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Octave Feuillet

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Octave Feuillet
Fonction
Fauteuil 13 de l'Académie française
-
Biographie
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Décès
Sépulture
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Valérie Feuillet(à partir de)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Vue de la sépulture.

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Octave Feuillet, né le àSaint-Lô et mort le àParis17e[1], est unromancier etdramaturgefrançais, surnommé le « Musset des familles ». Il fut membre de l'Académie française.

Biographie

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Il naît au 2 rue Saint-Georges à Saint-Lô, une maison qui existe toujours. Sa mère mourut quand il était encore au berceau. Son père Jacques Feuillet était un avocat renommé qui devint secrétaire général de laManche et premier président de la Société d’agriculture, d’archéologie et d’histoire naturelle du département de la Manche, et qui aurait pu prétendre à une carrière politique nationale sous lamonarchie de Juillet sans sa sensibilité exacerbée. Il hérita de son père une certaine excitabilité nerveuse, bien que ce ne fût pas au même degré. On l’envoya à Paris, aulycée Louis-le-Grand où il fit de brillantes études[2].

On le destinait à ladiplomatie, lorsque son père, à qui il confia en 1840 son intention de devenir plutôt écrivain, le renia. Il revint à Paris et vécut tant bien que mal en devenant journaliste. En collaboration avecPaul Bocage, qui avait repéré le talent de ce jeune homme logé chez son neveu, il écrivit sous le nom de « Désiré Hazard » les piècesÉchec et mat,Palma ou la nuit de Vendredi saint etLa Vieillesse de Richelieu. Au bout de trois ans, voyant le succès, son père lui pardonna et lui reversa une pension. Feuillet put jouir alors d’une existence confortable à Paris et publia ses premiers romans.

Ce père, dont la santé se dégradait, lui demanda de quitter Paris pour s’occuper de lui à Saint-Lô. Ce fut un grand sacrifice, mais Octave Feuillet obéit, en 1850. L'année suivante, il épousa sa cousineValérie Dubois, fille du maire de Saint-Lô, qui écrivait également. Pendant ce qu'il voyait comme son « exil », rendu pénible par la manie de son père pour la solitude et son humeur tyrannique, il signa quelques-uns de ses meilleurs ouvrages.

Il connut ses premiers grands succès en 1852, avec son romanBellah et une comédie,La Crise. Tous deux furent réimprimés dans laRevue des deux Mondes, publication prestigieuse où parurent également un grand nombre de ses romans ultérieurs. D’autres œuvres furent acclamées commeLa Petite Comtesse (1857),Dalila (1857) etLe Roman d’un jeune homme pauvre qui fut très populaire (1858).

Contraint de vivre dans l'ambiance lugubre entretenue par son père, Feuillet était sujet à Saint-Lô à ladépression nerveuse, que le dévouement de sa femme et de sa belle-mère l’aidait à surmonter. En 1857, il s'autorisa à aller à Paris diriger la répétition d’une pièce de théâtre qu’il avait adaptée de son romanDalila. Ce fut un triomphe. L’année suivante, il fit de même pourUn jeune homme pauvre. Il n’était pas donc chez lui au moment où son père décéda en 1858.

Photoglyptie d’Octave Feuillet parAntoine Samuel Adam-Salomon entre 1876 et 1884.

Feuillet et sa famille décidèrent de vendre la maison familiale et de s’installer à Paris, où l'écrivain eut les faveurs de la cour duSecond Empire. Ses pièces seront jouées àCompiègne avant d’être données au public parisien, et à une occasion l’impératriceEugénie elle-même obtiendra le rôle deMme de Pons dansLes Portraits de la Marquise (1869).

Mais l'enthousiasme du retour dans la capitale s'évanouit rapidement. Après la mort de son fils aîné en 1859, il quitta Paris, où il voyait sa santé décliner et avait du mal à travailler aussi efficacement qu'autrefois, afin de retrouver le calme de saNormandie natale. Il acheta une maison appelée «les Palliers», dans un faubourg de Saint-Lô, venelle Saint-Pierre, tout près de sa maison natale. Il y vécut une existence heureuse, enseveli au milieu de ses roses, pendant quinze ans, ne venant plus à Paris qu'occasionnellement, et écrivant avec acharnement.

Il fut élu à l’Académie française le 3 avril 1862 au second tour de scrutin par 21 voix contre 10[3] àCamille Doucet et, en 1868, fut nommé bibliothécaire dupalais de Fontainebleau, avec obligation d’y résider un mois ou deux chaque année. 1867 est l’année de son chef-d’œuvre,Monsieur de Camors, roman typique de sa production, sur les dilemmes moraux déclenchés par des passions amoureuses.

La chute de l'Empire en 1870 fut pour lui un grand choc. Il resta fidèle aux Bonaparte et le succès devint moindre. Forcé de vendre les Paillers, il passa ses dernières années dans une errance continuelle, ternie par sa dépression et une surdité de plus en plus prononcée. Il mourut à Paris le, année de la publication de son dernier livre,Honneur d’artiste. Son épouse lui survécut une quinzaine d'années. Ils sont enterrés aucimetière de Saint-Lô[4].

Feuillet, qui sut épouser à la perfection le conservatisme moral du Second Empire, tient le milieu entre lesromantiques et lesréalistes. Sa réputation vient de sa façon de décrire la vie, à la fois élégante et lucide, de sa représentation des personnages féminins qui lui valut l'appréciation du lectorat féminin, de ses analyses de la psychologie et des sentiments des membres de la bonne société, ainsi que du style de sa prose, vu à son époque comme excellent, discret et spirituel. Son aura déclina rapidement après sa mort, le monde aristocratique qu'il dépeignait disparaissant peu à peu.

Décoration

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Œuvres

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  • La Vie de Polichinelle et ses nombreuses aventures, Paris, Hetzel, 1846Texte en ligne
  • Échec et Mat, drame en cinq actes, en prose, Paris, Jérôme, 1846
  • Palma, ou, la Nuit du vendredi saint, drame en cinq actes, Paris, Michel Lévy, 1847
  • La Vieillesse de Richelieu, drame en cinq actes, en prose, Bruxelles, Lelong, 1849
  • York, comédie-vaudeville en un acte, Paris, Michel Lévy, 1852
  • Bellah, Paris, Michel Lévy frères, 1852Texte en ligne
  • Le Village, comédie en un acte, en prose, Paris, Michel Lévy, 1856
  • Scènes et Comédies, Paris, Michel Lévy, 1857Texte en ligne
  • Le Roman d'un jeune homme pauvre, Paris, Michel Lévy, 1858
  • Le Roman d’un jeune homme pauvre comédie en cinq actes et sept tableaux, Paris, Michel Lévy, 1859Texte en ligne
  • La Tentation, pièce en cinq actes et six tableaux, Paris, Michel Lévy, 1860
  • Le Cheveu blanc comédie en un acte, en prose, Paris, Michel Lévy frères, 1860
  • Rédemption, comédie en cinq actes et un prologue, Paris, Michel Lévy, 1860
  • Histoire de Sibylle, Paris, Michel Lévy frères, 1862; Paris, Nelson/Calmann-Lévy, 1876
  • Montjoye, comédie en cinq actes, en six tableaux, Paris, Michel Lévy frères, 1864
  • La Belle au bois dormant, drame en cinq actes et huit tableaux, Paris, Michel Lévy frères, 1865
  • Péril en la demeure, comédie en deux actes, en prose, Paris, Michel Lévy; 1867
  • Monsieur de Camors, Paris, Michel Lévy frères, 1867; Paris, Calmann-Lévy, s. d.Texte en ligne
  • Scènes et Proverbes, Paris, Calmann-Lévy, 1869Texte en ligne
  • Dalila, drame en quatre actes en six tableaux, Paris, Michel Lévy frères, 1870
  • Le Cas de conscience, comédie en un acte en prose, Paris, Lévy, 1873
  • Le Sphinx, drame en quatre actes, Paris, Michel Lévy frères 1875
  • Un mariage dans le monde, Paris, Michel Lévy, 1875
  • Julie, drame en trois actes, en prose, Paris, Calmann-Lévy, 1877
  • Le Cas de conscience, comédie en un acte, en prose, Paris, Calmann-Lévy, 1877
  • Les Amours de Philippe, Paris, Calmann-Lévy, 1877
  • Le Journal d’une femme, Paris, Calmann-Lévy, 1878
  • Histoire d’une parisienne, Paris, Calmann-Lévy, 1881
  • La Crise, comédie en quatre actes, Paris, Calmann-Lévy, 1882
  • La Petite Comtesse ; Le Parc ; Onesta, Paris, Calmann-Lévy, 1882
  • Les Portraits de la marquise, comédie pastiche en trois tableaux, Paris, Calmann-Lévy, 1882
  • Un mariage dans le monde, Paris, [s.n.], 1882
  • La Partie de dames, pièce en un acte, Paris, Calmann-Lévy, 1883
  • Un roman parisien, pièce en cinq actes, Paris, Calmann-Lévy, 1883
  • La Veuve ; Le Voyageur, Paris, Calmann-Lévy, 1884
  • Le Voyageur, scènes dialoguées, Paris, [s.n.], 1884
  • La Morte, Paris, Calmann-Lévy, 1886
  • Circé proverbe en un acte, Paris, Calmann-Lévy, 1887
  • L’Acrobate, comédie en un acte, en prose, Paris, Calmann-Lévy, 1887
  • Chamillac, comédie en cinq actes, Paris, Calmann-Lévy, 1889
  • Le Divorce de Juliette ; Charybde & Scylla ; Le Curé de Bourron, Paris, Calmann-Lévy, 1889Texte en ligne
  • Honneur d’artiste, Paris, Calmann-Lévy, 1890Texte en ligne
  • Scènes et Comédies, Paris, Calmann-Lévy, 1891Texte en ligne
  • Œuvres complètes, Paris, M. Lévy, 1891-
  • Julia de Trécœur, Paris, Michel Levy Frères, 1872Texte en ligne
  • Le Pour et le Contre, comédie en un acte, en prose, Paris, Calmann-Lévy, 1895
  • Théâtre complet, Paris, Calmann-Lévy, 1897-1900
  • La Fée, comédie en un acte en prose, Paris, Calmann-Lévy, 1898

Hommages

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Notes et références

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  1. Acte de décès à Paris17e, n° 2862, vue 14/19.
  2. J. J. Weiss,Le théâtre et les moeurs, Paris, Calmann-Lévy,(lire en ligne),p. 304
  3. Journal "Le Monde" du 5 avril 1862
  4. Cimetières de France et d'ailleurs

Liens externes

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Composition de l'Académie française au jour de sa mort(28 décembre 1890)
Par numéro
de fauteuil
Par date
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