Cet article concerne le port de la Rome antique. Pour la ville moderne (Ostia Lido), voirOstie (ville). Pour l'interjection québécoise, voirSacre québécois.
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Ostie Ostia antica
Ostie, sur la rive gauche de l'embouchure duTibre, sous l'Antiquité.
Ostie (en latinOstia,ostium signifiant « embouchure d'un fleuve » ; en italienOstia Antica) était le port de laRome antique, situé à l'embouchure duTibre, à 35 km au sud-ouest deRome (du fait de l'ensablement, le site se trouve désormais à l'intérieur des terres).
Laville portuaire, abandonnée à la fin de l'Empire romain, conserve des rues et des bâtiments antiques, en particulier des entrepôts, des boutiques, des sanctuaires et des immeubles d'habitation(insulae), parfois sur une hauteur de plusieurs étages.
Elle est parfois confondue avec l'actuelle ville d'Ostie qui se trouve non loin de là sur le littoral, ainsi qu'avec la localité d'Ostia Antica qui se situe à proximité.
SelonVirgile, c'est à l'embouchure du Tibre, sur le site d'Ostie que le princeÉnée, fuyant l'incendie deTroie, aurait débarqué et implanté un fort[1], licence poétique même pour les Romains, puisqueVarron fait débarquer Énée àLanuvium.
Selon la tradition romaine rapportée par de nombreux auteurs[2], la ville aurait été fondée vers parAncus Marcius, quatrième roi légendaire de Rome. Ces auteurs évoquent un site entouré de bois et desalines, mais aussi l'inconvénient de l'alluvionnement du Tibre, qui gêne l'accès des gros navires et oblige à transborder les cargaisons sur des barques fluviales[3].
Les recherches archéologiques ne font cependant pas remonter l'existence d'Ostie au-delà de[4], et l'inscription la plus ancienne est uneborne milliaire de la via Ostiensis datée entre le milieu et la fin duIIIe siècle[5]. La fondation d'uncastrum (camp militaire) pourrait avoir eu lieu lors du desserrement du contrôle étrusque sur la rive droite du Tibre, après la prise deFidènes en ou celle deVéies en[6]. Le tracé archéologique du camp est bien repéré par ses vestiges de murs engrand appareil detuf volcanique au cœur d'Ostie dans un rectangle de 193 par 125 mètres, orienté sur les axes cardinaux selon les rites de fondation[4]
En est instituée laquesture d'Ostie(quaestor classicus), chargée de l'acheminement du ravitaillement jusqu'à Rome[7] : cette date marque le départ de la transformation de la petite citadelle en une véritable ville romaine, plus grande, entourée de nouveaux murs, prévoyant la place pour le développement futur.
Ladeuxième guerre punique montre l'importance stratégique d'Ostie. En, les bateaux chargés des approvisionnements pour l'armée romaine qui se trouvait enIbérie partirent d'Ostie[8], et en, le blé provenant de la Sardaigne y était entreposé[9]. En,Publius Cornelius Scipion part d'Ostie avec ses trentequinquérèmes et gagne l'Espagne en longeant les côtes[10]. En, un navire qui ramène la statue de la déesseCybèle s'échoue et, selon la tradition, est miraculeusement halé par la vestaleClaudia Quinta. L'épisode témoigne des difficultés de débarquement dans une embouchure sujette à l'alluvionnement[11].
En, cherchant à s'imposer auSénat romain,Marius débarque à Ostie avec une flotte de 40 navires, la pille et tue une partie des habitants, puis bloque les approvisionnements maritimes de ses adversaires et prend le contrôle de Rome[13],[14].
La ville est pillée et ses bateaux sont brûlés par des pirates en[15]. En, pour protéger la ville et l'approvisionnement de Rome, le consulCicéron lance les travaux de réfection des murailles et des portes, qui seront achevés parClodius Pulcher en[16]. Lors des guerres civiles, Ostie est de nouveau menacée parSextus Pompée qui s’oppose ausecond triumvirat[17].
À l'époque républicaine, la ville était seulement considérée comme l'emporium (le comptoir) de Rome, avec ses nombreuses boutiques et ses entrepôts. D'élégantes maisons àatrium etpéristyle furent construites, tandis que les rues étaient ornées de colonnades. Sous les voies couraient leségouts, alors queles cimetières étaient rejetés hors les murs dans desnécropoles[réf. nécessaire]. La population à la fin de larépublique peut être estimée grâce à l'inscription de P. Lucilius Gamala[18] qui offrit aux colons d'Ostie un banquet public de 217 lits, soit 1 953 personnes sur la base de 9 convives par lit. Les femmes, les enfants et probablement les affranchis n'ayant pas pris part au banquet, on extrapole une population d'environ 10 000 habitants[19].
Le développement du luxe à Rome engendre de nouvelles importations : au dernier siècle de larépublique romaine, de riches aristocrates décorent leur maison demarbres venus deNumidie ou de l'île de Chio, puisAuguste et ses successeurs font venir d'Égypte de grandes quantités de marbre, d'onyx, debasanite, degranite[20]. D'exceptionnels transports sont réalisés sous Auguste etCaligula avec l'arrivée d'obélisques entiers en granite.
Il faut attendre 2012 pour que des carottages sédimentaires valident la présence d'un bassin portuaire à Ostie[1]. La stratigraphie révèle que les premiers sédiments portuaires, datés au radiocarbone, remontent entre leIVe etIIe s. av. J.-C.[21]. Le bassin disposait d'une profondeur de 6 mètres sous le niveau marin antique. Cette donnée bathymétrique est importante car, considéré jusqu’alors comme un port essentiellement fluvial ne pouvant accueillir que des bateaux à faible tirant d’eau, ce bassin d’Ostie bénéficiait en réalité d'une profondeur suffisante pour accueillir de grands navires maritimes à fort tonnage. Enfin, la strate la plus récente, constituée d’accumulations massives d’alluvions, témoigne de l’abandon du bassin à l’époque romaine impériale. Grâce aux datations au radiocarbone, il est possible d’en déduire qu’une succession d’épisodes de crues majeures du Tibre est venue colmater définitivement le bassin portuaire d’Ostie entre leIIe siècle av. J.-C. et le premier quart duIer siècleapr. J.-C.[22]. Ces résultats sont en accord avec le discours du géographe Strabon (58 av. J.-C. – 21/25 ap. J.-C.) qui indique un comblement du port d’Ostie par des sédiments du Tibre à son époque :« Ostie, n'a point de port, et cela à cause des atterrissements formés à l'embouchure du Tibre par le limon que charrient le fleuve et ses nombreux affluents ; il faut donc (ce qui n'est pas sans danger) que les bâtiments venant du large jettent l'ancre à une certaine distance de la côte et restent ainsi exposés à toute l'agitation de la pleine mer. Mais l'appât du gain fait surmonter tous les obstacles : il y a à Ostie une foule d'embarcations légères toujours prêtes, soit à venir prendre les marchandises des navires à l'ancre, soit à leur en apporter d'autres en échange, ce qui permet à ces navires de repartir promptement, sans avoir eu même à entrer dans le fleuve » (Strabon, Géographie, livre V, chap. III, parag. 5)[23].
Embouchure duTibre avec sur l'extrême gauche : le port hexagonal deTrajan et site d'Ostie antique. Entre les deux :Isola Sacra.
En son temps déjà,Jules César avait envisagé de créer un nouveau port à l'embouchure du Tibre, mais il y avait renoncé, en raison des difficultés techniques. Cependant l'augmentation du trafic rendait insuffisant le mouillage naturel d'Ostie, par ailleurs difficile en raison des bancs de sable, et l'empereurClaude fit construire, à partir de42, un nouveau port à environ trois kilomètres au nord d'Ostie (41,777968694, 12,250614194), lePortus Claudii[24]. Un grand bassin artificiel alimenté et drainé par un canal dérivé du Tibre fut inauguré en 46[25]. Ce port fut achevé parNéron, vers64-66 et doté d'unphare comme l'indiquerait unemonnaie de Néron de 64. Une nouvelle ville,Portus, se développa autour du nouveau port, au détriment d'Ostie.
Entre les deux digues avait été érigé unphare maritime fondé sur un îlot artificiel formé par le grand bateau de 104 m de long[26] utilisé parCaligula pour ramener d'Égypte l'obélisque du Vatican : le navire avait été rempli de roches, puis coulé en mer.
Une étude des universités de Southampton et de Cambridge en cours depuis 2007 montre unevisite virtuelle des ports de Claude et de Trajan.
Si les amarrages sont mieux protégés, la navigation reste dépendante de la belle saison, et la circulation maritime s'interrompt chaque année à mi-novembre[28].
L’étude des vestiges en terre cuite, qu’il s’agisse d’ustensiles ou de contenants, apporte des informations sur les circuits commerciaux autres que ceux des céréales et des matériaux de construction. Par sa forme typique et standardisée, une amphore renseigne sur son pays de fabrication et son contenu. Lacolline du Testaccio à Rome est ainsi une mine archéologique évaluée à 50 millions d’amphores, jetées entre le règne d’Auguste et 255, pour les trois quarts des amphores d’huile deBétique[29].
Au début de l’Empire, les échanges entre Ostie et les provinces se font dans les deux sens. La part du vin italien exporté massivement durant la République tend à se réduire, sauf pour les crus de qualité. En revanche, lacéramique sigillée d’Arezzo et les lampes à huile sont diffusées dans tout l’Empire. Dans l’autre sens, Ostie importe des vins à bon marché deTarraconaise, l’huile d’olive deBétique, legarum et les conserves de poissons de Bétique[30] et deMaurétanie Tingitane[31].
AuIer siècle, les productions gauloises de sigillée et de vin concurrencent celles d’Espagne et d’Italie : vers 75, le vin à Ostie est pour 40 % gaulois, pour moins de 30 % italien et pour moins de 15 % espagnol. Le vin de Tarraconaise disparaît à Ostie à la fin duIer siècle. Les importations de vins fins provenant des îles de la mer Égée se maintiennent auIer siècle et auIIe siècle à un niveau marginal mais régulier d’environ 5 %[32].
Les importations en provenance d’Afrique romaine ne concernent pas uniquement le blé. Sous lesFlaviens, les productions africaines arrivent de plus en plus à Ostie, avec l’huile d’olive ou la poterie de cuisine de qualité commune. Dans la deuxième moitié duIIe siècle, les amphores africaines sont aussi nombreuses à Ostie que celles d’Espagne et représentent environ un quart du total. Elles les supplantent dans les années 230/240, en constituant près de la moitié des trouvailles dans les fouilles[33].
Au début duIIIe siècle, les importations de garum de Bétique et de Mauritanie Tingitane s’effondrent, et la part des vins gaulois diminue nettement. Le vin deMaurétanie Césarienne dépasse alors le vin gaulois, et la vaisselle fine de fabrication africaine domine à Ostie[33].
Ostie est au faîte de sa prospérité auxIIe et IIIe siècles. L'estimation de sa population est délicate comme pour toute ville antique ; diverses méthodes basées sur la superficie construite et des coefficients de densité la situent entre 27 000 habitants selon Parker, 36 000 selonGuido Calza et Girri, 50 000 à 60 000 pourRussell Meiggs[34].
L'afflux de population dû aux travaux de Trajan et à l'essor de l'activité entraîne la construction de grandsimmeubles d'habitation à plusieurs étages.Hadrien, en qualité deduumvir quinquenal d'Ostie en 121 et 126 lance d'importants programmes d'aménagement dans le centre, fournit les marbres pour le nouveauCapitole, finance à hauteur de deux millions de sesterces lesthermes deNeptune et fait reconstruire le quartier de lacaserne desvigiles[35].Antonin le Pieux achève ces travaux. En180, l'empereurCommode fait construire le nouveauthéâtre d'Ostie. Puis, de203 à217,Septime Sévère etCaracalla font agrandir et rénover lethéâtre et la place desCorporations, où se pressent les bureaux des marchands, armateurs et banquiers.
Des magistrats et fonctionnaires sont chargés de surveiller le chargement et le déchargement des denrées alimentaires, d'en contrôler la qualité et la quantité, d'effectuer les paiements et prélever les taxes, de faire assurer le respect des contrats, en particulier ceux entre l'État et le privé, de gérer les rapports avec les armateurs, de surveiller lescorporations de travailleurs des bacs transbordeurs, des docks, des chantiers navals, et des maçons chargés de l'entretien des quais et des entrepôts. Il y avait même une corporation de plongeurs chargés de récupérer les marchandises tombées à l'eau.
Lacrise du troisième siècle provoque un ralentissement de l'activité commerciale et portuaire. Les dépôts d'amphores duTestaccio à Rome témoignent d'un arrêt des importations d'huile espagnole. Mal entretenu, le port d'Ostie tend à s'ensabler, tandis que Portus est moins touché par le marasme économique[36].
Au début duIVe siècle,ConstantinIer transfère le statut demunicipe à Portus et prive Ostie de son autonomie administrative : c'est le début d'une lente décadence. L'activité d'Ostie diminue, et de nombreuses maisons à étages destinées à l'habitat populaire sont transformées en luxueuses résidences pour l'aristocratie[37].
En387,Augustin d'Hippone fait étape à Ostie, dans une maison avec jardin. Sa mèreMonique y trouve la mort pendant qu'ils attendaient d'embarquer pour l'Afrique[38]. En417, le poèteRutilius Namatianus rejoint Portus depuis Rome en passant par le bras droit du Tibre, car le bras gauche qui dessert Ostie est ensablé et impraticable[39]. Néanmoins, auVe siècle,Cassiodore évoque dans sa correspondance les deux villes de l'embouchure du Tibre - Portus et Ostie - comme des cités très décorées (ornatissimas civitates)[40].
AuVIe siècle,Procope de Césarée décrit Ostie et Portus dans saGuerre des Goths : Ostie n'a plus de murailles, et la route terrestre d'Ostie à Rome n'est pas entretenue, tandis que reste actif à Portus le déchargement des navires sur des embarcations fluviales halées par des bœufs. Pour affamer l'armée deBélisaire, lesOstrogoths assiègent et s'emparent de Portus, obligeant les bateaux romains à décharger àAntium, à un jour de marche d'Ostie[41].
Face à la menace des piratessarrasins, Ostie est trop étendue dans son périmètre antique et est abandonnée, le papeGrégoire IV la cantonne en830 dans une enceinte réduite nommée un temps Gregoriopolis en son honneur. Ceci n’empêche pas un raid des Sarrasins en846, qui s’emparent de Porto et d’Ostie et pillent les environs de Rome[42].
En ruines, Ostie s'ensable, tandis qu'au fil des siècles, les alluvions du Tibre repoussent le rivage. Une inondation modifie le cours du Tibre, raccourcissant la boucle qu'il formait en amont d'Ostie, et érode une partie nord du site.
Région d'Ostie, près de Rome, le 24 janvier 1557, pendant la guerre entre France et le Saint Empire romain germanique.
La cité antique demeure à l'abandon, sans tomber dans l'oubli. Lorsqu’en 1581,Montaigne la visite, il y trouve de grandes ruines et des pacages, entend les appellations de « lac de Trajan » et « Arc de Claudius » pour les bassins de Portus, traverse l'« Îsle sacrée » puis Ostie. Il note que le pape fait « désenterrer tous les jours et porter à Rome » des colonnes de marbre[43]. Les besoins de la Rome de la Renaissance provoquent la récupération de marbres antiques comme matériau de décoration ou comme aliment des fours à chaux.
LeXVIIIe siècle voit le développement de l’intérêt pour l’art antique, et les fouilles clandestines ou autorisées font la chasse aux belles œuvres qui partent en Angleterre ou dans les musées duVatican[44]. Sous l’impulsion du papePie VII, les premières fouilles à vocation archéologique commencent en 1802-1804, et se poursuivent par intermittence à partir de 1824 puis de 1855, conduites par Ercole Visconti avec la restauration de ce qui est encore debout. C'est également auXIXe siècle, à la suite des travaux de bonification des salines, qu'uneville moderne homonyme est construite à proximité.Le rattachement en 1870 desÉtats de l'Église au reste de l’Italie interrompt les recherches, qui ne reprennent qu’en 1909 avec une équipe d’archéologues sous la direction de Dante Vaglieri puis deGuido Calza de 1913 à 1946. La période mussolinienne pour des raisons idéologiques (retrouver le souvenir de la grandeur de Rome) mène des travaux d’ampleur de 1938 à 1942 : quelque 600 000 mètres cubes de déblais sont dégagés avec, comme le déploreFilippo Coarelli, des méthodes hâtives et peu scientifiques et des restaurations excessives comme celle du théâtre. Les diverses secteurs fouillés sont réunis en seul tenant, la superficie visible double pour atteindre les 34 hectares, sensiblement la surface actuelle, et le plan de la ville antique est établi pour les deux tiers de son extension[45],[37].
Les travaux archéologiques se sont poursuivis à notre époque, et font l’objet de communications régulières[46].
Grâce à sa conservation remarquable, Ostie est le site antique le plus riche en documentsépigraphiques après la ville de Rome, avec environ 6 500 inscriptions recensées en 2006, allant de la période républicaine tardive à la fin duBas-Empire.
Qu’elles soient très fragmentées et dispersées à l’état de débris échappés des fours à chaux, ou bien encore entières et rattachées à un contexte archéologique précis, les inscriptions enrichissent l’interprétation des fouilles et la complètent en apportant des informations sur toutes les classes présentes à Ostie, les magistrats, les fonctionnaires impériaux, les affranchis et toute une population laborieuse avec ses corporations. La typologie des inscriptions d’Ostie est très variée et correspond à l'ensemble des grandes catégories de textes que l’on peut trouver à Rome, de l’inscription impériale au modestegraffiti, avec toutefois une sous-représentation pour les textes militaires et les inscriptions provinciales[47].
L'interprétation de ces inscriptions est un élément précieux pour la compréhension de l'organisation de la cité. Elle présente néanmoins des difficultés, car beaucoup de pierres ont été déplacées de leur emplacement d'origine, sont difficiles à dater, et ne sont pas réparties de façon homogène sur toutes les périodes, ou pour toutes les couches sociales, les affranchis, soucieux d'afficher leur réussite, ont multiplié les inscriptions[48].
Base de statue trouvée à Ostie, dédiée à la santé de l’empereur par décision des décurions : SALVTI CAESARIS AUGVSTI GLABRIO PATRONUS COLONIAE D(ecreto) D(ecurionum) F(aciendum) C(uravit).
Sous la République, Ostie, en tant que simple avant-poste de Rome, est directement dirigée depuis Rome par despréteurs urbains, dont la présence est attestée par une seule inscription duIIe siècle av. J.-C.[49],
Puis à l'époque deSylla, la colonie acquiert une certaine autonomie, le préteur urbain est remplacé par deuxduumvirs élus localement pour un an et rééligibles[50]. Ils partagent la gestion de la cité avec deuxédiles et avec le conseil desdécurions, collège d’une centaine de membres équivalent ausénat romain, constitué de notables cooptés et d'anciens magistrats. Tous les cinq ans, les duumvirs disposent de pouvoirs supplémentaires, et exercent la fonction decenseur, pour passer des travaux d'amenagement urbain et actualiser la liste des décurions et des citoyens d’Ostie.
Magistrats et décurions sont assistés par un personnel nombreux et diversifié, identifié par les dédicaces où ceux-ci rappellent leurs activités :licteurs, secrétaires de séance (scribae cerarii), employés aux écritures (scribae librarii), messagers (viatores)[51]. On a aussi trouvé à Ostie une liste de 81 esclaves et affranchis, dont une femme[52], constituant lafamilia publica, employés municipaux au service de la colonie, où seules trois fonctions figuraient : deuxarkarii, esclaves responsables de la caisse de la colonie, et untabularius, affranchi responsable des archives[53].
Lepontife deVulcain et des édifices sacrés (pontifex volkani et aedium sacrarum) est le plus haut responsable religieux d’Ostie. L’épigraphie atteste sa présence depuis l’époque républicaine, sa nomination est un événement remarquable consigné dans lesFastes d'Ostie. Il perdure sous l’empire, la dernière inscription mentionnant un pontife de Vulcain date de 287[54]. Nommé à vie, issu de l’élite d’Ostie, le plus souvent choisi parmi lesduumviri quinquennales, il est responsable du culte archaïque de Vulcain, et de tous les édifices sacrés de la colonie. Seul leculte impérial ne relève pas de sa compétence. Il est assisté d’auxiliaires annuels spéciaux, les préteurs et les édilessacris Volcani faciundis. Malgré la prééminence de ce culte, aucun temple de Vulcain n’a été localisé de façon certaine dans le site d’Ostie ; les archéologues duXIXe siècle ont proposé de l’identifier au temple du forum, dont le caractère imposant leur paraissait correspondre à l’importance du culte. Cette interprétation n’a plus cours[55].
Divers cultes pratiqués à l’époque républicaine sont connus par des dédicaces. Le culte d’Hercule, protecteur des activités commerciales et possédant sesharuspices pour un culteoraculaire, est situé près du Tibre[56]. Son culte reste actif jusqu’à la fin de l’empire malgré la montée du christianisme, et fait l’objet d’une ultime restauration vers 393 ou 394 dédiée àThéodose Ier,Arcadius etEugène[57].
Même après l’émancipation d’Ostie et son organisation comme municipe, l’importance stratégique de la liaison de Rome à la mer amène le pouvoir central romain à intervenir de plus en plus et à organiser la supervision de l’acheminement du ravitaillement, vitale pour l’approvisionnement en blé des allocataires de l’annone et celui du marché libre à un prix raisonnable pour le reste de la population.
Auguste organise la protection d’Ostie en détachant de Rome unecohorte prétorienne, puis unecohorte urbaine, et desvigiles urbains, tout à la foispompiers et chargés du maintien de l'ordre.Claude organisa un détachement permanent des vigiles de Rome (vexillatio) dont l’organisation est connue par les inscriptions trouvées dans la caserne des vigiles(Caserma dei Vigili). Cettevexilatio de 400 hommes était commandée à Ostie par un tribun des vigiles (ou deux ou quatre selon les époques) délégué par le sous-préfet des vigiles et assisté de quatre centurions. Les effectifs venaient des vigiles de Rome selon une rotation tous les quatre mois, effectuée auxides de décembre, avril et août[65].
Le cours duTibre proprement dit est du domaine public, délimité par des bornages le long du fleuve. Sous la République, cette gestion relève descenseurs puis desconsuls sous Auguste comme en témoignent les inscriptions sur les bornes. Sous l’empire, la gestion du fleuve de Rome jusqu’à la mer, de ses rives et des ponts qui l’enjambent est confiée à une commission de cinq membres, lesCuratores alvei Tiberis et riparum (procurateurs du lit et des rives du Tibre), créée parTibère en 15[66]. Elle contrôle les limites des parties publiques et privées des berges, supervise l’entretien des berges et des chemins dehalage, concède les droits de navigation fluviale et d’exploitation des zones de débarquement. Elle possède un bureau permanent à Ostie et un à Rome (statio alvei Tiberis)[67].
Le forum, vu du Capitole. En premier plan à droite, la curie. Au fond à droite, la basilique. À gauche au niveau dudecumanus, le temple circulaire desLares.
Leforum, centre politique de toute cité romaine, est traditionnellement placé au centre de la ville, en général à l'intersection des grands axes que sont lecardo et ledecumanus. Ostie est un cas particulier, elle ne semble pas avoir de forum à ses débuts, n'étant qu'une colonie sous la dépendance directe de Rome. Durant la période républicaine, la place était réduite, encombrée par deux temples côte à côte. Un premier espace a été dégagé sousTibère, en rasant les habitations au sud du forum pour construire le temple de Rome et d'Auguste. Le forum a été reconstruit sousHadrien en arasant les anciens temples républicains et en prolongeant le forum vers le nord, lui donnant sa forme longue et étroite actuelle[68]. Dès lors, la place était dominée par quatre grands édifices. Au nord se dressait leCapitole, au sud letemple de Rome et Auguste, au sud-ouest labasilique et au nord-ouest laCurie, deux bâtiments destinés aux réunions. Ledecumanus maximus partageait le forum en deux moitiés. La place était tout entière décorée de statues et l'ensemble des bâtiments du forum était bordé deportiques àcolonnes. Au centre du forum un petit bâtiment rond était peut-être un temple desLares d'Auguste, divinités mineures qui le protégeaient[69].
À l'ouest du forum se trouvait laCurie, où se réunissait le conseil de la ville(ordo decurionum). Le bâtiment était composé de la salle de réunion proprement dite (11,50 × 12,00 m), d'un vestibule à 6 colonnes degranite et d'un escalier de sept marches. Des deux côtés de la salle du conseil, un couloir ouvert éclairait le bâtiment. L'ensemble fut construit sousDomitien ouTrajan. Des plaques murales ont été retrouvées, portant des listes de noms d'Augustales, chargés duculte impérial, ce qui permet aussi d'interpréter ce bâtiment comme le siège de la confrérie des Augustales plutôt que celui desdécurions[70].
Unebasilique servait d'annexe couverte au forum, de tribunal et de halle de commerce. Construite entre les règnes de Domitien et de Trajan, puis remaniée, elle a pour plan un vaste rectangle formant une nef unique entourée de colonnes, et s'ouvre sous une double portique au nord sur ledecumanus, et sur son côté le plus large sur le forum[71]. Il n'en reste presque rien, à part quelques pavements en marbre et une arcade de portique.
Édifié sousTibère au sud du forum, ce monument auculte impérial naissant ne conserve que des fondations enopus reticulatum, la statue personnifiant Rome sur le mur du fond et un vestige de fronton arrière, reconstruit[68].
Le temple circulaire(Tempio Rotondo) a été fouillé de1802 à1804. Il est malheureusement assez mal conservé aujourd'hui. Il se compose d'un vasteatrium et du temple actuel, de plan circulaire, probablement édifié sousSévère Alexandre (222-235) ouGordien III (238-244). Sa situation privilégiée en centre-ville et sa taille ne laissent aucun doute qu'il s'agissait d'un édifice religieux important de la cité. Sept grandes niches abritaient des statues. La découverte dans le temple de figures d'Alexandre Sévère etGordien III laisse penser à un très probable culte impérial.
Leculte de Mithra est bien représenté à Ostie, avec un grand nombre demithraea implantés un peu partout dans la cité, entre 16 et 18[72] édifices identifiés dans la partie dégagée du site, caractérisés par leur plan rituel en forme de grotte allongée souvent souterraine, flanquée de deux banquettes pour les fidèles, leur décor aux nombreux symboles, et datés principalement de la période desAntonins. Parmi les plus remarquables, citons[73] :
Lemithraeum des bains de Mithra est le mieux conservé de tous ceux de la ville. Il contenait une grande statue de marbre de l'époque d'Hadrien, œuvre signée par le sculpteur grec Kriton représentantMithra sacrifiant le taureau, actuellement exposée au musée d'Ostie[74].
lemithraeum des Sept Sphères, situé à proximité de la place des Corporations. Bien conservé, il contient une mosaïque montrant sept demi-cercles noirs, symboles des sept astres planétaires (laLune,Mercure,Vénus, leSoleil,Mars,Jupiter etSaturne) associés aux sept degrés d’initiation du culte. Il ne semble toutefois pas situé dans le territoire consacré de la cité, étant dans l'espace public profane[75].
Plusieurs inscriptions funéraires trouvées en 1906 et ultérieurement témoignent de la présence à Ostie d'une communauté juive organisée, autour de personnages portant le titre degérousiarche, depater ou d'archisynagogus[76].Lasynagogue, découverte lors des fouilles de 1961, est située à l'extérieur du mur d'enceinte, au sud-ouest de la ville, près de la Porte marine. La présence sur unearchitrave demenora et autres ornements judaïques (palme, cèdre,corne de bélier) ne laisse planer aucun doute sur la destination du bâtiment, daté du temps deClaude (milieu duIer siècle), avec des réfections jusqu'auIVe siècle. Cette synagogue est avec celle d'Aquilée la seule trouvée dans la partie occidentale de l'Empire[77].
Mosaïques des thermes de Neptune.Détail de la mosaïque des thermes de Neptune.
Comme toute grande ville de l'Empire romain, Ostie disposait dethermes monumentaux richement ornés demarbres, demosaïques et de sculptures. Dans de nombreux lieux, on peut observer que les thermes ont des zones séparées pour les hommes et les femmes, et cela a été prouvé pour au moins l'un des thermes d'Ostie. Trois d'entre eux ont été construits avec le soutien de l'administration impériale, les thermes de Neptune, ceux du Forum et ceux de la Porte marine[81].
Lesthermes de Neptune, dans la partie orientale de la ville, ont été construits sousDomitien. Ils ont été entièrement refaits sousHadrien, qui les a financés à hauteur de 2 millions desesterces, et achevés en 139 parAntonin le Pieux, qui a complété le financement et offert les marbres de la décoration, ainsi qu'en témoigne une inscription[83]. Endommagés par un incendie sousMarc Aurèle, les thermes sont restaurés par l'évergète P. Lucilius Gamala[84]. La construction se compose des bains et d'une grandepalestre. Les thermes de Neptune sont principalement connus pour leur riche décor de mosaïques en noir et blanc.
Les « Thermes maritimes » sont à l'extérieur du mur d'enceinte, près de la Porte marine.Thermae Maritimae est leur nom ancien. Le bâtiment a été commencé sousTrajan et achevé sousHadrien. Il est prouvé que ces thermes étaient encore en activité auVIe siècle. Ces bains, qui disposaient également d'unepalestre, étaient richement décorés de mosaïques en noir et blanc, avec une remarquable représentation d'athlètes.
Lesthermes de Mithra, nommés en raison de la présence d'unmithraeum dans les sous-sols, datent du règne d'Hadrien vers 125, et ont été restaurés au début duIVe siècle. Les murs étaient décorés debustes, représentant peut-être les commanditaires du bâtiment. Le système souterrain d'approvisionnement en eau est particulièrement bien conservé. Une granderoue élévatrice, associée à une seconde, élevait l'eau de lanappe phréatique vers uneciterne qui alimentait les différentes salles[85]. La roue, actionnée par un esclave, suffisait à élever environ 1 m3 d'eau à l'heure.
Il existait de nombreux autres établissements plus petits, comme lesthermes des Sept Sages. Certains d'entre eux étaient à usage privé, mais ce point est toujours assez difficile à déterminer.
Arcades extérieures du théâtre d'Ostie, donnant sur ledecumanus maximus (rue principale est-ouest).Théâtre d'Ostie etplace des Corporations.Inscription du théâtre d'Ostie (datée de 196).Masque de comédie, faisant partie de la décoration du théâtre.
Le théâtre est situé sur ledecumanus maximus, dans le centre de la ville. Une inscription très lacunaire[86] indique que la construction initiale est réalisée pour le compte d'Auguste par son gendreAgrippa nanti de la puissance tribunicienne, soit en Cette dotation monumentale de la cité participe au programme d'embellissement de Rome lancé par Auguste[87].
À cette époque, lethéâtre pouvait accueillir 3 000 spectateurs, mais il a été agrandi ultérieurement à plusieurs reprises. Les restes de la structure actuelle datent de la fin duIIe siècle, lorsqueCommode porte la capacité du théâtre à 4000 places. Une inscription en grande partie reconstituée[88] signale que le bâtiment a été rénové en196 parSeptime Sévère etCaracalla, en tant quecésar associé[89].
Le théâtre est construit en brique, sa façade semi-circulaire orientée vers ledecumanus maximus. Deuxnymphées agrémentaient l'entrée, et 16 boutiques étaient installées sous les arcades. Les gradins étaient entièrement plaqués de marbre, ainsi que le mur de scène, orné de cinq niches alternativement rectangulaires et arrondies.
Ostie était dotée d'unamphithéâtre, dont il ne reste aucun vestige connu, et qui fut probablement détruit à l'époque de la Renaissance. Le seul texte qui mentionne explicitement un amphithéâtre est un passage de laVies des Martyrs sujet à caution, sur l'exécution d'un certain Astérius dans l'amphithéâtre d'Ostie. Desinscriptions d'Ostie témoignent de l'organisation de chasse aux fauves (venationes) et de combats degladiateurs, ce qui confirme l'existence d'un amphithéâtre[91].
Les inscriptions attestent de plusieurs incendies qui ont affecté la ville[92]. Pour cette raison avait été prévue une bonne organisation des secours contre l'incendie.La caserne occupe la zone d’espace déclaré public. Elle a été construite sousDomitien, mais entièrement refaite sousHadrien[93]. Elle est composée d'une grande cour entourée d'unportique qui donnait accès aux pièces où vivaient environ 400 vigiles prêts à intervenir sur le champ. Deslatrines et des bains faisaient partie des équipements prévus. Sur le côté ouest de la cour, en face de l'entrée principale, se dressait un temple voué au culte impérial, datant de207 et orné demosaïques. L'une d'entre elles représente le sacrifice d'un taureau. La caserne a été abandonnée au milieu duIIe siècle[94].
Plus à l'ouest, la maison des Tricliniums (Caseggiato dei triclini) (I, XII, 1) était le siège de la corporation descharpentiers(fabri tignuarii). Il s'agit d'un grand complexe de bâtiments construits sousHadrien, organisés autour d'une cour. L'importance de cet ensemble témoigne de la puissance de cette confrérie. Des escaliers menaient à un autre étage au moins. Sur le côté ouest s'ouvraient quatre salles à manger (triclinia) évidemment destinées à l'organisation de banquets. Sur le côté sud, un grand sanctuaire était peut-être voué au culte de l'empereur. Une inscription, dans la cour, énumérait la liste des 350 membres de la guilde[96].
Architecture de brique des entrepôts(Horrea Epagathiana et Epaphroditiana).
En tant que port principal de Rome, Ostie possédait un certain nombre de grandes installations de stockage (horrea), où étaient entreposés leblé, levin, l'huile et bien d'autres marchandises avant leur expédition vers la capitale. Lesentrepôts étaient généralement construits avec les mêmes règles de base : une grande cour à colonnes donnait sur les différents entrepôts, dont certains comportaient probablement plusieurs étages.
LesHorrea Epagathiana et Epaphroditiana, bien conservés, sont clairement identifiés comme des lieux de stockage, puisque ce nom figure sur une inscription sur marbre scellée au-dessus de l'entrée de l'immeuble[97]. Le bâtiment, qui appartenait donc à Epagathus et Epaphroditus, des affranchis vu leurcognomen (surnom) d'origine grecque[98], date de 145 à 150. Le magasin est relativement peu étendu, mais de construction élégante, avec une cour ornée de mosaïques et les portes sont munies de systèmes perfectionnés de verrouillage, ce qui laisse supposer qu'on gardait là de précieuses marchandises.
Un marché (macellum) s’ouvrait sur le decumanus dans la région IV, à côté de la taverne des poissonniers. Il est mentionné dans plusieurs inscriptions relatives à son agrandissement ou son entretien par des bienfaiteurs privés, depuis la période républicaine jusqu’à la période duBas-Empire[99].
À la fin de la République et sous le Haut-Empire, les maisons, à Ostie, étaient sensiblement du même type, de celui même qu'on connaît aussi àPompéi et queVitruve décrit comme la « maison à atrium ». La maison de Jupiter Tonnant (Domus di Giove Fulminator) est un des rares exemples de cette période. L'entrée de la maison était flanquée de deux boutiques. De là, on entre dans l'atrium avec sonimpluvium (bassin) de marbre. Autour de l'atrium étaient organisées toutes les pièces de la maison, qui pouvait aussi être dotée, en supplément, d'unpéristyle. Ce type de maison a conservé son plan de base jusqu'auIVe siècle.
Immeubles collectifs(insulae) et maisons à péristyle
Alors que la maison à atrium est entièrement tournée vers l'intérieur, l'immeuble de rapport, divisé en appartements, ouvre ses grandes fenêtres sur la rue. Les chambres étaient pour la plupart disposées le long d'un couloir, tandis que des unités plus grandes étaient souvent organisées autour d'une très grande pièce centrale. Bon nombre de ces immeubles de location, par exemple la maison des Peintures (Casa dei Dipinti), ou celle de Jupiter et Ganymède (Domus di Giove e Ganimede), étaient composés d'appartements d'un luxe surprenant, qui suggèrent des résidents aux revenus élevés.
Les couches les plus pauvres de la population habitaient des logements en mezzanine au-dessus des magasins, ou vivaient dans les étages supérieurs des immeubles. Dans le même temps, il y avait encore des maisons classiques(domus) pour les familles les plus riches. Le plan de ces habitations était assez semblable à celui des maisons à atrium, à ceci près que l'atrium était maintenant remplacé ou complété par un vastepéristyle.
↑a etbGOIRAN J.-Ph., SALOMON F., PLEUGER E., VITTORI C., MAZZINI I., BOETTO G., « Port antique d'Ostie : résultats préliminaires de la première campagne de carottages »,Chronique MEFRA,(lire en ligne)
↑André Chastagnol,L'évolution politique, sociale et économique du monde romain de Dioclétien à Julien : La mise en place du régime du Bas-Empire (284-363), Sedes, coll. « Regards sur l'histoire », 1994 (1re éd. 1985),(ISBN2-7181-3552-2), pp. 56-57.
↑Lucien Musset,Les invasions, le second assaut contre l’Europe chrétienne,PUF, collection Nouvelle Clio – l’histoire et ses problèmes, Paris, 1965,2e édition 1971, p. 161
↑Journal du voyage de Michel de Montaigne en Italie par la Suisse et l'Allemagne en 1580 & 1581, Avec des Notes par M. de Querlon. Édition parMeusnier de Querlon du journal rédigé en route et non repris par Montaigne. Le Jay, Rome et Paris, 1774.lire en ligne sur Wikisource
↑Françoise Van Haeperen, Cohabitations religieuses à Ostie, port de Rome, inL’Oiseau et le poisson. Cohabitations religieuses dans les mondes grec et romain, éd. N. Belayche & J.-D. Dubois, Paris, PUPS, 2011, p. 109-128[lire en ligne (page consultée le 04 décembre 2019)].
↑Mireille Cébeillac-Gervasoni, Federico Zevi, « Révisions et nouveautés pour trois inscriptions d'Ostie »,Mélanges de l'École française de Rome, Antiquité T. 88, N°2. 1976. pp. 616-617lire en ligne
↑Par exemple, CIL 4494, cippe funéraire d’un soldat décédé en éteignant un incendie
(it)Maria Floriani Squarciapino, Italo Gismondi, G Barbieri, Herbert Bloch,Raissa Calza,Scavi di Ostia III. Le Necropoli, parte I. Le tombe di età repubblicana e augustea, Rome 1958.
Julien Fourniol,Introduction. Le complexe portuaire d'Ostie. D'Ostie à Rome, les étapes de la "chaîne" du blé. Le stockage des grains et de l'huile à Ostie, thèse Sorbonne, Paris 1998,[2].