NTFS est le successeur du système de fichiersFAT comme système de fichiers de prédilection des systèmes d'exploitationMicrosoft Windows antérieurs. NTFS dispose de nombreuses améliorations techniques par rapport à la FAT et au HPFS (High Performance File System), comme un support amélioré desmétadonnées, et l'utilisation de structures de données avancées pour améliorer les performances, la fiabilité et l'utilisation de l'espace disque, ainsi que des extensions supplémentaires, telles que la liste de contrôle d'accès (ACL) et lajournalisation du système de fichiers.
v1.2 avecWindows NT 3.51 (mi-1995) etWindows NT 4.0 (mi-1996) (parfois dénommé « NTFS 4.0 » parce que la version du pilote du système de fichiers est la 4.0) ;
v3.0 à partir deWindows 2000 (« NTFS v5.0 » ou « NTFS5 »)[3] ;
v3.1 à partir deWindows XP (automne 2001 ; « NTFS v5.1 ») avec le système de fichiers logique version 1.1 «LFS 1.1» et introduit avec la version beta de Windows 8 le système de fichiers logique version version 2.0 «LFS 2.0», incompatible en écriture avec LFS 1.1 ; ceci empêche notamment de pouvoir amorcer par exemple Windows 7 et Windows 8 sur le même disque car chkdisk va trouver des erreurs sur la partition de Window 7 et les "corriger" d'emblée.
NTFS est peu documenté, à dessein selon certains, car, pour cette raison, et aussi du fait que l'on n'avait pas pu réaliser derétroconception complète à son sujet, lespilotesGNU/Linux n'y donnaient accès qu'en lecture et partiellement en écriture jusqu'à l'arrivée du pilote libreNTFS-3G. Celui-ci n'est pas complet, mais permet des lectures/écritures sur du NTFS.
Historique des pilotes (pour permettre l'accès et l'écriture sur des partitions NTFS noncompressées) :
Le premier pilote Linux est un module de noyau nommé NTFS qui ne permet que la lecture et l'écriture en mode remplacement seulement (considéré comme stable depuis le noyau 2.6.15), mais ni la création, ni la suppression de fichiers. Ce pilote est désormais bloqué par défaut par la plupart desdistributions Linux, ce pilote n'étant plus considéré comme activement maintenu.
Le deuxième pilote est un pilote de type fuse nomméCaptive NTFS. Il est beaucoup plus lent, mais permet la lecture et l'écriture de manière plus sûre pour la partition. Il s'agit techniquement d'une encapsulation de laDLL Windows. Ce pilote est connu pour de gros bugs, comme des plantages sur l'écriture de gros fichiers. Ce pilote est lui aussi déprécié à la suite de l'arrivée de NTFS-3G.
La sociétéParagon offre des solutions commerciales de pilotes de noyau NTFS pour les systèmes *nix (Linux,MacOS), supportant notamment la journalisation.
La sociétéTuxera(en) offre aussi des solutions commerciales.
Le pilote libreNTFS-3G, en version stable 1.0 depuis le, permet une écriture fiable et la création de fichiers sur les partitions NTFS. Toutefois, NTFS-3G n'est pas un pilote de noyau, il s'agit d'un pilote fuse. À ce titre, même s'il a atteint un bon degré de fiabilité au point de devenir la solution par défaut dans les distributions, comme tout pilote fuse, il souffre de lenteurs, de certaines restrictions inhérentes au système fuse. Il permet de rejouer le journal NTFS, mais ne supporte pas de réelle journalisation qui est un des grands intérêts de NTFS. Il n'offre donc pas encore toute la sécurité et la vélocité de certaines solutions commerciales.
La sociétéParagon a annoncé vouloir développer des pilotes de noyau libre, compatible avec la licence GNU/Linux (à ce titre distincte de son offre commerciale), en remplacement du vieux pilote de module susmentionné. Ces travaux ont été soumis aux équipes de développement du noyau, Paragon s'engageant à en effectuer le suivi et le développement. Courant 2021, ce pilote a été officiellement intégré dans lenoyau Linux 5.15 sous le nom de module NTFS3 afin de le distinguer du précédent[4]. Ce pilote supporte la lecture, l'écriture, il est capable, comme NTFS-3G de rejouer le journal. En tant que pilote de noyau, Il est nettement plus rapide que fuse NTFS-3G, et implémente plus de fonctionnalités. Ce pilote devrait rapidement éclipser NTFS-3G dès lors que le noyau 5.15 se diffusera dans les distributions Linux les plus courantes. À ce jour, il ne supporte pas encore la pleine journalisation, mais selon la page de référence du noyau Linux, il semble qu'il soit prévu de développer une journalisation à travers leJournal Block Device (JBD) (se référer à lato-do list). Lorsque cette journalisation sera implémentée, le système NTFS pourra être utilisé sous des environnements Linux libres dans des contextes plus intensifs, avec un niveau de sécurité très satisfaisant qui s'approchera d'un comportement natif sous Microsoft Windows.
Les corruptions de données augmentant proportionnellement au volume des données, il devenait trop long et fréquent de lancer manuellement des réparations du système de fichier (chkdsk).
C'est pourquoi Microsoft a implémenté la réparation spontanée NTFS sur tous ses systèmes d'exploitation depuisWindows Server 2008[5].
La taille des blocs (cluster) d'un volume NTFS est définie lors du formatage (entre 512 octets et 64 kilooctets).Si l'utilisateur ne précise pas la taille de bloc demandée, lavaleur par défaut est en fonction de la taille du volume[6] :