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Royaume de Numidie

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Ne pas confondre avec la province romaine qui porte ultérieurement le nom deNumidie.

Royaume de Numidie

IVe siècle av. J.-C.[1] – 40 av. J.-C.

Description de l'image Kingdom of Numidia-02.png.
Informations générales
StatutMonarchie
CapitaleCirta (Constantine, aujourd'hui enAlgérie)
Langue(s)Libyque (berbère ancien),punique[2]
ReligionReligion Numide[3]
Histoire et événements
IVe siècle av. J.-C. -IIIe siècle av. J.-C.[4],[5]Création des royaumes numides desMassyles et du royaume desMassæsyles
FinIIIe siècle av. J.-C.Conquête du royaume massyle par les Masaesyles
202 av. J.-C.Unification parMassinissa
Roi
202 – 148 av. J.-C.Massinissa
148 – 118 av. J.-C.Micipsa
148 – 145 av. J.-C.Gulussa
148 – 140 av. J.-C.Mastanabal
118 – 117 av. J.-C.HiempsalIer
118 – 112 av. J.-C.Adherbal
118 – 105 av. J.-C.Jugurtha
105 – 88 av. J.-C.Gauda
88 - 81 av. J.-C.Masteabar
84 – 82 av. J.-C.Hierbas II
88 – 60 av. J.-C.Hiempsal II
60 – 46 av. J.-C.JubaIer
81 - 46 av. J.-C.Massinissa II
44 - 40 av. J.-C.Arabion

Entités précédentes :

Entités suivantes :

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LaNumidie (latin :Numidia) ouroyaume de Numidie (enlatin :Regnum Numidiae) est un royaumeberbère, situé principalement sur les territoires actuels de l'Algérie (nord), mais également une petite partie de laTunisie (est et sud), de laLibye (nord-ouest) et marginalement sur leMaroc (nord-est) auMaghreb. Ses fondateurs sont les Numides, un peupleberbère, qui créent un État puissant à la civilisation originale en Afrique du Nord[6]. Le royaume était bordé à l'ouest par leroyaume de Maurétanie vassalisé[7],[8],[9], à l'est par le territoire deCarthage etCyrénaïque, au nord par lamer Méditerranée et au sud par le désert duSahara[10]. Le royaume avait également pénétré aussi loin au sud au-delà del'Atlas jusqu'auxGétules et leFezzan faisait partie de son domaine[11],[12].

Les tribus de la partie orientale de la Numidie portaient le nom deMassyles[13], et celles de la partie occidentale celui deMassæsyles ; divisés politiquement en« deux royaumes numides », ils seront unifiés parMassinissa vers 205 av. J.-C., âge d'or du royaume. La Numidie avait pour capitaleCirta (l'actuelle ville deConstantine), son cœur se situerait dans l'actuelConstantinois.Berbères sédentaires ou semi-nomades, les Numides étaient répartis en différentestribus. Les Numides se distinguent desMaures, regroupés en fédérations peuplant l'Ouest de l'Afrique du Nord et desGétules dans les confins sahariens[6].

La Numidie a eu plusieurs rois, des « agellid », les plus célèbres étantSyphax,Massinissa,Micipsa,Jugurtha,JubaIer. Le royaume doit son succès à l'action deMassinissa, et à l'alliance avecRome.

La Numidie devient prospère après son unification, comporte plusieurs villes et une civilisation originale. L'agriculture céréalière est particulièrement développée dans le Constantinois et le commerce méditerranéen dans l'Ouest de la Numidie. LesCarthaginois sont complètement évincés des places littorales et de l'Est de l'Afrique et des campagnes militaires sont lancées à l'est jusqu'enTripolitaine.

Cependant les querelles de succession affaiblissent les Numides, et provoquent l'intervention des Romains[14]. Laguerre de Jugurtha marque leur déclin définitif, le royaume de Numidie est réduit à son tiers Est par les Romains. Ces derniers attribuent les deux tiers Ouest au roiBocchus de Maurétanie qui leur a livré le roi numide Jugurtha. De 105 av. J.-C. à 46 av. J.-C. la Numidie est ainsi un royaume au territoire réduit. Le soutien deJubaIer aux adversaires deJules César lors de laguerre civile lui est fatal. Juba et les adversaires de César sont défaits et la Numidie est annexée par Rome pour devenir la province d'Africa Nova.

Étymologie

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Généalogie des Numides

L'étymologie traditionnelle (acceptée par la linguistique moderne, et pas seulement en tant qu' « étymologie populaire »), du grec Νομάδες [Nomádes] et du latinNumidae, « les Numides », dérive ces mots, ainsi que les termes géographiquesNomadia (Νομαδία) en grec etNumidia en latin, de l'adjectif grecnomás (νομάς), plurielnomádes (νομάδες), signifiant « qui fait paître », « pastoral », « berger » (du verbe νέμω, « faire paître »)[6]. Une telle appellation définissait ainsi les Numides comme un peuple vivant de l'élevage itinérant, sans agriculture ni implantations fixes, bref un peuple « nomade ». L'évolution phonétique du grec Νομάδες vers le latinNumidae est tout à fait possible et même normale, en vertu du phénomène de l'apophonie[15]. Cela n'empêcha pasGabriel Camps (qui était préhistorien et non linguiste) de rejeter cette étymologie comme « fausse », sans proposer d'autre piste qu'un ethnonyme africain hypothétique et indéterminé. Camps note que certaines tribus autochtones se donnaient le nom de Numides, y compris encore auXXe siècle les Nemadi enMauretanie[16]. Lionel Galand, pour sa part, demeure prudent, mais estime probable que« Numidae représente (peut-être maladroitement) un nom indigène, alors que les Grecs ont trouvé dans leur propre langue un mot dont la consonance et le sens de « bergers, nomades » se prêtaient à l'opération : c'est le processus bien connu de l'étymologie ditepopulaire »[17]. En tout état de cause, la théorie, qu'on peut juger attrayante, d'un ethnonyme indigène perdu qui serait à la base de la transcription sémantique Νομάδες, reste pour le moment une hypothèse indémontrée.

Le nomNomádes (Νομάδες) apparaît d'abord chez l'historienPolybe (III, 113, 7 ; 116, 5.7.12 ; etc.), auIIe siècle av. J.-C., pour désigner les peuples et territoires situés à l'ouest deCarthage incluant tout le nord de l'Algérie jusqu'au fleuve de laMoulouya, à environ160 kilomètres à l'ouest d'Oran[18].

Histoire

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Pièce de monnaie unique retrouvée àConstantine qui fait figurer le titre et le nom complet deMassinissa

Les numides sont un groupe berbère (descendants probables descapsiens[19],[20]) émergeant dans un contexte de puissance et de cohésion antérieur révélés par les nécropoles numides duconstantinois telles que les nécropoles de Bou Nouara, Djebel Fartas, Bou Chen ou encore Roknia[21]. La famille, le village, la tribu et la confédération apparaissent comme les structures de l'ordre social. Dès leVe siècle av. J.-C., desaguellids (rois) sont apparus pour prendre en main le destin des grandes confédérations berbères. L'émergence des grandes monarchies est également un moyen de s'opposer et de résister à Carthage. Deux dynasties, celles desMassyles et desMassæsyles apparaissent en Numidie ; liées, elles sont également rivales pour unifier la Numidie sous une seule autorité[22].

Deux royaumes rivaux

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LeMedracen àBatna, mausolée numide duIVe siècle av. J.-C., probablement bâti par les roisMassyles.
Les deux royaumes avant l'unification.

Il est difficile de savoir à quelle époque se structurent les royaumes. L'existence du royaume massyle est attestée auIVe siècle av. J.-C. La Numidie se répartit entre[22] :

Les frontières entre Massyles et Massæsyles ont certainement fluctué. Carthage cherche l'alliance de ces rois pour recruter des mercenaires et assurer la sécurité autour de ses comptoirs côtiers, mais les rois numides ne se révèlent pas être les chefs vassaux escomptés et vont jouer sur la rivalité entre Rome et Carthage pour affermir leurs positions[24].

De cette époque il ressort que les Massæsyles s'intéressent particulièrement à l'Ibérie, et qu'un commerce important a lieu entre l'Almérie et l'Algérie occidentale. Les Massæsyles importent du métal, des poteries, alors qu'ils exportent de l'ivoire et des œufs d'autruche[25]. SelonStrabon, les Massæsyles, forts de leur commerce, sont très riches et possèdent beaucoup de soldats. Cependant la guerre menée parSyphax successivement contre Carthage, Rome puis Massinissa va mener les Massæsyles à la ruine et ouvre la voie à la réunification[26]. Les Massyles, eux, ont un royaume deux fois moins étendu que les Massæsyles, mais sont plus attachés à la terre et les villes sont plus nombreuses :Cirta,Dougga,Tébessa… Cette partie massyle a atteint un niveau important de civilisation : sol bien cultivé, élevage réputé, villes nombreuses. La défaite de Syphax fait que son chef Massinissa est proclamé roi de toute la Numidie, territoires massæsyle et massyle inclus[27].

Alliances mouvantes avec Carthage et Rome

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Le royaume deSyphax étant plus puissant et plus riche que celui des Massyles, cela expliquerait pourquoi etHasdrubal etScipion cherchent à s'en faire un allié

Les rois numides prirent souvent les armes contre les tentatives d'invasion de leur territoire. Le roi massyle Gaia, père de Massinissa, a ainsi combattu les Carthaginois à qui il a enlevé un territoire avant de devenir leur allié. Puis, Carthage décide de s'allier à Syphax, roi massæsyle. Cette nouvelle alliance est scellée par son mariage avecSophonisbe, fille du général carthaginoisHasdrubal Gisco (qui selon certains auteurs antiques aurait au préalable été promise à Massinissa). À l'inverse, Massinissa, qui aide les Carthaginois dans la péninsule Ibérique, va s'allier au romainScipion[28]. Chassé par Syphax de ses États héréditaires, Massinissa change de cap : il conclut une alliance avec Rome (automne 206)[29] et combat bientôt aux côtés de Scipion, dont il commande l'aile droite[30].

LesMassæsyles et les Massyles s'affrontent, en 203 av. J.-C. (bataille des Grandes Plaines, qui voit la prise deCirta et la défaite de Syphax) à la fin de ladeuxième guerre punique (218-202), à la suite de laquelleMassinissa, chef des Massyles, contribue de façon décisive à la victoire de l'Empire romain surCarthage.Massinissa parvient dès lors à unifier la Numidie qui s'étend du fleuveMoulouya à l'ouest jusqu'à laCyrénaïque à l'est.

Numidie unifiée sous Massinissa

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La vieille ville deConstantine, antiqueCirta à gauche et lesgorges du Rhummel (anc. rivièreAmpsaga).

Massinissa est le souverain le plus populaire de l'histoire numide. Il n'est cependant connu qu'à travers les sources relatives aux guerres puniques, auxquelles il a pris part[31]. Il unifia sous son autorité, avec l'accord et l'alliance de Rome, les royaumes auparavant antagonistes desMassyles et desMassæsyles, et fit du nouveau royaume numide un État indépendant et prospère[32]. On lui a attribué, à partir de 1931, le slogan« l'Afrique aux Africains »[33], mais il s'agit là, en réalité, d'une invention du militant anticolonialiste qu'étaitCharles-André Julien, qui fabriqua, pour les besoins de la cause, une citation livienne à la fois inexistante et contraire aux données historiques[34].

LaNumidie (Mauve) dans sa plus grande étendue après la capture deSyphax en Tingitanie et lavassalisation de Bokkar[35] entourantCarthage (Orange) et l'Égypte ptolémaïque voisine (Violet) et laRépublique romaine (Rouge)

Massinissa met fin à la résistance du fils de Syphax,Vermina, et finit par occuper tout le pays des Massæsyles. Il fait expulser l'ensemble des Carthaginois des comptoirs côtiers. Il voit les Carthaginois à l'est comme des occupants des terres de ses ancêtres. Il se lance dans de grandes conquêtes à l'est : entre 174 et 172, il enlève aux Carthaginois plus de 70 cités ou places. En 162, il prend notammentLeptis Magna et la vallée moyenne de laMedjerda (région des Grandes Plaines). L'attitude de Rome est incertaine : elle l'aurait appuyé ou tout simplement laissé faire[36]. De plus, après la capture deSyphax, le roi desMasaesyli (Algérie occidentale) avec sa capitale basée àSiga[37] et après avoir perduSiga s'était déplacé vers une capitale temporaire àTinga, Bokkar, était devenu un vassal deMassinissa[7],[8],[9]. Massinissa avait également pénétré aussi loin au sud au-delà de l'Atlas jusqu'auxGétules et leFezzan faisait partie de son domaine[11],[12].

Pour en finir avec sa rivale Carthage et empêcher que l'intégralité de son territoire bascule sous la domination numide, les Romains lancent latroisième guerre punique qui se termine par la ruine de Carthage en 146.

Le règne de Massinissa est également marqué par la culture des céréales dans de grands domaines royaux. La céréaliculture en Numidie est donc antérieure à Rome[30].

L'ile grecque deDélos, dans laquelle a été retrouvé le socle d'une statue deMassinissa en remerciement au roi pour le don de blé qu'il accorda aux habitants de l'ile

Il réussit à préserver l'indépendance de son royaume en jouant habilement de la rivalité régionale qui prévalait à l'époque, tout en lui garantissant une prospérité économique certaine, grâce au remarquable développement de l'agriculture et de l'élevage. Sur le plan de l'organisation politique, Massinissa plaça à la tête de chaque province un gouverneur et à la tête de chaque tribu un« amokrane » (un chef). Son conseil, formé de dix personnes, le seconda efficacement dans sa politique et son administration générale. Au nombre de ces dix conseillers il avait trois de ses fils :Micipsa qui le suppléait en plusieurs affaires,Gulussa, chargé de la conduite des armées, etMastanabal, chargé du trésor royal. Il mit en circulation une monnaie frappée à son effigie, où il est représenté« avec des traits réguliers, un œil largement ouvert sous un sourcil assez épais, des cheveux abondants et bouclés, une barbe allongée et bien taillée »[38]. Le règne de Massinissa s'acheva avec sa vie, en 148.

Après la mort de Massinissa

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Après le décès du roi fondateur, une crise de succession — vue d'un bon œil parRome — se produisit et entraîna la Numidie dans des troubles politiques.Micipsa, fils de Massinissa, succèdera à son père sur le trône. Durant son règne, inquiet de la popularité croissante deJugurtha, petit-fils de Massinissa,« mais n'osant pas le faire périr, par crainte d'une révolte de ses sujets, Micipsa l'aurait envoyé devantNumance avec l'espoir qu'il s'y ferait tuer, victime de sa bravoure »[39]. Il nomme Gulussa vice-roi et ministre de la Guerre, et Mastanabal vice-roi et ministre de la Justice.

Lorsque Micipsa meurt en 118, la Numidie est partagée entre ses deux fils,HiempsalIer etAdherbal, et son neveu (qu'il avait adopté) Jugurtha, lequel devient très populaire parmi les Numides. Hiempsal et Jugurtha se querellent immédiatement après la mort de Micipsa. Jugurtha fait assassiner Hiempsal en 117 à Thirmida, à la suite de quoi Adherbal livre bataille à Jugurtha, mais est vaincu et chassé du royaume. Adherbal se rend alors àRome, où il demande l'aide duSénat.

Le roiMicipsa adopte son neveuJugurtha

Jugurtha, au moment où, en 110, il quitte Rome, ayant été expulsé de la capitale et de l'Italie par un ordre du Sénat après avoir fait assassiner son cousinMassiva II, se serait écrié :« Ville à vendre, et qui ne tardera pas à périr si elle trouve un acheteur ! »[40], stigmatisant de la sorte la corruption ambiante, dont il avait su tirer grand profit.

Dans les années précédentes, il a en effet acheté la complaisance romaine en corrompant à prix d'or des membres de l'aristocratie. Rome alors accepte de le laisser régner, mais seulement à condition que la Numidie reste divisée. Elle lui offre la reconnaissance diplomatique sur la Numidie occidentale, à condition qu'il remetteAdherbal sur le trône en Numidie orientale. Jugurtha accepte dans un premier temps l'offre de Rome.

La Numidie a pour capitaleCirta, située sur le site de l'actuelle ville deConstantine[41],[42],[43],[44],[45],[46],[47], où fut découvert le tombeau deMassinissa. Toutefois, pour certains chercheurs, Cirta serait à l'emplacement de la ville duKef, dans le Nord de laTunisie. Cette controverse est connue sous le nom de problème de Cirta.

Guerre avec Rome

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Article détaillé :Guerre de Jugurtha.

Cependant, son intention de restaurer la Numidie unifiée demeure forte, ce qui le conduit à envahir en 112 la Numidie orientale, réunifiant ainsi de nouveau la Numidie. Au passage, il fait exécuter plusieurs hommes d'affaires romains opérant en Numidie orientale. Le gouvernement romain, inquiet d'un tel développement, est sur le point de lui déclarer la guerre lorsque Jugurtha réussit une nouvelle fois, avec grande habileté, à corrompre les responsables en place à Rome, confirmant la célèbre exclamation que lui prêteSalluste« Urbem uenalem... ! » (Bellum Iugurthinum, 35, 10). Cela a pour conséquence d'atténuer l'animosité de la classe politique romaine à son encontre, et même de lui procurer un traité de paix avantageux. Toutefois, ce traité sera aussitôt remis en cause, après les profonds changements qu'a connus la classe dirigeante romaine ; excédé, Jugurtha fait assassinerAdherbal en réponse à cet acte.

La Guerre de Jugurtha a durée sept années

La classe politique romaine se mobilise alors contre Jugurtha et finit par demander l'invasion de la Numidie. Rome envoie le consulMetellus en Numidie à la tête de plusieurs légions pour punir Jugurtha et le déposer. Jugurtha parvient à résister durant des années, en combinant des manœuvres militaires face aux Romains et politiques avec son voisin de l'ouest, le roiBocchus Ier deMaurétanie. L'adjoint du consul Metellus,Caius Marius, entrevoyant une opportunité, retourne à Rome pour se plaindre de l'inefficacité suspecte de son chef et demande à être élu consul à sa place, ce qu'il obtient. C'est alors queCaius Marius envoie son questeur,Lucius Cornelius Sylla, en mission en Maurétanie pour négocier l'aide deBocchus Ier. Celui-ci accepte alors d'aider les Romains. Jugurtha est capturé à la faveur d'un guet-apens et, envoyé à Rome, est incarcéré dans leTullianum. Il est exécuté tout de suite après le traditionneltriomphe romain, en 104.

Dès lors, la Numidie est partagée : sa partie occidentale est attribuée à Bocchus, roi de Maurétanie, et le reste est laissé sous l'autorité d'un roi vassal de Rome. Quelques décennies plus tard, des Numides participent à laconquête des Gaules parJules César et sont notamment mentionnés lors du siège deBibrax[48] en-57.

Le triomphe deJules César surJuba I

La situation dure jusqu'à laguerre civile entreJules César etPompée.JubaIer, partisan dePompée[49], qui avait dans un premier temps, pris le dessus militaire sur César, fini par perdre son royaume en46 av. J.-C. après la défaite deThapsus, suite à l'intervention in extremis du roi de MaurétanieBogud (suivant d'autres auteursBocchus II) en faveur de Jules César, en ravageant la capitale numide de Cirta, obligeant Juba I à revenir défendre sa cité, perdant ainsi toute son avance. César accorde àPublius Sittius un territoire vaste autour deCirta (Constantine)[50],[51]. La Numidie devient alors la province d’Africa nova, jusqu'à ce qu'Auguste réunisse les deux provinces en un seul ensemble, l'Afrique proconsulaire. Cette dernière est dirigée par unproconsul, qui conduit un moment l'armée d'Afrique. Auguste rend son royaume àJuba II, fils du précédent, après la bataille d'Actium (31 av. J.-C.). En25 av. J.-C., Juba II reçoit le trône deMaurétanie, et la Numidie est partagée entre la Maurétanie et la province d'Afrique. La partie intégrée à la province d'Afrique en constitue une région. Mais en théorie elle n'a pas d'autonomie administrative, puisqu'elle dépend du proconsul assisté delégats[52],[53].

Provinces romaines deMaurétanie tingitane (à l'ouest),Maurétanie césarienne (au centre-ouest), Numidie (au centre-est) etAfrica (à l'est) auIer siècle de notre ère.

Les populations se rebellent de nombreuses fois, surtout lesZénètes, vers le début duIer siècle. LesMaghraoua seraient très nombreux dans les environs d'Icosium (Alger) etPtolémée de Maurétanie doit les contenir. Il fait transférer une partie d'eux vers lechlef[54], ce qui provoque une succession d'actions militaires de Rome, soldées parfois par de graves défaites romaines. Sept ans durant,Tacfarinas résiste aux Romains, malgréTibère qui transfère une seconde légion pour appuyer la troisième légion Auguste (seule ensuite). Dès39 ap. J.-C.,Caligula confie la conduite de la région de Numidie à unlégat de l'empereur chargé de commander la troisième légion Auguste. C'est ainsi qu'il met fin à une exception politique : celle d'une armée placée sous les ordres d'un proconsul et non d'un légat. LeSénat perd la dernière légion qui était sous ses ordres.

Bien que toujours officiellement intégrée à la province d'Afrique proconsulaire, la Numidie en constitue une région à part, placée sous l'autorité de son légat, qui dirige la troisième légion Auguste et ne rend de comptes qu'à l'empereur. C'est une province de fait, mais non de droit, statut relativement unique dans l'empire. Après193, sousSeptime Sévère, la Numidie est officiellement détachée de la province d'Afrique et constitue la province deNumidie, gouvernée par unlégat impérial. SousDioclétien, elle constitue une simple province dans la réorganisationtétrarchique, puis est brièvement divisée en deux : Numidie militaire etNumidie cirtéenne.

Société de la Numidie

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Du déchiffrement de diverses inscriptionslibyques, il ressort que les Numides parlaient une langueberbère. Par ailleurs ils avaient la passion deschevaux et étaient réputés être des cavaliers sans frein (servant notamment dans l'armée carthaginoise puis romaine). Les numides étaient initialement des nomades pasteurs, organisés en tribus semi-sédentaires basées sur la famille, le village, la tribu et la confédération. Leur société évolua vers plus de sédentarisation avec une promotion politique par Massinissa de l'agriculture et l'urbanisation[55].

Les rois numides étaient représentés dans les villes de leur royaume par des gouverneurs qui commandaient les garnisons et percevaient les impôts. On sait également que de nombreuses villes servaient de sièges aux quartiers financiers et abritaient les trésors royaux. Le royaume était divisé en plusieurs districts, dont les frontières étaient marquées par des bornes ou des monuments funéraires. Chaque territoire était administré par un fonctionnaire royal résidant dans une capitale régionale. Les villes numides étaient administrées par des magistrats et une assemblée populaire. Et contrairement à leurs homologues puniques, les villes numides présentaient souvent des caractéristiques distinctives, telles qu’un magistrat suprême annuel ou, dans certains cas, trois suffètes[56].

Très peu de traces directes du mode de vie et des us et coutumes de ce peuple nous sont parvenues en raison des différentes invasions que l'Afrique du Nord a subies aprèsl’effondrement de l’Empire romain. Néanmoins on trouve de nombreux récits concernant les Numides dans leslittératures grecque etromaine de l’Antiquité.

Dans la société berbère actuelle, on observe encore des apports de l’héritage numide, notamment à travers certaines traditions artisanales, motifs décoratifs et pratiques équestres transmis depuis l’Antiquité.

Religion

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Panthéon numide, sept figures masculines et une féminine

Les numides étaient de religion animiste et polythéiste; quelques-unes de leurs croyances ont survécu jusqu'à nos jours chez les Berbères, comme les rites de la pluie (voir rite d'Anzar) ou la croyance en des esprits gardiens de lieux. Ils possédaient bien sur leurs propres divinités et croyances, maisCirta était une cité multiculturelle, et de ce fait, la religion numide était influencée par les croyances puniques comme cela a été mis à jour dans les sanctuaires deBal Hammon ou deTanit. Elle présentait également des influenceshellénistiques. Massinissa entretenait de bonnes relations avec les cités grecs et favorisa une ouverture culturelle qui transforma les pratiques religieuses numides[57].

Le roiJuba I représenté en dieu berbèreAmmon

Les rois numides, comme Massinissa, pouvaient être élevés au rang divin post-mortem, comme en témoigne le culte funéraire qui lui fut dédié peu après sa mort dans ce que l'on appelle leMaqdes de Massinissa. Une inscription punique retrouvée àCherchell suggérerait un culte àMicipsa après sa mort, et des cultes funéraires aux roisHiempsal II etGulussa ont également été attestés[58]. Le roiPtolémée de Maurétanie a rétablie dans son royaume le culte royal ancestral de son arrière grand-père Hiempsal II[59]. Toutefois, certains historiens ne pensent pas que les rois numides aient été élevés au rang de divinité, mais que ces derniers portaient plutôt des noms théophores[60]. Pendant la domination romaine de l'Afrique, le procurateur deMaurétanie césarienne Lucceius Albinus, se donna le nom de Juba, car comme beaucoup d'auteurs chrétiens l'ont rapporté, les indigènes adoraient leurs rois après la mort[61].

Armée

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Un cavalier numide armé de lances et d'un bouclier, figurant sur une stèle retrouvée àAbizar
Le cheval apparait sur presque tout le monnayage numide

Les numides étaient craints et respectés en partie pour leur discipline militaire. Il furent parmi les meilleurs cavaliers de l'antiquité, et l'on dit meme que c'est à la cavalerie numide qui l'accompagnait, qu'Hannibal dut ses victoires et non à ses éléphants[62],[63]. L’armée numide se caractérisait avant tout par la formation précoce et rigoureuse de ses guerriers, basée sur un entraînement physique intense et une étroite relation avec l’équitation et la chasse. Dès l’adolescence, les jeunes numides apprenaient à monter à cheval à cru, à lancer le javelot et à courir sur de longues distances, développant ainsi une grande souplesse, une endurance remarquable et un esprit de compétition constant. Ces pratiques héritées des traditions anciennes faisaient d’eux d’excellents cavaliers. Leur mode de vie frugal et naturel renforçait leur résistance à la fatigue et leur longévité, permettant aux soldats de supporter des campagnes prolongées avec des besoins matériels réduits. Le ravitaillement reposait principalement sur les ressources des terres royales et les contributions des tribus et cités, et l’armée ne dépendait que de peu de commodités. Sur le plan tactique, la cavalerie occupait une place centrale dans les combats, fournissant des unités rapides, mobiles et redoutablement efficaces, souvent appelées à intervenir comme forces d’élite aux côtés d’autres armées. Enfin, la cohésion de l’armée était entretenue par des revues et des discours d’encouragement, individualisant la relation entre chefs et soldats, ce qui renforçait la motivation, le courage et la loyauté des combattants numides[64].Mastanabal, fils de Massinissa et père de Jugurtha, remporta des courses de chevaux organisées àAthènes dans le cadre desPanathénées, honnoré parNicomèdeIV[65].

Les Numides usaient en plus du cheval, d'éléphants de guerre. Massinissa a à plusieurs reprises fournis des éléphants à Rome[66]. Jugurtha aligna face aux romains 84 éléphants de guerres dans la Bataille du Muthul alors que Juba I en a aligné 60 contreJules César.

L'armée numide, possédait du moins depuis le règne de Massinissa, une flotte de guerre, sans doute un héritage des navires carthaginois[67].

Architecture

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Photo sépia ancienne d'une tour ouvragée avec deux femmes ou filles au premier plan.
Le mausolée deDougga, dans l'actuelle Tunisie, vers 1900.

Le terme « architecture royale numide » a été inventé pour les monuments construits par les rois numides[68]. Ces monuments sont constitués de tombes,tumulus et sanctuaires. Quelques exemples de ces structures sont lemausolée de Dougga à Dougga, laSoumaâ du Khroub àConstantine, lemausolée de Beni Rhénane àBéni Saf, une tombe à Henchir Bourgou àDjerba ainsi que deux tombes en tumulus connues sous le nom deMedracen àBoumia, et lemausolée royal de Maurétanie àSidi Rached[68]. Il y a aussi desautels qui ont été construits àSimitthus et Kbor Klib. Tous ces monuments ont été construits dans la zone gouvernée parMassinissa et ses descendants[68].

Héritage et postérité

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La constitution algérienne cite le« royaume numide » dans son préambule, marquant une volonté de reconnaissance politique de l'histoire et de l'identité berbère du pays[69],[70]:

« Le peuple algérien est un peuple libre, décidé à le demeurer.Son histoire, plusieurs fois millénaire, est une longue chaîne de luttes qui ont fait de l'Algérie detoujours une terre de liberté et de dignité.Placée au cœur des grands moments qu'a connus la Méditerranée au cours de son histoire,l'Algérie a su trouver dans ses fils, depuis le royaume numide et l'épopée de l'Islam jusqu'aux guerrescoloniales, les hérauts de la liberté, de l'unité et du progrès en même temps que les bâtisseursd'Etats démocratiques et prospères dans les périodes de grandeur et de paix. »

  • Jugurtha en filigrane aux côtés de l'émir Abdelkader sur les billets de banques algériens
    Jugurtha en filigrane aux côtés de l'émirAbdelkader sur lesbillets de banques algériens
  • Une une de 1958 du Moudjahid, organe officiel de communication du FLN pendant la guerre d'Algérie, reprenant la phrase attribuée à Massinissa : L'Afrique aux Africains
    Une une de 1958 duMoudjahid, organe officiel de communication du FLN pendant la guerre d'Algérie, reprenant la phrase attribuée à Massinissa :L'Afrique aux Africains
  • Le lion de l'Atlas, est également et initialement dénommé lion de Numidie ou de Barbarie[71]. Des représentations du lion ont été retrouvées sur des mausolées et monnaies numides
    Lelion de l'Atlas, est également et initialement dénommé lion de Numidie ou de Barbarie[71]. Des représentations du lion ont été retrouvées sur des mausolées et monnaies numides
  • La compagnie aérienne Syphax Airlines tire son nom du roi Syphax
    La compagnie aérienneSyphax Airlines tire son nom du roiSyphax

Dans ses derniers instants, l’empereur romainSeptime Sévère a rendu hommage au roi numideMicipsa en s’inspirant du discours de ce souverain, rapporté par Salluste dans La Guerre de Jugurtha, pour transmettre à ses fils un message d’unité et de concorde. Gravement malade, Septime Sévère envoya à son fils un passage où Micipsa exhorte ses enfants à rester unis[72].

Dynasties numides

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Dynastie des Massæssyles

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Dynastie des Massæssyles
- Ozalis  -Syphax, roi des Massæssyles (215 – 203 av. J.-C.).  épouse :Sophonisbe, fille d'Hasdrubal Gisco, morte en -203.       -Vermina, roi des Massæssyles (203 – ?).           -Archobarzane, roi au-delà de la rivièreMoulouya.       -Tanakwa, deuxième fils deSyphax.
 

Dynastie des Massyles

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Dynastie des Massyles
-Madghis.
   -Naravas, prince numide (? av. J.-C.), tuteur de Massinissa.     -Meztul.   - Iles.     -Zelalsan (225 – 215 av. J.-C.).         -Ulzasen, roi des Massyles.             -Capussa, roi des Massyles (? – 206 av. J.-C.)             -Lacumazès (206)         -Gaïa, roi desMassyles.             -Massiva I             -Massinissa, roi des Massyles (206 – 203), puis roi de Numidie (203 – 148). Il aida les Romains à battre Carthage.             épouse :Sophonisbe, qui mourut quelque temps après.                 - Fils naturel : Masugrada.                     - Dabar.                 -Gulussa, co-roi de Numidie (148 – 140).                     -Massiva II.                 -Micipsa, co-roi de Numidie (148 – 140), puis roi de Numidie (140 – 118).                     - Fils adopté :Jugurtha, co-roi de Numidie (118 – 112), puis roi de Numidie (112 – 105) abdique, exécuté en 104.                     épouse : une fille deBocchus, roi deMaurétanie.                     -Adherbal, co-roi de Numidie (118 – 112), assassiné.                     -HiempsalIer, co-roi de Numidie (118 – 116).                 -Mastanabal, co-roi de Numidie (148 – 140).                     - Fils naturel :Jugurtha (adopté parMicipsa), roi de Numidie.                         - Uksintas.                     -Gauda, co-roi de Numidie (105 – 88).                       -Masteabar, roi de Numidie occidentale.                         -Hiarbas, co-roi deMaurétanie (106 – 80 av. J.-C.), abdique.                       -Hiempsal II, co-roi de Numidie (88 – 84 et 80 – ?).                          -JubaIer, roi deMaurétanie (43 – 42).                              -…
 

Références

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  1. GabrielCamps,L'Afrique du Nord au féminin, Perrin (réédition numérique FeniXX),(ISBN 978-2-262-05743-5,lire en ligne),p. 312
  2. Karel Jongeling et Robert M. Kerr,Late Punic epigraphy : an introduction to the study of Neo-Punic and Latino-Punic inscriptions, Tübingen, Mohr Siebeck,, 4 p.(ISBN 3-16-148728-1).
  3. MarcelLeglay, « Le paganisme en Numidie et dans les Maurétanies sous l'Empire romain : état des recherches entre 1954 et 1990 »,Antiquités africaines,vol. 42,no 1,‎,p. 57–86(DOI 10.3406/antaf.2006.1409,lire en ligne, consulté le)
  4. GilbertMeynier,L'Algérie des origines: De la préhistoire à l'avènement de l'islam, La Découverte,(ISBN 978-2-7071-6188-8,lire en ligne)
  5. MansourGhaki, Jean-PierreLaporte et XavierDupuis, « Numides, Numidie »,Encyclopédie berbère,no 34,‎,p. 5633–5668(ISSN 1015-7344,DOI 10.4000/encyclopedieberbere.2768,lire en ligne, consulté le)
  6. ab etc(en) Claude Lepelley, « Numides »,Encyclopædia Universalis,‎(lire en ligne).
  7. a etbMorocco Direction des affairesindigènes,Villes et tribus du Maroc : documents et renseignements, H. Champion,(lire en ligne) :

    « « Les rois indigènes. Bokkar. Au début du troisième siècle avant Jésus-Christ, le Maroc obéissait à Bokkar, qui résidait à Tanger, capitale du royaume, et qui était un lieutenant du roi de Numidie Syphax. En 202 avant Jésus-Christ, après la capture de Syphax, il devint le vassal de Massinissa. » »

  8. a etbCoissac deChavrebière,Histoire du Maroc, Payot,(lire en ligne) :

    « « La guerre tourna à l'avantage de Massinissa, allié des Romains. Syphax fut fait prisonnier (202) et Bokkar devint le vassal du vainqueur. « Massinissa , dit St. Gsell, rêva d'être pour la civilisation punique ce que le Macédonien… » »

  9. a etbProsperRicard,Le Maroc, Hachette,(lire en ligne) :

    « « En 202 avant J.-C., elle était la résidence, disent les Anciens, de Bokkar, roi du Maroc , lieutenant de Syphax le Numide, vassal de Massinissa. En 105 avant J.-C., Bokkus Ier, allié de Sylla, livre aux Romains son gendre. » »

  10. « Numides », suruniversalis.fr(consulté le).
  11. a etbVictorDuruy,Histoire des Romains depuis les temps les plus reculés jusqu'à la fin du règne des Antonins : Depuis les Gracques jusqu'à la fin du règne de Claude, Hachette et cie,(lire en ligne)
  12. a etb(it) Muḥammad MasʻūdFushaykah,Storia della Libia dai tempi piu' [i.e. più] remoti ad oggi: compendio, Stabilimento poligrafico editoriale Maggi,(lire en ligne)
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  14. « Le royaume de Numidie : Une puissance méditerranéenne sur près de cinq siècles », surelmoudjahid.com,(consulté le).
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  21. GabrielCamps, « Nouvelles observations sur l'architecture et l'âge du Medracen, mausolée royal de Numidie »,Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,vol. 117,no 3,‎,p. 470–517(DOI 10.3406/crai.1973.12921,lire en ligne, consulté le)
  22. a etbKaddache 2011,p. 37.
  23. VirginieBridoux,« Chapitre 1. Essor dynastique, rivalités et conquêtes territoriales en Afrique du Nord », dansLes Royaumes d’Afrique du Nord : Émergence, consolidation et insertion dans les aires d’influences méditerranéennes (201-33 av. J.-C.), Publications de l’École française de Rome,coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome »,, 7–85 p.(ISBN 978-2-7283-1524-6,lire en ligne)
  24. Kaddache 2011,p. 39-40.
  25. Kaddache 2011,p. 41.
  26. Kaddache 2011,p. 42.
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  28. Kaddache 2011,p. 40.
  29. Tite-Live, XXVIII, 35, 12 :Fide data acceptaque...
  30. a etbGilbertMeynier,L'Algérie des origines : De la préhistoire à l'avènement de l'islam,La Découverte,, 249 p.(ISBN 978-2-7071-6188-8,lire en ligne).
  31. Parmi les synthèses récentes sur la figure historique de Massinissa, voir entre autres Elfriede Storm,Massinissa : Numidien im Aufbruch. Stuttgart, F. Steiner, 2001, et Mathilde Cazeaux,Figures de Massinissa. Constructions et réceptions de l'image du roi numide dans les sources anciennes et l'historiographie coloniale. Thèse, 2018 (en ligne).
  32. Voir Virginie Bridoux,Les royaumes d'Afrique du Nord (2020), p. 53-63 : « Massinissa I : une oeuvre de conquête et d'unification ».
  33. AprèsC.-A. Julien, auteur du faux livien par lequel tout a commencé (voir note suivante), la citation imaginaire a été répétée, sans jamais être mise en doute, dans maintes publications militantes, non-scientifiques ou dues à des non-spécialistes, parmi lesquelles : Mohamed-Chérif Sahli,Le message de Yougourtha. Alger, 1947, rééd. 1968, 1992, 2014 ; Eugène Guernier,L'apport de l'Afrique à la pensée humaine (1952), p. 146 ; Mahmoud Bouali,Introduction à l'histoire constitutionnelle de la Tunisie (1963), p. 125 ; Edmond-Jules-René Jouhaud,Histoire de l'Afrique du Nord (1968), p. 33 ; Mahfoud Kaddache,L'Algérie dans l'Antiquité (1972, 1992), p. 71 ; al-Habīb-Bū al-A'rās,Nous partons pour la Tunisie (1978), p. 85 ; Henri de La Bastide,Maghreb : Tunisie, Algérie, Maroc (1973), p. 15 ;AWAl : Cahiers d'études berbères, vol. 4-5 (1988), p. 96 ; M. Bouchenaki, M. Kassim, A. Seftaet alii,Recueil des Conférences. Algérie. Passé, présent et devenir (1990), non paginé en ligne ; Ahmed Lanasri,La littérature algérienne de l'entre-deux guerres (1995), p. 94 ; Khélifa Laroussi,Manuel du militant algérien (1997), p. 37 ; Mohand Akli Haddadou,Le guide de la culture berbère (2000), p. 68 ; Malika Hachid,Les premiers Berbères... (2000), p. 313 ; Chems Eddine Chitour,Histoire religieuse de l'Algérie... (2001), p. 321 ; Id.,L'Algérie : le passé revisité (2004), p. 40 ; Youcef Allioui,Les Archs, tribus berbères de Kabylie... (2006), p. 52 ; Nadir Assari,Alger : des origines à la régence turque (2007), p. 314 ; Nas E. Boutammina,Sur la piste des Berbères (2020), p. 97 ; Y. Allioui,Les fondateurs de l'Algérie indépendante (2023), p. 29-31 ; etc.
  34. La phrase se lit dès la première édition (1931) deL'Histoire de l'Afrique du Nord, p. 108 (p. 99 éd. 1951 et 1961) :« Contre les étrangers, qu'ils fussent Phéniciens ou romains, il proclamait, assure Tite-Live, que l'Afrique devait appartenir aux Africains. ». Les mots prêtés par Julien àTite-Live sont non seulement introuvables dans l'oeuvre de l'historien latin, mais aussi démentis par les propos de ce dernier. Tite-Live présente le Massinissa de la maturité (à partir du revirement de 206) comme un grand ami des Romains, auxquels il doit son pouvoir et reste fidèle jusqu'à sa mort. Sur la fiction militante de Julien, ses anachronismes et son choix d'« une forme d'inversion de l'histoire », voir Mathilde Cazeaux,Figures de Massinissa (2018), p. 419-422.
  35. AomarBoum et Thomas K.Park,Historical Dictionary of Morocco, Rowman & Littlefield Publishers,(ISBN 978-1-4422-6297-3,lire en ligne)
  36. Kaddache 2011,p. 45.
  37. Bakhta MoukraentaAbed,Les villes de l'Algérie antique Tome I: Au travers des sources arabes du Moyen Âge (Province de la Maurétanie Césarienne), Presses Académiques Francophones,(ISBN 978-3-8381-7852-3,lire en ligne),p. 226
  38. Voir V. Bridoux,Les royaumes d'Afrique du Nord (2020), p. 124-125 : « L'iconographie monétaire et la titulature royale ».
  39. Stéphane Gsell,Histoire ancienne de l'Afrique du Nord, t. VII, réimp., Osnabruck, 1972,p. 140.
  40. Salluste,Bellum Iugurthinum, 35, 10 :Urbem uenalem et mature perituram si emptorem inuenerit !
  41. Jean Jolly,L'Afrique et son environnement européen et asiatique(lire en ligne),p. 27.
  42. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette,Algérie 2011, Petit Futé,(lire en ligne),p. 54.
  43. Ségolène Demougin,H.-G. Pflaum, un historien duXXe siècle : actes du colloque international, Paris les 21, 22 et 23 octobre 2004,Librairie Droz,(lire en ligne),p. 126.
  44. Atlas universel d'histoire et de géographie,vol. 1, Libr. de L. Hachette et Cie,(lire en ligne),p. 841.
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  47. Avezac (Marie Armand Pascal, M. d'),Jean Yanoski, Louis Lacroix et Dureau de La Malle (Adolphe Jules César Auguste, M.),Afrique : Esquisse générale de l'Afrique et Afrique ancienne, Firmin Didot frères,(lire en ligne),p. 182.
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  49. L'Univers : histoire et description de tous les peuples, F. Didot frères,(lire en ligne),p. 47.
  50. Recueil des notices et mémoires de la Société archélologique de la province de Constantine, Alessi et Arnolet,(lire en ligne),p. 162
  51. Histoire Universelle depuis le commencement du monde jusqu' a present, d'apres l'Anglois par une Societe de gens de lettres Nouv. ed: Tome Douzieme, contenant La Suite de l'Histoire des Carthaginois, l'Histoire des Numides, des Maures, des Getuliens, des Melanogetules, des Nigritae ... l'Histoire des Ethiopiens, des Arabes jusqu'a Mahomet, et l'Histoire des Empires de Nice'e et de Trebizonde, jusqu'a leur destruction finale, l'un par Michel Paleologue, et l'autre par Mahomet le Grand, Arkstee,(lire en ligne),p. 371
  52. JUAN PABLO SÁNCHEZ, « Jugurtha, l’impitoyable roi numide qui voulait acheter Rome », surnationalgeographic.fr,(consulté le)
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  70. République Algérienne Démocratique et Populaire, « Constitution de la République Algérienne Démocratique et Populaire »
  71. (en) GeorgeRipley et Charles AndersonDana,The American Cyclopaedia: A Popular Dictionary for General Knowledge, D. Appleton and Company,(ISBN 978-3-901622-11-3,lire en ligne),p. 515
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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Nacéra Benseddik,« Jugurtha-Cirta-Lambèse-Timgad », dansDictionnaire du Monde antique, Paris, PUF,.
  • Virginie Bridoux,Les royaumes d'Afrique du Nord. Émergence, consolidation et insertion dans les aires d'influences méditerranéennes (201-33 av. J.-C.). Paris et Rome, École française de Rome, 2020 (=BEFAR, 387).
  • Stéphane Gsell,Histoire ancienne de l'Afrique du Nord. Paris,Hachette, 8 tomes en 6 volumes, 1920-1924 ; réimpression Osnabrück, O. Zeller, 1972.

Voir aussi

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Articles connexes

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