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Nouveau-Brunswick

45° 57′ 27″ N, 66° 38′ 40″ O
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirBrunswick etNew Brunswick (New Jersey).

Nouveau-Brunswick
New Brunswick(en)
Blason de Nouveau-Brunswick
Armoiries.
Drapeau de Nouveau-Brunswick
Drapeau.
Nouveau-Brunswick
Carte de localisation.
Administration
PaysDrapeau du CanadaCanada
CapitaleFredericton
Plus grande villeMoncton
Entrée dans laConfédération (1er)
Lieutenante-gouverneureLouise Imbeault
Premier ministreSusan Holt (PLNB)
LégislatureAssemblée législative du Nouveau-Brunswick
Sièges à la Chambre des communes10 (sur 338)
Sièges au Sénat10 (sur 105)
Code postalE
Abréviation postaleNB
ISO 3166-2:CACA-NB
Démographie
GentiléNéo-Brunswickois(e)
Population775 610 hab.[1](2021)
Densité11 hab./km2
Rang8e
Langues officiellesfrançais,anglais
Géographie
Superficie72 908 km2
Rang11e
Terre71 450 km2
Eau1 458 km2 (2,00 %)
Fuseau horaireUTC-4
Divers
Devise« Spem reduxit »
(Latin : « L'espoir renaît »)
Domaine Internet.nb.ca
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LeNouveau-Brunswick (/nu.vo.bʁɔn.zwɪk/[2]Écouter ou/nu.vo.bʁœn.zwik/[3], enanglais :New Brunswick/nju.ˈbɹʌnz.wɪk/) est uneprovince duCanada. Faisant partie des troisprovinces maritimes, elle est aussi l'une des quatreProvinces de l'Atlantique.

Il s'agit de la seule provincebilingue, avec lefrançais et l'anglais comme langues officielles. Elle est bordée par leQuébec au nord, legolfe du Saint-Laurent au nord-est, laNouvelle-Écosse à l'est, labaie de Fundy au sud-est, et elle partage également une frontière avec l'État duMaine, auxÉtats-Unis au sud-ouest. La province est boisée à 83 %, et sa moitié nord est occupée par lesAppalaches. Son climat estcontinental, avec des hivers neigeux et des étés tempérés.

Le Nouveau-Brunswick a unesuperficie de 72 908 km2, et compte 775 610 habitants en 2021. Contrairement aux autres provinces du Canada, seule la moitié de la population vit dans deszones urbaines. Sa capitale estFredericton, et ses plus grandes villes sontMoncton etSaint-Jean. Le Nouveau-Brunswick a adopté laLoi sur les langues officielles, en 1969, qui a commencé à reconnaître le français comme langue officielle, aux côtés de l'anglais. Les Néo-Brunswickois ont le droit de recevoir des services du gouvernement provincial dans la langue de leur choix. Environ deux tiers d'entre eux sont anglophones, et un tiers francophone. La province abrite la majeure partie de la région culturelle de l'Acadie et la plupart des francophones duCanada atlantique sont appelés « Acadiens ».

Le territoire du Nouveau-Brunswick a d'abord été habité par desnations amérindiennes, comme lesMicmacs et lesMalécites, avant d'êtrecolonisé par lesEuropéens, à partir duXVIIe siècle. En 1604, la première colonie de laNouvelle-France, l'Acadie, a été fondée avec la création dePort-Royal. Pendant 150 ans, l'Acadie changea de main à plusieurs reprises, au gré des conflits entre laFrance et l'Angleterre (ensuite laGrande-Bretagne). De 1755 à 1764, les Acadiens ont étédéportés en masse par les Britanniques. Cetexode forcé, connu sous le nom de « Grand Dérangement », a définitivement établi l'Acadie comme unecolonie britannique, parallèlement autraité de Paris de 1763.

À la suite de l'arrivée de nombreuxloyalistes fuyant laguerre d'indépendance des États-Unis, la province du Nouveau-Brunswick a été officiellement créée le, comme une colonie distincte de laNouvelle-Écosse. Au début desannées 1800, le Nouveau-Brunswick a prospéré, et la population augmenta rapidement. En 1867, la province s'est fédérée avec la Nouvelle-Écosse et leCanada-Uni (aujourd'hui le Québec et l'Ontario), pour former le Dominion du Canada. Après laConfédération, laconstruction navale et l'exploitation forestière ont décliné, et leprotectionnisme a perturbé le commerce avec laNouvelle-Angleterre. Au milieu desannées 1900, le Nouveau-Brunswick était l'une des régions les plus pauvres du Canada. Cette situation a été atténuée par lespaiements de transferts (en).

En 2002, leproduit intérieur brut provincial est constitué deservices (43 %, dont la moitié étant des services gouvernementaux et des administrations publiques), de laconstruction et de lafabrication (24 %), de lalocationimmobilière (12 %), de lavente en gros et au détail (11 %), de l'agriculture, laforesterie, lapêche, lachasse, l'exploitation minière, l'extraction depétrole et degaz (5 %), dutransport et de l'entreposage (5 %). La plupart des entreprises et des médias de la province appartiennent à laSociété Irving. Sa production est de 38,236 milliards dedollars en 2019, soit 1,65 % du produit intérieur brut du Canada. Letourisme représente 9 % de la population active, et les destinations populaires incluent leparc provincial des rochers d'Hopewell, leparc national de Fundy, lacôte magnétique, leparc national de Kouchibouguac, et leparc international Roosevelt de Campobello.

Toponymie

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Article détaillé :Toponymie néo-brunswickoise.
Le roiGeorgeIII.
Panneau routier bilingue de bienvenue au Nouveau-Brunswick.

Le Nouveau-Brunswick est nommé ainsi en l'honneur deGeorgeIII (1738-1820),roi de Grande-Bretagne de 1760 à sa mort et aussi duc de Brunswick[4],[5]. Leduché de Brunswick-Lunebourg correspond en partie à l'actuelleBasse-Saxe, enAllemagne. Il tire son nom de la ville deBrunswick,Braunschweig enallemand standard. Selon la tradition orale, la localité est créée à partir de deux villages, dont l'un est fondé en 861 par le comteBruno de Saxe[6],[7]. Le toponyme actuel serait une combinaison du nom Bruno et du motbas allemandwik, signifiant un endroit où les marchands se reposent et entreposent leurs biens ; le nom de la ville signifierait ainsi qu'il s'agit d'un lieu de passage idéal. Une autre explication veut que le nom de la ville provienne du motBrand, ou brûler, faisant allusion à un endroit s'étant développé surbrûlis[8]. Le toponyme de la ville fut mentionné pour la première fois en 1031, sous la formeBrunesguik[7].

LesMicmacs et lesMalécites n'ont pas l'habitude de donner de noms aux vastes étendues de terre[9]. La colonie française d'Acadie, regroupant le territoire actuel desProvinces maritimes, est fondée en 1604. Il se peut que son nom provienne de celui de l'Arcadie, enGrèce, que l'explorateurGiovanni da Verrazzano a donné en 1524 à lapéninsule de Delmarva, ou des mots micmacscadie (« terre fertile ») oualgatig (« lieu de campement ») ou encore dumalécite-passamaquoddyquoddy (« endroit fertile »)[10]. La région correspondant au Nouveau-Brunswick était appelée l'Acadie continentale ou l'Acadie occidentale.

William Alexander renomme ce territoireNew Alexandria (Nouvelle-Alexandrie) en 1624 mais ce nom n'a pas survécu[11]. La colonie est officiellement renommée Nouvelle-Écosse en 1713, à la suite de la conquêtebritannique. La partie continentale reçoit le nom de Nouveau-Brunswick en 1784, lorsqu'elle est séparée de la Nouvelle-Écosse.New Ireland (Nouvelle-Irlande) est auparavant proposé en 1778 par le sous-secrétaire d'État William Knox mais refusé parce que « l'Irlande n'était pas dans les bonnes grâces de la royauté »[4].Pittsylvania (Pittsylvanie) est l'un des autres noms proposés, en l'honneur deWilliam Pitt (1759–1806),Premier ministre du Royaume-Uni de 1783 à 1801 et de 1804 à 1806[4].

Latoponymie néo-brunswickoise respecte des règles générales à la francophonie mais dispose de nombreux génériques (noms communs) uniques ou ayant un usage différent, dont aboiteau, barachois, bogan, buttereau, côte, mal baie, mocauque, padou, placer, platin, pointu et rigouèche ; la variété est encore plus grande en anglais, avec des termes commechockey,cove,guzzle,oxbow,pug hole,rips etstretch. La toponymie est le fruit de plusieurs millénaires d'histoire amérindienne, acadienne et britannique ; son principal spécialiste est Alan Rayburn[12]. La Commission de toponymie du Nouveau-Brunswick, fondée en 2009, étudie les demandes de création et de modification des toponymes ; certains de nature discriminatoires ont été changés depuis lors tandis que des noms anglicisés ont été rétablis en français[13].

Le nom de la province seprononce /nuvobʁɔnzwik/. Le Nouveau-Brunswick est surnommé la « province aux mille panoramas »[14].

Règles de graphie, de genre et d’emploi

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Le Nouveau-Brunswick est de genre masculin. Lorsqu’on utilise le mot « province », il est d’usage d’écrire « La province du Nouveau-Brunswick » comme avec les autres mots, par exemple, "Le gouvernement du Nouveau-Brunswick". Son abréviation est: N.-B. et il est le quatrième lorsqu'on ne précise pas l'ordre à suivre, étant donné qu'il est la quatrième des provinces et territoires à faire son entrée dans la confédération[15].

Géographie

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Article détaillé :Géographie du Nouveau-Brunswick.

Situation

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Carte topographique du Nouveau-Brunswick.

Le Nouveau-Brunswick est situé dans l'Est du Canada, à la fois dans les provinces maritimes et dans lesprovinces de l'Atlantique. Lamer est en effet omniprésente, aucun point du territoire n'étant à plus de180 kilomètres du littoral. Le Nouveau-Brunswick est bordé au nord par labaie des Chaleurs, à l'est par legolfe du Saint-Laurent et ledétroit de Northumberland et au sud par labaie de Fundy. La province partage une frontière avec l'État américain duMaine à l'ouest, avec le Québec au nord-ouest et la Nouvelle-Écosse au sud-est, avec laquelle elle est reliée par l'isthme de Chignectou. Il y a également une frontière maritime avec l'Île-du-Prince-Édouard, mais un pont les relie. Il y a seulement desdouanes à la frontière américaine.

Elle est la plus grande des troisprovinces maritimes canadiennes mais reste petite à l'échelle du pays. D'unesuperficie de 72 908 km2[16], la province est un peu plus étendue que laSierra Leone,le117e pays le plus étendu du monde, et la Belgique pourrait y entrer deux fois. La province s'étend sur plus de 300 km du nord au sud et de l'est à l'ouest.

La province compte plusieurs îles, notammentMiscou, l'île de Lamèque,Campobello etGrand Manan.

Relief

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Lemont Carleton.

Le relief est dominé par lesAppalaches. Les principaux sommets sont situés dans le Nord-Ouest et le point culminant, lemont Carleton, est haut de 820 mètres[17]. Le centre et l'Est de la province comptent des collines aux pentes douces alors que le Sud compte des collines aux pentes abruptes, notamment lescollines Calédoniennes. L'extrémité sud-est, à la frontière avec la Nouvelle-Écosse, est occupée par uneplaine.

Hydrographie

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Lefleuve Saint-Jean, près deFredericton.

Aucun lieu n'est situé à plus de 180 kilomètres de la mer. Les côtes sont longues de 2 269 kilomètres[18]. Le grand nombre de cours d'eau a déterminé l'emplacement de la plupart des localités, en plus de permettre un développement précoce de l'économie. Il y a de nombreux lacs dans le Sud, dont le principal est leGrand Lac, avec ses 30 km de long[17].

Lefleuve Saint-Jean est le principal cours d'eau, autant d'un point de vue géographique qu'historique ou économique. Long de 673 km, il prend sa source dans l'État américain duMaine et traverse ensuite la province du nord-ouest au sud, avant de se jeter dans labaie de Fundy àSaint-Jean. Sonbassin hydrographique mesure 55 400 km2, dont 34 400 km2 au Nouveau-Brunswick, et sondébit à l'embouchure est de 1 100 m3/s. Le fleuve forme en fait la majeure partie de la frontière avec le Maine. Au Nouveau-Brunswick, ses principaux affluents sont, d'amont en aval, larivière Madawaska, larivière Aroostook, larivière Tobique et larivière Kennebecasis[19]. Les cinq autres cours d'eau les plus importants sont larivière Ristigouche, larivière Népisiguit, larivière Miramichi, larivière Petitcodiac et lefleuve Sainte-Croix.

Géologie

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La majeure partie du territoire fut formée durant lePaléozoïque, en tant que portion d'une formation plus grande s'étendant du Sud-Est desÉtats-Unis àTerre-Neuve. Les roches du Nord et de l'Ouest de la province ont été formées en grande partie par des dépôts de sédiments marins durant l'Ordovicien. Ces roches ont ensuite subi des intrusions granitiques avant d'être recouvertes de couches delave. L'activité volcanique et les tremblements de terre ont atteint leur sommet il y a environ 350 millions d'années, durant l'orogenèse acadienne. Les roches du centre et de l'Est se sont surtout formées à la fin duCarbonifère, il y a environ 300 millions d'années, dans les rivières, les marécages et les lacs peu profonds[17].

Climat

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Carte des climats de Köppen au Nouveau-Brunswick.
Une route enneigée.

Le territoire bénéficie d'unclimat continental adouci par la proximité de l'océan Atlantique. LeMadawaska, dans le Nord-Ouest, a le climat le plus rigoureux, où la température est inférieure à la moyenne provinciale de plusieurs degrés et où le tiers des précipitations tombent sous forme deneige. Les régions côtières sont plus chaudes l'hiver et sensiblement plus fraîches l'été tandis qu’elles ne reçoivent que 15 à 20 % de leurs précipitations sous forme de neige. Dans le Nord-Ouest, le nombre moyen de jours sans gel est de 100, alors qu'il est de 125 au bord de la baie de Fundy, dans le Sud[17].

Milieux naturels et environnement

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Laforêt recouvre près de 83 % du territoire. Lesconifères les plus abondants sont lapruche (épinette ou épicéa) et lesapin, suivis duthuya occidental et dupin blanc d'Amérique, avec aussi dupin gris, dupin rouge, de lapruche et dumélèze. Les espèces de feuillus les plus courantes sont, en ordre décroissant, l'érable rouge, l'érable à sucre, lepeuplier, lebouleau jaune, lebouleau blanc et lehêtre d'Amérique. Il y a aussi dufrêne, de l'orme, de l'ostryer de Virginie et duchêne rouge par endroits[17].

Les milieux naturels sont protégés par un réseau de deuxparcs nationaux, de cinqréserves nationales de faune, de troisrefuges d'oiseaux migrateurs, d'unezone de protection marine, de 34parcs provinciaux et de 61zones naturelles protégées. À ceux-ci s'ajoutent 800 zones hivernales pour leschevreuils représentant280 000 hectares et400 000 hectares dezones tampons autour des cours d'eau, protégées de l'exploitation forestière. En fait, le tiers de laterre de la Couronne sont sous une direction spéciale[20].

Les nombreux barrages et ponts-jetées sont reconnus comme étant une menace environnementale. Larivière Petitcodiac, entravée parson pont-jetée depuis 1969, a été rouverte au libre cours de l'eau en 2010 et son écosystème se reformerait selon les premières observations. Larivière à l'Anguille (Eel) bénéficia de la même mesure plus tard dans l'année.

La population dechevreuils dans la province a chuté de 70 % depuis 1985[21].

Depuis 2014, le gouvernement du Nouveau-Brunswick permet aux entreprises forestières d’y récolter 20 % de bois de plus qu’auparavant[21].

Cités et villes

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Le centre-ville deFredericton.
Articles détaillés :Liste des gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick etCommission de district d'aménagement.

Il y a huit cités au Nouveau-Brunswick. Saint-Jean possède la plus grande population à l'intérieur de la ville même : 70 063 habitants contre 69 074 pour Moncton. Cependant leGrand Moncton est laplus grande agglomération de la province avec 138 644 résidents contre 127 761 pour Saint-Jean. (Tout chiffre selon le recensement canadien de 2011). Fredericton est la capitale et la troisième ville en importance de la province.

Cités du Nouveau-Brunswick
NomPopulation
(2011)[22]
Population
(2006)[22]
Changement
(%)[22]
Superficie
(km2)[22]
Densité[22]
Bathurst12 27512 714−3,591,86133,6
Campbellton7 3857 384018,66395,7
Dieppe23 31018 56525,654,11430,8
Edmundston16 03216 643−3,7107149,8
Fredericton56 22450 53511,3131,67427
Miramichi17 81118 129−1,8179,9399
Moncton69 07464 1287,7141,17489,3
Saint-Jean70 06368 0433315,82221,8
Total 8 cités272 174256 1416,31 040,22261,7

Cependant au recensement 2016 Moncton atteint une population à l'intérieur de la ville de 71 889, ce qui dépasse Saint-Jean avec 67 575[23].

Régions

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Le Nouveau-Brunswick contient 5 régions touristiques :

Histoire

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Article détaillé :Histoire du Nouveau-Brunswick.
Cette sectionne cite pas suffisamment ses sources (mai 2019)
Pour l'améliorer, ajoutezdes références de qualité et vérifiables (comment faire ?) ou le modèle{{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Origines et explorations européennes

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Plan de l'île Sainte-Croix, parSamuel de Champlain.

Le territoire est habité depuis au moins dix mille ans, à l'origine par lesPaléoaméricains. Les Micmacs, lesMalécites et lesPassamaquoddys leur ont succédé durant les millénaires, une partie de la préhistoire est en effet inconnue. Les Micmacs habitaient à l'origine l'Est et le Nord du Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et la côte sud de la Gaspésie. Les Malécites occupaient la vallée du fleuve Saint-Jean tandis que les Passamaquoddys résidaient au bord de larivière Sainte-Croix[25].

Des pêcheurs basques, bretons et normands visitèrent la région à partir duXIIIe siècle.Jacques Cartier mit pied àMiscou et explora le littoral de labaie des Chaleurs, en 1534. Les autochtones font du commerce avec les Européens, ce qui les rend dépendants de leur technologie tout en les exposant aux maladies[25].

Acadie (1604-1763)

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Article détaillé :Histoire de l'Acadie.
Situation dufort Beauséjour en1754.

L'Acadie est fondée en1604 parSamuel de Champlain etPierre Dugua de Mons à l'île Sainte-Croix, dans le Maine actuel, tout près du Nouveau-Brunswick. La colonie est abandonnée l'année suivante en raison des conditions de vie difficiles, et déplacée àPort-Royal dans l'actuelle Nouvelle-Écosse. Les Micmacs aident les Français à survivre et accueillent ceux restant dans la colonie après 1610[25].

Ces derniers explorèrent le reste de la région durant les années suivantes. Le Fort Sainte-Marie, aussi appelé La Tour, fut fondé en 1631 parCharles de Saint-Étienne de La Tour au bord du fleuve Saint-Jean. C'est le premier établissement permanent français. Charles de Menou d'Aulnay attaqua le fort. Après un siège de quatre jours, où Françoise Marie Jacquelin défendit avec bravoure le fort, il tomba aux mains de l'ennemi. D'Aulnay le fit brûler et construisit le fort Saint-Jean, sur la rive opposée du fleuve.

LegouverneurIsaac de Razilly meurt en 1635, déclenchant une guerre civile entreCharles de Saint-Étienne de La Tour,Charles de Menou d'Aulnay etNicolas Denys. À la mort de D'Aulnay, en 1650, De La Tour reprendSaint-Jean et Denys reprendMiscou avant de fonder un poste à Nipisiguit (Bathurst). Nicolas Denys prend sa retraite comme marchand et pêcheur en 1668 et publieDescription de l'Amérique Septentrionale trois ans plus tard. La vallée du fleuve Saint-Jean reste un territoiremalécite, d'où sont lancées les attaques françaises contre la Nouvelle-Angleterre durant les années 1690, ce qui contribue à l'hostilité contre la présence française[25].

Des colons d'origine française, lesAcadiens, s'établirent durant le siècle suivant, principalement àBeaubassin et ensuite auxTrois-Rivières. La colonie d'Acadie ou Nouvelle-Écosse (Nova Scotia en anglais) changea plusieurs fois de mains au cours duXVIIIe siècle, mais elle fut cédée définitivement aux Britanniques par lesTraités d'Utrecht (1713). Cependant, pendant la première partie duXVIIIe siècle, il y eut peu de tentatives de colonisation de la part des Britanniques ou Anglo-Américains. Le sort à réserver à la population acadienne fit l'objet de nombreux débats, car l'Acadie ou Nouvelle-Écosse était une zone de conflit presque permanent entre les deux empires, français et britannique. À partir de 1755, après la chute dufort Beauséjour, les Acadiens furent déportés. Les historiens débattent encore des causes exactes de la déportation[26]. En Acadie même, une résistance armée s'organisa à certains endroits, tandis que des villages furent complètement rasés. Des centaines d'Acadiens fuirent vers les fleuves Saint-Jean etMiramichi. Poursuivis par les Britanniques, ils se réfugièrent encore plus loin en haut du Saint-Jean, ou sur le littoral de la baie des Chaleurs. La déportation dura jusqu'en 1763, et la plupart des communautés furent touchées.

La plupart des Acadiens furent déportés dans lesTreize Colonies nord-américaines, mais ceux envoyés en Virginie furent rejetés par cette colonie et furent envoyés en Grande-Bretagne. De là, ils gagnèrent la France en 1763, à la signature du traité de paix entre la France et l'Angleterre, mettant fin à laguerre de Sept Ans. D'autres Acadiens, déportés deLouisbourg et de l'Île Saint-Jean (actuelle Île-du-Prince-Édouard), furent déportés directement en France à partir de 1758[27]. Environ la moitié des Acadiens déportés en France décidèrent en 1785 de repartir enLouisiane, où ils rejoignirent plusieurs milliers de leurs compatriotes ayant déjà exfiltré des Treize Colonies. Ils sont à l'origine de la communautécadienne, dont le nom dérive d'Acadiens. D'autres Acadiens réussirent à rentrer dans ce qui était désormais le Nouveau-Brunswick, d'autres s'installèrent àSaint-Pierre-et-Miquelon, seule colonie française restant en Amérique du Nord[28].

Époque coloniale britannique (1763-1867)

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Après laproclamation royale de 1763, certains Acadiens revinrent s'établir avec ceux ayant échappé aux raids.

Quelques colons anglophones s'établirent dans la région surtout à partir de 1755. Avant larévolution américaine ils étaient majoritairement des colons venant de laNouvelle-Angleterre, connus sous le nom deplanters ou planteurs[29]. Des colons provenant de la colonie deRhode Island s'installèrent aux alentours de Sackville, dans le Sud-Est[30]. D'autres fermiers deYorkshire s'ajoutèrent à ce petit groupe avant 1771, ainsi que desAllemands de Pennsylvanie aucomté d'Albert vers 1766[31].

En outre, des colons de laPennsylvanie, sous l'influence d'un officier suisse dans l'emploi britannique, Georges Frédéric Wallet Desbarres, s'installèrent dans la région de Hopewell etMoncton (alors souvent écrit Monckton)[32].

Pourtant il fallut attendre la révolution américaine avant de voir plus de communautés anglophones se former. En effet, des milliers deloyalistes qui s'étaient opposés à la révolution, dépouillés de leurs terres et la plupart de leurs biens par le gouvernement de la nouvelle république américaine, s'échappèrent après letraité de Paris en 1783 et vinrent s'établir en Nouvelle-Écosse. Ceux qui reçurent des allocations de terres dans la vallée du fleuve Saint-Jean ou le long des côtes de la baie de Fundy ou le détroit de Northumberland devinrent bientôt mécontents d'être gouvernés d'aussi loin qu'Halifax. Alors le gouvernement britannique créa par décret le 18 juin 1784 la province du Nouveau-Brunswick en province séparée[33]. Le 10 septembre 1784, le Conseil privé de Grande-Bretagne approuve le sceau officiel de la province du Nouveau-Brunswick : il représente un bateau remontant le fleuve aux nobles pins sur chaque rive et il porte la devise « Spem Reduxit » (l’espoir renaît)[34].

Parmi les communautés colonisées par les loyalistes après 1783 sontSaint-Andrews,Saint-Jean et Sussex, ainsi que les petites communautés de la vallée du fleuve Saint-Jean. Le premier gouverneur de la province de Nouveau-Brunswick,Thomas Carleton choisit comme capitale de la province le hameau de Ste-Anne, renommé Frederick's Town (ensuiteFredericton) après le troisième fils deGeorgeIII[35]. En tous, quelque 14 000 à 15 000 réfugiés loyalistes, dont la plupart étaient nés en Amérique sont réputés d'être venus au Nouveau-Brunswick lors de cette migration[36].

Durant leXIXe siècle, l'économie du Nouveau-Brunswick se développa. On construisit plusieurs scieries, des chantiers navals et plus tard des chemins de fer.

Économiquement le Nouveau-Brunswick n'offre qu'un environnement marginal pour l'agriculture; de même que sa pêche, de loin inférieure à celle de la Nouvelle-Écosse. Le secteur minier offre peu de perspectives immédiates. La forêt du Nouveau-Brunswick est riche en bois, mais il s'agit également d'un fret volumineux et de faible valeur, et les marchés accessibles sont sévèrement limités. La province est un coin perdu de l'Empire, périphérique et mal connecté au monde nord-américain. « Ce fut essentiellement des événements géopolitiques survenus en Europe qui changèrent cette situation »[37]. Leblocus continental de 1806 instauré parNapoléon Bonaparte, oblige leRoyaume-Uni, qui s'alimente habituellement sur laBaltique, à importer du bois en provenance du Canada, stimulant le commerce du bois d’œuvre au Nouveau-Brunswick, mais aussi au Québec, particulièrementsur la rivière des Outaouais. Entre 1805 et 1812, au Nouveau-Brunswick, la quantité debois équarri exportée annuellement est multipliée par 20, totalisant près de 100 000 tonnes. Elle dépasse 240 000 tonnes en 1819, et, en 1825, atteint son plus haut niveau, 417 000 tonnes. Le niveau d'exportations se maintint au-dessus de 200 000 tonnes jusqu'en 1840 pour diminuer légèrement par la suite. Pendant cette même période, de 1800 à 1851, la province voit sa population croître de 25 000 à 200 000 habitants[37].

Au cours de ce siècle, le peuple acadien commença à se doter d'institutions et de tenter de se donner plus de place dans la province.

Confédération canadienne (1867 à nos jours)

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Délégués à laconférence de Charlottetown.

En 1867, le Nouveau-Brunswick fut l'une des quatre provinces fondatrices duDominion du Canada. Laconférence de Charlottetown, en 1864, avait pour but à l'origine de former uneUnion des Maritimes (Nouveau-Brunswick,Île-du-Prince-Édouard etNouvelle-Écosse). Toutefois, pendant ce temps, laProvince du Canada (Québec et Ontario actuels), réagissant à laGuerre de Sécession américaine et auxraids féniens le long de la frontière, forme le projet d'une union plus vaste, d'où la demande d'élargir le cadre la rencontre.

Plusieurs citoyens du Nouveau-Brunswick ne veulent pas de cette confédération élargie, craignant que les besoins de la région soient négligés au profit du reste du pays. Plusieurs politiciens militant pour cette option, tels queSamuel Leonard Tilley, se retrouveront sans siège à l'élection suivante.

La suite de l'histoire donnera raison aux opposants : une fois laConfédération instaurée, les Maritimes éprouvent des problèmes économiques majeurs. De nouvelles politiques nationales et barrières commerciales viennent miner les relations commerciales traditionnelles entre la région et le Royaume-Uni. La situation au Nouveau-Brunswick est aggravée par le grand incendie de Saint-Jean en 1877 et par le déclin de l'industrie de la construction navale. Enfin, larécession provoquée par laPanique de 1893 fera considérablement baisser les exportations. Plusieurs travailleurs expérimentés perdent leur emploi et doivent s'exiler vers l'ouest ou aux États-Unis. L'économie commencera à se redresser au début duXXe siècle, notamment grâce à l'industrie manufacturière (textile). Également, la construction de plusieursscieries un peu partout dans la province permet d'implanter de plus grandes usines depâte à papier et papier. Le taux de chômage demeurera tout de même élevé et laGrande Dépression exacerbera la situation.

En 1871, le gouvernement instaure la gratuité scolaire, abolissant dans la foulée le catéchisme, la soutane et le français dans les écoles publiques. Contestée par les Acadiens et les Irlandais, la loi fut jugée constitutionnelle, car l'article 93 de laconstitution de 1867 ne s'applique pas aux provinces maritimes. Une émeute à Caraquet le 28 janvier 1875 se solde par le décès d'un militant et d'un policier. L'interdiction sera finalement levée à la suite de pressions politiques en 1877[38].

Plusieurs régions autrefois sauvages furent colonisées pour permettre aux gens touchés d'échapper à la pauvreté. Deux familles acquirent une fortune considérable après la crise: les Irving et les McCain.

Les tensions linguistiques se firent moins fortes vers la fin des années 1990. Toutefois, à la suite de la nouvelle majorité de la population francophone à Bathurst, les problèmes refirent surface. À la suite des pressions anglophones et francophones, le gouvernement provincial modifia la loi pour exiger que toutes les cités et municipalités ayant plus de 20 % de gens parlant l'une des deux langues officielles offrent des services dans cette langue.

Politique et administration

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Article détaillé :Politique au Nouveau-Brunswick.
L'édifice de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Constitution

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Le Canada étant unefédération, laconstitution canadienne consiste en l'ensemble des droits fondamentaux et des règles qui définissent les principes politiques, les institutions, les pouvoirs ainsi que les responsabilités du fédéral et des provinces. La constitution canadienne est composée principalement de laLoi constitutionnelle de 1867, de laLoi constitutionnelle de 1982 et de son annexe, comportant une trentaine de lois et décrets[39].

La constitution néobrunswickoise est elle-même composée des dispositions de la constitution canadienne qui concernent les provinces canadiennes en général et le Nouveau-Brunswick en particulier, deslois organiques provinciales relatives à la répartition des pouvoirs de la province et des droits des personnes, la plupart des conventions constitutionnelles touchant les rapports entre laCouronne du Canada, l'Exécutif et le Parlement, les règles decommon law sur laprérogative royale exercée par lelieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick ainsi que de lajurisprudence des tribunaux du Nouveau-Brunswick etdu Canada[réf. nécessaire].

La constitution du Canada peut normalement être modifiée par un vote favorable du Sénat, de la Chambre des communes et d'au moins les deux tiers des législatures provinciales représentant au moins la moitié de la population canadienne, le tout avec l'accord du gouverneur général. Toutefois, une disposition de la constitution canadienne concernant uniquement le Nouveau-Brunswick (il existe plusieurs articles concernant le Nouveau-Brunswick, les droits linguistiques dans la province et l'égalité des communautés de langues officielles, tel que décrit plus bas) peut être modifiée par un vote favorable de la Chambre des communes du Canada, de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick ainsi qu'avec l'accord du Sénat et du gouverneur général du Canada. De plus, l'Assemblée législative seule peut modifier la constitution du Nouveau-Brunswick. En fait, toutes lestentatives de modification depuis 1982 ont échoué et seulement dix amendements mineurs ont été adoptés, dont un seul touchant la province.

Par la constitution, leparlement du Canada obtient le pouvoir de légiférer sur un certain nombre de compétences exclusives, notamment ladéfense, lescommunications et lapropriété intellectuelle. Les compétences exclusives du Nouveau-Brunswick incluent l'éducation et lasanté. Certaines autres compétences sont partagées, notamment l'agriculture, lestransports et l'immigration.

Système politique

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Lepouvoir législatif est détenu par l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. Elle est formée de 49 députés, élus pour un mandat maximal de cinq ans[40] ausuffrage universel auscrutin uninominal majoritaire à un tour dans les différentescirconscriptions électorales. Le système parlementaire estmonocaméral depuis l'abolition duConseil législatif en1892.

Le drapeau dulieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.

Lepouvoir exécutif est détenu par lelieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, représentant du roiCharles III au Nouveau-Brunswick. Il est nommé par legouverneur général du Canada sur recommandation duPremier ministre du Nouveau-Brunswick. Le poste est occupé parLouise Imbeault depuis 2025. Son rôle est surtout honorifique ; le pouvoir exécutif est exercé dans les faits par le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, qui est le chef duparti ayant remporté le plus de sièges à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Lors desélections du 21 octobre 2024, leParti libéral du Nouveau-Brunswick obtient un gouvernement majoritaire, avec à sa tête la cheffeSusan Holt, qui devient la première femme à accéder au poste de premier ministre. Le premier ministre sortant, leprogressiste-conservateurBlaine Higgs, au pouvoir depuis lesélections de 2018, perd dans sa propre circonscription deQuispamsis. Les libéraux obtiennent 31 sièges, les progressistes-conservateurs 16 et lesverts, 2[41].

Tendances politiques, partis et élections

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Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
Motif : Cette section ne tient pas en compte différents évènements politiques depuis 2018.

Il y a deux partis politiques dominants au Nouveau-Brunswick, le Parti libéral et le Parti progressiste-conservateur. LeNouveau Parti démocratique a déjà obtenu des sièges au parlement mais jamais la majorité. De temps à autre, d'autres partis comme leConfederation of Regions Party of Canada, le Parti vert du Nouveau-Brunswick et l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick ont obtenu des sièges au Parlement mais lors de ce qui est souvent vu comme un vote de protestation. Donc, le Nouveau-Brunswick est essentiellement dirigé tour à tour par les deux mêmes partis.

Après lesélections générales néo-brunswickoises de 2018 il y a quatre partis représentés à la législature: Libéral, Progressiste-conservateur, Parti vert et Alliance des gens. Le gouvernement précédent libéral essaie de former un gouvernement minoritaire, fort de 21 députés, alors que le parti progressiste-conservateur a 22 députés. Cependant les libéraux perdent unvote de confiance à la législature, et ensuite le chef progressiste-conservateur, Blaine Higgs, est invité à former un gouvernement[42].

Les dynamiques de la politique au Nouveau-Brunswick sont différentes de celles des autres provinces du Canada. Le fait qu'il n'y ait pas de ville dominante dans la province veut dire que le gouvernement doit se préoccuper de sujets affectant toutes les régions de la province. De plus, la présence d'une large minoritéfrancophone fait qu'un consensus politique est nécessaire, même quand il y a une majorité présente au gouvernement. De cette façon, la politique provinciale au Nouveau-Brunswick tend à s'aligner sur la situation de la scène fédérale plus concrètement que les autres provinces[réf. nécessaire].

Au cours des cinquante dernières années, il y a eu une tendance dans la province à élire de jeunes chefs et à leur donner de longs mandats avec une forte majorité. Tous les chefs récents étaientbilingues. Cette combinaison d'attributs tend à rendre les premiers ministres du Nouveau-Brunswick importants sur la scène fédérale[réf. nécessaire]. L'ancien premier ministre,Bernard Lord (progressiste-conservateur), a par ailleurs été considéré comme un successeur potentiel à la chefferie duParti conservateur du Canada si le premier ministreStephen Harper se retirait de la politique[43]. L'ancien premier ministre libéralFrank McKenna a été un candidat présumé à la succession dePaul Martin[44] mais a décidé de ne pas tenter sa chance[45].

Finances publiques

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Motif : Cette section ne tient pas en compte la dernière augmentation de la TVH.

Les principales sources de revenu du gouvernement provincial sont l'impôt sur le revenu des particuliers, l'impôt sur le revenu des entreprises, lataxe sur le carburant et lataxe foncière. L'impôt sur le revenu provincial est fixé à un taux de 55,5 % de l'impôt fédéral de base[40]. En1997, la taxe de vente provinciale et lataxe sur les produits et services (TPS) furent combinées pour former lataxe de vente harmonisée (TVH)[40], d'un taux de 13 % depuis2008[46]. Les impôts et la TVH sont perçus par le gouvernement fédéral mais redistribués à la province. Le quart des revenus provinciaux proviennent en fait des paiements depéréquation, un programme destiné à permettre aux provinces plus pauvres d'offrir un niveau de services publics standard. Un autre 10 % des revenus provient de divers programmes fédéraux d'infrastructures, de santé et d'éducation[40].

Les dépenses dubudget provincial s'élèvent à près de 8 milliards dedollars canadiens en 2010-2011, avec un déficit de près de 750 millions de dollars[47]. Les principales dépenses concernent la santé et les services sociaux, l'éducation, les municipalités et le service de la dette.

Divisions administratives

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Articles détaillés :Gouvernance locale au Nouveau-Brunswick,Liste des gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick etListe des comtés du Nouveau-Brunswick.
Carte descomtés, desgouvernements locaux et desréserves indiennes.

Depuis 2023, à la suite d'une réforme municipale orchestrée par le gouvernement provincial, le Nouveau-Brunswick comprend 8cités, 30villes, 21villages, unemunicipalité régionale, 17communautés rurales et 12districts ruraux[48]. Finalement, il y a 31réserves indiennes, regroupées au sein dePremières Nations, chacune gouvernées par unconseil de bande présidé par un chef.

Chaque type de municipalité a un fonctionnement semblable, bien que les cités aient certaines obligations supplémentaires et que les villages n'ont pas à offrir autant de services publics que les autres municipalités. Une municipalité est gouvernée par unconseil municipal, présidé par unmaire. Les districts ruraux sont quant à eux gérés directement par le gouvernement et ne sont donc pas à proprement parler des municipalités mais leurs citoyens peuvent élire un conseil consultatif de trois à six membres dont un président qui conseille le ministre par l'intermédiaire d'un gestionnaire de district rural nommé par lui[48].

Les gouvernements locaux sont sous la responsabilité duministère des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick. Plusieurs services publics de compétence municipale sont régis par des organismes régionaux, par exemple les commissions de gestion des déchets solides et lescommissions d'aménagement pour l'urbanisme.

Les gouvernements locaux coexistent avec un système de divisions administratives plus ancien. La subdivision de base en est lecomté, qui sont au nombre de quinze. Chaque comté est subdivisé en paroisses, qui sont au nombre de 154. Les gouvernements locaux remplacent les anciennes municipalités de comtés, dissoutes en 1966. La population de chaque paroisse élisait des conseillers auconseil municipal, qui choisissaient à leur tour unpréfet. Le conseil siégeait dans unpalais de justice situé dans lechef-lieu. Les paroisses avaient certains pouvoirs, qu'ils perdirent graduellement en faveur des municipalités de comté. Certains chefs-lieux ont toujours une importance administrative alors que les comtés continuent d'être utilisés dans les différents découpages administratifs et pour lerecensement de la population. De plus, la plupart des paroisses civiles existent toujours en tant quedistricts de services locaux (DSL). Ces DSL seront toutefois abolis lors de la réforme municipale de 2023[48].

En 2008, leRapport sur la gouvernance locale proposait de réformer l'administration locale en modifiant la gestion ainsi que la fiscalité et en regroupant les actuelles municipalités et DSL en 12 « districts de services régionaux », ensuite subdivisés en « entités municipales ».

Politique fédérale

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Le Nouveau-Brunswick compte traditionnellement un ministre auCabinet et dix sénateurs auSénat. Dix députés représentent actuellement la province à laChambre des communes[40].

En 1982, laLoi constitutionnelle de 1982 est promulguée avec plusieurs garanties linguistiques spécifiques pour le Nouveau-Brunswick. L'article 17 précise par exemple le droit d'employer le français ou l'anglais au Parlement fédéral, suivi par un deuxième alinéa soulignant le même droit de choix linguistique dans la législature de Nouveau-Brunswick. En 1993, le gouvernement provincial deFrank McKenna réclame, comme disposition additionnelle, un amendement à laConstitution du Canada reconnaissant non seulement les droits individuels au Nouveau-Brunswick (par exemple le droit d'un individu à s'exprimer dans la législature provinciale en français ou en anglais), mais aussi l'égalité descommunautés des langues officielles (avec leurs propres institutions sociales et culturelles, comme les commissions scolaires, etc). Une telle résolution est adoptée par laChambre des communes pour modifier l'article 16 avec deux alinéas supplémentaires affirmant les droits égaux des communautés linguistiques officielles néo-brunswickoises et l'obligation au gouvernement provincial de les protéger.

« Art. 16.1 (1993).

1. La communauté linguistique française et la communauté linguistique anglaise du Nouveau-Brunswick ont un statut et des droits et privilèges égaux, notamment le droit à des institutions d'enseignement distinctes et aux institutions culturelles distinctes nécessaires à leur protection et à leur promotion.

2. Le rôle de la législature et du gouvernement du Nouveau-Brunswick de protéger et de promouvoir le statut, les droits, et les privilèges visés au paragraphe (1) est confirmé (83.1)[49] »

Plusieurs personnalités politiques originaires de la province ont occupé des postes d'importance notable, telles queRichard Bedford Bennett (1870-1947), qui a été11epremier ministre du Canada etRoméo LeBlanc (1927-2009),25egouverneur général du Canada de1995 à1999, mais égalementW. A. C. Bennett (1900-1979),premier ministre de la Colombie-Britannique,Andrew Bonar Law (1858-1923),premier ministre du Royaume-Uni, etJohn Peters Humphrey (1905-1995), l'un des principaux rédacteurs de laDéclaration universelle des droits de l'homme.

Politique étrangère

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La province est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie et de l'Organisation internationale de la francophonie.

Justice

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Palais de justice ducomté de Victoria.

LaCour provinciale du Nouveau-Brunswick (enanglais :Provincial Court of New Brunswick) est la cour de première instance jugeant les infractions au code criminel ou à d'autres lois fédérales ou provinciales[50].

LaCour du Banc du Roi du Nouveau-Brunswick (enanglais :Court of King's Bench of New Brunswick) entend tous les litiges en droit de la famille, en plus d'être le tribunal de première instance dans les affaires pénales et civiles de grande envergure. Elle a finalement compétence dans les appels de poursuites sommaires[51].

LaCour des successions du Nouveau-Brunswick (enanglais :Probate Court) a compétence sur les testaments et les biens de personnes décédées. Elle est présidée par un juge de la Cour du Banc du Roi, bien que distincte de cette dernière. De plus, la Cour des successions exerce les mêmes pouvoirs que la Cour du Banc du Roi en ce qui concerne l’exécution des jugements, et elle peut délivrer les mêmes ordonnances et moyens de contrainte[52].

LaCour d'appel du Nouveau-Brunswick (enanglais :Court of Appeal of New Brunswick) est le plus haut tribunal ainsi que la cour de dernier ressort, sauf lorsqu'il est possible d'interjeter appel à laCour suprême du Canada. La Cour siège généralement àFredericton. Elle compte cinq juges et un juge en chef, poste occupé après 2003 parJ. Ernest Drapeau, et depuis 2019 par Marc Richard[53],[54].

Sécurité

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Défense

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La défense du territoire est assurée par lesForces armées canadiennes. Labase de soutien de la5e Division du Canada Gagetown, près de Fredericton, est l'une des plus grandes duCommonwealth et la deuxième en importance au Canada. Elle est le plus grand employeur public de la province, avec 6 500 militaires et 1 000 employés civils[55]. Elle regroupe surtout des unités de la5e Division du Canada. La souveraineté sur laroche North et l'île Machias Seal, situées au sud-ouest, est disputée avec les États-Unis[56].

Sécurité publique

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LaGendarmerie royale du Canada assure la sécurité publique mais certaines municipalités possèdent leur propre corps de police.

Le Nouveau-Brunswick a untaux d'homicide légèrement sous la moyenne canadienne, à 1,46 pour 100 000 habitants en 2016 pour 11 homicides, un taux stable depuis 2015[57].

Économie

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Article détaillé :Économie du Nouveau-Brunswick.

L'économie du Nouveau-Brunswick est dominée par l'exploitation forestière depuis le début duXIXe siècle[58]. Les services occupent désormais une place importante, plus précisément les secteursfinanciers, de l'assurance et de lasanté.

L'industrie lourde est centrée àSaint-Jean, l'économie deFredericton est dominée par les services gouvernementaux, les universités et l'armée.Moncton est un centre commercial, de transport et de distribution, avec d'importantes infrastructures ferroviaires et aériennes.

La plupart des institutions financières sont des succursales d'entreprisesontariennes ou québécoises[58]. Lescoopératives decrédit, lescaisses populaires, dont la principale estUNI Coopération financière, basée àCaraquet, etAssomption Vie, de Moncton, sont quelques exceptions notoires.

Les Néobrunswickois s'étant le plus distingués dans le monde des affaires sontJames Hamet Dunn (1874-1956),Max Aitken (1879-1964),Kenneth Colin Irving (1899-1992) ainsi que les frèresHarrison McCain (1927-2004) etWallace McCain (1930-2011).

En mars 2025, face aux nouveaux tarifs douaniers imposés par les États-Unis, la première ministre du Nouveau-Brunswick,Susan Holt, propose de créer une zone de libre-échange entre les provinces de l’Atlantique pour faciliter le commerce et la mobilité de la main-d’œuvre[59].

Féodalisme économique

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L'influence de lafamille Irving (propriétaire de la plus importante raffinerie du Canada, de vastes fermes et domaines forestiers, de journaux, de nombreuses scieries et papeteries, d'une flotte de bateaux et de camions, ou encore d'unréseau ferroviaire) sur le Nouveau-Brunswick est telle que la province est parfois décrite comme étant soumise à une forme deféodalisme économique. En 2016, lesquelque 200 entreprises qu'elle contrôle lui confèrent un capital d'environ 10 milliards de dollars[60].

Les activités du groupe sont soutenues par les autorités à travers de nombreuses exonérations fiscales et le versement de subventions, notamment par le biais du Programme d'achat d’énergie renouvelable pour la grande industrie. La province a également progressivement cédé au groupe Irving la gestion du patrimoine forestier relevant du secteur public, en abaissant régulièrement les normes. En 2014, le dernier réduit la taille des zones tampons entre les forêts et les sites habitables, autorise davantage decoupes à blanc, augmente le volume de production prévu et fait passer la proportion des zones protégées de 31 % à 22 %[60].

La famille détient la totalité des journaux anglophones de la province. Elle détient également plusieurs stations de radio et télévision locales. Pour l'universitaire Alain Deneault, « les conflits d’intérêts qui découlent de cette situation semblent caricaturaux : les médias du groupe se font essentiellement l'écho des positions de la famille Irving dans tous les champs de la vie sociale et industrielle où elle se trouve engagée. » Les informations transmises par le groupe et diffusées par la presse sont parfois questionnées (notamment en automne 2018, lors d'une explosion sur la raffinerie de Saint-Jean) mais rares sont les fonctionnaires, professeurs et députés à porter des dénonciations, les contributions financières de la famille aux universités et partis politiques lui procurant des moyens de pression[60].

Des biologistes, des universitaires ou encore Eilish Cleary, l'ancienne responsable de la province sur les questions de santé publique, ont indiqué avoir fait l'objet de fortes pressions (allant dans le cas d'Eilish Cleary jusqu'à un licenciement controversé[61]) alors qu'ils analysaient l'impact despesticides employés par le groupe et sa gestion opaque des forêts. Depuis les années 1970, tous les premiers ministres de la province ont été élus avec le soutien d'Irving. Blaine Higgs, premier ministre de 2018 à 2024, est un ancien cadre du groupe. D'après le journalisteMichel Cormier : « On pouvait peut-être remporter une élection sans l'appui tacite d'Irving, mais on pouvait difficilement aspirer au pouvoir s'il décidait de s'y opposer ouvertement[60]. »

Agriculture

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Le Nouveau-Brunswick a connu plusieurs problèmes dans le domaine de l'agriculture, comme partout au Canada, ce qui a causé une baisse de la valeur de la production et l'abandon presque systématique de l'agriculture de subsistance[58]. Alors que la production est restée stable, le nombre de fermes est passé de près de 32 000 en 1941 à 3 000 actuellement[58]. La superficie des terres agricoles a perdu les deux tiers des350 000 hectares en 1941[58]. Le nombre d'emplois agricoles est passé de 26 834 en 1951 à 6 000 de nos jours[58]. Toutefois, durant la même période, la production est restée stable et le nombre d'emplois dans la transformation et le transport des produits agricoles a augmenté à 18 000[58].

Lesproduits laitiers et lespatates (pommes de terre) représentent 45 % des revenus agricoles alors lebœuf, lavolaille et leporc comptent pour 30 %, les grandes cultures defruits etlégumes pour 7,5 %, lesœufs pour 6 % et les produits de l'érable pour 2 %[58].

Les pommes de terre, surtout de plants, représentent la principale exportation agricole de la province, qui fournit 20 % de la production canadienne[58]. Les patates sont surtout cultivées dans la vallée du fleuve Saint-Jean, où les comtés de Carleton et de Victoria en produisent 80 % et le comté de Madawaska, 15 %[58]. La production laitière se concentre dans les comtés de Kings, de Westmorland et d'York.

Une douzaine d'offices regroupent les producteurs de lait, de dindon, d'œufs, de porc, de crème, de poulet, de pommes, de plantes d'aménagement extérieur ainsi que certains produits forestiers[58].

Pêche

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Leport de Caraquet.

Lapêche, en déclin jusqu'aux années 1960, connaît ensuite un second souffle grâce à la modernisation des navires et des méthodes. De plus, l'extension des limites de la zone de pêche à 370 km des côtes en1977 profite à l'industrie. Toutefois, l'industrie souffre actuellement d'une baisse des prises et des stocks de poisson[58].

L'industrie des pêches néobrunswickoise représente 20 % de celle de la côte atlantique canadienne. La moitié de la production est exportée, principalement auxÉtats-Unis, alors que leJapon représente un marché de plus en plus important. En1995, les prises avaient une valeur de 100 millions $ et l'industrie comptait 8 000 pêcheurs travaillant sur environ 4 000 bateaux. L'industrie de la transformation crée 10 000 emplois dans 130 usines. Les principales zones de pêche sont legolfe du Saint-Laurent, ledétroit de Northumberland et labaie de Fundy. Lehomard représente la majeure partie de la valeur des produits transformés, suivi ducrabe, duhareng et dupétoncle. Lasalmoniculture du Sud-Ouest de la province est une industrie de 95 millions $. Latruite, leshuîtres et lesmoules sont aussi cultivées dans différentes régions[58].

Le Nouveau-Brunswick compte de nombreux ports de pêche, dont le plus lucratif et l'un des plus grands est leport de Shippagan, pouvant accueillir 90 bateaux[62]. Le seul chantier naval, celui deBas-Caraquet, a déjà été le principal chantier de réparation au Canada mais nécessite des investissements importants[63]. L'École des pêches du Nouveau-Brunswick, àCaraquet, offre des cours collégiaux dans les différents domaines de l'industrie.

Les règles en vigueur concernant les droits de pêche sur la section de Nouveau-Brunswick ont relativement évolué depuis la loi de 1988 qui està ce jour[Quand ?] une des lois les plus connues dans le monde juridique canadien[réf. nécessaire].

Industrie forestière

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Article connexe :Exploitation forestière au Canada.
L'usine de pâte et papierJ.D. Irving àSaint-Jean.

L'industrie forestière au Nouveau-Brunswick génère des revenus de 2,1 milliards dedollars[64], soit 11 % duPIB provincial. Les produits forestiers représentent 40 % de la valeur des exportations de la province. L'industrie crée environ 14 000 emplois directs et 13 000 emplois indirects[20]. Les emplois directs à eux seuls représentent unemasse salariale de 480 millions de dollars[20].

La province a unesuperficie de 7,2 millions d'hectares. 6,1 millions d'hectares sont couverts deforêt et de ce nombre, 5,9 millions d'hectares représentent un potentiel économique. Il y a deux types de terres à bois au Nouveau-Brunswick : laterre de la Couronne et les terres privées. Les terres de la couronne sont divisées en 10 zones (licences), qui sont louées à 6 grandes compagnies forestières (licenciés) et environ 50 sous-licenciés[réf. souhaitée].

Les terres de la couronne représentent 51 % des terres à bois, les terres fédérales 2 %, les terres privées des particuliers 29 % et les terres privées des compagnies forestières 18 %[réf. souhaitée].

Moins de 2 % (60 000 hectares) des terres publiques sont coupées à chaque année, et deux tiers repousseront naturellement[20].

La gestion des forêts de la province est particulièrement opaque. Spécialiste international de la corruption politique, Donald Bowser se dit « estomaqué de découvrir qu'il y a moins de transparence au Nouveau-Brunswick qu'auKurdistan, auGuatemala ou enSierra Leone, en dépit des fonds publics colossaux engagés dans l'exploitation des ressources naturelles »[60].

Coupes annuelles et coupes permises, sur les terres de la couronne[réf. nécessaire] (2004-2005)
Type de boisVolume coupé (mètres cubes)Volume permis (mètres cubes)
Bois mou3 290 0003 494 000
Bois franc1 530 0001 870 000
Total4 820 0005 364 000

Industrie minière

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L'industrie minière est des plus développées au Nouveau-Brunswick, sa valeur s'élevant à près de 1,5 milliard$ en 2006[65] mais elle est de plus en plus en difficulté. L'industrie emploie 4 200 personnes[58]. Il y a trois mines produisant duzinc, duplomb et ducuivre, une mine souterraine depotasse et desel ainsi que 10 grandes carrières[65]. La mine Brunswick est la plus importante mine souterraine de zinc au monde[66]. La province produit moins de 2 % du cuivre canadien mais 25 % de l'argent, 30 % de l'antimoine, 31 % du zinc, 39 % du plomb et 91 % dubismuth[58]. Il y a 24 exploitants detourbières, situées pour la plupart dans lapéninsule acadienne et dans la région deBaie-Sainte-Anne[67]. Cette production représente 31 % du total canadien[58].

L'industrie minière a pourtant pris du temps à se développer. Les mines de charbon deMinto, exploitées depuis leXVIIe siècle, ont quand même contribué au développement de la région. L'un des premiers puits depétrole commercial au monde a été foré àMemramcook en1859. L'extraction du charbon a pratiquement cessé à partir des années 1960, à cause de l'adoption du développement de l'énergie hydroélectrique et du pétrole. Lepremier et ledeuxième choc pétrolier a relancé l'exploitation du charbon mais la découverte des mines du Nord-Est de la province a rapidement dépassé cette production[58]. La mine de charbon fermera ses portes en2010[68].

Le tiers du territoire est composé de roches du carbonifère, qui pourraient contenir dugaz naturel[69]. L'industrie s'est développéerécemment[C'est-à-dire ?], en particulier depuis la construction d'ungazoduc reliant laNouvelle-Écosse auxÉtats-Unis via le Sud de la province[69].

Énergie

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Article détaillé :Énergie au Nouveau-Brunswick.
L'évacuateur de crues de lacentrale hydroélectrique de Grand-Sault.

Le principal producteur et distributeur d'électricité estÉnergie NB. La pétrolièreIrving Oil est basée à Saint-Jean, où elle exploite la plus importanteraffinerie de pétrole au pays.

Tourisme

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Les rochers deHopewell.
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Motif : Le ministère a changé de nom.

Letourisme est l'un des piliers de l'économie provinciale. Leministère du Tourisme et des Parcs en assure le développement et la promotion. Les plages d'eau chaude, les paysages, les activités de plein air et la culture acadienne sont parmi les principaux thèmes des campagnes publicitaires. Les différents sites et activités sont associés à cinq routes panoramiques, identifiées par un logo sur les panneaux routiers[70]. En 2007, le tourisme procurait des emplois directs à l'équivalent de 23 000 travailleurs répartis dans 3 440 entreprises. Cette industrie, dont les bénéfices 791 millions de dollars, accapare 3,2 % duPIB[71]. en1994, 1,2 million de touristes visitaient, annuellement, la province[58].

Les parcs nationaux deFundy et deKouchibouguac et les 34parcs provinciaux attirent à eux seuls 2,1 millions de visiteurs annuellement[58]. Les sites les plus recommandés sont lecentre d'interprétation de la nature du Cap-Jourimain, lepays de la Sagouine, lemusée du Nouveau-Brunswick, le parc national de Kouchibouguac, leparc naturel Irving, lequartier historique de la Garnison, lesentier Fundy, leParc provincial Hopewell Rocks, leVillage historique acadien et le village historique deKings Landing[72].

Construction et fabrication

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Pays dans lesquelsMcCain Foods possède des usines.

Environ 17 000 emplois dépendent de l'industrie de la construction. La valeur des travaux s'élevait à 845,2 millions $ en 1992. Le plus grand projet des années 1980 a été la construction de lacentrale nucléaire de Point Lepreau[58].

Le secteur manufacturier regroupe 1 600 entreprises employant plus de 50 000 personnes. Cette industrie est surtout basée sur la transformation des ressources naturelles locales, dont le tiers est lié à l'industrie forestière. L'industrie agroalimentaire, avec notammentMcCain Foods àFlorenceville-Bristol etGrand-Sault, arrive en deuxième. La Bathurst Mining & Smelting Company àBathurst et la raffinerie d'Irving Oil àSaint-Jean ont aussi un poids important dans l'économie[58].

Transports

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Article détaillé :Transport au Nouveau-Brunswick.
Carte duréseau routier du Nouveau-Brunswick.
Lepont de la Confédération.

La gestion du réseau de transport est la responsabilité duministère des Transports et de l'Infrastructure du Nouveau-Brunswick.Transports Canada est responsable des transports transfrontaliers, tandis que laGendarmerie royale du Canada, laGarde côtière canadienne etNav Canada sont les principaux organismes de compétence fédérale assurant la sécurité sur les routes, en mer et dans les airs.

Transport routier

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Le réseau routier a une longueur totale de près de 19 000 kilomètres en 2017, la plupart asphalté[73]. Laroute transcanadienne traverse la province du nord-ouest au sud-est, desservantEdmundston,Fredericton etMoncton. Le réseau autoroutier relie toutes les régions entre elles, sauf laPéninsule acadienne, où une autoroute sera construite en2014[74]. Il y a près de 2 700 structures[73]. Lepont de la Confédération, long de 12,9 km, permet de relier le Nouveau-Brunswick à l'Île-du-Prince-Édouard[75].

La compagnie d'autobus interurbainsAcadian Lines, filiale d'Orléans Express, dessert 36 localités[73].

Les villes de Moncton,Saint-Jean et Fredericton possèdent chacune un réseau detransport en commun parautobus.Bathurst avait instauré un service en2005 avant de le retirer moins d'un an plus tard[76]. L'ouverture d'un réseau est proposée àBouctouche[77].

Transport aérien

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L'aéroport international Roméo-LeBlanc, l'aéroport de Saint-Jean et l'aéroport international de Fredericton offrent des liaisons directes vers plusieurs destinations canadiennes dontHalifax,Montréal,Toronto et Ottawa ainsi que versNewark etSaint-Pierre-et-Miquelon. LesAntilles etLondres sont aussi desservis durant l'été. L'aéroport de Bathurst offre des liaisons intérieures régulières alors que ceux deCharlo,Saint-Léonard etMiramichi offrent un service restreint.

Transport ferroviaire

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L'Océan.

La première voie ferrée, laligne de Saint-Jean à Pointe-du-Chêne du chemin de fer European & North American, fut achevée en1857. Lechemin de fer Intercolonial, inauguré en1872, relia toutes les provinces canadiennes à l'époque, une des conditions de la Confédération canadienne. Le réseau néobrunswickois est désormais réduit et relativement vétuste, servant surtout au transport des marchandises. Le plus ancien train de passagers deVia Rail Canada,L'Océan, relieMontréal àHalifax via neuf gares du Nord et de l'Est du Nouveau-Brunswick, six fois par semaine. Ce service est utilisé par 130 000 passagers néobrunswickois annuellement[73].

Il n'y a aucun réseau detramway, detrain de banlieue ou demétro. Moncton, Saint-Jean et Saint-Stephen ont toutefois déjà possédé des réseaux de tramway à traction électrique.

Transport maritime

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Le paquebotCarnival Victory accosté à Saint-Jean.

Le premier port du Nouveau-Brunswick et le troisième au pays est leport de Saint-Jean, où 25 millions de tonnes de marchandises ont été manutentionnées en 2008. Par ordre décroissant d'importance viennent ensuite les portsde Belledune,de Bayside,de Dalhousie etde Miramichi[73]. Le port de Saint-Jean accueille aussi des navires de croisière. La province compte également des dizaines de ports de pêche et de plaisance.

Le gouvernement exploite douzetraversiers etbacs gratuits dans lefleuve Saint-Jean ainsi qu'à l'île Deer. Coastal Transport Services dessert l'archipel de Grand Manan.Bay Feries exploite lePrincess of Acadia entre Saint-Jean et Digby, enNouvelle-Écosse[73].

Population

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Démographie

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Article détaillé :Démographie du Nouveau-Brunswick.

Unrecensement de la population est organisé tous les cinq ans parStatistique Canada. Selon le dernier recensement de 2021, il y avait 775 610 habitants, une hausse de 3,8 % depuis 2016. C'est légèrement plus que la population desÎles Salomon, le162e pays le plus peuplé du monde. Ladensité de population s'élevait à 10,9 habitants/km2, comparativement à 4,2 habitants/km2 au niveau national[1]. La densité de population du Nouveau-Brunswick est légèrement plus élevée que celle de laBolivie, le213e pays le plus densément peuplé du monde. Les données du recensement de 2021 n'étant pas encore toutes disponibles, les autres aspects de la démographie du Nouveau-Brunswick sont connus d'après le recensement de 2011. L'âge médian y était de 41,5 ans, comparativement à 39,5 ans pour le Canada, alors que 83,8 % de la population était âgée de plus de 15 ans, comparativement à 82,3 % au pays[78]. En 1996, 49 % de la population habitait en ville et 51 % à la campagne[14].

Identité, ethnies et origines

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Autochtones et minorités visibles[79]
Recensement de 2016Population% de la population totale
Minorités visiblesNoirs7 0001 %
Chinois3 9250,5 %
Arabes2 9600,4 %
Asie du Sud2 5350,3 %
Autre minorité visible8 1151,1 %
Total de la population des minorités visibles24 5353,4 %
AutochtonesPremières Nations17 5852,4 %
Métis10 2001,4 %
Inuits3850,1 %
Total population autochtone29 3854 %
Canadiens européens676 79092,6 %
Total population730 710100,00

Lors du recensement de 2006, les répondants avaient la possibilité d'inclure une ou plusieurs origines ; 30,3 % des habitants se définissaient simplement comme Canadiens[80].

LesMalécites, lesMicmacs et lesPassamaquoddys sont les peuples établis depuis le plus longtemps au Nouveau-Brunswick. LesAmérindiens dans l'ensemble comptent pour 4,2 % de la population[80]. Il y a aussi 0,7 % deMétis et 0,1 % d'Inuits[80]. La majeure partie vivent dans quinzeréserves indiennes.

Panneau routier indiquant la route du littoral acadien au Nouveau-Brunswick.

LesAcadiens représentent près de 30 % de la population. En fait, 3,5 % des habitants se définissent comme tel et 26,5 % commeFrançais mais dans les faits, la majorité se considèrent eux-mêmes acadiens, la principale raison étant que l'option « acadien » ne figurait pas dans le recensement avant1982. Leur nombre officiel ne cesse de croître depuis cette époque[81]. Il y a effectivement quelques centaines de Français au Nouveau-Brunswick[82]. Les Acadiens descendent en grande partie de familles, pour la plupartfrançaises, établies dans l'ancienne colonie française d'Acadie dès sa fondation en 1604. À ces familles s'ajoutent de nombreuses arrivées jusqu'à ce jour[Quand ?]. Les Acadiens résident surtout dans le Nord et l'Est de la province, y compris àMiramichi etMoncton. Il y a également des Acadiens dans la plupart des autres localités de la province, notamment àFredericton,Minto,Nackawic etSaint-Jean. Près de 300 000 Acadiens résident dans les Provinces maritimes, d'où le nom d'Acadie donné à ses régions francophones, nom qui s'applique aussi par extension aux autres communautés acadiennes du monde[83].

La province comptait 68,6 % d'habitants d'originebritannique[84]. Plus précisément, lesAnglais représentent 25,5 % de la population, lesIrlandais 20,9 %, lesÉcossais 19,9 % lesGallois 1,4 % et moins de 0,1 % pour lesCorniques[80]. Ils sont communément appelés lesCanadiens anglais ou encore les Anglais ou les Anglos, des noms qui peuvent aussi s'appliquer à tout anglophone, peu importe son origine. Les Canadiens anglais sont présents dans toutes les provinces canadiennes. Les Canadiens anglais sont surtout issus de familles établies sur le territoire à partir de la fin duXVIIIe siècle. Ils résident surtout dans le Sud de la province et dans la vallée dufleuve Saint-Jean jusqu'à la hauteur deGrand-Sault, sans oublier d'importantes populations dans le Nord, àBelledune,Dalhousie etTide Head, et dans l'Est, àMiramichi etRexton et dans le Sud-Est, àDorchester,Port Elgin etSackville. Il y a finalement des minorités dans la plupart des localités de la province, notamment àBathurst etCampbellton, dans le Nord.

La province compte de nombreuses autres ethnies issues d'uneimmigration souvent plus récente. En effet, les immigrants comptent pour 3,7 % de la population et lesrésidents permanents pour 0,4 % tandis que 1,6 % des habitants n'ont pas lanationalité canadienne. De plus, 25,0 % des habitants sont des canadiens de deuxième génération ou moins[85]. 1,9 % des habitants font partie d'uneminorité visible. Le groupe le plus important sont lesNoirs[86]. LesAllemands représentent ainsi la troisième ethnie la plus importante, avec 4,7 % de la population. En ordre descendant, lesNéerlandais comptent pour 2,2 % de la population, lesAméricains 0,9 %, lesItaliens 0,8 %, lesDanois 0,5 %, lesPolonais 0,4 %, lesChinois 0,4 %, lesLibanais 0,4 %, lesNorvégiens 0,4 %, lesUkrainiens 0,3 %, lesIndiens 0,3 %, lesSuédois 0,3 %, lesEspagnols 0,3 %, lesPortugais 0,2 %, lesAfricains (sans plus de détails) 0,2 %, lesMagyars 0,2 %, lesJuifs 0,2 %, lesRusses 0,2 %, lesBelges 0,2 %, ainsi que 0,1 % respectivement pour lesGrecs, lesSuisses, lesAutrichiens et lesQuébécois[80].

Les déménagements changent aussi la répartition de population car 9,8 % des gens résidaient dans une autre municipalité en 2001 alors que 4,6 % sont originaires d'une autre province[87].

Langues

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Articles détaillés :Démographie linguistique du Nouveau-Brunswick,Bilinguisme anglais-français au Nouveau-Brunswick,Français acadien etAnglais canadien.
Proportion d'habitants déclarant utiliser uniquement le français à la maison lors du recensement de 2016, par subdivision.
Langue maternelle au Nouveau-Brunswick.
  • Majorité anglophone, moins de 33 % de francophones
  • Majorité anglophone, plus de 33 % de francophones
  • Majorité francophone, plus de 33 % d'anglophones
  • Majorité francophone, moins de 33 % d'anglophones
  • Données non disponibles
Carte deslangues officielles selon la municipalité. Bleu : français, rouge : anglais, orange : bilingue, beige : ne s'applique pas.

Tout comme pour leCanada, les deuxlangues officielles du Nouveau-Brunswick sont lefrançais et l'anglais. La province est en fait la seule du pays à être officiellementbilingue[88]. Lebilinguisme est en effet garanti par les articles16,16.1,17,18,19,20,21 et23 de laCharte canadienne des droits et libertés au niveau fédéral. LaLoi reconnaissant l'égalité des deux communautés linguistiques officielles au Nouveau-Brunswick et laLoi sur les langues officielles le protègent au niveau provincial. En somme, les législatures provinciales et fédérales ainsi que toutes les publications gouvernementales sont bilingues, les services publics sont bilingues, y compris les hôpitaux et la police, les employés du gouvernement provincial peuvent communiquer entre eux dans la langue de leur choix, les municipalités comptant plus de 20 % d'habitants parlant chaque langue officielle de même que toutes les cités sont bilingues, tous les habitants peuvent suivre un procès dans leur langue d'usage et l'accès à l'éducation enlangue minoritaire est garanti si le nombre le permet[88]. Nul n'est forcé de parler une langue ou l'autre, sauf dans certains emplois gouvernementaux qui exigent le bilinguisme, comme celui de lieutenant-gouverneur, selon unjugement de la juge en chef de laCour du Banc du Roi en 2022[89]. La commissaire aux langues officielles, dont le poste est occupé depuis janvier 2020 par Shirley MacLean pour un mandat de sept ans[90], a le mandat d'enquêter sur les plaintes liées aux langues officielles[91].

Environ 64,8 % de la population a l'anglais pourlangue maternelle et 32,6 % lefrançais[92]. De plus, 0,7 % des habitants déclarent plus d'une langue maternelle ; 0,6 % sont ainsi à la fois francophones et anglophones, alors que la plupart des autres ont appris l'anglais et une langue non officielle en premier, suivi de ceux ayant appris le français et une langue non officielle et finalement ceux ayant les deux langues officielles et au moins une langue non officielle comme langues maternelles[92]. Au niveau de la connaissance des langues, 56,3 % des habitants sont unilingues anglophones, 10,2 % sont unilingues francophones, 33,4 % connaissent les deux langues officielles et 0,1 % ne connaissent ni l'anglais, ni le français[93]. L'anglais est la langue usuelle - parlée à la maison - de 68,7 % de la population, le français de 29,4 %, les deux langues officielles de 0,6 %, l'anglais et une langue non officielle de 0,1 %, le français et une langue non officielle de moins de 0,1 %, tout comme pour les gens parlant à la fois le français, l'anglais et au moins une langue non officielle ; 1,2 % des habitants utilisent quant à eux une langue non officielle seule[93]. L'anglais est utilisé par 72,9 % des travailleurs, le français par 33,7 %, les deux langues officielles par 3,0 %, l'anglais et une langue non officielle par 0,1 %, le français et une langue non officielle par moins de 0,1 % et une langue non officielle seule par 0,2 %[94].

Lefrançais acadien est le principaldialecte du français. Le brayon, ou français de la vallée, est commun dans le Nord-Ouest de la province et auMaine[95]; il s'apparente fortement aufrançais québécois mais est influencé par le français acadien[96]. Lechiac, parlé dans les environs deMoncton, est parfois décrit comme un dialecte du français fortement influencé par l'anglais, parfois comme une langue à part entière. L'anglais canadien, ou plus précisément l'anglais des Maritimes, est le principal dialecte d'anglais.

Lemicmac est la troisième langue maternelle la plus importante, avec 0,4 % des locuteurs, suivi deslangues chinoises avec 0,3 %, l'allemand avec 0,3 %, lenéerlandais avec 0,2 %, l'espagnol avec 0,2 %, l'arabe avec 0,1 % ainsi que lecoréen et l'italien avec respectivement moins de 0,1 %. Lemalécite-passamaquoddy arrive en11e position, avec 0,07 % des locuteurs, devant lepersan[92].

La répartition des langues suit généralement la répartition des ethnies, la plupart des Canadiens anglais sont anglophones tandis que la plupart des Acadiens sont francophones. Ainsi, la région francophone occupe tout le Nord et l'Est, c'est-à-dire en amont du fleuve Saint-Jean, dans la région deSaint-Quentin ainsi que sur les rives de labaie des Chaleurs et dugolfe du Saint-Laurent. La région anglophone se situe dans le Sud, le centre et l'Ouest, en d'autres mots sur les rives de labaie de Fundy, en aval dufleuve Saint-Jean et dans la vallée de larivière Petitcodiac. Pour simplifier, on peut dire qu'une ligne diagonale allant du nord-ouest au sud-est sépare le Nouveau-Brunswick en deux « régions linguistiques ». La situation se complique dans les principales villes. Bien qu'elle soit située en région majoritairement francophone, la population deBathurst et deCampbellton est à près de 50 % anglophone. LeGrand Moncton est situé à la limite des deux régions linguistiques.Moncton est à 35 % francophone,Dieppe est à 80 % francophone etRiverview est majoritairement anglophone. Il y a en plus desenclaves, comme la population anglophone deMiscou et celle deCowans Creek, près deTracadie-Sheila.

Lasignalisation routière est bilingue dans toute la province.Dieppe a adopté en2009 le premier règlement obligeant l'affichage bilingue[97]. Des discussions sont aussi en cours dans d'autres villes commeMoncton etTracadie-Sheila.

Toutefois, le poids des francophones baisse de manière constante au niveau provincial. En se basant sur le critère de la langue maternelle, leur poids est ainsi passé de 35,9 % de la population du Nouveau-Brunswick en 1951, à 32,4 % à 2016 (et même à 31,8 % selon le critère de la première langue officielle parlée, qui inclut également les allophones utilisant le français en premier). Selon l'expert Ilyes Zouari, spécialiste du monde francophone, les Acadiens du Nouveau-Brunswick devraient avoir unindice synthétique de fécondité (ISF) de 2,7 enfants par femme, soit environ le double du niveau actuel (un des plus faibles au monde), afin de pouvoir maintenir leur poids au niveau provincial sur le long terme. Et ce, puisqu'il convient de tenir compte d'une immigration très majoritairement anglophone (à plus de 80 %, l'immigration étant gérée par un gouvernement principalement anglophone), du taux d'assimilation des francophones à chaque génération (environ 20 %, et particulièrement dans le sud-est) et du taux d'assimilation des immigrés francophones (censés pourtant renforcer la population de langue française de la province). À défaut d'atteindre ce niveau de fécondité, la création d'uneprovince acadienne, regroupant les territoires acadiens du Nouveau-Brunswick, serait alors inévitable selon ce même expert[98],[99].

L'Association des droits anglophones du Nouveau-Brunswick (ARANB ouAnglophone Rights Association of New Brunswick) vise à représenter les droits et les intérêts des anglophones au Nouveau-Brunswick. Elle veut donner une voix collective et unifiée aux anglophones de la province et superviser les lois linguistiques qui les concernent[100]. Mais des anglophones estiment que l'ARANB tient un discoursraciste, opposé à ladiversité, et ne représente pas les anglophones[101].

LaSociété de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) est un organisme voué à la défense et à la promotion des droits et intérêts des communautés acadienne et francophone de la province. La Société compte environ 20 000 membres[102]. Elle milite pour le bilinguisme des hautes fonctions[89].

Religion

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Article connexe :Liste des lieux de culte du Nouveau-Brunswick.
Lacathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, à Moncton.

Lescatholiques romains représentent 53,6 % de la population en 2001. La majorité des catholiques sontacadiens, c'est-à-dire que ceux-ci sont concentrés dans le Nord et l'Est de la province[84].

Lesprotestants représentent la majeure partie du reste de la population. En ordre décroissant des confessions, 11,2 % sontbaptistes, 9,6 % sont membres de l'Église unie du Canada, 8,1 % sontanglicans et 2,8 % sontpentecôtistes. Les anglicans sont historiquement concentrés dans la basse vallée du fleuve Saint-Jean, les baptistes et les pentecôtistes sont concentrés dans la « zone biblique », autrement dit la région s'étendant du comté de Victoria, dans le Nord-Est, aux comtés d'Albert et de Westmorland, dans le Sud-Est, tandis que les fidèles de l'église unie sont répartis dans toutes les régions anglophones. Les autres confessions présentes sont surtout lespresbytériens, leswesleyens, lesTémoins de Jéhovah, lesluthériens ou les membres de l'Armée du salut[84].

Il y a de petites communautésmusulmanes etjuives, notamment à Moncton et Saint-Jean. Finalement, 8 % des habitants déclare êtreathées ouagnostiques[84].

Différences régionales

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La géographie, l'économie et la culture des différentes régions ont une influence sur la société et la politique. La vallée dufleuve Saint-Jean, dont les habitants descendent surtout desloyalistes et d'immigrants britanniques, a dominé la province jusque dans les années 1960. Le Nord et l'Est de la province en sont séparés à la fois par la forêt et les montagnes ainsi que par la culture, car la langue française et la religion catholiques y sont dominantes ; on y retrouve des villages de pêcheurs ou dépendant de l'industrie forestière. Plus précisément, dans le Nord-Ouest, la population prend modèle sur leQuébec, est consciente de ses liens avec lesAcadiens du Maine l'identitébrayonne est forte alors que dans les comtés deVictoria et deCarleton, la vie tourne autour de la foiévangélique et de la culture des patates. Dans le Sud-Ouest, dans lecomté de Charlotte, la société est marquée par l'industrie de la pêche et les liens avec les États-Unis. Dans le Sud-Est, les habitants des comtés d'Albert et deWestmorland, majoritairement anglophones, sont conscients de leur position centrale dans les Maritimes alors que la population francophone de Westmorland et ducomté de Kent tente de transformer la région en la métropole de l'Acadie[17].

Éducation et recherche

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Article détaillé :Éducation au Nouveau-Brunswick.
L'Old Art Building, le plus vieil édifice de l'Université du Nouveau-Brunswick.

L'éducation obligatoire commence à la maternelle et se poursuit habituellement jusqu'à la12e année. Le système d'éducation du Nouveau-Brunswick possède deux secteurs séparés, l'un en français et l'autre en anglais. Chaque secteur élabore ses programmes d'étude et d'évaluation, tandis que leministère de l'Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick a la responsabilité du financement et des normes et objectifs du système. La majorité des écoles anglophones possèdent de plus un programme d'immersion française. Les écoles sont regroupées en quatorze districts scolaires, cinq francophones (32 353 élèves) et neuf anglophones (79 660 élèves), soit un total de 112 013 élèves en 2006. Les écoles des Premières nations et les écoles privées sont indépendantes. Deuxpensionnatsanglicans traditionnels sont situés àRothesay. Plusieurs écoles privées sont aussi gérées par des confessionsévangéliques.

LeCollège communautaire du Nouveau-Brunswick compte cinq campus francophones et sept anglophones. LeCollège de Technologie forestière des Maritimes possède un campus anglophone à Fredericton et un autre francophone à Bathurst. Le Moncton Flight College et leNew Brunswick Bible Institute complètent la liste des institutions.

Il existe quatre universités publiques. La principale université anglophone, qui est aussi la plus vieille université publique en Amérique du Nord[réf. nécessaire], est l'Université du Nouveau-Brunswick. Au campus principal de Fredericton, fondé en1785, s'ajoute celui de Saint-Jean, fondé en1964. Certaines installations du campus principal sont partagées avec l'Université St. Thomas, un établissement catholique. L'Université Mount Allison, de Sackville, est un établissement associé à l'Église unie du Canada et à l'Université du Nouveau-Brunswick[103]. L'Université de Moncton est le seul établissement public francophone. L'Université Crandall, leBethany Bible College et l'Université St. Stephen's sont les trois principaux établissements privés. L'Université de Fredericton, l'Université Lansbridge et l'Université Yorkville offrent toutes leurs cours en ligne.

L'intérêt pour les sciences et la technologie s'est développé de façon précoce par les programmes d'ingénierie et deforesterie de l'Université du Nouveau-Brunswick ainsi que les recherches de laNatural History Society of Saint John. La province reste un chef de file dans la recherche liée aux méthodes naturelles de lutte contre les insectes nuisibles et aux membres artificiels[104].

Santé et services sociaux

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Au Nouveau-Brunswick, comme dans le reste du monde, lessoins de santé sont délivrés par desprofessionnels de la santé qui peuvent être libéraux (médecins généralistes,dentistes...) ou travailler dans deshôpitaux, tous publics. Le système de santé néobrunswickois est en effet sous la responsabilité duministère de la Santé du Nouveau-Brunswick et la plupart des soins hospitaliers sont gratuits pour les détenteurs de la carte d'assurance maladie.

Culture

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Médias et communications

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Presse écrite

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Le Nouveau-Brunswick dispose de quatrejournaux quotidiens. Le seul quotidien de langue française,L'Acadie nouvelle, est publié àCaraquet, mais diffusé à travers la province. Les quotidiens anglophones sont publiés parBrunswick News, filiale du groupeJ.D. Irving : il s'agit deThe Daily Gleaner de Fredericton, duTimes & Transcript de Moncton et duTelegraph-Journal, publié à Saint-Jean mais diffusé dans toutes les régions[105]. De nombreuses autres publications, tant françaises qu'anglaises, sont publiées localement, la plupart hebdomadairement.

Télévision

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  • CBAT-DT (CBC) situé à Fredericton, inauguré le 22 mars 1954.
  • CBAFT-DT (Radio-Canada) situé à Moncton, inauguré le 21 décembre 1959, possède plusieurs bureaux à travers le Nouveau-Brunswick.
  • CKCW-DT (CTV) situé à Moncton, inauguré le 21 septembre 1969, fait partie de CTV Atlantic avecCJCH-DT d'Halifax (Nouvelle-Écosse) mais diffuse des publicités locales.
  • CKLT-DT (CTV) situé à Saint-Jean, inauguré le 30 novembre 1954, rediffuse la programmation de CKCW Moncton.
  • CIHF-DT-2 (Global) situé à Saint-Jean et possède aussi des antennes numériques à Moncton et Fredericton et des antennes analogiques à Woodstock, St. Stephen et Miramichi.
  • CHAU-TV (TVA) situé à Carleton-sur-Mer (Québec) possède aussi des antennes analogiques à Saint-Quentin, Tracadie et Kedgwick.

Radio

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Il y a plusieurs stations deradio privées dans la province, la plupart des villes en possédant au moins une ou deux.

Un réseau de dix radios communautaires francophones desservent la population de la province, il s'agit d'ailleurs du plus grand nombre de stations communautaires francophones parmi toutes les provinces et territoires canadiens. Elles sont CFAI[106] (Edmunston), CFBO[107] (Dieppe), CHQC[108] (Saint-Jean), CIMS[109] (Balmoral), CJPN[108] (Fredericton), CJSE[110] (Shédiac),CKMA (Miramichi),CKUM (Moncton),CKRO (Pokenouche) et Route 17[111] (Kedgwick-Saint-Quentin). Elles sont regroupées en l'Association des radios communautaires acadiennes du Nouveau-Brunswick (ARCANB[112]) et membres de l'Alliance des radios communautaires du Canada (ARC du Canada[113]). Ensemble, elles rejoignent plus de 155 000 francophones[114].

Internet

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En2010, la province devient la première du pays à offrir l'internet haute-vitesse sur tout son territoire[115].

Le théâtre Imperial de Saint-Jean

Arts dramatiques

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Les trois principales troupes de théâtre sontTheatre New Brunswick deFredericton, leThéâtre populaire d'Acadie deCaraquet et leThéâtre l'Escaouette àMoncton[104]. LeBallet-Théâtre atlantique du Canada, basé à Moncton, est la troupe la plus connue à l'échelle internationale.

Léonard Forest donne naissance aucinéma acadien lorsqu'il est embauché en1954 à l'Office national du film du Canada[116]. Il est l'instigateur du studio deMoncton[117], où la plupart des films acadiens, surtout des documentaires, ont été produits de sa fondation en1974 jusqu'à nos jours.

Les principaux acteurs nés au Nouveau-Brunswick sontSam De Grasse (1875-1953) etDonald Sutherland (1935-). L'un des principaux réalisateurs estJoseph De Grasse (1873-1940). Le producteurLouis Mayer (1885-1957) a grandi à Saint-Jean.

Arts visuels

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Il existe quelques rares artistes tels qu'Anthony Flower au cours duXIXe siècle mais leur travail n'est pas reconnu à l'époque. L'éducation des arts commence en 1854 à l'Université Mount Allison deSackville, permettant à quelques artistes d'obtenir plus de crédibilité, dontAlex Colville,Lawren Harris,Christopher Pratt etMary Pratt.

Chez les Acadiens, jusque dans les années 1960, l'art est surtout pratiqué par quelques autodidactes ou de rares artistes formés à l'extérieur de la province, faisant surtout des décorations d'églises[118].

Le médecinPaul Carmel Laporte forme bénévolement plusieurs artistes en herbe dans son atelier d'Edmundston entre 1931 et sa retraite en 1970[119], dontMarie Hélène Allain,Albert Nadeau,Claude Picard etClaude Roussel[118]. Claude Roussel met sur pied en 1963 le département des Arts visuels de l'Université de Moncton ; ses diplômés les plus prolifiques sont l'artiste multidisciplinaireHerménégilde Chiasson et le peintreYvon Gallant[118].

Événements

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De nombreux événements sont organisés toute l'année. Les cultures locales sont à l'honneur aufestival acadien deCaraquet, à lafoire brayonne d'Edmundston, au festival des Jeux des Highlands du Nouveau-Brunswick àFredericton, aufestival irlandais de laMiramichi et dans les différentspow-wows. En septembre, la fête de la culture propose, à l'échelle provinciale, des visites gratuites au musée, des spectacles, etc. D'autres festivals sont organisés sur un thème, notamment lamusique de chambre àDalhousie, lamusique baroque àLamèque, lejazz et leblues àFredericton, lerock 'n' roll et leschansons folkloriques àMiramichi, les talents àSaint-Jean, l'univers western àSaint-Quentin, lesmontgolfières et lesponts couverts àSussex, l'économie locale et les foires agricoles à Edmundston, Fredericton, Lamèque,Shippagan et Miramichi, l'hospitalité àBathurst etWoodstock, les rameurs àPetit-Rocher, lechocolat àSaint-Stephen, lepoisson et lesfruits de mer àShédiac,Campbellton etMoncton et enfin l'automne àKedgwick.

Deux des quatreCongrès mondiaux acadiens ont été organisés au Nouveau-Brunswick et le plus récent a eu lieu dans l'Acadie des terres et des forêts en 2014[note 1].

Folklore et traditions

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En raison de son histoire ancienne et de sa culture diverse, le Nouveau-Brunswick possède de nombreuses légendes. Les Micmacs, les Malécites et les Passamaquoddys ont laissé plusieurs légendes, notamment l'ogresseGougou deMiscou[120] et le sorcier Pouwowin. Plusieurs légendes expliquent plutôt la création de certains lieux, notamment lesrochers d'Hopewell et l'archipel des Loups, ou la couleur de larivière Petitcodiac. Le souvenir de divinités comme le Grand Esprit,Glouscap etKinap perdure. L'époque de la Déportation des Acadiens a donné des légendes detrésors enfouis[121] et duvaisseau fantôme de la baie des Chaleurs[122]. Plus tard, des histoires sur d'autresfantômes, lacontrebande d'alcool auMadawaska, leschevaux maléfiques[123], leBonhomme Sept Heures[124] et lediable danseur[125] se sont répandues. Les régions anglophones ont aussi leurs légendes, notamment celle duhurleur de Dungarvon (Dungarvon Whooper), le fantôme d'un bûcheron hantant ses meurtriers[126], ainsi que le Vieux Ned, unecréature lacustre dulac Utopia[127].

Outre les principales fêteschrétiennes, despèlerinages en l'honneur desainte Anne ont lieu au sanctuaireSainte-Anne-du-Bocage de Caraquet et à lachapelle Sainte-Anne de Memramcook alors que laVierge Marie est vénérée àRogersville et àSaint-Louis-de-Kent. La bénédiction annuelle des bateaux a toujours lieu dans certaines villes portuaires.

L'Halloween a supplanté laMi-Carême au cours duXXe siècle.

Gastronomie

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Laploye, une des spécialités néobrunswickoises.

Lapatate (pomme de terre) est l'aliment de base et lesfruits de mer sont très populaires. Plusieurs plantes locales sont utilisées, telles que lepetit goémon, lestêtes de violon, lapasse-pierre et latétine de souris. Il y a plusieurs traditions culinaires. Bien que les cuisines des Premières nations ont été fortement influencées depuis quelques siècles, elles ont aussi influencé les autres cuisines locales. Leurs plats représentatifs incluent le banique, qui est un pain rond sanslevain, lacroustade auxbleuets, les patates à la vapeur, lerôti degibier épicé et lesteak d'orignal auxnouilles[128]. Lacuisine acadienne a des origines principalementfrançaises et a la particularité d'utiliser certains ingrédients provenant d'un commerce ancien avec lesAntilles et leBrésil. Parmi les nombreux plats figurent le fricot au poulet, la « mioche au naveau », le pâté à la viande, le pâté aux coques, lespets de sœurs, la tire à la mélasse, la tire blanche et lapoutine à trous. La cuisine duMadawaska est liée à la fois à la cuisine acadienne et à lacuisine québécoise, tout en possédant un caractère unique. Son plat le plus connu est laploye, unecrêpe à base desarrasin[129]. La cuisine néobrunswickoise à proprement parler puise ses origines dans lacuisine britannique. Ses nombreux plats incluent lachaudrée de poisson Fundy, les cigares auchou, lescroissants auhomard, les galettes de poisson, lepouding Yorkshire, lesaumon de la « Miramichi » sur le feu et latrempette au saumon[130].

Des fromages àpâte fraîche, àpâte persillé, àcroûte lavée ainsi que ducheddar sont produits depuis les années 1940 et des fromages delait cru depuis les années 1980[131]. Fondée en 1873, lachocolaterieGanong Bros. Limited, deSaint-Stephen, est la plus vieille au Canada[132] ; elle est aussi celle ayant introduit labarre chocolatée en Amérique du Nord. Lessucreries (cabanes à sucre), sont au nombre de onze. LesMalécites fabriquaient duvin à base decerises[129] ; les Acadiens en faisaient aussi historiquement. Lavinification a recommencé durant la deuxième moitié duXXe siècle et il y a désormais une dizaine devignobles, produisant des vins de divers fruits, desliqueurs et ducidre[133]. Latisane à base desureau ou depopulage des marais est utilisé par les Malécites depuis plusieurs millénaires[129] et l'arrivée des Britanniques a rendu l'usage duthé très populaire. LabrasserieMoosehead, fondée en 1867 à Saint-Jean, est la plus ancienne brasserie indépendante au pays. Ses principalesbières sont la Moosehead et la Alpine. Il y a aussi desmicrobrasseries, dont laPump House de Moncton et laPicaroons de Fredericton. Les chaînes de restaurantPizza Delight,Toujours Mikes, Bâton Rouge etScores appartiennent toutes à Imvescor, de Moncton[134].

Littérature

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Parmi les écrivains anglophones importants, notonsA.G. Bailey,William Bliss Carman,W.S. MacNutt,Alden Nowlan,Desmond Pacey et sirCharles G.D. Roberts[104].

Pour diverses raisons notamment économiques, lalittérature acadienne est peu développée avant leXIXe siècle. Le poèmeÉvangéline (1847), de l'AméricainHenry Longfellow, ainsi que l'ouvrageLa France aux colonies : Acadiens et Canadiens (1859), du FrançaisFrançois-Edme Rameau de Saint-Père, ont une influence considérable sur larenaissance acadienne. La découverte de leur propre histoire incite certains auteurs à publier, dontPascal Poirier. La littérature est dominée par ledébat nationaliste jusque dans les années 1960[135].

Les valeurs traditionnelles sont remises en question durant les années 1960 et la poésie acadienne est la première à suivre cette tendance. Dans le domaine du roman,Antonine Maillet se démarque sur la scène locale et internationale. Elle reçoit leprix Goncourt en 1979 pour son romanPélagie-la-Charrette[135].

Musées, bibliothèques et patrimoine

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Lepont couvert de Hartland.

Il y a en tout80 musées au Nouveau-Brunswick[136] ainsi que deuxzoos et deuxaquariums[137]. Lemusée du Nouveau-Brunswick, fondé en 1845 àSaint-Jean parAbraham Gesner, est le plus ancien du Canada[138], il a attiré près de 70 000 visiteurs en 2008-2009[139] et comprend des expositions sur l'art, l'industrie, l'histoire maritime, les oiseaux, la géologie et les baleines.

Il y a une multitude de galeries privées et quatorze galeries d'art publiques, la principale étant lagalerie d'art Beaverbrook, de Fredericton. Ses tableaux les plus connus sontSantiago el Grande deSalvador Dalí etThe Fountain of Indolence deJoseph Mallord William Turner. Il y a aussi des œuvres deJohn Constable,Joshua Reynolds,Thomas Gainsborough ainsi que de nombreux artistes canadiens desXIXe et XXe siècles, dontCornelius Krieghoff.

Lefortin militaire deSaint-Andrews.

Le Nouveau-Brunswick possède59lieux historiques nationaux, huitgares patrimoniales, quelques dizaines de sites historiques provinciaux et des centaines de sites historiques municipaux. Il y a62ponts couverts publics, dont le plus célèbre est le pont couvert deHartland, le plus long au monde avec ses 391 mètres[140]. Il y a22 phares ouverts au public[141]. Lejardins de Gus, lejardin botanique du Nouveau-Brunswick, lejardin Kingsbrae et le jardin International comptent parmi les principaux parcs.

La province compte 61bibliothèques publiques desservant la plupart des municipalités alors que quatrebibliobus desservent les autres localités. Leservice des bibliothèques du Nouveau-Brunswick en assure la gestion, de concert avec les municipalités. Certaines succursales possèdent des collections spéciales et labibliothèque publique L.-P.-Fisher deWoodstock constitue à elle seule un véritable musée. Les principales bibliothèques sont toutefois situées à l'extérieur de ce réseau, notamment les bibliothèques de l'Université de Moncton dont la bibliothèque Champlain, les cinq bibliothèques de l'Université du Nouveau-Brunswick dont la bibliothèque Harriet Irving et labibliothèque de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Musique

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À la fin duXVIIIe siècle, la populationloyaliste deSaint-Jean s'intéresse beaucoup à lamusique britannique et de petits concerts sont organisés.Stephen Humbert fonde la première école de chant sacré en 1796 et publie le premier livre de musique au pays en 1801,Union Harmony; peu d'églises acceptent toutefois de permettre la musique durant les messes. Les premiers orchestres et chorales sont formés au début duxixe siècle. Plusieurs salles de spectacles se succèdent au cours de l'histoire, la plus durable étant le Mechanics' Institute (1840-1914)[142]. Les premiers orchestres civils et militaires sont formés au début duxixe siècle à Fredericton[143] et Moncton[144] L'évêque John Medley, de Fredericton, implante une tradition de musique religieuse à partir de 1840[143]. Vers la même époque, les communautés religieuses jouent un rôle important dans le développement de lamusique acadienne; les orchestres collégiaux et les chorales paroissiales deviennent de plus en plus populaires[145]. La musique se développe plus tardivement à Moncton mais des concerts sont présentés vers la fin du siècle à l'hôtel de ville; les concerts de l'AméricainJohn Philip Sousa provoquent un engouement important par la fondation de plusieurs orchestres[144]. Celui de Fredericton sert de salle de concert au tournant duXXe siècle, attirant des artistes de renommée mondiale[143]. L'interprèteAnna Malenfant et le violonisteArthur Leblanc sont les premiers Acadiens à suivre une carrière internationale au début duXXe siècle[145]. De plus en plus de groupes sont fondés après la Deuxième Guerre mondiale, ainsi que des festivals de musique[143].

La Playhouse et l'Université du Nouveau-Brunswick abritent actuellement les principales salles de concert de Fredericton[143].

Parmi les musiciens contemporains les plus importants figurentÉdith Butler,Cayouche,Stompin' Tom Connors,Calixte Duguay,Donat Lacroix,Roch Voisine,Natasha St-Pier et le groupe 1755.

Le fondeur decymbalesSabian est implanté àMeductic, près de Fredericton.

L'orchestre symphonique du Nouveau-Brunswick, de Saint-Jean, est fréquemment en tournée dans la province.

En 2013, le pianiste acadien Carl Philippe Gionet[146] fonde Musique sur mer en Acadie[147], un organisme à but non lucratif « dédié à l’éducation et à la diffusion de la musique classique en milieu minoritaire francophone »[148],[149].

Sports

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Comme partout ailleurs au Canada, lehockey sur glace est le sport le plus populaire du Nouveau-Brunswick[réf. nécessaire] et la plupart des localités possèdent unaréna. Il y a des équipes de laLigue américaine de hockey jusqu'en 2003. Au niveau junior, la province est toujours représentée dans laLigue de hockey junior Maritimes Québec par leTitan d'Acadie-Bathurst, lesSea Dogs de Saint-Jean et lesWildcats de Moncton, ces derniers ayant remporté laCoupe du président en 2010. Il y a également quatre équipes de laLigue maritime de hockey junior A, soit lesCommandos de Dieppe, les Slammers deWoodstock, les Tigers de Restigouche et les Timberwolves deMiramichi. La plupart des villes comptent d'autres équipes évoluant dans des ligues amateurs.

Les Gladiators de la région de la Capitale, les Mustangs deRiverview et les Wanderers deSaint-Jean représentent la province dans laLigue de football des Maritimes.

Les clubs sportifs des Aigles bleus de Moncton, des Mounties de Mount Allison et des Varsity Reds de l'UNB représentent les universités dans laSIC.

Laringuette, lesoccer (football), lebasket-ball et levolley-ball sont parmi les autres sports d'équipe les plus populaires.

La province compte 56 terrains degolf[150]. L'île de Lamèque est le meilleur endroit au pays pour pratiquer lekitesurf[151]. L'enneigement abondant et les 1 000 km de sentiers font du Nouveau-Brunswick un bon endroit pour faire de la motoneige[152].

Symboles

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Articles détaillés :Armoiries du Nouveau-Brunswick etDrapeau du Nouveau-Brunswick.
Ledrapeau du Nouveau-Brunswick.
Lamésange à tête noire.

Leblason des armoiries du Nouveau-Brunswick a été accordé par la reineVictoria en 1868. Lecimier et ladevise ont été accordés par le lieutenant-gouverneur en 1966 et les autres éléments des armoiries ont été accordés par la reineÉlisabeth II le à l'occasion d'une visite àFredericton. Lelion symbolise le lien avec l'Angleterre. Le navire représente la situation maritime de la province tout en rappelant son industrie deconstruction navale[153].

Ledrapeau du Nouveau-Brunswick s'inspire des armoiries provinciales. Il a été adopté par proclamation le[154].

Ladevise provinciale est« Spem Reduxit », qui signifie « L'espoir fut restauré » enlatin[154]. L'emblème floral est laviolette cucullée (Viola cucullata)[154]. Letartan provincial a été adopté en 1969[154]. Lamésange à tête noire (Poecile atricapillus) fut proclamée oiseau-emblème en août 1983, à la suite d'un concours organisé par la Fédération des naturalistes du Nouveau-Brunswick[154]. Le, lesapin baumier(Abies balsamea) est devenu l'emblème arboricole provincial, pour sa présence dans les forêts et son importance autant pour l'industrie des pâtes et papier que pour la tradition de l'arbre de Noël[154].

Notes et références

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Notes

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  1. Pour ce congrès, L'Acadie des terres et forêts signifiait le nord-ouest du Nouveau-Brunswick (comtés de Madawaska, Victoria, Restigouche), le comté d'Aroostook dans le Maine, et le comté de Témiscouata au Québec

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Voir aussi

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Bibliographie

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  • MarjorieGann,Le Nouveau-Brunswick, Montréal, Grolier Éducation,(ISBN 0-7172-2936-X)

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