Cette région s'étend de la rive orientale de l'Oder le long des affluentsNoteć (Netze) etWarta (Warthe) jusqu'aux confins de laGrande-Pologne (l'anciengrand-duché de Posen à partir de 1815) à l'est. Elle est limitrophe, au nord, de la région dePoméranie et, à l'ouest, de l'Uckermark et de la Marche-Centrale (Mittelmark) sur la rive gauche de l'Oder. Au sud, lepays de Lubusz (pays de Sternberg) reliait la Nouvelle-Marche à la région deBasse-Silésie.
Depuis leVIIe siècle, des tribusslaves (« Polanes ») colonisaient les terrains, qui vers l'an960 venaient sous le règne des souverainspolonais de ladynastie Piast. Ils ont tenté à plusieurs reprises de soumettre les tribus desPoméraniens qui se sont établies au nord de la Noteć ; ce qui ne leur réussit que temporairement. À l'ouest, lamarche du Nord duSaint-Empire romain fut créée en965, mais était perdue déjà 20 ans plus tard.
Les ducs polonais ont stimulé le développement des domaines peu peuplés. Au cours de lacolonisation germanique, de nombreux paysans et citoyens sont venus notamment de laSaxe. Vers l'an1124, le ducBoleslas III Bouche-Torse, fonda l'évêché deLebus (Lubusz), incorporé dans l’archidiocèse de Gniezno, pour sauvegarder les domaines de part et d'autre de l'Oder moyen face à l'empereurHenri V. Néanmoins, de la mort de Boleslas en1138, la Pologne subit la période du démembrement territorial, une fragmentation progressive du pays en nombreux duchés. En l'absence d'état fort, le pays a subi également une forte pression de la marche de Brandebourg, nouvellement fondée en1157 parAlbert l’Ours, sur ses territoires occidentales.
Les territoires brandebourgeois au-delà de l'Oder sont d'abord désignées par l'expression« terra trans Oderan »,attestée en[1],[2], puis par l'expression« nova terra ultra Oderam », attestée en[1]. Le terme « Nova Marchia » fera sa première apparition en1397. Après l'extinction de la dynastie ascanienne en1320, le développement de la région a été longtemps négligé. En1402, l'Ordre Teutonique acquit la Nouvelle-Marche pour un montant initialement de 63 200 forints (puis finalement de 143 000 forints) à l'aide d'unprêt sur gage. L'Ordre en fit sa propriété effective en1429 et pacifia les territoires sous son autorité[3] ayant fait lapaix de Brest en1435.
Les territoires du margraviat de Brandebourg-Custrin, 1535–1571.
En1454, la Nouvelle-Marche fut réintégrée dans la marche de Brandebourg par l'électeurFrédéric II Aux Dents de Fer de lamaison de Hohenzollern. Avec la marcheélectorale (en allemand :Kurmark), composée des régions deVieille-Marche (Altmark), Moyenne-Marche (Mittelmark),Prignitz etUckermark, la Nouvelle-Marche formait l'État de Brandebourg. Cette répartition remonte aux partages successoraux des Hohenzollern, après le décès d'électeurJoachimIer Nestor en1535 : son fils aînéJoachimII Hector reçut l'électorat de Brandebourg, son fils cadetJeanIer reçut, quant à lui, la Nouvelle-Marche et établit sa résidence àCustrin. Sa principauté comprenait également le pays deSternberg (Torzym) et l'ancien duché silésien deCrossen (Krosno Odrzańskie) avec les villes deZülichau (Sulechów) et deSommerfeld (Lubsko) au sud, ainsi que les seigneuries deCottbus et dePeitz dans laBasse-Lusace. Après son décès sans héritiers en1571, la Brandebourg-Custrin fut réunifiée à la marche de Brandebourg, gouvernée par l'électeurJean II Georges.
La fuite au cours de l'hiver 1944-1945 d'une partie la population allemande vers les régions de l'est et du centre de l'Allemagne est suivie par l'expulsion jusqu'en 1946 du reste des habitants germaniques remplacés par des Polonais déplacés de la partie occidentale de l'Ukraine annexée à l'Union soviétique[6].
le cercle deSchivelbein (Schivelbeinische Kreis) ;
les cercles dits « incorporés » (en allemand :Inkorporierte Kreise), parfois appelés, en français, la « Marche incorporée »[7] :
enMarche-Électorale (Kurmark), le pays (Land Sternberg) ou cercle deSternberg (Sternbergische Kreis), partie de l'ancienpays de Lebus (Land Lebus ouLebuser Land),
enBasse-Silésie, le pays (Land Crossen) ou cercle deCrossen (Crossensche Kreis), correspondant à l'ancien duché de Crossen (Herzogtum Crossen) :
enBasse-Lusace, le pays (Land Cottbus) ou cercle deCottbus (Kreis Cottbus), correspondant à l'anciennes seigneuries de Cottbus (Herrschaft Cottbus) et dePeitz.
Georg Wilhelm von Raumer (Hrsg.):Die Neumark Brandenburg im Jahre 1337 oder Markgraf Ludwig’s des Aelteren Neumärkisches Landbuch aus dieser Zeit. Nicolaische Buchhandlung, Berlin 1837 (Digitalisat).
Eduard Ludwig Wedekind:Sternbergische Kreis-Chronik. Geschichte der Städte, Flecken, Dörfer, Kolonien, Schlösser etc. dieses Landestheiles von der frühesten Vergangenheit bis auf die Gegenwart. Zielenzig 1855 (Digitalisat).
Johann Ludwig Quandt:Das Land an der Netze nebst der Neumark, wie sie von Pommern besessen und verloren wurden. In:Baltische Studien, Band 15, Stettin 1857,S. 165–204.
Alexander Duncker (Hrsg.):Die ländlichen Wohnsitze, Schlösser und Residenzen der ritterschaftlichen Grundbesitzer in der preußischen Monarchie nebst den königlichen Familien-, Haus-, Fideicommiss- und Schatullgütern in naturgetreuen, künstlerisch ausgeführten, farbigen Darstellungen nebst begleitendem Text. Berlin 1857–1883, Band 1–16.
Adolph Friedrich Riedel: Codex diplomaticus Brandenburgensis. Sammlung der Urkunden, Chroniken und sonstigen Geschichtsquellen für die Geschichte der Mark Brandenburg und ihrer Regenten. Band 18, Berlin 1859 (Digitalisat).
Johannes Voigt:Die Erwerbung der Neumark, Ziel und Erfolg der Brandenburgischen Politik unter den Kurfürsten Friedrich I. und Friedrich II 1402–1457. Nach archivalischen Quellen. Berlin 1863 (Digitalisat).
Karl Kletke:Regestae Historiae Neomarchicae. Die Urkunden zur Geschichte der Neumark und des Landes Sternberg.
Erich Blunck(de) (Hrsg.):Die Kunstdenkmäler des Kreises Königsberg (Neumark). Geographisch geologische Übersicht / Die Stadt Königsberg / Die nördlichen Orte / Die Stadt Cüstrin / Die südlichen Orte (Die Kunstdenkmäler der Provinz Brandenburg, 7 T. 1). Vossische Buchhandlung, Berlin 1927–1929.
Gerd Heinrich (Hrsg.):Handbuch der historischen Stätten. Berlin und Brandenburg. Mit Neumark und Grenzmark Posen-Westpreußen (=Handbuch der historischen Stätten Deutschlands. 10. Band). 3., überarbeitete und ergänzte Auflage, Alfred Kröner Verlag, Stuttgart 1995,(ISBN3-520-31103-8) (mit Artikeln vonJohannes Schultze zu neumärkischen Orten).
Jan von Flocken(de), Volker Frank Giese, Markus Jager, Christa Kouschill, Jörg Lüderitz, Edgar Meyer-Karutz:Die Neumark. Brandenburg jenseits der Oder (=Die Mark Brandenburg. Zeitschrift für die Mark und das Land Brandenburg. Heft 105). Die Mark Brandenburg – Verlag für Regional- und Zeitgeschichte, Berlin 2017,(ISBN978-3-910134-79-9).