Nairobi en tant queville doit son existence à la compagnie dechemin de ferKenya Uganda Railway, reliant l'Ouganda et leKenya. La ligne atteignit Nairobi en 1899 et l'ingénieur en chef, SirGeorge Whitehouse prit la décision de déplacer le siège de la compagnie deMombasa à Nairobi[3]. Cette décision fit très vite de Nairobi un nœud commercial et d'affaires du protectorat de l'Afrique orientale britannique de l'époque. Elle fut totalement reconstruite au début des années 1900 après l'arrivée de lapeste et un grandincendie.
Son nom vient deEnkare Nyirobi signifiant en languemaa « l'endroit de l'eau fraiche ». Elle est aussi surnomméeGreen City in the Sun, c'est-à-dire « Ville verte sous le soleil ».
Enfants des rues dans le bidonville de Mlango Kubwa.
Nairobi est l'une desplus grandes villes d'Afrique avec 5 541 000 habitants au recensement de 2024. Elle connait une forte croissance démographique depuis les années 1960. Sa population est passée d'environ 500 000 habitants en 1969, à plus de 2 millions en 1999. Les projections démographiques prévoient 8,5 millions d'habitants en 2035[5]. L'accroissement de la population de Nairobi a longtemps été dû à l'exode rural, mais aujourd'hui[Quand ?], la croissance naturelle de la population en est le principal moteur[réf. nécessaire].
Depuis 1931, l'évolution démographique de Nairobi a été :
La majeure partie de cette population urbaine en rapide augmentation ne trouve pas de logement adéquat, en raison tout d'abord de l'importance de l'urbanisation, et d'autre part parce que, d'une façon générale, les pays connaissant cette urbanisation galopante sont parmi les moins préparés et les moins aptes à absorber cette croissance urbaine. Cela se traduit par le développement anarchique de zones d'habitations informelles sous forme debidonvilles, tel le quartier de Dagoretti[8].
Dandora est sans doute une des plus grandes décharges d'Afrique, ouverte en 1977 et déjà dépassée, au milieu de bidonvilles, et qui désormais les menace[réf. nécessaire].
En ce qui concerne le secteur économique et professionnel de Nairobi, 86,3 % de la population entre 15 et 64 ans est économiquement active. Parmi cettepopulation active, 29,3 % travaille pour lesecteur formel, qui est d'ailleurs en léger déclin. Cependant, la majorité de la population de Nairobi tire son revenu des activités économiques informelles. Lesecteur informel emploie une grande partie des pauvres de la ville, et il crée plus d'emplois que le secteur formel. Alors que le secteur formel a décliné de 0,43 % entre 1998 et 2001, le secteur informel a, lui, augmenté de 176 % pendant la même période. Une partie importante de l'économie informelle est constituée de lavente de produits fermiers ou manufacturés importés par les femmes, principalement.
D'une façon générale, le secteur informel contribue de façon importante à l'économie de la ville, avec des liens forts avec le secteur formel. Ce secteur informel présente plusieurs avantages par rapport au formel : il ne dépend pas nécessairement d'investissement public direct et utilise destechniques effectivement disponibles dans les quartiers où il se développe. Cependant, malgré la croissance importante de ce secteur, lechômage reste un problème de taille à Nairobi. Cette situation entraîne une grandepauvreté à Nairobi, comme auKenya en général : 42 % de la population du pays vit en dessous duseuil de pauvreté et 23 % de la population vit avec moins de 1dollar US par jour.
Lapollution plastique a pris des proportions considérables au Kenya. À elle seule, Nairobi rejette près de 500 tonnes de ces déchets chaque jour, selon les données de 2021. Une partie des déchets finit dans les intestins du bétail, à la surface des rivières ou dans les canalisations, provoquant des inondations en période de pluies[10].
Environ 2 millions de personnes, soit la moitié des habitants de Nairobi, vivent dans desbidonvilles. Ces derniers n'occupent que 5 % de la partie résidentielle de la ville. Les conditions de vie y sont difficiles : peu d’accès à l’eau potable et aux soins de santé, mauvaises conditions sanitaires et menaces constantes d’évictions. Ainsi, en octobre 2021, le bidonville de Mukuru Kwa Njenga a été rasé pour permettre l’élargissement d’une route, laissant 40 000 personnes sans-abris du jour au lendemain[11].
Arrivée de la pluie sur un quartier résidentiel (décembre 2019).
Sonclimat est généralement unclimat tropical, proche d'unclimat équatorial[12] tempéré par l'altitude, avec des matins frais pouvant devenir froids pendant les saisons des pluies. Ces dernières ont lieu entre avril et juin, d'une part, et en novembre et décembre, d'autre part.
Nairobi abrite une réserve naturelle protégée, leparc national de Nairobi, à l'intérieur même de ses frontières. De plus, c'est la capitale qui possède le plus d'espèces d'oiseaux au monde.