La superficie de la commune est de5 388 hectares ; son altitude varie entre 158 et 507 mètres[2].
Le territoire de la commune matérialise une fraction sud duMassif central. Il s'étend sur une partie des gorges de l'Aveyron, à l'extrémité Sud de la grandefaille de Villefranche-de-Rouergue (Sud-Sud-Ouest, Nord-Nord-Est) qui oriente le cours de l'Aveyron.
Les roches affleurantes sont réparties en compartiments délimités par la faille de Villefranche et une seconde moins étendue qui lui est parallèle. On trouve perpendiculairement aux failles (de l'Est vers l'Ouest) des terrains imperméables[3] :
despoudingues,grès et argilites (mélange d'argile et dequartz) duTrias et de l'Infra-Lias. Situées en rive droite de l'Aveyron, ces roches ont été acheminées de l'autre côté de la rivière pour la construction de la partie supérieure duchâteau.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré[6] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Aquitaine, Gascogne » et « Sud-est du Massif Central »[7]. Elle est en outre dans lazone H2c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Au, Najac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14].Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[15],[16].
En 2016, la part des résidences secondaires (42,2%) était supérieure à la part des résidences principales (40,4%)[I 2].
En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 18 315, alors qu'il était de 15 122 en 1999[a 1].
Parmi ces logements, 87,9 % étaient des résidences principales, 1,6 % des résidences secondaires et 10,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 45,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 53,7 % des appartements[a 2].
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 37,4 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (29,9 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était toujours inférieure au seuil légal de 20 % et même en baisse : 17,0 % contre 18,8 % en 1999, leur nombre ayant diminué de 721 à 705[a 3].
Lebourg, chef-lieu de la commune est l'une des cinq bastides du Rouergue.
Najac était le siège d'uneviguerie qui fut par la suite transformée en tribunal d'appeaux et siège d'unbailliage dont dépendaient trente-neuf paroisses. Le siège de la justice du Rouergue qui se trouvait primitivement à Najac et qui relevait ducomté de Toulouse fut transféré àVillefranche-de-Rouergue après sa fondation par le Sénéchal de Rouergue en 1252. La justice de Najac était exercée au civil par un viguier et juge, assisté de deux lieutenants et d'un procureur du roi ; au criminel par ledit viguier et les consuls de la ville. Ceux-ci étaient seuls maîtres et juges de la police[17].
En 1252[18], Jean d'Arcis[Note 2], il fait exécuter, à Najac, le consul Hugues Paraire après lui avoir confisqué ses biens ainsi qu'à d'autres habitants. cette péripétie a pour origine le refus des seigneurs locaux de faire allégeance au nouveau comte Alphonse, qui récupérait le Rouergue grâce à son mariage avec Jeanne de Toulouse, fille unique de Raymond VII. Une petite révolte à Najac et dans le bailliage, les seigneurs entraînant leurs affidés et les habitants en contestant le nouveau comte, frère du Roi. ils cherchaient à préserver leurs fiefs malmenés sous Raymond VII. Le Sénéchal mal reçu, entama des représailles, la plupart des responsables firent allégeance au Comte donc au roi Louis IX mais ce sont les consuls qui avaient été avec la population entraînés dans cette malencontreuse affaire, qui subirent l'Inquisition (on accusa les Najacois d'hérésie cathare, un prétexte) et Uc Parator (Hugues Paraire) futroué vif et exécuté. Des punitions furent prononcées (notamment des obligations de pèlerinage) ainsi que la confiscation des biens permettant selon les inquisiteurs de financer la construction d'une nouvelle église (Saint-Jean) en 7 ans, les pèlerinages étant transformés en corvées pour la plupart d'entre eux. L'église fut érigée entre 1253 et 1269. soit 16 ans au lieu de 7 car les bourgeois najacois contestèrent longtemps la confiscation de leurs biens pour financer l'église[19].
En 1255[18], le comteAlphonse engage la reconstruction duchâteau de Najac pour en faire une forteresse royale et il confirme une charte de coutumes concédées précédemment aux habitants par le comte Raymond. Un acte, daté de 1243[18], avec le sceau de la communauté, fait déjà mention deconsuls. En 1260 il fait engager la construction du pont Saint-Blaise (le premier pont sur l'Aveyron entre Najac et Saint-Antonin et le pont de la Frégère qui remplace l'ancien gué par lequel passaient les visiteurs et les pèlerins.
À la suite du décès du comte et de sa femmeJeanne, Najac avec le comté Toulousain est érigé enchâtellenie royale en 1271[18].
En 1307, les templiers du Rouergue sont enfermés dans la forteresse.
En 1329[18], il est fait mention d'un viguier royal établi dans le bourg. Ce dernier remplace rapidement le baile.
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De grands soldats furent capitaines de la forteresse de Najac.En 1440, Poton de Xaintrailles, un des pricinpaux commandants de l'armeée de Jeanne d'Arc devint capitaine. et en 1525, Galiot de Genouillac, maître de l'artillerie de François Ier et un des vainqueurs de Marignan fut aussi capitaine avant de devenir Gouverneur du Languedoc.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].
En 2023, la commune comptait 771 habitants[Note 3], en évolution de +10,46 % par rapport à 2017 (Aveyron : +0,14 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Elle administre une seule et unique école primaire communale (école maternelle +école élémentaire) baptisée "École Publique Jean Bouyssou" (du nom d'un ancien instituteur). Cette école comptait 40 élèves en 2012-2013[31] et ne compte plus que 20 élèves en 2016-2017 (classe unique depuis la rentrée scolaire 2016), malgré la fermeture de l'école primaire privée avec laquelle elle a longtemps co-existé.
La fête votive de la commune a lieu l'avant dernier week-end d'août : « Fête de Saint-Barthélemy et de la fouace » (Nota : le nom de la Fête de Najac n'a rien à voir avec les drames de la Nuit parisienne du même nom. Elle correspond à la fin des moissons). Outre concours de pétanque, concerts, bals traditionnels, tombola, retraite aux flambeaux, embrasement de la Forteresse et animation du marché, le clou de la Fête se déroule le dimanche après-midi dans les rues du village où sont promenées deux fouaces géantes (2 m de longueur chacune). Ces dernières sont ensuite dégustées le dimanche soir et le lundi après-midi.
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 387 personnes, parmi lesquelles on compte 75,5 % d'actifs (66,4 % ayant un emploi et 9 % de chômeurs) et 24,5 % d'inactifs[Note 5],[I 5]. Depuis 2008, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France.
La commune est hors attraction des villes[Carte 1],[I 8]. Elle compte 287 emplois en 2018, contre 255 en 2013 et 290 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 266, soit unindicateur de concentration d'emploi de 108 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 48,5 %[I 9].
Sur ces 266 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 178 travaillent dans la commune, soit 67 % des habitants[I 10]. Pour se rendre au travail, 60,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,5 % lestransports en commun, 12 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 25,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 11].
115 établissements[Note 6] sont implantés à Najac au. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 7],[I 12].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
115
100 %
(100 %)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
22
19,1 %
(17,7 %)
Construction
17
14,8 %
(13 %)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
35
30,4 %
(27,5 %)
Information et communication
2
1,7 %
(1,5 %)
Activités financières et d'assurance
1
0,9 %
(3,4 %)
Activités immobilières
6
5,2 %
(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
14
12,2 %
(12,4 %)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
9
7,8 %
(12,7 %)
Autres activités de services
9
7,8 %
(7,8 %)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 30,4 % du nombre total d'établissements de la commune (35 sur les 115 entreprises implantées à Najac), contre 27,5 % au niveau départemental[I 13].
La commune est dans leSegala, unepetite région agricole occupant l'ouest du département de l'Aveyron[33]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 8] sur la commune est l'élevage bovin, orientation mixte lait et viande[Carte 2].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 79 lors du recensement agricole de 1988[Note 10] à 54 en 2000 puis à 46 en 2010[35] et enfin à 33 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 58 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[36],[Carte 4]. Lasurface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de2 252ha en 1988 à2 062ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 29 à62ha[35].
Le pont de la Frégère originel remonte à 1288. Le pont actuel date de 1899[40].
Lepont Saint-Blaise enjambe la rivièreAveyron. Il fut construit entre 1259 et 1274 et restauré en 1404. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le[41].
↑Jean d'Arcis, chevalier, est en 1247 châtelain royal deCabrières. Il est ensuite sénéchal duRouergue pourAlphonse de Poitiers, du5 juillet 1251 jusqu'en 1253 ; sa charge ayant pris fin entre l'Ascension et la Toussaint. En 1252, il fonde la bastide deVillefranche-de-Rouergue et lance la construction duchâteau neuf en 1253.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
↑L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
↑Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
↑L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑Les données relatives à lasurface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
↑Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[34].
↑Hydrogéologie du département du Lot et des Causses du Quercy - Carte au 1/100000e avec fond topographique de l'IGN - Dressée par J.C. Soulé, J. Astruc et R. Vernet - ÉditionsBRGM
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
J.-P. Burg, M. Guillaume, B. Alabouvette, G. Astruc,Carte géologique de la France à 1/50 000 - Najac, Éditions du BRGM Service géologique national, Orléans, 1989(ISBN2-7159-1906-9)(lire en ligne)
Marcel Gauchy,Najac en Rouergue, 1000 ans d'histoire et de vie économique,4e trimestre 1982.
Élodie Cassan,Le bourg castral de Najac au Moyen Âge : formation et évolution d'un paysage urbain en Rouergue occidental, Société des Amis de Villefranche et du Bas-Rouergue, 2006.
Jean ALEGRE " Najac le Génie des lieux", biographie d'un village français - Editions Causse et diège, 2018
Jean-JacquesJouffreau et MarcelGauchy,En descendant le Barriou : Najac en Rouergue et son canton au début du siècle, 1900-1925, Villefranche-de-Rouergue, Salingardes,, 120 p., ill., couv. ill. ; 29 cm(BNF34685430).
Jean-Louis Dega,Une contribution à l’étude de l’habitat rural et de l’onomastique dans le bailliage de Najac à la fin du XVe siècle dans Actes du colloque « Terre et paysannerie en Rouergue » organisé à Rodez le 4 et par la Société des lettres, sciences et arts de l’Aveyron et la Société centrale d’agriculture de l’Aveyron,p. 79-95
Jean-Louis Dega,L’évolution des habitats ruraux et le repeuplement du bas-Rouergue méridional (XIVe et XVe siècles), Colloque CTHS « Terres et hommes du Sud », Université Toulouse-Le Mirail,, publié dans « Habitats et territoires du Sud », CTHS, 2004,p. 215-233.