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Motonautisme (sport)

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Motonautisme
Picto
Principale instanceUnion internationale motonautique (UIM)
Image illustrative de l’article Motonautisme (sport)
Les 24 heures de Rouen.
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Émile Thubron,champion olympique de motonautismeen 1908.
LeHacker-CraftEl Lagarto de 1933, peut-être le racer en bois le plus grand dans l'histoire du motonautisme.
Jean Dupuy, Champion d'Europe en 1934 àBilbao.

Lemotonautisme est une famille desports de compétition consistant en des courses debateaux propulsés par desmoteurs.

Les principales disciplines du motonautisme sont lavitesse inshore, l'endurance et lavitesse offshore. Plus confidentielles, on citera également les courses de rallye et les courses de type dragster, sur des distances ultracourtes. Ces différentes disciplines sont couvertes par plusieurs fédérations internationales telles l'Union internationale motonautique (UIM), reconnue par leCIO, ou l'International Jet Sports Boating Association et l'American Power Boat Association. En Amérique du Nord, une partie importante des courses au Canada et aux États-Unis est sous la gouverne de la Ligue des régates d'hydroplane (HRL) et desRégates de Valleyfield dont le siège est situé à Salaberry-de-Valleyfield au Québec.

Histoire

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La première course de bateaux à moteur se tient en France sur le bassin d’Asnières-Courbevoie en1898. Une course entreCalais etDouvres en Angleterre est ensuite organisée en1903.

Plusieurs meetings internationaux ont lieu au début duXXe siècle àMonaco, sur un parcours relativement abrité, mais avec la fiabilité croissante des mécaniques, un défi autrement ambitieux est lancé en : rien moins que la traversée de laMéditerranée entreAlger etToulon soit cinq centsnautiques (environ 900 km). Cette épreuve est médiatisée et parrainée par le quotidien populaire à sensationle Matin.

Il y a sept concurrents au départ, escortés par autant de torpilleurs de laMarine nationale française, plus le croiseurKléber, le temps clément sur la première étape Alger-Baléares se détériore très vite lors de la seconde, avec des vagues courtes et dures levées par latramontane (une caractéristique de la Méditerranée).

Le dernier concurrent à abandonner est une concurrente :MmeCamille du Gast, une riche héritière parisienne, pionnière des sports mécaniques, repêchée de justesse par les matelots duKléber. Son canot automobile de 13 m, pris en remorque finira par couler. Le jury de l'épreuve lui attribuera la victoire après deux mois de réflexion. On peut y voir l'acte de naissance de la course motonautique au large ou « Off-shore »[1].

Le motonautisme fut sport de démonstration lors desJeux olympiques de 1900 puis fut inscrit au programme olympique pour l'édition1908. Trois titres furent décernés àLondres, deux couronnèrent des Britanniques et le dernier un Français, dans la catégorie open.

En1917, le premiermoteur hors-bord est mis au point. Il favorise le développement du motonautisme.

Sous l'impulsion de l'Irlandais John Ward, l'Union internationale motonautique (UIM) est créée, àBruxelles, en1922. Elle tient à jour l'homologation des records de vitesse depuis1928 et met en place des championnats du monde en1938.

Toutefois, après laPremière Guerre mondiale, l'évolution du sport motonautique diffère nettement suivant les différents pays et en particulier entre l'Europe et les États-Unis.

Un trait d'union commun aux deux rives de l'Atlantique sera cependant la très dangereuse quête durecord absolu de vitesse sur l'eau qui causera la mort de beaucoup d'aspirants recordmen.

Les catégories de compétition reflètent alors les différences entre les industries locales, tant au niveau des coques que des moteurs ainsi que le statut de ce sport (amateur ou professionnel, exposition médiatique, engouement populaire) le tout lié au niveau de vie et au développement industriel du pays concerné. Les progrès faits par les coques et les moteurs (notamment les moteurs d'avion) durant la guerre 14-18 vont se retrouver dans le domaine sportif.

Record mondial de vitesse sur l'eau

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Article détaillé :record de vitesse aquatique.

Après laguerre de 14-18, les moteurs d'avion en surplus se retrouvent nombreux sur le marché, notamment les V8Hispano-Suiza (surnommésHisso aux États-Unis où ils sont fabriqués sous licence par la firmeCurtiss-Wright) qui propulsaient les avionsSPAD deGuynemer et deRickenbacker et surtout lesmoteurs V12 Liberty, produits en masse aux États-Unis par la firme Allison dans le cadre d'un programme d'État, et finalement peu utilisés pour cause d'armistice. Délivrant plus de400 ch sans préparation ni gonflage ces moteurs vont être abondamment utilisés pour propulser des « racers » motonautiques lancés à la conquête du record mondial de vitesse sur l'eau.

Aux États-Unis, la course à la puissance est exacerbée par un facteur a priori totalement incongru: Laprohibition antialcoolique (LoiVolstead). Les constructeurs de bateaux commeChris-Craft, Gar Wood ouHacker-Craft développent desrum-runners, canots automobiles surmotorisés évoluant sur lesGrands Lacs, entre le Canada et Chicago, où les contrebandiers et la pègre font la loi. Dans ce contexte largement médiatisé par les journalistes, l'intérêt du public est attiré vers le motonautisme et les courses de bateaux ultra-rapides sont en partie nées de la contrebande (comme dans les années 1940 et 1950 les courses automobiles destock-car naîtront du transport illégal d'alcool fabriqué à la ferme, ouMoonshine).

En Italie, l'engouement existe aussi mais pour d'autres raisons : les plus grandes victoires de la marine italienne ont été obtenues non par des gros navires, mais par de petites embarcations lance-torpilles ultra rapides et propulsées par des moteursIsotta-Fraschini techniquement très avancés, lesMAS, au cours d'actions surprise contre la flotte austro-hongroise. Le principal promoteur de ces actions a été l'amiralCostanzo Ciano (dont le filsGaleazzo épousera la fille aînée deMussolini). Ces actions d'éclat ont été abondamment utilisées par la propagande, savamment orchestrée par un maître en la matière,Gabriele d'Annunzio, qui avait embarqué sur une MAS lors du raid de Bakar (et récupérera l'embarcation pour s'en servir comme yacht sur lelac de Garde). Les sports mécaniques (course automobile, motocycliste, motonautique ou encore les records aériens) ont une aura de modernité que lapropagande du régime mussolinien va exploiter à fond durant les vingt années dufascisme.

En Angleterre, qui a créé, dès 1904, un trophée sportif motonautique entre nations (comme laCoupe de l'America pour la voile), lacoupe Harmsworth (en), le nautisme est populaire et la conquête du record de vitesse (où les Américains dominent nettement entre les deux guerres mondiales grâce à un circuit de compétitions structuré qui est gage d'innovations et grâce aussi à un champion d'exception,Garfield Wood (en)) est quasiment une cause nationale en vertu de la vocation maritime du Royaume-Uni, alors grande puissance maritime et coloniale.

L'industrie britannique utilise le vecteur de la course et des records motonautiques pour promouvoir ses produits : Les canots de course sont propulsés par des moteurs d'avionRolls-Royce (comme le fameux V12Rolls-Royce R — « R » pour « Racing » (« compétition ») — éprouvé également dans le cadre de lacoupe Schneider ou sur de monstrueuses automobiles de record terrestre, qui préfigure lemoteurMerlin, utilisé sur les avions de chasse de labataille d'Angleterre) ou les très exotiques moteursNapierLion,Sabre etVulture, surpuissants mais très délicats à mettre au point.

Les coques sont souvent réalisées dans des chantiers qui ont la double vocation d'avionneurs (les années 1920 à 1940 sont l'âge d'or de l'hydraviation) et de constructeurs de vedettes rapides pour les domaines militaires et civils :Saunders Roe àCowes, Vosper-Thornycroft, etc. Les pilotes sont des amateurs fortunés, commeMalcolm Campbell,Henry Seagrave ou encoreJohn Cobb, prêts à risquer leur vie pour la gloire médiatique, mais aussi par patriotisme.

Les défis anglais dans le cadre du trophée Harmsworth, ou les assauts montés contre le record absolu de vitesse sont le fait d'équipes structurées autour de coureurs, financés par un club de mécènes et bénéficiant du soutien technique de l'industrie mécanique, navale et aéronautique, qui y trouve un banc d'essai intéressant pour des applications civiles et militaires.

On peut citerHenry Seagrave et sesMiss England (en) : le I, monomoteur (Napier Lion12 cylindres en W) trop peu puissant, avec146 km/h en 1929, pour le record absolu.

Le II, propulsé par deux moteurs Rolls Ryce R, attelés sur une hélice unique aura une carrière aussi glorieuse que dramatique, chavirant sur lelac Windermere alors même que le record venait d'être battu (159 km/h), tuant Henry Seagrave et blessant grièvement son mécanicien. Repêché, amélioré, et remis en service avecKaye Don aux commandes, il sera en 1930 / 1931 le protagoniste d'unmano a mano épique avec Gar Wood, lui reprenant deux fois le titre avec un record à177 km/h sur lelac de Garde. À cette occasion, le volant tordu lors de l'accident mortel de Seagrave sera remis àD'Annunzio qui le consacrera « relique de la religion du courage » et l'exposera dans sa villa-musée duVittoriale.

Le commanditaire, lord Wakefield, financera un troisième Miss England (deux moteurs Rolls Royce R cette fois équipés deturbo-compresseurs sophistiqués et attelés sur deux arbres d'hélice distincts) avec une carène à redan, façon hydravion, qui, toujours avec Kaye Don aux commandes, reprendra le record à193 km/h en sur leLoch Lomond, pour le reperdre peu après, lorsque Gar Wood dégainera son « arme absolue », Le superlatifMiss America X,à quatre moteurs, capable de plus de200 km/h[2].

D'autres pilotes britanniques notoires contesteront la suprématie du champion américain:

Hubert Scott Paine et son révolutionnaireMiss Britain III (en) en aluminium sera à un cheveu de le battre lors de courses sur circuit en 1932, mais son canot monomoteur (un R.R. R poussé à2 500 ch) capable de177 km/h était trop « juste » pour le record absolu. Il est aujourd'hui exposé aumusée maritime de Greenwich.

Autre protagoniste britannique célèbre,Sir Malcolm Campbell, avec sesBluebird K3, puis K4, des canots de course peints en bleu et décorés de l'oiseau magique deMaeterlinck reprit le record pour le Royaume-Uni en l'améliorant à quatre reprises après la retraite sportive de GarWood (record porté à228 km/h sur le lac de Coniston, battu en 1950 par le SloMoShun de l'américain Stanley Sayres).

Après la Seconde Guerre mondiale, son filsDonald devait continuer la tradition familiale, en le payant de sa vie, aux commandes duBluebird K7 propulsé par un réacteur d'avion de chasse.

Les Italiens ont une très réelle culture du motonautisme de compétition, mais l'état de leur industrie est un vrai handicap.

L'ingénieur vénitien Attilio Bisio, dont le chantier SVAN a construit de rutilants bateaux-taxi pour la ville de Venise, puis des vedettes lance-torpillesMAS durant la Grande guerre en exploitant le potentiel des moteursIsotta Fraschini, se lance dans une tentative parrainée par Gabriele d'Annunzio.

Le racer baptisé symboliquementSpalato (le nom italien de la ville croate deSplit, revendiquée à cor et à cri par les nationalistes italiens) est d'un bon niveau (crédité d'un chrono de127 km/h en 1924) mais insuffisant pour battre le record.

Par la suite, la rivalité anglo-américaine et l'incapacité de l'industrie italienne de produire des moteurs équivalents à ceux de la concurrence (une lacune que l'aviation militaire italienne paiera durement une fois la Seconde Guerre Mondiale déclarée) écarteront les Italiens du tableau des records.

Cependant l'enthousiasme est bien là : à l'instigation de d'Annunzio, des épreuves « Unlimited » sont organisées sur le lac de Garde (lacoppa dell' Oltranza, littéralement « coupe de l'outrance »)[3].

Une course motonautique annuelle sur le, entrePavie etVenise attire les concurrents, foules et les médias (très encadrés à l'époque fasciste), c'est une sorte de rallye-raid sur un fleuve rapide et fantasque, comportant de nombreux pièges naturels (courants, troncs d'arbres immergés, bancs de sable, etc). On y voit souvent figurer, et gagner, deshydroglisseurs, mus par une hélice aérienne qui a l'avantage de ne rien risquer dans un choc avec un obstacle submergé.

À cette époque le record a d'ailleurs été brièvement détenu par un engin de ce type, construit parFarman, qui a atteint140 km/h sur la Seine, aux mains d'un pilote américain.

Signe des temps, les personnalités du régime s'y affichent et Vito Mussolini[4](neveu du dictateur et directeur du journalPopolo d'Italia) y pilote un hydroglisseur engagé par la milice fasciste (la MSVN)[5].

Le « campionissimo » du motonautisme italien de l'Entre-deux-guerres est le comte Teofilo Rossi di Montelera, richissime héritier de la firme d'apéritifsMartini & Rossi.

En 1938, il réussit un coup d'éclat en remportant la très prestigieuse Gold Cup de APBA (cf. infra), àDétroit, aux États-Unis, battant les Américains à domicile, une victoire abondamment médiatisée par lesactualités officiellesluce[6] avec son racer, très symboliquement baptiséAlagi (du nom d'une bataille livrée aux Éthiopiens par les troupes coloniales italiennes).

La firme Martini & Rossi conservera jusqu'aux années 1990 une tradition desponsoring dans les épreuves motonautiques (notamment offshore) en souvenir de ce très réel champion, que seul le manque de matériel national compétitif a empêché de s'illustrer dans la course au record.

Côté américain, les courses sur circuit sont organisées par une fédération nationale, l'APBRA, avec différentes catégories de cylindrée, culminant avec la classe « Unlimited » (Sans restriction). Les bateaux de la catégorieUnlimited, utilisés pour des courses sur circuit sont des compétiteurs naturels pour le record absolu de vitesse nautique.

Le contexte d'un championnat organisé (L'APBA Gold Cup) et de l'émulation qui va avec, en fait un véritable laboratoire d'innovations, tant pour les dessins de coques et d'hélices que pour la préparation des moteurs.

L'industriel et inventeur Garfield Wood, qui a fait fortune en exploitant des inventions comme la benne basculante ou le camion-poubelle broyeur, est la figure de proue du motonautisme américain des années 1920 et 1930[7].

Pilote talentueux, constructeur de bateaux (dont certains sont vendus à desbootleggers), mécanicien-préparateur inventif et minutieux « Gar » Wood remporte sa première de ses cinq Gold Cup en 1917 et entre les courses, monte régulièrement des tentatives contre le record de vitesse aquatique ou des défis anglo-américains dans le cadre du trophée Harmsworth. Son approche dans la conquête du record est du type « force brute » : de la puissance, toujours plus de puissance.

Le Miss America II de 1920 (record à120,49 km/h) est déjà équipé de quatremoteurs V12 Liberty de400 ch chacun et son dernier « racer » baptisé Miss america X (1933) (toujours en montage quadri-moteur, mais avec des mécaniquesPackard plus évoluées) mesure treize mètres de long sur trois de large. Sa vitesse atteint un record à200,94 km/h, substantielle progression sur seulement treize années, ponctuées de duels avec les engins de record britanniques, où le trophée changera de mains pas moins de dix fois.

Corollaire de cette explosion de performances, les accidents, parfois mortels, se multiplient, il faut dire que l'équipement personnel de sécurité des pilotes se résume à très peu de chose, une casquette de yachtman, bientôt remplacée par un bonnet et des lunettes d'aviateur, et un gilet de sauvetage léger passé par-dessus un bleu de mécanicien.

Dans les courses sur circuit, GarWood évite de trop utiliser le gouvernail vu le risque de chavirer. Courageux mais pas téméraire, il vire autour des bouées en différenciant le régime des deux arbres d'hélice.

Cependant Gar Wood ne s'interdit pas l'usage des raffinements nés du creuset de l'APBA gold cup: Les coques « archimédiques », à déplacement, de 1904 ont très vite cédé la place à des embarcations capables dedéjauger et de « planer » à la surface de l'eau, puis, assez vite, les coques ont intégré desredans, utilisés enhydraviation pour favoriser le décollement des filets d'eau sur la carène et diminuer le freinage.

Le racerEl Lagarto (« le lézard », en espagnol) appartenant à un des plus coriaces concurrents de Gar Wood, lecalifornien George Reis, qui s'entraine sur lelac George est à cet égard un exemple intéressant: Né comme une coque classique de sport manufacturée parHacker craft (autre grand fournisseur des contrebandiers d'alcool deChicago) et une motorisation raisonnable de « seulement »150 ch, son pilote le fera modifier avec un gros V12 Packard, mais surtout en ajoutant de plus en plus de redans sous la carène et un système d'écopes réinjectant l'air aux endroits stratégiques pour améliorer la glisse de la coque.

Ce faisant, la coque d'El Lagarto devient de plus en plus rapide, mais aussi de plus en plus volage, décollant de l'eau avec de grands bonds et des éclaboussures d'écume, ce qui le fera baptiser par la presse sportive « The Leaping Lizzard of Lake George » (le lézard bondissant du lac George)[8].

Après la retraite sportive de Gar Wood d'autres dessins apparaîtront comme les coques trois points qui ne touchent plus l'eau que par deux patins à l'avant et l'hélice à l'arrière, comme l'emblématiqueSlo-Mo-Shun IV (jeu de mots phonétique sur Slow-motion, mouvement au ralenti) des années 1950, records successifs à 258, puis287 km/h, puis les configurations ditesPicklefork (littéralement « fourchette à cornichons ») avec deux patins avant proéminents en avant du fuselage principal qui ne touche quasi plus l'eau, l'arrière étant porté par l'hélice qui travaille ensuper-cavitation, pratiquement hors de l'eau.

Slo-Mo-Shun IV sera le dernier « racer » polyvalent en courses sur circuit et en record absolu de vitesse. Le record ne sera plus battu ensuite que par des machines totalement spécialisées, bientôt propulsées par des turboréacteurs (jet boats).

Chant du cygne des classiques hydroplanes conventionnels, le superbeLaura III, de l'Italien Mario Verga, qui utilisait deux moteurs de compétition automobileAlfa-Romeo 159 (les mêmes que sur lesFormule 1 deFangio etNino Farina) se catapulta en octobre 1954 dans une tentative sur lelac d'Iseo, tuant son pilote[9].

L'amélioration du record appartenait désormais auxjet boats comme leCrusader deJohn Cobb, et surtout le très efficace et très médiatiséBluebird K7 deDonald Campbell (tous deux finalement détruits avec décès du pilote lors de tentatives de record, respectivement sur leLoch Ness et sur lelac Coniston).

Constamment amélioré et remotorisé, leBluebird K7 avait franchi la barre symbolique des 300 mi/h (483 km/h) fin sur le lac de Coniston lorsqu'il décolla et tua son pilote à quelques centaines de mètres de la fin du parcours chronométré. Campbell, en liaison radio avec son équipe et les cadreurs de la BBC, commenta pour ainsi dire sa propre mort en direct. Son bateau, repêché trente ans plus tard a été reconstitué pièce à pièce et restauré par une équipe de passionnés locaux.

De l'autre côté de l'Atlantique aussi, plusieurs "jet boats" furent construits, notamment le malchanceuxTempoAlcoa[10], du musicien et champion motonautique canadienGuy Lombardo, construit en aluminium et bénéficiant du soutien technique des grands avionneursaméricains. Après avoir connu un premier accident lors d'essais à haute vitesse dont le constructeur, Les Staudacher, se tira miraculeusement avec des blessures légères, leTempo Alcoa, probablement fragilisé, se désintégrera lors d'essais ultérieurs avec un pilotage radiocommandé.

Autrejet boat nord-américain célèbre ; leHustler de Lee Taylor, qui battra le record de Campbell avec un « chrono » de459 km/h en 1967, non sans avoir connu au préalable une « sortie de piste » à200 km/h, lors d'essais sur leLac Havasu, au cours de laquelle Taylor fut grièvement blessé et son bateau copieusement endommagé.

Le danger atteignant des sommets avec ces engins qui ne demandent qu'à s'envoler et à retomber sur une eau rendue dure comme du béton à ces vitesses, les tentatives iront en s'espaçant à partir des années 1960, et le très audacieux australienKen Warby qui a établi, en 1978, un record à511 km/h avec un engin de sa conception propulsé par un réacteur d'avion de chasse[11] n'a pas été battu depuis cette date.

Lee Taylor, l'ancien recordman, avait tenté de reprendre son record avecDiscovery II, un engin propulsé par...un moteur fusée à carburant liquide (peroxyde d'hydrogène concentré, comme sur leMesserschmitt Komet de la2e G.M.) qui se désintégra littéralement en sur lelac Tahoe (Californie) en tuant son pilote.

Compétition

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Vitesse « inshore Formula 1 »

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Vitesse inshore.

Se déroulant sur des lacs ou des rivières, les épreuves de Catamaran F1 constituent le haut-niveau dumotonautisme de vitesse inshore, à l'image desFormule 1 en sport automobile. Le championnat du monde de F1 motonautique UIM a été créé en1981.

Vitesse « offshore PowerBoat P1 »

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Vitesse offshore.

La catégorie desPowerBoat P1 forme l'élite de cette discipline. Le championnat 2006 comptait six Grand Prix :Malte,Italie,Allemagne,Méditerranée (Italie),Grande-Bretagne etPortugal.

Drag boat racing

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Les courses se tiennent sur un quart de mile, soit402 mètres. Les vitesses atteintes sont de400 km/h. La fédération couvrant ces épreuves essentiellement américaines est l'International Hot Boat Association.

De nombreuses courses de ce genre se tiennent dans le monde, notamment aux États-Unis.

Endurance

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Parmi les épreuves d'endurance, il convient de citer les24 heures motonautiques de Rouen qui se déroulent début mai, la ville de Rouen est la capitale du Motonautisme. Les24 Heures de Rouen compte pour le Championnat du Monde Endurance, ainsi que les6 heures motonautiques de Paris aujourd'hui disparues.

Rallye motonautique

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Parmi les épreuves de ce type, citons la Route des Gabares, qui se court sur des bateaux pneumatiques.

Au milieu des années 1980, l'organisateur durallye Paris - Dakar,Thierry Sabine, avait organisé un rallye pour hors-bords sur le fleuve Niger, entreNiamey etBamako. Il n'a connu que très peu d'éditions, faute de sponsors et de médiatisation.

Constructeurs de canot automobile

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Pratique par pays

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Japon

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Le sport motonautique auJapon revêt des aspects très déroutants pour l'observateur occidental habitué à la confrontation des pilotes et à l'amélioration mécanique permanente des machines au sein du cadre réglementaire d'unejauge de course.

Au Japon, il existe des épreuves motonautiques appeléeskyotei — littéralement « course de bateaux » —, disputées avec de minusculeshors-bords qui sont le plus semblables possibles (ce qu'en course de voiliers on qualifierait demonotypie). Les courses, disputées dans des stades nautiques artificiels pourvus de tribunes sont extrêmement serrées, la décision se faisant sur les dépassements aux bouées de virage.

Les pilotes, qu'on pourrait assimiler à desjockeys (ils portent des couleurs distinctives) sont des professionnels bien payés et souvent des femmes[12].

Comme il s'agit d'un des très rares sports japonais (avec les courses de chevaux et lekeirin, ou course cycliste sur vélodrome) où lesparis sont légaux, la Maffia japonaise (les tristement fameuxyakuzas) a des intérêts dans l'organisation de ces courses, notamment pour y recycler de l'argent sale. Les très douteux politiciens anticommunistes (et anciens truands)Yoshio Kodama etRyoichi Sasakawa ont été souvent cités comme principaux « tireurs de ficelles » de ces paris sportifs[13].

Accidents

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Le,Didier Pironi et l'ensemble de son équipage constitué deJean-Claude Guénard et du journalisteBernard Giroux décèdent lors d'une course deoffshore à bord duColibri au large de l'île de Wight, auRoyaume-Uni.

Le,Stefano Casiraghi, époux deCaroline de Monaco, se tue lors d'un accident deoffshore au large deSaint-Jean-Cap-Ferrat.

Le, Jean-Marc Sanchez, seul Français à ce jour champion d'Europe et du monde de la catégorie reine classe 1 se tue à bord duVictory 1 écurie Victory Team (UEA) au Grand prix de Dubaï lors du troisième tour, avec Mohammad Al Mehairi, Jean-Marc Sanchez était alors en quête d'un deuxième sacre mondial à l'occasion des deux dernières courses de la saison. Didier Pironi fut le mentor de Jean-Marc Sanchez dans les années 1980, et Stefano Casiraghi était son ami[14].

Notes et références

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  1. (en)Camille du Gast, the Valkyrie of Motorsports, blog.imagesmusicales.be
  2. (en) HearstMagazines,Popular Mechanics, Hearst Magazines,(lire en ligne).
  3. (en) ThreePointHydroplanesItalia, « Coppa dell'Oltranza | Three Point Hydroplanes - Italia », surwww.threepointhydroplanes.it(consulté le).
  4. (it)Istituto Luce, « La gara di motonautica Pavia-Venezia »[vidéo],(consulté le).
  5. (it)Istituto Luce, « Gara motonautica internazionale Pavia-Venezia »[vidéo],(consulté le).
  6. (it)Istituto Luce, « Nel campionato mondiale motonautico il Conte Theo Rossi di Montelera conquista la Coppa d'Oro. »[vidéo],(consulté le).
  7. (en) « A Brief History of the Gold Cup », surthunderboats.ning.com(consulté le).
  8. (en) « El Lagarto - The Leaping Lizard of Lake George », surthunderboats.ning.com(consulté le).
  9. « The Glorious Obsession Of Mario Verga », surwww.lesliefield.com(consulté le).
  10. (en) « tempo alcoa speedboat ».
  11. (en) « Sport Australia Hall of Fame - Member Profile », surwww.sahof.org.au(consulté le).
  12. « Japon : Glissades nippones », extrait de l'émissionL'Effet Papillon[vidéo],CANAL+,(consulté le).
  13. alec Dubro et david Kaplan (trad française francoise Deschodt),Yakuza, la maffia japonaise, paris, Picquier poche (traduit de l'anglais, domaine américain).
  14. Jean-Marc Sanchez a trouvé la mort, comme son ami Stefano Casiraghi et son mentor Didier Pironi... Une vraie "malédiction"...,Webedia,.

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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v ·m
Jeux olympiques d'été actuels
Jeux olympiques d'hiver actuels
Disciplines olympiques additionnelles
Ancienssports olympiques
Anciens sports de démonstration
Anciennes disciplines non sportives
JO antiques
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