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Moyenvic

48° 46′ 41″ nord, 6° 33′ 47″ est
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Moyenvic
Salival
Moyenvic
vue générale
Blason de MoyenvicSalival
Blason
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementSarrebourg-Château-Salins
IntercommunalitéCommunauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Jean-Marie Simerman
2020-2026
Code postal57630
Code commune57490
Démographie
Population
municipale
311 hab.(2023en évolution de −14,56 % par rapport à 2017)
Densité21 hab./km2
Géographie
Coordonnées48° 46′ 41″ nord, 6° 33′ 47″ est
AltitudeMin. 198 m
Max. 317 
m
Superficie14,48 km2
TypeCommune rurale à habitat dispersé
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionNancy
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton du Saulnois
LégislativesQuatrième circonscription
Localisation
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Moyenvic
Salival
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Moyenvic
Salival
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Moyenvic est unecommune française située dans ledépartement de laMoselle enrégionGrand Est. Ancienne place fortifiée, Moyenvic possédait d'importantes salines.

Géographie

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La commune est située dans une plaine saline du sud de la Moselle, leSaulnois. Elle est située à 3 km à l'est deVic-sur-Seille, 8 km au sud-est deChâteau-Salins, 32 km au nord-est deNancy et 53 km au sud-est deMetz.

Moyenvic fait partie duparc naturel régional de Lorraine.

Les habitantssont nommés lesMoyenvicois. Au cours des siècles, la cité s'est successivement appeléeMedianus Vicus (836),Mediovicus (968),Medius-Vicus (982),Moyenvi (1183),Moienvi (1252),Moenvic (1258),Moyenvey (1324),Medius vicus salinarium oppidum (1525)[1]. Ce nom deMedianus Vicus[2]. viendrait de la position intermédiaire entre les agglomérations romaines de Marsal (Vicus Marosallum) et Vic-sur-Seille (Vicus Bodatius).

Communes limitrophes

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Communes limitrophes deMoyenvic
Morville-lès-VicHampontHaraucourt-sur-Seille
Vic-sur-SeilleMoyenvicMarsal
Juvrecourt
Meurthe-et-Moselle
Lezey
Xanrey

Hydrographie

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La commune est située dans lebassin versant du Rhin au sein dubassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Seille, le canal de flottage des Salines, le ruisseau de la Fosse, le ruisseau de Salival et le ruisseau des Sales[Carte 1].

LaSeille, d'une longueur totale de 137,7 km, prend sa source dans la commune deMaizières-lès-Vic et se jette dans laMoselle àMetz en limite avecSaint-Julien-lès-Metz, après avoir traversé57 communes[3].

Le canal de flottage des Salines, d'une longueur totale de 15,8 km, prend sa source dans la commune deBourdonnay et se jette dans laSeille en limite deMarsal et de Moyenvic, après avoir traverséhuit communes[4].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Moyenvic.

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Seille et du canal de Flottage des Salines, peut être consultée sur un site dédié géré par lesagences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat du Grand Est etClimat de la Moselle.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat semi-continental[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans lazone H1b au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de9,9 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 777 mm, avec11,6 jours de précipitations en janvier et0,9 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deRodalbe à18 km àvol d'oiseau[11], est de10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 737,2 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de38,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de−18,1 °C, atteinte le[Note 1].

Urbanisme

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Typologie

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Au, Moyenvic est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nancy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[15]. Cette aire, qui regroupe 353 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (84 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (60,6 %), prairies (21,3 %), forêts (13,3 %), zones urbanisées (2,6 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

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  • Du latinmedianus +vicus «agglomération du milieu».
  • Medianus vicus (836), apud Medium vicum (1125), Moyenvi (1183), Moienvi (1252), Moenvic (1258), Moyenvy (1324), germanisé en Medewich (1915–1918) et Mettwich (1940–1944).

Histoire

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De la Préhistoire à l'Antiquité

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Des vestiges d'occupation datant du Néolithique et de l'âge du Bronze ont été découverts aux environs de Moyenvic.

L'agglomération de Moyenvic est établie sur un site de production majeur du sel, lebriquetage de la Seille, constitué au cours des âges du Fer. Les accumulations de restes de terre cuite, débris de fourneaux et de moules à sel, y atteignent une épaisseur de 11 m.

Après la conquête de la Gaule, les Romains construisent une voie militaire qui va deDivodurum (Metz) à Strasbourg (Argentorate). Elle traversait le territoire de la commune en contrebas de la côte Saint-Jean, à proximité de la route Nancy-Dieuze. L'existence d'une agglomération romaine à Moyenvic n'est pour le moment pas attestée par l'archéologie.

Selon la légende, la région a été christianisée par trois frères et sœur venus deGrèce au début duIVe siècle : saint Agent, saintPient et sainte Colombe qui vécurent en ermites à Moyenvic. Leur fête patronale est célébrée le30 octobre.

Moyen Âge

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Durant la période mérovingienne, Moyenvic possède un atelier monétaire, qui frappe des tiers de sou portant la mentionMediano Vico.

En 836, l'agglomération deMedianus Vicus est mentionnée dans un contrat de fermage de l'évêque deToul, qui précise que celle-ci possède une saline. AuIXe siècle, Moyenvic devient unegénéralité et unecoutume de l'évêché de Metz. Jusqu'à la révolution, elle dépendra dubailliage de Vic. Unemotte castrale est construite sur la pente sud de la côte Saint-Jean pour défendre l'ancienne route romaine. L'existence des salines est attestée à cette époque par divers documents écrits.

En 1120Étienne de Bar détruit Moyenvic dont les salines concurrencent ses propres établissements. En 1264Thiébaut II de Bar s'empare des salines de Vic et Moyenvic, deux ans plus tard la ville est à nouveau brûlée. En 1296, l'évêque de MetzGérard de Relanges parvient à acquérir toutes les salines de Marsal et Moyenvic, si l'on excepte un poêle appartenant à des chanoines toulois depuis 1065. Il se construit un petit château sur la butte du Châtry.

Entre 1360 et 1382 l'évêque messinThierry V Bayer de Boppard fait fortifier la ville. En 1402 lagabelle est introduite dans la région, et les habitants sont contraints à acheter le sel à leur souverain. En 1418, puis en 1430, la ville est détruite par lesMessins. Moyenvic possède un relais de la poste royale française créée en 1470 parLouis XI ; en 1840 il était encore en correspondance avec les relais deChampenoux,Bourdonnay,Château-Salins etLunéville[19]. En 1526, 1542 de nouvelles fortifications sont construites.

Guerre de Trente Ans

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Fortifications de Moyenvic en 1662.
A: bastion de Schomberg, B: bastion de Richelieu, C: bastion de Ste Anne, D: porte de Marsal (murée), E: bastion de St Louis, F: porte, G: bastion de la Force, H: porte de Vic (murée), I: ouvrage à corne, K: demi-lune dedans et dehors, L: demi-lune tracée autour de la place, M: contrescarpe tracée autour de la place, N: palissade de milieu de fossé

En 1627, les fortifications sont renforcées parCharles IV de Lorraine. Laguerre de Trente Ans empêche toute production à la Saline entre 1630 et 1664.

En 1631 Louis XIII souhaite lutter contre le soutien deCharles IV de Lorraine àFerdinand II du Saint-Empire. Il envoieAbraham de Fabert d'Esternay, travesti en paysan, reconnaître les fortifications de Moyenvic. Lors de l'attaque le même Fabert, avec cinq comparses déguisés en voituriers, tentera de bloquer les deux ponts-levis de la cité. Cette ruse ayant échoué, ce sera finalementJacques Nompar de Caumont qui fera le siège de Moyenvic. Le roi se rendra en personne à Metz pour accélérer la reddition de la place, commandée par le baron Gaspard de Mercy, qui capitulera le après quinze jours de siège[20]. Cette occupation se fait au nom de l'évêque de Metz,Henri de Bourbon-Verneuil qui avait protesté contre la présence ducale dans son temporel, le roi ne souhaitant pas s'opposer officiellement à l'empereur Ferdinand.

Début, Louis XIII se rend à Moyenvic. Le le traité de Vic-sur-Seille impose l'établissement d'une garnison française dans la ville. Elle est gouvernée par le marquis deManassès de Pas de Feuquières. Lui succéderont Philippe de Suze, puis en 1643 Charles de Cocherel de Bourdonné.

En 1635, les Suédois alors alliés aux armées françaises, se replient sur Moyenvic et dévastent la région.

Moyenvic devient juridiquement une possession française lors dutraité de Westphalie de 1648. Les salines sont cédées parCharles IV de Lorraine à la couronne de France en vertu dutraité de Vincennes de 1661. En 1746 une canalisation en bois est construite pour amener l'eau, plus riche en sel, deDieuze.

Un canal de flottage de 16 800 m, qui suivait le lit du Nard, venait deDonnelay et d'Ommeray. Il servait à alimenter en bois les salines de Moyenvic. Un autre canal permettait d'acheminer le bois de la forêt deRéchicourt-le-Château àLagarde, les grumes étant transportées par chariot sur les 6 km séparant Lagarde d'Ommeray[21].

En 1759 le maréchalCharles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle fait creuser un nouveau lit qui éloigne laSeille du village.

Révolution française

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Lecahier de doléances de la commune nous apprend que les populations locales souffrent de la pression sur le prix du bois de chauffage causée par les besoins des salines. On lit également que les puits salés ont été abandonnés pour n'utiliser que l'eau de la conduite de Dieuze. La résurgence de l'eau de ces puits rend les terres stériles par accumulation du sel. Par ailleurs les habitants se plaignent que la Seille n'est plus curée et que certains champs sont régulièrement inondés, au point de devenir marécageux.

En 1791 la Révolution crée quatre départements en Lorraine. Moyenvic est rattachée à celui de laMeurthe. Face à la dévaluation de l'assignat, une monnaie locale est émise entre 1792 et 1797 par le conseil municipal[22].

En 1820, la commune faisait 959 hectares sur lesquels 618 étaient consacrés aux labours, 191 aux prairies, 44 aux vignes et 55 aux jardins vergers etchènevières. Elle comptait 1450 habitants, représentants 396 foyers. Le bourg comptait 184 maisons et deux moulins à grains. Une carrière de gypse était exploitée[23].

En 1831 la compagnie des salines de l’Est décide de concentrer sa fabrication surDieuze. Le comte de Yumeri rachète celle de Moyenvic et exploite quelques poêles.

Annexion

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Café et ancienne église.

En 1871 le village est intégré audistrict de Lorraine par letraité de Francfort. Pendant cette annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Empire allemand, le village s'est nomméMedewich. Il retrouvera son nom actuel à la fin de laPremière Guerre mondiale. La dernière saline a fermé en1897.

Première Guerre mondiale

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Durant labataille des frontières d', le2e groupe cyclistes du2e bataillon de chasseurs à pied parvient à Moyenvic. Après labataille de Morhange, les Français font sauter le pont sur la Seille pour ralentir l'avancée ennemie. Quand le front se stabilise, les lignes allemandes passent par le sud de la commune : au lieu-dit duHaut des Monts, près de la forêt deBezange-la-Grande, c'est-à-dire tout près du tracé de lafrontière franco-allemande de 1871.

Ce sera un secteur relativement calme du front occidental et ce n'est que quelques semaines avant l'armistice que les habitants seront évacués versOldenbourg enBasse-Saxe au nord-ouest de l'Allemagne.

La commune est intégrée au département de laMoselle quand elle redevient française après laPremière Guerre mondiale.

Seconde guerre mondiale

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Combats de côte Saint-Jean en novembre 1944.

Après des bombardements durant les journées 14 et, à minuit le pont sur la Seille saute. Ce n'est que le 17 à 17 h que les soldats de laWehrmacht entrent dans Moyenvic. Durant cette bataille, le village reçut 500 obus et 10 bombes incendiaires, une civile et vingt deux soldats du348e régiment d'infanterie décéderont. Un monument sculpté par Jean Poutriquet a été érigé en leur honneur, d'abord sur le lieu des combats (près du pont route de Dieuze) le puis déplacé près de l'église le[24].

La Moselle est annexée à l'Allemagne. Le, les habitants sont expulsés dans laHaute-Garonne, àVillefranche-de-Lauragais et dans les villages voisins deCessales,Vallègue,Lux,Montgaillard-Lauragais,Gardouch,Vieillevigne etRenneville[25]. Des personnes expropriées duPays de Bitche sont relogées par les autorités allemandes dans la commune. QuelquesSiedlers (colons) Allemands s'y installent également.

On peut voir sur la route de Strasbourg une ferme construite par les autorités allemandes. Il s'agissait d'un prototype pour un programme visant à confier aux anciens combattants des exploitations agricoles le long de la nouvelle frontière du Reich[22].

En 1944, la libération de la zone a fait l'objet d'âpres combats, et il a fallu trois mois pour parcourir la trentaine de kilomètres qui séparentLunéville deChâteau-Salins.

Le le douzième corps de l'armée américaine contrôle la région. Débute alors labataille de chars d'Arracourt dont l'objectif pour la Wehrmacht est la reprise de Moyenvic. Le Moyenvic est à nouveau occupé par la11ePanzerdivision[26].

Le village est définitivement libéré le par la26e division d'infanterie de l'US Army. D'intenses combats se poursuivront jusqu'au 11 pour conquérir la côte Saint-Jean, une position fortifiée qui permettait de verrouiller le plateau deMorhange[27].

Le village a été largement détruit lors des combats de 1944 et les habitants de retour d'exil devront trouver refuge dans des baraquements en bois. L'architecte Pierre Pagnon a été chargé de la conception du nouveau plan de la commune par le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme. L'église actuelle, conçue par l'architecte Gilles Bureau en 1965, est le bâtiment le plus emblématique de cette reconstruction.

Les anciennes salines

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Le 22 octobre 1571, le cardinalCharles de Lorraine a besoin d'argent pour combattre les protestants, il cède les salines de Marsal et Moyenvic au ducCharles III de Lorraine qui devient ainsi l’unique maître de la fabrication du sel pour leduché de Lorraine et les terres desTrois-Évêchés. Lors de cette cession des salines de Marsal et Moyenvic, il obtient, entre autres conditions particulières, une redevance annuelle de 400muids (6 400 vaxels de 34 livres) de sel et 30 000livres tournois (certaines sources donnent 45 000 livres).

Le 31 mars 1590, le duc Charles III rend une ordonnancesur le faict et la conduicte des salines de Moyenvic. L'article premier révèle des noms de fonction très particuliers concernant les officiers dirigeant les salines. Le premier porte le titre degouverneur, le deuxième est appelé letailleur, le troisième se nomme letrilleur, et le quatrième leboutavant. Cette ordonnance fixe un objectif de production de 7 000 muids par an[28] soit un volume approximatif de 1 900 mètres cubes ou, toujours approximativement, 2 500 tonnes de sel.

Politique et administration

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Sur le territoire de la commune, il a existé deux villages qui ont disparu, vraisemblablement lors la guerre de Trente ans :Bourmont entre la D955 et le hameau de Salival ainsi queSaint-Martin sur la côte Saint-Jean.Le hameau deSalival a été incorporé en 1928. Il appartenait alors àMorville-lès-Vic.

Depuis 1975 le village fait partie du regroupement scolaire des bords de Seille avec les communes deBlanche-Église,Mulcey,Saint-Médard,Haraucourt-sur-Seille etMarsal. Ce regroupement comprend trois écoles, dont une à Moyenvic qui accueille les cours moyens.

Porte des Salines.
Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
(avant 1919)    
19191945Auguste Mathis  
19451953Jacques Marchal agriculteur
19531956Victor Lang  
19561959Jacques Marchal  
19591965Paul Miller  
19651977Charles Penin Retraité de l'administration des contributions directes
1977mars 1989Jean Durain  
mars 1989mars 1995Georges Munsch  
mars 1995?Daniel Villard  
mai 2020en coursJean-Marie Simerman  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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On comptait 900 habitants en 1724.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2023, la commune comptait 311 habitants[Note 3], en évolution de −14,56 % par rapport à 2017 (Moselle : +0,75 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
1 3011 5101 6311 4741 4331 3211 2521 2301 210
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611871187518801885189018951900
1 040966882846809786694665613
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190519101921192619311936194619541962
646578514465475444283315289
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196819751982199019992004200620092014
318307288324342360360364380
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20192023-------
345311-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puisInsee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

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Culture locale et patrimoine

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Stelle commémorative de la26e division d'infanterie de l'Armée américaine.

Lieux et monuments

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Édifices religieux

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Église Saint-Pient
Abbaye de Salival.

Loisir

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Héraldique

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Les armoiries de Moyenvic seblasonnent ainsi :

Parti d'or et de gueules

Personnalités liées à la commune

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  • Saint Agent, saintPient et sainte Colombe qui vécurent en ermites àMoyenvic. Selon la légende, la région a été christianisée par ces trois frères et sœur venus deGrèce au début duIVe siècle. Leur fête patronale est célébrée le30 octobre.
  • Saint Livier, chevalier messin, décapité par lesHuns le auMont Saint-Jean.
  • Louis Étienne Thouvenin1791 - +1882), officier et inventeur dans le domaine de l'armement.
  • Édouard Pierron, (1835-1905), général de division et écrivain.

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Charles Pénin,Moyenvic : Passé et présent d’un village du Saulnois, éd. Pierron, 129 p., 1988,(ISBN 2708500589).
  • Bruno Schoeser,La Saline de Moyenvic dans le Saulnois au pays du sel et de la Seille, édité par l’auteur.
  • Vincent Hadot,Les Cités du Sel, éd. Alan Sutton, 2007.

Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Moyenvic » surGéoportail(consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », surqualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/(consulté le) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).

Références

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  1. Henri Lepage,Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, p 98, 1862.
  2. Histoire de Thionville parGF Teissier
  3. Sandre, « la Seille »
  4. Sandre, « le canal de flottage des Salines »
  5. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  6. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen »,La Météorologie,no 116,‎(DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  7. « Le climat en France hexagonale et Corse. », surmeteofrance.com(consulté le).
  8. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », surpluiesextremes.meteo.fr(consulté le).
  9. « Réglementation environnementale RE2020 », surecologie.gouv.fr,(consulté le).
  10. « Répartition des départements par zone climatique »[PDF], surecologie.gouv.fr(consulté le)
  11. « Orthodromie entre Moyenvic et Rodalbe », surfr.distance.to(consulté le).
  12. « Station Météo-France « Rodalbe », sur la commune de Rodalbe - fiche climatologique - période 1991-2020. », surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/(consulté le).
  13. « Station Météo-France « Rodalbe », sur la commune de Rodalbe - fiche de métadonnées. », surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le).
  14. « La grille communale de densité », surle site de l'Insee,(consulté le).
  15. a etbInsee, « Métadonnées de la commune de Moyenvic ».
  16. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Nancy », surle site de l'Insee(consulté le).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », surle site de l'Insee,(consulté le).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », surle site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique.(consulté le).
  19. Livre de poste pour l'an 1841.
  20. Biographie de la Moselle, ou Histoire par ordre alphabétique de toutes les personnes nées dans ce département, Émile-Auguste Bégin, 1832.
  21. Dictionnaire hydrographique de la France, Antoine Louis Théodore Ravinet, 1824.
  22. a etbMoyenvic, Charles Penin, 1988.
  23. Statistique administrative et historique du département de la Meurthe, 1822, Louis-Antoine Michel.
  24. La bataille du 16 juin 1940
  25. Moyenvic en Lauragais
  26. http://www.army.mil/cmh-pg/books/wwii/lorraine/lorraine-ch05.htm
  27. 8 - 11 novembre 1944, la bataille de Moyenvic
  28. Henri (1814-1887) Auteur du texteLepage,Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département.... Volume 2 / par Henri Lepage,...,(lire en ligne),p. 86
  29. L'organisation du recensement, surinsee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, surinsee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020,2021,2022 et2023.
v ·m
Partie ouest :
côtes de Meuse,
plaine deWoëvre,
étangs etforêt de la Reine,
vallées de l'Esch
et duRupt de Mad
Partie est :
Pays des étangs
etSaulnois.
v ·m
Communes de laMoselle de moins de 500 habitants
Plus de 450 habitantsBlason de la Moselle
Plus de 400 habitants
Plus de 350 habitants
Plus de 300 habitants
Plus de 250 habitants
Plus de 200 habitants
Plus de 150 habitants
Plus de 100 habitants
Plus de 50 habitants
Moins de 50 habitants
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