Dans lesannées 1970, il donne des cours d'histoire et de géographie auWest Georgia College(en). Durant cette période, il participe à plusieurs campagnes républicaines pour la chambre des représentants avant de gagner l'élection en. Il estWhip minoritaire de laChambre des représentants de 1989 à 1995. Président de la Chambre des représentants du au, il est désignéhomme de l'année par le magazineTime en1995, puisqu'étant à l'origine de la « révolution républicaine » dans la chambre, mettant fin à quarante années de majorité démocrate. Il représente pendant plusieurs années l'opposition duParti républicain face au présidentBill Clinton.
Newton Leroy McPherson est né à Harrisburg (Pennsylvanie) le. Fils de KathleenKit Daugherty et de Newton Searles McPherson. Ses parents divorcent peu après la naissance de leur enfant, et Kathleen Daugherty se remarie en1946 avec Robert Gingrich, lequel adopte Newt et lui donne son nom.
Il est diplômé en histoire (Bachelor Degree) de l'université Emory à Atlanta et titulaire d'un Master suivi d'un doctorat (PhD) en histoire européenne, ce dernier ayant été obtenu en trois ans à l'université Tulane. Son sujet de thèse fut « La politique belge d'éducation au Congo (1945-1960) ».
En 1968, Gingrich s'engage au côté deNelson Rockefeller puis est candidat au congrès en 1974 et 1976. Il est élu en 1978 au Congrès, où il est le représentant des quartiers sud d'Atlanta. Il est ensuite réélu à 6 reprises.
En 1995, il devient le président de la Chambre des Représentants. Il quitte le Congrès quatre ans plus tard, lâché par ses propres alliés qui lui reprochent son autoritarisme[1], et devientéditorialiste politique.
Il est consultant pour le géant du crédit hypothécaireFreddie Mac, qui lui verse[Quand ?] 1,6 million de dollars[2]. La nature de son travail reste incertaine : lui-même affirme avoir été employé comme historien, alors que Mitt Romney, son adversaire lors de la primaire républicaine de 2012, estime qu'il était en réalité lobbyiste[3].
En, il annonce sa candidature auxprimaires présidentielles du Parti républicain de 2012. Grâce à des interventions remarquées lors des débats télévisés et au déclin d'autres candidats, dontRick Perry etHerman Cain, il devient le favori en, devançant notammentMitt Romney. Les sondages nationaux le placent largement en tête des intentions de vote, avec 37 % de soutien, contre seulement 22 % pour Mitt Romney[4]. Son avance régresse progressivement au cours des semaines suivantes et il est finalement devancé par Mitt Romney,Rick Santorum etRon Paul lors des premiers scrutins de l'Iowa et duNew Hampshire. Il parvient néanmoins à créer la surprise le en remportant l'État deCaroline du Sud, loin devant les autres prétendants, avec plus de 40 % des suffrages exprimés[5]. Cette victoire inespérée lui permet de créer une nouvelle dynamique et d'apparaître comme une alternative crédible à Mitt Romney pour représenter le camp conservateur face àBarack Obama. Cependant, cette remontée est de courte durée. Des performances décevantes lors de débats télévisées[6] et une contre-offensive financière accrue de la part des autres candidats freinent la percée de Gingrich[7]. Il est ainsi nettement battu par Mitt Romney lors de la primaire suivante, en Floride, qui l'emporte avec près de 15 % d'avance[8]. Dégringolant ensuite dans les sondages, il a accusé ce dernier de vouloir « acheter l'élection »[9]. Largement devancé parMitt Romney, il se retire de la course à l'investiture républicaine le[10].
En 2016, il est cité comme possible candidat du Parti républicain au poste de vice-président pour l'élection présidentielle, aux côtés deDonald Trump[11]. C'est cependant le gouverneur de l'Indiana,Mike Pence, qui devient le colistier de Donald Trump. Depuis lors, Newt Gingrich est resté malgré tout un soutien constant de ce dernier qui, par ailleurs, nomme son épouseCallista ambassadrice au Vatican en décembre 2017[12].
Ayant été baptisé et élevé dans la religionluthérienne et après avoir passé la plus grande partie de sa vie d'adulte commebaptiste, Gingrich s'est converti aucatholicisme (religion de sa dernière épouse) en 2009. Il s'est marié trois fois, les deux premiers mariages s'étant terminés par un divorce à cause de liaisons. Il a deux filles de son premier mariage. Il est l'époux deCallista Gingrich (née Bisek) depuis l'an 2000. Le ménage demeure àMcLean enVirginie[13].
Auteur ducontrat avec l'Amérique en 1994, Newt Gingrich est le fondateur de « American Solutions for Winning the Future ». Il s'est prononcé pour la suppression de l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA). Contrairement aux positions traditionnelles du parti républicain, il s'est prononcé durant la campagne des primaires de l'élection présidentielle américaine de 2012 en faveur d'une intégration des immigrés clandestins présents dans le pays depuis des décennies, intégrés et qui paient des impôts[14]. Au cours de la primaire, il a aussi attaqué Romney sur sa maîtrise dufrançais, nourrissant unemoquerie populaire vis-à-vis de laFrance qui est fréquente auxÉtats-Unis[15]. Cependant, Newt Gingrich a lui-même séjourné quelque temps en France, àOrléans, lorsque son beau-père officier (et second époux de sa mère) y était stationné dans le cadre de l'OTAN.
En 2007, Newt Gingrich publieRediscovering God in America, livre dans lequel il avance que les pères fondateurs voulaient autoriser et encourager l'expression des opinions religieuses dans la sphère publique. Écrivain prolifique, il est également l'auteur deWinning the Future et deTo Save America. Newt Gingrich a identifié le domaine de l'éducation comme facteur numéro un de la future prospérité américaine[pas clair]. En, lors d'une interview, il qualifie les Palestiniens de « peuple inventé »[16].
Newt Gingrich et son épouse Callista avecDonald Trump en 2017.
Ses positions à l'égard de la science ont beaucoup varié. Il est historien de formation, se montre intéressé sur le sujet, visite volontiers des laboratoires, mais selon David Malakoff (dans la revueScience en 2016)[17], ses ambitions politiques le pousseraient à adopter ou soutenir des positions politiques que de nombreux scientifiques considèrent comme desanathèmes, notamment en ayant fait la promotion au début desannées 1990 d'une forte diminution du budgetrecherche et développement de l’État fédéral, et en mettant en doute la fiabilité de lascience du climat (en revenant plus tard[Quand ?] sur cette position, puis en s'affichant à nouveauclimatosceptique lors de la première campagne présidentielle de Donald Trump)[17]. Il semble encourager l'enseignement ducréationnisme dans les écoles[17]. En, après s'être engagé à ne pas toucher à la recherche sur les cellules souches, il fait campagne enFloride pour Donald Trump en affirmant qu'il fallait interdire toute la recherche sur les cellules souches embryonnaires, y compris les études utilisant des embryons créés par lafécondation in vitro et non utilisés. Dix ans plus tôt, interrogé parDiscover Magazine, il déclarait :« Je ne chercherais pas à interdire la recherche sur les cellules souches dans les cliniques pour la fertilité »[17].
SelonSherwood Boehlert, homme politique républicain de New York, c'est une personnalité brillante, mais qui est aussi« lepragmatiste ultime. Il va faire et dire aujourd'hui ce qu'il faut faire et dire aujourd'hui pour accomplir ce qu'il veut, et demain il dira et fera quelque chose de complètement différent »[17]. Ces revirements ont irrité de nombreux climatologues, dontKatharine Hayhoe[18], qui regrette que Gingrich ait modifié un chapitre sur le changement climatique qu'elle avait écrit pour un de ses prochains livres.
Sur les questions de politique extérieure, il s’intéresse principalement au monde musulman, qu'il perçoit comme une menace. Selon lui, il faut « exfiltrer les scientifiques » d’Iran et défendre les dictatures proches des États-Unis : « Il me semble étrange queMoubarak [chef d’État égyptien de 1981 à 2011], qui a été notre allié pendant des années, qui a fait tout ce qu’il pouvait pour aider les États-Unis, qui nous a assisté lors de nos campagnes enIrak, qui a fait littéralement tout ce que nous lui avons demandé, soit lâché du jour au lendemain par l’administration Obama, signalant au monde entier : "Ne vous fiez pas aux États-Unis, parce qu’ils vous abandonneront en un clin d’œil, dès qu’ils en auront envie" »[20]. Pour faire des économies, il défend la suppression de l’aide aux pays étrangers[20].
Dans un article publié en l'éditorialisteMichael Tomasky(en) considère qu'au cours des trente années précédentes aucun homme politique n'a eu une influence plus dommageable sur les États-Unis que Newt Gringrich[22].