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Offensive des Cent-Jours

50° nord, 3° est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirCent-Jours (homonymie).

Offensive des Cent-Jours
Description de l'image Western front 1918 allied.jpg.
Informations générales
Date -
(3 mois et 3 jours)
LieuAmiens àMons
IssueVictoire décisive des Alliés
Belligérants
Drapeau de la France France
Drapeau du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande
Drapeau des États-UnisÉtats-Unis
Drapeau du CanadaCanada
Drapeau de l'AustralieAustralie
Drapeau de la BelgiqueBelgique
Drapeau de l'Empire allemandEmpire allemand (jusqu'au 9 novembre)
Drapeau de la république de WeimarRépublique de Weimar (après le 9 novembre)
Commandants
Drapeau de la République françaiseFerdinand Foch
Drapeau de la République françaisePhilippe Pétain
Drapeau de la République françaisePaul Maistre
Drapeau de la République françaiseÉmile Fayolle
Drapeau de la République françaiseÉdouard de Castelnau
Drapeau du Royaume-UniDouglas Haig
Drapeau des États-UnisJohn Pershing
Drapeau de la BelgiqueAlbert Ier de Belgique
Drapeau de l'AllemagnePaul Hindenburg
Drapeau de l'AllemagneErich Ludendorff
Drapeau de l'AllemagneWilhelm Groener
Drapeau de l'AllemagneMax von Gallwitz
Drapeau de l'AllemagneRupprecht de Bavière
Drapeau de l'AllemagneGuillaume de Prusse
Drapeau de l'AllemagneMax von Boehn
Drapeau de l'AllemagneAlbert de Wurtemberg
Pertes
Drapeau de la République française 531 000
Drapeau du Royaume-Uni 411 636
Drapeau des États-Unis 127 000
Total : 1 069 636
Drapeau de l'Allemagne 1 300 000

Première Guerre mondiale

Batailles

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Bataille de l'Atlantique

Données clés
Coordonnées50° nord, 3° est
Géolocalisation sur la carte :France
(Voir situation sur carte : France)
Offensive des Cent-Jours
Offensive des Cent-Jours
Géolocalisation sur la carte :Hauts-de-France
(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Offensive des Cent-Jours
Offensive des Cent-Jours

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L’offensive des Cent-Jours est l'appellation principalement utilisée dans les pays anglo-saxons pour désigner l'ultime offensive conduite par lesAlliés de laPremière Guerre mondiale contre lesEmpires centraux sur lefront de l'Ouest, du8août 1918 au11novembre 1918. Au Canada francophone, on l'appelle aussi parfois « Lescent jours du Canada » en référence au rôle important joué par leCorps canadien de la première arméebritannique.

Pour l'armée française, il s'agit descontre-offensives Foch, subdivisées ainsi :

Batailles d'ensembleBatailles
Troisième bataille de Picardie ( au14septembre 1918)Bataille d'Amiens ( au)
2e bataille de Noyon oubataille de l'Oise et de l'Ailette (17 au)
Poussée vers la ligne Hindenburg ( au20septembre 1918)Bataille de Savy-Dallon (10 au)
Bataille de Vauxaillon (14 au)
Bataille de Saint-Mihiel (12 au)
Bataille de Champagne et d’Argonne ( au15octobre 1918)Bataille de Montfaucon ( au)
Bataille de Somme-Py ( au)
Bataille de Saint-Thierry ( au)
Bataille de l’Oise, de la Serre et de l’Aisne ( au)Bataille de Saint-Quentin ( au)
Bataille de Mont d’Origny (15 au)
Bataille de la Serre (20 au)
Bataille du Chesne et de Buzancy (1er au5novembre 1918)
2e bataille de Guise (4 au)
2e bataille de Belgique ( au)Bataille des crêtes de Flandres ( au)
Bataille de Roulers (14 au)
Bataille de la Lys et de l'Escaut ( au)
Poussée vers la Meuse (5 au)Bataille de Thiérache (6 au)
Bataille de Mézières (8 au)

Cette série d'attaques est plus rapide que lesoffensives allemandes de mars à juillet, et fait craquer le front à chaque fois, avec pour résultat la démoralisation définitive des armées allemandes et leur retraite, conclue par l'armistice signé àCompiègne et qui met fin aux opérations.

Circonstances

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Les grandes offensives allemandes sur le front de l'Ouest débutées avec l'opération Michael en ont tourné court enjuillet. Les Allemands ont réussi à atteindre laMarne mais n'ont pas obtenu la percée décisive qu'ils recherchaient. Lorsque ces offensives prirent fin en juillet, le commandant suprême des forces alliées, le maréchal françaisFoch, ordonna une contre-offensive qui est connue sous le nom deseconde bataille de la Marne. Les Allemands, se rendant compte que leur position était intenable, se retirèrent de la Marne vers le nord.

Foch estime alors que le moment est venu pour les Alliés de repasser à l'offensive. Les Américains sont désormais nombreux en France et leur présence a ravivé le moral des troupes. Leur commandant, le généralJohn Pershing, tient à utiliser son armée de façon indépendante. L'armée britannique a quant à elle été renforcée par un grand nombre de soldats de retour decampagnes en Palestine et enItalie et par un grand nombre de réservistes retenus auparavant enGrande-Bretagne par le Premier ministreDavid Lloyd George.

Foch approuve une proposition du maréchalDouglas Haig, commandant ducorps expéditionnaire britannique, d'attaquer sur laSomme, à l'est d'Amiens et au sud-ouest du champ debataille de la Somme en 1916. La Somme a été choisie comme site approprié pour l'offensive pour plusieurs raisons. Comme en 1916, elle constitue la limite entre les armées britanniques et françaises, matérialisée par la route Amiens-Roye, permettant aux deux armées de coopérer. Ensuite, la campagnepicarde fournit un bon terrain pour les chars, ce qui n'est pas le cas enFlandre. Enfin, les défenses allemandes, assurées par la deuxième armée allemande du généralGeorg von der Marwitz, sont relativement faibles, ayant été soumises à des incursions continuelles par lesAustraliens dans un processus appeléPeaceful Penetration.

Les batailles

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Bataille d'Amiens

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, Bataille d’Amiens.
Article détaillé :Bataille d'Amiens.

La bataille d'Amiens débute le8août 1918 par l'assaut de plus de dix divisions alliées (australiennes, canadiennes, britanniques et françaises) avec plus de 500 chars. Grâce à une préparation minutieuse, les Alliés bénéficient d'une surprise totale[1],[2]. L'attaque, menée par leCorps australien et le Corps canadien de la quatrième armée britannique, réussit à percer les lignes allemandes que les chars peuvent ainsi prendre à revers, semant panique et confusion. À la fin de la journée, une avancée de 24 kilomètres de long est créée dans les lignes allemandes au sud de la Somme[3]. Les Alliés ont fait 17 000 prisonniers et se sont emparés de 330 canons. Le total des pertes allemandes est estimé à 30 000, le, alors que les Alliés ont eu environ 6 500 tués, blessés et disparus. L'effondrement du moral allemand conduisitErich Ludendorff à surnommer ce jour« le jour noir de l'armée allemande »[1].

L'avancée se poursuivit pendant encore trois jours mais sans les résultats spectaculaires du, leur avancée rapide privant les assaillants du soutien de l'artillerie et de certains approvisionnements[4]. Au cours de ces trois jours, les Alliés ont cependant réussi à avancer de 19 kilomètres supplémentaires, certes moins que l'avance du seul premier jour, les Allemands ayant entre-temps reçu des renforts[5]. Le, les Allemands commence à se retirer du saillant qu'ils avaient réussi à occuper pendant l'opération Michael en mars et se replient sur laligne Hindenburg[6].

Bataille de la Somme

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Article détaillé :Seconde bataille de la Somme (1918).
,Péronne (Somme). Position de mitrailleuse établie par le54e bataillon australien durant son attaque des forces allemandes.

Le 15août 1918, Foch demande à Haig de poursuivre l'offensive d'Amiens, même si l'attaque souffre du manque d'approvisionnements et d'artillerie et si desréserves allemandes ont été amenées sur le secteur. Haig refuse et se prépare à lancer une nouvelle offensive de laIIIe armée britannique surAlbert qui débute le.

L'offensive est un succès, obligeant la seconde armée allemande à se retirer de 55 kilomètres.Albert fut pris le. L'attaque est élargie au sud par laXe armée française à partir du, qui s'empare de la ville deNoyon le. Le, au nord de l'attaque initiale, la Première armée britannique lance un nouvel assaut qui permet de progresser de 12 kilomètres lors de la deuxième bataille d'Arras.Bapaume tombe le. Lorsque l'artillerie et les munitions sont avancées, les Britanniques de laIVe Armée reprennent l'offensive et le corps australien traverse la Somme dans la nuit du, brisant les lignes allemandes àMont-Saint-Quentin etPéronne. Le commandant de laIVe Armée britannique, le généralHenry Rawlinson, décrit la progression australienne du au4septembre comme le plus grand exploit militaire de la guerre[7].

Le2septembre, les Allemands ont dû se replier sur la ligne Hindenburg d'où ils avaient lancé leur offensive au printemps.

Autres batailles durant l'avancée sur la ligne Hindenburg

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Il y eut également d'autres batailles durant l'avancée des Alliés sur la ligne Hindenburg, celles de Savy-Dallon le, d'Havrincourt le 12, de Vauxaillon le 14 et d'Épehy le 18. Ces engagements considérés comme mineurs scandent la retraite allemande sur l'ensemble du front occidental en.

Bataille de Savy-Dallon

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Du10 au, la1re arméeDebeney, entre Saint-Quentin et La Fère, s'empare des premières avancées de la ligne Hindenburg.
Le, l'armée Debeney (36e et31e corps), étendue jusqu'au sud de l'Oise, attaque et après avoir enlevé l'épine de Dallon (sud ouest de St Quentin) par les40e,102e,119e Bataillon de chasseurs,321e et401e régiments d’infanterie aidés du265e RAC, Castres et Essigny-le-Grand (13e,29e,39e régiment d’infanterie et le210e régiment d’artillerie), borde la vallée de l'Oise, de Vendeuil à La Fère.

Bataille de Vauxaillon

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Le,Mangin (Xe armée) attaque au Moulin de Laffaux (128e DI) et sur Allemant (1er corps), puis emporte le plateau est de Vauxaillon et le mont des Singes (30e corps), Sancy, la ferme des Loges et Vailly. Ce jour-là, les régiments de la41e division (23e,4e ,128e) de la128e division (167e,168e,169e), de la5e division (5e,74e,224e) sur un front de 1 500 mètres, capturent 2 500 prisonniers. Au sud du massif de Saint-Gobain, les premières défenses de la ligne Hindenburg sont ébréchées.

  • VAUXAILLON 1918 est inscrit sur le drapeau des régiments engagés lors de cette bataille.

Batailles de la ligne Hindenburg

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Articles détaillés :Bataille de la ligne Hindenburg etOffensive Meuse-Argonne.

Foch planifie alors une grande offensive concentrique sur les lignes allemandes en France, les divers axes de progression convergeant surLiège enBelgique.

Les principales défenses allemandes sont ancrées sur la ligne Hindenburg, une série de fortifications défensives qui s'étend deCerny-en-Laonnois sur l'Aisne à Arras[8]. Avant le début de la principale offensive de Foch, les derniers saillants allemands restants à l'ouest et à l'est de la ligne furent enfoncés àHavrincourt et àSaint-Mihiel, le et àÉpehy et sur lecanal du Nord le[9].

La première attaque de la grande offensive de Foch est lancée le par le corps expéditionnaire américain dans l'offensive Meuse-Argonne. Deux jours plus tard, le groupe d'armées d'AlbertIer de Belgique et la seconde armée britannique du généralHerbert Plumer lancent une attaque près d'Ypres en Flandre (lacinquième bataille d'Ypres). Les deux assaillants progressent bien au début mais sont ensuite ralentis par des problèmes logistiques.

Du 27 au, les Canadiens de la 5ème Brigade d'infanterie canadienne prennent pied dans le petit village deChérisy (sud-est d'Arras) situé derrière les installations de la Ligne Hindenburg dans ce secteur. Cette percée constituera le point de départ de la retraite allemande en Artois. L'attaque aura coûté entre autres la quasi-totalité du 22ème bataillon Canadien-Français.

Le, Haig lance l'attaque principale contre la ligne Hindenburg avec laIVe Armée britannique. Le, laIVe Armée britannique a brisé les défenses de la ligne Hindenburg sur toute sa longueur. Rawlinson écrit: «Si les Boches [les Allemands] n'avaient pas montré de tels signes de démoralisation au cours du mois passé, je n'aurais jamais envisagé d'attaquer la ligne Hindenburg. Si elle avait été défendue par les Allemands d'il y a deux ans, elle aurait certainement été imprenable... "

Pendant ce temps, le, lesIre etIIIe Armées britanniques, emmenées par le Corps canadien, franchissent la ligne Hindenburg durant labataille du canal du Nord[10].

Cet effondrement force leHaut Commandement allemand à accepter la fin de la guerre. L'évidence de la démoralisation allemande convainc également de nombreux commandants des forces alliées et dirigeants politiques que la guerre pourrait être terminée en 1918, alors que les Alliés s'efforçaient de réunir une force suffisante pour lancer une vaste offensive décisive en 1919.

La retraite allemande

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Au cours du mois d'octobre, les armées allemandes durent se retirer de tous les territoires conquis en 1914. Les Alliés repoussèrent les Allemands sur la ligne de chemin de fer reliantMetz àBruges (indiquée sur la carte en tête de cet article), qui avait servi à alimenter l'ensemble du front dans le nord de la France et la Belgique pendant une grande partie de la guerre. Lorsque les armées alliées atteignirent cette ligne, les Allemands furent contraints d'abandonner d'importantes quantités d'équipement lourd et de matériel, ce qui réduisit encore davantage leur moral et leur capacité de résistance.

Les pertes restèrent élevées dans l'ensemble des forces combattantes alliées ainsi que dans l'armée allemande en retraite. Des engagements d'arrière-garde eurent lieu àYpres,Courtrai,Selle,Valenciennes, sur laSambre et àMons, avec des combats se poursuivant jusqu'aux dernières minutes avant l'armistice qui prit effet à11 h le. Un des derniers soldats à mourir fut le CanadienGeorge Lawrence Price, à10 h 58[11]. Malgré cela, les tombes militaires présentent parfois des dates de décès postérieures au, il s'agit alors de soldats décédés des suites de leurs blessures survenues avant l'armistice.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. a etb(en) John Frederick BlighLivesay,Canada's Hundred Days : with the Canadian Corps from Amiens to Mons, Aug. 8—Nov. 11, 1918, Toronto, Thomas Allen,(lire en ligne),p. 20, 95
  2. (en) Norm M.Christie,For King and Empire, The Canadians at Amiens, August 1918, Nepean, CEF Books,, poche(ISBN 978-1-896979-20-5,LCCN 00304131)
  3. (en) Shane BSchreiber,Shock army of the British Empire : the Canadian Corps in the last 100 days of the Great War, St. Catharines, Ontario, Vanwell, (1re éd. 1977), 164 p., poche(ISBN 978-1-55125-096-0,OCLC 57063659,LCCN 2006497475)
  4. (en) DouglasOrgill,Armoured onslaught : 8th August 1918, New York,Ballantine Books,(ISBN 978-0-345-02608-8,OCLC 298228,LCCN 72179137)
  5. (en) « Canada's Hundred Days », Veterans Affairs Canada,(consulté le)
  6. (en) Daniel GeorgeDancocks,Spearhead to Victory—Canada and the Great War, Edmonton, Hurtig Publishers,(ISBN 978-0-88830-310-3,OCLC 16354705),p. 294
  7. « Mont St Quentin and Péronne: Australian Victories », surAustralian War Memorial,(consulté le)
  8. (en) Norm M.Christie,The Canadians at Arras and the Drocourt-Queant Line, August–September, 1918, Ottawa, CEF Books,coll. « For King and Empire: a social history and battlefield tour », (1re éd. 1997)(ISBN 978-1-896979-43-4,OCLC 60369666,LCCN 2006373507)
  9. "Canada's Hundred Days"p. 217
  10. (en) Norm MChristie,The Canadians at Cambrai and the Canal du Nord, August–September 1918, Nepean, CEF Books,coll. « For King and Empire: a social history and battlefield tour »,, poche(ISBN 978-1-896979-18-2,OCLC 166099767,LCCN 99494950)
  11. Hayes-Fisher, J. (29 octobre 2008)."The last soldiers to die in World War I". Timewatch, BBC News Magazine. Retrieved on: 2009-01-18.


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