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Opéra

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirOpéra (homonymie).

Alma Deutscher dirigeant son opéraCinderella àSan José (Californie) en.
Carmen avecMagdalena Kožená etJonas Kaufmann,Festival de Salzbourg, 2012.
Annonce de la première deDon Juan deMozart.
La Bohème dePuccini, l'un des opéras les plus joués.
L'orchestre d'un opéra en 2009.

Unopéra est, dans lamusique classique occidentale, uneœuvremusicale et théâtrale pour unorchestre et deschanteurs. L'opéra est l’une des formes de l'art lyrique du théâtre musical occidental.

L'œuvre, chantée par des interprètes possédant unregistre vocal déterminé en fonction durôle et accompagnés par un orchestre, parfoissymphonique, parfoisde chambre, parfois destiné au seulrépertoire d'opéra, est constituée d'unlivret mis enmusique sous forme d'airs, derécitatifs, dechœurs et d'intermèdes souvent précédés d'uneouverture et parfois agrémentés deballets. Comme pour le théâtre, le livret met en scène les personnages et leur histoire, mais les rôles sont chantés.

Legenre musical est décliné selon les pays et les époques et recouvre des œuvres d’appellations et de formes différentes. Aujourd’hui, les œuvres sont jouées dans dessalles d’opéra spécifiquement affectées ou tout simplement sur desscènes dethéâtre ou dans des salles deconcerts, voire en plein air.

Les représentations sont organisées par desinstitutions du secteur public ou privé, parfois désignées sous le vocable de « maison d'opéra », qui peuvent regrouper les compagnies d’artistes (orchestre,chœur etballet) et les services administratifs et techniques nécessaires à l’organisation des saisons culturelles.

Histoire de l'opéra

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Selon Serge Dorny, directeur duBayerische Staatsoper,« il y a en tout dans le répertoire 6000 opéras, dont 100 seulement sont joués régulièrement[1]. »

Comme pour le théâtre, le livret met en scène les personnages et leur histoire, mais les rôles sont chantés. Le mouvement artistique à partir des années 1960 amena à chanter l'opéra sans traduction du texte, dans la langue originale du livret, contrairement à la période précédente où le livret était traduit, particulièrement auXIXe siècle[2].

Origines

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Article détaillé :Naissance de l'opéra.

L’opéra occidental est né enItalie àFlorence auXVIIe siècle. Parmi les ancêtres de l'opéra figurent lesmadrigaux italiens, qui mirent en musique des situations avec des dialogues mais sans jeu de scène. Lesmascarades, lesballets de cour, lesintermezzi, ainsi que d'autres spectacles de cour de laRenaissance, faisant intervenir des figurants, de la musique et de la danse, sont autant deprécurseurs. L’opéra proprement dit émane d’un groupe de musiciens et d'intellectuelshumanistes florentins qui s'étaient donnés le nom de Camerata (« salon » en florentin). La Camerata, appelée aussiCamerata fiorentina ou encoreCamerata de' Bardi, du nom de sonprincipal mécène, s’était fixé deux objectifs principaux : faire revivre le style musical duthéâtre grec antique et s’opposer au stylecontrapuntique de lamusique de la Renaissance. En particulier, ils souhaitaient que les compositeurs s'attachent à ce que la musique reflète, simplement et mot pour mot, la signification des textes, les mette en valeur et non les rende incompréhensibles par la complexité des architectures sonores de son accompagnement. La Camerata pensait reprendre en cela les caractéristiques de la musique grecque antique. Pour atteindre ce but, on utilise lamonodie accompagnée par labasse continue, leschœurs madrigalesques et lesritournelles et danses instrumentales.

En 1598 àMantoue,Jacopo Peri écritLa Dafne, que l'on considère alors comme l'un des premiers opéras (on parle à cette époque dedramma per musica).L'Orfeo (1607) deClaudio Monteverdi est également cité de nos jours.

Opéra italien

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Article détaillé :Opéra italien.

XVIIe siècle etXVIIIe siècle

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Le premier grand compositeur d’opéras futClaudio Monteverdi. Ses opéras (L'Orfeo, 1607 ;Ariane, 1608 ;Le Retour d'Ulysse dans sa patrie, 1640 ;Le Couronnement de Poppée, 1642) appliquaient les bases de l’opéra, définies à Florence par la Camerata de Bardi à la fin duXVIe siècle, en réaction contre les excès de lapolyphonie de laRenaissance. SiClaudio Monteverdi n'est pas le premiercompositeur à traduire ce programme (le premier opéra,Dafne, étant attribué àJacopo Peri en 1598 chez le comte Bardi), c'est lui qui porta dès ses débuts l'opéra à un état de perfection qui suscita l'émulation des autresmusiciens et la faveur du public.

L’opéra se répandit rapidement dans toute l’Italie, mais assez vite, les intentions initiales des créateurs de l'opéra sont dévoyées, le chant prenant progressivement la primauté sur la déclamation. La diffusion du nouveau type de spectacle touche d'abordRome (Stefano Landi,Luigi Rossi) et plus encore Venise devenue le principal centre de l’opéra en Italie au milieu et à la fin duXVIIe siècle (Cavalli,Cesti,Legrenzi, plus tardCaldara,Lotti,Vivaldi, etc.). En 1637, dans cette ville, l'ouverture pour la première fois duthéâtre San Cassiano à un public payant a eu pour conséquence d'élargir l'audience de l'opéra au-delà des cours fréquentées uniquement par la noblesse et d'accroître son importance artistique et sociale. L'opéra de tradition vénitienne mêle souvent aspects tragiques et comiques voire burlesques, fait intervenir magie et merveilleux, multiplie les personnages et les genres musicaux. La dernière école à apparaître est celle de Naples, elle finira par imposer son style à toute la péninsule italienne et à presque toute l'Europe. L'opéra napolitain va être l'objet d'une lutte d'influence continuelle entrelibrettistes, musiciens et chanteurs. Les librettistes considèrent que la musique doit être au service du texte, les musiciens, que seule la musique donne vie et consistance à l'œuvre ; les chanteurs usent de leur étonnante virtuosité pour imposer l'évolution de l'opéra vers une simple succession d'arias, les récitatifs n'étant que des intermèdes permettant un enchaînement logique des arias. Latradition napolitaine connaît ainsi plusieurs « réformes » visant à retourner aux fondamentaux. Fondée parProvenzale, son héros principal estAlessandro Scarlatti, qui introduit l'ouverture à l'italienne, réduit la structure musicale à l'alternance « récitatif/aria da capo », met en vedette la virtuosité des chanteurs (et surtout celle des castrats) et favorise l'évolution dudramma per musica vers l’opera seria (qui se différencie alors de l’opera buffa) composé sur les livrets d'Apostolo Zeno et surtout dePietro Metastasio, partisans d'une épuration inspirée par l'exemple des poètes classiques français (Corneille et plus encoreRacine) : respect des trois unités, élimination des éléments comiques et merveilleux, limitation du nombre de personnages... L'école napolitaine brilla particulièrement auXVIIIe siècle avecA. Scarlatti,Porpora,Vinci,Feo,Leo,Jommellietc.

Le genre fut adopté par les musiciens allemands ayant séjourné en Italie, rivalisant alors avec les Italiens eux-mêmes :Haendel composa43 opéras,Hasse pas moins de56 opéras. Le genre fut ensuite importé dans les autres pays d'Europe. En France,Jean-Baptiste Lully etJean-Philippe Rameau composèrent des opéras.

La production d'opéras italiens est énorme auXVIIIe siècle, et réutilise à l'infini les mêmes livrets des auteurs les plus appréciés, en particulierMétastase.

XIXe siècle

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Fausta Labia, soprano italienne dans les opéras de Naples,Stockholm, Lisbonne, Turin, Rome etBologne. Portrait de 1893.

AuXIXe siècle, l’opéra italien continua de laisser une place de choix à la voix.Gioachino Rossini composa desopéras-bouffes commeLe Barbier de Séville (1816) etLa Cenerentola (1817), qui ont éclipsé ses œuvres plus dramatiques, commeGuillaume Tell (1829). Le style du bel canto, caractérisé par des airs coulants, expressifs et souvent spectaculaires, s’est également épanoui dans les œuvres deVincenzo Bellini, dontNorma (1831),La sonnambula (1831) etI puritani (1835), ainsi que dans les opéras deGaetano Donizetti,Lucia di Lammermoor (1835), ou dans ses comédiesL'Élixir d'amour (1832) etDon Pasquale (1843). La deuxième moitié duXIXe siècle, en Italie, laissera la place àVerdi puis auxvéristes, dontPuccini sera le principal vecteur.

Verdi
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Affiche deLa traviata deVerdi, l'un des plus grandscompositeurs italiens.
Article détaillé :Giuseppe Verdi.

L’homme qui a personnifié l’opéra italien est sans contesteGiuseppe Verdi : il a insufflé à ses œuvres une vigueur dramatique et une vitalité rythmique inégalées. Il composa nombre d’opéras dontNabucco (1842),Ernani (1844)Rigoletto (1851),Il trovatore (Le Trouvère, 1853),La traviata (1853),Un ballo in maschera (Un bal masqué, 1859),La forza del destino (La Force du destin, 1862) etAïda (1871), qui associe les splendeurs visuelles du grand opéra aux subtilités musicales d’une histoire d’amour tragique. Néanmoins, les opéras de Verdi restent profondément italiens, utilisant la voix humaine comme principal moyen d’expression.

Opéra français

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Article détaillé :Opéra français.

L'opéra italien arrive enFrance en 1645 : le cardinalMazarin avait fait venir deVenise une troupe qui interprétaLa finta pazza à la cour deLouis XIV : le succès est immédiat. Mais il faut attendre 1671 pour voir le premier opéra réellement « français » :Pomone, deRobert Cambert etPierre Perrin.

Âge classique

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Article détaillé :Tragédie lyrique.

Au début duXVIIe siècle, le style napolitain s’établit dans pratiquement toute l’Europe, sauf enFrance où le compositeurJean-Baptiste Lully, musicien deLouis XIV, fonda une école française d’opéra : latragédie lyrique. Ses compositions reflétaient le faste de la cour deVersailles. Leballet avait une place beaucoup plus importante dans les opéras français (tragédies lyriques) de Lully que dans les opéras italiens. Lully créa également un type d’ouverture, l’ouverture à la française.Alceste (1674),Atys (1676),Roland (1685),Armide (1686),Acis et Galatée (1686) restent ses chefs-d’œuvre.

Jean-Philippe Rameau avecHippolyte et Aricie (1733),Castor et Pollux (1737) etDardanus (1739),Les Indes galantes (1735), etLes Boréades (1764) ;Marc-Antoine Charpentier avecMédée (1693) etDavid et Jonathas (1684) ;André Campra avecAchille et Déidamie (1735) enrichirent à leur tour l’héritage de Lully. Après la mort deRameau en 1764, s'ouvre une période pendant laquelle sont repris les livrets écrits parQuinault pourLully et viennent s'installer à Paris de prestigieux compositeurs étrangers commeGluck,Piccinni,Salieri,Sacchini ouJean-Chrétien Bach.

Romantisme français

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Carmen, le plus célèbre opéra français.

Au cours duXIXe siècle, leromantisme se développa enFrance, enAllemagne et enItalie, et gagna l’opéra.Paris était alors le berceau du « grand opéra », combinaison de spectacle à grands effets, d’actions, de ballets et de musique. La plupart des opéras de ce style furent écrits par des compositeurs étrangers installés en France :La Vestale (1807) deGaspare Spontini etLodoïska (1791) deLuigi Cherubini, tous deux Italiens, ainsi queMasaniello, ouLa Muette de Portici (1828), deDaniel-François-Esprit Auber (1782-1871). Ce style atteignit son apogée dans les œuvres fluides du compositeurGiacomo Meyerbeer, commeRobert le Diable (1831) etLes Huguenots (1836).Faust (1859), deCharles Gounod, fut l’un des opéras français les plus populaires du milieu duXIXe siècle et il est toujours très présent à l'affiche auXXIe siècle.

Fin duXIXe siècle français

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Le compositeur français le plus productif de la dernière partie duXIXe siècle futJules Massenet, auteur notamment deManon (1884),Werther (1892) etThaïs (1894). Les autres œuvres caractéristiques de la période sontMignon (1866) d’Ambroise Thomas,Carmen deBizet (1875),Samson et Dalila (1877) deCamille Saint-Saëns etLakmé (1883) deLéo Delibes. On peut aussi parler du travail deJacques Offenbach (auteur desContes d'Hoffmann), compositeur parisien né en Allemagne qui s’imposa comme le maître de l’opéra-comique français duXIXe siècle, appeléopéra-bouffe. En 1900,Gustave Charpentier composaLouise, opéra réaliste d’un style très différent, mettant en scène des ouvriers de Paris.

XXe siècle français

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Mary Garden dansPelléas et Mélisande deDebussy.

Au tout début duXXe siècle,Claude Debussy renouvela le genre de l’opéra avecPelléas et Mélisande (1902).

Parmi les autres compositeurs notables on peut noterMaurice Ravel (L'Heure espagnole,L'Enfant et les Sortilèges),Paul Dukas (Ariane et Barbe-Bleue),Albert Roussel,Darius Milhaud (La Mère coupable),Arthur Honegger (Antigone) etFrancis Poulenc (Dialogues des Carmélites).

Pour la période contemporaine on peut retenir le long drame sacréSaint François d'Assise (1983) d'Olivier Messiaen.

Opéra allemand

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Article détaillé :Opéra allemand.

Origines

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Heinrich Schütz écrit, en 1627, le premier opéra sur des paroles allemandes,Dafne, dont la musique est perdue[3].

C’est enAngleterre que le compositeur d’origine allemandeGeorg Friedrich Haendel (1685-1759) fut le plus apprécié. Il écrivit quarante opéras dans le style italien pendant les années 1720-1730, après quoi il se tourna vers l’oratorio.

Christoph Willibald Ritter von Gluck (1714-1787) fut le réformateur de l'opéra classique allemand en introduisant le dramatique dans ses compositions. Il fut à l'origine de laQuerelle des Gluckistes et des Piccinnistes alors qu'il était à Paris (1775-1779).

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) a écrit lui aussi des opéras, une vingtaine en tout si l'on compte les « actions théâtrales » mises en musique. Mozart composa son premieropera seria (œuvre sérieuse enitalien) à l'âge de14 ans, en 1770, pour une commandemilanaise. Ce futMitridate, re di Ponto (Mithridate, roi duPont), d'après une tragédie deRacine.

Dans les années 1780, l'empereur d'Autriche voulut créer un genre théâtral national, dans lequel les opéras seraient chantés en allemand. C'est dans ce contexte que fut composé leSingspielDie Entführung aus dem Serail (L'Enlèvement au sérail). Néanmoins, l'empereur ne donna pas suite à sa lubie, et l'opéra allemand dut attendreWagner pour se faire un nom.

Mozart composa vers la fin de sa vie cinq de ses opéras les plus joués. Les trois premiers (Le nozze di Figaro,Don Giovanni etCosì fan tutte) sont considérés comme une trilogie, car leurlivret a été écrit par le même auteur,Lorenzo da Ponte, un aventurier aux mœurs légères (il était l'ami deCasanova, et à la fin de sa vie, exilé auxÉtats-Unis, il fera donner l'un des premiers opéras chantés sur le sol américain, à savoirDon Giovanni).Don Giovanni avait été créé en 1787 àPrague.

En 1791, l'année de sa mort, Mozart composa deux opéras : le premier,La clemenza di Tito (la Clémence de Titus), est aujourd'hui considérée comme l'un des meilleurs operas serias jamais écrits[réf. nécessaire]. Le deuxième,la Flûte enchantée, a notamment été filmée parIngmar Bergman. Ce dernier opéra doit son livret àSchikaneder, un organisateur de spectacles alors lourdement endetté qui vit dansla Flûte enchantée l'occasion de se refaire une santé. Le plus redoutable de ses opéras pour la technique et les suraigus qu'il exige. Un air interprété parla Reine de la Nuit qui s'intituleDer Hölle Rache kocht in meinem Herzen (Les flammes de l'enfer me dévorent le cœur) monte au contre-fa, sommet de la voix humaine.

XIXe siècle allemand

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Lithographie d'une représentation en 1822 deDer Freischütz.

L'opéra romantique allemand deLudwig van Beethoven,Carl Maria von Weber,Richard Wagner etRichard Strauss, est l'héritier musical duSingspiel, qui devient rapidement obsolète auXIXe siècle.

Le premier grand opéra allemand duXIXe siècle estFidelio (1805) deLudwig van Beethoven (1770-1827).

Carl Maria von Weber (1786-1826) composa les opéras romantiques allemandsDer Freischütz (1821) etEuryanthe (1823).

L’opéra allemand atteignit l’un de ses sommets avecRichard Wagner (1813-1883) qui donna naissance à ce qu’il a appelé le « drame en musique », dans lequel le texte (dont il était l’auteur), la partition et la mise en scène étaient inséparables. Ses premiers opéras, tels queLe Vaisseau fantôme (1843),Tannhäuser (1845) etLohengrin (1850), conservèrent des éléments de l’ancien style. Ses plus grandes œuvres furentTristan et Isolde (1865), les quatre opéras composant l’Anneau du Nibelung (1852-1874, comprendL'Or du Rhin,La Walkyrie,Siegfried etLe Crépuscule des dieux),Les Maîtres chanteurs de Nuremberg (1868), où il décrivit les guildes médiévales, etParsifal (1882). Les œuvres de Wagner font un grand usage duleitmotiv, terme musical identifiant un personnage ou une idée revenant régulièrement dans toute l’œuvre.

L’influence de Wagner se poursuivit dans pratiquement tous les opéras. Un des rares opéras à se détacher du lot estHänsel et Gretel d’Engelbert Humperdinck (1893), inspiré du conte du même nom.

XXe siècle allemand

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Au début du siècle la figure dominante estRichard Strauss, qui utilise une orchestration et des techniques vocales similaires à celles de Wagner dansSalomé (1905) et les poussa à l'extrême dansElektra (1909).Le Chevalier à la rose (1911) devint son œuvre la plus populaire. Cet opéra fut suivi, entre autres, d’Ariane à Naxos (1912), deLa Femme sans ombre (1919) et d’Arabella (1933).

Opéra russe

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Article détaillé :Opéra russe.
Feodor Chaliapine dans le rôle d'Ivan Soussanine dans l'opéra deGlinkaUne vie pour le tsar.

L'opéra fut introduit enRussie dans les années 1730 par des troupes italiennes et fit bientôt partie des divertissements de la cour impériale et de l'aristocratie. De nombreux compositeurs étrangers, commeBaldassare Galuppi,Giovanni Paisiello,Giuseppe Sarti etDomenico Cimarosa furent invités en Russie et reçurent des commandes d'opéras, principalement enlangue italienne. Parallèlement à cela, quelques musiciens natifs (par exempleMaxim Berezovski etDmitri Bortnianski) étaient envoyés en Europe occidentale pour y étudier la composition musicale. Le premier opéra composé en languerusse futCéphale et Procris (en) du compositeur italienFrancesco Araja (1755). Les compositeursVassili Pachkevitch (en),Evstigneï Fomine (en) etAlexeï Verstovski contribuèrent au développement de l'opéra de langue russe.

Toutefois le véritable acte de naissance de l'opéra russe est dû àMikhail Glinka et à ses deux opéras,Une vie pour le tsar (1836) etRouslan et Ludmila (1842). Parmi les principaux successeurs de Glinka on peut citerAlexandre Dargomyjski (La Roussalka (en) etLe Convive de pierre),Modeste Moussorgski (Boris Godounov (1874) etLa Khovantchina),Alexandre Borodine (Le Prince Igor (créé en 1890, de manière posthume),Nikolaï Rimski-Korsakov (La Demoiselle des neiges (Sniegourotchka),Sadko etLe Coq d'or (1909)) etTchaïkovski (Eugène Onéguine etLa Dame de pique).

La grande majorité de ces œuvres montre l'importance croissante dunationalisme russe, composante d'un mouvementslavophile plus vaste, dans l'ensemble de la création artistique. L'œuvre dePouchkine, considéré comme le fondateur de lalittérature russe, a fourni l'intrigue d'une grande partie de ces opéras (notammentRousslan et Ludmilla,Eugène Onéguine,Boris Godounov,Le Convive de pierre,Le Chevalier avare,La Roussalka,La Dame de pique,Le Coq d'or).

L'opéra russe continua fortement d'exister auXXe siècle. Citons notamment[4] :

Opéra espagnol

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Article détaillé :Opéra espagnol.

L’opéra espagnol a produit des centaines voire des milliers d’ouvrages depuis le début duXVIIe siècle jusqu’à nos jours. L’Espagne constitue même historiquement, après l’Italie, le premier pays où l’art lyrique a éclos.

Origines

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Au cœur duSiècle d'or espagnol, qui connaît une floraison théâtrale, est représenté le premier opéra espagnol :La gloria de Niquea[5] (sur une musique deMatheo Romero, Juan de Palomares, Juan Blas de Castro et Álvaro de los Ríos) auPalais d'Aranjuez. Cette création en 1622 suit de peuRome, mais précèdeVenise dans l’expérimentation dugenre lyrique. La France et l’Allemagne devront encore attendre. Succède, en 1627,La selva sin amor[6], autre pièce théâtrale entièrement chantée sur unlivret deFélix Lope de Vega. L’œuvre fut exécutée auchâteau royal de l’Alcazar de Madrid. Peu après, c’est lePalais du Buen Retiro qui devient le réceptacle habituel des ouvrages lyriques de la cour espagnole. Ce palais madrilène, aujourd’hui disparu (à la suite de son incendie par l’Armée napoléonienne en déroute en 1808)[7], comportait un théâtre couvert à l’image de la toute nouvelle mode italienne. Car en ces temps, la péninsule italienne était en large partie sous la domination politique de l’empire espagnol. D’où, des échanges culturels et artistiques. Il sera même des compositeurs d’origine italienne qui écriront des œuvres lyriques pour l’Espagne à partir de livrets en espagnol, comme plus tardFrancisco Corradini (1700-1769) ouLuigi Boccherini (1743-1805).

Peu après la création de l’opéra en Espagne, naît un genre dérivé : lazarzuela, en 1648 avecEl jardín de Falerina[8], auPalais royal de la Zarzuela (aux environs deMadrid). La zarzuela se distingue de l’opéra (intitulé qui n’existait pas encore, en Espagne ni même en Italie) par l’introduction de passages parlés parmi les scènes chantées (comme pour l’opéra-comique français ou leSingspiel allemand, genres qui eux n’apparaîtront que plus d’un siècle après). Mais il est difficile de faire des catégories tranchées entre opéra espagnol et zarzuela, tant les hybrides abondent.

XVIIe et XVIIIe siècles

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Durant lesXVIIe et XVIIIe siècles, il est une multitude d’ouvrages lyriques sur des livrets en espagnol (plus d’un millier, bien que beaucoup de partitions aient disparu, notamment dans l’incendie du Palais du Buen Retiro[9]). AuXVIIe siècle, se distinguent, parmi tant d’autres, les compositeurs lyriques Cristóbal Galán,Juan de Navas, Juan de Serqueira et surtoutJuan Hidalgo (1614-1685). De ce dernier, a été conservéCelos aun del aire matan[10], créé en 1660 sur un livret dePedro Calderón de la Barca. AuXVIIIe siècle, les compositeurs marquants sontSebastián Durón (1660-1716) – auteur de la première œuvre répertoriée à porter l’intitulé espagnol « ópera »,La guerra de los gigantes, datée de 1700 –,Antonio de Literes (1673-1747),José de Nebra (1702-1768) etAntonio Rodríguez de Hita (1724-1787).

XIXe et XXe siècles

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AuxXIXe et XXe siècles, se comptent environ six cents opéras espagnols (différents, donc, des zarzuelas). Avec par exemple, de 1880 à 1910, plus de cinquante créations d’opéras, dont une trentaine pour la seule décennie 1890. De ces deux siècles, parmi les compositeurs espagnols d’opéras les plus connus, peuvent être cités :Emilio Arrieta (1821-1894, auteur deMarina),Ruperto Chapí (1851-1909, auteur deMargarita la Tornera), Antonio Reparaz (1831-1886),Tomás Bretón (1850-1923, auteur deLa Dolores), Valentín Zubiaurre (1837-1914), Emilio Serrano (1850-1939),Felipe Pedrell (1841-1922),Enrique Granados,Isaac Albéniz,Manuel de Falla,Joaquín Turina,Conrado del Campo (1878-1953, auteur deLa tragedia del beso),Amadeo Vives (1871-1932, auteur deArtús etMaruxa),Manuel Penella (1880-1939, auteur deEl gato montés),Jesús Guridi (1886-1961, auteur deMirentxu),Federico Moreno Torroba (1891-1982, auteur deEl poeta), José Serrano Simeón (1873-1941, auteur deLa venta de los gatos),Pablo Sorozábal (1897-1988, auteur deAdiós a la bohemia etJuan José)… Mais à côté des quelques titres d’opéras qui sont ici mentionnés, les uns et les autres de ces compositeurs auront aussi composé nombre de zarzuelas[11]>.

Opéra polonais

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Karol Szymanowski.

L'opéra polonais naît en1628 avec la représentation deGalatea deSante Orlandi et deLa liberazione di Ruggiero dall'isola d'Alcina deFrancesca Caccini àVarsovie donnée à l'initiative du princeLadislas IV Vasa. Après son accession au trône, celui-ci crée au sein du palais royal unthéâtre d'opéra où l'on présente fréquemment les œuvres deMarco Scacchi, sur les livrets deVirgilio Puccitelli. Subsiste du premier opéra en polonais le manuscrit deHeca (La Drôlerie), créé entre leXVIIe et leXVIIIe siècle. On peut trouver dans les poèmes d'Adam Korczyński (XVIIIe siècle) plusieurs influences de l'opéra. En1748 le roiAuguste III de Pologne fonde un nouvel opéra à Varsovie ou sont représentées les œuvres deJohann Adolf Hasse, parmi lesquellesZenobia, sur un livret dePietro Metastasio, créé pour le théâtre polonais. Durant le règne deStanislas II de Pologne l'opéra varsovien est dirigé parWojciech Bogusławski qui, en collaboration avec les tchèques polonisésMaciej Kamieński etJan Stefani, donne plusieurs opéras en polonais avec des allusions contre les futurs occupants de la Pologne (principalement la Russie). Le plus important opéra de ce temps estCud mniemany, albo Krakowiacy i Górale (Miracle supposé ou les Cracoviens et les montagnards). Après la chute de la Pologne, le théâtre de Varsovie continue à présenter des opéras deKarol Kurpiński etJózef Elsner. LeFaust du princeAntoni Henryk Radziwiłł est la première réalisation opératique de l'œuvre deJohann Wolfgang von Goethe. Les plus importants opéras polonais de la période romantique sont ceux deStanisław Moniuszko, ancrés dans le cœur de toute la nation polonaise, sans toutefois devenir populaires dans le monde. La représentation deManru deIgnacy Paderewski auMetropolitan Opera en1902 est un épisode important pour l'histoire de l'opéra polonais. La renaissance de la Pologne en 1918 est dominée parKarol Szymanowski avec son opéraKról Roger (Le Roi Roger), sur un livret deJarosław Iwaszkiewicz. L'opéra moderne polonais est représenté parTadeusz Baird (dont l'œuvre la plus considérable estJutro -Demain),Krzysztof Penderecki (Les Diables de Loudun,Paradise Lost,Le Masque noir,Ubu Rex),Zygmunt Krauze (Yvonne, princesse de Bourgogne) etPaweł Mykietyn (L'Ignorant et le Fou). En 2006 est représenté àMoscou l'opéraPasażerka (La Passagère, d'après le roman polonais deZofia Posmysz), composé parMieczyslaw Weinberg, polonais juif russifié, dont le sujet s'intéresse aux bourreaux et aux victimes du camp d'Auschwitz. Il sera ensuite présenté en 2010 à Varsovie.

Opéra dans les Pays-Bas et en principauté de Liège

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Article connexe :Histoire de l'opéra flamand.

Pays-Bas méridionaux

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Dans lesPays-Bas espagnols, l'opéraitalien fut introduit en 1650 parGiuseppe Zamponi,maître de chapelle à lacour deBruxelles[12]. C’est àBruxelles, aupalais dugouverneurLéopold-Guillaume de Habsbourg, que fut représenté l’opéra de stylevénitienUlisse nell'isola diCirce de Zamponi, dont leprologue et les actes étaient entrecoupés duBallet du monde dumaître de danse Giambattista Balbi. Ce fut la première fois qu'un véritable opéra a été mis en scène auxPays-Bas[13].

Pays-Bas septentrionaux

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ÀAmsterdam, l'opéra ne fut pas introduit avant1677[12]. Le premier opéra réalisé enrépublique des Provinces-Unies, en 1677, estIsis deGiovanni Battista Lulli et dePhilippe Quinault, représenté auThéâtre d'Amsterdam[14]. La plus ancienne production d’art lyrique enlangue néerlandaise se rapprochant du genre de l’opéra, et créée auxPays-Bas septentrionaux en 1686, est l'opéra sur ladevise « Sans le vin et la bonne chère, plus d'amour »[15] dont les paroles sont deGovert Bidloo et dont la musique est deJohann Schenck. L'opéraDe triomfeerende min (enfrançais :Le Triomphe de l'amour), composé parCarolus Hacquart en1678, après la conclusion dutraité de Nimègue sur unlivret de Dirck Buysero, n’aurait jamais été réalisé[16].

Principauté de Liège

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L'engouement pour l'opéra a permis de produire les premières œuvres littéraires enwallon, qui contribuèrent à conférer un statut respectable à cette langue. Les quatre livrets deSimon de Harlez, de Cartier, Fabry et Vivario, connus sous le nom de « théâtre liégeois », furent créés en 1756, et joués régulièrement sous l'Ancien Régime devant les princes invités enPrincipauté de Liège. Ils furent republiés par François Bailleux en 1854 et contribuèrent à la naissance de laSociété de langue et littérature wallonnes en 1856.

En 1757,Jean-Noël Hamal, formé à Liège et à Rome, a mis en musique ces opéras en wallon, dontLi Voyedje di Tchofontaine (Le Voyage deChaudfontaine)[17].

Retransmissions dans les salles de cinémas

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Le[18],[19], la démonstration à Paris de la première transmission de cinéma numérique parsatellite en Europe d'un long métrage cinématographique par Bernard Pauchon, Alain Lorentz, Raymond Melwig et Philippe Binant[20],[21],[22] ouvre la voie à l'application des télécommunications à l'industrie cinématographique et aux retransmissions par satellites[23] d'opéras dans les salles de cinéma[24].

En septembre 2005,Marc Welinski prend la direction d'un réseau de transmission par satellite (CielEcran) qui permet la retransmission d'événements diversifiés dans les cinémas : opéras, ballets, concerts[25]. Après le rachat par le GroupePathé en 2007, la société devientPathé Live, et retransmet notamment en direct les représentations duMetropolitan Opera de New York.

Notes et références

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  1. Bertrand Dermoncourt (propos recueillis par), « Donner à Lyon une identité différente »,Classica,‎,p. 10–11(ISSN 1287-4329).
  2. Éric-Emmanuel Schmitt, « Dans quelle langue chanter les opéras ? », surCLASSICA N°227,(consulté le) :« De la traduction à la trahison : Dans l’Absolu, tout opéra doit être exécuté dans la langue qui inspira le compositeur, aucun doute n’est permis (...) Pendant des siècles, on traduisit les oeuvres, particulièrement et intensément au XIXe où l’opéra jouissait de la popularité immense dont bénéficie maintenant le cinéma. Ainsi, les gens assistaient à une pièce chantée qu’ils comprenaient, drame ou comédie ; ils goûtaient du théâtre musical. Récemment, dans les années 1960, on préféra la version originale. Désormais, Wagner sonne allemand de Rome à Buenos Aires en passant par Londres, Dubaï ou Singapour. »
  3. « Heinrich Schutz (Composer) - Short Biography », surbach-cantatas.com(consulté le).
  4. (en)Richard Taruskin, « Russia », dansThe New Grove Dictionary of Opera, éd.Stanley Sadie (Londres, 1992);Oxford Illustrated History of Opera, Chapitres 7-9.
  5. Serna 2012,p. 16 et 24.
  6. Serna 2012,p. 17 et 24.
  7. Serna 2012,p. 26.
  8. Serna 2012,p. 16.
  9. Serna 2019,p. 143.
  10. Serna 2012,p. 256.
  11. Serna 2012,p. 128 et suiv..
  12. a etbRasch et Grijp 2001,p. 295.
  13. Stryckers 2001,p. 296-297.
  14. Rasch 2001,p. 311.
  15. « Zonder spijs en wijn kan geen liefde zijn »”.
  16. Rasch 2001,p. 314.
  17. Cet opéra fut joué à Liège avecJules Bastin dans la distribution. Il en existe un enregistrement noir et blanc (sans sous-titres) qui a été diffusé par laRTBF (télévision) en décembre 1996, à la mort de Jules Bastin.
  18. France Télécom,Commission supérieure technique de l'image et du son (communiqué de presse), Paris,.
  19. Olivier Bomsel et Gilles Le Blanc,Dernier tango argentique. Le cinéma face à la numérisation, École des Mines de Paris,(présentation en ligne), p.12.
  20. Bernard Pauchon,France Telecom and digital cinema, ShowEast, 2001,p. 10.
  21. « Première numérique pour le cinéma français », sur01net,.
  22. Alexandru Georgescu (et al.),Critical Space Infrastructures. Risk, Resilience and Complexity, Spinger,(lire en ligne), p.48.
  23. P. Binant, « Éléments d'histoire du cinéma numérique »,La Lettre de la CST,no 177,‎, p. 44, § 4(lire en ligne).
  24. «Numérique : le cinéma en mutation»,Projections,13, CNC, Paris, septembre 2004,p. 7.
  25. « Le sentiment de vivre des émotions collectives »,Le Figaro,‎(lire en ligne).

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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