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Nicolas Lebourg

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Pour les articles homonymes, voirLebourg.

Nicolas Lebourg
Nicolas Lebourg en 2022.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Ras l'front(années 1990)
Observatoire des radicalités politiques(d)(jusqu'en)
La Gauche populaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Site web

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Nicolas Lebourg, né en 1974, est un historienfrançais. Chercheur au Centre d’études politiques de l'Europe latine (CEPEL) à l'université de Montpellier, il est spécialiste de l'extrême droite. Il est membre duProject on the Transnational History of the Far Right de l'Institute for European, Russian and Eurasian Studies (IERES) à l'université George-Washington.

Biographie

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Issu d’une famille degauche, Nicolas Lebourg indique avoir choisi d'étudier l'extrême droite après avoir été choqué par une caricatureantisémite du socialisteLaurent Fabius en couverture deMinute en 1992[1].

Il étudie lasociologie àAix-en-Provence, puis l’histoire àPerpignan[2]. Il soutient en 2005 une thèse d'histoire sur lesnationalistes-révolutionnaires qui suscite l'intérêt du politologueJean-Yves Camus[2].

Il débute comme enseignant à l'université de Perpignan[3] de 2000 à 2015 avant de rejoindre l'université de Montpellier[4]. Il est chargé de recherches pour le programme dumémorial du Camp de Rivesaltes entre 2006 et 2008. De 2015 à 2020, il est chercheur invité de l'Institute for European, Russian and Eurasian Studies de l'université George-Washington pour le projetTransnational History of the Far Right[4],[5]. Il est le coordinateur de la chaire Citoyenneté de l'Institut d'études politiques de Saint-Germain-en-Laye entre 2019 et 2020. Il a été membre du comité de pilotage du programme Violences et radicalités militantes enFrance de l’Agence nationale de la recherche de 2016 à 2020[6].

Il a aussi participé aux programmes « Internationalisation des droites radicales. Europe Amériques » de laMaison des Sciences de l'homme enLorraine ; « European Fascism » à l'université George-Washington ; « The Far Right in Europe and Russia’s Role and Influence » au Carnegie Council for Ethics in International Affairs àNew York ; Foundation Open Society Institute (New York) ; « Internationalisation des droites radicales en Eurasie » et « Violences et radicalités politiques » à CNRS-COSPRAD ; « Perpignan laboratoire social » à Fondation Maison des sciences de l’homme et CEPEL[6].

Il fédère un groupe de chercheurs travaillant sur les marges politiques (Sylvain Crépon,Gaël Brustier,Jean-Yves Camus,Stéphane François,Olivier Dard) avec le site « Fragments sur les temps présents », créé en 2008. Libre d'accès, ce dernier se réclame de l'éducation populaire[2]. Il indique que ce groupe d'universitaires cherche à ce que le champ de recherche de l'extrême droite« arrête d’être utilisé à des fins politiciennes par la gauche morale et par la droite réac. […] Nous nous sommes mis d’accord pour balayer tout ça, pour comprendre l’objet pour ce qu’il était[2]. »

Souvent sollicité dans les médias, il écrit régulièrement des articles pourSlate[7],Mediapart,Le Monde etLibération en réaction à l’actualité[2]. Certains de ses propos lui ont valu d'être accusé de complaisance à l'égard duFront national parSylvain Bourmeau et Philippe Marlière[2]. La plupart des représentants et des sites d’extrême droite saluent son honnêteté intellectuelle[2].

En, il est invité à déjeuner par le président de la RépubliqueFrançois Hollande, avecNonna Mayer, Alexandre Dézé,Olivier Dard etJean-Claude Monod, pour évoquer l'hypothèse d'une victoire deMarine Le Pen lors de l'élection présidentielle de 2017[8].

En, il est entendu par la Commission d'enquête sur la lutte contre les groupuscules d'extrême droite[9].

En 2023, il est auditionné par la Mission d'information parlementaire sur l'activisme violent[10].

Entre 2022 et 2024, Nicolas Lebourg réalise un rapport sur commande de la Mission de lutte contre la radicalisation violente de l'administration pénitentiaire, analysant les profils de 104 individus arrêtés depuis 2017 pour des violences d'extrême droite[11].

Prises de positions

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Il milite durant les années 1990 àRas l'front, dont il part après avoir constaté que cette organisation utilisait« de vieux logiciels gauchistes qui ne correspondaient à rien »[2].

Il adhère brièvement àLa Gauche populaire,think tank proche duParti socialiste créé en 2012, qui plaide pour une meilleure prise en compte des attentes des catégories populaires. Il le quitte sur un désaccord[2].

Le collectif informel réuni autour de son blog « Fragments sur les temps présents » fournit en 2014 la base de l'Observatoire des radicalités politiques (ORAP) de laFondation Jean-Jaurès[12]. Il quitte l'ORAP en 2017[6].

En 2016, il publieLettres aux Français qui croient que cinq ans d’extrême droite remettraient la France debout (Éditions Les Échappés). L'ouvrage rassemble dix lettres adressées à dix électeurs types du Front national auxquels il se refuse à donner des conseils de vote, nées de ce qu'il dit être sa « lassitude » face aux polémiques politiques[13].

À la suite d'une tribune sur le siteAtlantico publiée parBenoît Rayski, qu'il juge incroyablementraciste, il refuse de s'exprimer sur le site[14].

En, en réponse aumanifeste contre le nouvel antisémitisme, il signe la tribune « La lutte contre l'antisémitisme doit être l'affaire de tous », qui paraît dansLe Parisien[15]. Deux ans plus tard, il fait partie des cosignataires d'un appel, initié parSOS Racisme, et rassemblant personnalités, associationsantiracistes et partis de gauche, demandant au gouvernement d'initier un chantier de prévention des racismes au sein desforces de l'ordre[16].

Publications

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  • Le Monde vu de la plus extrême droite. Du fascisme au nationalisme-révolutionnaire, Presses universitaires de Perpignan, Perpignan, 2010, 262 p.
  • François Duprat, L’homme qui inventa le Front national, avec Joseph Beauregard,éditions Denoël, Paris, 2012, 382 p.[17]
  • Dans l’ombre des Le Pen. Une histoire desno 2 du Front national, avec Joseph Beauregard,éditions Nouveau Monde, Paris, 2012, 391 p.
  • Mort aux bolchos. Un siècle d’affiches anticommunistes,Les Échappés, Paris, 2012, 144 p.
  • Perpignan, une ville avant le Front national, avecJérôme Fourquet et Sylvain Manternach,Fondation Jean-Jaurès, Paris, 2014, 134 p.
  • Aux Racines du FN. L’histoire du mouvement Ordre Nouveau, préface deJean-Yves Camus, avec Jonathan Preda et Joseph Beauregard, Fondation Jean-Jaurès, Paris, 2014, 122 p.
  • Rivesaltes. Le Camp de la France de 1939 à nos jours, préface dePhilippe Joutard, avec Abderahmen Moumen, Trabucaire, Perpignan, 2015
  • Les Droites extrêmes en Europe (avecJean-Yves Camus), Paris,éditions du Seuil,, 313 p.(ISBN 978-2-02-109086-4,présentation en ligne)[18]
  • Mutations et diffusions de l’altérophobie. De « l’inégalité des races » aux concurrences identitaires, avecStéphane François, Presses universitaires de Valenciennes, Valenciennes, 2016
  • Lettre aux Français qui croient que 5 ans d'extrême droite remettraient la France debout, Les Échappés,, 132 p.(ISBN 978-2357661240)
  • La Nouvelle Guerre d’Algérie n’aura pas lieu, avec Jérôme Fourquet, Paris, Fondation Jean-Jaurès, 2017
  • Les nazis ont-ils survécu ? : enquête sur les internationales fascistes et les croisés de la race blanche, Paris, éditions du Seuil,, 320 p.(ISBN 978-2021413717)[19]
  • Paris Moscou. Un siècle d'extrême droite, avec Olivier Schmitt, Paris, éditions du Seuil, 2024, 272 pages.

Direction d'ouvrage

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  • Avec Isabelle Sommier,La Violence des marges politiques des années 1980 à nos jours, Paris, Reveneuve, 2018

Documentaires

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  • François Duprat. Une histoire de l’extrême droite, de Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg, 2011[20],[21]
  • Jacques Doriot, le petit Führer français (conseiller historique), de Joseph Beauregard, 2018[22]
  • Le Grand Remplacement, histoire d’une idée mortifère, de Nicolas Lebourg et Thomas Zribi, 2022[23]

Notes et références

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  1. Philippe Becker, « Nicolas Lebourg : un œil rationnel sur les droites radicales »,La Semaine du Roussillon,‎(lire en ligne).
  2. abcdefgh etiMathieu Dejean, « Qui est Nicolas Lebourg, l’incontournable historien du FN ? », surLes Inrockuptibles,(consulté le).
  3. Philippe Becker, « Nicolas Lebourg : un œil rationnel sur les droites radicales »,La Semaine du Roussillon,‎(lire en ligne)
  4. a etb« Fiche de Nicolas Lebourg sur le site du Centre d'Études Politiques de l'Europe Latine (CEPEL) »(consulté le).
  5. (en) « Team », surarchive de historyofthefarright.org(consulté le).
  6. ab etc« Site du chercheur », surtempspresents.com(consulté le).
  7. « Les articles de Nicolas Lebourg », surslate.fr,.
  8. Éric Aeschimann, « Et si Marine Le Pen gagnait ? Hollande consulte », surnouvelobs.com,(consulté le).
  9. « Commission d’enquête sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite en France », surassemblee-nationale.fr,(consulté le).
  10. « Rapport de la mission parlementaire sur l'activisme violent », surassemblee-nationale.fr,(consulté le).
  11. MaximeMacé et PierrePlottu, « Incels, pères de famille, ex-militaires… Les profils des détenus d’extrême droite en France »Accès payant, surLibération,(consulté le)
  12. « Deux années de ressources sur les radicalités politiques », surtempspresents.com,(consulté le).
  13. Voir les interviewshttps://tempspresents.com/2016/09/14/double-front-des-lettres/
  14. ClémentineSpiler, « Racisme, « reine des salopes » et « islamophobie décomplexée» : petit portrait de Benoît Rayski », surLes Inrockuptibles,(consulté le).
  15. « La lutte contre l’antisémitisme doit être le combat de tous »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sursos-racisme.org,.
  16. « « Ouvrir le chantier de la lutte contre le racisme au sein de la police et la gendarmerie » »,Le Parisien,‎(lire en ligne)
  17. Voir surdroites-extremes.blog.lemonde.fr.
  18. Traduction en anglais :Far-Right Politics in Europe, Cambridge, Harvard University Press, 2017.
  19. « Comment l’idéologie nazie a prospéré après la guerre », surMediapart,(consulté le).
  20. Une coproduction 1+1, LeMonde.fr et l’Institut national de l’audiovisuel, diffusion surlemonde.fr et sur l’ina.fr.
  21. Voir surlemonde.fr.
  22. « Jacques Doriot, le petit Führer français », surFestival international du film d'histoire.
  23. « Le Grand Remplacement, histoire d’une idée mortifère », surLCP.

Liens externes

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