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Orbitale atomique

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Pour les articles homonymes, voirorbitale.

Représentation des nuages de probabilité de présence de l'électron (en haut) et desisosurfaces à 90 % (en bas) pour les orbitales 1s, 2s et 2p. Dans le cas des orbitales 2p (n = 2, = 1), les trois isosurfaces 2px, 2py et 2pz représentent les trois orbitales réelles qui ne sont pas directement associées aux valeurs dem. Les couleurs indiquent la phase de la fonction d'onde : positive en rouge, négative en bleu.

Enmécanique quantique, uneorbitale atomique est unefonction mathématique qui décrit le comportementondulatoire d'unélectron ou d'une paire d'électrons dans unatome. Cette fonction donne la probabilité de présence d'un électron d'un atome dans une région donnée de cet atome. On la représente ainsi souvent à l'aide d'isosurfaces, qui délimitent la région à l'intérieur de laquelle la probabilité de présence de l'électron est supérieure à un seuil donné, par exemple 90 %. De telles régions ne sont pas nécessairementconnexes et peuvent présenter des formes complexes issues desharmoniques sphériques.

Chaque orbitale atomique est définie par untriplet(n,,m) unique denombres quantiques qui représentent respectivement l'énergie de l'électron, sonmoment angulaire et la projection de ce moment angulaire sur un axe donné. Chacune de ces orbitales peut être occupée par au plus deux électrons différant l'un de l'autre par leurnombre quantique magnétique de spinms. On parle d'orbitaless,p,d etf pour désigner les orbitales définies par un moment angulaire égal respectivement à 0, 1, 2 et 3. Ces noms proviennent d'anciennes dénominations desraies spectrales desmétaux alcalins décrites commesharp,principal,diffuse etfine oufundamental ; les orbitales correspondant à > 3 sont ensuite nommées alphabétiquementg,h,i,ketc.[1],[2],[3], en omettant la lettre j car certaines langues ne la distinguent pas de la lettre i[4].

Les orbitales atomiques sont les constituants élémentaires du nuage électronique, qui permet de modéliser le comportement des électrons dans la matière. Dans ce modèle, le nuage électronique d'un atome à plusieurs électrons peut être approché comme uneconfiguration électronique formée du produit de plusieurs orbitaleshydrogénoïdes. La structure dutableau périodique des éléments enblocs comprenant, sur chaquepériode, un total de 2, 6, 10 ou 14 éléments, est une conséquence directe du nombre maximum d'électrons pouvant occuper des orbitales atomiquess,p,d etf.

Isosurface d'une orbitale 4d d'unatomehydrogénoïde correspondant autriplet denombres quantiques(n,,m) = (4, 2, 0). Lafonction d'onde est positive en rouge et négative en bleu.

Propriétés de l'électron

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Nature quantique

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Le développement de lamécanique quantique et les observations expérimentales telles que ladiffraction d'un faisceau d'électrons à travers desfentes de Young ont établi ladualité onde-corpuscule pour décrire lesparticules élémentaires. Ainsi, les électrons ne gravitent pas autour desnoyaux atomiques sur desorbites définies comme le font lesplanètes autour duSoleil. En effet, ils ne peuvent être décrits comme de petites sphères solides définies par une position et une vitesse autour du noyau. Au contraire, ils doivent être vus comme desondes stationnaires occupant un volume à l'intérieur duquel ils ont des propriétés quantiques définies et ils sont susceptibles d'interagir avec d'autres particules.

  • Nature corpusculaire :
  1. Il ne peut y avoir qu'un nombre entier d'électrons dans un atome ;
  2. Un échange d'énergie entre une particule incidente, par exemple unphoton, et les électrons d'un atome ne concerne toujours qu'un seul électron à l'exclusion de tous les autres, quand bien même plusieurs électrons ont une probabilité non nulle de se trouver en même temps à l'endroit où l'un d'entre eux interagit avec ce photon ;
  3. Un électron est pourvu d'unecharge électrique définie et constante, et présente unspin dont la projection sur un axe de quantification peut valoir+1/2 (spinup) ou1/2 (spindown).
  • Nature ondulatoire :
  1. L'énergie minimum d'un électron correspond à un état comparable à lafréquence fondamentale de la vibration d'une corde, ditétat fondamental ; lesniveaux d'énergie supérieurs de l'électron peuvent être vus comme lesharmoniques de cette fréquence fondamentale ;
  2. Les électrons ne sont jamais localisés en un point précis de l'espace mais se manifestent dans un volume à l'intérieur duquel la probabilité d'interagir avec eux en un point donné est déterminée par leurfonction d'onde.

Expression mathématique

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Les orbitales atomiques peuvent être définies plus précisément à travers le formalisme mathématique de lamécanique quantique. Dans ce cadre, l'état quantique d'un électron est lafonction d'ondeΨ{\displaystyle \Psi } qui satisfait l'équation auxvaleurs propres de l'hamiltonienH^{\displaystyle {\hat {H}}}, appelée aussi« équation de Schrödinger indépendante du temps », ou encore « équation des états stationnaires » :H^Ψ=EΨ{\displaystyle {\hat {H}}\Psi =E\Psi }, oùE{\displaystyle E} est l'énergie associée à cette fonction d'onde. Laconfiguration électronique d'un atome multi-électronique est approchée parcombinaison linéaire (interaction de configuration,bases) de produits de fonctions mono-électroniques (déterminants de Slater). La composante spatiale de ces fonctions mono-électroniques sont les orbitales atomiques, et la prise en compte de la composante despin définit lesspinorbitales.

L'orbitale atomique est uneamplitude de probabilité de présence d'un électron autour dunoyau d'un atome isolé. Cettedensité de probabilité dépend ducarré dumodule de lafonction d'ondeΨ{\displaystyle \Psi }. Celle-ci est déterminée par l'équation de Schrödinger en utilisant l'approximation orbitale, qui consiste à ignorer les corrélations entre électrons et à calculer la configuration électronique d'un atome comme produits de fonctions d'onde mono-électroniques[5]. Il s'agit cependant d'une approximation, car la distribution des différents électrons dans leurs orbitales est en réalité corrélée, lesforces de London étant une manifestation de cette corrélation.

Calcul d'orbitales

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Les orbitales atomiques peuvent être des orbitales mono-électroniques qui sont des solutions exactes de l'équation de Schrödinger pour unatomehydrogénoïde (c'est-à-dire à un seul électron). Elles peuvent aussi être à la base du calcul des fonctions d'onde décrivant les différents électrons d'un atome ou d'une molécule. Lesystème de coordonnées choisi est généralement celui decoordonnées sphériques(r, θ, φ) dans les atomes et decoordonnées cartésiennes(x, y, z) dans les molécules polyatomiques. L'avantage des coordonnées sphériques est que lafonction d'onde d'une orbitale est le produit de trois fonctions ne dépendant chacune que d'une seule des trois coordonnées :ψ(r, θ, φ) = R(r) Θ(θ) Φ(φ).

La fonction radialeR(r) peut être généralement modélisée à travers trois formes mathématiques couramment employées :

Les orbitales hydrogénoïdes sont utilisées dans les outils pédagogiques mais ce sont les orbitales de type Slater qui sont préférentiellement utilisées pour modéliser les atomes et lesmolécules diatomiques enchimie numérique. Les molécules polyatomiques à trois atomes ou plus sont généralement modélisées à l'aide d'orbitales gaussiennes, moins précises que les orbitales de Slater mais dont la combinaison en grand nombre permet d'approcher la précision des orbitales hydrogénoïdes.

Le facteur angulaireΘ(θ) Φ(φ) génère des fonctions qui sont descombinaisons linéaires réelles d'harmoniques sphériquesYm
(θ, φ)
, où etm sont respectivement lenombre quantique azimutal et lenombre quantique magnétique.

Orbitales d'un atome hydrogénoïde

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Les orbitales sont calculées comme desnombres complexes, de sorte qu'on parle d’orbitales complexes, mais on utilise le plus souvent descombinaisons linéaires d'harmoniques sphériques choisies de telle sorte que lesparties imaginaires s'annulent : les orbitales deviennent ainsi desnombres réels, et on parle d’orbitales réelles.

Orbitales complexes

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Chaque orbitale atomique est définie par untriplet denombres quantiques(n,,m) et peut contenir au plus deux électrons différant chacun par leurnombre quantique magnétique de spin, qui ne peut être queup oudown ; leprincipe d'exclusion de Pauli interdit en effet à deux électrons d'un même atome de partager le mêmeétat quantique :

Le nombre quantique principaln définit lacouche électronique tandis que le nombre quantique azimutal définit le type desous-couche électronique de l'électron. Selon que vaut 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6 ou davantage, le type de ces sous-couches est noté par les lettress,p,d,f,g,h,ietc.

Les sous-couches elles-mêmes sont notées en associant le nombre quantiquen avec la lettre représentant le nombre quantique ; ainsi, la sous-couche correspondant à(n,) = (2, 1) est notée 2p.

Laconfiguration électronique des atomes est notée en listant les sous-couches électroniques avec, enexposant, le nombre d'électrons sur cette sous-couche. Par construction, le nombre de sous-couches par couche électronique est égal àn, tandis que le nombre d'orbitales par sous-couche électroniques,p,d,f vaut 1, 3, 5, 7, etc. Chacune de ces orbitales pouvant contenir au plus deux électrons, le nombre maximum d'électrons par type de sous-couchess,p,d,f vaut 2, 6, 10, 14.

Table des premières orbitalescomplexes d'unatomehydrogénoïde
Orbitalescomplexes d'un atomehydrogénoïde partriplet denombres quantiques(n,,m)
Nombres quantiquesSous-coucheNombre quantique magnétiquem
PrincipalAzimutal-3-2-10123
n = 1 = 01s      
n = 2 = 02s      
= 12p    
n = 3 = 03s      
= 13p    
= 23d  
n = 4 = 04s      
= 14p    
= 24d  
= 34f
n = 5 = 05s      
= 15p    
= 25d  
n = 6 = 06s      
= 16p    
= 26d  

Les couleurs des surfaces représentées ci-dessus indiquent le signe des parties réelle et imaginaire de la fonction d'onde (ces couleurs sont arbitraires et ne reflètent pas une convention) :

Fonction d'ondePartie réellePartie imaginaire
Valeur positiveBleuRouge
Valeur négativeJauneVert
 

Ces calculs impliquent le choix d'un axe privilégié — par exemple l'axez encoordonnées cartésiennes — et d'un sens privilégié sur cet axe : c'est ce qui permet de définir lesigne dunombre quantique magnétiquem. Ce modèle est par conséquent utile avec les systèmes qui partagent cette symétrie, comme dans le cas de l'expérience de Stern et Gerlach, où des atomes d'argent sont soumis à unchamp magnétique non uniforme vertical.

Orbitales réelles

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Un atome situé dans un solide cristallin est soumis à plusieurs axes préférentiels, mais à aucune orientation préférentielle sur ces axes. Dans ces conditions, au lieu de construire les orbitales atomiques d'un tel atome à partir de fonctions radiales et d'uneharmonique sphérique unique, on utilise généralement descombinaisons linéaires d'harmoniques sphériques choisies de telle sorte que leurpartie imaginaire s'annule, ce qui donne des harmoniquesréelles. Ce sont ces orbitales réelles qui sont généralement utilisées pour visualiser les orbitales atomiques.

Dans les orbitaleshydrogénoïdes réelles, par exemple,n et ont la même signification sur leur contrepartiecomplexe, maism n'est plus unnombre quantique valable, bien que sonmodule le soit. Les orbitalesp hydrogénoïdes réelles, par exemple, sont données par[6],[7] :

px=12(p1+p1){\displaystyle p_{x}={\frac {1}{\sqrt {2}}}\left(p_{1}+p_{-1}\right)}
py=1i2(p1p1){\displaystyle p_{y}={\frac {1}{i{\sqrt {2}}}}\left(p_{1}-p_{-1}\right)}
pz=p0{\displaystyle p_{z}=p_{0}}

p1=Rn1Y11{\displaystyle p_{1}=\mathrm {R} _{n}^{1}\mathrm {Y} _{1}^{1}},p1=Rn1Y11{\displaystyle p_{-1}=\mathrm {R} _{n}^{1}\mathrm {Y} _{1}^{-1}} etp0=Rn1Y10{\displaystyle p_{0}=\mathrm {R} _{n}^{1}\mathrm {Y} _{1}^{0}}.

Les équations pour les orbitalespx etpy dépendent de la convention de phase choisie pour les harmoniques sphériques. Les équations précédentes supposent que les harmoniques sphériques sont définies parYm
(θ, φ) = N eimφ Pm
(cosθ)
. On inclut cependant parfois[8],[9] un facteur de phase(–1)m qui a pour effet de faire correspondre l'orbitalepx à une différence d'harmoniques, et l'orbitalepy à une somme d'harmoniques.

Orbitalesréelles d'un atomehydrogénoïde partriplet denombres quantiques(n,,m)
Nombres quantiquesSous-coucheModule|m | dunombre quantique magnétique
PrincipalAzimutal0123
n = 1 = 01s
1s
      
n = 2 = 02s
2s
      
= 12p
2pz

2px

2py
    
n = 3 = 03s
3s
      
= 13p
3pz

3px

3py
    
= 23d
3dz2

3dxz

3dyz

3dxy

3dx2–y2
  
n = 4 = 04s
4s
      
= 14p
4pz

4px

4py
    
= 24d
4dz2

4dxz

4dyz

4dxy

4dx2–y2
  
= 34f
4fz3

4fxz2

4fyz2

4fxyz

4fz(x2–y2)

4fx(x2–3y2)

4fy(3x2–y2)
n = 5 = 05s
5s
      
= 15p
5pz

5px

5py
    
= 25d
5dz2

5dxz

5dyz

5dxy

5dx2–y2
  
n = 6 = 06s
6s
      
= 16p
6pz

6px

6py
    
= 26d
6dz2

6dxz

6dyz

6dxy

6dx2–y2
  
n = 7 = 07s
7s
      

Dans la représentation ci-dessus, la couleur indique le signe de la fonction d'onde, qui est positive en rouge et négative en bleu.

Géométrie des orbitales atomiques

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Les représentations graphiques des orbitales ont pour but de figurer les régions de l'espace que les électrons d'une orbitale atomique ont une certaine probabilité d'occuper. Ces modélisations ne peuvent représenter la totalité de la région dans laquelle l'électron est susceptible de se trouver car, en vertu des propriétésquantiques de l'électron, il existe une probabilité non nulle de le trouver à peu près n'importe où dans l'espace autour de l'atome. Par conséquent, ces représentations consistent en desisosurfaces sur lesquelles ladensité de probabilitéψ(r,θ,ϕ){\displaystyle \psi (r,\theta ,\phi )} est constante et à l'intérieur desquelles la probabilité de présence de l'électron est égale à une valeur donnée, par exemple 90 %. Bien que|ψ|2{\displaystyle |\psi |^{2}} ne soit jamaisnégatif, on indique généralement lesigne de lafonction d'ondeψ(r,θ,ϕ){\displaystyle \psi (r,\theta ,\phi )}.

Il est également possible de représenter la fonctionψ et saphase, plutôt que|ψ(r,θ,ϕ)|2{\displaystyle |\psi (r,\theta ,\phi )|^{2}} qui indique la densité de probabilité mais n'a pas de phase. Les représentationsψ(r,θ,ϕ){\displaystyle \psi (r,\theta ,\phi )} tendent à présenter des lobes moins sphériques et plus étroits que celles de|ψ(r,θ,ϕ)|2{\displaystyle |\psi (r,\theta ,\phi )|^{2}}, mais les deux représentations ont le même nombre de lobes avec le même arrangement spatial et sont reconnaissables entre elles.

Interprétation des nombres quantiques

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Coupe transversale d'uneorbitale 6s d'atome d'hydrogène calculée avecr2·ψ(r, θ, φ)2 pour letriplet denombres quantiques(n,,m) = (6, 0, 0). Les orbitaless présentent unesymétrie sphérique avec des nœuds disposés radialement pourn > 1. Seules les orbitaless présentent un anti-nœud (amplitude maximum) au centre dunoyau atomique ; tous les autres types d'orbitales présentent un nœud (amplitude nulle) à cet endroit.

D'une manière générale, lenombre quantique principaln détermine la taille et l'énergie de l'orbitale pour unnoyau atomique donné : plusn croît, plus la taille de l'orbitale augmente. Cependant, lorsque l'on compare les orbitales de plusieurséléments chimiques, plus lenuméro atomiqueZ croît, plus les orbitales atomiques se contractent, car lacharge électrique totale du noyau croît également avecZ. En conséquence, lataille des atomes demeure relativement constante malgré l'accumulation descouches électroniques.

Toujours d'une manière générale, lenombre quantique azimutal détermine la forme de l'orbitale, tandis que lenombre quantique magnétiquem détermine son orientation dans l'espace. Cependant, le nombrem détermine également la forme de certaines orbitalescomplexes. L'ensemble des orbitales correspondant à uncouple(n,) donné remplit l'espace de manière aussi symétrique que possible avec un nombre croissant de lobes et de nœuds.

Orbitales s

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Les orbitaless, identifiées par = 0, sont représentées par des sphères. Pourn = 1, ladensité de probabilité est plus élevée au centre et décroît vers l'extérieur, mais, pourn = 2 ou plus, la densité de probabilité à l'intérieur de chaque orbitales forme une structure ondulatoire radiale dans laquelle alternent des couches concentriques de probabilité élevée et de probabilité plus faible.

Les orbitaless sont les seules à présenter un anti-nœud, c'est-à-dire une région où la fonction d'onde a un module élevé, au centre du noyau. Les orbitalesp,d,f et suivantes ont unmoment angulaire et évitent le noyau, où elles présentent un nœud.

Orbitales p, d et f

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Les trois orbitalesp pourn = 2 ont la forme de deuxellipsoïdes partageant un point detangence au niveau dunoyau atomique. Cette forme est parfois diteenhaltères. Elles sont orientées orthogonalement les unes par rapport aux autres en fonction de leurnombre quantique magnétiquem.

Géométrie des orbitales 1s, 2s et 2p.

Quatre des cinq orbitalesd pourn = 3 ont des formes semblables, chacune avec quatre lobes en forme de poire, ces lobes étant tangents orthogonalement deux par deux, les centres de ces quatre lobes étantcoplanaires. Trois de ces orbitales, nomméesdxy,dyz etdxz, sont alignées sur les plansxy,yz etxz — les lobes sont situés entre chacune des trois paires d'axes de coordonnées — tandis que la quatrième, nomméedx2 – y2, est alignée sur les axesx ety eux-mêmes.

La cinquième orbitaled, nomméedz2 et correspondant àm = 0, est formée de trois régions où la densité de probabilité est élevée : deux régions en forme de poire de part et d'autre du noyau le long de l'axez et untore autour du noyau dans le planxy.

  • Orbitale dxy
    Orbitaledxy
  • Orbitale dyz
    Orbitaledyz
  • Orbitale dxz
    Orbitaledxz
  • Orbitale dx2 – y2
    Orbitaledx2 – y2
  • Orbitale dz2
    Orbitaledz2

Les orbitalesf sont au nombre de sept et présentent des formes plus complexes que celles des orbitalesd.

Géométrie des orbitalesf.

La forme des orbitales atomiques des atomes hydrogénoïdes sont issues desharmoniques sphériques. Ces formes ne sont pas uniques, et de nombreuses combinaisons linéaires sont valides, comme une transformation enharmoniques cubiques (en). Il est également possible de générer des ensembles de fonctions produisant des orbitalesd ayant toutes la même forme, comme les orbitalesp[10],[11].

Il convient de garder à l'esprit que toutes ces orbitales, présentées individuellement dans le cadre de modèles issus d'atomes hydrogénoïdes, coexistent simultanément dans les atomes réels.

Analogie avec la vibration d'une membrane

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Il est possible de représenter en deux dimensions la signification des différentes formes tridimensionnelles des orbitales atomiques à l'aide des modes de vibration d'une membrane circulaire, par exemple de la peau d'untambour[12]. Dans cette représentation, la distance par rapport au centre de la membrane équivaut à la distance de l'électron aunoyau atomique, et l'amplitude de l'écart au plan d'équilibre de la membrane représente la densité de présence de l'électron dans l'atome. Cette analogie n'est pas parfaite, notamment parce que la tension d'une membrane physique comme la peau d'un tambour a pour effet d'arrondir les ondes qui la parcourent, mais elle rend compte de plusieurs propriétés qualitatives des orbitales atomiques, par exemple le fait que seules les orbitaless présentent un anti-nœud (maximum d'amplitude) au centre alors que toutes les autres présentent un nœud (amplitude nulle) à cet endroit, ou encore de visualiser la distribution géométrique des lobes des orbitales de rang élevé :

  • Les 9 premiers modes de vibration de la peau d'un tambour
  • Mode u01, analogue à 1s
    Modeu01, analogue à1s
  • Mode u02, analogue à 2s
    Modeu02, analogue à2s
  • Mode u03, analogue à 3s
    Modeu03, analogue à3s
  • Mode u11, analogue à 2p
    Modeu11, analogue à2p
  • Mode u12, analogue à 3p
    Modeu12, analogue à3p
  • Mode u13, analogue à 4p
    Modeu13, analogue à4p
  • Mode u21, analogue à 3d
    Modeu21, analogue à3d
  • Mode u22, analogue à 4d
    Modeu22, analogue à4d
  • Mode u23, analogue à 5d
    Modeu23, analogue à5d

Lapartie réelle de lafonction d'onde d'orbitales atomiquess etp représentée de la même manière pour différentes valeurs den et est ainsi analogue aux différents modes de vibration d'une peau de tambour :

Applications

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Enphysique atomique, lesraies spectrales correspondent auxtransitions électroniques résultant de passage d'unétat quantique de l'atome à un autre. Ces états sont définis par un ensemble denombres quantiques généralement associés à uneconfiguration électronique, c'est-à-dire à la distribution desélectrons entre les différentes orbitales atomiques. Ainsi, la configuration électronique dunéon à l'état fondamental est1s2 2s2 2p6, résumé dans le terme1S
0
.

Les orbitales atomiques sont un concept clé permettant de visualiser les processus d'excitation à l'origine destransitions électroniques. Par exemple, il est possible de relier une transition donnée à l'excitation d'un électron passant d'une orbitale occupée denombre quantique principaln =n1 à une orbitale vacante de nombre quantiquen =n2. Ainsi, l'énergie d'un électron dans un atomehydrogénoïde valant :

En=hcRZ2n2{\displaystyle E_{n}=-hcR_{\infty }{\frac {Z^{2}}{n^{2}}}},

on peut déduire laformule de Rydberg donnant lenombre d'onde associé à une transition électronique d'une orbitalen =n1 vers une orbitalen =n2 dans un atome hydrogénoïde, oùλ est lalongueur d'onde,R laconstante de Rydberg, etZeff lacharge nucléaire effective :

1λ12=RZeff2(1n121n22){\displaystyle {\frac {1}{\lambda _{1\to 2}}}=R_{\infty }Z_{\mathrm {eff} }^{2}\left({\frac {1}{n_{1}^{2}}}-{\frac {1}{n_{2}^{2}}}\right)}

Appliquée à l'atome d'hydrogène, cette formule permet de calculer lesraies d'émission duspectre de l'hydrogène :

Raies spectrales de l'hydrogène.

Il convient cependant de garder à l'esprit que les orbitales ainsi définies sont des fonctions d'onde mono-électroniques relatives à des atomeshydrogénoïdes. Les atomes n'étant généralement pas hydrogénoïdes, ils sont au contraire poly-électroniques, de sorte que cette approximation est une manière de simplifier la modélisation de la configuration électronique des atomes, mais peut présenter des limites, notamment pour décrire les gros atomes.

Notes et références

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  1. David J.Griffiths,Introduction to quantum mechanics,Prentice Hall,(ISBN 978-0-13-124405-4),p. 190–191
  2. (en) Ira Levine, (2000).Quantum Chemistry,5e édition, 2000, Prentice Hall,pp. 144–145.(ISBN 0-13-685512-1)
  3. (en) Keith J. Laidler, John H. Meiser,Physical Chemistry, 1982, Benjamin/Cummings,p. 488.(ISBN 0-8053-5682-7)
  4. (en) Peter Atkins, Julio de Paula, Ronald Friedman,Quanta, Matter, and Change: A Molecular Approach to Physical Chemistry, 2009, Oxford University Press,p. 106.(ISBN 978-0-19-920606-3)
  5. Roger Penrose,À la découverte des lois de l'univers : La prodigieuse histoire des mathématiques et de la physique, 2004.
  6. (en) Ira Levine,Quantum Chemistry,7e édition, Pearson Education, 2014,pp. 141–142.(ISBN 0-321-80345-0)
  7. (en)Miguel A. Blanco, M. Flórez et M. Bermejo, « Evaluation of the rotation matrices in the basis of real spherical harmonics »,Journal of Molecular Structure: THEOCHEM,vol. 419,nos 1-3,‎,p. 19-27(DOI 10.1016/S0166-1280(97)00185-1,lire en ligne)
  8. (en) Albert Messiah,Quantum mechanics: two volumes bound as one, 1999, Mineola, Dover, New-York.(ISBN 978-0-486-40924-5)
  9. Claude Cohen-Tannoudji, Bernard Dui, Franck Laloë,Mécanique quantique, Collection Enseignement des Sciences, Herman, Paris, 1973.Bibcode :1973mequ.book.....C
  10. (en)Richard E. Powell, « The five equivalent d orbitals »,Journal of Chemical Education,vol. 45,no 1,‎,p. 45(DOI 10.1021/ed045p45,Bibcode 1968JChEd..45...45P,lire en ligne)
  11. (en)George E. Kimball, « Directed Valence »,The Journal of Chemical Physics,vol. 8,no 2,‎,p. 188-198(DOI 10.1063/1.1750628,Bibcode 1940JChPh...8..188K,lire en ligne)
  12. (en)T. Cazenave et P. L. Lions, « Orbital stability of standing waves for some nonlinear Schrödinger equations »,Communications in Mathematical Physics,vol. 85,no 4,‎,p. 549-561(DOI 10.1007/BF01403504,Bibcode 1982CMaPh..85..549C,lire en ligne)

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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