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Les emprunts au français deviennent très nombreux. Le français est alors la langue la plus influente de l’Europe et influence également l'anglais. D'une manière étonnante quand un mot breton ressemble à de l'anglais, il provient généralement du moyen français. Ex. :to strive; strivañ : s'efforcer de
le -ff traduit un v nasalisé. Cependant, à la fin du moyen breton le v disparaîtra complètement, à l’exception du dialecte guérandais ou du Goélo (prononcé f),
le son dh est marqué par z(menez, scoaz...),
le son th est transcrit par z, tz ou zz(scuiz, bartz, hennez, harzaff),
le son ts, qui vient la plupart du temps de nom français est transcrit par ç, cc, cz,
le son [oe] évolue en oa (sauf en vannetais-guérandais et Haute-Cornouaille où il reste oe. Il reste oe également au Pays de galles),
Le son thr est devenu er :cadr → cazr → caer (kaer) beau.
le son th évolue en z en KLT mais évolue en c'h dans le vannetais-guérandais et en v dans la région de Peillac.
Il est vraisemblable que cette évolution commença dès leXVe siècle.
Crédin (commune du Morbihan) s'appelle Cherdin en 1116 ; Kerzin en 1427 mais Crehin en 1464 (actuellement cette commune est en pays gallo, mais à l'époque elle était bel et bien en pays bretonnant).
l'article défini an évolue peu à peu en ar, al, an...
La première apparition notée de "er" pour "an" (ou "en") survient en 1406, en pays Vannetais.
À Nantes, en 1499, il est toujours prononcé "an" selonArnold Von Harff (fait peu connu, Nantes a toujours connu en son sein une population bretonnante).
En 1738, selonGrégoire de Rostrenen, la prononciation "an" demeure au sud ouest du Léon et Quimper.
Le théâtre a laissé plus d'ouvrages. C'est un théâtre au caractère médiéval, semblable aux « mystères » que l'on jouait en France. Dans sa thèseLe Théâtre breton,Anatole Le Braz soutient qu'il n'était qu'imitation des productions françaises voisines. Les progrès de la recherche lui ont donné tort.Parmi les écrits connus :
Les Amourettes du vieillard, comédie
Le Mystère de sainte Barbe, tragédie. Ce mystère a été présenté de nombreuses fois partout en France ; par exemple il est annoncé à Lisieux en 1572. Il sera publié dans laBibliothèque bleue, à Troyes, collection qui est un des premiers succès éditorial populaire. En Bretagne, il est encore imprimé en 1557 et 1578, ou joué à la fin de ce siècle au prieuré Léonard àFresnay-sur-Sarthe enMaine (province)[1].
An ene christen e bali an Ee, mystère de V. Roudaut
Par ailleurs, on trouve dansLa Farce de Maître Pathelin, un dialogue en moyen-breton, lorsque le protagoniste parle plusieurs langues de sa famille pour montrer qu'il est sur le point de mourir et qu'il ne peut plus parler français.