Neuchâtel est citée pour la première fois en 1010. Elle est gérée par descomtes de Neuchâtel jusqu'en 1458, puis est soumise à l'autorité de la famille d'Orléans-Longueville jusqu'en 1707. La ville passe ensuite sous l'autorité des rois dePrusse jusqu'en 1848, tout en ayant dès 1814 adhéré à laConfédération suisse en formant l'État de Neuchâtel.
En pour Corcelles-Cormondrèche, Neuchâtel et Valangin, puis le pour ceux de Peseux, les habitants des communes dePeseux,Corcelles-Cormondrèche etValangin acceptent la fusion avec Neuchâtel, formant ainsi la ville la plus peuplée du canton et la troisième deSuisse romande. Dans le cadre de la réorganisation territoriale du canton, la nouvelle commune issue des quatre anciennes communes historiques est officialisée le avec un nouveau slogan,Esprit d’ouverture Terre d’innovation, une nouvelle identité visuelle et de nouvelles autorités, élues le 25 octobre 2020.
Vue sur une partie du centre-ville depuis la baie de l'Évole.La ville de Neuchâtel sous la neige, surplombée par le château.Le château de Neuchâtel et la ville en contrebas, au lever du soleil.Vue aérienne (1949).
La ville de Neuchâtel se situe dans l'ouest de laSuisse, à 25 kilomètres à vol d'oiseau de lafrontière française. Elle se trouve sur la rive gauche dulac de Neuchâtel, dans sa partie septentrionale.
Elle se situe à40 kilomètres à l'ouest deBerne, à106 kilomètres au nord-est deGenève et à74 kilomètres à l'est deBesançon[5]. Elle faisait partie de la métropole Rhin-Rhône en compagnie de l'Eurodistrict Trinational deBâle, de plusieurs villes suisses et de huit villes françaises[6].
La commune de Neuchâtel s'étend sur 30,08 km2[2]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 30,8 % de sa superficie, les surfaces agricoles 15,7 %, les surfaces boisées 53,0 % et les surfaces improductives 0,3 %[7].
La rivière duSeyon traversait la ville de Neuchâtel, elle est dérivée dans un tunnel depuis 1843[8]. Elle se jette dans le lac de Neuchâtel, plus grand des lacs entièrement suisses avec 217 km2[9]. Le Seyon prend sa source àVilliers, traverse leVal-de-Ruz et les gorges du Seyon puis atteint Neuchâtel par le nord[10]. Le centre historique se situe sur la rive droite de la rivière. La rivière n'est pas navigable mais elle a longtemps été un élément important de l'industrie neuchâteloise en apportant l'énergie nécessaire aux moulins de la ville.
Le Jura au pied duquel se trouve Neuchâtel est essentiellement constitué de calcaire jaune aussi appelépierre d'Hauterive du nom du village voisin[11]. Cette pierre est exploitée dès l'époque romaine pour la construction, elle donne un aspect particulier aux bâtiments du lieu[12]. Le bas de la ville est en grande partie construit sur les alluvions déposés par le Seyon, les quartiers les plus récents sont bâtis sur les matériaux extraits lors de l'arasement des collines de la ville pour la pose des voies ferrées[13] et ceux extraits lors du percement des tunnels routiers. Le haut de la ville est couvert de forêts.
La ville de Neuchâtel est soumise auclimat océanique dégradé, climat qui a des saisons, un hiver froid sans être systématiquement glacial et un été chaud.
Relevé météorologique de Neuchâtel-altitude : 485 m (période 1991-2020)
La physionomie actuelle de la ville est surtout marquée par l'évolution des moyens de transport, par les routes qui étaient initialement sur les flancs des collines[16] (la ville ancienne est sur une colline qui était découpée par la rivière du Seyon) puis sur les bords du lac quand le niveau du lac a été abaissé lors de lacorrection des eaux du Jura, par le train dès 1859[17], puis à nouveau par les routes quand l'autoroute du pied du Jura est ouverte en 1990 et traverse la ville en sous-sol, libérant la surface de la circulation en transit.
La ville gagne du terrain sur le lac d'abord en utilisant les alluvions du Seyon (Xe siècle-1850) pour construire le quartier reliant la place Pury au port actuel au sud de la rue de la Place-d'Armes, lors des corrections du lac (surface entre le faubourg du Lac et l'avenue du Premier-Mars), puis lors de l'arasement de la colline du Tertre pour la voie de chemin de fer (quartiers au sud de l'avenue du Premier Mars)[18], et enfin avec les matériaux sortis de tunnels autoroutiers (région de la piscine au sud de la route des Falaises).
Le premier moyen de transport public « industriel » à se développer à Neuchâtel est la navigation, qui concurrence les diligences sur les bords du lac dès le second quart duXIXe siècle.
La navigation fluvio-lacustre avait longtemps été le moyen de transport le plus rapide dans la région. On a mis au jour de nombreux vestiges de pirogues préhistoriques, de même que des épaves de grandes barques utilisées dès l'époque romaine pour le transport de charges lourdes dans la région des Trois Lacs. De 1826 à 1828, l'Union est le premier bateau à vapeur de transport public du lac[19]. Il est remplacé de 1834 à 1851 par l'Industriel, financé parPhilippe Suchard[20].
La navigation devient essentiellement touristique quand les lignes ferroviaires s'ouvrent[21], en 1860 sur la ligne Bienne-Yverdon puis en 1902 sur la ligne Neuchâtel-Morat.
Les lignes ferroviaires s'ouvrent en même temps que dans le reste de laSuisse romande. Elles sont rapidement complétées par des lignes régionales malgré la forte déclivité de la ville[22],[23],[24].
Le train arrive en Suisse en 1844[25]. La première ligne du canton de Neuchâtel est établie en 1857 entreLe Locle etLa Chaux-de-Fonds[26].
La place Pury, centre névralgique de la ville.Bus de Neuchâtel.
La ville de Neuchâtel étant construite au pied du Jura sur un terrain en pente parallèle au bord du lac, les transports se développent sur de longs axes est-ouest plus ou moins plats, avec des funiculaires à câble qui permettent de relier les différents niveaux par de plus petites lignes perpendiculaires.
Littorail (tram).
À l'exception de la ligne versBoudry (train) les autres lignes de tram sont à cheval jusqu'à environ 1897 quand la ville s'électrifie. La première construction est lefuniculaire l'Écluse-Plan (1890) qui relie la vieille ville installée dans l'ancien lit du Seyon aux quartiers du haut[30]. En 1892, le funiculaire deSerrières relie le fond de la Serrières où se trouvent les usines Suchard au pont routier et à la gare ferroviaire[31]. Il sera démonté vers 1954 et pas remplacé[31].
La première longue ligne est tracée à l'ouest de la ville avec la ligne de train Boudry-Neuchâtel-Gare ouverte en 1892[30]. Elle utilise le nouveau quai qui relie Neuchâtel à Serrières par le bord du lac. En 1964, le raidillon final qui relie le centre-ville à la gare est remplacé par un service de bus[32]. Le train à vapeur est remplacé par un tramway en 1902[33]. De l'autre côté de la ville, des tramways à gaz sont essayés dès 1892 avec une station au Bas du Mail, à proximité de l'usine à gaz de Neuchâtel[34]. L'usine a depuis disparu, mais le bâtiment de la station de tram existe encore en 2007 et abrite un petit garage le long de la rue des Saars. En 1894, les tramways hippomobiles sont introduits sur la ligne Neuchâtel-St-Blaise[30], ils sont remplacés par untrolleybus en 1957[32].
Une seconde ligne de tramways est tracée à l'ouest en 1899 avec Neuchâtel-Serrières[30], ils sont remplacés par destrolleybus en 1940[32]. Deux ans plus tard (1901), une troisième ligne de tramways à l'ouest est créée, reliant Neuchâtel à Peseux, prolongée jusqu'à Corcelles dès 1902[35] et remplacée par destrolleybus en 1976[36]. En 1901 également, une ligne de tramways va longer le Seyon jusqu'à Valangin[35], dont une longue partie hors du paysage urbain est remplacée par une ligne d'autobus en 1949[32].
Ce n'est qu'en 1910 que Neuchâtel est relié àLa Coudre par une ligne de tramways et La Coudre àChaumont par un funiculaire[37]. La ligne deLa Coudre est remplacée par un service de trolleybus en 1964[38].
Enfin, en 2001, un funiculaire en tracé couvert est inauguré[39]. Il relie l'université à la gare (ouvert pourExpo.02, surnommé le Fun'ambule)[39].
L'évolution de la ville et de son relief au fil des siècles, d'un rocher imprenable à un delta habité[40].
La ville de Neuchâtel a été construite sur la colline découpée et protégée par le Seyon, puis elle a commencé à s'étendre sur la berge nord-est de la rivière. Elle s'étale aujourd'hui à flanc de coteau le long des berges du lac.
On différencie six grands secteurs contigus en ville de Neuchâtel et un village (Chaumont) qui se trouve sur le haut de la colline et qui n'est relié à la ville que par une route et un funiculaire.
Serrières, à l'ouest de la ville, a quatre identités bien distinctes : une ancienne localité sur la rive ouest de la Serrière, une friche industrielle (les anciennes unités de productionSuchard) au fond de la vallée creusée par la rivière, une rangée de petites maisons au bord du lac (habitations des ouvriers Suchard) et une zone d'habitation dense au nord de la voie de chemin de fer.
Au nord duSeyon et des voies de chemin de fer, on trouve les quartiers de Vauseyon, du Chanet, de Maujobia, des Parcs, des Fahys et des Portes-Rouges. Ces quartiers ont en commun une forte déclivité. On y trouve en général des habitations denses en bas de la pente et des villas disposant d'une vue parfaite sur le plateau et les Alpes plus haut.
Au-dessus des quartiers de Maujobia et des Parcs, on trouve les Cadolles[41], Denis-de-Rougemont, Puits-Godet etChaumont. Les Cadolles réunissent quelques habitats denses, un groupe de villas et une tour dite « des infirmières » autour de l'ancien hôpital des Cadolles. La tour des infirmières est depuis 2007 propriété de Cité Al'FEN pour servir de logements d'étudiants. Denis-de-Rougemont est un nouveau quartier partiellement HLM construit par la commune sur décision du corps électoral. La plaine de Puits-Godet réunit des habitations à moyenne densité et des industries de haute technologie. Enfin Chaumont est un village situé à 1 000 mètres d'altitude avec des activités touristiques et agricoles.
La Croix-du-Marché.
Le quartier de laCollégiale est situé sur l'éperon rocheux qui était isolé par le Seyon. Il est caractérisé par la présence de la Collégiale, duChâteau, de latour des Prisons et de latour de Diesse, édifices accompagnés d'un habitat ancien, la dernière grande série de reconstructions ayant eu lieu après l'incendie de 1714. Le quartier de la ville basse a été construit d'abord sur les alluvions du Seyon puis sur les matériaux arrachés aux collines de la ville lors de la construction de la voie de chemin de fer et des tunnels routiers. On y trouve les zones commerciales et administratives de la ville, ainsi que des habitats denses. Le centre-ville est piétonnier et sert de plaque tournante pour les transports publics. Il réunit l'essentiel de la capacité hôtelière de la ville. Vers l'est, les habitations les plus anciennes sont essentiellement de belles demeures et des hôtels particuliers. Elles sont complétées par de l'habitat dense et la Cité Universitaire.
Les quartiers de la Maladière, du Mail[42] et de l'Observatoire comprennent les installations sportives (stade de football, patinoire et piscine), de formation (école, lycée, HES et université) et un centre commercial. L'habitat y est essentiellement de faible et moyenne densité.
Tout à l'est sur le flanc de la colline, on trouve le quartier de la Coudre[43] qui est constitué d'un village viticole et d'une zone d'habitat groupé (on y trouve la Maison de Champréveyres, foyer pour jeunes en formation). La Coudre est reliée à Chaumont par un funiculaire. Le quartier de Monruz au bord du lac est assez peu dense à l'exception d'une tour et fait la transition avec une zone de vignobles qui va jusqu'à Hauterive.
Les automobilistes traversent la ville sur deux principaux axes parallèles au lac, l'un longeant l'ancienne rive du lac, l'autre juste au-dessus de la voie de chemin de fer. L'autoroute 5 passe sous la ville dans letunnel de Neuchâtel. Les niveaux sont reliés par des routes qui traversent la ville en diagonales.
La ville a initialement été construite sur la rue du Château qui descendait sur le flanc sud de l'éperon rocheux et remontait sur une centaine de mètres le long du Seyon sur le tracé actuel de la rue des Moulins puis sur la rue des Chavannes. L'alignement de la rue du Château ayant été revu à l'occasion des multiples incendies, la rue des Chavannes est la plus ancienne de la ville.
La ville s'étend ensuite le long des rues du Petit Pontarlier à l'ouest et de l'Hôpital à l'est par de grands hôtels particuliers qui s'alignent au bord du lac. En même temps, le centre de la ville gagne sur les alluvions du Seyon jusqu'à la dérivation de cette rivière.
Les villages d'abord agricoles de Serrières et de la Coudre évoluent de manière indépendante de la ville. Serrières s'industrialise auXIXe siècle avec la création de l'industrie alimentaire Suchard, elle héberge maintenant les usines de Philip Morris. Un autre quartier s'industrialise à l'opposé de la ville à la Maladière avec une usine à gaz et une tuilerie à la fin du siècle.
Le matériau de construction le plus reconnaissable de Neuchâtel est la pierre d'Hauterive, pierre calcaire jaune extraite dans la région. Les soubassements et les fondations des bâtiments sont souvent réalisés en roc gris ou blanc provenant des carrières du Plan et de Tête-Plumée sur la colline de Chaumont[44]. Les toits sont soit couverts de tuiles rouges, soit de plaques d'ardoise.
Le nouveau bâtiment de la Maladière qui abrite à la fois un parking, un centre commercial, une caserne de pompiers et un stade de football.
Une importante série d'aménagements a été effectuée de 1995 à 2005 à la suite de l'ouverture du tunnel autoroutier sous la ville, avec une modification du trafic routier sur l'axe est-ouest permettant de fluidifier les déplacements en transports publics et cyclistes par des couloirs réservés, la construction d'un nouveau théâtre, d'un nouvel hôpital et d'aménagements sportifs et un nouveau dessin des rives[47].
L'essentiel de la surface libre de la commune ne peut être habitée parce qu'elle est en forêt protégée. L'effort principal du conseil communal se porte sur une densification modérée des zones d'habitation actuelle par quelques corrections de routes et l'aménagement de certains terrains périphériques.
Les zones industrielles (Serrières, la Maladière, Puits-Godet) sont modernisées et préparées pour l'accueil de nouvelles sociétés endogènes (comme les spin-off issues deCSEM et de l'université) ou exogènes.
Le centre-ville est piétonnier et le sol des rues a été refait pour être plus accueillant. Le rez-de-chaussée de la grande majorité des immeubles est doté de vitrines et abrite un commerce. Certains anciens bâtiments ont été transformés en centres commerciaux sur plusieurs étages dans la basse ville.
Dans le quartier de la Maladière, le stade de football a été reconstruit en 2006 à l'intérieur d'un nouveau centre commercial, à proximité des écoles de la ville et des autres installations sportives.
Les transports en commun s'adaptent aux nouvelles constructions par des modifications de lignes, prolongeant les lignes parallèles au lac et exploitant la plaque tournante qu'est la gare en plus du nœud des trams et bus de la Place-Pury[47].
Le nom de la ville est attesté sous les formes latinisées :Novum Castellum,Novum Castrum (XIIe siècle),Neocomum (XVIe siècle,cacographie) et romanes :Nuefchastel,Neufchastel,Neufchatel avant d'être écriteNeuchâtel au milieu duXVIIIe siècle[50].
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale composée des éléments d'ancien françaisnuef,neu(f) « neuf » etchastel « château », d'où le sens global de « château neuf », en référence au château érigé à la fin duXe siècle sur un promontoire rocheux. L'antéposition de l'adjectif est un phénomène largement attesté dans le Nord et l'Est de la France, ainsi qu'en Belgique et enSuisse romande. Comme dans les différentsNeuchâtel,Neufchâtel,Neufchâteau du nord de la France et de Belgique, l'antéposition de l'adjectif reflète l'influence germanique dans legallo-roman, phénomène dont latoponymie conserve les traces[51],[52]. Dans le sud de la France, on trouve des formes du typeCastelnau caractéristiques de lalangue d'oc, parfois francisées enChâteauneuf qui peut être aussi, dans de rares cas, une forme d'oïl plus méridionale ou plus récente, ou encore, traduite d'une autre langue locale.
Évolution du rivage de la ville de Neuchâtel avec les siècles.
L'histoire de la ville de Neuchâtel[58],[22],[16] se confond en bonne partie aveccelle duCanton de Neuchâtel. La ville de Neuchâtel étant établie au bord du lac, elle a connu du passage depuis la plus profonde Préhistoire[59],[60],[61]. La ville est le principal centre décisionnel du canton dès l'unification avec Valangin (environ 1575)[62], et ce jusqu'à l'industrialisation des communes du Haut à la fin duXVIIIe siècle. La révolution neuchâteloise du1er mars 1848 partit du Haut pour finir au château de Neuchâtel.
Larégion neuchâteloise tient une place importante dans lapréhistoiresuisse, et plus largement dans la préhistoire mondiale. L’essor de l’archéologie préhistorique à Neuchâtel est étroitement lié à la découverte deslacustres à partir de 1854. Les multiples prospections menées sur les rives du lac ont en effet permis de mettre au jour de nombreux vestiges d'habitants littoraux divers ayant contribué à l’essor de l’archéologie en Suisse, notamment concernant l’âge du Bronze ainsi que l’âge du Fer.
Les sciences naturelles, fortement développées dans le jeune canton de Neuchâtel grâce à l'émulation suscitée par le célèbre savantLouis Agassiz, offraient par ailleurs un terreau naturel favorable au développement de ces recherches préhistoriques, dans la seconde moitié duXIXe siècle.
Avec lacorrection des eaux du Jura (1868-1882), les plaines inondables duSeeland sont asséchées et les berges des lacs deNeuchâtel,Bienne etMorat sont exondées sur d'importantes étendues. L'abaissement d’environ 2,7 m du niveau dulac de Neuchâtel dévoile en particulier les vestiges d'occupations palafittiques duNéolithique et de l'âge du Bronze, ce qui stimule la collecte d’objets anciens. Plusieurs sites palafittiques sont explorés sur le territoire de la commune de Neuchâtel, dans des conditions toutefois peu favorables à leur documentation scientifique[63]. De fait, ce n'est qu'entre 1907 et 1917 que la première véritable campagne de fouilles est entreprise par les autorités neuchâteloises et la Société cantonale d’histoire et d'archéologie, sous la direction dePaul Vouga, sur le site voisin deLa Tène, à 8 km au nord/est du centre-ville.
Toutefois, les plus importantes fouilles ayant été réalisées sur le littoral neuchâtelois sont les interventions d'archéologie préventive consécutives à la construction de l’autoroute A5, qui ont notamment entraîné la découverte, à Neuchâtel/Monruz d'un campement de plein air duPaléolithique supérieur.
On connaît peu de traces romaines en ville de Neuchâtel, à l'exception de la Vy d'Etra qui longe le lac sur le flanc du Jura[16]. Elle traverse la ville d'ouest en est approximativement sur le tracé des rues actuelles des Parcs, des Sablons, du faubourg de la Gare, rue de Fontaine-André, de l'Orée, et elle garde son nom Vy d'Etra à la Coudre.
1011 : première mention de la ville dans un document écrit
1214 : mention de la bourgeoisie locale et de ses franchises
1457 : décès de Jean de Fribourg sans successeur mâle
Cénotaphe des comtes de Neuchâtel dans la Collégiale.
Le plus ancien document écrit mentionnant la ville de Neuchâtel (plus précisémentNovum Castellum) est daté de 1011. Il s'agit d'un acte du roi deBourgogneRodolphe III qui offre ainsi la région à sa femme Irmengarde[16],[58],[22].
Les terres de l'Évêché deBâle s'étant enrichies de terres enclavées dans celle du comté de Neuchâtel, des altercations déchirent la région. En 1249, l'évêque de Bâle parvient à incendier la ville de Neuchâtel. C'est à cette date queBerthold, comte de Neuchâtel, fait bâtir les murs de la basse ville[65].
En 1400, les bourgeois de la ville fomentent des troubles dans le comté de Neuchâtel[16]. En 1450, un incendie ravage à nouveau la ville, partant de l'hôpital (situé alors dans le bloc délimité actuellement par la rue du Concert et la rue de l'Hôpital) et se dirigeant vers l'ouest sous l'effet de la bise, détruisant l'Hôtel de Ville et l'acte de franchise de 1214[66]. Une nouvelle franchise est alors écrite qui précise les privilèges des bourgeois.
Le dernier descendant direct des comtes de Neuchâtel,Jean de Fribourg, décède en 1457 sans successeur mâle, déclenchant une seconde guerre de succession.
L'une des premières vues connues de Neuchâtel, 1642, avec tout à gauche la tour de l'Oriette devant la tour des Prisons. À droite on voit la sortie du Seyon et tout à droite la tour Salanchon.
Rodolphe de Hochberg, de laMaison de Bade, etLouis de Châlon, prince d'Orange, ditLouis le bon, se disputent l'autorité sur le comté de Neuchâtel. Le prince d'Orange considère que le comté doit lui revenir car celui-ci était allemand deux siècles plus tôt et qu'en l'absence d'hoirs[67] mâles il revient à son seigneur, d'autant plus queJean de Fribourg avait épouséMarie de Châlon, sa sœur, en 1416. Rodolphe de Hochberg lui se réclame de la descendance directe (mais par une fille) du grand-père de Jean de Fribourg[68], du testament écrit par Jean de Fribourg et est soutenu par les bourgeois de la ville. En 1458 Rodolphe de Hochberg succède finalement à Jean de Fribourg[16],[69],[22].
Le fils de Rodolphe,Philippe de Hochberg, est le comte le plus riche de Neuchâtel. Il prend possession du comté en 1487. Il avait auparavant épouséMarie de Savoie (nièce de Louis XI)[70] et continua à lier des alliances durant tout son règne, en particulier avec Berne et Fribourg. Il conclut en particulier un accord avec son cousinChristophe de Baden par lequel ils se donnent réciproquement, à défaut d'enfants mâles, leurs seigneuries allemandes[71]. Philippe décède en 1503 et laisse une seule héritière, sa filleJeanne. En 1504Louis Ier d'Orléans-Longueville épouseJeanne de Hochberg et devient comte de Neuchâtel[16],[58],[22]. Mais entretemps la famille de Hochberg a perdu le contrôle des terres allemandes et est presque ruinée. En novembre 1530, Neuchâtel est convertie parGuillaume Farel à laRéforme protestante à la suite d'un vote de bourgeois laïques et devient ainsi la première capitale protestante delangue française, bien avant Genève, Lyon ou Nîmes[72]. En 1540, sous le règne de Jeanne et Louis, Guillaume Farel s'installe à Neuchâtel et convertit la région à la Réforme[16]. La famille d'Orléans se succède à la tête de la ville jusqu'à la mort deMarie de Nemours, née d'Orléans-Longueville, qui décède en 1707 sans héritiers directs[16],[22].
En 1579, une crue duSeyon détruit l'Hôtel de Ville et disperse sesarchives[16].
Généalogie établie en 1707 pour déterminer la succession de Marie de Nemours.
Dates importantes
1707 : Neuchâtel devient propriété personnelle du roi de Prusse
1806 : Neuchâtel est confiée par Napoléon au maréchal Berthier
La succession de Marie de Nemours attire une quinzaine de prétendants dans des manœuvres politiques homériques. Le Tribunal des Trois-États, composé de douze juges neuchâtelois, a la compétence de statuer sur la succession de la principauté. Écartant le prince de Conti, le tribunal des Trois-États attribue la souveraineté au roi dePrusse, moins pour des raisons généalogiques que pour des considérations géopolitiques.FrédéricIer de Prusse[16],[22] a l'avantage d'être de confession réformée et de pouvoir protéger Neuchâtel des appétits français. De plus, l'éloignement géographique du roi permet aux Neuchâtelois de conserver une large autonomie[73].
En 1714, un incendie détruit tous les bâtiments sis au pied du château[16],[74]. La rue du Pommier et de la tour de Diesse sont reconstruites et modernisées[75], les rues étant élargies et les maisons étroites alignées et regroupées derrière de plus larges façades[76].
La Ville de Neuchâtel s'enrichit considérablement durant la période prussienne, en particulier grâce àDavid de Pury (1709-1786), commerçant et banquier neuchâtelois exerçant au Portugal, qui lègue à sa mort en 1786 toute sa fortune à la Ville et Bourgeoisie de Neuchâtel[77],[78]. Cette somme considérable, provenant du commerce triangulaire, permettra de construire plusieurs bâtiments publics (Hôtel de Ville,Collège latin, Collège de la Promenade) et de mener à bien des travaux d'utilité publique (détournement du Seyon). Plusieurs Neuchâtelois ayant fait fortune dans le commerce ou la banque en feront profiter leur ville natale.Jacques-Louis de Pourtalès fonde ainsi en 1808 l'hôpital qui porte aujourd'hui encore son nom[79],[80].
Neuchâtel n'échappe pas aux bouleversements européens sous l'Empire napoléonien. En 1806, le roi de PrusseFrédéric-Guillaume III cède la principauté contre la région duHanovre àNapoléon. LeMaréchal Oudinot prend possession de Neuchâtel et deValangin, manifestant un tel tact et un tel respect des populations que les Neuchâtelois lui décernent, à lui et à ses descendants, la citoyenneté d'honneur. NapoléonIer octroie la principauté en fief d'Empire auMaréchal Berthier qui prend le titre de « Prince de Neuchâtel et Valangin »[16]. Le mardi 18 novembre 1806, au Temple du Bas, les autorités neuchâteloises prêtent serment au nouveau prince, représenté par le gouverneur François de Lespérut (1772-1848). Neuchâtel reste dans le giron français jusqu'à la chute de Napoléon qui provoque l'abdication d'Alexandre Berthier le 3 juin 1814 et la restitution de la principauté à Frédéric-Guillaume III[81].
La situation politique locale reste instable à l'image de celle de l'Europe, la potence de Neuchâtel est sabotée en 1829[16].
Grâce à un important legs deDavid de Pury, le Seyon peut être détourné en 1843. Ce nouveau tracé de la rivière transfigure la ville avec la construction des rues de l'Écluse et du Seyon durant les années qui suivent. Le stand de tir qui était au-dessus de l'ancien Seyon est déplacé sur la colline du Mail en 1882[82] où il reste jusqu'en 1955.
Les révolutionnaires neuchâtelois partent le au soir duLocle (unodonyme :Place du 29 février rappelle cet évènement), descendent dela Chaux-de-Fonds par lecol de la Vue des Alpes après s'être fait remettre les clefs de la ville. Ils prennent des canons à l'arsenal et tirent descoups de semonce sur le château deValangin, entraînant lareddition sans heurts des gardes royalistes. Ils arrivent au petit matin du1er mars auchâteau de Neuchâtel où ils déclarent la république[16],[22]. Les troubles se poursuivent durant encore une dizaine d'années, avec en particulier une tentative avortée de contre-révolution en 1856 marquée par le sac de l'imprimerie deRené-Alfred-Henri Wolfrath[83]. Après une médiation européenne, Neuchâtel estmaintenue définitivement dans la Confédération en tant que république.
Lors de la création de la commune moderne de Neuchâtel, en 1888, leParti radical-démocratique occupe l'ensemble des sièges du Conseil général (législatif) et du Conseil communal (exécutif)[86]. LeParti libéral y fait rapidement son entrée, suivi, en 1912, duParti socialiste[86]. LeParti ouvrier et populaire les rejoint après la Seconde Guerre mondiale, puis, en 1972, leMouvement populaire pour l'environnement, qui sera l'une des composantes fondatrices desVerts en 1983[86],[87]. En 1992, la gauche obtient pour la première fois la majorité à la fois au législatif et à l'exécutif de la ville[86]. En 2004, l'Union démocratique du centre entre pour la première fois au Conseil général et y reste pendant deux législature, n'obtenant plus assez de voix en 2012 pour continuer à être représentée[86],[88]. En 2021, le Conseil communal bascule à droite au terme de près de20 ans de majorité de gauche[89]. En 2024, la gauche remporte quatre des cinq sièges à l'exécutif et le Conseil général renforce sa majorité de gauche[90].
Le Conseil général est, depuis 1888, l'autorité législative de la ville[91]. Il est chargé, entre autres, d'adopter le budget et les comptes. Il a aussi la responsabilité de voter les crédits proposés par le Conseil communal.
Le Conseil général est élu au suffrage universel depuis sa création en 1888 et, depuis 1912, selon le mode descrutin proportionnel[91]. À l'issue des élections communales du 21 avril 2024, les divers partis politiques se répartissent les sièges de la façon suivante[92] :
Parti Socialiste: 12 sièges
PLR Les Libéraux-Radicaux: 10 sièges
Les Vert-e-s: 8 sièges
Parti Vert'libéral: 4 sièges
SolidaritéS: 3 sièges
Union démocratique du centre (UDC): 3 sièges
POP Parti Ouvrier et Populaire: 1 siège
Pierre-Yves Jeannin (Vert'libéral) est le président du Conseil général[93].
Le Conseil communal est l'exécutif de la commune[94]. Il comprend 5 membres élus depuis 2024 au suffrage universel, selon le mode de scrutin majoritaire à deux tours[95]. Entre 2004 et 2024, ils étaient élus au suffrage universel selon le mode de scrutin proportionnel[94]. Avant cela, de 1888 à 2004, les membres du Conseil communal étaient élus au système majoritaire par le Conseil général[94]. Le président du Conseil communal est élu pour une année. En outre, unchancelier est nommé par le Conseil communal, ainsi qu'un vice-chancelier[96].
À la suite des élections pour la législature 2024-2028, le Conseil communal a procédé à sa constitution pour une entrée en fonction le1er juillet 2024[97] :
Violaine Blétry-de Montmollin (PLR), Dicastère du développement territorial, des infrastructures et du patrimoine bâti.
Nicole Baur (Vert-e-s), Dicastère de la famille, de la formation, de la santé et des sports.
Julie Courcier Delafontaine (PS), Dicastère de la culture, de la cohésion sociale, de l’intégration et des ressources humaines.
Jonathan Gretillat (PS), Dicastère des finances, de l’économie, des affaires sociales et de la population.
Mme Johanna Lott Fischer (Vert-e-s), Dicastère du développement durable, de la mobilité et de la sécurité.
Le Parlement des Jeunes et le Conseil des Jeunes existent depuis 1992 afin de maintenir un dialogue constructif entre la jeunesse et les autorités communales[99].
Le Parlement des Jeunes se constitue de jeunes gens âgés de 16 à25 ans représentant les écoles situées sur le territoire communal, des associations diverses et des clubs de sports, ainsi que les sections « jeunesse » de divers partis politiques[99].
Le Conseil des Jeunes se compose lui exclusivement de jeunes de 12 à15 ans[99]. Parmi eux, deux élèves de l'École secondaire régionale de Neuchâtel, qui représentent les intérêts de leurs camarades[99].
En 2023, le taux de personnes de moins de30 ans s'élève à 33,6 %, au-dessus de la valeur cantonale (32,9 %). Le taux de personnes de plus de60 ans est quant à lui de 23,8 %, alors qu'il est de 26 % au niveau cantonal[107].
La même année, la commune compte 21 969 hommes pour 22 929 femmes, soit un taux de 48,9 % d'hommes, inférieur à celui du canton (49,1 %)[107].
En revanche, la population étrangère n'a cessé de croître. De 1 693 habitants (6 % de la population totale) en 1950, elle passe à 7 193 (20,9 %) en 1980, à 9 329 (27,8 %) en 1990, puis 10 113 (30,7 %) en 2000. En 2005, elle décroît légèrement, mais moins vite que l'ensemble de la population neuchâteloise, pour se situer 10 007 habitants (31,2 %)[108]. Sa proportion est donc plus élevée que dans le canton, qui compte 23,2 % de résidents étrangers en 2005.
Sur le plan religieux, la communautécatholique est la plus importante en 2016, avec 26 % de la population, suivi desprotestants avec 24 %, 39 % se déclarent sans appartenance confessionnelle, 4 % sontmusulmans, les 8 % restants appartiennent à d'autres communautés ou n'indiquent pas leur préférence[109]. À titre de comparaison, en 1949, la ville comptait 21'702 protestants (78,2%), 5'676 catholiques (20,4%), 117juifs (0,4%) et 261 divers (0,9%)[110].
En plus du centre de formation professionnelleCPNE, la ville de Neuchâtel propose aux étudiants quittant l'école obligatoire et souhaitant poursuivre leurs études de rejoindre deux lycées différents, le Lycée Jean-Piaget et le Lycée Denis de Rougemont.
Le canton de Neuchâtel est un canton universitaire, possédant une université et d'autres filières de formation supérieure et de centres des recherches. La ville de Neuchâtel est l'un des centres de cet écosystème.
L'activité scientifique a été motivée dans le canton dès 1832 parLouis Agassiz qui organise la Société neuchâteloise des sciences naturelles[111]. L'Académie est fondée en 1838 et devient Université en 1909[112]. L'université de Neuchâtel réunit aujourd'hui quatre facultés (lettres et sciences humaines, sciences, droit et sciences économiques), la faculté de théologie ayant disparu en 2015[113],[114]. La section de microtechnique de l'Université de Neuchâtel est rattachée à l'EPFL en 2009[115]. En 2013, l'EPFL ouvre une nouvelle structure,Microcity, à Neuchâtel qui abrite des étudiants en deuxième cycle et de jeunes entreprises technologiques[116].
LaHaute École Arc Berne Jura Neuchâtel (BeJuNe) - Ingénierie[117] offre notamment des formations bachelor dans les filières suivantes : Microtechniques, Industrial Design Engineering et Informatique.
LaHaute École Arc Berne Jura Neuchâtel (BeJuNe) - Gestion[117] forme au bachelor en droit économique, en économie d'entreprise et en informatique de gestion.
LaHaute École Arc Berne Jura Neuchâtel (BeJuNe) - Santé[117] est une école d'infirmières et infirmiers (enseignement en partenariat avecDelémont).
L'École supérieure du canton de Neuchâtel (ESNE) offre des formations à temps complet vers les métiers techniques et des formations en cours d'emploi[118].
L'industrie horlogère crée à Neuchâtel le Laboratoire suisse de recherche horlogère (LSRH) dans l'entre-deux-guerres[119]. Durant les années 1960, le LSRH va collaborer avec l'université de Neuchâtel et le nouvellement créeCentre électronique horloger pour apporter à l'horlogerie les nouvelles technologies dont elle a besoin. En 1983, le LSRH, leCEH et la FSRM réunissent leurs forces pour devenir leCentre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM), une société privée soutenue par la Confédération via des projets de recherche, dont l'objectif est d'amener à maturité de nouvelles technologies puis de les transférer à l'industrie soit directement, soit par essaimage de nouvelles sociétés[120].
Neuchâtel est le siège depuis 1905 de l'École supérieure de droguerie (ESD) créée par l'Association suisse des droguistes[121]. L'école est dotée de deux nouveaux bâtiments en 1952, puis d'un troisième en 1974[121]. En 1998, elle obtient le statut de Haute école professionnelle[121]. Administrativement, l'ESD est rattachée au Centre professionnel du littoral neuchâtelois[121].
Neuchâtel a également abrité, de 1914 à 1950, une école hôtelière, créée à l'initiative de la section neuchâteloise de la Société suisse des cafetiers et hôteliers[122],[123]. En 1990, une école hôtelière internationale IHTTI quitteLucerne pour s'installer à Neuchâtel[124]. Elle ferme à son tour en 2019[125].
La ville de Neuchâtel accueille une variété de festivals et événements culturels. La Fête des vendanges est la plus populaire des fêtes de la ville, elle attire des touristes de toute la Suisse et de la France limitrophe.
Principaux festivals de Neuchâtel
Fête des vendanges, dès 1902, célèbre la fin des vendanges. Cette fête réunit jusqu'à 320 000 personnes sur un week-end à Neuchâtel[126].
Buskers Festival, depuis 1990, festival de musiciens de rue, inspiré par le festival du même nom àFerrare[127],[128].
Festi'neuch, festival annuel de musique en plein air créé en 2001[129].
Dans l'Antiquité, la région était peuplée de chasseurs et de cultivateurs. On en trouve des traces sur toute la berge nord du lac. Neuchâtel n'a probablement pas eu de fonction importante durant lapériode romaine[16].
La ville de Neuchâtel en 1642. On aperçoit un verger au premier plan à gauche du cimetière (actuellement : collège des Terreaux) ; pour le reste la ville est entourée du lac et de vignes[136].
Une ancienne ferme (La Favarge) existe encore à l'est de la ville. Des gravures duXVIIe siècle montrent des vergers et de la vigne sur les flancs du Jura[137].
Plusieurs moulins étaient disposés le long duSeyon et de laSerrières, les soubassements du moulin situé au nord de la Maison du Prussien sont toujours visibles (1537 - 1937)[138], les autres ont été détruits lors des inondations ou après le détournement du Seyon en 1845, le plus ancien pourrait avoir été bâti avant 1214[139]. La ville avait un monopole sur la farine, qui avait valeur de taxe. Des brasseries ont été fondées à Neuchâtel, dont la brasserie Müller en 1862 sur le cours détourné du Seyon[24]. On trouvait aussi à Neuchâtel, au pied de la colline du Mail, une usine à gaz (1859 - 1967) et une tuillerie (1825 - 1948). Mais la plus importante industrie a été laChocolaterie Suchard établie au pied de la Serrières au milieu duXIXe siècle pour profiter de l'énergie hydraulique. L’entreprise fournit alors du travail à200 personnes à Neuchâtel.
L'imprimerie momentanément arrive à Neuchâtel dans la foulée de la réforme en 1533[140] lorsquePierre de Vingle imprime laBible d'Olivétan, première Bible protestante enlangue française. Antoine Marcourt, quant à lui, y imprima les célèbresplacards de 1534. À la suite de la révocation de l'édit de Nantes en 1685, lesHuguenots se réfugient dans le canton de Neuchâtel et y amènent des savoirs tels que l'imprimerie. Neuchâtel ayant appartenu à laPrusse de 1707 à 1848, l'imprimerie et la presse ont pu s'y développer à l'abri de la censure qui a sévi en France et dans d'autres régions deSuisse romande.Neuchâtel était jadis le lieu où l'on imprimait les ouvrages politiques et philosophiques les plus hardis[141]. LaFeuille d'Avis de Neuchâtel, plus ancien journal de lafrancophonie encore publié aujourd'hui, a été lancée en 1738 par François-Louis Liechtenhan[142]. L'imprimerieAttinger a été fondée en 1831.
Cette relative faiblesse du poids de la ville de Neuchâtel dans l'économie cantonale, alors qu'elle en est la capitale, est le reflet d'une répartition territoriale équilibrée des activités dans le canton entreLa Chaux-de-Fonds,Boudry etLe Locle. Seule La Chaux-de-Fonds a une importance économique équivalente à celle de Neuchâtel.
La ville compte 1601 demandeurs d'emploi en juillet 2024, ce qui correspond à un taux de chômage de 4,2 %, 3,6 % dans le canton et 2,3 % dans l'ensemble de la Suisse[145].
Parmi les principaux employeurs de la ville, l'industriel du tabacPhilip Morris (anciennement Fabriques de Tabacs Réunies) à Serrières compte 1 500 employés dans son usine de fabrication de cigarettes et dans son centre international derecherche et développement, l'Office fédéral de la statistique(OFS) a565 employés, la société de biotechnologiesBaxter Bioscience,440 employés, la société horlogèreBulgari,400 employés, le centre technologiqueCentre suisse d'électronique et de microtechnique (CSEM),272 employés[146]. Enfin, le producteur suisse d'électricitéAlpiq y a établi son siège après la fusion lui ayant donné naissance[147].
De très longue date, la pierre jaune de Neuchâtel, dite aussipierre d'Hauterive est très appréciée en architecture et est exportée dans un large rayon, notamment, et avec facilité, par voie lacustre.
Par la suite renommée pour son industrie horlogère, Neuchâtel a réussi à devenir un centre de la microtechnologie et de l'industrie high-tech[148]. Cette mutation a été soutenue par les industriels de l'horlogerie et plus tard par la Confédération via l'arrêté Bonny. En 1962 plusieurs horlogers décident de lancer un programme commun pour le développement de la montre du futur et fondent leCentre électronique horloger à Neuchâtel[149]. Étonnamment, c'est dans la capitale du canton, que le CEH fera certifier la premièremontre à quartz en 1967[150].
En 1975, l'Université de Neuchâtel crée l'Institut de microtechnique (IMT). En 1983, le CEH et deux autres sociétés de recherches en technologies basées à Neuchâtel (le LSRH et la FSRM) forment leCentre suisse d'électronique et de microtechnique avec le soutien de la Confédération[120]. En 1984 également, l'arrêté Bonny est révisé pour cibler les entreprises de haute technologie[151]. L'IMT et leCSEM vont durant les20 années qui suivent leur création lancer plus de 20 nouvelles entreprises (spin-off) de technologie[152].
La promotion économique neuchâteloise s'appuie sur cet arrêté, la formation horlogère des employés de la région et les multiples nouvelles sociétés issues duCSEM et de l'IMT pour attirer des sociétés de haute technologie étrangères, tels que la technologie médicale, la microtechnologie, la biotechnologie, les machines et les équipements, les technologies de l'information et les technologies de nettoyage en microélectronique[153].
Les Alpes vues de Neuchâtel par un soir d'automne.
Si certains notables connaissent déjà la principauté à la fin duXVIIIe siècle et s'arrêtent à Neuchâtel[154], le tourisme arrive dans la région (comme dans une bonne partie de l'Europe) avec l'avènement du train dans la seconde moitié duXIXe siècle[155].
Neuchâtel fait partie de la destination touristiqueJura & Trois-Lacs, qui représente 10 % du territoire suisse. La destination est reconnue parSwiss tourism depuis 2010[156].
Situé à l'extrémité orientale de la commune de Neuchâtel, à environ 1 km à l’ouest du site contemporain d’Hauterive-Champréveyres sur lequel a été érigé leLaténium, le site magdalénien de Monruz a fait l'objet d'une fouille de sauvetage entre 1989 et 1992, soit pendant les opérations archéologiques liées à la construction de l’autoroute A5[160].
Le site est découvert fortuitement en octobre 1989 alors que des travaux de creusement relativement profonds sont réalisés. Aucun sondage n’avait en effet été réalisé avant le commencement des travaux, du fait de l’urbanisation relativement intense de la zone. Le Service cantonal d’archéologie, suspectant la présence de restes archéologiques néolithiques, surveillait toutefois régulièrement la zone, ce qui a occasionné la mise en évidence la présence d’un niveau magdalénien partiellement entamé par les terrassements, à 5 m de profondeur sous le niveau actuel[161].
Le remontage par Marie-Isabelle Cattin de deux lames de silex mises au jour sur les sites d'Hauterive-Champréveyres et de Neuchâtel/Monruz permet d'attester la contemporanéité partielle absolue des deux sites, et de proposer un modèle d'occupation à plus large échelle des rives neuchâteloises[162].
Lessites paléolithiques de Monruz et deHauterive-Champréveyres ont été fouillés et étudiés par la même équipe scientifique, ce qui a permis d’obtenir des résultats méthodologiquement comparables[165]. Les deux sites sont distants d’un kilomètre et sont reliés grâce à la découverte de deuxlames en silex, débitées sur le même nucléus. Si plusieurs éclats de silex permettent de penser que les lames ont été débitées sur le site de Monruz, les hypothèses quant à la découverte de lames jumelles sur deux sites différents sont multiples : deux aires de dépeçage de chevaux, tués au cours d’une même chasse ; un échange entre les groupes occupant les deux sites, simultanément ou non ; une récupération, sur le site de Monruz, de la lame retrouvée à Champréveyres dans une époque plus tardive[166].
Le site du Fun’Ambule est une station lacustre, découverte en 1999 pendant la construction du funiculaire reliant l’université de Neuchâtel à lagare de Neuchâtel, également surnommé « Fun’Ambule ». Le site, daté de la période néolithique duCortaillod tardif (3'650 - 3'500 avant J.-C.) est situé au pied de la colline du Crêt-Taconnet et est protégé, à l’ouest par le delta duSeyon, et à l’est par le monticule rocheux du Crêt. Autrefois bordé par le lac de Neuchâtel, le site du Fun’Ambule se trouve de nos jours à quelques centaines de mètres du littoral, à la suite de l'abaissement du niveau du lac ainsi qu'aux comblements progressifs des rives neuchâteloises, qui ont autorisé la construction du quartier des Jeunes-Rives et du quartier des Beaux-Arts[167]. La fouille du site, sur environ 600 m2, révèle que celui est fondé autour de 3'571 avant J.-C. et qu'il se trouve, globalement, entre quelques centimètres et un mètre en dessous du niveau stabilisé du lac de Neuchâtel, pour des couches d'occupations oscillant entre 5 et20 centimètres[168]. Les pieux en bois retrouvés, majoritairement composés de chêne, permettent, grâce à la dendrochronologie, d'estimer l'occupation des maisons néolithiques à une trentaine d'années. Les pieux permettent également l'identification de deux phases de construction : une première phase d'édification, en 3'571 avant J.-C., et une seconde phase d'entretien et/ou de remplacement des premiers édifices, entre 3'550 et 3'540 avant J.-C[169]. En comparaison avec les sites palafittiques voisins d'Hauterive-Champréveyres et deMarin-Les Piécettes (datés également de la période néolithique du Cortaillod), le site du Fun'Ambule apporte de nouvelles connaissances quant à l'occupation des rivages neuchâtelois : ainsi, les maisons du site ne sont pas surélevées comme elles le sont à Hauterive-Champréveyres ; la disposition des pieux évoque en effet l'hypothèse d'habitats situés à même le sol, sur des dallages aménagés[170].
Grâce à l'abondant matériel retrouvé, le site du Fun'Ambule est daté de la culture archéologique du Cortaillod tardif et du Cortaillod type Port-Conty, soit des périodes caractéristiques duNéolithique moyen de Suisse occidentale. Le matériel retrouvé[167] :
440 kg de céramique ;
450 artefacts en os et en bois de cervidés ;
830 silex, dont 230 objets et 600 éclats ;
200 outils fabriqués en roche verte.
L'habitat du site, qui se situe à même le sol, est reconstitué grâce aux nombreux trous de poteau (environ 590), aux zones rubéfiées, aux zones dallées et aux vestiges de foyers. Lesanalyses dendrochronologiques permettent d’établir précisément plusieurs phases d’occupation du site : en 3'571 avant J.-C., deux ensembles de bâtiments parallèles et perpendiculaires au rivage sont installés ; entre 3'550 et 3'540 avant J.-C., de nouveaux édifices sont installés sur les anciennes installations. Entre 3'509 et 3'479 avant J.-C., l’habitat et le matériel identifiés pour la dernière phase d'occupation du site sont attribués à la culture du Cortaillod type Port-Conty[167].
Les plus anciens bâtiments de la ville sont très sobres, marqués par la tradition protestante. Neuchâtel comprend quantité de bâtiments typiques duXIXe siècle dus à la richesse de la ville durant la période prussienne. De cette période datent aussi les fontaines de la ville qui étaient utilisées par la population avant que l'eau courante ne soit généralisée. À l'exception de celles qui ornent les fontaines, il y a peu de statues en ville de Neuchâtel, la tradition locale ne valorisant pas la démonstration de la réussite personnelle. En revanche, on trouve des statues abstraites d'artistes neuchâtelois plus récents.
Lacollégiale de Neuchâtel est construite auXIIe siècle et dédicacée en 1276. Elle est le témoin du passage à laRéforme en 1530. Elle abrite le tombeau des comtes de Neuchâtel, monument polychrome de la fin du Moyen Âge constitué de 15 statues grandeur nature représentant les comtes et leurs épouses.
Lechâteau de Neuchâtel abrite aujourd'hui le Conseil d'État (gouvernement du canton).
Latour des Prisons est construite sur des bases d'avant l'an mil. Elle est modifiée à plusieurs reprises, servant momentanément de porte ouest de la ville avant l'ouverture de la route de l'Évole.
L'hôtel de ville de Neuchâtel 1790 (2, rue de l'Hôtel de Ville) est construit sur l'emplacement de l'ancien hôpital et de la porte de l'Hôpital.
Le bâtiment des services industriels (2, Faubourg de l'Hôpital) a été construit comme hôpital en 1783, sa fonction jusqu'à la construction de l'hôpital des Cadolles 1915.
LeCollège latin (3, place Numa-Droz) est construit sur un ancien banc de sable formé par les alluvions du Seyon en 1835. Il abrite dès son ouverture la bibliothèque publique (première bibliothèque publique de Suisse) et des classes (aujourd'hui une partie du Lycée Jean-Piaget). Il abrite également le musée d'histoire naturelle de 1840 à 1983.
Le temple du Bas ou Temple Neuf, sur plans de Joseph Humbert-Droz, dédicacé en 1696.
La chapelle de la Maladière, construite en 1828 sur plans de Frédéric de Morel.
On relève plusieurs hôtels privés et autres grandes demeures d'une richesse étonnante pour une ville de la taille de Neuchâtel. Sont en particulier remarquables la Grande Rochette (14, rue de la Gare), la Petite Rochette (17, rue de la Gare), leshôtels DuPeyrou (3, avenue Jean-Jacques Rousseau), de Pourtalès (8, faubourg de l'Hôpital) et l'ancien hôtel de Pury (4, Chemin du Petit Pontarlier, maintenant siège dumusée d'ethnographie).
Le centre scolaire secondaire oucollège du Mail est l’œuvre de l'architecteAlfred Habegger et réalisé en deux étapes de 1964 à 1970. L’ensemble se compose de deux pyramides étagées réunies par un corps central plus bas, une solution architecturale astucieuse, sculpturale et sans équivalent dans le domaine de la construction scolaire[173],[174].
D'or à l'aigle de sable, membrée bequée et languée de gueules portant en cœur un écusson d'or au pal de gueules chargé de trois chevrons d'argent[175].
Le dessinateur, un des trois automates de Jaquet-Droz.
LeMusée d'art et d'histoire &Automates Jaquet-Droz, situé dans un bâtiment construit pour abriter leMusée des beaux-arts ouMusée de peinture par Léo Châtelain en 1885[24],[176], offre à ses visiteurs plus de vingt salles d’expositions permanentes ou temporaires et présente des collections d’art neuchâtelois, suisse et français dont lesautomates Jaquet-Droz, troisandroïdes datant duXVIIIe siècle. Des maquettes historiques de la ville de Neuchâtel de l'an milà ce jour[Quand ?] sont exposées de manière permanente aux « Galeries de l'histoire », antenne du Musée d'art et d'histoire.
LeMuséum d'histoire naturelle, qui habite l'ancienCollège de jeunes filles dessiné par Rychner et terminé en 1853[137], présente une exposition permanente desmammifères etoiseaux de Suisse dans leur milieu (dioramas sonorisés pour les oiseaux).
LeMusée d'ethnographie de Neuchâtel se trouve dans la Villa de Pury, léguée parJames-Ferdinand de Pury à la ville à condition d'y installer le musée, inauguré en 1904[176]. Son exposition de référence,L'impermanence des choses parcours les collections, avec des objets de tous les continents ainsi que d'Égypte antique.
La Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel se situe dans leCollège latin, aussi connu comme l'ancienGymnase. Le bâtiment est construit en 1835 sur la presqu'île de la Salle formée par le delta du Seyon[137],[16]. La bibliothèque regroupe un fondsJean-Jacques Rousseau ainsi que le fonds Rott.
Les comtes de Neuchâtel, personnalités actives avant 1707
Comte Rodolph II de Neuchâtel (1196 ?- ?), ménestrel[180].
Saint Guillaume (1150 ?-1231), chanoine de Neuchâtel à l'époque de la construction de la partie romane de la Collégiale, vénéré pour des résurrections d'enfants mort-nés le temps de leur baptême, son culte se perpétue jusqu'à la Réforme[181].
Guillaume Farel (1489-1565), clerc français, fondateur de l'Église réformée, dont la statue trône devant la collégiale de la ville.
Victor Vasarely (1908-1997), artiste graphique qui vécut à Neuchâtel, père duOp art.
Marcel North (1909-1990), illustrateur, graveur, et dessinateur neuchâtelois.
Henri Devain (1912-1998), écrivain et poète patriotiquejurassien, né à Neuchâtel[183].
Alexandre Charles Perrégaux (1791-1837), militaire dans l'armée française, fondateur de la ville deMohammadia en Algérie, qui a porté son nom pendant la colonisation française.
Marguerite Evard (1880-1950), première femme licenciée ès lettres de l'Université de Neuchâtel.
Louis Agassiz (1807-1873), naturaliste américano-suisse, professeur à l'Université de Neuchâtel, un des fondateurs de l’Académie des sciences des États-Unis.
↑Lemail est en français duXIXe siècle soit un marteau, soit un jeu dans lequel on utilise un tel marteau, soit une allée bordée d'arbres propice à ce jeu. Information issue du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales.http://www.cnrtl.fr/lexicographie/mail?
↑Béat Arnold,À la poursuite des villages lacustres neuchâtelois : un siècle et demi de cartographie et de recherche., Hauterive, Office et musée cantonal d'archéologie de Neuchâtel.,, 252 p.(ISBN978-2-940347-44-5).
↑Nicolas Heiniger, « L'UDC balayée du Conseil général »,L'Express,,p. 4(lire en ligne).
↑Alexandre Steiner, « Le duel des villes: Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds, l’aristocrate privilégiée face à l’ouvrière agitée »,Le Temps,,p. 16-17(ISSN1423-3967,lire en ligne, consulté le).
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↑a etbMarie-IsabelleCattin,Le site magdalénien de Monruz, 4. La vie quotidienne à travers le travail du silex, Neuchâtel, Office du patrimoine et de l'archéologie,, 315 p.(ISBN978-2-940347-54-4), p.12.
↑Werner Müller,Le site magdalénien de Monruz, 3. Acquisition, traitement et consommation des ressources animales., Neuchâtel, Office du patrimoine et de l'archéologie,, 309 p.(ISBN978-2-940347-52-0),p. 21.
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↑MatthieuHonegger et RobertMichel, « Nouveaux aspects de la civilisation de Cortaillod en pays neuchâtelois : les fouilles récentes de Neuchâtel-Fun'Ambule et de Marin-Les Piécettes »,Archéologie suisse (25, 2),,p. 33.
↑Louis Mühlemann,Armoiries et drapeaux de la Suisse : recueil officiel des armoiries et drapeaux pour les 700 ans de la Confédération, Lengnau, Bühler,, 159 p.,p. 146
Un article bibliographique spécifique serait utile(mai 2023). Compte tenu du nombre d'ouvrages ou d'études relatives au sujet de l'article, il serait utile de créer unarticle bibliographique spécifique. On ne garderait alors dans l'article que les ouvrages biographiques ou de référence principaux, ainsi que ceux utilisés pour écrire l'article.
Préhistoire
Jérôme Bullinger, Denise Leesch et Nicole Plumettaz,Le site magdalénien de Monruz : premiers éléments pour l'analyse d'un habitat de plein air, Neuchâtel, Service et musée cantonal d'archéologie de Neuchâtel,, 227 p.(ISBN2-940347-29-8)
Mathieu Honegger et Robert Michel, « Nouveaux aspects de la civilisation de Cortaillod en pays neuchâtelois : les fouilles récentes de Neuchâtel-Fun'Ambule et de Marin-Les Piécettes »,Archéologie suisse,vol. 25,no 2,,p. 33
Marie-Isabelle Cattin,Le site magdalénien de Monruz, 4. La vie quotidienne à travers le travail du silex, Neuchâtel, Office du patrimoine et de l'archéologie,, 315 p.(ISBN978-2-940347-54-4)
Werner Müller,Le site magdalénien de Monruz, 3. Acquisition, traitement et consommation des ressources animales, Neuchâtel, Office du patrimoine et de l'archéologie,, 309 p.(ISBN978-2-940347-52-0)
Denise Leesch, Jérôme Bullinger et Werner Müller,Vivre en Suisse il y a 15'000 ans : le Magdalénien, Bâle, Archéologie suisse,, 175 p.(ISBN978-3-906182-30-8)
Béat Arnold,À la poursuite des villages lacustres neuchâtelois : un siècle et demi de cartographie et de recherche, Hauterive, Office et musée cantonal d'archéologie de Neuchâtel,, 252 p.(ISBN978-2-940347-44-5)
Histoire
Frédéric-Alexandre de Chambrier,Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avènement de la Maison de Prusse, Neuchâtel, Imprimerie de Charles Attinger,
Histoire du canton écrite pour le prince de Prusse
Charly Guyot,Neuchâtel, histoire d'une cité, Neuchâtel, Imprimerie de Paul Attinger,
Maurice Evard,Histoire du Canton de Neuchâtel, Neuchâtel, Office du matériel scolaire,(ISBN2-88356-038-2)
Tome rouge de la trilogie tricolore de l'instruction publique neuchâteloise
Description détaillée des bâtiments de la ville et de la région
Jean-PierreJelmini, CharlesThomann et PierreBickel,Le pays de Neuchâtel hier et avant-hier : 213 photographies anciennes,Payot,, 208 p.(ISBN2-601-00237-9)
Jean-Pierre Jelmini,Neuchâtel, l'esprit - la pierre : l'histoire,
Nadja Maillard,Architecture Moderne & Contemporaine, Neuchâtel, Section de l'urbanisme,, 109 p.(ISBN2-940210-05-5)
Histoire de la création de la première montre électronique à la fin des années 60
Office fédéral de la statistique OFS,Recensement des entreprises, Structure économique, catégorie 33 : Fabrication d'instruments médicaux, de précision et d'optique, horlogerie, Neuchâtel, OFS,
Office cantonal de la statistique,Neuchâtel statistique, Neuchâtel, Office cantonal de la statistique,(lire en ligne)
Régis Huguenin,L'émergence des transports publics en ville de Neuchâtel : Urbanisation et mobilité (1890 - 1922), Neuchâtel, Éditions Alphil,, 208 p.(ISBN978-2-940235-37-7)
Étude très détaillée des débuts des transports publics en ville de Neuchâtel
Histoire illustrée et parsemée d'anecdotes par l'ancien porte-parole des chemins de fer fédéraux suisses
Michel Schlup,Le temps des bateaux à vapeur, Neuchâtel, Éditions Gilles Attinger,
Brève histoire illustrée du transport maritime à vapeur sur le lac
Art - Culture
Lionel Bartolini, Jean-Daniel Morerod, Anton Näf et Christian de Reynier,Rodolphe, comte de Neuchâtel et poète, Neuchâtel, Éditions Alphil(ISBN978-2-940235-25-4 et2-940235-25-2)
Collection presque exhaustive et documentée des gravures de la ville
Patrice Allanfranchini,Neuchâtel, 1642-1942, trois siècles d'iconographie, Chézard-Saint-Martin, Éditions de la Chatière,(ISBN2-940239-07-X)
Collection presque exhaustive et documentée des gravures de la ville
Claude Attinger, Christoph Brandt, Jean Courvoisier et Jean-Pierre Jelmini,Victor Attinger photographe, Neuchâtel, Éditions Gilles Attinger,
Vie et œuvre de Victor Attinger
Rychner et Schulp,Aspects du livre neuchâtelois, Neuchâtel, Bibliothèque publique universitaire,
Divers
RBS,Quotidiens conservés ou consultables dans les bibliothèques patrimoniales du RERO, annuaire commenté du Réseau des bibliothèques de Suisse orientale
Frédéric Cuche,Nature du Canton de Neuchâtel, Neuchâtel, Office du matériel scolaire,(ISBN2-88356-040-4)
Tome vert de la trilogie tricolore de l'instruction publique neuchâteloise
Marcel Garin,Géographie du Canton de Neuchâtel, Neuchâtel, Office du matériel scolaire,(ISBN2-88356-039-0)
Tome blanc de la trilogie tricolore de l'instruction publique neuchâteloise
La version du 5 avril 2008 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.