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Musique baroque

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Instruments de musique baroque sur une table parBaschenis (Collection :Musées royaux des beaux-arts de Belgique).

Lamusique baroque est une période qui apparaît avec lebaroque auxviie siècle et évolue jusqu'à la fin du siècle suivant. Divisée en plusieurs périodes, la musique baroque recouvre différents genres musicaux, depuis lamusique instrumentale jusqu'à l'opéra, qui est à l'origine de ce dernier. La musique baroque s'étend géographiquement sur une bonne partie de l'Europe de l'ouest, dont les principaux pays représentants sont la France et l'Italie, et trouve un écho remarquable dans les pays germaniques. Des figures majeures de la musique baroque font aujourd'hui partie des compositeurs de premier plan au sein de la musique savante, tels queJean-Sébastien Bach,Georg Friedrich Haendel,Jean-Baptiste Lully,Marc-Antoine Charpentier,Marin Marais,François Couperin,Jean-Philippe Rameau,Claudio Monteverdi,Girolamo Frescobaldi,Alessandro Scarlatti,Arcangelo Corelli,Antonio Vivaldi,Domenico Scarlatti,Heinrich Schütz,Dietrich Buxtehude,Johann Pachelbel,Georg Philipp Telemann etHenry Purcell.

La musique baroque se caractérise par l'enrichissement de l'harmonie et l'apport d'unebasse continue avec en parallèle le développement des effets vocaux au sein des œuvres. Certains genres ont la part belle durant cette période et connaissent une profusion d'ouvrages qui leur sont consacrés, à l'instar de lacantate, de lafugue, ainsi que lamusique sacrée, qui y subit un grand bouleversement. Par ailleurs, plusieursinstruments de musique sont typiquement associés à cette période et participent à l'évolution du genre au cours de son histoire, tels que leclavecin ou laviole de gambe. La musique baroque connaît un regain d'intérêt et est l'objet d'une véritable redécouverte au cours duXXe siècle, impliquant notamment un nouveau champ de la recherchemusicologique : l'interprétation historiquement informée.

Baroque

Article détaillé :Baroque.
Teatro Argentina.

Le baroque couvre une grande période dans l’histoire de lamusique et de l'opéra. Il s’étend du début duXVIIe siècle jusqu'au milieu duXVIIIe siècle, de façon plus ou moins uniforme selon les pays. De façon nécessairement schématique, l’esthétique et l’inspiration baroques succèdent à celles de laRenaissance, apogée ducontrepoint et de la polymélodie, et précèdent celles duclassicisme, naissance d'éléments discursifs et rationnels, comme la phrase musicale ponctuée comme dans l'architecture. Les « figures » baroques sont soutenues par unebasse continue très stable. Nous pouvons dire que nous sommes à la jonction entre contrepoint et harmonie.

Le mot « baroque » vient vraisemblablement du portugaisbarroco qui désigne des perles de forme irrégulière. Il fut choisi pour qualifier, au début de façon péjorative, l’architecture baroque venue d’Italie. Le mot n'a été utilisé pour parler de la musique de cette époque qu'à partir des années 1950 (en 1951, création de « L'Ensemble Baroque de Paris » par le claveciniste françaisRobert Veyron-Lacroix). Touteconnotation péjorative a disparu depuis lors, et le terme tend davantage maintenant à désigner la période de composition que le caractère de l’œuvre.

Temps et lieux de la musique baroque

L’ère de la musique baroque débute symboliquement en Italie avec l'opéra deClaudio Monteverdi (1567-1643),L'Orfeo (1607), et se termine avec les contemporains deJean-Sébastien Bach, deGeorg Friedrich Haendel et d'Antonio Vivaldi.Jean-Philippe Rameau (1683-1764) etGeorg Philipp Telemann (1681-1767), du fait de leur longévité, composent leurs dernières œuvres dans les années 1760 mais, bien avant cette décennie, les compositeurs plus jeunes se sont tournés vers un nouveau style.

Groupe de musiciens.Les Cinq Sens : L’Ouïe, Eau-forte d'Abraham Bosse vers 1638.

Le baroque ancien est la première partie de la période dite baroque. En réaction contre les polyphonies vocales renaissantes, dans lesquelles le texte finissait par être noyé (madrigaux par exemple), on situe entre1600 et1650 le retour à la prédominance d'une mélodie, dans le domaine vocal porteuse de texte, et concomitante avec une Renaissance poétique. Un des premiers événements est la naissance de l'opéra avec l'Orfeo deMonteverdi qui renoue avec une forme de "monodie" vocale accompagnée. C'est une période très féconde dans le domaine des innovations. Citons par exemple l'invention de l'air monodique (mélodie très privilégiée, juste soutenue par quelques accords) ou encore de labasse continue (parallèlement à la première invention, importance accrue de la basse harmonique qui devient un second pilier de la composition et l'un des piliers de l'ère baroque).

Au cours de la période baroque, lamusique instrumentale s’émancipe et naît véritablement : elle ne se contente plus d’accompagner ou de compléter unepolyphonie essentiellement vocale ; si elle emprunte encore, au début duXVIIe siècle, ses formes à lamusique vocale, elle ne tarde pas à élaborer ses propres structures, adaptées à leurs possibilités techniques et expressives.

Les deux pôles de la musique baroque sont l’Italie et laFrance, dont les styles sont fortement opposés malgré des influences réciproques. Cette opposition était telle que beaucoup de musiciens de l’une des écoles allaient jusqu’à refuser de jouer des œuvres provenant de l’autre. Le style italien se diffusa largement hors d’Italie. La France est sans doute le pays qui résista le plus à cette domination, sous l’influence deJean-Baptiste Lully (Italien naturalisé français), ceci jusqu’à laQuerelle des Bouffons, au milieu duXVIIIe. Par ailleurs, la France a suivi avec retard le mouvement européen d’évolution de la musique vers le style dit« classique » illustré notamment par Haydn et Mozart.

D’autres foyers existent et participent au mouvement en y apportant leurs spécificités : lesPays-Bas et l’Allemagne du Nord (lestylus fantasticus, le choral), l’Angleterre (l’art de la variation), un peu l’Espagne, où l'influence africaine apporte deux éléments rythmiques, lasyncope et lecontretemps[1]. Une synthèse apparaît dans la musique allemande, qui emprunte à ces différents courants et culmine dans l’œuvre deJean-Sébastien Bach. Elle existe aussi, de façon beaucoup moins accomplie, chez quelques autres dontJohann Jakob Froberger (musicien « européen » par excellence),Georg Muffat, Savoyard devenu Autrichien après avoir étudié enFrance et enItalie,François Couperin (les Goûts Réunis). Quant àGeorg Friedrich Haendel, son œuvre relève plus de l’assimilation personnelle de chaque style que d’une véritable synthèse : il sait composer comme un Allemand du Nord, comme un Italien, comme un Français, et crée même le nouveau genre de l’oratorio en anglais.

Caractères de la musique baroque

Le style baroque se caractérise notamment par la grande importance ducontrepoint puis par uneharmonie qui s’enrichit progressivement, par une expressivité grandement accrue, par l’importance donnée auxornements, par la division fréquente de l’orchestre avecbasse continue, qui est nomméripieno, par un groupe de solistes qui est leconcertino et par la technique de labasse continuechiffrée comme accompagnement de sonates. C’est un style savant et sophistiqué.

La représentation des mots est une priorité : textes et mélodies sont alors confiés à une voix principale, ce qui individualise la musique, et de nombreux effets vocaux et instrumentaux permettent de frapper l'imagination en figurant toute une gamme de sentiments exacerbés[2],[3].

Leluth jouit d’une grande vogue auXVIIe siècle.Le Joueur de luth, duCaravage (1595).

Le style baroque exprime aussi beaucoup de contrastes : les oppositions notes tenues/notes courtes, graves/aiguës, sombres/claires (un accord majeur à la fin d’une pièce mineure)... ou encore l’apparition duconcerto (de l’italienconcertar, « dialoguer ») qui met en opposition un soliste au reste de l’orchestre (letutti), l’opposition entre pièces d’invention (prélude, toccata, fantaisie) et pièces construites (fugue) ne sont que des exemples.

Le classicisme, plus tard, aura pour ambition de « revenir à la nature ». La confrontation de ces deux idéaux trouve une de ses illustrations les plus célèbres dans la véhémente « Querelle des Bouffons » qui confronte, en France entre 1752 et 1754 la tragédie lyrique à la française et l’opéra-bouffe italien (Rameau contreRousseau).

De nombreuses formes musicales sont créées pendant cette période d’un siècle et demi : certaines y atteignent leur apogée (par exemple : la suite, leconcerto grosso…) pour ensuite tomber dans l’oubli, d’autres connaîtront une fortune qui durera bien au-delà de la fin du baroque : l’opéra, lasonate (qui engendrera lasymphonie), leconcerto desoliste.

La période baroque est aussi un moment important pour ce qui concerne l’élaboration de la théorie musicale. On y passe progressivement destonalités de lapolyphonie (tons ecclésiastiques duplain-chant) à lagamme tempérée et aux deux modesmajeur etmineur légués à la période classique. On aura entretemps inventé et expérimenté de nombreuxtempéraments et posé les bases de l’harmonie classique. Des instruments s’effacent, d’autres apparaissent ou prennent leur forme définitive, pendant que la facture fait de nombreux progrès et que les techniques d’exécution se stabilisent et se codifient. Il s’agit donc, à tous égards d’une période très féconde.

Redécouverte des œuvres baroques

Interprétation de la fin duXVIIIe siècle et duXIXe siècle

Beaucoup d’œuvres de cette époque, notamment les plus marquées par lecontrepoint, ont connu une longue éclipse de la fin duXVIIIe siècle jusqu’au milieu duXXe siècle. L'œuvre deHaendel a survécu en Grande-Bretagne après sa mort, principalement à travers son œuvre la plus célèbre,Le Messie, grâce aux concerts de son assistant Christopher Smith, les éditions disponibles, et surtout le soutien deGeorges III lors des commémorations tenues à Westminster Abbey en 1784.Le Messie de Haendel commencera à se répandre en Allemagne du Nord. À Vienne, le baronVan Swieten, admirateur de Bach et Haendel, commandera des arrangements, entre autres duMessie à Mozart pour être donnés en concert. Ce dernier arrangera aussi des œuvres de Bach.Bach a été quasiment oublié de sa mort (1750) jusqu’en1829, qui voit le retour (initié parFélix Mendelssohn) de laPassion selon saint Matthieu dans le répertoire, après un siècle de délaissement. À la suite de cet événement, l’intérêt s’accroît pour les musiques du passé qui semblaient devoir ne jamais revenir au répertoire. Cependant, certains musicologues se lancent dans la compilation et l’édition critique des œuvres de grands compositeurs telsBach,Haendel,Charpentier,Rameau,Couperin… Les instruments ont évolué, et certains ont disparu ; le clavecin ressuscité au début duXXe siècle sous l’impulsion notoire deWanda Landowska ne ressemble plus guère à celui des grands facteurs parisiens duXVIIIe siècle ; les violes ont cédé la place depuis longtemps. Au sein de laSchola Cantorum,Vincent d'Indy fit œuvre de restaurateur de la musique ancienne et baroque, de Palestrina, Bach, Monteverdi à Gluck, Corelli, Destouches. Les « Concerts historiques » de la Schola Cantorum (qui attiraient l'élite artistique de Paris, de Léon Bloy à Debussy) révélèrent quantité d'œuvres anciennes que l'on ne jouait plus. C'est dans ce contexte queWanda Landowska tint une classe declavecinrue Saint-Jacques.

Renouveau de l’interprétation auXXe siècle

Article détaillé :Interprétation historiquement informée.

Avant 1950

LeXXe siècle baroque commence en 1904, lorsqueAlbert Schweitzer fait paraître un livre intitulé « J.S. Bach, le musicien-poète ». S'ouvre alors une ère nouvelle, où la musique baroque n'est plus seulement étudiée dans son architecture certes géniale, mais aussi dans la beauté de la ligne, la vérité du dessin, et dans tout ce qu'elle est capable d'émouvoir. C'est d'ailleurs en étudiant J.-S. Bach que le nom de Vivaldi apparaîtra, par transcription de concertos interposés. Malgré les travaux de recherche et de compréhension de tout le patrimoine musical de l'Europe baroque entrepris par nombre de musicologues, notamment les FrançaisAndré Pirro etMarc Pincherle ou l'ItalienFausto Torrefranca, la diffusion de cette musique restera finalement assez confidentielle jusqu'en 1945.

Parallèlement, en ce début deXXe siècle, quelques musiciens passionnés s’efforcent de retrouver les principes d'interprétations ayant eu cours à l'époque baroque. Sous l’impulsion des facteurs d’instruments qui tentent de leur fabriquer descopies d’anciens, ces musiciens étudient les traités relatifs à l’exécution laissés par les théoriciens, de façon très dispersée en général.

Cette avant-garde est inaugurée d’abord enGrande-Bretagne par le violoniste et facteur d’instruments françaisArnold Dolmetsch (1858-1940), enFrance parHenri Casadesus (viole d'amour) et Édouard Nanny (contrebasse), qui en 1901 sont les cocréateurs de la « Société de concerts des Instruments anciens », sous la présidence du compositeurCamille Saint-Saëns, qui a pour objectif de faire revivre la musique desXVIIe et XVIIIe siècles en utilisant parfois des instruments d’époque.

EnAllemagne, le violoncelliste Christian Döbereiner (1874-1961), s’occupait de remettre à l’honneur les violes. Il fonda en 1905 laVereinigung für Alte Musik. Le mouvement des « violistes » des années 1920 constitua une forme de protestation contre l’« establishment » artistique musical.

À partir de 1927, en Allemagne, le musicienAugust Wenzinger (qui après laSeconde Guerre mondiale dirigerait la célèbreSchola Cantorum Basiliensis), expérimentait le jeu avec un nouveaudiapason (la = 415Hz, soit un demi-ton plus bas que le 440 Hz), sous le patronat de l’industriel et violoniste amateur Hans Hoesch.

La première moitié du siècle voit aussi l'exhumation de certaines œuvres, tels quelques opéras de Haendel, qui n'avaient pas été interprétées depuis plus de 150 ans. En complète ignorance des règles de l'opera seria, les rôles autrefois dévolus aux castrats - d'ailleurs disparus entretemps - sont retranscrits pour des voix plus masculines, donc considérées comme plus réalistes pour les héros de la mythologie ou de l'histoire, au prix d'une véritable "falsification" des partitions du passé.

Depuis 1950

En 1953 – juste à l'arrivée dudisque microsillon –, la fondation du labelErato en France donne véritablement le coup d'envoi à la découverte du répertoire baroque. AvecJean-François Paillard et des musiciens aussi prestigieux queMaurice André,Jean-Pierre Rampal,Marie-Claire Alain ouPierre Pierlot, les Français découvrent, le microsillon aidant, les œuvres du répertoire baroque : ces musiciens, à qui l'on doit souvent les premiers enregistrements de la majeure partie des œuvres deTelemann, Haendel ouVivaldi, parcourent la planète entière et imposent une nouvelle façon de jouer. Leur style est basé sur l'ensemble des écrits disponibles renseignant sur la façon d'interpréter le répertoire baroque ; mais ces musiciens ne souhaitent pas revenir aux instruments anciens. La firme sera la première à se spécialiser dans ce répertoire. En dix ans, son succès gagnera tous les continents. On doit aussi àAntoine Geoffroy-Dechaume, organiste et musicologue, d'avoir rassemblé dans un livre référence,Les Secrets de la musique ancienne, recherches sur l'interprétation[4], les recherches musicologiques de l'époque sur l'interprétation baroque.

Les autres pays européens participent aussi à la résurgence du répertoire baroque : on doit citer l'AllemandKarl Richter, dont les interprétations de la musique religieuse de Bach ont une audience internationale immense, ou des ensembles telsI Musici en Italie ou l'English Chamber Orchestra en Angleterre.

Au début desannées 1970, la diffusion des œuvres baroques atteint son apogée : en France, la vente des disques consacrés à la période baroque a dépassé les 30 % des ventes totales des disques classiques entre la fin des années 1960 et le début des années 1980[5].

Au cours des années 1970,Gustav Leonhardt,Nikolaus Harnoncourt, et des chefs et interprètes tels queJean-Claude Malgoire,John Eliot Gardiner ouSigiswald Kuijken,Trevor Pinnock,James Bowman ouReinhard Goebel remettent en cause le « mouvement », en introduisant des instruments anciens, modifiant le diapason, remplaçant les femmes par des enfants dans les chœurs pour partir à la recherche du son perdu. À l’époque, ce mouvement est le plus souvent raillé par les musiciens « établis ». L’enregistrement intégral descantates sacrées deJean-Sébastien Bach entrepris conjointement par Nikolaus Harnoncourt et Gustav Leonhardt en 1971 devient le cheval de bataille de ceux que la critique ne tarde pas à surnommer, avec un certain mépris « lesbaroqueux » ou les « baroquisants »[6]. Instruments anciens, chœurs et solistes garçons, airs d’alto confiés à un homme. Beaucoup s’insurgent et crient au scandale, voire sont choqués, commeAntoine Goléa « piquant une de ses pyramidales colères après audition d’un enregistrement d’Alfred Deller :« Cet homme qui chante avec une voix de femme, c’est... c’est... c’est... enfin, vous voyez ce que je veux dire ! »[7].

Lesannées 1980 voient peu à peu s’imposer les interprètes évoqués et naître de nouveaux talents comme :William Christie,Philippe Herreweghe,René Jacobs,Gérard Lesne,Jordi Savall,Ton Koopman,Christophe Coin… Dans les années 1990, le mouvement de la musique ancienne est bien ancré dans la pratique musicale grâce à une nouvelle génération, au moins en Europe. Il est représenté notamment parMarc Minkowski,Hervé Niquet,Christophe Rousset,Hélène Clerc-Murgier,Hugo Reyne,Philippe Jaroussky,Martin Gester et beaucoup d’autres.

On parle alors d'« interprétation baroque », lorsque le chef d’orchestre décide de jouer une œuvre avec les instruments de l’époque, les rythmes dits de l’époque (plus rapides) et les diapasons supposés de l’époque.

Lediapason utilisé était en effet variable en fonction des lieux, souvent déterminé par la longueur des tuyaux de l'orgue de l'église, eux-mêmes fonction de la richesse de la paroisse et du budget qu'elle pouvait consacrer à la fabrication de l'instrument. Le diapason, c'est-à-dire la valeur du « la » de référence pourra varier au-dessus ou en dessous du « la 440 Hz » de l'accord romantique.

Depuis l'an 2000, un certain consensus se retrouve aujourd'hui dans l'interprétation des pages baroques. Les musiciens « modernes » ont pris en compte la clarté du discours imposé par les « baroqueux », et les dits « baroqueux » sont revenus sur certains points ayant divisé la critique : par exemple, les voix d'enfants ont à peu près disparu des enregistrements des œuvres vocales religieuses. Par ailleurs, dans la plupart des conservatoires et écoles de musique du monde, la pratique des instruments anciens est aujourd'hui proposée, mais elle reste encore relativement marginale.

Ensembles de musique baroque

Voir laliste d'ensembles de musique baroque.

Festivals de musique baroque

De nombreuxfestivals de musique, en Europe notamment, se consacrent à la découverte de ce répertoire. Les plus célèbres sont celui d'Utrecht (Festival OudeMuziek)[8], d'Innsbruck (Festival d'opéra baroque)[9], deYork[10] ou encore le Festival Bach deLeipzig[11]. En 2011 se déroule pour la première fois à Venise le Festival Monteverdi Vivaldi, organisé par leVenetian Centre for Baroque Music[12],[13].

En France, les festivals d'Ambronay[14], d'Arques-la-Bataille[15], deBeaune[16], deLa Chaise-Dieu[17], deConques[18], deLanvellec[19], deParis[20], dePontoise[21], deSablé-sur-Sarthe[22], et leFestival Sinfonia en Périgord[23], sont les plus connus.

En Amérique du Nord, on compte d'importants festivals de musique baroque auxÉtats-Unis comme àBoston[24], àIndianapolis[25] ou àCarmel[26], ainsi qu'auCanada avec le Festival international de musique baroque deLamèque auNouveau-Brunswick[27],[28], le Festival Montréal Baroque[29] auQuébec, et le Festival de Musique Ancienne deVancouver[30].

Les genres

Musique instrumentale

La leçon de musique parJohannes Vermeer (vers1664).

Musique lyrique

Musique religieuse

Les instruments spécifiques

Gravure : quatre violes du dessus à la basse et leur archet, avec échelle à droite
La famille desvioles de gambe.

Quelques instruments sont spécifiquement liés à cette époque où ils atteignent leur apogée (de la facture comme de la littérature) avant de connaître le déclin voire l’oubli complet du milieu duXVIIIe siècle jusqu'au début duXXe siècle ou plus tard. La tradition de facture s’étant perdue entre-temps a pu être restituée, au moins partiellement par l’analyse des instruments anciens qui subsistent, et l’étude des traités lorsqu'ils existent.

Photo : un violon baroque
ViolonStainer de 1658, de montage baroque.

Quelques compositeurs importants

Article détaillé :Liste de compositeurs de la période baroque.

Principaux compositeurs des débuts de la période baroque

Compositeurs plus tardifs

Quelques œuvres marquantes

Notes et références

  1. (es) ÁngelesLucas, « La huella cultural de los negros esclavos en España es indeleble »,El País,‎1er octobre 2016(ISSN 1134-6582,lire en ligne, consulté le).
  2. « Les passions dans la musique baroque », surpad.philharmoniedeparis.fr(consulté le)
  3. Olivier CarrilloJean-Clément Jollet,L'histoire de la musique pour les nuls, p.83
  4. Antoine Geoffroy-Dechaume,Les Secrets de la musique ancienne, recherches sur l'interprétation, Éditions Fasquelle, 1964(ISBN 2-246-00446-2).
  5. SNEP, dans Thierry Merle,Le Miracle ERATO, EME, 2004.
  6. Gérard Zwang,L'oreille absolue et le diapason dit baroque, La Revue musicale,(lire en ligne),p. 57.
  7. Jean-Baptiste Ajamet, « analyse deLes baroqueux ou le musicalement correct », surParutions.com,.
  8. OudeMuziek
  9. Innsbruck Festwochen der Alten Musik
  10. York Early Music Festival
  11. Bachfest Leipzig
  12. Festival Monteverdi Vivaldi
  13. « Venise retrouve sa musique », Bruno Jacquot, lefigaro.fr, 15 juin 2012
  14. Festival d'Ambronay
  15. Festival de Musique Ancienne d'Arques-la-Bataille
  16. Festival de Beaune
  17. Festival de la Chaise-Dieu
  18. Festival de musique de Conques
  19. Festival de Lanvellec
  20. Festival Paris Baroque
  21. Festival baroque de Pontoise
  22. Festival de Sablé-sur-Sarthe
  23. Sinfonia en Périgord
  24. Boston Early Music Festival
  25. Indianapolis Early Music
  26. Carmel Bach Festival
  27. « Le Festival international de musique baroque de Lamèque mise sur la singularité »,L'Acadie nouvelle,‎(lire en ligne, consulté le).
  28. Festival international de Musique Baroque de Lamèque
  29. Festival Montréal Baroque
  30. Early Music Vancouver

Bibliographie

Voir aussi

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