Lesorthoptères ouOrthoptera (du grecorthos, droit, etptéron, aile) sont unordre de laclasse desinsectes.
Cesanimaux se caractérisent par des ailes alignées par rapport au corps. On estime à 22 000 le nombre d'espèces présentes sur la planète. La grande majorité de ces espèces sontphytophages (se nourrissent de végétaux), bien que plusieurs soient régulièrement prédatrices. Cet ordre est scindé en deux sous-ordres : lesensifères (grillons etsauterelles) et lescaelifères (criquets).
Phases de la métamorphose paurométabole des Orthoptères, ici chez un criquet.
Les orthoptères sont caractérisés par des ailes droites. Certaines espèces sont aptères ou pourvues d'ailes fortement réduites, comme lesÉphippigères. Ils appartiennent au groupe des insectesPaurométaboles, caractérisés par leurmétamorphose incomplète. L'œuf pondu par la femelle livre directement un juvénile, réplique identique de l'adulte, aptère et immature. Il se développera par mues successives jusqu'à atteindre le stade de l'imago (adulte). Les orthoptères se distinguent en ce sens des insectes à métamorphose complète, ouHolométaboles, dont la métamorphose inclut un stade transitoire denymphe dont la morphologie est très différente de l'imago.
Les deux paires d'ailes, lorsqu'elles sont développées, sont différentes. Les ailes antérieures sont coriaces et recouvrent et protègent la paire postérieure. Nomméestegmina (singuliertegmen), elles ne participent pas au vol. La paire postérieure est membraneuse et est repliée sous la paire antérieure au repos.
La plupart des espèces connues sontphytophages[1]. On peut résumer en disant que les criquets, qui sont regroupés sous le sous-ordre desCaelifera, sont exclusivement phytophages. Concernant lesEnsifera (les sauterelles et grillons), ça va dépendre des espèces mais leur régime varie de carnassier à phytophages à moins d'avoir les deux.
Les orthoptères sont capables d'émettre des sons par le mouvement de différentes parties du corps. On parle destridulations ou de « chant ». Ce sont en général les mâles qui émettent ces sons. La plupart des Ensifères (sauterelles et grillons) chantent en frottant leurs deux ailes antérieures (lestegmina) l'une contre l'autre. Les Caelifères frottent leursfémurs postérieurs contre lestegmina (élytres).
La faune de France métropolitaine comprend 220 espèces d'orthoptères, dont environ 100 espèces decriquets[2]. La plupart sont communes à l'ensemble de l'Europe et de laSibérie.
Ensifères : ils sont reconnaissables par des antennes fines très développées et à latarière en lame de sabre chez la femelle. Celle-ci est composée de six valves chez les sauterelles et quatre chez les grillons. Lespattes postérieures sont, comme chez tous les orthoptères, très développées et adaptées au saut, les autres pattes étant marcheuses. L'organe de l'audition de ces insectes est situé sur lestibias antérieurs. On note que le robustepronotum est surmonté d'une tête dotée d'yeux de taille modeste ainsi que de deuxocelles chez la plupart des sauterelles, trois chez les grillons. On observe aussi la présence de fortes pièces buccales de type broyeur. Lastridulation est l'apanage des mâles (sauf exception): elle est produite par le frottement desélytres l'un sur l'autre, l'élytre gauche comportant une râpe frottant sur le grattoir de l'élytre droit[6]. Les juvéniles ressemblent de plus en plus aux adultes au fur et à mesure des mues.
Caelifères : ils se caractérisent par de courtesantennes qui vont peu au-delà de la tête et du pronotum réunis. Ils sont essentiellement phytophages et peuvent occasionner de grands dommages notamment sous les tropiques. Les acridiens ouacrididés constituent l'essentiel des représentants de l'ordre des caelifères.
↑Jose Luis Viejo Montesinos (1998). Evolución de la fitofagia en los insectos,Boletín de la Real Sociedad Española de Historia Natural (Actas),95 : 23-30.(ISSN0583-7499)
Eric Sardet, Christian Roesti et Yohann Braud,Cahier d'identification des Orthoptères de France, Belgique, Luxembourg et Suisse , éditions Biotope, 2015, 304 pages
Vincent Sonnay, « Inventaire des orthoptères du site marécageux des Grangettes (Noville) »,Bulletin de la Société vaudoise des Sciences Naturelles,vol. 99,,p. 107-117(ISSN0037-9603)