La commune de Munster se trouve dans ledépartement duHaut-Rhin, dans larégionGrand-Est[1]. Elle se trouve dans lavallée de Munster, à l’endroit où celle-ci se divise entre la Grande Vallée, vers l’ouest, et la Petite Vallée vers le nord-ouest. Suivre l’une ou l’autre de ces vallées mène en direction de laLorraine par delà les crêtes desVosges, tandis que suivre la vallée principale en direction de l’est conduit vers laPlaine d’Alsace. La commune est bordée au nord et au sud de montagnes de l’autre côté desquelles se trouvent respectivement la vallée de la Weiss et leFlorival. Elle se situe ainsi à 13,41 km deWintzenheim,bureau centralisateur ducanton de Wintzenheim se trouvant à l’entrée de la vallée de Munster, et à 20,64 km deColmar, chef-lieu de l’arrondissement de Colmar-Ribeauvillé, dont elle dépend[1],[2],[3].
La majeure partie de l’habitat est installé sur le fond de la vallée, qui est essentiellement composé d’alluvions et decolluvions produits par lesglaciersquaternaires lors de laglaciation de Würm. Les montagnes qui entourent la ville sont presque exclusivement constitués degranite porphyroïde à biotite et d’arènes granitiques[13],[14]. Il existe trois types desols :sols bruns acides autour du Frauenackerkopf, sols bruns acides à podzoliques sur les versants et sols detexture variable en fond de vallée[15]. La vallée de la Fecht est connue pour la présence en sous-sol d’antimoine, decuivre et debismuth. Le vallon du Heidenbach, au nord du cimetière de la commune, constitue ainsi l’un des principaux gisements de cuivre et a fait l’objet d’une exploitation intensive auXVIe siècle[14].
La morphologie des versants et lecouvert végétal favorisent l’infiltration de l’eau au travers desformations superficielles. Celle-ci est libérée par la suite par dessources à faible débit sous une forme pure et peu minéralisée. Les principauxcaptages de ces eaux se trouvent à Haslach et au Moenchberg[4],[14].
Au total,895 espèces animales et végétales sont répertoriées sur le territoire de la commune, dont 111 espèces protégées et 92 espèces menacées. Parmi celles-ci, laLaîche de Lachenal est endanger critique d’extinction à l’échelle mondiale et l’Helicopsis striata à l’échelle nationale[30].
Au, Munster est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[32].Elle appartient à l'unité urbaine de Munster[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant dix communes, dont elle estville-centre[Note 5],[33],[1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Colmar, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[1]. Cette aire, qui regroupe 95 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[34],[35].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :
forêts (55,3 %), zones urbanisées (20,4 %), zones agricoles hétérogènes (15,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,9 %),terres arables (1,6 %), prairies (0,3 %)[36]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
La commune est traversée par deux axes principaux, laRD 10 et laRD 417. La RD 417 assure le transit Nord-Ouest-Est depuis lecol de la Schlucht et la Petite vallée versColmar. Elle traverse le centre historique de la commune via deux rues à sens unique, la Grand’Rue dans le sens amont et la rue Saint-Grégoire dans le sens aval, mais passe sur la rive gauche de la Fecht pour contourner le quartier du Badischhof par le Nord. La RD 10 assure le transit Ouest-Est depuis la Grande vallée et laroute des Crêtes vers Colmar. Elle contourne le centre historique par le Sud puis traverse le quartier du Badischhof avant de rejoindre la RD 417 à la sortie de la ville en direction de Colmar[4],[37].
Avec 71 % des déplacements en 2022, la route constitue le principal moyen de transport au sein de la commune et le taux de motorisation est d’environ deux véhicules par ménage[38]. Le stationnement est par conséquent un enjeu majeur. La commune compte ainsi près de neuf cents places publiques de stationnement matérialisées, dont 76 % sont gratuites[39]. S’y ajoutent les parkings propres aux équipements publics, comme les gymnases, ainsi qu’une aire dédiée aux camping-car[40]. En revanche, il n’existe pas de stationnement pour deux-roues et seulement quatre places publiques sont équipées avec des bornes de recharge de véhicule électrique[41].
La commune dispose en outre de plusieurs arrêts sur les lignes de carsFluo-Haut-Rhin 68R010 Colmar-Soultzeren et 68R012 Sondernach-Mittlach-Metzeral-Munster, ainsi que sur la ligne Fluo-Vosges 88R013Gérardmer-Munster[42],[43],[44]. En outre, des bus SNCF remplacent le train sur la ligne A19 Colmar-Metzeral en début et fin de journée[45].
La commune dispose de deux itinéraires cyclables de liaison intercommunale. Le premier est une partie de lavéloroute VV21Wintzenheim-Mittlach et passe dans la partie Sud du territoire communal en longeant approximativement la voie ferrée et se trouve sur la majorité de son parcours à l’écart des zones densément bâties. Le second passe sur le côté Nord de la vallée pour relier Gunsbach à la Petite vallée. Environ la moitié de son parcours se trouve en agglomération. Il existe deux itinéraires d’interconnexion entre ces deux voies, mais ceux-ci ne disposent pas d’aménagements spécifiques et comprennent des sections dangereuses, notamment la traversée de la RD 10[46]. Les liaisons intra-urbaines sont peu nombreuses et généralement seulement en partie aménagée. Elles desservent en outre assez mal les lieux qui en ont le plus besoin, comme les installations scolaires et sportives, et les liaisons Nord-Sud sont insuffisantes[47].
Munster est traversée par laligne de Colmar-Central à Metzeral, qui y franchit la Fecht sur unpont ferroviaire. Elle dispose d’unegare à proximité du centre-ville, ainsi que d’unarrêt desservant le quartier excentré du Badischhof[37]. En début et fin de journée, la liaison n’est pas assurée par train mais par des cars SNCF[45].
La commune est exposée au risque d’inondation principalement sous la forme decrues à débordement lent de la Fecht et de la Petite Fecht. Celles-ci ont généralement lieu en hiver et au début du printemps, lorsque se conjuguent fortes précipitations et fonte des neiges. Les zones concernées par le risque inondation se trouvent donc en bordure de cours d’eau ; il s’agit pour la plus grande part de prairies. La dernière inondation majeure remonte à ; avant celle-ci les principales inondations ont eu lieu en 1983, 1955 et 1947. La commune est aussi potentiellement exposée au risque d’inondation par onde de submersion en cas de rupture d’un barrage situé en amont de ces cours d’eau, notamment ceux de l’Altenweiher, duSchiessrothried, dulac Vert et duForlet[48],[49].
La commune se trouve également en zone derisque sismique de niveau 3, ce qui correspond à un risque modéré. En dépit de sa situation montagneuse, elle est peu exposée aux risques demouvements de terrain, les zones à risque étant circonscrites autour d’anciennes carrières et ouvrages militaires enterrés ainsi qu’en bordure de rivière du fait de l’érosion des berges. Le phénomène deretrait-gonflement des argiles est également faible sur le territoire communal et ne concerne que le fond de vallée. En revanche, la commune présente un risque majeur d’exposition auradon[48].
Le territoire de la commune comprend quatreinstallations classées pour la protection de l’environnement dont l’une, classée A, est situé dans l’ancienne filature du couvent, à proximité immédiate du centre-ville. Par ailleurs, une partie du ban communal se trouve dans le périmètre de deux autres ICPE implantés sur le territoire de la commune deGunsbach. En outre, la commune comprend deux exploitations agricoles d’élevage soumises au règlement sanitaire départemental. Ces exploitations sont toutefois situées en périphérie et à l’écart des habitations, limitant le risque[50].
La commune est aussi potentiellement exposée au risque d’inondation par onde de submersion en cas de rupture d’un barrage situé en amont, notamment ceux de l’Altenweiher, duSchiessrothried, dulac Vert et duForlet. De même, la zones artisanale et industrielle située dans la partie ouest de la commune pourrait être inondée en cas de rupture de ladigue le long de la Fecht[48],[51].
Enfin, le centre-ville est traversé par la RD 417, l’exposant au risque detransport de matières dangereuses par voie routière. En revanche, bien qu’ungazoduc se trouve dans le sud-est du ban communal, il ne parcourt celui-ci que sur une courte distance et à l’écart des zones construites[52].
La commune compte un site classéBasol sur lequel une pollution est suspectée ou avérée et appelant une action des pouvoirs publics : le site de l’usine textile du couvent. Il existe par ailleurs trente autres sites industriels considérés comme pouvant être pollués et inscrit dans la baseBasias[53],[54].
Dans le secteur de Haslach, l’eau potable est légèrement polluée auperchlorate provenant desmunitions utilisées pendant la Première Guerre mondiale[55].
Pendant ce temps le village installé autour de l’établissement religieux croît et devient une ville. À partir de 1235, les habitants parviennent à obtenir de l’empereur de nouveaux droits et la ville, associée aux villages voisins sous le nom de Communauté du Val Saint-Grégoire, devient finalement en 1287ville d’empire, ce qui en fait unÉtat du Saint-Empire jouissant de l’immédiateté impériale[61].
Ces nouveaux droits entrent frontalement en conflit avec ceux de l’abbaye, elle aussi État du Saint-Empire de par son statut d’abbaye impériale. Les abbés conservent alors néanmoins encore largement le contrôle de la ville du fait qu’ils disposent du droit de nommer un tiers des conseillers communaux et que lestettmeister doit être l’un d’entre eux. Afin de limiter les conflits, la Ville et l’abbaye signent en 1339 le traité de Marquard qui établit précisément les droits et devoirs de chacun[62],[63]. En 1354, la Ville forme une alliance, appelée laDécapole, avec les autres villes impériales d’Alsace[64].
À cette époque, l’économie locale repose principalement sur l’exploitation des forêts, notamment pour leur bois, ainsi que sur l’élevage des bovins, qui paissent en montagne l’été et dans la vallée en hiver. La transformation de la production laitière en fromage est attestée depuis leXVe siècle et donnera ultérieurement naissance aumunster[65],[66].
De 1543 à 1559, les trois quarts des habitants passent auluthéranisme, ce qui avive encore les conflits avec l’abbaye. Ceux-ci atteignent un point tel queLazare de Schwendi doit servir de médiateur en 1575 pour amener les deux parties à un accord : par le traité de Kientzheim, l’abbaye reconnaît la liberté de confession des habitants et s’engage à payer le pasteur.
De 1618 à 1648, la ville, à l’instar de toute l’Alsace, souffre durement de laguerre de Trente Ans : la ville et l’abbaye sont en ruines et certains droits sont perdus au profit de la couronne de France. La ville perd définitivement son statut deville impériale en 1679. Ce passage du Saint-Empire au royaume de France est particulièrement préjudiciable aux protestants, qui voient leurs libertés religieuses remises en cause par larévocation de l’édit de Nantes en 1685. La ville est notamment contrainte de mettre en place lesimultaneum dans l’église. La liberté des habitants est par ailleurs remise en cause par la nomination en 1736 d’un prêteur royal qui peut s’opposer aux décisions du Conseil de la Communauté.
La ville commence à s’industrialiser à la fin de cette période en exploitant de manière plus systématique l’énergie hydraulique fournie par la Fecht et ses affluents. Une manufacture royale de laiton est ainsi établie au début des années 1720 par Jean-Ulrich Goll au lieu-ditLeymel. Bien que la concurrence des produits allemands la contraigne à cesser son activité dans les années 1740, l’exploitation de l’énergie hydraulique se poursuit et se développe rapidement[67].
Le, les habitants des villages faisant partie de la Communauté Saint-Grégoire prennent d’assaut l’hôtel de ville. La prééminence de Munster et de ses bourgeois sur les autres localités est notamment l’un des griefs des émeutiers. L’année suivante, ces villages deviennent des communes distinctes dotées chacune d’un maire et d’un conseil municipal, mais qui restent en partie rattachées à Munster, dont le « maire-président » dirige la Communauté du Val Saint-Grégoire, qui continue d’exister. La ville devient par ailleurs chef-lieu de canton en 1793.
La Révolution marque également la fin de l’abbaye, qui est d’abord pillée puis confisquée. Vendue comme bien national, elle est progressivement démolie dans les décennies qui suivent.
La présence ducol de la Schlucht fait toutefois de la Vallée de Munster un enjeu important pendant laPremière Guerre mondiale et la ville subit des bombardements quotidiens à partir de, qui entraînent sa destruction à plus de 85%. Elle subit également de plein fouet lacrise économique des années 1930, qui met en difficulté l’industrie textile et entraîne une hausse importante du chômage.
La ville est occupée par l’armée allemande le puis subit le sort du reste de l’Alsace :annexée de fait au Reich, elle est contrainte d’en suivre les lois. Cette situation entraîne notamment l’incorporation de force des hommes dans l’armée allemande et l’embrigadement de la population, notamment des jeunes, dans les organisations paramilitaires comme lesJeunesses hitlériennes et leBund Deutscher Mädel. Se trouvant à l’extrémité occidentale de lapoche de Colmar, la ville n’est libérée que le.
Leconseil municipal de Munster, commune de plus de 1 000 habitants, est élu auscrutin proportionnel de liste à deux tours, sans modification possible de la liste[72], pour unmandat de six ans renouvelable[73]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors desélections municipales de 2020 est de vingt-sept[74]. Les vingt-sept conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 31,97 %, se répartissant en vingt-deux issus de la liste conduite par Pierre Dischinger (Une Ambition pour Munster) et cinq issus de celle de Julien Hunzinger (Munster commune d’avenir)[75],[76].
Sur les neuf sièges attribués à la commune au sein duconseil communautaire de lacommunauté de communes de la Vallée de Munster, huit vont à la liste de Pierre Dischinger et un à la liste de Julien Hunzinger[76]. La maire y siège par ailleurs au bureau et est deuxième vice-président chargé du cadre de vie[77].
La collecte desordures ménagères est gérée par la communauté de communes et son traitement par le Syndicat intercommunal de traitement des déchets de Colmar et environs. La collecte sélective des ordures ménagères résiduelles et des emballages ménagers est effectuée en porte à porte, tandis que la collecte du verre s’effectue via un réseau de conteneurs dédiés. Il existe par ailleurs des sites d’apport volontaire pour le papier, le plastique, les emballages métalliques et les vêtements. Ladéchèterie intercommunale est en outre située sur le territoire de la commune[91].
La commune compte troisparcs publics d’importance, le parc Frédéric Hartmann, le parc Albert Schweitzer et le parc de la Fecht. Ces deux derniers, qui sont accolés l’un à l’autre, font partie de lacoulée verte qui suit le cours de la Fecht et contribue à aérer l’espace urbain[92]. Un espace public naturel de moindre importance se trouve au bas du Dubach, le long de la coulée verte secondaire qui s’étend le long du ruisseau de la Petite Fecht[93].
Située à l’intersection de l’axe église catholique-église protestante et abbaye-mairie, la place du marché constitue l’épicentre de la ville autour duquel s’articule tous les lieux d’importance[94]. Celle-ci, à l’instar de la plupart des places de la commune, est toutefois largement utilisée pour le stationnement, ce qui limite fortement son potentiel de lieu de vie[95]. Hors du centre-ville, les espaces publics se limitent essentiellement à la voirie[39].
La commune dispose au centre-ville d’uneécole maternelle et d’uneécole primaire. Une autre école maternelle se trouve dans le quartier du Badischhof. Quelque peu à l’écart du centre, une cité scolaire regroupe lecollège Frédéric Hartmann et lelycée général Frédéric Kirschleger. Au total, les établissements scolaires de la commune ont accueilli cent trente-deux enfants de maternelle et deux cents cinquante-huit de primaire au cours de l’année scolaire 2018-2019 ainsi que six cents cinquante-neuf collégiens et quater cents trente-six lycéens pour l’année scolaire 2017-2018[96]. Pour l’enseignement secondaire professionnel, les établissements les plus proches sont lelycée polyvalent Lazare de Schwendi àIngersheim et lelycée horticole du Pflixbourg àWintzenheim.
Il y a aussi une école de musique et de danse, l'École de Musique et de Danse de la Vallée de Munster[97].
La commune compte unbureau de poste[99]. La commune fait partie de celles dont le taux de locaux raccordables à lafibre optique du territoire communal au deuxième trimestre 2024 est supérieur à 80 %. En pratique, le territoire communal est couvert par cinq zones arrières de point de mutualisation dont le taux de couverture estimé varie de 88 à 99 %[100]. En ce qui concerne la couverture mobile, à la même date seulsOrange etFree disposent d’émetteurs5G sur ou à proximité du territoire de la commune. Tous opérateurs confondus, la couverture voix,SMS,3G et4G est supérieure à 90 % du territoire. Leszones blanches se concentrent dans les montagnes au Nord du ban communal et, dans une moindre mesure, dans la partie Sud à proximité de Luttenbach[101].
Conformément à la loi nationale, la lutte contre le feu devient 1789 la responsabilité de lagarde nationale[105]. L’organisation se perfectionne au cours du premier tiers duXIXe siècle et un corps militarisé est officiellement créé en 1828. En 1834, l’effectif compte soixante-quatre hommes et neuf pompes[106]. Après1870, le corps est réorganisé selon la législation allemande, ce qui cause des difficultés jusqu’à la fin des années 1880. En 1878, il compte deux cent vingt hommes organisés en cinq sections : une de sauvetage, trois de pompes et une, la musique, pour le maintien de l’ordre[107]. Pendant laPremière Guerre mondiale, les pompiers poursuivent leurs missions jusqu’à ce que l’intensité des bombardements impose l’évacuation en 1915. Le corps n’est reformé qu’en 1920, selon la législation française[108].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[113]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[114].
En 2023, la commune comptait 4 738 habitants[Note 7], en évolution de +2,87 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En moyenne, une dizaine de manifestations d’intérêt départemental ou supérieur ont lieu chaque année dans la commune. Les principales sont le Festival de Jazz, généralement organisé au moi de mai, et l’édition locale dumarché de Noël, appeléeBredlamarik[117].
Pour lecatholicisme, la commune fait partie de la communauté de paroisses de la Vallée de Munster, rattachée à lazone pastorale Vignobles et vallées de l’archidiocèse de Strasbourg. Elle est placée sous le patronage d’Hildegarde de Bingen et regroupe, outre celle de Munster, les paroisses de Gunsbach-Griesbach, Metzeral-Sondernach, Mittlach, Muhlbach-Breitenbach, Soultzbach-les-Bains, Stosswihr-Ampfersbach, Walbach, Wasserbourg, Wihr-au-Val et Zimmerbach. Lamesse dominicale est dite par roulement dans les différentes églises de la communauté et une messe une fois par mois dans chaque maison de retraite de la commune[118].
La paroisse protestante de Munster est regroupée avec la paroisse de Gunsbach-Griesbach-au-Val dans la section « Entrée de Vallée » duconsistoire des protestants de la Vallée de Munster. D’obédienceluthérienne, celui-ci est rattaché à l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Leculte a lieu un dimanche sur deux à Munster, en alternance avec Gunsbach[119]. Le principal autre courant du protestantisme présent dans la commune est l’Église évangélique méthodiste. Un culte a lieu chaque dimanche à l’église de la Paix, qui est rattachée à l’Union de l’Église évangélique méthodiste de France, elle-même membre de laFédération protestante de France[120].
La commune est marquée par un taux d’activité de seulement 44 % en 2016. Ce faible taux est en grande partie lié d’une part à l’augmentation constante de la proportion de retraités, passée de 29,8 % en 2010 à 37 % en 2021, et d’autre part à un taux de chômage qui élevé. En effet, selon l’INSEE, celui-ci est entre 10 et 12 % depuis 2010, tandis que selon le nombre d’inscrit en 2018 àPôle Emploi, il est de 16 %, soit 6 % de plus que la moyenne de la communauté de commune[121],[122].
Le vallon du Heidenbach est exploité à partir du début de l’époque moderne pour satétraédrite, qui permet d’en tirer principalement ducuivre, mais aussi de l’arsenic, de l’antimoine et de l’argent. Le filon étant assez pauvre, l’exploitation, peu rentable, est abandonnée avant leXXe siècle[126].
L’activité touristique est en développement, la hausse des capacités d’hébergement se concentrant sur les gîtes et meublés de location, le nombre d’hôtel restant stable. En 2017, la commune compte ainsi cinq hôtels, un camping, sept chambres d’hôtes et quarante-cinq gîtes et meublés de location. Tous hébergements confondus, le nombre de nuitées cette année-là s’est élevé à 99 679[117].
La majorité du patrimoine est lié à la famille Hartmann et à leurs manufactures textiles. L’usine du Graben est la plus ancienne, mais, du fait des dommages de la Première Guerre mondiale, il n’en subsiste que quelques bâtiments, dont laconciergerie de style néoclassique construite en 1799 et la « àlt Krahj », un atelier de fabrication de 1812[136],[137]. Les bâtiments de l’usine du Couvent, partiellement en friche, datent pour l’essentiel des années 1920 et 1930[138].
Une grande partie des personnalités notables de la commune auxXIXe siècle sont des membres de lafamille Hartmann ou liée à celle-ci.André Hartmann est le fondateur de la dynastie et a également été maire de Munster de 1792 à 1815[143]. Son filsAndré Frédéric Hartmann a poursuivi le développement de la commune et a été aussi député et pair de France[144]. Neveu du précédent,Frédéric Hartmann a lui aussi été député-maire de la commune[145]. Dans l’entourage des Hartmann évoluent d’autres personnalités, commeHenri Loewel, chimiste travaillant pour eux, conseiller municipal et fondateur de l’hôpital qui porte son nom[146], ou des dessinateurs de la manufacture, commeMathias Doll[147]. Quelques personnalités de cette époque ne sont toutefois pas liées directement aux industriels, comme le botanisteFrédéric Kirschleger[148]
Lesarmoiries ont été adoptées par le conseil municipal le dans leur forme proposée par la commission départementale d’héraldique présidée parChristian Wilsdorf, qui les blasonne de la manière suivante : « D’argent au portail d’église entre deux tours pavillonnées et sommées de croix, le tout de gueules »[155].
Ces armoiries reprennent celles utilisées à partir duXIIIe siècle, les couleurs étant connues par les vitraux de la fin duXVe siècle duKoïfhus à Colmar représentant les villes de la Décapole. Il semble toutefois qu’au Moyen Âge la Ville utilisait également souvent lesarmoiries du Saint-Empire romain germanique du fait de son statut de ville impériale. Celles-ci se retrouvent ainsi sur la façade de l’hôtel de ville et sur la fontaine de la place du marché. L’armorial général de France a ajouté en 1696 une terrasse desinople aux armoiries municipales. Celle-ci a été expurgée dans la version de 1961, car elle est non-conforme aux règle héraldiques et cet armorial n’a au demeurant qu’une faible valeur historique, ayant été composé d’abord pour des raisons fiscales[155].
La couleur ancienne du drapeau et de la livrée des employés municipaux est mal connue. Le seul document à l’évoquer date de 1719 et mentionne du drap rouge et bleu[155].
↑La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[9],[10]
↑Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Munster comprend une ville-centre et neuf communes de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑ab etc« Fiche SIGES de la commune de Munster », surle site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines du bassin Rhin-Meuse(consulté le).
↑Source : Répertoire géographique des communes (RGC) 2015. En 2016, le RGC a été remplacé par la base Admin Express qui ne comporte plus que l'altitude moyenne de la commune, les altitudes minimale et maximale pouvant être trouvées par un système d'information géographique.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑RobertSchmitt, « Une tentative industrielle sans lendemain: La Manufacture de cuivre jaune à Munster »,Annuaire de la Société d’histoire du Val et de la Ville de Munster,vol. 13,,p. 63-84(lire en ligne, consulté le).
↑RobertSchmitt, « Pompiers de toujours. Notes historiques sur cinq siècles de lutte contre l'incendie »,Annuaire de la Société d’histoire du Val et de la Ville de Munster,vol. 14,,p. 16(lire en ligne, consulté le).
↑VictorStutzmann et RenéWeil, « Itinéraire de deux promenades aux mines anciennement exploitées de la vallée de Munster »,Annuaire de la Société d’histoire du Val et de la Ville de Munster,vol. 13,,p. 69-70(lire en ligne, consulté le).