Finaliste du Masters en 2008, il s'impose l'année suivante dans ce même tournoi, évinçant tour à tourRafael Nadal,Robin Söderling etRoger Federer, pour dominerJuan Martín Del Potro en finale, et décrocher ainsi son unique titre majeur, devenant par la même occasion le premier joueur russe à inscrire son nom au palmarès desATP World Tour Finals[1].
Davydenko a également été demi-finaliste deRoland-Garros en 2005 et 2007, ainsi que de l'US Open en 2006 et 2007.
Il est l'un des seuls joueurs à avoir régulièrement disputé plus de 30 tournois en une saison, et sa régularité en fond de court lui a valu le surnom de « machine à balles »[2]. Il est également l'un des trois joueurs (avecNovak Djokovic etBorna Coric) à détenir un bilan positif face àRafael Nadal, avec six victoires pour cinq défaites.
Nikolay Davydenko met un terme à sa carrière en, après quinze années passées sur le circuit[3].
Né dans l'Ukraine soviétique, Nikolay Davydenko commence le tennis à l'âge de sept ans, en compagnie de son frère et futur entraîneur, Eduard. Résidant en Allemagne, il fait là-bas ses débuts sur le circuit junior, et déménage en Russie durant son adolescence afin d'obtenir la citoyenneté[4].
Davydenko accède au circuit professionnel en 1999. En 2000, il remporte un titre sur le circuit Future. Cette même année, il accède également à la demi-finale dutournoi ATP d'Amsterdam, et remporte un titreChallenger à Mönchengladbach.
C'est en 2001 que le Russe fait ses débuts enGrand Chelem, lors de l'Open d'Australie, où il accède au second tour, battu parPat Rafter. Il atteint le même stade de la compétition à Roland-Garros, s’inclinant face àLleyton Hewitt, et remporte par la suite deux titres Challenger, puis un nouveau l'année suivante, à Szczecin, en Pologne.
2002 est surtout l'année de son premier succès sur le circuit ATP, avec un titre àAdelaïde, où il domineKristof Vliegen en finale sur le score de 6-2, 7-63.
Le Russe récidive la saison suivante, en 2003, avec un nouveau trophée àEstoril, surterre battue, face à l'argentinAgustín Calleri, et atteint également la finale du tournoi deSankt Pölten face àAndy Roddick, concédée 7-62, 6-2. Ces excellents résultats, combinés avec un quart de finale autournoi de Barcelone, lui permettent d'entrer dans le top 50 mondial.
Le Russe prend confiance en lui face aux meilleurs joueurs du monde, ce qui lui permet de rallier une demi-finale autournoi de Hambourg en 2005, qu'il perd face àRoger Federer. Il s'impose la même année àSankt Pölten, toujours sur terre, opposé àJürgen Melzer, sur le score de 6-3, 2-6, 6-4.
Semblant parfaitement à son aise sur cette surface, il crée la surprise quelques semaines plus tard, en atteignant la demi-finale de Roland-Garros, concédée àMariano Puerta sur le score serré de 3–6, 7–5, 6–2, 4–6, 4–6, après avoir éliminé le finaliste de l'édition 2004,Guillermo Coria, mais aussi l'espagnolTommy Robredo.
Sur sa lancée, il participe au Masters de fin d'année, se hissant en demi-finale de la compétition, non sans avoir effacéAndre Agassi (6-4, 6-2),Gastón Gaudio (6-3, 6-4) et Mariano Puerta (6-3, 6-2,) mais s'incline contre un irrésistibleDavid Nalbandian, sur le score de 6-0, 7-5.
Au terme d'une excellente saison 2005, Davydenko grimpe de 23 places dans le classement ATP, entrant dans le top 5 mondial, à la cinquième place.
En 2006, Nikolay Davydenko est une nouvelle fois récompensé pour son opiniâtreté et sa régularité, atteignant une nouvelle demi-finale en Grand Chelem, lors de l'US Open, au terme de laquelle il sera défait par le Suisse Roger Federer. Il remporte également quatre titres, àPörtschach,Sopot,New Haven et Moscou face à son compatrioteMarat Safin.
Entré dans la cour des grands, Davydenko confirme son talent en remportant, quelques jours après son second titre en Russie, leMasters 1000 de Paris-Bercy, battant en finaleDominik Hrbatý sur le score de 6-1, 6-2, 6-2. Avec seulement 27 jeux perdus en cinq matchs, il a ainsi échoué à une unité du plus petit nombre de jeux cédés par un vainqueur,Stefan Edberg, en 1990, qui avait profité de l'abandon deBoris Becker au premier set de la finale[5].
Avec l'équipe de Russie, il remporte laCoupe Davis face à l'Argentine et termine la saison à la troisième place mondiale, son meilleur classement.
Durant cette saison, il aura disputé la bagatelle de 31 tournois, contre 16 par exemple pourRoger Federer, et aura remporté 67 matchs.
Il clôt également cette année avec à son actif des statistiques de retour de service impressionnantes, puisqu'il termine « meilleur retourneur » du circuit ATP, avec 35 % de jeux de retour gagnés en 94 matchs ; le second, l'EspagnolDavid Ferrer, étant à 33 % de jeux gagnés, en ayant toutefois joué 30 matchs de moins.
Davydenko-Nalbandian (Roland-Garros 2006).
2007 : Confirmation au plus haut niveau et scandale médiatique
Après une demi-finale et un huitième de finale àDoha et àSydney, Davydenko commence l'année2007 par une défaite prématurée en quarts de finale de l'Open d'Australie face à l'AllemandTommy Haas.
Décevant àIndian Wells,Miami, puis Monte Carlo, il perd sa place deno 3 mondial au profit d'Andy Roddick. C'est au mois de mai que le Russe réintègre l'élite, en atteignant la demi-finale du tournoi de Rome, démontrant ainsi son étonnante prédilection pour la terre battue.
Davydenko confirme son statut lors des Internationaux de France, quelques jours plus tard, où il accède pour la seconde fois de sa carrière en demi-finale de la compétition, éliminant deux Argentins spécialistes de la surface, David Nalbandian puisGuillermo Cañas, avant de s'incliner face à Roger Federer sur le score serré de 7-5, 7-65, 7-67.
Peu à son aise sur gazon, il accède néanmoins pour la première et unique fois de sa carrière en huitièmes de finale dutournoi de Wimbledon.
En dépit de cette affaire, Davydenko fait une rentrée tonitruante sur dur américain quelques semaines plus tard, en se qualifiant pour la demi-finale duMasters 1000 de Cincinnati, perdue face à l'américainJames Blake, mais surtout à l'US Open, où il atteint le dernier carré pour la seconde fois consécutive, après avoir facilement défait Tommy Haas au tour précédent. Comme la saison passée, le Suisse s'imposera une nouvelle fois, sur le score de 7-5, 6-1, 7-5.
Un autre fait divers viendra perturber la saison du joueur, puisque le, lors de l'Open de Saint-Pétersbourg en Russie, il est sanctionné par l'arbitre de chaise pour « manque de combativité » lors du troisième set (à 0-4) de son match perdu (6-1, 5-7, 1-6) contre le CroateMarin Čilić, alors en pleine ascension, et qui venait déjà de battre le Russe un mois plus tôt[9]. Mis à l'amende, Davydenko fera preuve de détermination en remportant pour la troisième fois le tournoi de Moscou quelques jours plus tard face au françaisPaul-Henri Matthieu, sur le score de 7-5, 7-69, s'adjugeant ainsi son unique titre de la saison.
Visiblement fatigué, il ne saura défendre son titre à Bercy, éliminé dès les huitièmes de finale parMárcos Baghdatís, et ne dépassera pas le Round Robin lors de la Masters Cup. Au terme d'une saison une nouvelle fois solide, mais malheureusement émaillée par des imbroglios, il termine à la quatrième place mondiale.
Davydenko débute l'Open d'Australie sur les chapeaux de roue, battant trois Français à la suite,Michaël Llodra,Nicolas Mahut etMarc Gicquel, avant de chuter en huitièmes de finale face à son compatrioteMikhail Youzhny (7-62, 6-3, 6-1).
Il atteint néanmoins une demi-finale àDubaï, et après une sortie prématurée à Indian Wells au troisième tour face àMardy Fish, il réalise un excellent parcours lors du Masters 1000 de Miami. Après avoir bien mal entamé la compétition face au lettonGulbis, contre qui il aura sauvé deux balles de match, il évince successivementMario Ančić,Janko Tipsarević et pour la première foisAndy Roddick en demi-finale, avant de survoler la finale face àRafael Nadal[10] sur le score de 6-4, 6-2, remportant ainsi son second Masters Series après celui de Paris-Bercy en 2006. Le Russe signe là une victoire de prestige face à l'un des deux meilleurs joueurs du monde.
Sur terre battue, il débute par une finale àEstoril, perdue contreRoger Federer, puis enchaîne avec une demi-finale àMonte-Carlo, au terme de laquelle Nadal prendra sa revanche (6-3, 6-2). Échouant au second tour des Masters de Rome, puis de Hambourg, il remporte son second titre de la saison lors de l'Open de Poertschach, en battantJuan Mónaco en finale sur le score de 6-2, 2-6, 6-2.
Attendu à Roland-Garros, Davydenko décevra en s'inclinant dès le troisième tour, battu parIvan Ljubičić, avant de s'imposer à l'Open de Varsovie en finale face àTommy Robredo (6-3, 6-3). Cette victoire en Pologne le contraint à réduire sa préparation pour letournoi de Wimbledon, ce qui a pour effet de le voir chuter au premier tour face àBenjamin Becker.
Après des prestations moins convaincantes à Montréal et Cincinnati, il est de retour pour l'US Open où il perd face àGilles Müller en huitièmes de finale. Davydenko participe ensuite à la défaite de son équipe deCoupe Davis face à l'Argentine.
Il faudra attendre la fin de saison pour que le Russe retrouve ses moyens, parvenant à se hisser en demi-finale du Masters 1000 de Paris-Bercy, mais il devra s'incliner face àDavid Nalbandian (6-1, 5-7, 6-4).
En dépit de résultats en dents de scie, Davydenko est qualifié pour la Masters Cup. Le tirage au sort le place dans le groupe « Or » en compagnie deTsonga,Djokovic etDel Potro. Pour son premier match, il batJo-Wilfried Tsonga dans un match accroché (66-7, 6-4, 7-60). Son deuxième match s'avère tout aussi serré, mais cette fois en sa défaveur,Djokovic s'imposant 7-63, 0-6, 7-5. Davydenko se qualifie malgré tout pour les demi-finales grâce à sa victoire facile face à la révélation de la saison 2008, l'ArgentinDel Potro (6-3, 6-2). Puis, au terme d'une demi-finale remarquable, il batAndy Murray sur le score de 7-5, 6-2. Pour sa première finale dans un tournoi majeur, il se heurte à unNovak Djokovic solide et s'incline 6-1, 7-5[11].
Avec un second titre en Masters 1000 et une finale aux Masters, le Russe achève une nouvelle saison dans le top 5, à la cinquième place.
Après une défaite en quarts de finale àStuttgart, il remporte coup sur coup les tournois deHambourg etUmag. Ces victoires lui permettent de réintégrer le top 10 mondial, trois mois après l'avoir quitté. À l'US Open, mené deux sets à un, il abandonne en huitième de finale face au suédois Robin Söderling.
Début octobre, il commence la saison asiatique sous les meilleurs auspices, remportant letournoi de Kuala Lumpur face àFernando Verdasco, 6-4, 7-5. Sur une excellente dynamique, il réalise un parcours parfait lors du Masters 1000 deShanghai, dominantRadek Štěpánek puisNovak Djokovic, pour retrouver Rafael Nadal, alors numéro deux mondial, en finale. Au terme d'un match d'un excellent niveau, le Russe s'offre une nouvelle victoire de prestige aux dépens du Majorquin, s'imposant 7-63, 6-3, et remportant là son troisième Masters 1000 en carrière[14].
Décevant à Bercy, Davydenko se ressaisit pour achever sa saison en beauté. AuMasters, disputé pour la première fois à Londres, Davydenko remporte deux de ses trois matchs de poule. S'inclinant tout d'abord face au tenant du titre,Novak Djokovic (6-3, 4-6, 5-7), il enchaîne avec deux victoires au forceps, face à Rafael Nadal (6-1, 7-64) puis Robin Söderling (7-66, 4-6, 6-3). Se hissant en demi-finale, il y retrouve le Suisse Roger Federer, qu'il n'a jamais battu en treize confrontations. À l'issue d'un match remarquable, le Russe parvient à se défaire enfin de son adversaire sur le score de 6-2, 4-6, 7-5, et se qualifie ainsi pour sa seconde finale du tournoi des Maîtres, contre Juan Martín del Potro, vainqueur de l'US Open quelques mois plus tôt. Solide et intraitable, Davydenko triomphe de l'Argentin sur le score de 6-3, 6-4, et s'adjuge ainsi le tournoi le plus prestigieux de sa carrière[15].
Malgré cette victoire majeure et un nouveau titre en Masters 1000, il achève sa saison à la sixième place mondiale, soit une place de moins que l'année précédente.
En 2010, Nikolay Davydenko signe un début d'année remarqué en remportant l'un des premiers tournois de l'année, à savoir celui deDoha, où il réalise l'exploit de battre consécutivementRoger Federer en demi-finale etRafael Nadal en finale, un exploit retentissant que seuls Nalbandian, Djokovic et Del Potro avaient réalisé jusqu'ici (Andy Murray réalisera lui aussi cette performance à Toronto en 2010)[16].
Il arrive ainsi à l'Open d'Australie en confiance, remportant ainsi ses trois premiers matchs en trois sets contre Dieter Kindlmann,Illya Marchenko etJuan Mónaco. En huitièmes de finale il domineFernando Verdasco en cinq sets pour se donner le droit d'affronterRoger Federer. Après un bon début de match, qui le voit mener 6-2, 3-1, le Suisse se reprend et remporte ce quart de finale en quatre sets (2-6, 6-3, 6-0, 7-5).
Diminué par une fracture du poignet gauche, qu'il a contractée après sa demi-finale perdue face à Robin Söderling au tournoi d'Amsterdam[17], le Russe déclarera forfait lors de son troisième tour à Indian Wells, et ne participera pas à la saison sur terre battue. Il fait son retour à Wimbledon, battu au second tour parDaniel Brands. Il atteint par la suite un quart de finale à Cincinnati et à Bercy, et ne parviendra pas à dépasser le second tour de l'US Open, défait par le françaisRichard Gasquet.
Cette blessure tenace semble marquer la fin d'un cycle pour le joueur, et ses mauvais résultats contribuent à le faire chuter dans le classement ATP, puisque le Russe sort du top 20 mondial, achevant sa saison à la22e place.
S'ensuit alors une longue période de déclin pour le champion russe, lequel ne parvient plus à briller dans les tournois les plus importants du circuit. Cette année-là, Davydenko ne dépassera pas le second tour des huit Masters 1000 (sur les neuf possibles) auxquels il a participé, et son meilleur résultat en Grand Chelem sera un troisième tour à l'US Open, concédé à l'homme fort de la saison, le serbe Novak Djokovic.
Néanmoins, au mois d'avril, plus de huit ans après son premier titre professionnel, il parvient à remporter à vingt-neuf ans son vingt-et-unième et dernier tournoi, àMunich[19], dominant en finaleFlorian Mayer avec pour score final : 6-3, 3-6, 6-1.
Malgré cette finale surprise, son déclin s'accentue plus encore, en dépit d'une demi-finale atteinte à Rotterdam, où il prend sa revanche en quarts surRichard Gasquet, alorsno 16 mondial, ainsi qu'àNice, où il bat cette foisJohn Isnerno 11, et finalement àMetz. En Grand Chelem et en Masters 1000, il dépasse rarement le second tour, à l'exception du Masters de Cincinnati, au cours duquel il rallie un huitième de finale, perdu face à Novak Djokovic.
Les saisons 2013 et 2014 seront pour le Russe synonymes de « chant du cygne ». Abonné aux éliminations au premier ou second tour des plus grands tournois professionnels, il chute inexorablement dans le classement, plongeant à la 241e place mondiale. Le, Nikolay Davydenko annonce, lors dutournoi de Moscou, qu'il se retire du circuit professionnel[21],[22].
Nikolay Davydenko a remporté un total de vingt-et-un titres sur le circuit ATP, s'imposant dans trois Masters 1000, décrochant un Masters, et ayant signé des victoires marquantes face à deux des meilleurs joueurs de tous les temps que sontRafael Nadal etRoger Federer.
Eternel outsider[23], il est parfois considéré comme l'un des joueurs les plus doués à n'avoir jamais remporté de tournoi du Grand Chelem[24].
Il est l'un des trois joueurs, avecNovak Djokovic, et Dustin Brown à détenir un bilan positif lors de sesconfrontations contre Rafael Nadal, avec six victoires (dont une par abandon) contre cinq défaites. Cette donnée peut s'expliquer par le fait qu'il était l'un des seuls joueurs à être en mesure de négocier lelift de l'Espagnol, mais aussi car ses victoires ont été conclues sur surface dure, à une époque où Nadal n'excellait pas encore dans ce contexte de jeu. Sur terre battue, le Majorquin mène quatre victoires à zéro, mais reste dominé sur dur, avec une seule victoire pour six défaites.
De nature discrète, et projetant une image destakhanoviste austère, Davydenko n'a jamais suscité d'enthousiasme auprès des médias, privilégiant sa vie de famille, et refusant de s'exposer dans la presse[25].
En 2019, il admet que sa carrière a été grandement contrariée par les exploits de Roger Federer[26]. Le Suisse l'a en effet privé de finale en tournoi du Grand Chelem à trois reprises, en 2006, et deux fois en 2007.
Le joueur russeKaren Khachanov a fait appel à ses services durant l'été 2019 pour superviser quelques entraînements à Moscou[27].
Doté d'un gabarit moyen (ectomorphe de moins d'1 m 80), Nikolay Davydenko était un attaquant de fond de court au jeu rapide, puissant et agressif. À l'instar d'Andre Agassi, il aimait dicter le jeu depuis sa ligne de base, jouant en cadence, et donnant de la percussion avec des frappes à plat puissantes et incisives[28]. Sa prise de balle précoce, sa vitesse d'exécution et l'intensité qu'il mettait dans son rythme de jeu lui permettaient de prendre ses adversaires de vitesse sur leur replacement, et sa capacité à varier ses angles, ainsi que sa géométrie du court, créaient des décalages violents, cherchant ensuite le coup fatal à l'aide de coups droits et revers croisés ou décroisés, mais aussi par un exceptionnel revers en long de ligne. Son revers à deux mains fut d'ailleurs considéré supérieur à son coup droit[29]. Sa projection naturelle vers l'avant pouvait occasionnellement le pousser au filet, où il faisait preuve d'une excellente couverture et d'une certaine solidité, ainsi que d'une main de qualité, notamment dans ses volées-amorties.
S'il était un « puncheur » dans l'âme, il excellait tout autant dans les séquences défensives, où son remarquable jeu de jambes et son endurance exceptionnelle en faisaient un joueur difficile à déborder, pouvant même inscrire régulièrement des coups gagnants en bout de course[30]. Sur surfaces lentes et intermédiaires, Davydenko était en mesure de supporter des matchs de longue durée, et savait tempérer les échanges par le biais de balles liftées ou slicées, ou par des coups de neutralisation assénés dans l'axe qui lui laissaient le temps de se replacer.
Serveur puissant, il était plus redoutable encore en relance. Ses surfaces de prédilection furent le dur (rapide et intermédiaire) ainsi que la terre battue. Joueur de rythme, il ne sut jamais trouver ses marques sur gazon.