Située à quelques dizaines de kilomètres de lamer Méditerranée et des montagnes desCévennes, la ville se trouve sur l'axe très fréquenté reliant la bassevallée du Rhône à la plainelanguedocienne et sur l'arc méditerranéen entreMarseille etBarcelone. Avec 151 001 habitants au, elle est la troisième commune la plus peuplée d'Occitanie derrièreToulouse etMontpellier. Le dynamisme économique de la métropole s'accroît depuis plus d'une décennie. L'aire urbaine nîmoise atteint les 268 000 habitants, alors que le Gard qui est centré sur Nîmes totalise 745 000 habitants. La ville de Nîmes connaît en période estivale un afflux notable de touristes venus visiter ses monuments et participer à sesferias et festivals. Son accessibilité est renforcée grâce àdes lignes TGV. La gareNîmes pont du Gard est reliée à la gare deNîmes centre parTER. L'aéroport connaît un trafic moyen. Riche d'unpatrimoine exceptionnel, de ses musées, la ville méditerranéenne connaît une effervescence culturelle. Avec300 jours de soleil par an, la qualité de vie y est appréciée par les habitants et visiteurs.
La valorisation de son patrimoine historique, culturel et architectural a permis à la ville d'obtenir le label deVille d'art et d'histoire. Depuis2012, date de son inscription sur laliste indicative française, Nîmes travaille son dossier de candidature pour l'inscription de la cité bimillénaire aupatrimoine mondial de l'UNESCO[2]. En 2023, laMaison Carrée de Nîmes a été inscrite sur la liste de l'UNESCO[3].
Exposée à unclimat méditerranéen, elle est drainée par le VieuxVistre, la Pondre, le Grand Campagnolle, le Pierrau, le vistre de la fontaine, le ruisseau de Campagne, le ruisseau de Goutajon et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans lesgorges du Gardon, la commune possède un patrimoine naturel remarquable : deuxsites Natura 2000 (les « costières nîmoises » et le « camp des Garrigues »), deux espaces protégés (le « domaine d'Escattes » et les « Costières de Nîmes ») et quatrezones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Préfecture du département duGard, la commune se trouve dans l’étroite plaine du bas-Languedoc qui s’étire duRhône à l’Aude. Sa position avantageuse sur l’arc méditerranéen la met en proximité de villes importantes. Nîmes est à579 kilomètres au sud deParis. À l’est,27 kilomètres la séparent d'Arles,79 kilomètres d’Istres,84 kilomètres deMartigues,95 kilomètres d’Aix-en-Provence et au sud-est, la métropole deMarseille n’est qu’à110 kilomètres,234 kilomètres deNice quand la capitale régionale,Toulouse, se trouve à 280 km. Au nord-est, elle est distante de40 kilomètres d'Avignon, de55 kilomètres d’Orange, de246 kilomètres deMonaco et au nord,Lyon est à250 kilomètres par le couloir rhodanien, à185 kilomètres deGrenoble et à238 kilomètres deClermont-Ferrand. Au nord-ouest,Mende est à102 kilomètres etAlès n'est qu'à40 kilomètres. Au sud-ouest, une distance de seulement48 kilomètres la sépare deMontpellier,84 kilomètres deSète,120 kilomètres deBéziers et144 kilomètres deNarbonne.Barcelone, enEspagne, est distante de 381 km,Genève, enSuisse, de 365 km,Turin, de 295 km etGênes, enItalie, de 475 km.
La commune de Nîmes est l'une des79 communes membres duschéma de cohérence territoriale (SCOT) du sud-Gard, dont elle est la ville centre. Elle est également l'une des41 communes du pays Garrigues et Costières de Nîmes.
La commune se compose de5 983,74 hectares de territoires artificialisés (37,13 %),4 361,97 hectares de territoires agricoles (27,07 %) et5 767,82 hectares de forêts et milieux semi-naturels (35,79 %)[5].
Lastation météorologique deMétéo-France installée dans la commune et mise en service en 1921 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[10]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
Statistiques 1981-2010 et records NIMES-COURBESSAC (30) -alt : 59 m43° 51′ 24″ N, 4° 24′ 18″ E Records établis sur la période du 01-01-1922 au 02-06-2025
Déjà à l'époque romaine, Nîmes (en latinNemausus) était une étape sur laVoie Domitienne, cette ancienne voie de communication qui reliait l’Italie à lapéninsule Ibérique. Aujourd’hui la ville tire profit pour son développement des excellentes infrastructures de communication, tant autoroutières que routières, ferroviaires ou aériennes qui irriguent lesud de la France.
Le, laligne T1 du BHNS de Nîmes, unbus à haut niveau de service ensite propre (appelé « Tram'Bus ») a été mise en service entre l'autoroute A54 et lesarènes. Elle dessert notamment les nouvelles zones commerciales et de loisirs du sud de la ville, le quartier des Costières ainsi que lecentre historique[11]. Les travaux de prolongement de la ligne autour de l’Écusson, d'abord suspendus par le tribunal administratif en mars 2011 pour vice de forme, notamment au niveau de l'impact environnemental et des nuisances en centre-ville, ont finalement démarré en 2015 pour une mise en service le.
L’autoroute A9, dite aussi « la Languedocienne » est un des axes majeurs qui assurent la liaison entre l'Europe du Nord et l'Espagne via la vallée du Rhône. Dans sa traversée du Languedoc, elle borde la ville de Nîmes sur sa façade sud. Ses deux accès est et ouest favorisent les liaisons rapides avec les villes importantes ; au nord en direction de Lyon et les villes au-delà, et à l’ouest vers Montpellier, et les prolongements vers l’Espagne, ouToulouse etBordeaux. La liaison autoroutière avec les villes du sud de la France comme Arles, Aix-en-Provence, Marseille et au-delà versNice puis l’Italie est établie par l'autoroute A54.
Une route à deux fois deux voies, assure les importantes relations vers le nord du département du Gard, vers la cité gardoise d'Alès et les Cévennes. La proche rive droite du Rhône et les villes et les sites touristiques deVaucluse sont accessibles parroute N86, mais on notera l'absence d'une liaison autoroutière avec lacité des papes (section de 20 km sur route classique très encombrée entreRemoulins etLes Angles -Villeneuve-lès-Avignon). De Nîmes, vers les sites touristiques du littoral, la cité d'Aigues-Mortes et du Grau-du-Roi, les plages du littoral méditerranéen, le lien routier a été largement dimensionné pour répondre à la demande de la forte densité de circulation de la période estivale.
Une rocade permet de contourner la ville par l'ouest, le sud et le sud-est. Elle sera complétée par un tracé au nord en cours de concertation[14].
Dans lesannées 1990, sous l'impulsion deJean Bousquet, l’hypothèse d’une gare proche de l’aéroport de Nîmes-Garons avait été étudiée avec le prolongement sur 7 km des allées Jean Jaurès (« axeFoster ») qui aboutissait à une future gare TGV avec vue panoramique sur Nîmes. Mais ce projet monumental et ambitieux a été abandonné.
L'aéroport de Nîmes-Grande Provence Méditerranée, appelé aussi « Nîmes Garons » bien que le territoire de cette dernière commune, certes voisine, n'empiète pas sur l'emprise des installations qui se trouve dans la commune deSaint-Gilles, assure la desserte aérienne de la ville. Situé à environ10 kilomètres au sud de l'agglomération nîmoise et à15 kilomètres d'Arles sur les communes de Nîmes etSaint-Gilles, il possède une piste longue de 2 440 mètres. Il reçoit les vols réguliers qui relient Nîmes àLondres (Luton),Liverpool,East Midlands etBruxelles-Charleroi. La gestion de l'aéroport a été confiée en janvier2007 àVeolia Transport pour une durée de cinq ans. La gestion est depuis 2017 sous la gestion de Edeis. Sa fréquentation a enregistré une hausse de 75 000 passagers entre les années2004 et2005, passant ainsi de 135 000 à 210 000 passagers. Toutefois, une trop grande proximité avec l'aéroport de Montpellier-Méditerranée (éloigné seulement de50 kilomètres) semble nuire au développement naturel de ces deux infrastructures aéroportuaires qui auraient dû trouver un compromis de fusion depuis fort longtemps.
Par ailleurs, Nîmes dispose encore, à l’est de la ville de son premier et ancien aérodrome de tourisme et loisirs deNîmes-Courbessac, doté d’une piste non revêtue. L'ancienne base aéronavale de « Nîmes Garons » accueille depuis2017 la base nationale des moyens aériens de la sécurité civile (BASC) (canadairs).
En direction du midi, s’étalent tout d’abord la plaine fertile de laVistrenque, où coule le Vistre, ce petit cours d’eau qui descend des collines deCabrières, puis le bas plateau des Costières : deux éléments géographiques qui constituent à la fois un grand couloir de circulation et un riche espace agricole grâce aux vignobles réputés, à côté desquels lecanal du Bas-Rhône Languedoc a permis de développervergers etmaraîchages. Ce secteur comporte des villages importants qui soutiennent des densités de population assez élevées. Au-delà du bourrelet des Costières arrive le pays de l’eau, du sable et du sel, nature grandiose et sauvage de laPetite Camargue et de laCamargue par delà lePetit-Rhône, qui s’achève par les salines. Le paysage s’ouvre alors sur le cordon littoral sablonneux baigné par les eaux de lamer Méditerranée, où s’est développé l'ensemble touristique et balnéaire comprenant les villes d'Aigues-Mortes, duGrau-du-Roi et dePort-Camargue.
Vers le nord, en direction d’Alès, s’étagent successivement les paysages arides etcalcaires desGarrigues nîmoises, puis de la large plaine de la Gardonnenque, dominée par lemont Bouquet (631 m), où leGard serpente à travers desgorges et parfois perd ses eaux avant de croiser lepont qui porte son nom. Au pied de la ville d’Alès, la chaîne montagneuse desCévennes dresse ses premiers contreforts. La barrière dumont Lozère est parfaitement visible, tout comme lemont Aigoual au nord-ouest.
À l'ouest, sur la ligne d'horizon, le regard s'accroche, en terre héraultaise précédée de laVaunage, sur la silhouette pittoresque dupic Saint Loup qui culmine du haut de ses658 mètres d'altitude à vingt-cinq kilomètres au nord deMontpellier auquel répond l'impressionnante falaise de l'Hortus. Plus près, à environ vingt-cinq kilomètres, peu avantLunel, notamment au niveau deSommières, leVidourle (petit fleuve dont la longueur ne dépasse pas100 kilomètres mais sujet à des crues automnales violentes appeléesvidourlades) chevauche la limite entre les départements duGard et de l’Hérault.
Au, Nîmes est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].Elle appartient à l'unité urbaine de Nîmes[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle estville-centre[Note 4],[20],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est la commune-centre[Note 5],[I 1]. Cette aire, qui regroupe92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (37,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (30,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :zones urbanisées (25,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (24,8 %), zones agricoles hétérogènes (13,5 %), cultures permanentes (10,1 %), forêts (9,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,1 %),terres arables (2,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,2 %), prairies (1 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[23]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
La commune comptait 80 676 logements en 2014, avec 70 786 résidences principales, 3 468 résidences secondaires ou occasionnelles, et 6 422 logements vacants. Le nombre de logements HLM loués vides était 13 505 ou 19,1 % des logements à Nîmes, juste sous le seuil minimum légal de 20 % déterminé par laloi SRU[24].
Ce secteur a fait l'objet d'aménagements dans le cadre du programme « Arènes-Esplanade-Feuchères », achevé en2013. Dès2007, ce programme débute avec la reminéralisation du parvis des arènes. Puis, en2009, la ville lance de nouveaux travaux afin de rajeunir l'entrée de son cœur historique. L'esplanade Charles-de-Gaulle entame alors sa métamorphose, avec l'aménagement de nouveaux accès pour le parking souterrain des arènes et l'apparition de tout nouveaux espaces verts. Les travaux sur l'Esplanade se sont terminés en avril2012. À cela s'ajoute une troisième restructuration, celle de l'avenue Feuchères, qui, entièrement restaurée, accueille depuis 2013 plus d'un hectare de végétation avec un petit canal à la manière de celui de la place d'Assas. Ce projet a cherché à réunir trois espaces distincts en un seul. Plusieurs artères (dont la rue de la République) ont également été réaménagées à la fin desannées 2000 lors de la création de laligne T1 dubus à haut niveau de service.
Vue sur l'avenue Jean-Jaurès depuis les jardins de la Fontaine.
La ville de Nîmes et ses quartiers les plus connus
Comme toutes les villes, Nîmes se décline dans sesquartiers, véritables repères géographiques, économiques, sociologiques et politiques à l’influence certaine par l’intermédiaire des comités de quartier, qui en comptent 50à ce jour[Quand ?], regroupés en une active Union, réussissant apparemment le tour de force de réunir quartiers chics et populaires sous une même bannière.
Voici une énumération des quartiers les plus connus de la ville :
Les Amoureux : situé au sud du viaduc SNCF, ce quartier est composé de nombreuses maisons individuelles et villas. Jusqu'en 1876, la rue des Amoureux était située à l'emplacement de l'actuelle rue Sainte-Félicité.
Camplanier : au nord-ouest de la ville, le terme est très ancien et signifie "champ plat".
Castanet : ce quartier situé vers la route de Sauve à l’ouest de Nîmes, porte le nom du propriétaire d’une guinguette très fréquentée au début du siècle.
Chemin-bas d'Avignon : ce quartier tire son nom de sa situation géographique, au sud-est de Nîmes, en bordure de la route menant à Avignon.
Courbessac : situé à l’extrémité est de la ville, ce quartier ressemble fort à un village. Le terme deCourbessac est par ailleurs très ancien, tout comme l'église Saint-Jean-Baptiste. Le quartier est marqué par labase aérienne 726 remplacée depuis le par l'École nationale de police. Près de la route d’Avignon en bordure du terrain d’aviation, un très beaumenhir oublié se dresse dans un terrain vague.
L'eau Bouillie : plusieurs hypothèses peuvent expliquer le nom de ce quartier. Situé sur la route d’Alès, il porterait le nom de la fameuse soupe provençale faite d’ail et d’huile d’olive. Unmas a également pu être à l'origine de ce nom. Enfin, le relief du quartier en fait l'endroit où l'eau semble "bouillir" lors des fortes pluies, le quartier étant le point d'arrivée dans Nîmes de plusieurscadereaux provenant des garrigues. C’est vers ce quartier que les protestants se réunissaient au temps du désert. Ils eurent de nombreuses cachettes au cours des âges ; la grotte des Fées, les carrières deBarutel puis de Lecques, le Creux de l’Assemblée, etc.
Grézan : ce quartier situé au sud-est de Nîmes près de la route de Beaucaire, porte le nom d’une ancienne ferme. Le terme vient de la nature gréseuse du terrain. C’est ici que fut retrouvée une magnifique statue-menhir exposée maintenant au musée archéologique. L'Actiparc est un parc d'activités de 90 hectares consacrés à l’industrie et la logistique[25].
L'Îlot Littré : la restauration récente de ce quartier de l’Écusson, habité par artisans teinturiers à partir duMoyen Âge est une réussite. Fer forgé, façades colorées, patios et terrasses l’ont patiné du charme d’un village provençal.
Mas de Mingue : avant Courbessac vers l’est, le quartier porte le nom de l’un des mas situés autrefois à la périphérie de Nîmes. Le sanctuaire Notre-Dame-de-Santa-Cruz attire un grand nombre de Pieds-noirs lors du pèlerinage, le jeudi de l’Ascension. Le quartier connaît un fort taux de chômage (environ 25 %).
Montaury : c’est une des sept collines nîmoises, elle culmine à105 mètres. L’appellation viendrait de la couleur dorée qu’elle prenait au soleil levant autrefois.
La Placette : historiquement, quartier populaire protestant, la « Placette » est aujourd'hui le quartier où vivent des Gitans sédentaires, des commerçants et des boulistes. Un village au cœur de Nîmes.
La Planète : c’est le quartier nord de Nîmes. Le nom vient de la topographie des lieux, un vaste terrain plat (planet).
Pissevin, laZUP Sud de Nîmes.Valdegour, laZUP Nord de Nîmes.
Pissevin : le terme vient de laviticulture. Un pissevin est unsarment taillé plus long. C'est notamment ici que s'est construit laZUP à partir du milieu des années 1960 (zone à urbaniser en priorité), construite par l'architecteXavier Arsène-Henry, caractérisée par des tours de béton qui hébergent environ 9 600 habitants (le taux de chômage y est de 25 % et près de 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté).
Préfecture : auXIXe siècle, dès que la décision de faire passer la ligne de chemin de fer au sud de la ville fut connue, un ingénieur des ponts et chaussées,Charles Didion, fut chargé de dessiner un nouveau quartier entre la gare, dont il détermina l'emplacement, et la vieille ville. Les normes constructives furent strictes pour les hôtels particuliers et bâtiments (hauteur minimale, grilles en ferronnerie si bâtiments en retrait, etc.) afin d'affirmer l'élégance du quartier. La volonté de construire l'hôtel de la préfecture sur l'avenue centrale du quartier (avenue Feuchères par l'architecteLéon Feuchère) consacra le caractère prestigieux et résidentiel du quartier. Aujourd'hui encore, ce quartier est un des plus prestigieux de Nîmes.
Puech du Teil : ce sommet culminant à98 mètres est situé à l’ouest de la ville entre l’avenue Jean-Jaurès et la ZUP. LeTeil, c’est letilleul. Une magnifique source, blottie au fond d’une grotte, a été réaménagée en1995.
Quais de la Fontaine : quartier très prestigieux situé entre le centre-ville et lesJardins de la Fontaine (un des plus beaux et anciens parcs publics français) et longeant le canal de la Fontaine, du square Antonin à la Maison de santé protestante.
Quartier d’Espagne : situé sur la route d’Alès, ce quartier porte le nom d’une fontaine. C’est là-bas que se trouvait la carrière de Lecques, dans laquelle les protestants célébraient le culte au temps duDésert.
Saint-Césaire : ce village rattaché à Nîmes, forme l’extrémité ouest de la ville. Le hameau est partiellement occulté par les zones industrielles et le marché.
Valdegour : ce vallon caractérisé par desgours a vu émerger les hautes tours de la « ZUP-Nord » de1965 à1975, visibles de fort loin, construites par l'architecteXavier Arsène-Henry. Aujourd'hui, il n'existe plus de gours, ces trous d’eau du torrent. Il reste le Gardon mais un nombre des tours ont été démolis et la ville a réaménagé le quartier où vivent presque 6 000 habitants (le taux de chômage y est de 37 % et près de 70 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté).
L'agglomération de Nîmes accueille aussi lecamp des Garrigues, camp militaire d'une surface totale de1 818 hectares, situé au nord de la ville depuis1875 (« concession quasi perpétuelle » – à l'origine99 ans, par la ville du terrain dit « camp des Garrigues » et ses alentours au ministère de la Défense).
Depuis le milieu des années 2000, le centre-ville a connu des vagues successives de requalification urbain et continue à transformer des secteurs urbains anciens, telles que les place du Chapitre, Montcalm, les places du Griffe à Saint-Césaire, la percée Clérisseau, l'îlot Corcomaire, le square Antonin ainsi que les places Saint-Baudile, Saint-Charles, Questel et Saint-Paul qui bordent les boulevards qui ceinturent « l’Écusson médiéval ».
Ces derniers travaux se sont déroulés dans le cadre du prolongement de Tango+, le réseau de bus à haut niveau de service autour de l’Écusson[26].
À ces travaux s'ajoute également la construction de l'immeubleLa Porte Romaine face à l'antiqueporte d'Auguste et à proximité de l'église Saint-Baudile, par le cabinet Norman Foster inauguré en 2015[27].
À ces grands chantiers s'ajoute également celui duTriangle de la gare, en construction depuis 2007 entre la gare de Nîmes, le boulevard Natoire et l'avenue du général Leclerc. Soumis à de vifs débats, le réaménagement de cet espace vise à prolonger vers le sud la nouvelle avenue Feuchères. Il accueille de nouveaux logements, des bureaux, des locaux commerciaux de même qu'un cinéma depuis2017. Le dernier aménagement de ce quartier se réalisera en 2023 avec la construction d'un dernier bâtiment à usage variés dont 89 logements[31].
Nouveau programme national de renouvellement urbain
Nîmes compte aussi des zones degrands ensembles populaires très vieillissants comme à l'Est avec les zones duChemin-bas d'Avignon et à l'ouest, sur les collines, deValdegour et de Pissevin, devenues des îlots de précarité comportant des immeubles vieillissants qui ne répondent plus aux normes de vie.
L'agglomération de Nîmes Métropole fait ainsi l'objet de l'aide nationale duNPNRU financée en partie par le plan européenFrance Relance de même que le plan du gouvernementFrance 2030 pour lancer un vaste programme de modernisation, de désenclavement et de réhabilitation de ces quartiers[32],[33].
La commune fait partie duterritoire à risques importants d'inondation (TRI) de Nîmes, regroupant20 communes soumises aux aléas de ruissellement pour la commune de Nîmes et de débordements de cours d’eau, notamment duVistre, d'un de ses affluents, leRhôny, et plus à la marge duRhône, à l’aval, un des31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur lebassin Rhône-Méditerranée[36]. Les événements significatifs passés relatifs au Vistre sont des crues rapides et violentes, qui causent d’importants dégâts, voire des pertes humaines en novembre 1963, 3 octobre 1988, 9 septembre 2002, décembre 2003, septembre 2005, octobre 2014, septembre 2021, septembre 2022 notamment. Concernant le Rhôny, les principales crues recensées à Codognan ont eu lieu en 1845, 1907, 1933, 1938, 1945, 1958, 1963, 1976, 1977, 1987 et surtout en octobre 1988 sans oublier octobre 2014 et septembre 2021. Celle de 1988 est la plus importante et marquante pour la population nîmoise. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue detemps de retour de10 ans à30 ans), moyen (temps de retour de100 ans à300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[37],[38]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1983, 1987, 1988, 1994, 1998, 2003, 2005, 2014, 2018 et 2021[39],[34].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Nîmes.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 72,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 23 261 bâtiments dénombrés sur le territoire de la commune en 2019, 18120 sont en aléa moyen ou fort, soit 78 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[40],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur le territoire de la commune[41].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2007, 2012, 2017, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1983[34].
Le nom de la ville dérive du latinNemausus qui devint en occitan médiévalNimes ouNemze, puis en occitan moderneNimes, puis en françaisNîmes. La légende veut que l’origine de la ville soit attribuée à Nemausus, un des fils d’Hercule héros éponyme de Nîmes. ÉtymologiquementNemausus[Note 6] pourrait trouver son origine dans le mot celtiquenem[44], qui signifie lieu consacré et que l'on retrouve dansnemeto(n), enclos sacré, temple, suivi du suffixe gaulois-ausu[45].
À Nîmes, lesVolques Arécomiques s'installent près de lasource de la Fontaine. Là, au pied du mont Cavalier, un sanctuaire se crée et la source est divinisée. C'est à cette époque qu'est notamment édifiée latour Magne, au sommet du mont Cavalier, qui sera plus tard intégrée à l'enceinte romaine.
Nîmes,dupondius d'Auguste, 10 - 14 ap. J.-C., commémorant la soumission de l'Égypte en 30 av. J.-C.
Avers : deux têtes adossées, à droite celle d'Auguste nue et à gauche celle d'Agrippa avec la Couronne rostrale d'or suprême récompense pour ses exploits militaires.Avec en exergue les inscriptions : « IMP P P DIVI F » (« IMPerator DIVI Filius Pater Patriæ », Emperor).
Revers :crocodile à droite enchaîné à unpalmier incliné à droite. Le palmier est orné d'une bandelette flottante à droite et de deux autres à gauche, d'une couronne de chêne à gauche, à partir de son pied poussent deux rejetons à gauche et à droite. Dans le champ les inscriptions : COL NEM (Colonia Nemausus - Colonie de Nîmes).
En472, aux Vandales succédèrent lesWisigoths. Aux Wisigoths succédèrent lesArabo-musulmans ducalifat omeyyade (appelés "Sarrasins" par les occidentaux de ce temps) qui, après avoir franchi les Pyrénées en719, prennent Nîmes en725[51], comme en témoignent les sépultures exceptionnelles découvertes dans la ville en 2007[52],[53].De Nîmes partit un raid musulman en direction de la ville d'Autun, qui fut ravagée le 22 août 725. Les Omeyyades demeurèrent dans la région jusqu'à sa reconquête parCharles Martel en737, les divers combats de ces rudes époques entraînant de très grands dommages à la cité.
Ce fut certainement pendant ce temps que l’amphithéâtre fut converti encitadelle.
Reprise par les Sarrasins, avec plusieurs autres communes voisines, la ville futdéfinitivement libérée[réf. souhaitée] en752 parPépin le Bref, grâce à l'action d'un seigneur goth du nom d’Ansemond, qui se plaça sous la protection du nouveau roi franc. Néanmoins, Ansemond fut tué par un groupe wisigoth rival. Un soulèvement eut lieu à Nîmes en754, lequel fut rapidement réprimé par le roi, qui imposa le comte franc Radulfe.
En892, le comté de Nîmes passa dans la maison descomtes de Toulouse[Note 7], puis auxTrencavels[Note 8],vicomtes d'Albi, qui restèrent néanmoins soumis à la suzeraineté des comtes de Toulouse, avant de revenir en1181 sous l’autorité directe des comtes de Toulouse. En925, la ville eut à subir de nouvelles désolations : lesNormands et lesHongrois la traversèrent et en emportèrent quelques lambeaux[54].
AuXIIe siècle, la ville avait déjà perdu son unité matérielle et formait[Note 9] deux quartiers indépendants[Note 10]. D'un côté, l’amphithéâtre romain devenu forteresse (lecastrum arenarum, occupé par la noblesse qui en avait la garde sous le titre deChevaliers des arènes). De l'autre, le reste de la cité occupé par la population. En1378, le consulat sortait presque tout entier des rangs de la bourgeoisie[55]. Les chevaliers quittèrent peu à peu les arènes en abandonnant aux bourgeois une partie de leurs privilèges municipaux. En1390, la population entière des arènes avait disparu et avec elle son consulat.
Le, le jour de la Saint-Michel, a lieu laMichelade par laquelle des protestants assassinent près de 90 clercs catholiques. En1569, la ville, fortement gardée par les troupes catholiques, fut prise par un coup d'audace deshuguenots, commandés par Nicolas Calvière. En effet, ceux-ci parvinrent à s'introduire par les égouts[56].
Si l’édit de Nantes apporta une relative tranquillité, sa révocation en octobre1685, à la suite des pressions violentes des Réformés, fut suivie de restrictions à l'encontre des protestants. Les réformés ne pouvaient éduquer leurs enfants dans la religioncalviniste, leurs inhumations étaient interdites dans les cimetières paroissiaux, leurs cultes encadrés et limités et ils se voyaient refuser toute fonction publique. C'est logiquement qu'en1702, à la suite de l'assassinat de l'abbé du Chayla, commença laguerre des Cévennes, dénommée également guerre desCamisards, où de simples paysans et des bourgeois, fanatisés, se battirent contre lesdragons du roi. L'équivalent du territoire actuel du Gard fut touché par ce conflit et Nîmes vit se reproduire, le, des tueries de Protestants contre Catholiques et vice versa comme celle dumassacre du moulin de l’Agau où les troupes catholiques dumaréchal de Montrevel engagèrent des répressions contre des Protestants.
Le, quatre vagues de bombardiers américainsConsolidated B-24 Liberator larguent plus de450 bombes visant la gare de marchandises. Le bilan sera de271 morts,289 blessés,443 immeubles détruits et 5 000 sinistrés[61]. Seront notamment détruits ou gravement endommagés : la caserne des pompiers de la place de l’Écluse, l’École ménagère de la rue Notre-Dame, l’imprimerie Notre-Dame-le-Carmel, le monastère des carmélites, l’hôpital Gaston-Doumergue, la clinique des Franciscaines et les salles du presbytère de Jeanne-d’Arc[62].
Le bombardement était une des préparations pour leDébarquement de Provence à partir du 15 août 1944.
Nîmes est également le siège du tribunal administratif duGard, duVaucluse et de laLozère,récemment[C'est-à-dire ?] installé dans les locaux de l'ancien hôtel Silhol qui abritait, jusqu'en2006, l'ancien commissariat central.
La ville affiche untaux d'endettement deux fois supérieur à la moyenne des autres villes françaises, (+ 37,78 % pour des communes similaires). Toutefois son endettement par habitant est en baisse 27,94 % entre 2000 et 2011 (plutôt mieux que des communes comparables). Par ailleurs sa "rigidité structurelle" (qui traduit les marges de manœuvre dans les dépenses de la commune) est inférieure de 5,44 % à la moyenne[75].
L'accroissement de la dette correspond à l'ère des « grands travaux » de Jean Bousquet qui a réveillé cette « belle endormie »[76]. À la fin de son mandat en 1995, avec une dette de 2,4 milliards de francs, Nîmes se classait parmi les dix villes françaises les plus endettées et a failli être mise sous tutelle préfectorale.
Cette situation pèse sur la fiscalité locale, Nîmes se classant dans le palmarès des villes où les taxesfoncière et d'habitation sont les plus élevées.
Depuis les années 1980, le problème de la sécurité est évoqué dans laZUP dePissevin[77]. Le quartier est marqué par le trafic de drogues. Selon l’ancien procureur de Nîmes Eric Maurel, une quinzaine de règlements de compte font huit morts dans la ville en 2020 et trois en 2021, dont un adolescent de 17 ans[78].
En juin 2023, l’aggravation des violences liées au trafic de stupéfiants à Pissevin, conduit le maire à fermer la médiathèque municipale. Ce dernier prend cette mesure pour protéger le personnel municipal, plusieurs fois agressé par des dealers de ce quartier. Selon la préfecture, entre janvier et début juin 2023, « pas moins de 93 opérations de police (anti-délinquance, lutte contre le trafic de stupéfiants, contrôles anti-rodéo urbain et opérations de visibilité sur réquisition du parquet) » ont été menées dans le quartier de Pissevin-Valdegour. Elles ont pour résultat 44 interpellations et à la saisie de 26 kg de résine de cannabis, plus de 5 kg d’herbe, et 480 000 euros[79]. En août de la même année, après deux homicides,Gérald Darmanin annonce des renforts « au moins jusqu’à la fin de l’année » et des moyens d’enquête supplémentaires dans le quartier « gangrené par le trafic de drogues »[80].
En septembre 2023, le quartier Pissevin n'est plus desservi par les bus Tango pour des raisons de sécurité. La direction du réseau de bus Tango met en avant l'augmentation des « actes d'incivilité » dont une fusillade, mais aussi des caillassages à bord des bus[81],[82]. À la fin du mois, le maire annonce une réduction du temps d'accueil périscolaire à Pissevin afin de protéger les agents des risques liés au quartier[83]. En 2024, le quartier est décrit comme un « haut lieu du trafic de stupéfiants de Nîmes (Gard) et sa région »[84].
La ville a hébergé, au sein de l'incubateur technologique de l'école des Mines d'Alès (Innov'up) sur le site de Georges-Besse, le projet de vigilance de la filièreapicole en EuropeApisystems. Ce projet donné naissance à l'association internationaleMaksiska et au programme d'évaluation de l'environnement et de la santé des abeillesBee Secured, à partir de 300 000 ruches innovantes instrumentées déployées sur toute l'Europe.
Pour faire face aux enjeux climatiques de la transition énergétique et à la croissante pollution de l'air, la préfecture du Gard n’échappe pas à au projet national de création d'une ZFE (zone à faibles émissions) et se prépare à sa mise en place qui interviendra au 1er janvier 2025.
Par ailleurs, un contrat de partenariat a été signé en1965 avec la ville deMeknès auMaroc[86] et le centre de préparation militaire marine (PMM) de Nîmes est parrainé par la frégate anti-sous-marineMontcalm de laMarine nationale française[88].
Au regard de la population, Nîmes était jusqu'en 2016 la deuxième ville de l'ancienne région Languedoc-Roussillon et est depuis cette date la troisième de l'actuelle région Occitanie. La ville qui fut un centre de l'immigrationespagnole,italienne,portugaise etmaghrébine est devenue la vingtième ville deFrance par sa population intra-muros[89].En2007, l'unité urbaine de Nîmes compte 175 990 habitants[90]. D'après les prévisions, la population de celle-ci pourrait atteindre 300 000 habitants dans lesannées 2030. En2008, elle est au centre d'uneaire urbaine de 246 300 habitants, ce qui en fait la troisièmeaire urbaine de la région après celles deMontpellier etPerpignan. C'est la quarantième aire urbaine de France[91].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[92],[Note 11].
En 2023, la commune comptait 151 839 habitants[Note 12], en évolution de +0,82 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 38,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (32,1 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 27,6 % la même année, alors qu'il est de 30,7 % au niveau départemental.
En 2021, la commune comptait 70 619 hommes pour 77 485 femmes, soit un taux de 52,32 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Pyramide des âges de la commune en 2021 en pourcentage[I 2]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,9
90 ou +
2,2
7,8
75-89 ans
10,5
15,8
60-74 ans
17,6
17,2
45-59 ans
17,6
17,1
30-44 ans
16,7
22,7
15-29 ans
19,5
18,5
0-14 ans
15,9
Pyramide des âges du département duGard en 2022 en pourcentage[I 3]
Les écoles maternelles accueillent et scolarisent 4 000 à 5 000 enfants chaque année. Le cycle élémentaire (écoles maternelles et élémentaires) accueille chaque année entre 7 000 et 7 500 enfants.
Le département gère 12 collèges (Antoine-Bigot, Capouchiné, Condorcet, Diderot, Feuchères, Jean-Rostand, Mont-Duplan, Les Oliviers, Révolution, Romain-Rolland, Jules-Vallès et Jules-Verne) et la région cinqlycées à Nîmes :Alphonse-Daudet, Philippe-Lamour et Albert-Camus (ex-Montaury), établissements d'enseignement général et technologique, Ernest-Hemingway (ex-Camargue), établissement d'enseignement polyvalent et lelycée Dhuoda, établissement d'enseignement technologique. Les lycées professionnels publics au nombre de quatre : Jules-Raimu, Gaston-Darboux, Frédéric-Mistral, et le lycée Voltaire à vocation hôtelière (ex-L'Étincelle), auxquels il faut ajouter le lycée agricole Marie-Durand à Rodilhan (formations générales et dans le domaine de l'agriculture, de l'environnement et de l'aménagement paysager).
Les nîmois disposent également de cinq lycées et collèges privés : Institut Emmanuel-d'Alzon, Saint-Stanislas, école et collège la Valsainte, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle et le lycée privé de laCCI de Nîmes.
Nîmes devient au fil des années une vraieville universitaire autour des sites de Vauban, des Carmes et du futur site « Hoche-Gaston Doumergue », où 10 000 à 12 000 étudiants sont prévus d'ici à2015. Derrière la fidélisation des jeunes à Nîmes, l'objectif avoué était d'y obtenir la création d'une véritable université de plein exercice, ce qui a été obtenu en2006, pour la rentrée universitaire2007. Depuis, l'enseignement supérieur à Nîmes tend à se développer rapidement, compte tenu d'une forte volonté politique (de toutes tendances) et à une demande croissante de la part d'une population locale qui ne cesse d'augmenter. À l'heure actuelle, la population étudiante de Nîmes n'est cependant que d'environ 6 000 étudiants, dont près de 4 000 à l'université de Nîmes. Nîmes a, par ailleurs, la particularité de posséder uncentre hospitalier universitaire (CHU Carémeau) autonome et indépendant alors que l'UFR de médecine n'est qu'une antenne de celle deMontpellier.
Plusieurs établissements d'enseignement secondaire privés proposent des formations dans le supérieur (classes préparatoires et BTS) comme le lycée de la CCI de Nîmes (BTS), le lycée Saint-Vincent de Paul (BTS), l'Institut Emmanuel-d'Alzon (classes préparatoires et BTS) et le lycée Saint-Stanislas (classes préparatoires artistiques). Des formations sont également proposées par l'IFC Nîmes (baccalauréat professionnel, BTS, Bachelors, bac +3 DCG, bac +5 DSCG) et Pigier (formation initiale et formation en alternance).
Des établissements proposent des formations dans le domaine dessciences et de lasanté, comme l'École de l'ADN, l'IFSICroix-Rouge, l'IPESUD et Formatic Santé. Des écoles dispensent également des formations dans lecommerce, comme l'Institut de Formation aux Affaires et à la Gestion (IFAG). SUPEXUP cherche depuis plusieurs années une implantation au centre de Nîmes pour développer une grande école de l'immobilier.
Citons également la maison desCompagnons du Devoir, l'École hôtelière Vatel et l'école de formation depilote de ligne Airways Formation. Enfin, l'école des métiers dujeu vidéo Créajeux propose des formations d'artiste 2D/3D spécialisé dans le jeu vidéo, d'artiste 2D/3D spécialisé dans l'animation, de programmeur de jeu vidéo, de testeur de jeu vidéo ainsi qu'une année de préparation aux différentes filières proposés (Prépa-JV) (labelSNJV).
Nîmes a été la première ville de France à accueillir uneécole taurine de tauromachie espagnole dans leCentre français de tauromachie en 1984[95].
La ville est connue pour sesferias, qui existent officiellement depuis1952. La feria de Pentecôte, diteFeria de Nîmes, se déroule fin mai-début juin du mardi au lundi qui suit, tandis que la feria des Vendanges se tient durant trois jours en septembre. Une troisième feria, la feria de Primavera, se tenait durant deux jours au mois de février. Elle n'existe plus aujourd'hui car une toile, appelée « la bulle » par les Nîmois, qui recouvrait les arènes et protégeait ainsi les spectacles de l'hiver, n'est aujourd'hui plus installée.
À cette occasion, descorridas, qui se pratiquent officiellement à Nîmes depuis1853, sont organisées avec ou sans mise à mort, dans les arènes. Les rues sont envahies par despeñas (orchestres de rue d'origine espagnole), et desbodegas (bars souvent temporaires, boite de nuit en plein air dans des hôtels particuliers...) ouvrent au centre-ville en caves ou en extérieurs. La fête dure toute la nuit jusqu'au lever du jour. La feria de Pentecôte, tout comme celle des vendanges, constitue l'une des fêtes les plus populaires d'Europe. Pour les deux ferias nîmoises, certains médias parlent de plus d'un million de visiteurs par an[96]. En2012, la feria de Pentecôte a célébré ses 60 ans.
De nombreuses manifestations culturelles et artistiques se tiennent annuellement à Nîmes. Citons notamment la foire d'art contemporain ARTéNIM (en septembre) et le salon de l'artisanat Nimagine (en novembre). Le Salon des Antiquaires (en décembre) est un des plus importants du sud de la France et incontournable pour la qualité remarquable de ses meubles régionaux. Les établissements culturels de Nîmes, dont lemusée archéologique etCarré d'art, proposent de nombreuses expositions en lien avec leurs collections. Le théâtreBernadette-Lafont propose quant à lui une riche programmation tout au long de l'année. Il organise notamment le Festival Flamenco, en janvier. Notons que Nîmes accueille chaque année plusieurs manifestations liées au mondelittéraire, comme leFestival de la biographie (en janvier)[97], le Festival des auteurs psy (en mars), le Salon européen de la BD (en mai) et le Salon du livre d'artiste (en juin).
Reconstitution d'un combat de gladiateurs lors des Grands Jeux Romains.
Entre2010 et 2020, la ville de Nîmes et la sociétéCulturespaces organisaient chaque année les Grands Jeux Romains,reconstitution historique desludi romains, tels qu'ils devaient se dérouler il y a 2000 ans au sein de la cité deNemausus. L'évènement se tient généralement au mois de mai et dure le temps d'un week-end. Chaque édition est l'objet d'une thématique particulière : laguerre de Troie en2012, le triomphe deCésar en2013, l'avènement d'Auguste en2014 ou encoreHannibal en2015[98]. Depuis, la sociétéEdeis Romanité a pris la relève en créant le spectacle Hadrien, la Guerre des Pictes en mai 2022. À cette occasion, de nombreuses manifestations se tiennent dans les rues de la ville (défilés, visites guidées...).
Depuis plus de vingt ans, les Jeudis de Nîmes[99], se tiennent chaque jeudi de l'été et animent les rues de la ville avec desmarchés ouverts durant la soirée. Durant la belle saison, des manifestations artistiques et musicales en plein air se tiennent également dans lesjardins de la Fontaine. Dans le cadre des Nuits des Jardins, des concerts et spectacles ont lieu vers la fin du mois de juin à la tombée de la nuit. La ville participe également au festival culturel et musical le Temps des Jardins, chaque année en juin. La Féérie des Eaux est un spectacle de jeux d'eaux enson-et-lumière qui se déroule chaque été au mois d'août ; en2013, des représentations se sont également tenues dans les arènes. Les Jardins de la Fontaine accueillent également chaque année le festival Un Réalisateur dans la Ville, festival decinéma où sont programmés et diffusés en plein air pendant une semaine les principaux films d'unréalisateur, en présence de ce dernier et de certains acteurs. Parmi les réalisateurs déjà invités :Claude Chabrol,Bertrand Tavernier,Claude Lelouch,Claude Miller,Jean-Pierre Mocky,Patrice Leconte ou encoreDanièle Thompson en 2016. Notons que le festival réunit environ 3 000 personnes par soir, soit un total de 14 000 personnes chaque année.
Nîmes met également en avant la culture et leterroir méditerranéens, avec les Journées méditerranéennes de l'olivier (en mai). Au mois de juillet se tient l'Université Occitane d'Été, durant laquelle les associations M.A.R.P.OC. (Maison pour l'Animation et la Recherche Populaire OCcitane) et I.E.O. 30 (Institut d'Estudis Occitans) organisent une semaine de conférences, de colloques et de spectacles dont le thème central est l'Occitanie. Le, a eu lieu le16e concours des vins des vignerons indépendants qui est un concours itinérant visant à promouvoir levin et lesvignerons[100]. Lors de cette manifestation, 353 médailles d'or, 436 médailles d'argent et 226 médailles de bronze ont récompensé les meilleurs vignerons de France.
Nîmes est une ville sportive et possède desclubs sportifs dans la plupart des disciplines, aussi bien individuelles que collectives. Les principaux clubs sportifs de la ville sont leNîmes Olympique pour le football évoluant enNational, l'USAM et leHBC Nîmes pour le handball évoluant le plus souvent dans les championnats de France de première division et enfin leRC Nîmes en rugby qui évolua dans les années 1980 et 90 en groupe A de1re division duChampionnat de France (ancienne formule). La ville de Nîmes possède également des infrastructures de qualité comme lestade des Costières,Le Parnasse et le stade nautiqueNemausa. Elle possède aussi unaérodrome dans le quartier de Courbessac.
Enfin, Nîmes accueille régulièrement des manifestations sportives d'ampleur nationale et internationale, comme laCoupe du monde de tir à l'arc en salle qui se tient chaque année au mois de janvier. La ville reçoit aussi des épreuves de laCoupe du monde d'escrime.
En2017, la ville accueille le Grand Départ duTour d'Espagne. La première étape est un contre-la-montre par équipes dans les rues de la ville tandis que la deuxième est un départ en direction deGruissan.
Le, Nîmes est ville-étape duTour de France 2019. Cette étape est une boucle romaine qui part devant l'arènes pour revenir au sud de la ville. Cette16e étape est remportée par l'australienCaleb Ewan.
Le 16 juillet 2024, leTour de France 2024 est arrivé à Nîmes. Le belge,Jasper Philipsen a gagné cette étape sur une arrivée au sprint sur le Boulevard du Président Salvador Allende.
Le 5 novembre de cette même année, la halle des sportsLudivine Furnon a été inaugurée.
Nîmes dispose d'unCHU (Nîmes Carémeau) et de plusieurscliniques dont la Polyclinique Grand-Sud. Lamaison de santé protestante est quant à elle une institution médico-sociale reconnue d'utilité publique depuis1872. Elle gère aujourd'hui troisEHPAD dans la commune de Nîmes.
Le culte orthodoxe grec est assuré dans l'égliseSaint Antoine le Grand et de la Pêche miraculeuse, chemin de la Planète, chaque dernier dimanche du mois.
Lasynagogue de Nîmes a été édifiée en1793 par des marchands juifs (marchands de mules, marchands de textiles) venus duComtat Venaissin, principalement deCarpentras et installés depuis peu à Nîmes. Comme celles du Comtat Venaissin, la synagogue qu'ils ont édifiée se trouve au premier étage tandis qu'au rez-de-chaussée se trouvent des annexes : le logement durabbin, le four àMatsot (pain azyme) ou leMikvé (bain rituel). Elle a été restaurée en1893 et la façade actuelle sur rue date de cette époque. Depuis, elle n'a subi aucun changement notable.
La communauté musulmane dispose de sept lieux de culte : association culturelle des musulmans de Nîmes (rue des Greffes), association culturelle et cultuelle du Mas de Mingue (Chemin du Mas de Mingue), association culturelle musulmane de Nîmes (route de Nîmes), association culturelle musulmane Mosaïque de Nîmes (rue Galilée), association franco-musulmane de laZUP-Sud (place Fragonard), association de l'union culturelle musulmane Imano-Paix (quai Mégisserie) et lamosquée Lumière et Piété (rue Jacques-Monod).
France 3 Languedoc-Roussillon émet sur Nîmes sous le nom de « France 3 Pays Gardois »[101]. Elle propose, en plus des programmes montpelliérains de France 3, une édition locale consacrée auGard lors du 12/13 et du 19/20 ;
ViàOccitanie Pays Gardois (AnciennementTV Sud Camargue-Cévennes,Télé Miroir) est la chaîne privée gardoise.
Ces deux chaînes émettent sur Nîmes grâce aux sitesTDF de la route d'Arles (multiplex R1 avec France 3 et TV Sud) et de la Tour France Télécom du Mas des Capitelles (simplex R15 avec TV Sud)[102].
92.2Radio Fréquence Nîmes (RFN) : radio associative de Nîmes. Elle émet ses programmes depuis ses studios sur la route d'Uzès[104].
96.6Chérie FM Grand Sud : déclinaison nimoise de Chérie FM. Elle émet des décrochages locaux pour Nîmes mais aussiAlès (90.5 FM) etFlorac (92.6 FM)[105].
L'actualité de la ville de Nîmes est relayée sur internet par lessites suivants :
Gard-Entreprises.com : web magazine économique et annuaire multimédia et multi-langues (français, anglais, allemand et espagnol) des entreprises de Nîmes et du Gard. Agenda des sorties professionnelles, articles économiques et juridiques, recherche et offres d'emplois ciblées sur le département du Gard[112].
Objectifgard.com : actualité politique, économique, culturelle et sportive de la ville de Nîmes et du département du Gard[113].
Nîmes-actu.com: actualité de Nîmes et de sa région, agenda, communiqués, clips vidéo.
Nimes-gard.fr (ex- Nemausus.com) : découverte de Nîmes et de sa région, bons plans de sorties[114].
En2009, la population de Nîmes se répartissait ainsi : 66,7 % d'actifs et 33,3 % d'inactifs dont 7,7 % deretraités et 13,2 % d'élèves, d'étudiants et de stagiaires non rémunérés[120].
En2009, la population active nîmoise se compose pour 34,2 % d’employés, pour 27,9 % de professions dites intermédiaires, pour 17 % d’ouvriers, pour 15,1 % de cadres et autres professions intellectuelles, pour 5,5 % d’artisans, commerçants et chefs d'entreprise. Les actifs des professions du secteur agricole ne comptent que pour 0,3 % de la population active[121].
Le taux de chômage était de 20,4 %, légèrement plus faible que celui de1999 (22,9 %), mais supérieur au taux de chômage du département duGard et du territoire national. Les données concernant lesquartiers prioritaires deValdegour et Pissevin sont encore plus préoccupantes et méritent une attention particulière, s'agissant de la sixième zone la plus pauvre de France[122]. Dans ces îlots de précarité, (en 1999 44,2 % de la population y était au chômage) on trouvait en 2009 78 % des jeunes adultes sans diplôme de niveau au moins égal au baccalauréat[123].
Malgré un accroissement marqué de sa population de plus de 7 000 personnes entre les années 2000 et 2005, le taux de sa population active n’atteint que les 42,5 % environ, soit en valeur absolue environ 67 000 actifs à comparer au taux de 45,5 % de la moyenne nationale. La comparaison des données concernant le taux d'activité des travailleurs dont l’âge se situe entre 20 et 59 ans se fait encore en défaveur de la cité nîmoise ; il n’atteint que les 78 % alors que la moyenne nationale s'élève à 82,5 % et sa population de retraités est supérieure d'un demi point à celle de la moyenne nationale qui n'est qu'à 18,5 %[124].
Le parc scientifique et technique Georges-Besse.Vignes en bordure de Nîmes.
Au, Nîmes comptait 14 687 établissements : 226 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 735 dans l'industrie, 1 414 dans la construction, 9 698 dans le commerce-transports-services divers et 2 614 étaient relatifs au secteur administratif[125]. En2011, 1 570 entreprises ont été créées à Nîmes[126] dont 635 par desauto-entrepreneurs[127].
Après avoir traversé des années de sérieuses difficultés, notamment en ce qui concerne le secteur dutextile, la ville semble avoir retrouvé depuis2000 le chemin de l’essor et du dynamisme économique grâce, entre autres, au dynamisme de Montpellier et d'Avignon. L’environnement nîmois, devenu relativement attractif, est un gage de succès pour les entreprises qui s’installent dans les zones d’activité créées et leurs capacités d’accueil sont dépassées.
Pour maintenir le rythme du nouvel essor économique, la ville avec l'aide de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole, et laChambre de commerce et d'industrie de Nîmes-Bagnols-Uzès-Le Vigan, dont la ville est le siège, cherche à valoriser ses atouts. Les efforts déployés pour améliorer la situation économique portent en particulier sur l’extension des zones d’activités économiques. La zone d’activité de Grézan avec ses100 entreprises procure quelque 1 200 emplois principalement dans la logistique. La zone du parc scientifique et technique Georges-Besse spécialisée dans les hautes technologies et lesnouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), compte 100 entreprises et apporte environ 1 700 emplois[128]. Lazone franche urbaine (ZFU) dePissevin-Valdegour, avec l'attractivité de ses avantages fiscaux temporaires pour les entreprises, a prospéré de façon assez significative. Son attractivité a favorisé, mais sans doute pas dans de suffisantes proportions, l’emploi dans lesquartiers prioritaires qui reste encore à un niveau trop élevé. Toutes ces zones ont fait l’objet d’extensions et les nombreuses demandes d'installations venant d'entreprises souhaitant s'y installer créent une situation encourageante.
Nîmes est classéeville d'art et d'histoire. Connue sous le nom deColonia Augusta Nemausus à l'époqueromaine, Nîmes conserve de nombreux témoignages de la splendeur romaine et des largesses de l'empereurAuguste. La ville possède également des édifices religieux,hôtels particuliers, places etmusées prestigieux.
Nîmes possède également un patrimoine textile important. Longtemps le textile a fait la richesse de la ville qui possédait par le biais de certains commerçants des comptoirs à l'étranger. La ville est connue pour sa production de soie et surtout de la toile de Nîmes ancêtre du "Denim" que nous connaissons maintenant.
Nîmes abrite de remarquables témoins du passé romain de la ville. Certains de ses monuments figurent aujourd'hui parmi les mieux préservés au monde dans leur catégorie. C'est notamment le cas du plus connu d'entre eux, l'amphithéâtre, appelé égalementarènes de Nîmes[130]. Construit à la fin duIer siècleapr. J.-C., l’amphithéâtre mesure133 mètres de long et101 mètres de large. La façade, haute de21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun. À l’intérieur, près de 25 000 spectateurs pouvaient assister aux combats d’animaux et degladiateurs. Une légende affirme qu'un tunnel relierait les arènes de Nîmes àcelles d'Arles (à 25 km). Ce tunnel traverserait ainsi leRhône. En réalité, de nombreux tunnels existent sous les arènes, correspondant à un système très perfectionné d'égouts romains. Aujourd’hui, les arènes de Nîmes, lieu de prestige, se transforment régulièrement en une grande salle de spectacle où artistes nationaux et internationaux viennent se produire. Elles constituent de même le cœur desferias de Nîmes, où descorridas réunissent des milliers de spectateurs venus du monde entier. Un vaste programme de sauvegarde et derestauration de la totalité du monument est peu à peu réalisé, tant pour l'ensemble des façades extérieures (120 arches reparties sur deux niveaux) que pour le lourd et très problématique traitement de l'étanchéité interne. Ce programme devrait durer de longues années étant donné l'importance de l'édifice.
L'autre monument romain emblématique de la ville est laMaison Carrée,temple romain construit en 3 et 5apr. J.-C., qui dominait leforum de la ville antique[131]. Dédiée donc, dans un second temps, àCaius etLucius César, petits-fils et fils adoptifs de l’empereurAuguste, la Maison Carrée est dans un état de conservation tout à fait exceptionnel qui en fait le temple le plus "intact" du monde romain. La restauration de ses façades, initiée en2006, a nécessité quatre années de travaux. La Maison Carrée est entourée d'unpéristyle élevé sur unpodium et marquée dans son architecture classique par une influence grecque (ordre corinthien). Le forum romain auquel elle appartenait autrefois était un important ensemble immobilier.
Source d’inspiration des plus grands poètes tels que Frédéric Mistral et Guillaume Apollinaire, latour Magne domine Nîmes du haut de ses 32 mètres. Elle est le plus important vestige de l’enceinte romaine qui entourait Nîmes jadis. Le rempart n’existe plus, mais des ruines sont régulièrement découvertes lors des fouilles menées par les archéologues. Véritable tour de guet, la tour Magne permettait de repérer les envahisseurs au loin. Aujourd’hui, elle offre depuis son sommet une vue imprenable sur la capitale gardoise.
Les jardins de la Fontaine abritent un autre monument romain, datant duIIe siècleapr. J.-C. : letemple de Diane. Il se dresse dans la partie basse des jardins, à proximité de la source[132]. Il était encore entier au milieu duXVIe siècle, transformé en église. Les frères en furent chassés au moment desguerres de Religion et le bâtiment servit alors d'entrepôt à bois et foin. Mais, rapidement, un différend apparaît entre deux personnages sur l'attribution de la propriété du lieu qui est alors incendié. Sa voûte s'effondre, le mur sud est démoli, la façade principale est dépouillée de son ordonnancement de colonnes et de sesfrontons étagés. Le temple de Diane constitue néanmoins le seul monument conservé en élévation de l'ensemble dusanctuaire romain dédié au culte impérial et aux loisirs autour de la source sacrée. Sa fonction d'origine reste incertaine, même si l'on penche vers un édifice à vocation culturelle, de typebibliothèque. D'une manière générale, ce monument a été assez peu étudié.
La porte de France portait autrefois le nom de porte d'Espagne. Elle compte une seule arcade en plein cintre surmontée d'une galerie aveugle décorée de pilastres toscans. Durant l'Antiquité, elle était, elle aussi, flanquée de deux tours semi-circulaires. Visible de loin, elle signalait la présence de la cité et du sanctuaire impérial située au pied de la colline, autour de la source.
Lecastellum divisorium, aussi appelécastellum aquae (Ier siècle) est situé rue de la Lampèze, au pied de l'ancien « fort Vauban »[133]. Redécouvert il y a près de170 ans, ce bassin de distribution des eaux répartissait dans la ville l'eau arrivant d’Uzès sur 50 km,via l'aqueduc de Nîmes et lepont du Gard. C'est un témoin unique et exceptionnel du génie des ingénieurs romains. Il est le seul du monde antique à avoir conservé l'intégralité de son socle percé de bouches. De ce bassin circulaire de 5,50 mètres de diamètre et de 1,40 mètre de profondeur, taillé dans le roc, partaient des canalisations en plomb qui acheminaient l’eau vers les monuments, les fontaines et les différents quartiers de la cité antique[134].
La façade monumentale de l'église Saint-Charles donne sur le boulevard Gambetta. Elle est surmontée d'un vaste fronton triangulaire de stylenéo-classique s'inspirant des temples antiques, avecpilastres et sculpture d'unecoquille Saint-Jacques au-dessus de la fenêtre qui domine la porte d'entrée. On notera que cet édifice, œuvre de l'architecte Claude Rollin dans les années1770, est bien peu mis en valeur et n'a été que trèsrécemment[C'est-à-dire ?] inscritemonuments historiques. La hauteur des voûtes de la nef s'élève à19 mètres. Cette nef longue de33 mètres pour 11,70 mètres de large se compose de 4 travées. Le clocher carré, terminé aujourd'hui par une simple terrasse sans ornement, a perdu son couronnement d'origine.
L'église Sainte-Perpétue-et-Félicité est représentative du mouvementéclectique, à tendancenéo-gothique, style de rigueur sous leSecond Empire. Elle fut édifiée entre1854 et1865 sur les plans de l'architecteLéon Feuchère, sur l’emplacement de la petite chapelle de l’ancien couvent des Capucins — ce dernier fut détruit en 1984, avec ses bâtiments, son cloître, son réfectoire, sa laverie, son puits, seslatrines et son passage dissimulé. La hauteur des voûtes intérieures sur croisées d'ogives est de plus20 mètres et l'intérieur de l'édifice, pouvant contenir 1 200 personnes, mesure45 mètres de long par20 mètres de large. Remarquer l'étonnante présence d'arcs outrepassés sur lesbas-côtés. La disposition générale de sa façade occidentale ainsi que son haut clocher ne sont pas sans rappeler l'architecture de labasilique de l'Immaculée-Conception de Lourdes, construite 15 ans plus tard. Le clocher, qui est le plus haut de la ville, s'élance à71 mètres au-dessus de l'esplanade au niveau du sommet de sa grande croix en fer. Elle était encadrée à l'origine par le palace du Luxembourg au nord et la façade de la manutention militaire (partie importante de l'ancien couvent et son cloître), au sud qui permettaient de la mettre en valeur. Aujourd'hui, deux hauts immeubles modernes gâchent quelque peu cette harmonie primitive. L'église renferme une très bellepietà en marbre duXVIIe siècle. Notons quePerpétue et Félicité sont deux martyres suppliciées dans l’arène en203 àCarthage. Nîmes est la seule ville de France qui possède une église où sont honorées les deux saintes. On ne sait pas vraiment par quel cheminement le culte de ces martyres nord-africaines est arrivé jusqu’à Nîmes.
Parmi les édifices civils, deux maisons représentent principalement l'époque médiévale. Lamaison romane de Nîmes a été édifiée auXIIe siècle. Elle présente une décoration sculptée composée defrises, de colonnettes surmontées de têtes de monstre, de têtes de bélier ou de visages humains et decupules ornées d'un visage, defeuilles d'acanthe ou de fleurs. Lamaison dite de "l'avocat des pauvres", située rue Fresque, a quant à elle longtemps hébergé une fondation de bienfaisance. Cette dernière logeait unavocat, qui défendait la cause des pauvres aux tribunaux de Nîmes.
Latour de l'horloge a été réédifiée à l'emplacement de l’ancienbeffroi de l'hôtel de ville en1752. Cette tour de30 mètres de haut est surmontée d'uncampanile en fer forgé très ouvragé formant une sorte de couronne et abritant une cloche de1757.
L'architecture civile nîmoise duXIXe siècle est principalement représentée par des bâtiments administratifs et officiels. L'hôtel de préfecture du Gard est un édifice monumental, typique de l'architecture éclectique (1855) sous leSecond Empire. Il donne alors sur la nouvelle et prestigieuse avenue Feuchères. Il dispose d'une tour-horloge sur la façade centrale à portiques et colonnades, d'un avant-corps à frontons inspirés de l'Antiquité, de toitures mansardées couvertes d'ardoises et detours d'angle donnant sur le parc surmontées de grandes toitures pointues à pans coupés, couvertes, là aussi, d'ardoises. La construction de l'édifice s'est tenue sous la direction de l'architecteLéon Feuchère. Le décor du grand escalier d'honneur reprenant la composition d'Hubert Robert sur les monuments antiques de Nîmes est remarquable ; les salons, chambres et la galerie du1er étage sont dans le plus purstyle Napoléon III de laIIIe République. En revanche, les décors du rez-de-chaussée n'ont jamais été achevés.
L'ancien hôpital Ruffi, ouHôtel-Dieu, est situé rue de la République. Il fut réédifié par Charles-Étienne Durand[143], ingénieur des ponts et chaussées et architecte dans les années1820-30 dans le style néo-classique monumental avec frontons triangulaires et arcades, qui rappelle un peu le premier palais de justice édifié par le même architecte. Il abrite laCCI de Nîmes depuis1937 ; l'édifice conserve de belles peintures régionalistes de styleart déco dans la salle d’honneur et une cheminéeRenaissance provenant du château de Montcalm.
Situé route d'Uzès, près des casernes, l'ancien hospice d'humanité fut édifié à partir de1863 et inauguré le. Il a perdu sa grande coupole à quatre pans, sonlanternon abritant une cloche qui surmontait la chapelle et ses toitures d'origine donnant au centre de la façade principale du bâtiment sur la route d'Uzès. Côté route d'Uzès, l’ancienne grille d’entrée en fer forgé richement travaillée encadrée de deux petits pavillons est remarquable. Des constructions ont été adjointes à l'édifice dans lesannées 1920 pour servir de nouvelhôpital à Nîmes (ancien hôpitalGaston-Doumergue) lors de son déménagement définitif de l'ancien hôpital Ruffi en 1937. Il va subir de graves dommages lors du bombardement allié du (55 victimes) qui visait les casernes militaires voisines. Il est à son tour désaffecté progressivement après les terriblesinondations du 3 octobre 1988 au profit du grand et moderne hôpital Carémeau au milieu desannées 1990 sur les hauteurs ouest de la ville. Le site, abandonné depuis 10 ans, fait actuellement l’objet d’une vaste campagne de réhabilitation en vue d’accueillir le nouveau campus universitaire de Nîmes. Seuls les bâtiments de l'hospice d'humanitéXIXe avec leurs gracieuses cours à portiques seront conservés. Le grand dôme de la chapelle et son lanternon devraient être reconstruits à l'identique.
Construite au sein du complexe urbanistique de l'ancien cloître des Jésuites par Maximilien Raphel en1894, la galerieJules-Salles vient de retrouver ses décors d'origine au cours d'une restauration. Son architecture et ses décors sont typiques de la fin duXIXe siècle, avec une impressionnanteverrière zénithale.
L'un des édifices civils nîmois les plus contemporains est sans doute l'ensemble résidentielNemausus 1, construit en1987 sur une ancienne friche industrielle par l'architecteJean Nouvel. Cet ensemble original de deux immeubles se trouve dans la banlieue sud de la ville.
La fontaine en marbre inaugurée en1851 au centre de l'esplanade, lafontaine Pradier, est l'œuvre du sculpteurJames Pradier et de l'architecteCharles Questel, auteur de l'église Saint-Paul. La figure féminine monumentale représente la ville de Nîmes (une des toutes premières représentationsallégoriques de ce type en France) couronnée des arènes et des colonnades de la Maison Carrée, celles du palais de justice et de l'ancien théâtre. Elle est entourée de personnages symbolisant les cours d'eau importants pour la ville ; leGardon, leRhône, lafontaine d'Eure (source d'Uzès, point de départ de l'ancien aqueduc romain) et la fontaine de Nîmes.
À proximité du square Antonin se trouve la place d'Assas, place du centre-ville avec une imposante fontaine imaginée par l'artisteMartial Raysse au milieu desannées 1980. Cet artiste est également à l'origine de la fontaine au crocodile de la place du Marché, située au cœur de l’Écusson, œuvre réalisée avec les sculpteurs italiens Silvio et Vito Tongiani. Lecrocodile qui se rafraîchit dans l'eau du bassin en marbre et lepalmier situé de l'autre côté de place rappellent les armoiries de la ville. Notons qu'il s'agit du seul endroit de Nîmes où figure une plaque de nom de voie écrite en occitan (Plan dau mercat).
Lebois des Espeisses est un vaste espace de garrigue de 82 hectares situé sur une colline au nord de Nîmes. 26 hectares sont protégés et interdits au public. Ce lieu renferme une biodiversité dense et qui peut se développer à l’abri de l’homme. Véritable poumon au cœur de la ville, le bois des Espeisses est apprécié des Nîmois, qui s’y rendent nombreux pour une promenade dominicale en famille. N’hésitez pas à le découvrir et parcourez les différents sentiers qui s’y trouvent.
Nîmes possède une importante architecture ferroviaire. Leviaduc à arceaux qui dessert l'actuellegare de Nîmes est long de 2 km. Sa façade monumentale, l'une des premières et des plus anciennes en France à posséder de telles proportions, est ponctuée de près de 20arches à son rez-de-chaussée et autant de grandes fenêtres à arcades au premier étage (1842-44) ; clin d'œil aux arènes romaines…) avec horloge en son centre. Les vastes frontons qui couronnent l'ensemble ne furent ajoutés qu'entre1947 et1948 afin de masquer la nouvellemarquise en voile de béton lors de l'électrification de la ligne. Si la gare a la particularité d'être établie au premier étage et la ligne de passer sur un viaduc surplombant la ville, c'est tout simplement parce que les ingénieurs de l'époque ont tenu compte des risques de barrage que constituerait une « voie classique sur remblais » et du barrage que ce dernier constituerait en cas d'inondation de la ville… De plus, élément esthétique non négligeable, toutes ces arcades ouvertes permettaient, à l'origine, d'apercevoir l'autre côté de la ville (alors la campagne). Mais au fil des décennies, nombre de ces arches furent bouchées pour créer garages et autre ateliers et il aura fallu attendre lesinondations du 3 octobre 1988 pour voir rouvrir certaines d'entre elles. L'idéal serait la réouverture totale de l'ensemble des arcades afin de diminuer la coupure fort disgracieuse que ce « pont bouché » engendre et dans un but de réunification du centre-ville avec les quartiers souvent oubliés dits de « derrière la gare ».
On peut voir également l'ensemble formé par les bâtiments de la gare de marchandises : le pavillon néo-classique à colonnesdoriques, donnant sur la route d'Uzès, date de1839 et constituait, avec son frère jumeau hélas disparu en1977 lors d'un élargissement du carrefour, la première gare de Nîmes.
Les anciennesrotondes de garage des locomotives ont hélas été détruites durant laSeconde Guerre mondiale. Leurs emplacements ont été toutefois en partie rénovés et quelques anciennes colonnes enfonte subsistent. En revanche, la grande et magnifique halle métallique de ce dépôt existe toujours et abrite une partie du musée du chemin de fer.
Inauguré en mai2002 dans l'ancien bâtiment du Crédit municipal (« Le Mont de Piété »), à proximité des arènes et du récent musée de la romanité, le musée des cultures taurines permet de découvrir une culture qui perdure depuis l’Antiquité autour du culte dutaureau. Il offre un véritable panel de traditions régionales et internationales.
Enfin, leCarré d'art se trouve face à la Maison Carrée qui se reflète dans sa façade vitrée. Il a été construit à l'emplacement de l'ancien grand théâtre (1798) détruit par les flammes en1952. Conçu par l'architecteNorman Foster, Carré d'art regroupe labibliothèque municipale classée, conservant un fonds ancien et proposant tous les services d'une médiathèque moderne, ainsi que le musée d'art contemporain, complété par une audiothèque et une médiathèque. La collection du musée comprend près de 370 œuvres et présente un panorama de la création contemporaine desannées 1960 à nos jours[145].
Depuis 2014, la marqueLes Ateliers de Nîmes relance ce passé textile autour d'articles endenim, rendant ainsi hommage à la toile du même nom. Au mois de septembre 2017, la marque a réussi à tisser ses premiers mètres de toile de Nîmes, impulsant ainsi une nouvelle dynamique dans ce domaine.
L'Académie de Nîmes est une des plus anciennes sociétés savantes deFrance. Officiellement reconnue parLouis XIV, l'Académie royale de Nîmes s'est vu conférer, par lettres patentes d'août1682 « les honneurs, privilèges, facultés, franchises et libertés » dont jouissait depuis1635 l'Académie française. Fidèle à ses traditions, elle travaille à l'enrichissement du patrimoine culturel, local (Nîmes, Gard), régional (Languedoc-Provence) et national. Sans jamais oublier la devise inscrite au fronton de sonhôtel de la rue Dorée :Ne Quid Nimis (enlatin : rien de trop).
Centre de rencontres, d’accueil et d’échanges, la Maison du Protestantisme se veut la vitrine nîmoise desRéformés et de leur histoire, très liée à la cité. Située à deux pas de la Maison Carrée et du Carré d'art, elle a vocation à recevoir les visiteurs en organisant des circuits touristiques protestants. Quelques vitrines donnent un aperçu des collections du patrimoine réformé, qui manquent d’un espace permanent d’exposition au musée du Vieux Nîmes. La Maison du Protestantisme (qui n’est pas un temple) est selon ses responsables, une « expérience de médiation entre une confession religieuse et son environnement urbain ». À l’échelle du département, elle met en place des itinéraires « sur les traces deshuguenots, des Cévennes à la Méditerranée ».
Ville d'art, Nîmes possède plusieurs galeries susceptibles d'accueillirœuvres etexpositions. Les galeries d'art majeures sont la chapelle des Jésuites[146], la galerieJules-Salles, la galerie des arènes, la galerie 4 ou encore la galerie Anne-Paulin.
Le principalthéâtre nîmois est le théâtreBernadette-Lafont, ou théâtre de Nîmes. D'autres établissements proposent une programmation assez riche, comme le théâtre ATP, l'Odéon, le théâtreChristian-Liger, le théâtre Beau Parleur, le théâtre Télémac, le théâtre du Périscope ou encore la Comédia 7, qui est une salle de spectacle.
Nîmes possède également une scène demusiques actuelles (SMAC) avec la sallePaloma, inaugurée le à Courbessac.
Le principalcinéma nîmois est le multiplexe du groupeKinepolis, situé en périphérie. CGR possède un cinéma multiplexe de 10 salles, depuis2016 dans le nouveau quartier du Triangle de la gare. Nîmes dispose également d'un cinéma d'art et essai,Le Sémaphore, avec ses 6 salles.
Certains produits locaux nîmois possèdent uneappellation d'origine contrôlée « de Nîmes ». De plus, la plupart des spécialités du département duGard sont fabriquées et/ou vendues à Nîmes.
Labrandade de Nîmes est un plat typiquement nîmois. En effet, depuis le Moyen Âge, la morue était échangée contre le sel deCamargue, d'où sa présence en abondance. La recette de labrandade de morue est signalée dès1786. Ce mets a acquis son titre de noblesse en1830 grâce au célèbre cuisinierCharles Durand. La brandade de Nîmes est faite de morue dessalée que l'on monte avec de l'huile d'olive et un peu de lait. Servie de préférence chaude, la brandade se mange également en feuilleté ou tout simplement mélangée à la purée de pommes de terre[147].
Le vignoble desCostières-de-nîmes s'étend au sud de la ville sur 12 000 hectares. Celui desCoteaux-du-languedoc s’étend plus à l’ouest de la ville. Rouge, rosé ou blanc, la qualité de ces vins AOC n'a cessé de s'améliorer ces vingt dernières années, permettant à certains costières-de-nîmes et coteaux-du-languedoc de figurer parmi les meilleurs vins français. Les vins de Nîmes, plus particulièrement deLanglade (village en bordure ouest de Nîmes, dans la vallée de laVaunage), sont loués par des chants provençaux (le langlade fut un vin fort apprécié parLouis XIV)[148].
Olives de Nîmes.
L'olive de Nîmes AOC est unepicholine. Sa chair abondante, ferme et douce se croque verte. Sonhuile (également AOC) au goût très fruité provient de fruits mûrs récoltés en décembre et janvier[149].
Latapenade est une pâte d'olives noires ou vertes que l'on pile avec de câpres (en occitan "tapènas"), desanchois, des herbes deProvence et de l'huile d'olive. On la déguste froide, tartinée sur du pain grillé.
Le Crocus de Nîmes est un croque-monsieur composé uniquement d’aliments que consommaient les Gallo-romains. Ses ingrédients sont à base d'un fromage des Cévennes, lepélardon, accompagné depain de mie (ou du pain complet) et tartinés detapenade, quelques amandes effilées, de morceaux d'oignons, avec du miel des Cévennes ou des garrigues, une grosse pincée d'herbes deProvence précisément duthym, une petite pointe desafran et de l'huile d'olive. On peut y ajouter des raisins secs[150].
Gariguettes.
Lafraise de Nîmes est généralement disponible dès le 15 mars. Elle est la première fraise printanière deFrance. De forme allongée et élégante, les deux variétés « gariguette » (qui n'est pas strictement une spécialité nîmoise) et « ciflorette » sont précoces, cultivées en pleine terre et particulièrement parfumées.
L'agneau de Nîmes est élevé sous la mère. Son âge ne doit pas dépasser trois mois. Ainsi sa viande très blanche reste particulièrement goûteuse et appréciée des gourmets.
Lazarzuela est une spécialité espagnole adaptée à Nîmes. Il s'agit d'une sorte de ragoût espagnol importé par les immigrants ibériques venus s’installer en masse dans la ville, fuyant lefranquisme ou la misère. La communauté espagnole est importante à Nîmes et a amené avec elle de nombreuses traditions et coutumes, adoptées et adaptées par une ville que les traditions taurines rapprochent de ce qui vient de la péninsule[151].
Lepetit pâté nîmois est présenté dans une petite boîte ronde qui cache sous son couvercle un pâté réputé. On le trouve aux halles de Nîmes, dans quelques charcuteries et pâtisseries et on le déguste chaud[152].
Lesdragées Amande de la maison BEZ ont accompagné plusieurs générations de gardois. Cette maison a ouvert sa première boutique en1860 au 16bis, rue Nationale. Elle y a demeuré jusqu'en2008, date de son déménagement temporaire au centre commercial des 7 Collines.
La recette ducroquant Villaret est tenue secrète par la famille Villaret et ses successeurs ; elle n'a pas changé depuis1775. C'est unbiscuit mince et doré fait à base de farine, de sucre, d’eau, defleur d’oranger, d’extrait de citron et d'éclats d'amandes. Il est particulièrement dur.
L'oreillette est un beignet languedocien, qui demeure une fabrication très artisanale. Sa forme évoque pour certains le pavillon d’uneoreille. Ce beignet est traditionnellement préparé dans les familles et consommé pendant toute la période ducarnaval.
Laminerve n'est pas une spécialité strictement nîmoise, mais plutôt duGard et de l'Hérault. C'est une pâtisserie qui serait née à l’occasion de l’Épiphanie. Les gâteaux des rois invendus par les boulangers auraient été découpés en tranches et recouverts d’une « croûte » sucrée (meringue aromatisée à la fleur d'oranger), donnant ainsi la minerve.
Lafougasse d'Aigues-Mortes, ou deSaint-Gilles, est une brioche glacée au sucre et levée à la fleur d'oranger. La recette reste secrète car cette fougasse est unique dans la région. De nombreuses boulangeries en préparent dans le Gard[153].
Larouille d'Aigues-Mortes, provenant de la même cité gardoise et préparée avec dupoulpe, de la pomme de terre et de l'aïoli. On la retrouve également dans les restaurants nîmois.
En Camargue, la viande de taureau, viande corsée, se déguste en « gardianne », c’est-à-dire, marinée dans du vin. Elle peut également se déguster en grillade, notamment lors deferrades et fêtes champêtres camarguaises.
Le Gard est également un important producteur d'asperges « blanches » ou « vertes ». L'asperge des sables, quant à elle, est produite en Petite Camargue, dans la vallée du Rhône et dans la plaine de Beaucaire[154].
Nîmes est l'une des plus grandes villes degarnison de France et un site clé dans le dispositif dedéfense français.
Conséquence de la nouvelle organisation territoriale mise en place par le ministère de la Défense, Nîmes devient à compter du l'une des 51bases de défense de métropole. Cette base regroupe en fait les diverses unités déjà stationnées : l’état-major de la6e brigade légère blindée (200 personnes), le2e régiment étranger d'infanterie (plus de 1 200), le4e régiment du matériel (plus de 300), le503e régiment du train (1000), auxquelles s'ajoutent le centre de formation initiale des militaires (300) ainsi que le groupement de soutien de la base de défense (350).
La découverte en1517 de la médaille portant au revers uncrocodile attaché à unepalme motiva une nouvelle requête des consuls auprès deFrançoisIer. En1535 le roi concéda ces nouvelles armoiries à la ville de Nîmes. Elles se blasonnent ainsi : « De gueules au palmier de sinople posé sur une terrasse du même. Au crocodile passant et contourné, aussi de sinople, attaché avec une chaîne d'or au tronc du palmier. À la couronne florale d'or, liée d'un ruban du même, accrochée à une palme, en chef de l'écu à dextre. À l'inscription d'or en lettres latinesCOL à la dextre du tronc etNEM à senestre. »
L'emblème de la ville d'aujourd'hui s'inspire de l'iconographie de l'as, monnaie frappée à Nîmes dans les débuts de notre ère, au revers de laquelle figure un crocodile enchaîné à un palmier qui symbolise la soumission de l'Égypte àRome et où sont frappés les mots :COL NEM. Ces mots ayant la signification decolonia Nemausus, ouNemausa, ouNemausensis, en françaiscolonie de Nîmes. Pendant le Moyen Âge, la ville dut perdre entièrement le souvenir de ce symbole, car le sceau de la ville, scellant un acte de1226 qui était propre à la communauté de Nîmes représentait les quatre consuls de la ville, debout en habits civils[Note 13].
Ainsi lelogo actuel de la ville, conçu en1985 parPhilippe Starck, garde-t-il la symbolique romaine tout en modernisant le trait de manière plus lisible.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Nîmes, il y a une ville-centre et huit communes de banlieue.
↑Division matérielle qui devait remonter au temps des invasions
↑Les deux factions qui s’étaient formées jouissaient d’une organisation municipale distincte : quatre consuls bourgeois administraient la cité, quatre consuls nobles, le château. La communauté nîmoise demanda à Raimond V, comte de Toulouse, et obtint de lui, en 1194, la confirmation de toutes ses franchises. Ils veillaient séparément ceux-là aux intérêts de la noblesse, ceux-ci de la bourgeoisie, et ne se réunissaient que dans les affaires d'administration d’un intérêt général
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Actuellement ce sceau fait partie des ornements vestimentaires du « Docte Collège des Consuls de Nîmes »
↑Jean Flori,L'Islam et la Fin des temps: l'interprétation prophétique des invasions musulmanes dans la chrétienté médiévale, Seuil, 2007, p. 169.(ISBN2020592665).
↑En 2016, une analyse génétique de squelettes provenant de trois tombes musulmanes découvertes à Nîmes en 2007, réalisée par Gleizeet al., a montré qu'il s'agissait de personnes originaires d'Afrique du Nord, appartenant à l'haplogroupe paternelE-M81 très fréquent au Maghreb. Ces personnes étaient âgées respectivement de 20 à 29 ans pour l'un, d'une trentaine d'années pour le deuxième, et de plus de 50 ans pour le troisième. Selon l'Inrap « L’ensemble de ces données suggère que les squelettes découverts dans les tombes de Nîmes appartenaient à des soldats berbères enrôlés dans l’armée omeyyade durant l’expansion arabe en Afrique du Nord ». Pour Yves Gleize, l'auteur principal de l'étude, « l'analyse archéologique, anthropologique et génétique de ces sépultures du début de l'époque médiévale à Nîmes fournit des preuves matérielles d'une occupation musulmane auVIIIe siècle dans le sud de la France »,3 tombes musulmanes, les plus anciennes de France, découvertes à Nîmes« Copie archivée »(version du surInternet Archive), Sciences et Avenir, 26 février 2016, Gleizeet al. 2016,Early Medieval Muslim Graves in France: First Archaeological, Anthropological and Palaeogenomic Evidence, Published: February 24, 2016DOI10.1371/journal.pone.0148583
↑Josiane Pagnon, Marc Kérignard (photogr.),Nîmes en joie, église en soie, Lyon, Inventaire général du patrimoine, Région Languedoc-Roussillon,, 124 p.(ISBN978-2-36219-059-9).
↑h[ttp://www.midilibre.fr/2016/05/21/le-compte-est-plutot-bon-pour-la-feria-de-pentecote,1335812.php Nîmes : le compte est plutôt bon pour la feria de Pentecôte 2016]
Josiane Pagnon, Marc Kérignard (photogr.),Nîmes en joie, églises en soie, Lyon, Inventaire général du patrimoine, Région Languedoc-Roussillon,, 124 p.(ISBN978-2-36219-059-9)