La position d'Orange en a fait un emplacement de choix pour les Romains : nichée au cœur d’une région agricole, elle se trouve à un carrefour de passages pour le nord, l'Espagne ou l'Italie. On y trouve d'ailleurs de nombreux vestiges romains, principalement autour de la colline Saint-Eutrope et de l'ancien théâtre. Au Moyen Âge, la ville devient la capitale de laprincipauté d'Orange et le reste jusqu'à son annexion par la France, officialisée dans lestraités d'Utrecht de 1713.
Au sein du département, Orange a un rôle administratif plus limité queCarpentras (31 619 habitants en 2023) ouApt (10 143 habitants en 2023) choisies pour être les deux sous-préfectures.
Depuis 1981, plusieurs monuments d'Orange sont inscrits aurépertoire des monuments mondiaux de l'UNESCO sous le titre : « Théâtre antique et ses abords » et « Arc de Triomphe d'Orange » selon les critères (III) et (VI)[1].
Le point le plus bas de la commune se situe au sud-ouest, à proximité du Rhône.
La commune est relativement plate, située dans une plaine bosselée dont de nombreux sols sont du quaternaire (de type : plaine alluvionnaire).
On peut noter un relief plus important au sud. C'est là que l'on trouve le point le plus haut de la commune, situé au niveau du plateau des Brusquières, à l'est de Maucoil et au sud-ouest de Chaussel. Au sud-ouest, on trouve les collines de Lampourdier, Montbuisson, etc. avec des sommets dépassant la centaine de mètres. Au nord-ouest de ce petit massif on trouve une carrière et au nord-est le lieu-dit les Fours à Chaux qui traduit clairement l'activité du lieu.
L'autre colline dépassant la centaine de mètres, la colline Saint-Eutrope, se situe au niveau du bourg. La différence de hauteur entre la base et le sommet est d'une soixantaine de mètres.
Enfin, on peut noter diverses petites collines comme celles au nord du lycée viticole et du quartier du Grès, mais qui ne dépasse la hauteur locale que d'une vingtaine de mètres.
L'Eygues (ou Aigues) passe au nord de la ville et va, depuis la commune voisine deCaderousse à l'ouest de la commune, se jeter dans leRhône[2]. La commune est également arrosée par laMeyne[3], affluent duRhône qui débouche sur celui-ci au sud-ouest de la commune. On peut noter aussi, à l'ouest et au sud du bourg, la Mayre de la Malarde, la Mayre des Prets et la Courtebotte, puis au nord et à l'est, la Mayre de Merderic, la Mayre de Mourelette, la Mayre de Raphaëlis, la Mayre d'Ancione et la Mayre de Couavedel.
Enfin, le canal de Pierrelatte (désaffecté) traverse la commune en serpentant sur un axe nord-sud.
La commune a souvent connu des inondations dues à tous ces cours d'eau[4].
Statistiques 1991-2020 et records ORANGE (84) - alt : 57m, lat : 44°08'40"N, lon : 4°51'39"E Records établis sur la période du 01-08-1952 au 04-01-2024
Au, Orange est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].Elle appartient à l'unité urbaine d'Avignon[Note 2], une agglomération inter-régionale regroupant59 communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 3],[12],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Orange, dont elle est la commune-centre[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 10 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols est marquée par la prédominance des terres agricoles sur la forêt et les milieux semi-naturels. Les terres agricoles, qui occupent 69,0 % de la surface communale, sont consacrées surtout à la culture de la vigne et à la culture maraichère.
Orange est caractérisée par une organisation urbaine très typée.
Lecentre-ville au nord de lacolline Saint-Eutrope concerne un bâti au parcellaire étroit et dense de type médiéval superposé à une trame romaine initiale.
Lesfaubourgs avec un habitat dense se déploient autour du centre.
Plus loin sont réparties de nombreuses opérations de lotissements réalisés avec un habitat individuel typé provençal : les quartiers concernés sont principalement le Jonquier, l'Argensol, le Coudoulet, le Grès (constituant un « village » au sud).
Plusieurs ensembles delogements sociaux ont été réalisés vers 1970 : les quartiers nordclassés prioritaires (comprenant Fourchevieilles), la Tourre (à l'ouest), l'Argensol (à l'est). Ces derniers quartiers, dits « sensibles », ont connu de nombreuses affaires criminelles liées essentiellement aux stupéfiants, où leGIPN est intervenu[16].
De nombreusesrésidence fermées sont réalisées depuis les années 1980 : Antony Real, les jardins de Sully, les Terrasses de l'Arc.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Orange en 2020 en comparaison avec celle du Vaucluse et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion derésidences secondaires et logements occasionnels (1,6 %) inférieure à celle du département (20,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation des résidences principales, 47 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (46,9 % en 2014)[I 2], contre 70,6 % pour le Vaucluse[I 3] et 57,5 pour la France entière[I 4].
Il se peut que ces informations soient de nature spéculative et que leur teneur change considérablement alors que les événements approchent. N’hésitez pas à l’améliorer en veillant àciter vos sources. Tout élément d’actualité non encyclopédique est destiné àWikinews. → La dernière modification de cette page a été faite le 11 février 2026 à 12:31.
aménagement du pôle multimodal : en cours de réalisation ;
aménagement d'un écoquartier au bas de la colline : en attente ;
déviation d'Orange sur l'Est de la commune : sera réalisé pour partie.
L’orientation et la localisation d'Orange par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant (distance à vol d'oiseau) :
Toujours à l'ouest, à proximité, la bifurcation des autoroutesA7 (ou E714) ditel'autoroute du Soleil etA9 (ou E15) ditela Languedocienne forme l'échangeur d'Orange.
Lagare d'Orange est située dans le centre-ville. La gare est desservie par TGVParis -Miramas (deux allers et deux retours par jour) ainsi que par trois lignes desTER PACA etRhône-Alpes.
Les cantons deBonnieux,Apt,Cadenet,Cavaillon, etPertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons deVaucluse, dont celui d'Orange, sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[18].
Albert Dauzat etCharles Rostaing évoquent d'une racine pré-indo-européenne*ar- (non attestée) signifiant « hauteur » et du suffixe pré-latin-aus auquel a été ajouté le suffixe-ionem[22].
Ernest Nègre propose un pré-celtique*arausi de sens inconnu, suivi du suffixe gaulois-one, remplacé par la suite par le suffixe latin -ica, puismétathèsearau→aura-. La nouvelle terminaison-asica (>-inica) évolue en-enga enlangue d’oc et-enja en nord occitan, francisé en-ange.
En 105 av. J.-C., des bandes deTeutons et deCimbres y écrasent les légions romaines dans la bataille appeléebataille d'Orange.
La ville est fondée en 35 av. J.-C. par les vétérans de ladeuxième légion gallique sous le nom deColonia Julia SecundanorumArausio dans le territoire de la tribugauloise desTricastini.
La ville gallo-romaine voit s'élever de grands monuments tels que lethéâtre antique, renommé pour sa qualité acoustique et son impressionnant mur de scène, et l'arc de triomphe, l'un des mieux conservés du monde romain. La ville s'entoure d'une enceinte qui englobe environ70ha. Elle commande un vaste territoire que lesarpenteurs romains cadastrent avec précision. Des lots fonciers sont attribués en priorité aux vétérans ; d'autres, plus médiocres, sont donnés en location ; d'autres encore restent propriété de la collectivité. Ainsi sont facilitées la colonisation et la mise en valeur du sol, au détriment des autochtones. Jusqu'en 412, date du pillage de la cité par lesWisigoths, Orange connaît une existence prospère et devient siège d'un évêché.
C'est ainsi que des découvertes archéologiques continuent de se faire grâce aux fouilles liées aux travaux dans la commune. Les dernières ont révélé au nord de la commune une nécropole qui a fait l'objet d'une exposition au musée municipal et des maisons romaines furent cartographiées grâce au projet immobilier lié à l'arc de triomphe.
En508, les armées alliéesfranques etburgondes envahissent la Provence, alors sous dominationostrogothique : Orange leur ouvre largement ses portes[25]. Mais l’année suivante,Théodoric le Grand envoie ledux Ibba[26] avec une armée pour reconquérir le terrain perdu. La ville d’Orange est mise à sac par les Ostrogoths[25] et sa population est déportée àFiorenzuola d'Arda, près de Plaisance[27].
En 1562 (première guerre de Religion), les protestants brûlent les reliques desaint Eutrope, outragent l’évêque et abattent le clocher de lacathédrale. Peu après, les troupes papales venues d’Avignon et commandées parFabrizzio Serbelloni prennent la ville, massacrent les protestants et un millier de travailleurs saisonniers venus des alentours, pillent et violent[29]. Le récit de ces tueries provoque une colère et des massacres par lebaron des Adrets. En 1562, lesprotestants d’Orange sont massacrés parHonoréIer de Savoie, lieutenant général du roi[30].
En 1571, les troupescatholiques pillent à nouveau la ville.
Vue d'artiste duXVIIe siècle de la ville et de sa citadelle, par G. Trouillet.Vue d'Orange (1634), Gravure extraite de « Les Plans et Profils de toutes les principales villes et lieux considérables de France. par le SieurTASSIN, » (Principauté d'Orange & Comtat Venaissin).
1620,Maurice de Nassau érige une grandeforteresse sur la colline Sainte-Eutrope.Au début de laguerre de Hollande, en 1672-1673,Louis XIV ordonne de mettre le siège devant la ville, auquel participent leban et l’arrière-ban de la noblesse provençale, alors peuplée de 12 000 habitants ; c'est lecomte de Grignan, lieutenant-général du roi en Provence et gendre deMme de Sévigné, qui s'empare de la ville. Le siège n'est levé que quand le gouverneur en fait démolir les murs. La citadelle est démantelée.
Ensuite, à chaque guerre entre lesProvinces-Unies et laFrance, la ville est occupée avec le reste de laprincipauté (1673, 1679, 1690, 1697 et 1702-1713)[32].
En 1720, lapeste frappe Orange et y fait 550 victimes[33].
Le 17 avril 1732, à la demande des commerçants de la ville, le Conseil d'État du Roi signe un arrêté d'expulsion desjuifs de la Principauté, avec un délai de six mois. Cet arrêté fait suite à d'autres arrêts privatifs de liberté, dont deux de 1687 et 1703, qui n'avaient jamais été appliqués[34], la communauté juive jouissant d'un fort soutien de la part des successifs princes d'Orange, comte des Baux puis princesse de Conti.
Fin mars 1789, des émeutes dues à la crise frumentaire ont lieu[35].
Le 15 juin 1951, deux pilotes d'avion militaire, Irénée Prio et Raymond Gallibert, aperçoivent unOVNI qui restera considéré comme un cas d'école. Le phénomène est très brillant et stationnaire à 11 h 30, au moment où l'avion des deux observateurs décolle de la base aérienne d'Orange-Caritat. En déplacement dans le ciel, ils voient un engin circulaire/sphérique très brillant et argenté surplombant Orange, au-dessus dumont Pelvoux. Le chef de patrouille l’aperçoit également. Avec l’altitude, l’objet augmente de taille et prend une forme oblongue. Pendant six minutes, les avions le prennent en chasse, avant que celui-ci ne disparaisse comme un point dans le firmament. LeGEIPAN classe ce phénomène comme « étrange » à « très étrange » et de consistance « moyenne » à « forte »[38],[39]. Il est toujours classifié comme « phénomène aérospatial non-identifié » de catégorie D par leCNES[40].
Dans le cadre duredécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Ces deux cantons avaient la particularité d'être dirigés par le mari et la femme : En effet, le conseiller général du canton d'Orange-Ouest était le maire d'OrangeJacques Bompard et celui d'Orange-Est était son épouse, maire deBollèneMarie-Claude Bompard.
Candidat sans succès en 1989,Jacques Bompard (Front national) l’emporte au second tour des élections municipales de 1995 dans le cadre d'une triangulaire, devançant notamment la liste conduite par le maire sortant socialiste. En 2001, 2008 et 2014, ses listes l’emportent à chaque fois dès le premier tour. En 2020, concurrencé par une liste duRassemblement national, il est mis en ballottage, puis gagne largement au second tour lors d'une quadrangulaire.
Résultats obtenus par la liste victorieuse aux élections municipales à Orange depuis 1989[43]
Cette section doit êtreactualisée.(novembre 2021)(Dernière mise à jour : 2015) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
Le lors du premier tour il y a eu 6 475 votants pour 9 374 inscrits soit une participation de 56,93 % (57,83 % pour le canton[44]).Jacques Bompard (divers droite) est arrivé très largement en tête avec 58,05 % des voix (48,81 % au niveau du canton, devant Fabienne Halloui (PCF) avec 17,33 % (16,51 % pour le canton) et Louis Driey (UMP) avec 25,34 % (23,22 % pour le canton).
Le second tour a eu lieu le. Il y a eu 4 895 votants pour 9 674 inscrits soit une participation de 50,60 % (53,93 % pour le canton). Jacques Bompard (divers droite) est très largement réélu avec 69,36 % des voix (59,61 % au niveau du canton) au détriment de Fabienne Halloui (PCF) qui obtient 30,64 % des voix (40,39 % au niveau cantonal[45]).
Lecanton d'Orange-Est qui faisait partie de la première série des cantons et a été renouvelé lors desélections cantonales de 2011, L'élection a eu lieu les20 et 27 mars. Six candidats se sont présentés.
Le lors du premier tour il y a eu 3 162 votants pour 8 594 inscrits soit une participation de 36,79 % (47,23 % pour le canton[46]).Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud) est arrivé en tête avec 39,74 % des voix (25,83 % au niveau du canton, devant Marlène Thibault (PS) avec 22,02 % (25,71 % pour le canton), Gérard Carlier (FN) avec 16,52 % (18,29 % pour le canton) et Louis Biscarrat (UMP) avec 12,85 % (20,00 % pour le canton).
Le second tour a eu lieu le. Il y a 3 589 votants pour 8 593 inscrits soit une participation de 41,77 % (47,23 % pour le canton).Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud) est largement réélue avec 61,23 % des voix (55,91 % au niveau du canton) au détriment de Marlène Thibalt (PS) qui obtient 38,77 % des voix (44,09 % au niveau cantonal)[47]).
Le nouveaucanton d'Orange, regroupant les cantonsd'Orange-Est etd'Orange-Ouest, qui avaient vu respectivement les victoires deJacques Bompard etMarie-Claude Bompard précédemment, est remporté au second tour des élections départementales de 2015 par Yann Bompard et Marie-Thérèse Galmard, candidatsLigue du Sud, avec 50,03 % des suffrages exprimés, face au binômeFront national[48]. Dans la commune, le binôme de la Ligue du Sud arrive en tête avec 52,9 % des suffrages exprimés. Il était aussi en tête au premier tour avec 30,81 % des suffrages exprimés[49].
Auxélections législatives de 2007 pour laquatrième circonscription de Vaucluse, le premier tour a vuJacques Bompard (MPF) arrive en tête avec 39,10 % (mais troisième dans la circonscription) devantThierry Mariani (UMP) avec 30,79 % et Pierre Meffre (PS) avec 13,77 % ; aucun des dix autres candidats ne dépassant le seuil des 5 %. Le second tour a vu arriver en tête Thierry Mariani avec 61,43 % (résultat circonscription[50] : 60,18 %) contre 38,57 % pour Pierre Meffre (résultat circonscription : 39,82 %). Abstention plus forte à Orange avec respectivement 40,69 % et 46,35 % aux deux tours que dans la circonscription (37,11 % et 39,31 %)[51].
Auxélections législatives de 2012 pour laquatrième circonscription de Vaucluse, le premier tour a vuJacques Bompard (Ligue du Sud) arrivé en tête avec 44,02 % (mais deuxième dans la circonscription) devant Pierre Meffre (PS) avec 19,03 %, Bénédicte Martin (UMP) avec 13,33 % et Annie-France SouletFN avec 11.17 %. Le second tour a vu arriver en têteJacques Bompard avec 68,08 % (résultat circonscription[52] : 58,77 %) contre 31,92 % pour Pierre Meffre (résultat circonscription : 41,23 %).
Auxélections législatives de 2017 pour laquatrième circonscription de Vaucluse, le premier tour voit une nouvelle fois le maire de la ville arrivé en tête, la candidature de Jacques Bompard recueille 33,09% (comme en 2012, sa candidature dans la circonscription arrive en deuxième position) devant Carole Normani (La République en marche !) avec 21,62%, Catherine Candela (Front national) avec 14,26% et Jean-Francois Perilhou (Les Républicains) avec 11,97% dans la ville. Au second tour le maire est réélu député et obtient le score de 57,45% des voix à Orange contre 50,37% dans la circonscription[53].
La ville d’Orange vote historiquement beaucoup plus pour la droite et l’extrême droite que le reste de la France, tandis que les candidats du centre et de gauche y réalisent des scores plus faibles.
Résultats des votes à Orange au second tour des élections présidentielles[54],[55],[56],[57],
Au référendum européen sur letraité de Maastricht (scrutin du), sur 15 522 inscrits, 11 286 ont voté, ce qui représente une participation de 72,71 % (contre 69,70 % au niveau national[58]), soit uneabstention de 28,29 %. Il y a eu une victoire dunon avec 6 398 voix (58,56 %) contre 4 527 voix (41,44 %) qui se sont prononcées pour leoui, 361 votes (3,20 %) étant blancs ou nuls[59].
Auréférendum sur la constitution européenne (scrutin du), sur 16 620 inscrits, 11 706 ont voté, ce qui représente une participation de 70,43 % du total (contre 69,37 % au niveau national[60]), soit une abstention de 29,57 %. Il y a eu une forte victoire dunon avec 7 176 voix (62,61 %), 4 285 voix (37,39 %) s'étant prononcéespour et 245 (2,09 %) étant des votes blancs ou nuls[61].
En mars 2021,Jacques Bompard, maire d'Orange depuis 1995, est condamné en appel à un an de prison avec sursis, cinq ans d'inéligibilité et 30 000 euros d'amende pourprise illégale d'intérêts. Lacour d'appel de Nîmes a en effet aggravé les sanctions prononcées le par leTribunal correctionnel de Carpentras, favorisé la vente en 2005 de biens immobiliers de la ville à sa fille via dessociétés civiles immobilières (SCI), biens revendus par celles-ci moyennant d'importantes plus-values, puis, en 2006, pour avoir acheté des terrains à construire à la ville.
Son pourvoi ayant été rejeté par laCour de cassation en, la peine d'inéligibilité s'applique et il est contraint d'abandonner l'ensemble de ses mandats électifs, bien qu'il conteste « formellement » les faits qui lui sont reprochés et annonce vouloir saisir laCour européenne des droits de l'homme. Le il informe les cadres communaux qu’il entend faire élire par le conseil municipal comme nouveau maire pour la fin de la mandature 2020-2026 son fils Yann Bompard et qu'il souhaite être nommé maire-honoraire en conservant un bureau à l’hôtel de ville[69],[70],[71].
Il est ainsi remplacé par son fils, Yann Bompard, conseiller départemental depuis 2015 et premier adjoint au maire, élu maire d'Orange par le conseil municipal[72] et président de laCCPRO par leconseil communautaire[73].
Le 5 septembre 2023, l'ancienne permanence parlementaire à la mairie d'Orange et le domicile de Yann Bompard sont perquisitionnés par des enquêteurs. Ce dernier est effet visé par une affaire d'emploi fictif : il est soupçonné d'avoir occupé un poste de collaborateur parlementaire auprès de son père,Jacques Bompard, puis de l'actuelle députée du Nord Vaucluse,Marie-France Lorho, sans fournir de travail effectif[74]. L'enquête est supervisée par le parquet deMarseille. Le maire d'Orange nie les faits de « détournements de fonds publics et recel » qui lui sont reprochés[75].
La commune dispose d'unestation d'épuration, code station : 06 09 84087 001, avec une capacité de 45 000 habitants. Son milieu récepteur est la rivière la Meyne[85].
On trouve dans la commune une entreprise d'une trentaine de personnes pratiquant la récupération et le traitement dedéchets industriels, avec l'exploitation d'uncentre d'enfouissement de classe 2. En août 2000, elle obtient la certification « management environnementale » ISO 14001[86].
En 1995, la nouvelle municipalité indique son souhait de recentrer sa politique culturelle vers des actions plus focalisées sur l'« identité française », et même plus locales, et refuse tout apport sur les cultures ou coutumes étrangères, en ligne avec la politique générale duFN[88]. L'objectif est double : économiser le budget, qui est décrit comme non prioritaire, et restreindre les actions à des productions autres que « branchées parisiennes » ou « étrangères ».
Jacques Bompard, dès son élection à la mairie d'Orange, revendiqua la présidence desChorégies. En effet, jusqu'en 1995, le président de l'association qui organise le festival est le maire de la ville, fonction reconduite tous les ans. À cette date et contrairement à la tradition, le nouveau maire n'est pas élu à cette fonction.Thierry Mariani devint président en juillet 1995. Commence une période de tension entre la mairie et les Chorégies pendant laquelle la subvention de la mairie est supprimée pendant deux ans et pendant laquelle Jacques Bompard contraint l’association gestionnaire à lui verser une indemnité d’occupation du Théâtre antique. En dépit d'une dotation de l'État en1996 ainsi que des aides des collectivités territoriales et de partenaires privés, le déficit des Chorégies se creuse. Ce bras de fer prit fin en1998 à la suite de la menace de choisir le siteVaison-la-Romaine pour les représentations et à la levée de boucliers des commerçants orangeois se voyant privés de la manne financière des Chorégies[89]. En 2016, la ministre de la cultureAudrey Azoulay etChristian Estrosi, à la suite de la démission de Raymond Duffaut de la direction des Chorégies, menacent de retirer leurs subventions aux Chorégies en dépit du fait, selon Thierry Mariani, que le maire d’Orange « ne s’est jamais mêlé de la programmation »[90]. Le festival se caractérise, à la différence des festivals d'Aix et d'Avignon, par son haut degré d'autonomie financière[91]
Le positionnement de la commune en tant que « Ville d'art et d'histoire » portée par les municipalités précédentes a été interrompu dès 1995.
De plus, dès 1995, la municipalité prévient qu'elle refusera les concerts de rap[92]. La même année, la mairie tente de faire annuler un concert du chanteurKhaled, qu'elle juge « dangereux », et lessubventions aucentre culturel organisateur, Mozaïk, sont suspendues en milieu de convention[93]. En février2012, la municipalité d'Orange ré-affirme cette politique, et refuse la tenue d'un concert du groupe derap françaisIAM sous prétexte que« depuis 1995, aucun concert de rap n'a été programmé à Orange. Un genre musical contraire à notre philosophie »[94]
Chaque été, la ville organise des spectacles gratuits[95], parmi lesquels des concerts deJean-Luc Lahaye,Hélène Ségara,Gipsy Kings... Lethéâtre antique est aussi lieu de cinéma en plein air fin août à l'occasion de deux soirées organisées par la ville. Chaque jeudi du mois d’août, ont lieu lesJeudis d'Orange avec jeux pour les enfants et animations musicales dans tout le centre-ville.
À l'occasion desChorégies d'Orange, la ville offre 1 000 places pour les répétitions générales à ses habitants[96].
Au centre-ville près du cours Aristide-Briand se situe le parc Gasparin. Près de l'autoroute centre, le parc de la Brunette est le rendez-vous des boulistes.
Sur une partie de lacolline Saint-Eutrope se trouve l'un desjardins de la ville, à l'emplacement de l'anciennecitadelle[N 1]. Celui-ci représente le principal espace vert.
On trouve le centre aéré du Bois Feuillet au sud-ouest de la ville. Au sud-est, un bassin de rétention dit le Lac dans le quartier du Coudoulet est le lieu privilégié pour les pêcheurs.
La ville est située dans l'académie d'Aix-Marseille. Elle administre dix-septécoles primaires (septécoles maternelles et dixécoles élémentaires) réparties sur toute la ville[102]. Les sept écoles regroupant maternelles et élémentaires sont :Frédéric-Mistral,Albert-Camus,Le Castel,Pourtoules,Croix-Rouge,La Deymarde etCoudoulet et les trois autres écoles élémentaires :Martignan,Le Grès etLes Sables. Le centre-ville est également concerné par la présence de deuxécoles privées catholiques (les écoles Notre-Dame et la Nativité). Un établissement associatif occitanLa calandreta Granatiera est situé à l'ouest de la commune.
La régionProvence-Alpes-Côte d'Azur gère unlycée public d'enseignement général et technologique[108] lelycée de l'Arc[109], deuxlycées professionnels[110] :Aristide-Briand (Bac pro commerces et services)[111] etArgensol[112] pour les métiers autour de l'automobile, micro technique et chaudronnerie (du CAP au BTS) ainsi qu'unlycée agricole[113] : Le lycéeviticole[114] du Château Mongin près du lieu-dit Boisfeuillet. Ce lycée peut accueillir près de 280 élèves et possède uninternat d'environ 180 lits. Il organise des stages dedégustation et des repas à thèmes pour les amateurs, ce lycée des métiers du vin propose : Bac, BTSA et licence pro. La commune abrite également le lycée privé Saint-Louis, implanté sur lacolline Saint-Eutrope, proche des vestiges romains.
D'autres établissements permettent d'être formés à certains métiers : en esthétique et coiffure (CAP et BEP : AFTEC) ou en logistique (CACES : CFM).
La commune bénéficie de services de santé étendus : le centre hospitalier public Louis-Giorgi[115] qui rayonne sur le nord Vaucluse, la clinique privéeElsan et un ensemble de groupements de spécialistes en profession libérale (cardiologie, dentaires, radiologie, pédiatrie, orthophonie...).
Le centre hospitalier possède une capacité de 258 lits dont 79 en médecine, 62 en chirurgie, 27 en gynéco-obstétrie, 30 pour les « moyens séjours », 30 pour les « longs séjours » et 30 de plus pour l'hébergement[115].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[117],[Note 7].
En 2023, la commune comptait 29 706 habitants[Note 8], en évolution de +2,72 % par rapport à 2017 (Vaucluse : +2,25 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est plus jeune que celle du département.En 2020, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 34,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (33,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 28,5 % la même année, alors qu'il est de 28,9 % au niveau départemental.
En 2020, la commune comptait 13 476 hommes pour 14 978 femmes, soit un taux de 52,64 % de femmes, supérieur au taux départemental (52,01 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2020 en pourcentage[119]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,8
90 ou +
2,0
8,5
75-89 ans
11,9
16,2
60-74 ans
17,4
20,2
45-59 ans
19,3
17,2
30-44 ans
17,6
17,3
15-29 ans
15,3
19,8
0-14 ans
16,6
Pyramide des âges du département deVaucluse en 2022 en pourcentage[120]
Cette section doit êtreactualisée.(janvier 2022) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en. Motif : Données obsolètes.
En2008, le revenu fiscal moyen des 17 752 foyers fiscaux était de 18 859 €[121]. Seuls 45,6 % de ces foyers fiscaux étaient imposables.
Lethéâtre antique accueille chaque été depuis 1971 les nouvellesChorégies, un festival lyrique particulièrement renommé. Mais la renommée du site est bien plus ancienne, grâce à des artistes internationaux commeSarah Bernhardt qui jouePhèdre authéâtre antique en 1903.
Les premièresChorégies datent de 1869 et ont fait leur apparition sous le nom de « fêtes romaines ».
Cette foire a existé pendant plus de 50 ans (créée en 1955 avec pour président Charles Dardun) ; elle se déroule à la deuxième semaine d'octobre. Elle se déroulait dans un premier temps sur le cours Aristide-Briand, puis s'est déplacée sur le site du parc des expositions. Elle a été interrompue en 2011, à la suite de sa mise en liquidation[123]. En 2013, une société privée l'a relancé début mars sur une formule plus courte de quatre jours du vendredi au lundi[124].
La foire aux vins d'Orange a été créée en1952 par Vincent Allessandrini,courtier en vins d'Orange. En2007, la foire aux vins a changé de dénomination pour devenir leconcours des vins d'Orange, le plus important de lavallée du Rhône. En2011, début février, le concours a porté sur 2 820 échantillons devin (blanc, rouge, rosé), mobilisant 642 dégusteurs pour 158 jurys[125].
Le Festival de la bande dessinée a été animé plusieurs années durant jusqu'en 1995.
5 salons du livre jeunesse ont été organisés en 1999, 2001, 2003, 2005 et 2007 par Bouquins Malins, une association orangeoise de promotion de la littérature jeunesse. Ils se tenaient au lycée Aristide Briant.
Plusieurs équipements sont présents sur le territoire de la commune, qu'ils soient privés ou communaux.
La commune propose[126] plusieurs complexes sportifs et stades, une salle pour la pratique des Arts Martiaux (dojo), la « Ferme des Courrèges » (Orange Raquettes Club) équipée de six terrains de tennis dont quatre éclairés et deux couverts, quatre courts de squash, deux courts de padel et deux salles de ping-pong, un parcours de santé et un parc (le parc de la Brunette) avec espace réservé pour la pétanque et de 20 jeux pour la boule lyonnaise. Les deux piscines municipales ont été fermées en 2010 et 2011[127].
On trouve aussi, en équipements privés, un golf au nord-est du bourg, des centres équestres, etc.
Orange bénéficie d'un tissu de plus de 300 associations dont un certain nombre ont une visibilité régionale, voire nationale.La journée des associations a lieu le premier week-end de septembre.Certaines associations se sont distinguées lors de l'année 2009 :
Cette section doit êtreactualisée.(novembre 2021)(Dernière mise à jour : 2008) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
Cette section doit êtreactualisée.(novembre 2021)(Dernière mise à jour : 2008) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2008 à 18 544 personnes (17 956 en 1999), parmi lesquelles on comptait 68,4 % d'actifs dont 56,8 % ayant un emploi et 11,5 % de chômeurs (contre 11,0 % en 1999)[138]. En 2008, 60,5 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Orange, 28,5 % dans une autre commune dedépartement de Vaucluse, 1,6 % dans un autre département et 9,2 % dans une autre région.
La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active d'Orange[N 2] fait apparaître une sous-représentation des « cadres et professions intellectuelles » et « agriculteurs » et une grosse sur-représentation des « employés » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.
Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)
Cette section doit êtreactualisée.(novembre 2021)(Dernière mise à jour : 2008) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
En 2008, on comptait 14 003 emplois dans la commune, contre 13 390 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune étant de 10 658, l'indicateur de concentration d'emploi[N 3] est de 131,4 % (contre 134 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre plus d'emploi que d'orangeois actifs[138].
La répartition parsecteurs d'activité des emplois à Orange fait apparaître l'importance des secteurs du commerce, des transports et des services. L'emploi tertiaire représente 84,4 % du total des emplois à Orange, contre plus de 76 % en France métropolitaine[139] et plus de 75 % en France métropolitaine[140] mais avec 50 % d'emploi en plus en Administration publique, enseignement, santé, action sociale.
Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2008)
L’armée de l'air est implantée depuis 1939 : labase 115 Orange-Caritat. Elle emploie environ 1 200 personnes (avec intervention de plus de 200 entreprises extérieures).
L'hôpital d'Orange Louis-Giorgi situé à l'est de la commune emploie plus de 500 salariés. Deux cliniques dites de Provence et du Parc complètent ces infrastructures de santé.
Comme toute ville de cette importance, le centre-ville d'Orange compte de nombreux commerces de proximité, ainsi que plusieurs zones commerciales en périphérie, entourant des supermarchés.
Unmarché a également lieu le mardi soir et le jeudi matin.
Principalement disposées le long de l'axe de laRN 7.
Au nord : les zones la Violette (Intermarché Nord) et les Pradines, principalement orientées commerce.
Au sud, la zone industrielle des Crémades (Isover), la zone dite du Coudoulet (Carrefour) et la ZAC Porte Sud (parc commercial Orange les Vignes).
Une nouvelle zone ballade-commerciale ouverte en 2010, nommé « Orange les Vignes » avec environ 50 enseignes[141]. Des panneaux solaires photovoltaïques recouvrent ses toits, ce qui fait de cette zone, la plus grande station solaire qui accueille du public en Europe[142].
Panier de truffes du Nord-Vaucluse, dites truffes du Périgord.
Fleuron de la gastronomie française, latruffe est une spécialité provençale, puisque la région produit 80 % des truffes en France[143]. Le Vaucluse, autour du piémont dumont Ventoux est, avec laDrôme provençale, le premier producteur deTuber melanosporum[144]. Son marché reste hors normes, car c'est la seule production à échapper aux inspecteurs de l'administration fiscale, aucune transaction n'étant réglée par chèque[144]. L'approche des fêtes de fin d'année fait exploser les prix. Mais les meilleures truffes sont celles du mois de janvier, période où elles sont à pleine maturité[143]. En saison, ce sont les marchés de Carpentras et de Richerenches, les plus importants de la région, qui fixent les cours. Lesrabassiers (trufficulteurs) affirment, pour justifier les prix, que le « diamant noir » naît entre les pluies des deux Vierges. Ces précipitations doivent être abondantes entre l'Assomption (15 août) et la Nativité de Notre-Dame (8 septembre). C'est loin d'être faux puisque les spécialistes ont vérifié qu'une bonne année dépend à la fois d'un fort ensoleillement estival suivi de pluies entre la mi-août et la mi-septembre[145].
La truffe se récolte jusqu'à 1 000 mètres d'altitude. Préférant les terrainscalcaires, elle se développe toujours en symbiose avec lechêne blanc ouvert, lefrêne et lecharme. Il est affirmé que les plus fines poussent à l'ombre dutilleul[145]. Les trufficulteurs organisent chaque année des week-ends permettant de découvrir larabasse in-situ sur les communes deVisan,Bonnieux,Monieux, Orange etSaint-Pierre-de-Vassols[143].
Les oliveraies de la commune sont aptes à produire de l'huile d'olive de Provence, protégée par uneappellation d'origine contrôlée (AOC). Celle-ci a été créée à la suite d'une enquête diligentée par l'INAO, dont les conclusions ont été déposées auprès de la commission le, réunie àArles, et la signature du décret parut auJournal officiel le[146].
Pour pouvoir postuler à l'AOC, l'huile d'olive de Provence doit être élaborée à base des variétés aglandau, bouteillan, cayon, salonenque ainsi que celles dénommées localement brun, cayet, petit ribier et belgentiéroise. Il faut au moins deux de ces variétés principales présentes au sein de l'oliveraie[146],[147].
On trouve dans la commune trois importantes carrières, l'une à l’extrême sud-ouest de la commune et à l'ouest des sept combes « le Lampourdier », une autre toujours au sud-ouest, mais un peu plus proche de la ville, à proximité du Bois Feuillet « les sablières » et la dernière au niveau de la zone d'activités du Coudoulet et des Crémades.
Depuis 1981, plusieurs monuments d'Orange sont inscrits aurépertoire des monuments mondiaux de l'UNESCO sous le titre : « Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d'Orange » selon les critères (iii) et (vi)[1]. De nombreux monuments d'Orange sont également classés ou inscrits au titre des monuments historiques. L'Îlot Pontillac[148], situé rue Pontillac, est l'un des exemples d'ensemble architectural alliant divers monuments historiques d'époques et d'utilisations bien distinctes.
A noter la borne milliaire qui jalonne la voie romaine entre Arles et Lyon et qui a été signalée en 1717 où elle servait de bénitier dans un couvent de la ville. La dédicace à l'empereur Constantin le Grand qui y est gravée permet de la dater des années 306-307 de notre ère. Référence : CIL 12, 05556
Pour le patrimoine protestant, ce sont principalement deux temples[163]. En1566, le gouverneur d'Orange autorise les protestants de la ville d'édifier un temple, dans le quartier Saint-Martin dont il portera le nom. Celui-ci est construit en un an seulement. Lors des guerres de Religion, onze jours de massacres entrainent la mort de 140 huguenots orangeois. Le temple Saint-Martin est détruit à la révocation de l'édit de Nantes. Puis, de1633 à1636, le Grand Temple[163] est construit, sous la gouvernance de Chistoffle Dohna, beau-frère du prince Frédéric Henri de Nassau. Chistoffle Dohna y est enterré en1637. Le bâtiment est détruit en1685, en quatorze jours, à la suite de la révocation de l'édit de Nantes. À la suite de la paix de Ryswick, en1697, qui contraintLouis XIV à reconnaitre le culte protestant, le bâtiment est reconstruit, au même endroit, de1698 à1700. En1718, à la suite de l'expulsion des protestants d'Orange, sous le règne de Louis XIV, le bâtiment est donné aux pères de la Doctrine chrétienne, pour y établir un séminaire et un collège. L'édifice est alors consacré àsaint Louis.En1794, la Commission Populaire y établit ses quartiers, pour le tribunal révolutionnaire. 322 personnes, deVaucluse et desBouches-du-Rhône, y furent condamnés. En1865, l’édifice reprend un caractère religieux, avec la présence des sœurs de la Présentation de Marie.
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète.Votre aide est la bienvenue !Comment faire ?
Orange est un des lieux de l'action du roman d'Alain DamasioLes furtifs, un livre d'anticipation où les villes se font racheter et administrer par les multinationales ; la ville se fait acheter par Orange, qui s'épargne ainsi le coût de réservation du nom[164].
Fresque représentant la ville d'Orange (décoration murale duTrain Bleu de lagare de Lyon à Paris).
Pierre Pommier (1922 - ), homme politique, député de Vaucluse, a été commerçant blanchisseur à Orange. À ce titre, il a été président de l'union des commerçants, localement et départementalement[168].
D'azur, à trois oranges d'or sur leur branche de sinople feuillées du même, au chef aussi d'or chargé d'un cornet d'azur virolé et lié de gueules[169].
La devise de la ville :Je Maintiendrai.
Le cornet sur le blason rend hommage au comte Guillaume au Court Nez, un comte d'Orange.
Les oranges sont desarmes parlantes, c'est-à-dire dont les éléments par consonance évoquent le nom du possesseur.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine d'Avignon comprend une ville-centre et58 communes de banlieue.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'INSEE.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Jean-Louis Jouanaud, « La Provence au pouvoir de Théodoric le Grand »,in Jean Guyon, Marc Heijmans (directeurs de publication),L’Antiquité tardive en Provence (IVe – VIe siècle) : naissance d’une chrétienté, coédition Arles : Actes Sud Éditions/Venelles : Aux sources chrétiennes de la Provence, 2013 ; 28 cm ; 223 p.(ISBN978-2-330-01646-3),p. 159
↑AV,AFP, « Orange : le maire Jacques Bompard condamné en appel à 5 ans d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêt : Le maire d'Orange (Ligue du Sud) a été condamné jeudi en appel à un an de prison avec sursis, cinq ans d'inéligibilité et 30.000 euros d'amende. Il a été reconnu coupable de prise illégale d'intérêt »,France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,(lire en ligne, consulté le).
↑a etbFranck Johannès, « Jacques Bompard, le maire d’extrême droite d’Orange, poussé à la démission : Condamné pour « prise illégale d’intérêt » et cinq ans d’inéligibilité, l’élu de la Ligue du Sud a vu son pourvoi en cassation définitivement rejeté mercredi. Élu depuis 1995 et soutien d’Éric Zemmour à la présidentielle, il entend placer son fils dans son fauteuil de maire »,Le Monde,(lire en ligne, consulté le)« L’élu d’extrême droite, l’un des premiers soutiens d’Eric Zemmour, est ainsi définitivement condamné pour « prise illégale d’intérêt » à un an d’emprisonnement avec sursis, 30 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Il devrait démissionner la semaine prochaine – sans cela, le préfet s’en chargera –, mais entend bien placer l’un de ses fils dans son fauteuil de maire et tirer les ficelles dans l’ombre ».
↑Sarah Zafrani, « Le fils de Jacques Bompard pressenti pour lui succéder à la mairie d'Orange : Après confirmation de la Cour de cassation de la peine d'inéligibilité de Jacques Bompard, le maire d'Orange (Vaucluse) doit démissionner. Son fils pourrait lui succéder »,Actu Vaucluse,(lire en ligne, consulté le).
↑Laura Cadeau, « Yann Bompard élu nouveau maire d'Orange : Inéligible après sa condamnation, Jacques Bompard, maire d’Orange depuis 26 ans cède son fauteuil à son fils Yann Bompard, élu très largement ce mardi matin lors d'un conseil municipal extraordinaire »,France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,(lire en ligne, consulté le)« Chez les Bompard, la politique est une affaire de famille. Le père, maire de la ville d’Orange depuis 1995. La mère, maire de Bollène de 2008 à 2020. Et désormais le fils, Yann, qui reprend les rênes, à son tour, du bastion d’extrême-droite du département ».
↑Nicolas Lavergne, « Municipales - Orange : six candidats pour un fauteuil, une première depuis 30 ans : Il faut remonter à 1989 pour voir autant de listes. Coup d'oeil dans le rétro »,La Provence,(lire en ligne, consulté le).
↑« VAUCLUSE : le radicalisme sans radicaux »,Le Monde,« Candidat communiste aux élections sénatoriales dans le Vaucluse, M. Giorgi est venu, accompagné de trois collaborateurs, discuter avec le maire, M. Raoul Esparon, des problèmes de cette commune de trente-huit habitantsSivergues ».
↑« Orange : disparition de l’ancien maire Robert Pini »,Le Dauphiné libéré,(lire en ligne, consulté le)« Robert Pini a exercé plusieurs mandats : maire d’Orange de 1983 à 1989, conseiller municipal de 1971 à 1977, conseiller général de 1982 à 1988 ».
↑Renaud Dély, « Un père Fouettard à la mairie d'Orange. Menaces, licenciements. Le maire FN met la municipalité sous haute surveillance »,Libération,(lire en ligne, consulté le).
↑Laura Cadeau, « Yann Bompard élu nouveau maire d'Orange : Inéligible après sa condamnation, Jacques Bompard, maire d’Orange depuis 26 ans cède son fauteuil à son fils Yann Bompard, élu très largement ce mardi matin lors d'un conseil municipal extraordinaire »,France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,(lire en ligne, consulté le)
↑a etbJacques Galas,Le mont Ventoux. Encyclopédie d'une montagne provençale, Alpes de Lumières(ISBN978-2-906162-92-1),p. 111.
↑a etbJean-Pierre Saltarelli,Les Côtes du Ventoux, origines et originalités d'un terroir de la vallée du Rhône, Avignon, A. Barthélemy,, 207 p.(ISBN2-87923-041-1),p. 180.
Bonaventure De Sisteron,Histoire de la ville et principauté d'Orange, —Bonaventure De Sisteron (sur googlebooks),Histoire de la ville et principauté d'Orange,, 542 p.(lire en ligne).
Adrien de Gasparin,Histoire de la ville d'Orange et de ses antiquités, Nabu Press (réed.), 2010,, 186 p.(ISBN978-1-146-08265-5)
Sylvain Gagnière et Jacky Granier,Quelques objets de l'Âge du Bronze trouvés à Orange (Vaucluse), Mémoires de l'académie de Vaucluse, VIII, 1961-1962,p. 21-25.
Robert Bailly,Dictionnaire des communes du Vaucluse, Avignon, A. Barthélemy,, 475 p.(ISBN2-903044-27-9)
Jules Courtet,Dictionnaire géographique, géologique, historique, archéologique et biographique des communes du département de Vaucluse, Avignon, Seguin Ainé,, 400 p.(lire en ligne)
Claude-France Hollard, Christine Martella, Archives départementales Vaucluse,Archives des princes, de la principauté, du parlement et du conseil de guerre d'Orange : Répertoire numérique détaillé, Avignon, Département de Vaucluse,, 216 p.(ISBN2-86084-024-9)
Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Orange : pp. 168 à 172
Guide du Tourisme industriel et technique en Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse, Monuments, Étapes et Curiosités, Paris,Éditions Solar,, 152 p.(ISBN2-263-01872-7)
Collection EDF – La France contemporaine. p. 137 La nef solaire (Musée-Autoroutes du sud de la France. Aire de Tavel Nord - A9 Direction Nîmes-Montpellier)
Mains brunes sur la ville, documentaire engagé de Bernard Richard etJean-Baptiste Malet, 90 min, sortie en salle le 21 mars 2012, produit par La Mare(Site officiel du film)