Pour les articles homonymes, voirOrsini etNapoléon (homonymie).
| Napoléon Orsini Frangipani | ||
Napoléon Orsini | ||
| Biographie | ||
|---|---|---|
| Naissance | Rome | |
| Décès | Avignon | |
| Cardinal de l'Église catholique | ||
| Créé cardinal | par le papeNicolas IV | |
| Titre cardinalice | Cardinal-diacre de Saint-Adrien | |
| Évêque de l'Église catholique | ||
| Fonctions épiscopales | Doyen du Collège des cardinaux | |
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Napoléon Orsini Frangipani, né en1263 àRome et mort le àAvignon, était un homme d'Église italien duMoyen Âge, neveu du papeNicolas III, qui futcardinal-diacre au titre de Saint-Adrien (1288-1342).
Napoléon Orsini, fils cadet de Rinaldo Orsini, un frère dupapeNicolas III, naquit à Rome[1]. Il commença sa carrière ecclésiastique comme chanoine des chapitres cathédraux deParis et deReims[2].
Ce futNicolas IV, lors duconsistoire du, qui lui remit le chapeau de cardinal-diacre de Saint-Adrien[2].
Dès le,Clément V l’envoya en tant que légat pour pacifier l’Italie[2]. Après trois ans de vaines tentatives, le, il rejoignit le pape qui s’était installé au couvent des dominicains d’Avignon. Puis il résida àCarpentras où s'était établie la Curie.

Après la mort de Clément V, il fallut attendre deux ans pour réunir un nouveau conclave àLyon. Il commença ses travaux dans l’église des dominicains, au début du mois de mars1316, avec un certain mauvais vouloir. Le28 juin,Philippe V de France, alors régent du royaume de France, fit cerner les cardinaux par les troupes de Guigue de Forez puis murer portes et ouvertures. Le remède sembla radical.
Cependant, il fallut attendre jusqu’au, pour que Napoléon Orsini s’entendit avec ses collèguesFrancesco Caetani etArnaud de Pellegrue. Les trois cardinaux proposèrent d’élireJacques Duèze, ancien évêque d’Avignon et cardinal-évêque de Porto.
Philippe V, pour attacher à la France ce fervent partisan du retour de la papauté à Rome, lui offrit de nombreux fiefs enLanguedoc et une rente sur le péage dePont-Saint-Esprit.
Le torchon brûla rapidement entre le pape et les franciscains exigeant la pauvreté totale de l’Église[3]. Le cardinal Orsini, auquel Jean XXII devait d’être élu, prit sous sa protectionUbertin de Casale, le chef de file des contestataires. Il en fit son pénitencier.
Au début de l’année1322, celui-ci fut sollicité par le pape pour lui présenter une relation motivée sur la question de la pauvreté. Ses conclusions ayant été condamnées, prudent, le cardinal Orsini se débarrassa de son encombrant pénitencier en chargeant Ubertin de porter cette décrétale auprès du roi d’Aragon.

Jean XXII sema la perturbation dans l’Église avec savision béatifique. Tout commença par un sermon, le. Commentant un texte deBernard de Clairvaux, le pape affirma que les âmes des élus, selon lui, ne jouissaient pas immédiatement de la vision béatifique. On pensa à un lapsus.
Mais le pontife remit ça quinze jours plus tard en expliquant qu’il fallait attendre le jugement dernier pour que les âmes bénéficient de la vie éternelle. Le dérapage devint inconvenance. D’autant que le, il concluait sa nouvelle orientation théologique en déclarant que les damnés n’iront en enfer qu’après la résurrection des corps.
Orsini, le cardinal au train de vie le plus opulent du Sacré Collège, lâcha Jean XXII, se rapprocha de ses ennemis les spirituels et l’on parla de destitution. En1333,Philippe de Majorque[4], fut même pressenti pour lui succéder. Cefrère de la Pauvre Vie, une branche des fraticelles ouzelanti en Italie, devint le candidat du cardinal Napoléon qui œuvra pour un concile déposant lepape hérétique.
Tout se calma avec le décès du pape qui se rétracta sur son lit de mort. Après le conclave d’Avignon qui désignaBenoît XII, ce fut le cardinal Orsini qui eut l’honneur de couronner le nouveau pontife[2]. Dès lors, il se retira le plus souvent dans son hôtel deVilleneuve-lès-Avignon, au pied de la Tour Philippe-le-Bel[5].
Napoléon Orsini, cardinal à 25 ans, siégea pendant 53 ans et 312 jours dans le Sacré Collège, en devenant le doyen dès 1305[2], connaissant huit papes différents après avoir joué un rôle décisif dans l'élection de certains d'entre eux.
Il écrivit la biographie desainte Claire de Montefalco (v.1268-1308). Il mourut à Avignon le et fut inhumé dans l’église du couvent des franciscains de cette cité[2].