction et duconstructivisme. L'œuvre de cet artiste engagé fut largement détruite par lesnazis qui la dénonçait comme le symbole de l'« art dégénéré » que représentait à leurs yeux l'art moderne[1].

Sa vie autant que sa réflexion esthétique donne à son œuvre une dimension morale et politique qui contribue à la diffusion de l'abstraction[2].

Biographie

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Ascension, bronze,Münster.

Otto Freundlich (dont le nom veut dire « aimable » en français) est né le dans une famille juive convertie auprotestantisme[3], d'entrepreneurs àStolp enAllemagne dans la région de laPoméranie, aujourd'huiSłupsk enPologne. Il est le cinquième enfant de son père Emile Freundlich et de sa mère Berthe Levy, morte un an après sa naissance. Son père se remarie avec Rose Bernhardt avec qui il a un enfant Kurt Michaël, Rose élève les six enfants dans la religion protestante[4].

En 1897, Otto Freundlich interrompt ses études pour suivre une formation commerciale àHambourg avant de passer son baccalauréat àBützow. Après l'obtention de celui-ci, il se consacre à des études d'histoire de l’art, de philosophie et de littérature àBerlin. Il avait d'abord commencé des études de dentiste en 1904 àMunich, mais au bout d'un an, il renonça à satisfaire les exigences familiales pour se tourner vers la littérature. Débute alors sa correspondance avec l’écrivain, éditeur et compositeurHerwarth Walden et avec le cercle de ce dernier, l’associationVerein für Kunst. Il s’intéresse à la composition musicale et litThéorie des sensations du son comme fondement physiologique pour la théorie de la musique (1863) d’Hermann von Helmholtz.

Entre juin et août 1905, il traverse lesAlpes à pied pour se rendre àFlorence où il demeure jusqu'en novembre. En janvier 1906, il revient à Munich et retourne à Florence en octobre où il séjourne jusqu'en janvier 1907. Là, il réalisera la sculptureMännliche Maske (Masque d'Homme).

La rencontre de l'avant-garde à Paris

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Otto Freundlich,Grande Tête, 1912, plâtre. La sculpture fut ostracisée par les nazis comme art dégénéré sous le titre deDer Neue Mensch (L'Homme nouveau) — Hambourg, Museum für Kunst und Gewerbe.
Catalogue de l'exposition Entartete "Kunst" de 1937, présenté à Paris dans l'exposition l"Art Dégénéré" au Musée Picasso en 2025.

Il rentre étudier à Berlin dans des écoles d'art privées, avant d'aller faire un séjour à Paris en 1908, où il loue un atelier auBateau-Lavoir.Pablo Picasso est son voisin d’atelier. Il se lie avec ce dernier ainsi qu'avecGeorges Braque,Guillaume Apollinaire et les cercles deMontmartre. Puis, en juillet, il retourne à Munich avec l’idée de fonder une école d’art et il publie des articles. En 1909, il effectue son deuxième séjour à Paris àMontparnasse et à Montmartre, où la galerie deClovis Sagot lui organise une exposition. Enfin, il séjourne pour la première fois chezOtto Van Rees et Adya van Rees-Dutilh àFleury-en-Bière, dans la forêt deFontainebleau. En janvier 1910, Freundlich est à Berlin où il s’installe dans un atelier et devient membre de laBerliner Secession et de sa revue[5]. À l’automne, il est de retour à Paris,rue des Abbesses, où il demeure principalement jusqu’au printemps 1914. Il crée alorsLa Grande Tête[6] une de ses sculptures les plus fameuses, en 1912 :« une grosse tête stylisée rappelant un peu lestikis des Marquises »"[7].

L'avant-garde à Berlin

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Composition (1911),musée d'art moderne de la ville de Paris.
Attribué à Otto Freundlich,Œil cosmique (1921-1922), pastel, collection privée.

À l’occasion de sa participation à la Neue Sezession (Berlin) en 1911, Freundlich fait la connaissance deKarl Schmidt-Rottluff, et se lie d’amitié avec l’historienWilhelm Niemeyer (de) avec lequel il correspond jusqu’en 1930. Il noue des contacts avec l’historienne d’art de Hambourg,Rosa Schapire, et le collectionneur Josef Feinhals de Cologne qui, comme Niemeyer, compte parmi ses premiers collectionneurs. Il réalise à cette époque ses premières œuvres non figuratives, utilisant "en peinture des surfaces de couleur nettes et purement constructives sans éléments naturalistes ou impressionnistes"[8] système auquel l'artiste restera fidèle. Le peintre et écrivainHans Richter écrit :« Il a été le tout premier peintre et sculpteur abstrait allemand qui réalisait, déjà avant 1912, année où je l’ai rencontré, ce qui n’était pas figuratif avec des proportions démesurées ou au contraire en feuillets minutieusement calligraphiés… ». ÀFleury-en-Bière, il se lie avec le couple d’artistes néerlandaisOtto et Adya van Rees. Cette dernière réalise des tapisseries à partir de compositions de Freundlich. Leur amitié illustre le lien entre vie de bohème, mouvement réformateur et art communautaire né du socialisme utopique de la fin duXIXe siècle[9]. L’été de l'année suivante, il participe avec des sculptures et une peinture à l’exposition la "Sonderbundausstellung" que Niemeyer a contribué à réunir à Cologne. Il montre sa grande composition abstraite[10] à Amsterdam dans le cadre d’une exposition organisée parConrad Kickert. Ce dernier vient de réunir autour de lui, à Paris, un groupe d’artistes Otto Freundlich,Piet Mondrian,Petrus Alma (nl), Otto van Rees et Jan F. van Deene. Durant l’été, il fait la connaissance deBrancusi,Modigliani etAmadeo de Souza Cardoso. En novembre, il commence à travailler à sa sculpture Der neue Mensch[11] qui sera reçue en donation en 1930 par le Museum für Kunst und Gewerbe de Hambourg de la collectionneuse Olga Solmitz.

En 1913,Guillaume Apollinaire écrit pour la revueDer Sturm en février, son article « La peinture moderne » dans lequel il cite Freundlich parmi les« peintres allemands les plus intéressants ». En mars, il s’installe dans le quartier de Montparnasse. Deux tapisseries réalisées par Adya van Rees à partir de ses compositions sont exposées dans le cadre du premierSalon d’automne de Berlin (Erster Deutscher Herbstsalon) qui se tient à la galerie Der Sturm d’Herwarth Walden. De mars à juillet 1914, il séjourne dans l’atelier de restauration de la tour nord de la cathédrale deChartres. Cette expérience sera essentielle pour la naissance de son esthétique. Il écrira à Schmidt-Rottluff :« J’ai été pendant cinq mois prisonnier du monde à Chartres et j’en suis ressorti marqué à toujours… ». Tandis qu’à son ami Souza Cardoso, à qui il adresse plusieurs cartes postales, il évoque le principe créatif fondamental, à ses yeux, de « déconstruction ». Début août, au début de la guerre, il rentre en Allemagne.

La Première Guerre mondiale

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Composition (1933-1961), bronze,Otterlo,musée Kröller-Müller.

Il passe la guerre dans les services de santé, publie de nombreux articles, se lie d’amitié avecRaoul Hausmann,Hannah Höch et les cerclesdadaïstes de Berlin. Il change souvent d’adresse. Il peint, dessine et réalise ses premières gravures[10]. Il s’intéresse à l’art du vitrail et à l’art monumental. En 1916, il épouse la pianiste Dore Leeser avec qui il aura un fils, Berthold, qui mourra en février 1922. Il participe avec des gravures et des textes à la revue pacifisteDie Aktion. Il fait partie du comité artistique consultatif duArbeitsrat für Kunst et participe à la fondation duNovembergruppe. En février 1918, il divorce. Juste après la guerre, il fait paraître dansDie Aktion etDer Einzige une publicité pour son école d’art à Berlin. Sa mosaïqueDie Geburt des Menschen[10], commande deJosef Feinhals, est exposée à la galerie Fritz Gurlitt de Berlin et à l’exposition de novembre du Kölner Kunstverein. Il organise avecMax Ernst etJohannes Baargeld la première expositiondadaïste de Cologne et participe aux revues dadaïstes ou expressionnistesBulletin D,Der Ventilator,Die Erde,Das Tribunal,Der Storm. Il réalise les dessinsDie Zeichen qui seront publiés en album à Cologne l’année suivante[10].

L'entre-deux-guerres

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Corps sphérique (1925), collection privée[12].
Ascension (1929-1979), bronze,Munich,Pinakothek der Moderne.

Au début desannées 1920,Walter Gropius tente sans succès de lui obtenir un poste de professeur auBauhaus. AvecOtto Dix, Raoul Hausmann, Hannah Höch et d’autres, il critique l’évolution du Novembergruppe. De janvier 1921 à fin 1922, il réside principalement à Berlin. Il participe à laGrande exposition d'art de Berlin dans la section Novembergruppe. Il réalise une sculpture pour le caveau de son collectionneur et mécène berlinois,Julius Wissinger[10]. Dans le même temps, Freundlich adhère à Berlin au groupe d’artistes anarchistes Kommune (Raoul Hausmann, Hedwig Hausmann, Tristan Rémy, Ludwig Hilbersheimer, Margaret et Stanislas Kubicki) avec qui il participe à l’Internationaler Kongress fortschrittlicher Künstler à Düsseldorf puis à l’Internationale Ausstellung revolutionärer Künstler organisée par l’Arbeiter-Kunst-Ausstellung à Berlin. En juin 1923, il se marie une seconde fois. L'année suivante, il rend visite au conservateur du Museum für Kunst und Gewerbe de Hambourg. En août, il retourne brièvement à Paris et participe auSalon des indépendants. En septembre 1924, il publie en français une étude sur les peintres allemands modernes dans la revue le7e Jour. Cette étude est remarquée, par le journal Paris -Soir qui s'en fait l'écho et la cite :« Les arts montrent les faiblesses et les puissances de la Mentalité humaine. Nous devons travailler pour une cause qui appartienne au monde entier, et ce mouvement doit et ne peut être qu'international. »[13].

Il réalise un grand vitrail qui sera exposé à Berlin en septembre de la même année. En février ou mars 1925, il est de retour à Paris où il s’installe auno 7rue Belloni, puisrue Bonaparte. Il assiste à laSorbonne aux conférences de l’architecte viennoisAdolf Loos. En juin, il rend visite au créateur de films abstraitsViking Eggeling quelques semaines avant la disparition de ce dernier.

Max Sauerlandt (de), directeur du Museum für Kunst und Gewerbe de Hambourg s’engage à lui acheter le vitrail réalisé pour le collectionneurJohannes Bredt de Münster en 1926. Il fait la connaissance deHedwig Muschg qui le soutiendra jusqu’à sa mort. En décembre, il se rend à Chartres, en compagnie des frères Bram (1895-1981) etGeer van Velde. En avril et en juillet 1927, il se rend à Berlin. Freundlich réaliseFragments de figure à l’ensemble des plans[10] œuvre qui préfigure partiellement la syntaxe de ses œuvres des années 1930. En mai 1928, il commence sasculpture monumentale,Ascension, qu’il termine l’été 1929 et montre à l’exposition Abstrakte Kunst und Surrealismus au Kunsthaus de Zurich[10] Pour Olivier Céna :« Les quelques sculptures qu'il réalisa jusqu'à sa mort frôlent la figuration, l'évoquent souvent, comme si elles hésitaient, ou plutôt comme si Freundlich se demandait ce qu'est exactement une sculpture abstraite : ronde, souple, charnue, elle suscite l'idée du corps ; raide et géométrique, elle ramène à l'architecture », et il ajoute :« Freundlich cherchait à traduire en sculpture cette “conscience de l'univers” qu'il exprimait en peinture, acte qu'il opposait à la traditionnelle représentation de la réalité. Pourtant, son Ascension (1929), […] ne parvient pas à se défaire des formes organiques au point de rappeler une tête peut-être, ou un poing tendu »[7].

Cercle et carré

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Communisme cosmique,Cologne,musée Ludwig.

En 1930, il publie dans son essaiA bis Z un hommage àWilhelm Niemeyer. Il participe à l’expositionCercle et Carré, galerie 23 à Paris. Sa sculptureDer neue Mensch entre par donation dans les collections du Museum für Kunst und Gewerbe de Hambourg. L’été, il séjourne pendant plusieurs mois àAuvers-sur-Oise avec le couple van Doesburg et y réalise notamment une grande composition aujourd’hui dans la collection du musée de Pontoise[14]. Il s’adresse àPaul Klee avec l’espoir d’obtenir un poste au Bauhaus, probablement sur les conseils deJeanne Kosnick-Kloss qui devient, à cette époque, sa compagne. Il écrit un texte à l’occasion des 40 ans de la disparition de Van Gogh[15]. Peu après, il devient membre duSalon des indépendants et membre duComité directeur d’Abstraction-Création. C'est aussi l'année de sa deuxième exposition personnelle à la galerie Becker und Newman à Cologne. Il écrit notamment un texte pour les 50 ans de Picasso[16]. En 1933, Freundlich réalise sa deuxième sculpture monumentale[17] et peint la compositionMon ciel est rouge conservé aumusée national d’art moderne de Paris[17]. Avec Jeanne Kosnick-Kloss, il devient membre de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR) proche du parti communiste, probablement à l’invitation de son amiTristan Rémy. Le 11 avril, le Bauhaus est fermé par les nazis. Otto Freundlich rédige un texte ouvertement anti-nazi : "Für das Bauhaus und Gegen die Kuturreaction" (Pour le Bauhaus et contre la reaction culturelle) puis en 1938 un appel contre le nationalisme ; "zur nationalisierung des geistes" (A propos de la nationalisation de l'esprit).

Abstraction-Création

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Attribué à Otto Freundlich,Composition (1938), localisation inconnue.
Mein roter Himmel (Mon ciel rouge) (1933), huile sur toile,Paris,musée national d'art moderne.

En 1934, Abstraction-Création organise une exposition spéciale pour lui etHans Erni, mais Freundlich quitte cette association en novembre. Il participe auxSalon des indépendants. Il tente d’obtenir la nationalité française avec le soutien notamment deGeorges Braque mais ne peut réunir la somme nécessaire. L'année suivante, Freundlich participe auSalon de l’art mural et au Salon des indépendants. Il réalise la grande gouacheHommage aux peuples de couleur, aujourd’hui dans les collections du musée national d’art moderne de Paris[17]. En 1936, il fonde son académie privée Le Mur et écritSculptures-Montagnes qui préfigure son dernier grand projet desculpture architecturale,Le Phare des sept arts[18]. Il échange des œuvres avecKurt Schwitters. Le critique Yvanhoé Rambosson, l'inclut dans une exposition collective sur lemusicalisme qui circule en Europe Centrale et qui rencontre un grand succès[19]. En 1937, sa sculpture " La Grande Tête", acquise en 1930 par le musée de Hambourg, est reproduite par les nazis sur la couverture du catalogue de l’exposition itinéranteEntartete Kunst (Art dégénéré)[18]. Quatorze œuvres de Freundlich sont saisies dans des musées allemands et détruites[20]. Pendant ce temps, Freundlich participe à de très nombreuses expositions : Konstruktivisten à Bâle,Xe Salon des artistes indépendants à Bordeaux, Unity of Artists à Chicago, Democracy and Cultural Development à Londres, au Congrès international de l’art indépendant à l’Exposition internationale de Paris… Le photographeWilly Maywald organise dans son studio à Paris une exposition d’œuvres de Jeanne Kosnick-Kloss et Otto Freundlich[18]. Il fait la connaissance deGaston Chaissac qu’il va encourager à peindre. Peu après, il réalise la mosaïqueHommage aux peuples de couleur sous la forme d’un triptyque[17].Willem Sandberg, futur directeur du Stedelijk Museum d’Amsterdam, qui prépare une exposition consacrée à l’art abstrait, lui rend visite. Pour son soixantième anniversaire, la galerieJeanne Bucher-Myrbor organise une exposition de ses œuvres et de nombreux artistes signent un « Appel aux dons » pour le soutenir, économiquement parmi lesquels : J. Adler, H. Arp, G. Braque, J. Cassou, A. Derain, R. et S. Delaunay, A. Gleizes, W. Gropius, F. Léger, Max Jacob, W. Kandinsky, J. Lipchitz, P. Picasso, S. Tauber-Arp, Max Ernst. Son « Hommage aux peuples de couleur » entrera à la suite d’une souscription dans les collections dumusée national d’art moderne aujourd'huiCentre Pompidou[18]. Il participe à la première exposition desRéalités Nouvelles à la galerie Charpentier à Paris. La galerieRené Breteau lui consacre une exposition individuelle.

La Seconde Guerre mondiale

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Composition (1939),Pontoise,musée Tavet-Delacour.

À partir de septembre, avec le début de la guerre, il est interné comme sujet allemand et transféré de camp en camp, il dessine avec des croquis la vie des camps de manière figurative. Hedwig Muschg lui propose d’émigrer en Suisse mais il préfère rester en France. Relâché en février 1940, il rentre à Paris et participe au Salon des Indépendants avecMosaïque en mars, mais est de nouveau interné vers la mi-mai. Libéré le 20 juin, il se réfugie avec Jeanne Kosnick-Kloss àSaint-Paul-de-Fenouillet dans lesPyrénées-Orientales. Il commence la rédaction d’Ideen und Bilder[21] sur lequel il travaillera jusqu’en 1942. Les tentatives pour permettre à Freundlich de quitter la France pour lesÉtats-Unis échouent. Il écrit aussi sa biographie et refait de mémoire des œuvres anciennes perdues ou détruites prolongeant ses recherches abstraites. En 1942, il est caché par une famille de paysans àSaint-Martin-de-Fenouillet, il vit avec sa femme au-dessus de l'étable, où au début des années 1980, l'historienne de l'artRita Wildegans retrouva son matériel et ses pinceaux[22]. À la suite de l'attaque contre deux officiers allemands, Freundlich est dénoncé par un habitant deSaint-Martin-de-Fenouillet. Il est arrêté le 23 février 1943 par deux gendarmes français[23]. Emmené aucamp de Gurs dans lesPyrénées-Atlantiques, puis aucamp de Drancy. Il est ensuite déporté par le convoino 50[24], en date du 4 mars 1943, il est assassiné, à son arrivée le 9 mars enPologne occupée, au camp d’extermination deSobibor[25], (Lublin-Maïdanek).

Après la Seconde Guerre mondiale

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Vue de la rétrospective Otto Freundlich,Musée Ludwig,Cologne 2017.

Le premier salon des Réalités Nouvelles en 1946, lui rend hommage.

En 1966, s'éteint sa femmeJeanne Kosnick-Kloss, elle est enterrée aucimetière d'Auvers-sur-Oise en face des tombes deVincent etThéo Van Gogh. Une plaque commémorative rappelle le destin tragique d'Otto Freundlich[26].

Voie européenne de la Paix

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Mémorial pour Otto Freundlich àSt. Wendel dans la voie de la Paix.

Dans les années 1930, le couple Otto Freundlich et Jeanne Kosnick-Kloss avait eu l’idée d’unevoie européenne de la paix traversant l’Europe, comme symbole de la paix entre les peuples européens alors que le couple était conscient de la montée des périls et de la tragédie se nouant alors. Dans son projet, il imagine deux voies de sculptures non-figuratives disposées en plein air : l'une va de l'Europe du Nord au sud, est dite « voie de la fraternité humaine » et l'autre d’est en ouest, de Moscou à la côte normande « voie de la paix » pour symboliser la liberté et la solidarité entre tous les peuples européens[27].En 1976, Leo Kornbrust, sculpteur et professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Munich, reprend l'idée et crée deux voies qui se croisent àParis : « la voie de solidarité humaine » et « la voie de la fraternité »[28]. Un des segments de ce chemin est la « Voie des sculptures deSaint-Wendel ».

Redécouvertes des sculptures

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En réalisant des travaux du métro à Berlin, onze sculptures ont été redécouvertes en 2010, dont une tête d'Otto Freundlich de 1925[29].

Publications

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Publications posthumes

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  • Günter Aust,Otto Freundlich 1878-1943 – Aus Briefen und Aufsätzen, Cologne,galerie der Spiegel, 1958.
  • Uli Bohnen,Otto Freundlich, Schriften, 1982.
Tombe de Jeanne Kosnick-Kloss et de Otto Freundlich à Auvers-sur-Oise.

Collections publiques

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Expositions personnelles (sélection)

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Notes et références

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  1. Geneviève Debien. Otto Freundlich (1878-1943) entre 1937 et 1943 : un artiste classé « dégénéré » mais une création ininterrompue, jusque dans l’exil.. Article mis en ligne le 25 mars 2010 à la suite du séminaire des boursiers de la Fondation pour la M ́em.. 2010,http://www.fondationshoah.org/FMS/IMG/pdf/22 - Genevieve Debien 2.pdf. <halshs- 00531768>
  2. Jean-Jacques Levêque, Les années folles, 1918-1939 le triomphe de l'art moderne, Paris 1992p. 566
  3. in Joachim Heusinger von Waldegg, "Abstraction et Utopies" Christophe Duvivier Otto Freunlich, Somogy, 2009p. 11
  4. in Cat coll, sous la direction de Julia Friedrich, "Otto Freundlich, Cosmic Communism", Prestel editions, Munich, 2017.p. 302
  5. Christophe Duvivier, Joachim Heusinger von Waldegg, repères biographiquesOtto Freundlich - 1878-1943, Paris, Somogy, 2009.p. 114
  6. Les nazis renommeront la sculpture :Der neue Mensch (L'Homme nouveau)
  7. a etbOlivier Cena, « Sculptures monumentales d'Otto Freundlich »,Télérama,no 3021, 3 décembre 2007. consulté le 25 mars 2017.
  8. in Joachim Heusinger von Waldegg, "Abstraction et Utopies" Christophe Duvivier Otto Freunlich, Somogy, 2009p. 12
  9. in Joachim Heusinger von Waldegg, "Abstraction et Utopies" Christophe Duvivier Otto Freunlich, Somogy, 2009p. 13
  10. abcdef etgChristophe Duvivier, Joachim Heusinger von Waldegg,op. cit.,p. 115.
  11. Christophe Duvivier, Joachim Heusinger von Waldegg,op. cit.,p. 114.
  12. (de)museum-ludwig.de.
  13. « À tous échos »,Paris-soir, 29 septembre 1924.
  14. Christophe Duvivier, Joachim Heusinger von Waldegg,op. cit.,p. 115-116.
  15. Uli Bohnen,Otto Freundlich, Schriften, 1982p. 165-166.
  16. Uli Bohnen,Otto Freundlich, Schriften, 1982p. 116.
  17. abc etdChristophe Duvivier, Joachim Heusinger von Waldegg,op. cit.,p. 116.
  18. abc etdChristophe Duvivier, Joachim Heusinger von Waldegg,op. cit.,p. 116).
  19. Comœdia, 17 novembre 1936.
  20. On ne sait pas ce que sont devenues ces œuvres de son atelier berlinois in Geneviéve Debien. Otto Freundlich (1878-1943) entre 1937 et 1943 : un artiste classé « dégénéré » mais une création ininterrompue, jusque dans l’exil. Article mis en ligne le 25 mars 2010 à la suite du séminaire des boursiers de la Fondation pour la Mém.. 2010,http://www.fondationshoah.org/FMS/IMG/pdf/22 - Genevieve Debien 2.pdf. <halshs- 00531768>
  21. Uli Bohnen,Otto Freundlich, Schriften, 1982p. 39-61.
  22. in Cat "Otto Freundlich Cosmic Communism", Musée Ludwig, Prestel, 2017 p.315
  23. in Cat "Otto Freundlich Cosmic Communism", Musée Ludwig, Prestel, 2017 p315
  24. Klarsfeld, 2012.
  25. En effet Freundlich semble être mort entre son arrivée à Sobidor et avant son transfert à Lublin-Maïdanek, si ce n'est qu'il soit mort pendant le transfert. La date et le lieu exact de sa mort sont inconnus." in Cat "Otto Freundlich Cosmic Communism", Musée Ludwig, Prestel, 2017 p315
  26. « Tombe de Jeanne Kosnick-Kloss à Auvers-sur-Oise - Auvers-sur-Oise et Vincent van Gogh », surAuvers-sur-Oise et Vincent van Gogh,(consulté le).
  27. http://www.memorial-montormel.org/voie_europ_enne_de_la_paix_1_247.html
  28. « bosener-muehle.de/projekt-stei… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  29. Philippe Dagen, « Tête émissaire »,Le Monde, 12 septembre 2013 (en ligne).

Annexes

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Bibliographie

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Monographies (sélection)

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Liens externes

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