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Discutez des points à améliorer enpage de discussion oumodifiez l'article.Lenationalisme romantique (ouromantisme national,nationalisme organique, ou encorenationalisme identitaire) est un mouvement idéologique et culturel ayant parcouru l'Europe de la fin duXVIIIe siècle au début duXXe siècle. Le nationalisme romantique est pour une large part l'ancêtre dunationalisme contemporain, en particulier en considérant que lalégitimité politique de l'État est une conséquenceorganique de l'unité de ceux qu'il gouverne. Cette unité est supposée reposer sur lalangue, l'ethnie, laculture, lareligion et lescoutumesnationales qui forment un socle culturel commun. Cette forme de nationalisme crût en réaction aux grands empires gouvernés par des monarques dedroit divin dont les pouvoirs s'étendaient sur des vastes étendues culturellement hétérogènes (Autriche-Hongrie ou Russie par exemple).
Un des aspects principaux du nationalisme romantique — et un de ses legs les plus durables — a été son impact sur la production artistique, littéraire et philosophique, dans le prolongement des idées desLumières. Dans le domaine littéraire, le développement des langues nationales a un été un élément central, de même que la valorisation et la défense desfolklores, à travers les valeurs spirituelles, les coutumes et les traditions locales. Aujourd'hui encore, des œuvres picturales et littéraires directement issues du nationalisme romantique sont des œuvres phares dans leurs pays : les peintures d'Akseli Gallen-Kallela en Finlande ou les écrits d'Adam Mickiewicz en Pologne en sont des exemples.
Ce mouvement a accompagné la transformation de la carte de l'Europe, voire y a contribué, en favorisant l'auto-détermination des nations contre les pouvoirs hégémoniques. De nombreuses nations actuelles trouvent en effet les origines idéologiques de leur autonomie dans le nationalisme romantique duXIXe siècle, telle que par exemple la Finlande, les pays baltes ou la République tchèque. Cette liste ne saurait être exhaustive tant le nationalisme romantique a pu avoir un impact étendu. Lesrévolutions de 1848 notamment, connues sous le nom de "Printemps des peuples" y sont intimement liées.
En dehors de laphilosophie des lumières, leXVIIIe siècle européen voit éclore une littérature qui se veut basée sur des textes populaires, tutoyant la littérature classique et haussantlespeuples au rang d'héritiers de dignes traditions culturelles, ce qui s'avérera comme un pas vers une légitimité d'existence politique.
En 1763, la publication parJames Macpherson des œuvres dubarde écossaisOssian suscite un grand enthousiasme : cette poésie galloise, supposée ancestrale, sera brandie comme une œuvre équivalente à celles d'Homère ouVirgile, et autres grands classiques de la littérature antique. Bien qu'en 1817 une commission d'experts universitaires conclut que ce texte n'a rien d'authentique, ce texte est parfois toujours considéré comme prouvant la grandeur des traditions populaires galloises. Il est alors présenté en opposition à la culture antique, panache des cours royales d'Europe, souvent inspirées par la cour de France. Ce texte n'est que la première invention de poésies traditionnelles : beaucoup d'autres suivent enEurope centrale, chez les peuples de langues germanes, slaves, etc., tous accueillis dans l'enthousiasme (littéraire et européen) général, et dans le même esprit d'opposition au classicisme, opposition parfois comprise comme un symbole d'une opposition entre lepeuple et lanoblesse, laroyauté. Ces textes sont, pour beaucoup, dévoilés par la suite comme étant des faux ou des textes épars, parfois inspirés de chants glanés dans les campagnes, utilisés et modifiés pour écrire une trame complète ; mais cela sans entamer l'élan créé : ces supposés passés populaires glorieux et enfin reconnus contribuent à légitimer l'existence depeuples, et l'occasion est alors saisie pour fixer leslangues vernaculaires, voire en unifier certaines sous prétexte de retrouver la langue originelle commune[1],[2].
Dans toute l'Europe littéraire voient le jour des théories surlespeuples et de leur continuité dans le temps. Un des plus notables théoriciens étantJohann Gottfried Herder, synthétisant les idées neuves de son époque telles que : la lutte contre le monolithisme culturel et le despotisme politique, les aspirations au bonheur et à la liberté, le rejet des séparations entre les ordres sociaux, l'élan vers le progrès et laredécouverte de la nature et des traditions[3]. Lesfrères Grimm se sont inspirés des écrits de Herder pour créer un recueil idéalisé de contes qu'ils ont présentés comme « authentiquement allemands ». Le concept d'un patrimoine culturel hérité d'une origine commune est rapidement devenu central dans une question divisant le courant de pensée du nationalisme romantique : les membres d'une nation sont-ils unis par une origine génétique, c'est-à-dire une « race », communes (d'où le concept dedroit du sang), ou par le simple fait de prendre part à la nature organique de la « culture nationale » (position de rattachant à l'idée dedroit du sol) ? Cette question se place au cœur de divergences qui font rage jusqu'à aujourd'hui.
Le nationalisme romantique forme un élément essentiel de la philosophie deHegel, qui soutenait qu'il existe un « esprit du temps » (Zeitgeist) qui habitait un peuple particulier à un moment particulier, et que quand ce peuple devenait un acteur de l'Histoire, c'était simplement parce que son moment culturel et politique était advenu. Hegel, un luthérien, affirmait que la part prise par les peuples germanophones dans le mouvement de la Réforme indiquait que son moment historique avait vu leZeitgeist s'établir chez ceux-ci.
En Europe continentale, les romantiques ont adhéré à laRévolution française à ses débuts, et se sont retrouvés à combattre la contre-Révolution dans le système d'Empire transnational deNapoléon. Le sens de l'auto-détermination et de la conscience nationale qui avait permis aux forces révolutionnaires de défaire les régimes aristocratiques est devenu un point de ralliement dans la résistance à l'Empire français. EnPrusse, le développement d'un renouveau spirituel comme un moyen d'engager une lutte contre Napoléon fut avancé par, entre autres,Johann Gottlieb Fichte, un disciple deKant. Le motVolkstum, signifiantculture nationale, fut forgé en Allemagne en écho à cette résistance contre l'hégémonie française.
Fichte exprima l'unité de la langue et de la nation dans sa treizième missive « à la nation allemande » en 1806 :
En Grèce, les vues romantiques d'une connexion avec la Grèce classique[4] ont nourri laguerre d'indépendance grecque au cours de laquelle mourutLord Byron. En 1829, l'opéra deRossiniGuillaume Tell marque les débuts de l'opéra Romantique, utilisant le mythe nationaliste fondateur de l'unité suisse, tandis qu'à Bruxelles une émeute après la représentation de l'opéra d'Auberla Muette de Portici, racontant une bluette sur fond d'oppression étrangère, a été l'étincelle qui déclencha larévolution belge, la première révolution réussie sur le modèle du nationalisme romantique. Les chœurs dans les opéras deVerdi reflétant l'âme des peuples opprimés ont inspiré deux générations de patriotes en Italie, surtout l'air deVa pensiero dansNabucco en 1842. Sous l'influence du nationalisme romantique, parmi les forces économiques et politiques, l'Allemagne et l'Italie trouvèrent leur unité politique, et des mouvements pour créer de façon similaire des nations fondées sur le groupe ethnique ont fleuri dans les Balkans (voir par exemple leplébiscite de Carinthie en 1920), sur le pourtour de la mer Baltique, et en Europe centrale où le résultat ultime fut que lesHabsbourgs succombèrent au déferlement des nationalismes romantiques. Avant cela, ce fut un fort élément de nationalisme romantique mêlé à du rationalisme desLumières, dans une rhétorique utilisée dans lescolonies anglaises d'Amérique du Nord pour la déclaration d'indépendance et laconstitution des États-Unis de1787, aussi bien que comme rhétorique lors de la vague de révoltes, inspirées par le nouveau sens des identités localisées, qui libéra les colonies de la tutelle espagnole, les unes après les autres, à partir de 1811.

Le nationalisme romantique a inspiré les processus où lesépopées populaires, leslégendes rabâchées et même lescontes de fées, publiés dans les dialectes locaux, furent associés avec une syntaxe moderne pour créer une version rénovée d'une langue. Des patriotes purent alors apprendre ces langues et élever leurs enfants dans cette culture, forgeant alors en partie le programme d'établissement d'une identité distincte. Le « landsmål » qui est le fondement du norvégien moderne est la première langue à suivre ce processus, rejointe par la suite par des langues comme le tchèque, le slovaque, le finnois, puis plus tard l'hébreu, langues autour desquelles un nationalisme put se constituer. LaKatharevousa fut créée au début duXIXe siècle ; c'est un dialecte grec artificiel utilisant délibérément des termes archaïsants dérivés dugrec ancien utilisé comme racine culturelle commune pour unifier la nouvelle nation grecque. LaKatharevousa excluait tout vocabulaire non-grec venant de l'italien et du turc ; le nationalisme romantique est par essence exclusif. AuXXe siècle cet aspect aura des conséquences dramatiques.
Les processus linguistiques du nationalisme romantique exigeaient des modèles culturels linguistiques. L'historiographie romantique était centrée sur les biographies et produisait des figures culturelles héroïques. L'italien moderne des patriotes duRisorgimento commeAlessandro Manzoni se basa sur les dialectes toscans sanctifiés parDante etPétrarque. En anglaisShakespeare devint une icône sans toutefois que sa langue ne devienne un modèle linguistique moderne : c'était plutôt une personnalité anglaise qui avait constitué un ensemble complet, artistiquement inattaquable, dont l'excellence surpassait tout.
Le nationalisme romantique a inspiré la collecte d'éléments dufolklores par des figures comme lesfrères Grimm. La vision selon laquelle les contes de fées, s'ils n'étaient pas souillés par des sources littéraires extérieures, seraient restés intacts pendant des centaines d'années n'est pas une vision appartenant exclusivement au nationalisme romantique, mais correspondait à l'idée que ces contes exprimaient la nature primordiale d'un peuple. Par exemple, les frères Grimm furent critiqués parce que leur première édition n'était pas assez allemande, et ils tinrent compte de cette remarque. Ils écartèrent beaucoup de leurs contes collectés, pour leur similarité avec ceux dePerrault, ce qui, selon eux, prouvait leur caractère non authentiquement germanique. « La Belle au bois dormant » demeura dans leur recueil grâce au mythe deBrunehilde qui les convainquit de son caractère profondément allemand. Ils ont aussi altéré le langage utilisé, changeant chaque mot « Fee » (la fée) par l'enchanteresse, chaqueprince parfils de roi, chaqueprincesse parfille de roi[5]. L'œuvre des frères Grimm influença d'autres recueils, à la fois les incitant à recueillir des contes et les conduisant à la croyance similaire que les contes de fées d'une région lui sont particulièrement représentatifs, oubliant du même fait le poids des échanges culturels. Parmi ces personnalités partageant cette croyance on trouve le RusseAlexandre Afanassiev, les NorvégiensPeter Christen Asbjørnsen etJørgen Moe et l'AnglaisJoseph Jacobs[6]. (Les études ultérieures sur le folklore n'ont pas confirmé cette croyance dans la préservation des contes nationaux depuis des temps immémoriaux.)

Le concept d'« épopée nationale »[7], c'est-à-dire une œuvre légendaire profondément mythifiée de poésies d'une importance déterminante pour certaines nations, est un autre manifestation du nationalisme romantique. La découverte (ou plutôt la redécouverte) deBeowulf sur un seul manuscrit, d'abord retranscrit en 1818, vint de l'impulsion du nationalisme romantique, après que le manuscrit est resté une curiosité ignorée des recueils scolaires pendant deux siècles.Beowulf tomba à pic pour procurer au peuple anglais son « épopée nationale » qui lui faisait défaut, juste quand le besoin se faisait ressentir : le fait queBeowulf était unGoth de Suède fut facilement occulté dans les esprits. La falsification littéraire pseudo-gaélique d'Ossian a échoué en définitive à remplir le besoin de la première génération de romantiques.
Lachanson de Roland qui n'était plus lue ni jouée s'évanouissait doucement des mémoires quand l'antiquaireFrancisque Michel transcrit une vieille copie dans labibliothèque bodléienne et l'édita en 1837. Ce fut le moment adéquat : l'intérêt des Français envers leur épopée nationale était en plein renouveau sous l'influence de la génération de romantiques. En Grèce, « l'Iliade » et « l'Odyssée » prirent une nouvelle dimension avec laguerre d'indépendance grecque.
Beaucoup d'autres « épopées nationales », despoèmes épiques considérés comme reflétant l'esprit d'une nation, furent créées ou réactivées sous l'influence du nationalisme romantique : à l'intérieur de l'empire russe en particulier, les minorités nationales ont cherché à affirmer leur propre identité face à l'entreprise derussification de la nouvelle poésie nationale — soit par des pièces d'un seul tenant, soit par assemblage de poésie folklorique, soit encore par résurrection de plus anciennes poésies narratives. On trouve par exemple les poésiesestoniennes commeKalevipoeg,finlandaises comme leKalevala,polonaises commePan Tadeusz,lettonnes commeLāčplēsis etarméniennes commeSasuntzi Davit parHovhannès Toumanian.
La poésie épique du hongroisJános Arany illustre le passé légendaire de sa nation. « La mort du roi Buda » (1864), la première partie du projet d'une trilogie sur lesHuns est peut-être un des meilleurs poèmes narratifs de la littérature hongroise. Les autres parties de la trilogie (« Ildiko » et « Le prince Csaba ») sont inachevées.
D'autres exemples d'œuvres épiques ont été reconnues par la suite en tant qu'« épopée nationale » :Popol Vuh (Maya), leMahabharata (Inde) etle Voyage en Occident (Chine).
À la même époque, les nationalités linguistiques et culturelles, mâtinées du concept pré-génétique de race, furent employées pour deux revendications rhétoriques systématiquement associées au nationalisme romantique aujourd'hui : les revendications de primauté et les prétentions de supériorité. La primauté est l'Urrecht, le droit originel, d'une population culturellement et racialement définie sur un territoire donné, une « mèrepatrie » (une expression qui résonne fortement en chacun à l'époque). Les polémiques sur lasupériorité raciale s'entremêlèrent inexorablement à la question du nationalisme romantique.Richard Wagner a notoirement déclaré que ceux qui étaient ethniquement différents ne pouvaient pas comprendre les significations artistiques et culturelles inhérentes à une culture nationale. Identifiant lajuidaïté aussi en tant que style musical[8], il a attaqué spécifiquement les Juifs comme refusant de s'assimiler à la culture allemande, et cela tout en étant incapable d'appréhender vraiment les mystères de sa musique et de son langage. Parfois des « épopées nationales » comme le sont lesNiebelungenlied ont eu un effet galvanisant sur la politique sociale.
Après les années 1870, le « romantisme national », comme il est plus généralement appelé devient un mouvement artistique répandu. Le nationalisme musical romantique est illustré par l'œuvre deBedřich Smetana, surtout dans lepoème symphonique « Má Vlast ». En Scandinavie et dans les régions slaves d'Europe particulièrement, leromantisme national a fourni une série de réponses aux recherches stylistiques duXIXe siècle qui ne seraient pas seulement historicistes, mais culturellement significatives et évocatrices. Quant à Saint-Pétersbourg une église fut construite à l'emplacement où le tsarAlexandre II a été assassiné, lacathédrale Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé, le style utilisé fut naturellement à la manière évoquant la tradition russe (voir illustration ci-contre). En Finlande, le recueil des épopées nationales, leKalevala, a inspiré peintures et fresques dans unstyle romantique national qui s'est substitué ici aux stylesArt nouveau plus internationaux. La tête de pont de ce mouvement en Finlande futAkseli Gallen-Kallela (voir illustration ci-dessous).

Au tournant du siècle, l'auto-détermination ethnique est devenue une hypothèse perçue comme étant progressive et libérale. Il existait des mouvements d'inspiration nationaliste romantique enFinlande, dans leroyaume de Bavière cherchant à sortir de l'unité allemande, et les nationalismes tchèque et serbe continuèrent à troubler les politiques impériales. La floraison des arts qui tirent leurs inspirations des épopées et des chants nationaux se poursuivirent avec la même vigueur. Lemouvement sioniste a revivifié l'hébreu et commença l'immigration vers laterre d'Israël, et les languesgalloise etirlandaise ont aussi entamé des renouveaux poétiques.
Lors des deux premières décennies duXXe siècle, le nationalisme romantique en tant qu'idée devait avoir une influence cruciale sur les événements politiques. Les croyances parmi des puissances européennes étaient que les États-nations rassemblés autour du langage, de la culture et de l'ethnie étaient « naturels » d'un certain point de vue. C'est pour cette raison que, dans le sillage de laGrande Guerre, le présidentWoodrow Wilson militera en faveur de la création d'États auto-déterminés. Cependant, les idées fortes du nationalisme romantique seront appliquées à la lettre mais sans en respecter l'esprit. Dans le redécoupage des frontières européennes, la Yougoslavie fut intentionnellement créée[Par qui ?] comme un État coalisé à partir des peuples slaves méridionaux en concurrence, et le plus souvent hostiles l'un à l'autre. Parallèlement des mandats de laSociété des Nations furent souvent donnés, non pour unifier les groupes ethniques, mais pour les diviser. Pour prendre un exemple, la nation aujourd'hui connue sous le nom d'Irak a intentionnellement soudé troisvilâyets ottomans, unifiant deskurdes au nord, des arabessunnites au centre et des arabeschiites au sud, essayant de créer un État tampon suffisamment fort entre laTurquie et laPerse : fut placé à la tête de cet État un roi étranger de la dynastie desHachémites, mais natif deHedjaz.
Après la Première Guerre mondiale, une version plus sombre du nationalisme romantique prit racine en Allemagne, qui d'une certaine manière a pris comme modèle l'impérialisme britannique etle Fardeau de l'homme blanc. L'idée était que les Allemands devaient par nature diriger les peuples plus faibles. Le nationalisme romantique qui avait commencé comme une révolte contre les rois et les suzerains « étrangers », a bouclé la boucle en servant de prétexte pour une « Grande Allemagne » qui aurait contrôlé l'Europe.
Parce que le nationalisme romantique a connu une large palette d'expression, on le considère aussi bien comme un facteur de l'éclosion des États indépendants en Europe, que responsable de la montée au pouvoir desnazis en Allemagne. En tant qu'idée, si ce n'est en tant que mouvement spécifique, il est présent comme présupposé dans des débats sur la nationalité et l'identité nationale encore aujourd'hui, et beaucoup des nations du monde furent créées à partir des principes dessinés par le nationalisme romantique comme étant leur source de légitimité.

Le nationalisme romantique moderne aux États-Unis, caractérisé par lemythe de la Frontière, c'est-à-dire l'affirmation d'une domination naturelle sur les Amériques du nord et du sud (ladoctrine Monroe), et la croyance que la démocratie à l'américaine devrait prévaloir sur les autres cultures (par exemple leprojet pour le Nouveau Siècle Américain), a grandement influencé la politique étrangère américaine et influence aujourd'hui encore les conflits planétaires et les alignements religieux, ethniques et nationalistes.