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Munster (Haut-Rhin)

48° 02′ 31″ nord, 7° 08′ 05″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirMunster.

Munster
Munster (Haut-Rhin)
Mairie de Munster.
Blason de Munster
Blason
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionGrand Est
Collectivité territorialeCollectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementaleHaut-Rhin
ArrondissementColmar-Ribeauvillé
IntercommunalitéCommunauté de communes de la Vallée de Munster
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Dischinger
2020-2026
Code postal68140
Code commune68226
Démographie
GentiléMunstériens
Population
municipale
4 738 hab.(2023en évolution de +2,87 % par rapport à 2017)
Densité548 hab./km2
Population
unité urbaine
11 898 hab.(2023)
Géographie
Coordonnées48° 02′ 31″ nord, 7° 08′ 05″ est
AltitudeMin. 341 m
Max. 794 
m
Superficie8,64 km2
TypePetite ville
Unité urbaineMunster
(ville-centre)
Aire d'attractionColmar
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton de Wintzenheim
LégislativesDeuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
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Munster
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Munster
Géolocalisation sur la carte :Haut-Rhin
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Munster
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Munster
Liens
Site webmunster.alsace
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Munster (prononcé/mœ̃stɛʁ/Écouter) est unecommune française de laCollectivité européenne d'Alsace, enrégionGrand Est. Géographiquement, elle se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et est la principale commune de lavallée de Munster, dans lemassif des Hautes-Vosges.

La commune est étroitement liée à l’abbaye de Munster, fondée vers 660 et autour de laquelle elle s’est développée. S’appuyant sur lesempereurs du Saint-Empire, les bourgeois de Munster grignotent progressivement le pouvoir de l’abbaye à partir duXIIIe siècle et parviennent à faire de Munster uneville d’empire en 1287. AuXVIe siècle, la plupart des habitants se convertissent auluthéranisme, tandis que l’abbaye décline matériellement et spirituellement. L’annexion au royaume de France en 1679 prive la ville de ses libertés, mais permet à l’abbaye de se redresser, jusqu’à laRévolution. Celle-ci entraîne la destruction presque complète de l’abbaye, au profit des bourgeois protestants qui rachètent son foncier à bas prix.

Parmi ces derniers, lafamille Hartmann prend rapidement une place prépondérante fondée sur ses manufactures textiles. Au cours duXIXe siècle, les Hartmann bâtissent un empire industriel dans la vallée, dont Munster profite largement. LaPremière Guerre mondiale met fin à cette période de croissance : située directement sur le front des Vosges, la ville est bombardée quotidiennement à partir de 1915 et est détruite à 85 % à la fin de la guerre. La crise des années 1930, la Seconde Guerre mondiale puis la délocalisation progressive de la filière textile dans la deuxième moitié duXXe siècle détruisent progressivement le tissu industriel de la ville.

Au début duXXIe siècle, la commune reste marquée par la crise industrielle avec la présence defriches, des taux de chômage et de pauvreté plus élevés que la moyenne départementale et un revenu médian plus faible. Le redressement économique s’appuie largement sur le tourisme de nature, en tirant partie de l’emplacement de la commune au cœur duParc naturel régional des Ballons des Vosges.

Géographie

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Localisation et communes limitrophes

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Carte

La commune de Munster se trouve dans ledépartement duHaut-Rhin, dans larégionGrand-Est[1]. Elle se trouve dans lavallée de Munster, à l’endroit où celle-ci se divise entre la Grande Vallée, vers l’ouest, et la Petite Vallée vers le nord-ouest. Suivre l’une ou l’autre de ces vallées mène en direction de laLorraine par delà les crêtes desVosges, tandis que suivre la vallée principale en direction de l’est conduit vers laPlaine d’Alsace. La commune est bordée au nord et au sud de montagnes de l’autre côté desquelles se trouvent respectivement la vallée de la Weiss et leFlorival. Elle se situe ainsi à 13,41 km deWintzenheim,bureau centralisateur ducanton de Wintzenheim se trouvant à l’entrée de la vallée de Munster, et à 20,64 km deColmar, chef-lieu de l’arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, dont elle dépend[1],[2],[3].

Les communes limitrophes sontGunsbach etGriesbach-au-Val à l’Est,Hohrod au Nord,Stosswihr à l’Ouest,Luttenbach-près-Munster à l’Ouest etEschbach-au-Val au Sud[4]. Parmi celles-ci, les plus proches à vol d’oiseau sont Eshbach, à 1,14 km, Luttenbach, à 1,69 km et Hohrod, à 1,82. Il s’agit également des communes les plus proches par la route, bien que, dans le cas de Hohrod, la distance est sensiblement plus importantes dans ce cas, 2,96 km, du fait qu’elle se situe dans la montagne[5],[6],[7].

Géologie et relief

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Munster est située dans lemassif des Vosges, plus précisément dans les Vosges méridionales. Sa superficie cadastrale est de 8,6 km2 et sa superficie géographique de 8,8 km2[8],[Note 1],[11]. L'altitude du territoire varie entre 341 m, au fond de la Fecht à la jonction avec Gunsbach, et 794 m au Frauenackerkopf, soit un dénivelé de 453 m. En dehors du Frauenackerkopf, au nord de la commune, les principaux sommets sont le Heidenruckenkopf (662 m), extension occidentale du précédent, et le Reichackerkopf (778 m), situé à l’extrémité orientale du ban communal et dont le Moenchberg constitue une prolongation vers l’Ouest[12],[4].

La majeure partie de l’habitat est installé sur le fond de la vallée, qui est essentiellement composé d’alluvions et decolluvions produits par lesglaciersquaternaires lors de laglaciation de Würm. Les montagnes qui entourent la ville sont presque exclusivement constitués degranite porphyroïde à biotite et d’arènes granitiques[13],[14]. Il existe trois types desols :sols bruns acides autour du Frauenackerkopf, sols bruns acides à podzoliques sur les versants et sols detexture variable en fond de vallée[15]. La vallée de la Fecht est connue pour la présence en sous-sol d’antimoine, decuivre et debismuth. Le vallon du Heidenbach, au nord du cimetière de la commune, constitue ainsi l’un des principaux gisements de cuivre et a fait l’objet d’une exploitation intensive auXVIe siècle[14].

La morphologie des versants et lecouvert végétal favorisent l’infiltration de l’eau au travers desformations superficielles. Celle-ci est libérée par la suite par dessources à faible débit sous une forme pure et peu minéralisée. Les principauxcaptages de ces eaux se trouvent à Haslach et au Moenchberg[4],[14].

Hydrographie

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Munster[Note 2].

La commune se situe à la confluence de larivièreFecht, dite aussi Grande Fecht, et du ruisseau de la Petite Fecht[16]. La Grande Fecht prend sa source àMetzeral puis suit la Grande vallée avant de traverser le territoire de la commune du sud-ouest à l’est sur une distance 3,326 km. La Petite Fecht prend sa source àStosswihr, puis traverse la Petite vallée avant d’entrer sur le territoire de la commune de Munster par le nord-ouest, sur lequel elle court encore sur 1,868 km avant de se jeter dans la Fecht à hauteur du parc de la Fecht. Elle sert par ailleurs sur environ la moitié de son parcours de délimitation entre les communes de Munster et deHohrod[11],[17],[18].

Trois autres ruisseaux se trouvent sur le territoire de la commune : le Walsbach, plus rarement appelé ruisseau du Hohrodberg[19], l’Eschbach, plus rarement appelé ruisseau d’Eschbach-au-Val[20] et le Heidenbach. Le Walsbach prend sa source dans les montagnes au nord de la commune et coule sur l’ensemble de son trajet, soit 1,489 km sur son territoire avant de se jeter dans la Petite Fecht à hauteur du lieu-dit du même nom. Le Heidenbach prend sur la pente méridionale du Frauenackerkopf, sous le centre de cure de Haslach, puis coule dans le vallon du Heidenbach[21] sur 1,423 km avant de se jeter dans la Fecht à hauteur du cimetière communal. L’Eschbach enfin coule pour l’essentiel sur la commune d’Eschbach-au-Val et seuls ses trois cents derniers mètres se trouvent sur la commune de Munster avant qu’il ne se jette dans la Fecht à hauteur du pont ferroviaire[11].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat du Grand Est etClimat du Haut-Rhin.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat de montagne, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[22]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[23]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat semi-continental[24] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de°C)[25]. Elle est en outre dans lazone H1b au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[26],[27].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de9,6 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 050 mm, avec11,8 jours de précipitations en janvier et10,2 jours en juillet[22]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de10,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 053,5 mm[28],[29]. La température maximale relevée sur cette station est de38,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de−19 °C, atteinte le[Note 3].

Statistiques 1991-2020 et records station MUNSTER_SAPC (68)- alt : 420 m, lat : 48°02'49"N, lon : 7°07'02"E
Records établis sur la période du
1er novembre 2001 au
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)−1,3−11,34,58,111,913,413,19,76,32,5−0,45,7
Température moyenne (°C)1,92,7610,113,617,819,31915,210,86,12,810,4
Température maximale moyenne (°C)5,26,410,815,819,223,625,324,820,715,49,66,115,2
Record de froid (°C)
date du record
−13,7
24.01.17
−17,2
05.02.12
−15,4
01.03.05
−7,2
08.04.03
−1
06.05.19
1,5
03.06.06
5,6
02.07.11
4,8
26.08.18
0,5
29.09.02
−4,7
25.10.03
−9,5
30.11.10
−19
20.12.09
−19
2009
Record de chaleur (°C)
date du record
18,4
01.01.23
21,6
24.02.21
24,7
31.03.21
28
06.04.24
32,3
25.05.09
36,2
30.06.19
38,3
05.07.15
36,9
07.08.15
31,8
15.09.20
28,9
07.10.09
22,6
07.11.15
19,1
24.12.12
38,3
2015
Précipitations (mm)121,49280,764,286,181,776,279,963,697,885,3124,61 053,5
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
84,9
13.01.04
44,8
01.02.13
53,2
29.03.15
39,2
08.04.22
46,4
01.05.15
82,7
20.06.07
111,2
31.07.24
61,5
12.08.08
71
24.09.06
47,4
07.10.03
74,7
20.11.15
59,4
29.12.01
111,2
2024
Source :« Fiche 68226005 »[PDF], surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base(consulté le)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,2
−1,3
121,4
 
 
 
6,4
−1
92
 
 
 
10,8
1,3
80,7
 
 
 
15,8
4,5
64,2
 
 
 
19,2
8,1
86,1
 
 
 
23,6
11,9
81,7
 
 
 
25,3
13,4
76,2
 
 
 
24,8
13,1
79,9
 
 
 
20,7
9,7
63,6
 
 
 
15,4
6,3
97,8
 
 
 
9,6
2,5
85,3
 
 
 
6,1
−0,4
124,6
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Milieux naturels et biodiversité

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La commune fait partie duparc naturel régional des Ballons des Vosges. Le ban communal comprend en outre deux zonesNatura 2000. La première est unezone spéciale de conservation deschauves-souris,Grand Murin etMinioptère de Schreibers, et s’étend sur une grande partie de la zone montagneuse au nord du territoire, entre le Dubach et le Frauenackerkopf. La deuxième couvre les alentours de Haslach et fait partie de lazone de protection spéciale « Hautes-Vosges, Haut-Rhin » visant à protéger plusieurs espèces d’oiseaux, notamment leGrand Tétras, laChevêchette d’Europe et plusieurs espèces depics. Le lit majeur de la Fecht entre Munster et Wihr-au-Val constitue par ailleurs une zone humide remarquable du Haut-Rhin[30],[31].

Au total,895 espèces animales et végétales sont répertoriées sur le territoire de la commune, dont 111 espèces protégées et 92 espèces menacées. Parmi celles-ci, laLaîche de Lachenal est endanger critique d’extinction à l’échelle mondiale et l’Helicopsis striata à l’échelle nationale[30].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Munster est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[32].Elle appartient à l'unité urbaine de Munster[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant dix communes, dont elle estville-centre[Note 5],[33],[1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Colmar, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[1]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[34],[35].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :

forêts (55,3 %), zones urbanisées (20,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,9 %),terres arables (1,6 %), prairies (0,3 %)[36]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Voies de communication et transports

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Voies et transports routiers

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La commune est traversée par deux axes principaux, laRD 10 et laRD 417. La RD 417 assure le transit Nord-Ouest-Est depuis lecol de la Schlucht et la Petite vallée versColmar. Elle traverse le centre historique de la commune via deux rues à sens unique, la Grand’Rue dans le sens amont et la rue Saint-Grégoire dans le sens aval, mais passe sur la rive gauche de la Fecht pour contourner le quartier du Badischhof par le Nord. La RD 10 assure le transit Ouest-Est depuis la Grande vallée et laroute des Crêtes vers Colmar. Elle contourne le centre historique par le Sud puis traverse le quartier du Badischhof avant de rejoindre la RD 417 à la sortie de la ville en direction de Colmar[4],[37].

Avec 71 % des déplacements en 2022, la route constitue le principal moyen de transport au sein de la commune et le taux de motorisation est d’environ deux véhicules par ménage[38]. Le stationnement est par conséquent un enjeu majeur. La commune compte ainsi près de neuf cents places publiques de stationnement matérialisées, dont 76 % sont gratuites[39]. S’y ajoutent les parkings propres aux équipements publics, comme les gymnases, ainsi qu’une aire dédiée aux camping-car[40]. En revanche, il n’existe pas de stationnement pour deux-roues et seulement quatre places publiques sont équipées avec des bornes de recharge de véhicule électrique[41].

La commune dispose en outre de plusieurs arrêts sur les lignes de carsFluo-Haut-Rhin 68R010 Colmar-Soultzeren et 68R012 Sondernach-Mittlach-Metzeral-Munster, ainsi que sur la ligne Fluo-Vosges 88R013Gérardmer-Munster[42],[43],[44]. En outre, des bus SNCF remplacent le train sur la ligne A19 Colmar-Metzeral en début et fin de journée[45].

Aménagements cyclables

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La commune dispose de deux itinéraires cyclables de liaison intercommunale. Le premier est une partie de lavéloroute VV21Wintzenheim-Mittlach et passe dans la partie Sud du territoire communal en longeant approximativement la voie ferrée et se trouve sur la majorité de son parcours à l’écart des zones densément bâties. Le second passe sur le côté Nord de la vallée pour relier Gunsbach à la Petite vallée. Environ la moitié de son parcours se trouve en agglomération. Il existe deux itinéraires d’interconnexion entre ces deux voies, mais ceux-ci ne disposent pas d’aménagements spécifiques et comprennent des sections dangereuses, notamment la traversée de la RD 10[46]. Les liaisons intra-urbaines sont peu nombreuses et généralement seulement en partie aménagée. Elles desservent en outre assez mal les lieux qui en ont le plus besoin, comme les installations scolaires et sportives, et les liaisons Nord-Sud sont insuffisantes[47].

Transport ferroviaire

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Gare de Munster.

Munster est traversée par laligne de Colmar-Central à Metzeral, qui y franchit la Fecht sur unpont ferroviaire. Elle dispose d’unegare à proximité du centre-ville, ainsi que d’unarrêt desservant le quartier excentré du Badischhof[37]. En début et fin de journée, la liaison n’est pas assurée par train mais par des cars SNCF[45].

Risques naturels et technologiques

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Risques naturels

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La commune est exposée au risque d’inondation principalement sous la forme decrues à débordement lent de la Fecht et de la Petite Fecht. Celles-ci ont généralement lieu en hiver et au début du printemps, lorsque se conjuguent fortes précipitations et fonte des neiges. Les zones concernées par le risque inondation se trouvent donc en bordure de cours d’eau ; il s’agit pour la plus grande part de prairies. La dernière inondation majeure remonte à ; avant celle-ci les principales inondations ont eu lieu en 1983, 1955 et 1947. La commune est aussi potentiellement exposée au risque d’inondation par onde de submersion en cas de rupture d’un barrage situé en amont de ces cours d’eau, notamment ceux de l’Altenweiher, duSchiessrothried, dulac Vert et duForlet[48],[49].

La commune se trouve également en zone derisque sismique de niveau 3, ce qui correspond à un risque modéré. En dépit de sa situation montagneuse, elle est peu exposée aux risques demouvements de terrain, les zones à risque étant circonscrites autour d’anciennes carrières et ouvrages militaires enterrés ainsi qu’en bordure de rivière du fait de l’érosion des berges. Le phénomène deretrait-gonflement des argiles est également faible sur le territoire communal et ne concerne que le fond de vallée. En revanche, la commune présente un risque majeur d’exposition auradon[48].

Risques technologiques

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Le territoire de la commune comprend quatreinstallations classées pour la protection de l’environnement dont l’une, classée A, est situé dans l’ancienne filature du couvent, à proximité immédiate du centre-ville. Par ailleurs, une partie du ban communal se trouve dans le périmètre de deux autres ICPE implantés sur le territoire de la commune deGunsbach. En outre, la commune comprend deux exploitations agricoles d’élevage soumises au règlement sanitaire départemental. Ces exploitations sont toutefois situées en périphérie et à l’écart des habitations, limitant le risque[50].

La commune est aussi potentiellement exposée au risque d’inondation par onde de submersion en cas de rupture d’un barrage situé en amont, notamment ceux de l’Altenweiher, duSchiessrothried, dulac Vert et duForlet. De même, la zones artisanale et industrielle située dans la partie ouest de la commune pourrait être inondée en cas de rupture de ladigue le long de la Fecht[48],[51].

Enfin, le centre-ville est traversé par la RD 417, l’exposant au risque detransport de matières dangereuses par voie routière. En revanche, bien qu’ungazoduc se trouve dans le sud-est du ban communal, il ne parcourt celui-ci que sur une courte distance et à l’écart des zones construites[52].

Qualité de l'environnement

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La commune compte un site classéBasol sur lequel une pollution est suspectée ou avérée et appelant une action des pouvoirs publics : le site de l’usine textile du couvent. Il existe par ailleurs trente autres sites industriels considérés comme pouvant être pollués et inscrit dans la baseBasias[53],[54].

Dans le secteur de Haslach, l’eau potable est légèrement polluée auperchlorate provenant desmunitions utilisées pendant la Première Guerre mondiale[55].

Histoire

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Munster en hiver.

Moyen Âge

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Articles connexes :Abbaye de Munster etVille impériale de Munster.

Un monastère suivant larègle de saint Benoît est fondé vers 660 à la confluence des deux Fecht, peut-être par des moines d’origine irlandaise ou anglo-saxonne[56]. Celui-ci reste assez modeste jusqu’auIXe siècle lorsque Louis le Pieux et Lothaire lui font de nombreuses donations, comprenant notamment la majeure partie de la vallée de Munster[57],[58]. De la fin duIXe siècle à la fin duXIIIe siècle, l’abbaye est l’enjeu de luttes de pouvoir entre l’empereur, les évêques de Strasbourg et de Bâle et les autres seigneurs de la région et les terres changent de main à de nombreuses reprises jusqu’à ce que Rodolphe de Habsbourg parvienne à imposer de manière plus solide la domination impériale sur la vallée[59],[60].

Pendant ce temps le village installé autour de l’établissement religieux croît et devient une ville. À partir de 1235, les habitants parviennent à obtenir de l’empereur de nouveaux droits et la ville, associée aux villages voisins sous le nom de Communauté du Val Saint-Grégoire, devient finalement en 1287ville d’empire, ce qui en fait unÉtat du Saint-Empire jouissant de l’immédiateté impériale[61].

Ces nouveaux droits entrent frontalement en conflit avec ceux de l’abbaye, elle aussi État du Saint-Empire de par son statut d’abbaye impériale. Les abbés conservent alors néanmoins encore largement le contrôle de la ville du fait qu’ils disposent du droit de nommer un tiers des conseillers communaux et que lestettmeister doit être l’un d’entre eux. Afin de limiter les conflits, la Ville et l’abbaye signent en 1339 le traité de Marquard qui établit précisément les droits et devoirs de chacun[62],[63]. En 1354, la Ville forme une alliance, appelée laDécapole, avec les autres villes impériales d’Alsace[64].

À cette époque, l’économie locale repose principalement sur l’exploitation des forêts, notamment pour leur bois, ainsi que sur l’élevage des bovins, qui paissent en montagne l’été et dans la vallée en hiver. La transformation de la production laitière en fromage est attestée depuis leXVe siècle et donnera ultérieurement naissance aumunster[65],[66].

Temps modernes

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De 1543 à 1559, les trois quarts des habitants passent auluthéranisme, ce qui avive encore les conflits avec l’abbaye. Ceux-ci atteignent un point tel queLazare de Schwendi doit servir de médiateur en 1575 pour amener les deux parties à un accord : par le traité de Kientzheim, l’abbaye reconnaît la liberté de confession des habitants et s’engage à payer le pasteur.

De 1618 à 1648, la ville, à l’instar de toute l’Alsace, souffre durement de laguerre de Trente Ans : la ville et l’abbaye sont en ruines et certains droits sont perdus au profit de la couronne de France. La ville perd définitivement son statut deville impériale en 1679. Ce passage du Saint-Empire au royaume de France est particulièrement préjudiciable aux protestants, qui voient leurs libertés religieuses remises en cause par larévocation de l’édit de Nantes en 1685. La ville est notamment contrainte de mettre en place lesimultaneum dans l’église. La liberté des habitants est par ailleurs remise en cause par la nomination en 1736 d’un prêteur royal qui peut s’opposer aux décisions du Conseil de la Communauté.

La ville commence à s’industrialiser à la fin de cette période en exploitant de manière plus systématique l’énergie hydraulique fournie par la Fecht et ses affluents. Une manufacture royale de laiton est ainsi établie au début des années 1720 par Jean-Ulrich Goll au lieu-ditLeymel. Bien que la concurrence des produits allemands la contraigne à cesser son activité dans les années 1740, l’exploitation de l’énergie hydraulique se poursuit et se développe rapidement[67].

Révolution française et Empire

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Le, les habitants des villages faisant partie de la Communauté Saint-Grégoire prennent d’assaut l’hôtel de ville. La prééminence de Munster et de ses bourgeois sur les autres localités est notamment l’un des griefs des émeutiers. L’année suivante, ces villages deviennent des communes distinctes dotées chacune d’un maire et d’un conseil municipal, mais qui restent en partie rattachées à Munster, dont le « maire-président » dirige la Communauté du Val Saint-Grégoire, qui continue d’exister. La ville devient par ailleurs chef-lieu de canton en 1793.

La Révolution marque également la fin de l’abbaye, qui est d’abord pillée puis confisquée. Vendue comme bien national, elle est progressivement démolie dans les décennies qui suivent.

Époque contemporaine

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Manufactures Hartmann sur le site du Couvent

LeXIXe siècle est marqué par l’industrialisation massive de la ville sous l’égide de la famille Hartmann, qui devient également propriétaire de la majeure partie du foncier et occupe les positions politiques avec ses fidèles. Ils dotent également la ville de nombreuses infrastructures : écoles, hôpital,église protestante, théâtre, etc. et appuient le développement des transports, avec la création de laligne ferroviaire Munster-Metzeral, de la route de la Schlucht et du tramway Munster-Schlucht.

La présence ducol de la Schlucht fait toutefois de la Vallée de Munster un enjeu important pendant laPremière Guerre mondiale et la ville subit des bombardements quotidiens à partir de, qui entraînent sa destruction à plus de 85%. Elle subit également de plein fouet lacrise économique des années 1930, qui met en difficulté l’industrie textile et entraîne une hausse importante du chômage.

La ville est occupée par l’armée allemande le puis subit le sort du reste de l’Alsace :annexée de fait au Reich, elle est contrainte d’en suivre les lois. Cette situation entraîne notamment l’incorporation de force des hommes dans l’armée allemande et l’embrigadement de la population, notamment des jeunes, dans les organisations paramilitaires comme lesJeunesses hitlériennes et leBund Deutscher Mädel. Se trouvant à l’extrémité occidentale de lapoche de Colmar, la ville n’est libérée que le.

La commune a été décorée :

Dans la seconde moitié duXXe siècle, l’industrie textile périclite progressivement du fait de la concurrence avec le marché étranger. Il s’ensuit une désindustrialisation massive ayant pour conséquence la multiplication des friches et la disparition d’une grande partie des emplois locaux. Malgré une réorientation de l’activité économique vers le tourisme, la ville devient en partie uneville-dortoir.

Politique et administration

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Découpage territorial

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L’ancienneRealschule, désormais siège de la communauté de communes de la Vallée de Munster.

La commune de Munster est membre de lacommunauté de communes de la Vallée de Munster, unétablissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont la commune est par ailleurs le siège. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[70].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, à la circonscription administrative de l'État duHaut-Rhin, en tant quecirconscription administrative de l'État, et à larégionGrand Est[1].

Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 ducanton de Wintzenheim pour l'élection des conseillers départementaux au sein duconseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le, elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de lacollectivité européenne d'Alsace[71].

Élection municipales et communautaires

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Élections de 2020

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Leconseil municipal de Munster, commune de plus de 1 000 habitants, est élu auscrutin proportionnel de liste à deux tours, sans modification possible de la liste[72], pour unmandat de six ans renouvelable[73]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors desélections municipales de 2020 est de vingt-sept[74]. Les vingt-sept conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 31,97 %, se répartissant en vingt-deux issus de la liste conduite par Pierre Dischinger (Une Ambition pour Munster) et cinq issus de celle de Julien Hunzinger (Munster commune d’avenir)[75],[76].

Sur les neuf sièges attribués à la commune au sein duconseil communautaire de lacommunauté de communes de la Vallée de Munster, huit vont à la liste de Pierre Dischinger et un à la liste de Julien Hunzinger[76]. La maire y siège par ailleurs au bureau et est deuxième vice-président chargé du cadre de vie[77].

Tête de listeSuffragesPourcentage inscritsPourcentage exprimésSiège(s)CMSiège(s)CC
Pierre Dischinger[76]63518,54 %60,24 %228
Julien Hunzinger[76]41912,23 %39,75 %51

Chronologie des maires

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Liste des maires successifs[78]
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Liste des maires de1790 à1945
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
1790 Johann Isenarm  
1792 Citoyen Barth  
17921795André Hartmann Industriel
17951799Christian Lucé  
17991815André Hartmann Industriel
18151820Jean-Baptiste Roth  
18201832Charles-Georges Bartholdi  
18321842Jean Hummel  
18421848Jean Ruhland  
1848 Henri Loewel  
18481857Jean Ruhland  
18571880Frédéric Hartmann Industriel
18811885Jacques Frédéric Christmann  
18861907Jean Ruhland  
19081918Pierre Spindler  
19181919Jacques Leonhart  
19191925Jean-Martin Ruhland Maréchal-ferrant
19251929André Hartmann Industriel
19291940Georges HeidRadicalConseiller général
19401945Maire par intérim  
 
1945octobre 1945Othon Bach[79] Pharmacien
Maire provisoire
octobre 1945octobre 1947Aloyse Gutzwiller[80]  
octobre 19471952Othon Bach[79] Pharmacien
Démissionnaire
19521961Frédéric Haas  
1961mars 1977Robert SchmittDVDConseiller général de Munster(1961 → 1967)
mars 1977juin 1995Christian WollbrettUDFMédecin généraliste, maire honoraire
juin 1995mars 2008Marc GeorgesRPR
puisUMP
Chirurgien-dentiste, maire honoraire(2017)
Président duSIVOM puis de laCC de la Vallée de Munster(1995 → 2008)
mars 2008en cours
(au 31 mai 2020)
Pierre Dischinger[81]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVDCommerçant
2e vice-président de laCC de la Vallée de Munster(2020 → )

Autres élections

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Résultats des élections présidentielles

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2002 : Inscrits : 3 321 - Abst. : 21,35 % -Jacques Chirac : 1 956 voix (79,48 %) -Jean-Marie Le Pen : 505 voix (20,52 %)

2007 : Inscrits : 3 324 - Abst. : 18,32 % -Nicolas Sarkozy : 1 747 voix (67,17 %) -Ségolène Royal : 854 voix (32,83 %)

2012 : Inscrits : 3 379 - Abst. : 22,26 % -Nicolas Sarkozy : 1 560 voix (64,30 %) -François Hollande : 866 voix (35,70 %)

2017 : Inscrits : 3 371 - Abst. 25,63% -Emmanuel Macron : 1 245 voix (56,69%) -Marine Le Pen : 951 voix (43,31%)

2022 : Inscrits : 3 297 - Abst. 27,21% -Emmanuel Macron : 1 132 voix (51,31%) -Marine Le Pen : 1 074 voix (48,69%)

(Source :Ministère de l'Intérieur)

Finances locales

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En 2022, le budget de la commune était constitué ainsi[82] :

Avec les taux de fiscalité suivants :

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 740 [83].

Jumelages

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Munster est associée àRomanèche-Thorins par unpacte d’amitié signé par les maires des deux communes le. Un accord similaire la lie àIhringen, dans leBade-Wurtemberg, depuis le[84],[85].

Équipements et services publics

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Eau et déchets

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Prélèvements et distribution d’eau

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L’alimentation en eau potable est assurée par la commune par deux unités de distribution, Munster et Munster-Haslach, qui alimentent respectivement 4 813 et 51 habitants en 2014. Au total, l’alimentation de la commune est assurée par onze sources, un forage et huit réservoirs. L’essentiel de l’eau ne provient cependant pas de la commune elle-même, seules deux des sources se trouvant sur le ban communal[55]. Ainsi, les prélèvements en eau potables effectués sur le territoire de la commune en 2014 sont de 1 795 m3, contre 309 810 m3 facturés par la commune. Ce chiffre est supérieur au total des prélèvement effectués sur le territoire communal, même en incluant les prélèvements de surface uniquement destinés aux usages industriels, qui est de 212 335 m3 cette même année[86],[87]. De manière générale, la consommation d’eau, et par conséquent les prélèvements, sont en baisse : tous type de prélèvements sur le territoire communal confondus, ceux-ci sont ainsi de 142 308 m3 en 2022, dont 963 m3 d’eau potable[88],[89]

Assainissement

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L’assainissement est géré par plusieurs entités : lacollecte par la commune, le transport par la communauté de communes et letraitement par le Syndicat intercommunal de traitement des eaux usées de Colmar et environs (SITEUCE)[88]. En 2014, le réseau fait 23,1 km de long et compte 1 487 abonnés ; il couvre la majorité des zones habitées, bien que certains secteurs peu peuplés et complexes à desservir dépendent encore de l’assainissement non collectif. L’usine textile du couvent dispose par ailleurs de son propre réseau d’assainissement[90].

Gestion des déchets

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La collecte desordures ménagères est gérée par la communauté de communes et son traitement par le Syndicat intercommunal de traitement des déchets de Colmar et environs. La collecte sélective des ordures ménagères résiduelles et des emballages ménagers est effectuée en porte à porte, tandis que la collecte du verre s’effectue via un réseau de conteneurs dédiés. Il existe par ailleurs des sites d’apport volontaire pour le papier, le plastique, les emballages métalliques et les vêtements. Ladéchèterie intercommunale est en outre située sur le territoire de la commune[91].

Espaces publics

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Le parc André Hartmann en 2021.

La commune compte troisparcs publics d’importance, le parc Frédéric Hartmann, le parc Albert Schweitzer et le parc de la Fecht. Ces deux derniers, qui sont accolés l’un à l’autre, font partie de lacoulée verte qui suit le cours de la Fecht et contribue à aérer l’espace urbain[92]. Un espace public naturel de moindre importance se trouve au bas du Dubach, le long de la coulée verte secondaire qui s’étend le long du ruisseau de la Petite Fecht[93].

Située à l’intersection de l’axe église catholique-église protestante et abbaye-mairie, la place du marché constitue l’épicentre de la ville autour duquel s’articule tous les lieux d’importance[94]. Celle-ci, à l’instar de la plupart des places de la commune, est toutefois largement utilisée pour le stationnement, ce qui limite fortement son potentiel de lieu de vie[95]. Hors du centre-ville, les espaces publics se limitent essentiellement à la voirie[39].

Enseignement

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L’école primaire en 2023.

La commune dispose au centre-ville d’uneécole maternelle et d’uneécole primaire. Une autre école maternelle se trouve dans le quartier du Badischhof. Quelque peu à l’écart du centre, une cité scolaire regroupe lecollège Frédéric Hartmann et lelycée général Frédéric Kirschleger. Au total, les établissements scolaires de la commune ont accueilli cent trente-deux enfants de maternelle et deux cents cinquante-huit de primaire au cours de l’année scolaire 2018-2019 ainsi que six cents cinquante-neuf collégiens et quater cents trente-six lycéens pour l’année scolaire 2017-2018[96]. Pour l’enseignement secondaire professionnel, les établissements les plus proches sont lelycée polyvalent Lazare de Schwendi àIngersheim et lelycée horticole du Pflixbourg àWintzenheim.

Il y a aussi une école de musique et de danse, l'École de Musique et de Danse de la Vallée de Munster[97].

Santé

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Professionnels et établissements de santé[98] :

Postes et télécommunications

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La commune compte unbureau de poste[99]. La commune fait partie de celles dont le taux de locaux raccordables à lafibre optique du territoire communal au deuxième trimestre 2024 est supérieur à 80 %. En pratique, le territoire communal est couvert par cinq zones arrières de point de mutualisation dont le taux de couverture estimé varie de 88 à 99 %[100]. En ce qui concerne la couverture mobile, à la même date seulsOrange etFree disposent d’émetteurs5G sur ou à proximité du territoire de la commune. Tous opérateurs confondus, la couverture voix,SMS,3G et4G est supérieure à 90 % du territoire. Leszones blanches se concentrent dans les montagnes au Nord du ban communal et, dans une moindre mesure, dans la partie Sud à proximité de Luttenbach[101].

Justice, sécurité, secours et défense

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Pompiers

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Le premier règlement municipal connu concernant lalutte contre le feu date de la fin duXVe siècle. Il nomme en particulier des préposés devant coordonner les opérations, lesFeuerschauer[102]. La fourniture du matériel est d’abord de la responsabilité des habitants, puis la Ville le prend progressivement à sa charge à partir duXVIIe siècle[103]. Cela inclut notamment l’achat au début duXVIIIe siècle de la première pompe à incendie, qui n’est pas uniquement destinée à Munster, mais doit intervenir dans toute la communauté du Val Saint-Grégoire, avant que d’autres pompes soient achetées pour les autres villages à partir du milieu duXVIIIe siècle. En 1776, Munster dispose de six pompes, nombre important probablement motivé par le souvenir de l’incendie de 1773 ayant détruit une grande partie de la ville[104].

Conformément à la loi nationale, la lutte contre le feu devient 1789 la responsabilité de lagarde nationale[105]. L’organisation se perfectionne au cours du premier tiers duXIXe siècle et un corps militarisé est officiellement créé en 1828. En 1834, l’effectif compte soixante-quatre hommes et neuf pompes[106]. Après1870, le corps est réorganisé selon la législation allemande, ce qui cause des difficultés jusqu’à la fin des années 1880. En 1878, il compte deux cent vingt hommes organisés en cinq sections : une de sauvetage, trois de pompes et une, la musique, pour le maintien de l’ordre[107]. Pendant laPremière Guerre mondiale, les pompiers poursuivent leurs missions jusqu’à ce que l’intensité des bombardements impose l’évacuation en 1915. Le corps n’est reformé qu’en 1920, selon la législation française[108].

En 2024, Munster comporte un centre de secours, c’est-à-dire comportant unVSAV, rattaché à la1re compagnie duService départemental d’incendie et de secours du Haut-Rhin[109],[110]. Celui-ci sert également de centre de soutien pour une équipe spécialisée de premier secours en montagne[111]. En 2023, les pompiers de Munster ont effectué 715 interventions dont 554 desecours à personne[112].

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[113]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[114].

En 2023, la commune comptait 4 738 habitants[Note 7], en évolution de +2,87 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
3 0272 2072 8613 5454 3403 9533 3504 4374 646
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187118751880188518901895
4 9144 9954 7624 6165 1485 1365 3905 6645 800
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190019051910192119261931193619461954
6 0856 0825 9743 9324 6414 9074 7725 0644 974
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200420062009
4 9654 8884 9324 6614 6574 8845 1085 0414 889
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201420192023------
4 6454 6994 738------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[115] puisInsee à partir de 2006[116].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

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En moyenne, une dizaine de manifestations d’intérêt départemental ou supérieur ont lieu chaque année dans la commune. Les principales sont le Festival de Jazz, généralement organisé au moi de mai, et l’édition locale dumarché de Noël, appeléeBredlamarik[117].

Cultes

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Pour lecatholicisme, la commune fait partie de la communauté de paroisses de la Vallée de Munster, rattachée à lazone pastorale Vignobles et vallées de l’archidiocèse de Strasbourg. Elle est placée sous le patronage d’Hildegarde de Bingen et regroupe, outre celle de Munster, les paroisses de Gunsbach-Griesbach, Metzeral-Sondernach, Mittlach, Muhlbach-Breitenbach, Soultzbach-les-Bains, Stosswihr-Ampfersbach, Walbach, Wasserbourg, Wihr-au-Val et Zimmerbach. Lamesse dominicale est dite par roulement dans les différentes églises de la communauté et une messe une fois par mois dans chaque maison de retraite de la commune[118].

La paroisse protestante de Munster est regroupée avec la paroisse de Gunsbach-Griesbach-au-Val dans la section « Entrée de Vallée » duconsistoire des protestants de la Vallée de Munster. D’obédienceluthérienne, celui-ci est rattaché à l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Leculte a lieu un dimanche sur deux à Munster, en alternance avec Gunsbach[119]. Le principal autre courant du protestantisme présent dans la commune est l’Église évangélique méthodiste. Un culte a lieu chaque dimanche à l’église de la Paix, qui est rattachée à l’Union de l’Église évangélique méthodiste de France, elle-même membre de laFédération protestante de France[120].

Économie

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Emploi

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La commune est marquée par un taux d’activité de seulement 44 % en 2016. Ce faible taux est en grande partie lié d’une part à l’augmentation constante de la proportion de retraités, passée de 29,8 % en 2010 à 37 % en 2021, et d’autre part à un taux de chômage qui élevé. En effet, selon l’INSEE, celui-ci est entre 10 et 12 % depuis 2010, tandis que selon le nombre d’inscrit en 2018 àPôle Emploi, il est de 16 %, soit 6 % de plus que la moyenne de la communauté de commune[121],[122].

Dans le premier quart duXXIe siècle, le secteur d’emploi dominant est celui du commerce et des services, qui représente environ 42 % des emplois. Le second employeur de la commune est l’administration publique, qui représente environ 35 % des emplois. Les emplois dans le secteur de la construction restent stables (7 %), mais la part de l’industrie, autrefois importante, poursuit sa baisse : 16 % en 2015, mais plus que 14,1 % en 2022[121],[123]. Seulement un tiers de ces emplois sont occupés par des résidents de la commune, 44 % l’étant par des résidents d’autres communes de la communauté de communes, notamment celles du fond de vallée comme Soultzeren, Metzeral ou Stosswihr. Paradoxalement, les résidents de la commune ne travaillent pour la majorité pas dans la commune, ni dans la communauté de communes, 46 % travaillant ailleurs dans le Haut-Rhin, notamment à Colmar et Wintzenheim[121],[124].

Revenus de la population et fiscalité

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Le taux de chômage élevé à un impact direct sur le taux de pauvreté, qui est proche de la moyenne française avec 15 % en 2016 et 13 % en 2021, mais sensiblement plus élevé que le taux moyen dans la communauté de communes (8,9 % en 2016). Le revenu médian est par conséquent lui aussi assez faible avec 19 400 € par an en 2016, soit 2 875 € plus faible que la moyenne départementale et même 1 401 € de moins que la moyenne nationale[125],[121].

Entreprises et commerces

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Industrie

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Le vallon du Heidenbach est exploité à partir du début de l’époque moderne pour satétraédrite, qui permet d’en tirer principalement ducuivre, mais aussi de l’arsenic, de l’antimoine et de l’argent. Le filon étant assez pauvre, l’exploitation, peu rentable, est abandonnée avant leXXe siècle[126].

Tourisme

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L’activité touristique est en développement, la hausse des capacités d’hébergement se concentrant sur les gîtes et meublés de location, le nombre d’hôtel restant stable. En 2017, la commune compte ainsi cinq hôtels, un camping, sept chambres d’hôtes et quarante-cinq gîtes et meublés de location. Tous hébergements confondus, le nombre de nuitées cette année-là s’est élevé à 99 679[117].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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La ville ayant été fortement remaniée pendant la révolution industrielle puis très endommagée pendant la Première Guerre mondiale, il ne subsiste que peu de monuments antérieurs auXIXe siècle. Parmi ceux-ci, les plus remarquables sont l’hôtel de ville, qui conserve sa façade de 1550, l’ancienne halle, diteLa Laub, construite datant de 1503 et la fontaine au Lion de 1576 sur la place du Marché[127],[128],[129]. Dans les montagnes et à cheval sur les communes de Munster et Griesbach-au-Val se trouvent également les ruines duchâteau de Schwarzenberg, construit en 1261[130].

De l’abbaye de Munster et de sonabbatiale ne subsistent que les ruines du cloître ainsi que le palais abbatial et une partie de l’aile orientale du cloître, datant tous deux duXVIIIe siècle[131]. Le principal patrimoine religieux est ainsi l’église protestante destyle néo-roman construite en 1873, ainsi que l’église catholique, qui a été fondée auXIIIe siècle, mais dont l’architecture date majoritairement desXVIIIe et XIXe siècles[132],[133]. La ville compte deux autres églises construites à la fin duXIXe siècle et au début duXXe siècle par des groupes évangéliques[134],[135].

La majorité du patrimoine est lié à la famille Hartmann et à leurs manufactures textiles. L’usine du Graben est la plus ancienne, mais, du fait des dommages de la Première Guerre mondiale, il n’en subsiste que quelques bâtiments, dont laconciergerie de style néoclassique construite en 1799 et la « àlt Krahj », un atelier de fabrication de 1812[136],[137]. Les bâtiments de l’usine du Couvent, partiellement en friche, datent pour l’essentiel des années 1920 et 1930[138].

De nombreuses cités ouvrières ont été construites pour loger les ouvriers et constituent un élément distinct de l’architecture résidentielle. La plupart datent du premier quart duXXe siècle, comme la cité du Graben et la cité Cayenne[139],[140], mais quelques-unes remontent auXIXe siècle, notamment la cité Petite Vallée, construite en 1885 sur le modèle du carré mulhousien[141].

Personnalités liées à la commune

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Articles connexes :Catégorie:Naissance à Munster (Haut-Rhin) etCatégorie:Décès à Munster (Haut-Rhin).
Frédéric Hartmann, maire de 1857 à 1880.

Les personnalités antérieures auXIXe siècle sont pour la plupart en lien avec l’abbaye. Le théologien et historienAugustin Calmet a ainsi appris lathéologie et l’a enseignée à l’abbaye[142].

Une grande partie des personnalités notables de la commune auxXIXe siècle sont des membres de lafamille Hartmann ou liée à celle-ci.André Hartmann est le fondateur de la dynastie et a également été maire de Munster de 1792 à 1815[143]. Son filsAndré Frédéric Hartmann a poursuivi le développement de la commune et a été aussi député et pair de France[144]. Neveu du précédent,Frédéric Hartmann a lui aussi été député-maire de la commune[145]. Dans l’entourage des Hartmann évoluent d’autres personnalités, commeHenri Loewel, chimiste travaillant pour eux, conseiller municipal et fondateur de l’hôpital qui porte son nom[146], ou des dessinateurs de la manufacture, commeMathias Doll[147]. Quelques personnalités de cette époque ne sont toutefois pas liées directement aux industriels, comme le botanisteFrédéric Kirschleger[148]

Les personnalités duXXe siècle comptent de nombreux historiens et folkloristes, commeJeanne Lau,Jean Matter etGérard Leser[149],[150],[151]. Les écrivains sont également bien représentés, avec notammentMarcel Haedrich,Alfred Kern etMartin Graff[152],[153],[154].

Héraldique

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Les armoiries adoptées en 1961.

Lesarmoiries ont été adoptées par le conseil municipal le dans leur forme proposée par la commission départementale d’héraldique présidée parChristian Wilsdorf, qui les blasonne de la manière suivante : « D’argent au portail d’église entre deux tours pavillonnées et sommées de croix, le tout de gueules »[155].

Ces armoiries reprennent celles utilisées à partir duXIIIe siècle, les couleurs étant connues par les vitraux de la fin duXVe siècle duKoïfhus à Colmar représentant les villes de la Décapole. Il semble toutefois qu’au Moyen Âge la Ville utilisait également souvent lesarmoiries du Saint-Empire romain germanique du fait de son statut de ville impériale. Celles-ci se retrouvent ainsi sur la façade de l’hôtel de ville et sur la fontaine de la place du marché. L’armorial général de France a ajouté en 1696 une terrasse desinople aux armoiries municipales. Celle-ci a été expurgée dans la version de 1961, car elle est non-conforme aux règle héraldiques et cet armorial n’a au demeurant qu’une faible valeur historique, ayant été composé d’abord pour des raisons fiscales[155].

La couleur ancienne du drapeau et de la livrée des employés municipaux est mal connue. Le seul document à l’évoquer date de 1719 et mentionne du drap rouge et bleu[155].

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[9],[10]
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au.
  4. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Munster comprend une ville-centre et neuf communes de banlieue.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

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