| Morosaglia | |
Vue du village. | |
Blason | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Collectivité territoriale unique | Corse |
| Circonscription départementale | Haute-Corse |
| Arrondissement | Corte |
| Intercommunalité | Communauté de communes Pasquale Paoli |
| Maire Mandat | Vincent Cognetti 2020-2026 |
| Code postal | 20218 |
| Code commune | 2B169 |
| Démographie | |
| Gentilé | Merusaglinchi |
| Population municipale | 961 hab.(2023 |
| Densité | 39 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 42° 26′ 10″ nord, 9° 18′ 01″ est |
| Altitude | 860 m Min. 182 m Max. 1 249 m |
| Superficie | 24,45 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Golo-Morosaglia |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | morosaglia.corsica |
| modifier | |
Morosaglia[mɔʁoza(l)ja], encorse :Merusaglia, est unecommune française située dans lacirconscription départementale de laHaute-Corse et le territoire de lacollectivité deCorse. Elle appartient à l'anciennepiève deRostino, enCastagniccia.
Morosaglia est une commune de l'intérieur, située dans l'anciennepiève deRostino, enCastagniccia. Elle est l'entrée principale, depuis l'intérieur de l'île, du territoire de vie Castagniccia duparc naturel régional de Corse limitrophe.
| Moltifao | Canavaggia,Valle-di-Rostino,Castello-di-Rostino | Ortiporio | ||
| Piedigriggio | N | Giocatojo | ||
| O Morosaglia E | ||||
| S | ||||
| San-Gavino-di-Tenda | Castineta | Gavignano |

Morosaglia se situe dans le « deçà des monts » (Cismonte enlangue corse) ouCorse schisteuse au nord-est de l'île[Note 1], dans le prolongement de l'arête schisteuse duCap Corse qui se poursuit avec lemassif du Monte San Petrone et se termine au sud de laCastagniccia. Ce massif est un bloc de « schistes lustrés[Note 2] » édifié au tertiaire lors de la surrection des alpes sur un soclehercynien, de la fin de l'ère primaire.
Commune de moyenne montagne à l'ouest de l'arête schisteuse du San Petrone, son territoire occupe une partie de la zone dépressionnaire centrale de l'île, dite « cuvette de Ponte-Leccia » ; cette zone a une couverture sédimentaire autochtone de la Corse ancienne qui est une des composantes de la Corse orientale Alpine.
Ce territoire s'étend sur une longue bande de terre orientée presque latéralement depuis le flanc ducol de Prato (985 m -Quercitello) à l'est, jusqu'aux limites de la commune deMoltifao à l'ouest, représentées par une petite barre montagneuse d'environ 500 mètres d'altitude. Entre les deux coule leGolo. Il comporte un étranglement sur la partie entre Bocca di Riscamone - Bocca a Serna (altitude 696 m).
« Entre Morosaglia, où j'ai signalé plus haut des schistes quartzeux, etPonteleccia, il y a un accident géologique des plus remarquables, je veux parler de la grande masse de rochesgranulitiques ou encore schisteuses, quartzeuses et calcaires qui forment la partie importante de la Cima di Pedani[Note 3]. Vers Bocca a Serna, à l'altitude de 700 mètres, sur les schistes gris alternant avec des lits de calcairesphylliteux et nombreuses roches vertes, intrusives, repose une granulite rose écrasée oumylonite de la deuxième nappe, au-dessus de laquelle on trouve successivement des schistes violacés, une roche verte, gréseuse, des schistes terreux et enfin un ensemble confus de roches calcaires représentant leRhétien et leLias calcaire. Ces derniers sédiments sont plissés en un grandsynclinal accidenté de plis secondaires. [...] Au-dessous de ces terrains duJurassique, il y a de nouveau une agglomération de roches triasiques disposées en plusieurs plis secondaires, [...] finalement ces dernières reposent sur une masse importante de granulite rose, écrasée, appliquée sur le filon de gabbro-serpentine de la Serra Debbione, et cela entre les bornes 3 et 2 du kilomètre 79. À partir de là, jusqu'à Ponteleccia, on ne trouve que cegabbro qui se prolonge jusque sur la rive gauche duGolo, où il supporte de nouveau des sédiments de la deuxième nappe. Vers l'Asco, il y a quelques lambeaux de schistes lustrés que l'érosion a épargnés. »
— D. Hollande inGéologie de la Corse,p. 51.
Dans la dépression de Ponte-Leccia d'où elles envahissent le San Petrone et la région deSaint-Laurent, les roches vertes abondent dans les schistes lustrés. C'est une roche spéciale dont le type ne paraît pas très répandu en dehors de l'île. Ces roches vertes appartiennent aux types desgabbros formés defeldspath labrador et anorthite, depyroxène et depéridot avec des éléments accessoires très nombreux, parmi lesquels :« fer titane, fer oxydulé, fer oligiste, pyrite, sphène, apatite, zircon, olivine, chlorite, épidote, zoïsite, calcite, chrysotile et antigorite associés à de l'augite, du diallage, de la bronzite, de la hornblende, de l'amphibole verte, de la glaucophane, des zéolites, des produits serpentineux divers et même aussi du quartz ; éléments qui, par leur présence plus ou moins abondante ou leur absence, les distribuent en : diabases, péridotites, norites, gabbros, etc., qui, dans les variétés à olivine, donnent lesserpentines »[1].
Le territoire communal est délimité :
Le Golo et ses affluents l'Asco et la Casaluna, sont les trois principaux cours d'eau traversant ou délimitant la partie occidentale de la commune, soit sa partie plaine. Ils sont alimentés par de nombreux petits cours d'eau, certains se jetant directement dans le Golo comme le ruisseau de Balliccione[2] (rg).
La partie orientale de la commune, celle autour du village de Morosaglia, comporte un réseau hydrologique dense, les eaux des cours d'eau alimentant le ruisseau de Gavignaninco[3] affluent du ruisseau de Prunitaccio.Sous le village même coule le ruisseau de Conca qui prend plus bas le nom de ruisseau de Prunitaccio[4] avant de se jeter dans laCasaluna.
Le climat qui y règne est le plus contrasté de l'île, c'est-à-dire très chaud en été et très froid en hiver.Il y est moins humide que sur le versant oriental de la chaîne du San Petrone. La couverture forestière de ce secteur est moins homogène et morcelée en différentes unités. Les peuplements forestiers sont composés de différentes essences.
La végétation montre bien la rudesse du climat. Au fond de la vallée poussent de bas chênes verts et chênes blancs ; la montée vers le village présente une maigre végétation, composée d'un maquis bas, clairsemé de genévriers cade, de chênes verts et de chênes lièges qui visiblement ont résisté aux incendies, avec des boisements épars de pins maritimes etlaricio. Ce n'est qu'en approchant ducol de Prato qu'on découvre la châtaigneraie.
La commune est traversée par lesroute territoriale 20 (ex-RN 193) etroute territoriale 30 (ex-RN 197) qui se croisent à Ponte-Leccia. Le village même de Morosaglia est desservi par la route D 71[Note 4] qui relie Ponte-Leccia (Morosaglia) à Prunete (Cervione) via lecol de Prato (985 m) et bon nombre de villages de la « petite Castagniccia ».
On peut arriver aussi au village de Morosaglia en venant deBisinchi viaValle-di-Rostino, par la D 15. Son intersection avec la D 71 se situe au col deBocca à Serna (696 m), près d'un oratoire, ou depuis la vallée de laCasaluna par la D 139, en passant alors parGavignano etCastineta.
Les deux voies deschemins de fer de la Corse, qui relientAjaccio àBastia, les deux métropoles de la Corse etCalvi -L'Île-Rousse à Bastia, se croisent à Ponte Leccia. Les bâtiments de Lagare de Ponte-Leccia nouvellement rénovés, se trouvent aux abords de laroute territoriale 30, à la sortie de l'agglomération en direction de Calvi.
Depuis Ponte-Leccia, l'aéroport le plus proche est l'aéroport de Bastia Poretta distant de 32 km ; le port de commerce le plus proche celui deBastia à 48 km. Le port deL'Île-Rousse se trouve quant à lui distant de 42 km et celui de Calvi à 65 km.
Il existe à Ponte-Leccia un service de taxis - ambulance et une entreprise de transports routiers.
Au, Morosaglia est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[5].Elle est située hors unité urbaine[6] et hors attraction des villes[7],[8].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (54,3 %), forêts (33,4 %), zones agricoles hétérogènes (7,2 %), zones urbanisées (2,7 %), cultures permanentes (2,3 %)[9]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].


Les principaux hameaux et quartiers de Morosaglia sont Convento, Rocca Soprana, Rocca Sottana, Stretta, Collu, Querceto, Terchini, Tabonzuli, Sevasi, la plupart accrochés à la montagne, certains édifiés sur des pitons rocheux, au bord de falaises schisteuses. L'ensemble du bâti est ancien, avec de nombreuses maisons en schiste, la pierre locale, avec couverture de lauze. Beaucoup de constructions ont été restaurées à l'identique, d'autres sont à l'état d'abandon, ruinées comme la chapelle Sant' Andria en bas du hameau de Querceto.
Ce remarquable village est coiffé d'un mamelon surmonté de l'église romaneSanta Reparata. Il fait face au monteSan Petrone dont les pentes sont recouvertes dehêtres vers le sommet et dechâtaigniers à l'étage inférieur, et qui se trouve à environ cinq kilomètres « à vol d'oiseau ».
Morosaglia est la patrie dePascal Paoli né en 1725 au hameau de Stretta. Un musée a été créé dans sa maison natale. Sa statue trône à l'entrée du village, au-dessus de la D 71, face au monument aux morts. Elle a été érigée en 1953.

C'est à Ponte-Leccia (U Ponte à a Leccia ou encore sans articlePonte a à Leccia) que se trouve l'intersection de deux des principales routes de l'île : lesroute territoriale 20 etroute territoriale 30. De simple hameau il y a une trentaine d'années encore, Ponte-Leccia est devenu une ville. Carrefour routier et ferroviaire incontournable, la localité s'est considérablement développée ces dernières décennies. Commerces et lotissements nouveaux sont la preuve de la vitalité de cette agglomération nouvelle.
Encorse la commune se nommeMerusaglia.
Lesite préhistorique de Rusumini situé au sommet de la colline du même nom (344 m) sur la commune deCastineta laisse à penser que le territoire voisin de l'actuelle commune de Morosaglia était occupé à l'époque[10].
Avec le site de Santa Maria di Riscamone, Morosaglia présente les traces indéniables de l'occupation de son territoire actuel dans l'Antiquité.
Le village deRiscamone était implanté sur un ancien bourg romain. Les vestiges de Riscamone se trouve aujourd'hui sur la commune de Morosaglia alors que les ruines de Santa Maria di Rescamone sont sur la commune deValle-di-Rostino. Des fouilles ont permis de mettre au jour les vestiges d'habitations antiques sur le site.
Le col de Riscamone (Bocca di Riscamone) « à cheval » surValle-di-Rostino et Morosaglia, était traversé par une voie romaine reliant le centre de la Corse à l’est.
AuXIe siècle, la piève de Rostino dépendait desmarquis de Massa di Corsica dont leur château était àU Pinzu (actuel commune deCastello-di-Rostino) dont le pouvoir s'étendait sur tout l'« en deçà-des-Monts ». En 1250, malgré leur appauvrissement lié aux luttes menées contre leurs vicomtes, anciens vassaux en révolte, il leur restait encore une grande partie des terres dont les châteaux de Rostino[11].
C'est à cette époque que sont construites des chapelles pré-romanes dont l'église Santa Reparata.
AuXVIe siècle, vers1520, Castello-di-Rostino qui comptait environ 3 250 habitants, faisait partie de lapiève deRostino dans l'anciendiocèse d'Accia. Les lieux habités étaient :Saliceto, Vicinato, lo Borgo, Chiamachie, Gavignani, la Petragrossa, Castineta,Sevasi,la Terchina, la Fogatella, la Brocca, Casa Pitti, Tarlagia, lo Collo, Grate, la Valle, Frasso, Pastorechia, le Balleciasce, Piano, Caniolo, Petralata, lo Vignale, Mileto, Bisinchi, Lesca[12].
La piève de Rostino relevait religieusement de l'évêché deMariana qui était établi àBastia depuis 1570, à cause de la permanente menacebarbaresque. La communauté de Riscamone depuis longtemps disparue, était le centre de lapiévanie (il titolare di tutta la pieve di Rostino).L'église piévane Santa Reparata de Morosaglia a été l'église paroissiale jusqu’aux environs de 1935. Civilement, la piève de Rostino relevait de la juridiction deBastia.
Au début duXVIIIe siècle, dans un rapport demandé parGênes,Francesco Maria Accinelli a écrit[13] :Pieve di Rostino : Pastorecchia con 6 ville, 326. Savinaccie con 5, 360. Castineta con 2, 250. Valle, Grati, Casapiti, Ferlaggia e Rischiamone 315. Saliceto e Vicinato 172. Bisinchi con 4 ville 334. Sevasi, Brocca, e Casanova 1 757.Morosaglia 399.
La pieve joua un grand rôle dans la révolte des Corses contre l'occupant génois (1729-1769).Morosaglia garde des traces de l'occupationgénoise : tour dans le village, pont génois à Ponte-Leccia.
Pasquale Paoli fils deHyacinthe Paoli général en chef de la nation corse, y naquit le au hameau de Stretta.
En 1789, la Corse fait partie du royaume de France. Avec laRévolution française, est créé en 1790 le département de Corse, puis en 1793, celui de El Golo (l'actuelle Haute-Corse). La commune portait le nom de Morosaglia (An II). En 1801 on retrouve le même nom au Bulletin des lois.
La piève deRostino devient en 1790 le canton de Rostino. En 1828, ce dernier devient canton de Morosaglia avant de devenir en 1973, lecanton de Castifao-Morosaglia[14].
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| avant 1988 | ? | Pancrace Francisci | ||
| mars 2001 | en cours | Vincent Cognetti | DVG | Retraité |
| Les données manquantes sont à compléter. | ||||
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].
En 2023, la commune comptait 961 habitants[Note 5], en évolution de −7,86 % par rapport à 2017 (Haute-Corse : +5,34 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 | 1856 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 433 | 774 | 940 | 449 | 793 | 807 | 908 | 903 | 900 |
| 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 876 | 891 | 913 | 939 | 1 057 | 1 006 | 1 049 | 1 039 | 957 |
| 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 880 | 867 | 923 | 892 | 973 | 1 091 | 1 018 | 1 131 | 550 |
| 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2008 | 2013 | 2018 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 694 | 750 | 854 | 883 | 1 008 | 1 058 | 1 072 | 1 160 | 986 |
| 2023 | - | - | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 961 | - | - | - | - | - | - | - | - |

La commune est dôtée de deux écoles primaires : la Scola Paoli, l'école primaire publique Pascal Paoli au village, et un groupe scolaire à Ponte-Leccia. Le collège le plus proche est àMoltifao.
Deux médecins ont leur cabinet à Ponte-Leccia. Du village, les plus proches hôpitaux sont :
Il y a deux lieux de culte catholique relèvant dudiocèse d'Ajaccio :

Ponte à Golu,pont génois à dos-d'âne à cinq arches sur leGolo au hameau Ponte-Leccia, date desXVIIe et XVIIIe siècles. Il a remplacé un pont construit auMoyen Âge. Il est inscritMonument historique par arrêté du[18].
En raison de la circulation importante de laRN 193, le pont a été élargi enencorbellement avec des petites arches en consoles sur les côtés, (visibles sur la photo), mais celui-ci a gardé son style.
C'est une grosse bâtisse de plan carré à deux étages et combles, recouverte de lauzes, située au hameau de Stretta. Le rez-de-chaussée est en partie occupé par le tombeau du général, la chapelle mortuaire duBabbu. Elle abrite aujourd'hui leMusée Pascal-Paoli.
Le bâtiment est inscritMonument historique par arrêté du[19].
U Cunventu (à prononcer comme "coun'-bain-tou"), couventfranciscain, édifice communal au hameau Cunventu. U Cunventu abrita "A Scola Paoli" (fondée par le testament de Pascal Paoli) : école primaire et un cours complémentaire qui furent célèbres, drainant des élèves de toute la Castagniccia. Aujourd'hui, le collège est àMoltifao, et l'actuelle Scola Paoli est un petit bâtiment neuf bâti en face du Cunventu.U Cunventu di Merusaglia est un bel exemple d'architecture des couvents franciscains qui couvraient la Corse. Son long usage pourA Scola Paoli n'a pas altéré son état primitif et il est resté pratiquement intact, ce qui est rarissime. Le couvent est en cours de restauration. Pour raison de sécurité, il n'est pas hélas visitable actuellement.
La construction du couvent de Mineurs Observantins s'échelonne de 1622 à 1699 et se termine en 1705 avec l'adjonction du clocher. Il est un lieu de mémoire en raison des séjours qu'y ont fait Pascal Paoli et son frère Clément.
L'église conventuelle attenante, l'église paroissialeSan Francescu (Saint-François d'Assise), propriété de la commune, est inscriteMonument historique par arrêté du[20]. Elle abrite les tombeaux de Clemente Paoli, et de Alfieru Elaminiu Pulidori. Elle renferme un tableauChemin de croix, peinture sur toile 60x80 datée duXVIIIe siècle, classée Monument historique[21].
Cet établissement industriel a été construit en 1928 au lieu-dit Cherchio à Ponte Leccia.Modernisée au cours des années 1930, l'usine est dotée entre autres d'atomiseurs. En 1938, l'exploitant, la "Société Anonyme des Tanins Corses" sous la direction de Guy Fardet, emploie plus de 100 personnes auxquelles s'ajoutent des bûcherons, des forestiers et des transporteurs et fabrique près de 3 000 tonnes d'acide gallique exportées vers les ports deLondres et deLiverpool.Cet établissement industriel désaffecté est repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel, dossier versé le[23].
Les vestiges de la mine qui a été exploitée dans la deuxième moitié duXIXe siècle, sont situés en partie sur la commune de Canavaggia, sont repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel dossier versé le[24].
La mine a employé jusqu'à seize personnes (12 ouvriers et 4 femmes pour le triage) en 1901.
Morosaglia est concernée par quatreZNIEFF de2e génération :
La zone a une superficie de5 550 ha et concerne 23 communes. Elle comprend les formations boisées de laCastagniccia occidentale et duBozio, composées de châtaigneraies de chênaies (chênes verts et chênes blancs), d'aulnaies cordés, et de boisements épars de résineux aux environs de Morosaglia[25].
La ZNIEFF 940004186 d'une superficie de1 723 ha concerne six communes. Elle comprend la grotte de Pietralbella découverte en 1932, la tourbière de Moltifao qui se situe dans le sillon central séparant la Corse cristalline de la Corse alpine, et la chênaie verte de Piedigriggio[26].
La forêt de San Pietro d'Accia est divisée en deux massifs, l'un au nord, concernant La Porta, qui s'étend ducol de Prato (985 mètres) jusqu'au sommet duSan Petrone (1 767 mètres), point culminant de la Castagniccia, et l'autre au sud qui comprend les crêtes et les versants boisés entre le Monte Calleruccio (1 484 mètres) et la Punta di Caldane (1 724 mètres). Cette forêt communale, soumise au régime forestier, est exploitée localement pour le bois de chauffage.La zone d'une superficie de1 887 ha fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004200 - Hêtraies du massif du San Petrone[27].
La zone d'une superficie de1 380 ha concerne 19 communes. Elle comprend trois unités distinctes, distribuées du nord au sud sur les crêtes du massif de San Petrone.Castello-di-Rostino se situe dans l'unité au nord ducol de Prato où l'on trouve un ensemble de plateaux sommitaux et de croupes à faible pente qui culminent au Monte Compoli à 1 236 mètres[28].

| Blason | Un dextrochère armé brandissant une épée posée en barre[29]. | |
|---|---|---|
| Détails | Veuillez faire apparaître lacouleur inconnue en blanc (table d'attente) etl'argent en gris. Armes dePascal Paoli, natif de la commune, et qui portait pour armes :D'azur au dextrochère armé d'argent tenant une épée du même, garnie d'or. Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
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Les communes les plus peuplées deCorse(communes supérieures à 1 000 habitants) | |
|---|---|
| Plus de 40 000 habitants | |
| Entre 10 000 et 40 000 habitants | |
| Entre 2 500 et 10 000 habitants | |
| Entre 1 000 et 2 500 habitants |
|