NetLander est un projet demission spatialemartienne duCentre national d'études spatiales (CNES), l'agence spatiale française. La mission prévoyait le lancement vers la planète Mars, fin 2007 ou 2009, de quatre petits atterrisseurs identiques devant former au sol un réseau de stations fixes destinées à l'étude de la météorologie martienne, de la structure interne de la planète et des caractéristiques de la surface. Pour des raisons budgétaires, le projet est définitivement abandonné.
En 1998, les chercheurs français demandent à l'agence spatiale française, leCNES, de développer un programme ambitieux d'exploration de la planète Mars. Trois projets devaient répondre à cette attente : la participation française à la sonde spatialeMars Express de l'Agence spatiale européenne, une contribution à lamission de retour d'échantillons martiens (Mars Rover and Sample Return ou MRSR) développée par la NASA et le développement de l'orbiteur martien PREMIER (Programme de Retour d'Echantillons Martiens et Installation d'Experiences en Reseau). Ce dernier devait emporter quatre petits atterrisseurs réutilisant une partie des équipements développés pour la missionHuygens etMars 96. PREMIER, qui devait être lancé en 2005 ou 2007, devait également contribuer au retour des échantillons de sol martien. L'échec en 1996 des missions américainesMars Climate Orbiter etMars Polar Lander entraîne le report de la mission d'échantillons à 2011. Désormais PREMIER ne joue plus pour ce projet qu'un rôle de démonstrateur destiné à valider les manœuvres nécessaires au retour des échantillons de sol martien ;aérocapture, rendez-vous avec une capsule lancée depuis le sol martien et amarrage de celle-ci. PREMIER, qui doit être lancé en 2007 comprend un étage de croisière, les systèmes permettant d'y fixer les 4 atterrisseurs NetLander, unbouclier thermique mis en œuvre pour l'aérocapture. Le coût de l'orbiteur résultant développé par le CNES est évalué à400 millions de $ US. Les quatre atterrisseurs devaient être largués une fois PREMIER en orbite autour de Mars. Ils devaient se poser dans la région volcanique deTharsis pour trois d'entre eux et aux antipodes dans la région d'Hellas pour le quatrième atterrisseur afin de pouvoir collecter les ondes sismiques traversant le noyau de la planète. Le CNES décide par la suite d'annuler l'expérience d'aérocapture ce qui augmente la masse de l'orbiteur de3 tonnes. Finalement, en 2002, le CNES abandonne le projet d'orbiteur. Il propose à la NASA d'embarquer les sondes NetLander comme charge utile secondaire de son projet d'orbiteur martienMars Telecommunications Orbiter. Mais en, l'agence spatiale américaine renonce à cette mission pour des raisons financières. Le CNES propose alors d'intégrer NetLander dans leprogramme ExoMars de l'Agence spatiale européenne. Mais peu après, le CNES décide de ne pas investir les88 millions d'€ nécessaires au développement de son projet et annonce qu'il renonce désormais à développer des missions martiennes en dehors du programme de l'Agence spatiale européenne[1].
La missionMetNet, comportant elle aussi plusieurs atterrisseurs vers Mars, est basée sur l'héritage de NetLander[2].MetNet devait être déployé en 2011-2019[3]. Mais ce projet ne trouve pas de financement. Le sismomètre développé par l'Institut de physique du globe de Paris pour les missions Mars 96 puis NetLander sera finalement embarqué à bord de la mission américaineInSight lancée en 2018.
L'objectif de la mission NetLander est d'obtenir des données météorologiques et géophysiques (structure de la planète). Pour la première fois les données ne sont pas collectées seulement localement mais à l'échelle globale de la planète grâce à un réseau de capteurs dispersés à sa surface. Ceci permet d'effectuer des mesures simultanées d'un même phénomène dans différents lieux et de localiser par triangulation l'origine d'un séisme. La durée de la mission est de2 années terrestres (une année martienne) pour que les observations effectuées portent sur un cycle de saison complet. Les principaux objectifs sont[4] :
Les quatre sondes sont identiques et ont une masse de66 kilogrammes au lancement et de 22 kg après leur atterrissage dont 5 à 6 kilogrammes pour lacharge utile. Au début de larentrée atmosphérique, durant la phase de freinage par l'atmosphère, l'engin spatial est encapsulé dans un bouclier thermique de 0,9 mètre de diamètre constitué par une structure d'aluminium et un revêtement en composite carbone. Une fois que la vitesse a suffisamment diminué, un parachute dérivé de celui deHuygens est déployé. L'atterrissage en douceur à la surface de Mars est obtenu à l'aide d'un airbag bilobé développé pour les petits atterrisseurs deMars 96. Au sol, l'atterrisseur est un cylindre plat de58 centimètres de diamètre. L'ouverture du couvercle permet le déploiement en pétales de 5 panneaux solaires circulaires et de différents capteurs et antennes[5].
Lacharge utile de chaque atterrisseur, d'une masse totale de 6 kg, est constituée par 9 instruments développés par des laboratoires européens[6] :
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