Timbre commémoratif américain du premier homme sur la Lune, parPaul Calle.
Neil Alden Armstrong naît le àWapakoneta dans l'Ohio dans une région rurale duMiddle West[1],[2]. Il est le fils de Stephen Koenig Armstrong (né aux États-Unis en 1898 et mort en 1990) et de Viola Louise Engel (née en Irlande en 1907 et morte en 1990)[3]. Sa famille a des originesécossaises par son père (clan Armstrong deLangholm dont il a emporté une pièce dutartan traditionnel lors de la missionApollo 11[4]),irlandaise etallemande (grands-parents maternels issus deLadbergen) par sa mère[5]. Son père est auditeur[6] pour l'État de l'Ohio et sa mère femme au foyer. Neil est l'aîné des trois enfants, de sa sœur June et de son frère Dean. La famille déménage fréquemment pour suivre les différentes affectations de Stephen Armstrong dans la région. Au cours de ses quinze premières années, Neil va ainsi habiter dans vingt localités différentes. La famille déménage une dernière fois en 1944 àWapakoneta où elle s'installe définitivement. Neil pratique lescoutisme : il entre chez lesBoy Scouts of America où il parvient au rang le plus élevé d'Eagle Scout[Note 1]. À Wapakoneta, il étudie à la Blume High School.Dès son plus jeune âge, Neil s'intéresse à l'aviation. Lorsque Neil a2 ans, son père l'emmène auxcourses aériennes de Cleveland, et à6 ans, il fait son baptême de l'air dans unFord Trimotor àWarren le[7]. Il pratique lemodélisme à partir de l'âge de8 ans et réalise différents petits jobs pour se payer des cours de pilotage sur l'Aeronca 7 Champion à l'aéroport deWapakoneta en 1945 : il obtient son brevet de pilote le jour de son seizième anniversaire, avant même son permis de conduire[8]. C'est également à cet âge qu'il fait ses premièresobservations astronomiques grâce au télescope de Jacob Zint, un voisin astronome amateur[9]. En 1947, Armstrong commence à étudier l'aéronautique à l'université Purdue[Note 2],[10],[11]. Il est seulement la deuxième personne de sa famille qui entre à l'université. Il est accepté auMassachusetts Institute of Technology (MIT), mais le seulingénieur qu'il connaisse et qui y ait étudié, le dissuade d'y aller, lui disant qu'il n'est pas nécessaire d'étudier àCambridge (Massachusetts) pour recevoir une éducation de qualité[12]. Les revenus de la famille de Neil sont modestes et les frais de scolarité pour l'université sont financés par le plan Holloway, programme porté parJames L. Holloway Jr.. Celui-ci prend en charge le règlement de six ans d'études en échange d'un temps de service de trois ans dans laMarine de guerre américaine. À Purdue, il obtient des notes qui le placent onzième parmi ses 78 camarades de classe[13].
Neil Armstrong est appelé pour effectuer son service militaire dans la marine le[2]. Il suit une formation de pilote auNaval Air Station Pensacola durant dix-huit mois et obtient en son diplôme de pilote d'avion à réactionembarqué surporte-avions[14] alors qu'il a tout juste20 ans. Il est alors affecté à la base deNaval Air Station North Island (son appellation actuelle) située àSan Diego au sud de laCalifornie. Peu après, il est intégré dans l'escadrille 51 composée dechasseurs embarquésGrumman F9F-2B Panther. Il réalise son premier vol sur ce type d'appareil le et, six mois plus tard, réalise son premier appontage sur l'USS Essex. Cet événement lui permet d'être promuenseigne de vaisseau. Peu après, l’Essex, avec à son bord l'escadrille d'Armstrong, met le cap sur laCorée pour soutenir les forces de l'Organisation des Nations unies (ONU) engagées dans laguerre de Corée. Lesquadron d'Armstrong a pour mission d'effectuer desattaques au sol[15].Armstrong réalise son premier vol au-dessus de la zone de conflit le : il escorte un avion de reconnaissance photo sur Sŏngjin (Kimch'aek). Cinq jours plus tard, son avion est abattu au cours d'une mission d'attaque au sol[Note 3]. Neil devait bombarder une zone de stockage de marchandises et unpont situés au sud du village de Majon-ni, à l'ouest deWonsan. Durant son passage à basse altitude à une vitesse d'environ560km/h, son F9F Panther est touché par des projectiles de l'artillerie antiaérienne. Alors qu'il tente de reprendre le contrôle de son avion, il perd environ un mètre de l'extrémité de son aile droite cisaillée par un câble qui a été tendu à une hauteur d'environ6 mètres au-dessus de la vallée[16]. Armstrong parvient néanmoins à ramener son avion en territoire « ami ». Il ne peut atterrir sans risque car il a perdu un de sesailerons. Il choisit des'éjecter au-dessus d'un plan d'eau situé près dePohang et d'attendre ensuite les hélicoptères de secours. Poussé par le vent après s'être éjecté, il se pose sur la terre ferme et est recueilli par unejeep conduite par un de ses camarades de chambrée de l'école de pilotage. L'épave du F9F-2no 125122 n'a pas été retrouvée[17].Au cours de laguerre de Corée, Armstrong réalise 78 missions et totalise121 heures en vol, la plupart effectuées en. Il reçoit l'Air Medal pour ses 20 premières missions de combat, laGold Star pour les 20 suivantes, et laKorean Service Medal, ainsi que l'Engagement Star[18]. Armstrong quitte la Marine le[2] et est versé dans laréserve de la Marine de guerre américaine avec le grade deLieutenant, Junior Grade (enseigne de vaisseau de première classe)[19].Armstrong retourne à l'université Purdue pour poursuivre ses études. Il effectue ses meilleurs semestres durant cette deuxième partie de sa scolarité et sa dernière moyenne est de 4,8 sur 6,0[20]. Il achève ses études en 1955 en obtenant unelicence en sciences dans le domaine de l'aérospatiale[19].
En novembre 1960, Armstrong est choisi dans le cadre du projetBoeing X-20 Dyna-Soar, uncorps portant militaire préfigurant lanavette spatiale américaine et y participe jusqu'au bout, pendant près de 18 mois. Le, il est nommé un des six pilotes-ingénieurs, mais le projet est arrêté peu après[23].Armstrong a été impliqué dans plusieurs incidents qui ont marqué le folklore de la base d'Edwards ou qui furent cités par ses collègues. Le premier de ces incidents est un vol surNorth American X-15, le, au cours duquel Armstrong devait tester un système de contrôle pouvant s'ajuster automatiquement. Il monte jusqu'à une altitude de 63 km mais, durant la descente, maintient le nez de son appareil trop longtemps levé, si bien que son appareil « rebondit » jusqu'à une altitude de 43 km. À cette altitude, l'atmosphère est si peu dense que les surfaces aérodynamiques n'ont pas d'effet. Durant la phase de descente, l'avion-fusée se comporte comme un planeur car il ne dispose d'aucune propulsion. À la suite de cette mauvaise manœuvre, il passe au-dessus de sa piste d'atterrissage àMach 3 (3 200km/h) et à plus de 30,5 km d'altitude. Selon la légende, il parvient à faire virer son appareil alors qu'il est éloigné de 72 km de la base Edwards, au niveau duRose Bowl Stadium. Il parvient à ramener son avion près de la zone d'atterrissage, mais arrive tout juste à atterrir en posant ses roues à l'extrémité de la piste. Ce fut le plus long vol de X-15 en durée et en éloignement depuis la piste[24].Un deuxième incident se produit au cours d'un vol qu'Armstrong réalise avecChuck Yeager, quatre jours après son aventure avec le X-15. Les deux pilotes sont à bord d'unLockheed T-33 Shooting Star et doivent tester si leSmith Ranch Dry Lake peut servir de piste d'atterrissage d'urgence pour le X-15. Dans son autobiographie, Yeager écrit qu'il savait et avait averti son coéquipier que le lac n'était pas utilisable pour les atterrissages, après les pluies qui venaient de se produire, mais qu'Armstrong avait insisté pour effectuer ce test. Alors que l'avion effectue un atterrissage de type « touch-and-go », les roues restent bloquées et ils ne parviennent pas à redécoller. Les deux hommes sont obligés d'attendre les secours. Armstrong raconte une version différente des événements : selon celle-ci, Yeager n'a jamais essayé de le prévenir et l'avion a effectué un premier atterrissage réussi sur le côté est de la zone. Yeager lui aurait alors demandé d'effectuer une deuxième tentative à une vitesse moins élevée. C'est au cours de ce deuxième essai que l'avion aurait été immobilisé, déclenchant, selon Armstrong, l'hilarité de Yeager[25].
Beaucoup de pilotes d'essai à Edwards ont loué les talents d'ingénieur d'Armstrong.Milt Thompson a déclaré qu'il était« le plus technicien des premiers pilotes de X-15 » etBruce Peterson a dit d'Armstrong qu'il avait« un esprit qui absorbait des choses comme une éponge ». Ceux qui venaient de l'Armée de l'air américaine avaient tendance à avoir une opinion différente, en particulier des pilotes commeChuck Yeager etPete Knight, qui n'avaient pas de diplôme d'ingénieur. Knight a dit que les pilotes-ingénieurs volaient d'une manière qui était « plus mécanique » et expliquait que c'était pour cette raison que certains pilotes-ingénieurs rencontraient des problèmes en vol : leurs compétences de pilote n'étaient pas innées[26].Le, Armstrong est impliqué dans « l'affaire Nellis ». Il est envoyé dans unLockheed F-104 Starfighter pour inspecter leDelamar Dry Lake, là encore pour vérifier si celui-ci permet les atterrissages d'urgence. Il a mal évalué son altitude et ne s'est pas rendu compte que sontrain d'atterrissage n'était pas complètement déployé. En touchant le sol, le train d'atterrissage commence à se rétracter. Armstrong met plein gaz pour reprendre de l'altitude, mais la partie ventrale de l'avion et les portes du train d'atterrissage heurtent le sol ce qui déclenche une fuite de liquide hydraulique et endommage également la radio. Armstrong se dirige alors vers laNellis Air Force Base et, en l'absence de communication radio, survole la tour de contrôle en « battant des ailes » pour signaler qu'il va effectuer une tentative d'atterrissage sans disposer de radio. La perte de fluide hydraulique entraîne la libération du crochet d’arrêt, et celui-ci se prend dans un câble qui entraîne une chaîne d'ancre. Il faut près de trente minutes pour dégager la piste et réparer le câble. Pendant ce temps, Armstrong téléphone à Edwards et demande que quelqu'un vienne le chercher. Milt Thompson est envoyé à bord d'un F-104B, le seul avion biplace disponible, mais que Thompson n'avait jamais piloté. Thompson parvient non sans difficultés à Nellis, mais l'avion effectue un atterrissage dur car il souffle, à ce moment-là, un vent de travers violent, et un des pneus du chasseur éclate. La piste est de nouveau fermée afin d'être dégagée.Bill Dana est envoyé à son tour à Nellis, cette fois-ci dans un Lockheed T-33 Shooting Star, mais il atterrit presque trop loin. Le commandement de la base de Nellis décide que le mieux est de trouver un véhicule terrestre pour rapatrier les trois pilotes, afin d'éviter un nouveau problème[27].Armstrong a effectué sept vols surNorth American X-15, au cours desquels il a atteint une altitude de 63 km (207 500 pieds) et une vitesse de6 615km/h (Mach 5,74) à bord du X-15-1. Lorsqu'il abandonne sa fonction de pilote d'essais, il a réalisé plus de 2 450 heures de vol sur plus de 200 appareils différents (dont des avions à réaction, des hélicoptères et des planeurs).
La vocation d'astronaute d'Armstrong ne résulte pas d'une décision instantanée. En, il est sélectionné pour faire partie du programmeMan In Space Soonest de l'Armée de l'air américaine. En, il devient un des pilotes consultants pour le projet Dyna Soar et, en, il est désigné comme un des six pilotes ingénieurs susceptibles de piloter l'avion dans l'espace si ce projet se concrétise. Au cours des mois qui suivent l'annonce du recrutement duGroupe d'astronautes 2 par la NASA, il est de plus en plus enthousiasmé par leprogrammeApollo et par la perspective de découvrir un nouvel environnement aéronautique. Mais la candidature d'Armstrong arrive environ une semaine après la date limite fixée au.Dick Day(en), avec qui Armstrong avait collaboré étroitement à la base d'Edwards et qui travaillait à ce moment-là auManned Spacecraft Center, voyant l'arrivée tardive de son dossier, le glisse dans la pile des candidatures à étudier sans que personne le remarque[28]. Armstrong passe en juin à laBrooks City-Base(en), l'examen médical que la plupart des candidats décrivaient comme douloureux et parfois inutile[29].Le,Deke Slayton appela Armstrong[2] et lui demanda s'il voulait faire partie duGroupe d'astronautes 2 baptisé par la presse américaine « The New Nine » (les neuf nouveaux). Armstrong accepta sans hésitation. Les résultats des sélections furent gardés secrets durant trois jours, mais les journaux avaient annoncé, depuis le milieu de l'été, qu'un des candidats retenus serait le « premier astronaute civil ». Armstrong est le premier astronaute américain qui ne soit pas militaire d'active au moment de sa sélection[30].
Les astronautes de la mission Gemini 8 sont désignés le : Armstrong est le commandant etDavid Scott le pilote. Ce dernier est le premier membre dugroupe d'astronautes 3 à recevoir une place dans l'équipage titulaire d'une mission spatiale. La mission est lancée le[2]. Celle-ci est la plus complexe réalisée jusque-là, avec unrendez-vous et unamarrage du vaisseau Gemini avec l'étage de fuséeAgena et uneactivité extravéhiculaire (EVA) qui constitue la deuxième sortie américaine et la troisième en tout, réalisée par Scott. La mission doit durer 75 heures et le vaisseau doit effectuer 55 orbites. Après le lancement de l'étage-cibleAgena à15 h 00UTC, la fuséeTitan II GLV transportant Armstrong et Scott décolle à16 h 41 UTC. Une fois en orbite, la poursuite de l'étageAgena par le vaisseau Gemini 8 s'engage.
Neil Armstrong et David Scott à l'arrivée de leur capsule Gemini 8.
Le premier rendez-vous et l'amarrage entre les deux engins qui constitue une première sont réalisés avec succès[2], après 6 heures et trente minutes passées en orbite. Le contact du centre de contrôle avec l'équipage est intermittent car les stations terrestres ne permettent qu'une couverture partielle de l'orbite. Pendant une de ces périodes sans liaison radio avec le sol, l'engin spatial commence à tourner sur lui-même. Armstrong essaie de corriger, sans y parvenir, ce problème d'orientation avec les moteurs-fusées dédiés aucontrôle d'attitude faisant partie de l'Orbital Attitude Maneuvering System(en) (OAMS). Comme suggéré auparavant par le centre de contrôle, les astronautes choisissent de désamarrer leur vaisseau de l'étageAgena mais ne constatent aucune amélioration : la vitesse de rotation s'est encore accrue, atteignant un tour par seconde. L'équipage comprend alors que le problème vient du système de contrôle d'attitude du vaisseau Gemini. Armstrong décide de désactiver le système de contrôle d'attitude OAMS et d'initialiser lesrétrofuséesRCS. Les procédures imposaient qu'une fois le système RCS activé, l'engin devait entamer sa rentrée sur Terre dès que possible. Il a été démontré par la suite qu'une connexion électrique endommagée avait bloqué en position allumée un des moteurs-fusées utilisé pour le contrôle d'attitude.Quelques personnes, dontWalter Cunningham, ont déclaré publiquement par la suite que Scott et Armstrong n'avaient pas suivi les procédures en vigueur pour un tel incident et qu'Armstrong aurait pu sauver la mission s'il avait activé une seule des deux grappes de rétrofusées RCS (il y avait une deuxième grappe en cas de défaillance de la première). Ces critiques sont sans fondement car aucune procédure n'a été écrite pour une telle défaillance, et il est seulement possible d'activer les deux grappes de rétrofusées RCS simultanément et pas l'une ou l'autre.Gene Kranz a écrit :« L'équipage a réagi conformément à sa formation, et ils ont mal réagi parce que nous les avions mal formés ». Les planificateurs et les contrôleurs de la mission n'avaient pas réalisé que lorsque deux engins spatiaux sont amarrés ensemble, ils doivent être considérés comme un seul et même véhicule spatial[31].
Armstrong fut déprimé et irrité que le vol ait été écourté : la plupart des objectifs de la mission n'avaient pas été remplis et Scott n'avait pu effectuer sa sortie extravéhiculaire. Armstrong ne fut pas mis au courant des critiques des autres astronautes, mais il réalisa après le vol que les moteurs de contrôle d'attitude du vaisseau Gemini auraient pu être désactivés lors de l'amarrage avec l'étageAgena, et que le système de contrôle d'attitude de l’Agena aurait peut-être pu suffire pour stabiliser l'ensemble.
La dernière mission d'Armstrong lors duprogrammeGemini fut en tant que pilote-commandant de l'équipage de remplacement deGemini 11, laquelle était prévue deux jours après l'atterrissage deGemini 8. Ayant déjà reçu une formation pour les deux vols, Armstrong était très bien formé sur les systèmes et aurait été le mieux placé pour assister le pilote noviceWilliam Anders désigné avec lui. Mais l'équipage de remplacement ne fut pas mobilisé et c'est l'équipage titulaire formé parPete Conrad etDick Gordon qui fut lancé le. Les deux hommes purent remplir tous les objectifs de la mission, tandis qu'Armstrong assura les fonctions decontrôleur de vol (CAPCOM).Après le vol, le président américainLyndon B. Johnson demanda à Armstrong et à sa femme de prendre part à une tournée de 24 jours enAmérique du Sud, destinée à promouvoir les relations avec les États-Unis. Les Armstrong étaient accompagnés de Dick Gordon,George Low, leurs épouses et d'autres fonctionnaires du gouvernement. Ils voyagèrent dans onze pays et quatorze grandes villes. Armstrong impressionna tous les participants en saluant les dignitaires dans leur propre langue. Au Brésil, il parla des exploits d'Alberto Santos-Dumont, qui est considéré dans ce pays comme le premier à avoir volé avec un aéronef « plus lourd que l’air » devançant les AméricainsOrville et Wilbur Wright.
Neil Armstrong étudie le plan de vol d'Apollo 11, le.
Lorsqu'éclate l'incendie d'Apollo 1 le, qui est fatal aux astronautesGus Grissom,Ed White etRoger Chaffee, Armstrong est en déplacement àWashington avecGordon Cooper,Dick Gordon,Jim Lovell etScott Carpenter pour la signature dutraité de l'espace de l'Organisation des Nations unies. Armstrong et le groupe passent le reste de la nuit à boire et à spéculer sur l'origine de l'accident[32]. Le, le jour même où la mission d'enquête sur l'incendie d'Apollo 1 a publié son rapport, Armstrong et dix-sept autres astronautes sont conviés à une réunion avecDeke Slayton. Slayton leur annonce que« les gars qui vont participer à la première mission lunaire sont ceux de cette salle ». SelonEugene Cernan, Armstrong ne se montre pas particulièrement surpris car ceux qui sont présents sont les vétérans duprogrammeGemini et donc les seules personnes susceptibles de participer aux missions lunaires. Slayton parle des missions prévues et nomme Armstrong comme membre de l'équipage réserve d'Apollo 9 qui, à ce stade, est planifié pour être une mission en orbite terrestre moyenne destinée à tester le fonctionnement conjoint dumodule lunaire Apollo et dumodule de commande et de service Apollo. À la suite de retards dans la conception et la fabrication du module lunaire,Apollo 9 etApollo 8 échangèrent leurs équipages. Sur la base du système de rotation des équipages, Armstrong doit commander la missionApollo 11.Pour que les astronautes puissent acquérir de l'expérience en vol sur le module lunaire Apollo, deux atterrisseurs lunaires expérimentaux ditsLunar Landing Research Vehicles (LLRV) sont construits parBell Aircraft Corporation[Note 4]. Par la suite, trois Lunar Landing Training Vehicles (LLTV) jouant le même rôle sont construits. Surnommés les « sommiers volants », ils simulent la gravité lunaire en utilisant unturboréacteur à double flux. Le, à environ 30 m du sol, Armstrong a un problème technique sur l'engin. Il parvient à s'éjecter à temps mais frôle la mort en raison de la proximité du sol et du temps d'ouverture duparachute. L'appareil s'écrase 3,7 secondes plus tard. Sa seule blessure est de s'être mordu lalangue. Son sang-froid stupéfie ses collègues :« Il a regagné juste après son bureau, où ils étaient estomaqués de voir qu'il avait repris son travail. Il faisait le rapport de l'incident comme si rien ne s'était passé. Il est probable que sa capacité à gérer les crises a fait que la NASA a choisi Armstrong pour aller sur la Lune »[33]. Armstrong soulignera par la suite l'importance de l'expérience acquise avec ces vols simulés pour la réussite desatterrissages sur la Lune.
Armstrong est désigné comme commandant de l'équipage de remplacement de la missionApollo 8 mais c'est l'équipage titulaire qui effectue la mission. Le, Slayton annonce à Armstrong qu'il a été choisi comme commandant d'Apollo 11, la première mission qui pourrait atterrir sur la Lune. Les deux autres membres de l'équipage sontBuzz Aldrin qui doit être pilote du module lunaire etMichael Collins, pilote du module de commande. Au cours d'un entretien, dont l'existence a seulement été dévoilée par la publication de la biographie d'Armstrong en 2005, Slayton propose à Armstrong, s'il le souhaite, de remplacer Aldrin parJim Lovell. Après y avoir réfléchi une journée, Armstrong répondit à Slayton qu'il allait garder Aldrin, car il n'avait aucune difficulté à travailler avec lui et pensait que Lovell méritait d'avoir son propre commandement. En effet, le remplacement d'Aldrin par Lovell, poste pour poste, aurait officieusement classé Lovell en numéro trois sur l'équipage, chose qui ne pouvait pas se justifier selon Armstrong pour un vétéran comme Lovell qui avait déjà effectué trois vols dans l'espace.Aldrin pensait qu'il serait le premier à poser un pied sur la Lune, compte tenu de son expérience dans le programmeGemini, de la répartition des rôles des pilotes et du temps qu'il avait passé à se former. Toutefois, le choix du premier homme à marcher sur la Lune fut remis en question du fait de la prééminence naturelle du commandant et de l'agencement du module (l'écoutille s'ouvrait de l'intérieur vers la droite, ce qui facilitait la sortie pour Armstrong et la compliquait pour Aldrin). En, une rencontre eut lieu entre Slayton,George Low,Bob Gilruth etChris Kraft au cours de laquelle il fut décidé qu'Armstrong serait la première personne à marcher sur la Lune (également car ils souhaitaient une personne dont l'ego n'était pas surdimensionné). Au cours d'une conférence de presse, qui eut lieu le, Slayton donna comme raison principale au choix d'Armstrong l'architecture intérieure du module lunaire (l'écoutille une fois ouverte constituait un obstacle difficilement franchissable pour Aldrin). Slayton ajouta :« Ensuite, d'un simple point de vue protocolaire, il me semble normal que le commandant soit le premier gars à sortir… J'ai changé cela dès que cette question a été mise à l'ordre du jour. Bob Gilruth a approuvé ma décision »[34],[35]. Mais comme l'a révélé l'autobiographie de Kraft publiée en 2001, à l'époque où la décision avait été prise, les quatre hommes à l'origine de celle-ci n'étaient pas au courant du problème créé par l'architecture intérieure du module. Une autre hypothèse pourrait expliquer le choix d'Armstrong : celui-ci était civil (NASA) et non militaire (USAF) comme ses deux compagnons. Armstrong semblait effectivement un bon choix :Mister Cool comme le surnommaient ses collègues, était« réputé pour son humour décalé mais surtout son sang-froid, son calme [et] sa capacité à prendre la bonne décision[36] ». Enfin, le choix d'un civil plutôt qu'un militaire pourrait être un signe de paix de l'exécutif américain en pleineguerre froide etguerre du Viêt Nam[37].
Neil Armstrong décrit la surface lunaire avant d'y poser le pied.
Le plan de vol établi par la NASA prévoyait une période de repos de l'équipage immédiatement après les vérifications qui suivaient l'atterrissage. Mais Armstrong demande que lasortie extravéhiculaire sur le sol lunaire se fasse plus tôt. Les deux astronautes doivent s'équiper et lorsque Armstrong et Aldrin sont prêts à sortir il s'est écoulé près de six heures depuis qu'Eagle s'est posé sur la Lune. La cabine est dépressurisée et l'écoutille est ouverte. Armstrong descend d'abord en utilisant l'échelle située sur le flanc du module. Arrivé au dernier échelon, il déclare :« Je vais descendre du LEM (module lunaire) maintenant. » Avant de se tourner et de poser son pied gauche sur la surface lunaire, le à2 h 56 UTC[44], il prononce la phrase restée célèbre qu'il avait préparée quelques heures auparavant :« That's one small step for [a] man, one giant leap for mankind » ; ce qui peut se traduire par :« C'est un petit pas[45] pour [un] homme, [mais] un bond de géant pour l'humanité. »Note sur la citation : le « a » dans« step for [a] man » est indiqué entre crochets car il n'a pas été prononcé (ou entendu) à l'époque, ce qui créait un pléonasme carman (l'homme) est synonyme demankind (l'humanité). Néanmoins, si les médias français titraient à l'époque « Un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant pour l'humanité », le sens des paroles d'Armstrong, mettant en parallèle son petit pas et le bond de géant pour l'humanité que représentait l'arrivée de l'espèce humaine sur la Lune, était implicitement parfaitement compris. Armstrong dit plus tard :« j'espère que l'Histoire me pardonnera d'avoir enlevé la syllabe et comprendra que ce ne fut pas volontaire. Même si la syllabe ne fut pas dite, elle aurait aussi bien pu l'être[46]. » Une analyse numérique de l'enregistrement audio, réalisée par l'informaticien australien Peter Shann Ford, révélerait la présence de la syllabe « a » manquante[47], qui aurait été inaudible en raison des limites technologiques des communications de l'époque. Ford etJames R. Hansen, biographe d'Armstrong, ont présenté ces résultats à Armstrong et aux représentants de la NASA[48], mais l'article de Ford a été publié sur son propre site Web et non dans une revue soumise à relecture par des pairs scientifiques. Des linguistes comme David Beaver et Mark Liberman considèrent avec scepticisme les affirmations de Ford. Quoi qu'il en soit, Armstrong a exprimé sa préférence pour que cette citation soit écrite avec le « a » entre parenthèses et la transcription de ses paroles sur le site de la NASA est conforme à ce souhait[49],[Note 7].
Lorsque Armstrong fait son annonce, les échanges radio entre l'équipage et la mission au sol sont diffusés en direct par laVoix de l'Amérique, par laBBC ainsi que par de nombreuses autres radios dans le monde entier. On estime que près de450 millions d'auditeurs sur une population mondiale estimée de 3,631 milliards de personnes suivent la sortie d'Armstrong[50] en direct, soit 13 % de la population mondiale.
Vingt minutes après la sortie d'Armstrong, Aldrin pose à son tour le pied sur le sol lunaire. Les deux hommes dévoilent une plaque commémorant leur vol, fixée sur l'étage de descente qui doit rester sur le sol lunaire puis plantent ledrapeau des États-Unis. Celui-ci possède une armature faite d'une tigemétallique pour le maintenir horizontalement faute d'atmosphère et donc de vent. L'apparence ondulée, chiffonnée, identique sur toutes les photos, vient de la manière dont il avait été plié et emballé pendant le voyage[51]. Sur Terre, une discussion eut lieu sur la pertinence de planter un drapeau, mais ce point n'a pas préoccupé Armstrong qui pensait que tout le monde aurait fait de même. Slayton avait averti Armstrong qu'ils recevraient une communication spéciale, mais ne lui avait pas dit que ce serait le présidentRichard Nixon qui serait en contact avec eux, juste après la mise en place du drapeau.Il n'existe que cinq photos d'Armstrong sur la Lune : le déroulement des tâches était programmé à la minute et la majorité des photos devaient être réalisées par Armstrong à l'aide de l'unique appareilHasselblad disponible. Après avoir aidé à mettre en place les expériences scientifiques duApollo Lunar Surface Experiments Package, Armstrong effectue une brève excursion vers un cratère situé à 60 m à l'est du module lunaire et qui est East Crater. C'est la plus longue distance parcourue durant la mission. La dernière tâche d'Armstrong est de laisser un petit paquet d'objets en mémoire des défunts cosmonautes soviétiquesYouri Gagarine etVladimir Komarov, et des astronautes d'Apollo 1« Gus » Grissom,« Ed » White etRoger Chaffee. Le temps consacré à la sortie de l'équipage d'Apollo 11 sur le sol lunaire a été limité à environ deux heures et trente minutes ; c'est la plus courte sortie des six missions Apollo. Les sorties des missions suivantes seront de plus en plus longues et, à titre d'exemple, l'équipage d'Apollo 17, la dernière mission lunaire, passera plus de 21 heures à explorer la surface lunaire.
Les trois astronautes sont mis enquarantaine pendant 21 jours, une pratique qui perdure pendant les trois missions Apollo suivantes, avant que la Lune ne soit déclaréestérile et sans danger decontamination.Le, une conférence de presse télévisée est organisée durant laquelle l'équipage décrit la mission puis répond aux questions des journalistes[52].Du au, les astronautes se rendent dans 23 pays à l'occasion d'une tournée mondiale[53].Armstrong participe à des spectacles deBob Hope de l'United Service Organizations destinés à soutenir le moral des troupes américaines principalement auViêt Nam[54].
Neil Armstrong etValentina Terechkova (la première femme dans l'espace), juin 1970.
Armstrong est nomméDeputy Associate Administrator[2] pour l'aéronautique au Bureau de technologie et de recherche avancé (Office of Advanced Research and Technology), futurDefense Advanced Research Projects Agency (DARPA). Il occupe ce poste pendant treize mois puis démissionne de la NASA en[2]. Il accepte un poste de professeur au département de génie aérospatial de l'université de Cincinnati.Il choisitCincinnati plutôt que d'autres universités, y compris sonalma mater Purdue, car dans cette université, le département de génie aérospatial a une taille modeste. Il espère que les membres de cette faculté ne seront pas dérangés par le fait qu'il occupe ce poste de professeur avec sa seule maîtrise de l'USC. Il avait commencé son mémoire lorsqu'il était à Edwards des années auparavant, et il en termine la rédaction après Apollo 11 en se basant sur divers aspects de la mission au lieu de présenter une thèse sur le volhypersonique. Le titre de sa chaire à Cincinnati est professeur d'ingénierie aérospatiale. Après avoir enseigné pendant huit ans, il démissionne en 1979[2] en raison d'autres engagements, mais également à cause des changements intervenus dans la structure de l'université qui passe sous le contrôle de l'État[57].L'université Purdue, quant à elle, restera un important vivier pour les futurs astronautes au point d'être surnommée lecradle of astronauts (« berceau des astronautes »)[58].
Neil Armstrong et Michael Collins décorés par le gouvernement brésilien, 1969.
Participation aux commissions d'enquête des accidents d'Apollo 13 et de Challenger
Armstrong a participé à deux commissions d'enquêtes formées pour analyser les raisons d'accidents de vols spatiaux. La première en 1970, aprèsApollo 13. PourEdgar Cortright, il a produit une chronologie détaillée du vol. Armstrong s'oppose aussi personnellement à la recommandation du rapport de revoir la conception des bonbonnes d'oxygène du module de service qui étaient l'origine de l'explosion[59]. En 1986, leprésident des États-UnisRonald Reagan le nomme vice-président de lacommission Rogers formée pour enquêter sur les causes de l'accident de la navette spatialeChallenger, le plus grave qu'ait connu la NASA jusque-là[2]. En tant que vice-président, Armstrong est chargé des aspects opérationnels de la Commission[60]. La commission a déduit que l'accident était dû à un problème dejoint torique fabriqué parThiokol.
Michael Collins (gauche), Neil Armstrong (second sur la droite) et Buzz Aldrin (droite) avec le présidentGeorge W. Bush pour le35e anniversaire d'Apollo 11 en 2004.Neil Armstrong (à côté du présidentBarack Obama) accompagné de Michael Collins (au centre) et de Buzz Aldrin (à gauche), lors de la réception dans le bureau ovale de la Maison-Blanche pour le40e anniversaire d'Apollo 11 en 2009.
Le, Neil Armstrong est opéré du cœur. Le 25 du même mois, à la suite de complications cardio-vasculaires dues à cette opération, il meurt à l'âge de82 ans àCincinnati, dans l'Ohio[65].Il reçoit un hommage unanime de la classe politique aux États-Unis[66]. Le présidentBarack Obama déclare :« Neil figure parmi les plus grands héros américains — non seulement de son époque, mais de tous les temps[67] ».Son ancien collègue de la mission Apollo, le pilote du module de commandeMichael Collins, déclare à laNASA que Neil Armstrong lui« manquerait terriblement ».Buzz Aldrin, quant à lui, déclare qu'il est profondément attristé de la perte d'un si bon ami[68].Pour sa famille il était « un héros américain contre son gré », qui a « servi sa nation avec fierté, comme pilote de la marine, pilote d'essai, puis astronaute »[69]. Ses obsèques, intimes, se déroulent le à Indian Hill (Ohio), dans la banlieue deCincinnati. En cette occasion, tous les drapeaux américains sont mis en berne. Le 14 septembre, le lendemain d'une commémoration à la cathédrale nationale de Washington, ses cendres sont dispersées dans l'océan Atlantique lors d'une cérémonie à bord duUSS Philippine Sea[70].En, peu après le cinquantenaire des premiers pas sur la Lune, leNew York Times révèle que la mort d'Armstrong a fait l'objet d'une poursuite pour faute professionnelle médicale contre l'hôpital où il est mort[71]. La famille obtient finalement une compensation de six millions de dollars en 2014, afin d'arrêter les poursuites[71].
Neil rencontre sa future femme, Janet Elizabeth Shearon, née en 1934, à l'université Purdue. Selon Neil et Janet, il n'y a pas eu de véritable séduction et aucun d'eux n'a pu se souvenir des circonstances exactes de leur engagement mutuel, sauf que cela s'est produit alors qu'Armstrong travaillait auLewis Flight Propulsion Laboratory[réf. nécessaire].Ils se marient le àWilmette dans l'Illinois. Quand Neil est transféré sur labase Edwards, il s'installe dans les quartiers des célibataires, alors que Janet vit àWestwood, un quartier deLos Angeles. Après un semestre, ils emménagent dans une maison dans lavallée d'Antelope. Janet ne termine pas ses études, ce qu'elle regrettera plus tard[72]. Le couple a eu trois enfants : Eric, né en 1957, Karen, née en 1959, et Mark, né en 1963. En, des examens révélent que Karen a unetumeur maligne au cerveau. Le traitement qu'elle doit subir ralentit sa croissance et sa santé se détériore au point qu'elle ne peut plus ni marcher ni parler. Karen meurt d'unepneumonie liée à sa santé fragile le. Janet et Neil Armstrong divorcent en 1994. Elle dira plus tard que« la Lune lui est montée à la tête »[73]. En 1994, il épouse en secondes noces Carol Held Knight[36], avec laquelle il vécut dans une ferme àIndian Hill, dans l'Ohio.
Surnommé « Mister Cool » par ses collègues, Armstrong était connu« pour son humour décalé mais surtout son sang-froid, son calme, sa capacité à prendre la bonne décision ». Buzz Aldrin disait de lui :« Neil réfléchit soigneusement puis fait ce qui lui paraît bien. Et en général, c’est la chose à faire[36]. »Armstrong a exprimé des sentiments religieux à mi-chemin entrechristianisme etdéisme. Dans les années 1950, il fréquentait uneéglise méthodiste, mais il se qualifiait alors lui-même de « déiste ». Ses proches témoignent également de ce qu'il ne se considérait pas à proprement parler comme chrétien. En 1969 après son voyage sur la Lune, interrogé sur CBS, il infirme tout athéisme :« Je ne suis certainement pas un athée[74]. » Dix ans plus tard, il déclare àAlain Jérôme auxDossiers de l'écran avoir eu du réconfort devant l'« ordre de l'univers » et avoir des preuves d'un« ordre suprême » créé par une« intelligence supérieure ».
En 1979, il se sectionne accidentellement l'annulaire de la main gauche alors qu'il travaille dans sa ferme à Lebanon. Gardant son sang-froid, il met la partie coupée de son doigt dans de la glace et part à l'hôpital où un chirurgien recoud son doigt[75].En 1991, Armstrong est victime d'unecrise cardiaque[76].
L'usage de son nom, de la célèbre citation et de son image, lui a causé des problèmes au fil des ans[61]. En 1994, il poursuit en justiceHallmark Cards après que l'entreprise a utilisé son nom sans autorisation. La plainte est réglée à l'amiable et Armstrong fait don de l'argent à l'université Purdue. L'affaire incitera la NASA à être plus prudente sur l'utilisation des noms, photos et enregistrements des astronautes[réf. nécessaire].En, Armstrong menace d'une action en justice son coiffeur qui, après lui avoir coupé les cheveux, en a vendu une partie à un collectionneur, sans son autorisation[61]. Le coiffeur devait soit rendre les cheveux, soit faire un don à un organisme de bienfaisance de son choix. Dans l'impossibilité de rendre les cheveux, le coiffeur a décidé de faire le don[77].
↑Le débriefing sur Terre révèlera qu'il restait 45 secondes, en raison d'une imprécision de mesure de la jauge.
↑Plusieurs sources précisent que la phrase n'a été aucunement préparée par les instances de la NASA, selon sa ligne officielle de laisser les astronautes s'exprimer librement. La version d'Armstrong, d'un naturel peu loquace, est selon lui imaginée sur le moment :« j'y ai pensé après alunissage ». Quatre mois après son décès, le, son frère Dean a fait une déclaration présentant des différences. À la veille de l'entraînement final, les deux frères commencent une partie deRisk et Neil glisse un papier où est inscrite la fameuse phrase en demandant à son frère ce qu'il en pense. Peut-être l'astronaute avait-il diverses phrases anticipées en tête ? (P.Henarejos, op.cit. p.35)
↑Le casque intercom des astronautes Communications Carrier Assembly (CCA) est appeléSnoopy Cap (« bonnet de Snoopy ») à cause de sa ressemblance avec le chien. Il a été développé en 1968 à la suite des entrainements deJames Lovell pour la missionApollo 8. Non satisfait de son casque intercom, Lovell demande une modification et son collègue l'astronauteWilliam Pogue se souvient de la praticité des casques à oreilles de la RAF. La NASA s'inspire de ces derniers pour développer leSnoopy Cap. Source :(en) Gregory Vogt,Spacewalks. The Ultimate Adventure in Orbit, Enslow Publishers,,p. 30.