L'Oryx algazelle[1],[2],[3] (Oryx dammah), parfois appeléOryx de Libye[1],[2],[3],Oryx blanc,Oryx à cou roux ouOryx à cornes en forme decimeterre, vivait dans lessteppes et les semi-déserts du centre duNiger, duTchad, du sud de laLibye et duSahara. Les dernières populations sauvages s'y sont éteintes dans les années 1970-1980. La survie de l'espèce repose aujourd'hui sur les populations captives : des projets de réintroduction sont en cours depuis le début des années 2000, dans les réserves du Maroc, du Sénégal et de Tunisie. Ces projets ont d'ailleurs aboutis en 2023 au reclassement de l'espèce "d'éteinte" à "en danger" d'extinction par l'UICN.
L'Oryx algazelle mesure environ un mètre vingt à l'épaule et pèse autour de 150 kilogrammes[4]. Son pelage court est blanc avec une poitrine et le bout de queue de couleur fauve et des marques noires sur le front et sur le dessus du museau. Sescornes sont longues, fines, parallèles et incurvées vers l'arrière et peuvent atteindre 1 à 1,25 mètre chez les deux sexes.
L'oryx algazelle se nourrit defeuilles, d'herbes et defruits, qu'il trouve dans les savanes, les steppes et les semi-déserts, cette oryx ne pénètre jamais dans le vrai désert[5], contrairement à l'addax. Les oryx se regroupent en hardes mixtes pouvant atteindre 70 animaux. Autrefois, les oryx algazelles pouvaient se regrouper en troupeaux de plusieurs milliers d'individus pour lesmigrations, mais désormais il n'y a plus suffisamment d'oryx pour cela. Historiquement, en période de sécheresse, les oryx algazelle migrent très loin à la recherche de pâturages verts et d'eau, bien qu'ils puissent survivre sans eau pendant plusieurs semaines, sesreins prévenant la perte d'eau en urine. Il peut aussi élever la température de soncorps pour éviter de transpirer.
Après une gestation de 270 jours, la femelle met bas un seul petit.
En cas de danger, ils peuvent courir très rapidement, jusqu'à 60 km/h en pointe et ils peuvent aussi courir à 30 km/h pendant une demi-heure sans problèmes.
Leurs cornes sont également un bon moyen de défense contre les prédateurs.
Les oryx algazelles de Libye, chassés à outrance pour leurs cornes, leurs viandes et leurs peaux, n'existent plus dans la nature. Autrefois, ils occupaient toutes les savanes arides et les semi-déserts duSahara jusqu'en Égypte. Depuis l'année 2000, cette espèce est officiellementÉteint à l'état sauvage[3] d'après laliste rouge de l'UICN.
L'espèce avait été domestiquée chez lesanciens Égyptiens[6]. Elle s'élève facilement en captivité, y compris dans leszoos européens (à l'heure actuelle, les zoos rassemblent près d'un millier d'individus, dont la moitié en Europe).
En juillet 2023, deux femelles naissent en captivité en France, auzoo de Thoiry[7].
Leprojet de réintroduction de l’oryx algazelle au Tchad est l'une des initiatives de conservation les plus ambitieuses pour la restauration d'une espèce éteinte à l'état sauvage. Lancé en 2014 sous l'égide du gouvernement tchadien, avec le soutien de l'Environment Agency Abu Dhabi et mis en œuvre par Sahara Conservation, ce programme a pour objectif de rétablir des populations viables d’oryx dans leur habitat naturel au sein de la Réserve de Faune de Ouadi Rimé - Ouadi Achim, au Tchad[8],[9]. Les premiers individus réintroduits[10], issus de zoos et de centres de reproduction à travers le monde, ont progressivement été relâchés en groupes dans la réserve depuis 2016, où ils s’adaptent aux conditions sahéliennes grâce à un suivi scientifique rigoureux. Depuis le début du projet, plusieurs naissances ont été enregistrées dans la nature, marquant une avancée significative vers la reconstitution d’une population autosuffisante.
Après une évaluation des populations d'oryx, l'IUCN a annoncé le 11 décembre 2023[11] le changement de catégorie de l'oryx algazelle, àEn Danger grâce aux efforts de conservation ayant permis de rétablir un niveau de populations stables à l’état sauvage.
Lenom valide complet (avecauteur) de ce taxon estOryx dammah (Cretzschmar, 1827)[1]. L'espèce a été initialement classée dans le genreAntilope sous leprotonymeAntilope dammah Cretzschmar, 1826[1].