Au, Montsoult est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8].Elle appartient à l'unité urbaine de Montsoult[Note 1], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle estville-centre[Note 2],[9],[10]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[10]. Cette aire regroupe 1 929 communes[11],[12].
Montsoult est desservie par lagare de Montsoult - Maffliers, sur laligne H du Transilien, branchesParis-Nord —Persan-Beaumont /Luzarches. La gare est desservie à raison d'un train omnibus au quart d'heure en heures creuses et par 8 trains semi-directs en heures en pointe, soit en alternance un train semi-direct au quart d'heure (omnibus de Paris àSarcelles - Saint-Brice puis direct) et un autre train semi-direct (direct de Paris à Sarcelles - Saint-Brice etomnibus ensuite) au quart d'heure. La desserte se réduit à un train omnibus à la demi-heure en soirée (après 20 h 30). Il faut de 26 à 31 minutes de trajet à partir de lagare du Nord.
Le nom deMontsoult provient probablement du latinMonticelis, altération deMontis Cellariensis, mont relatif au cellier des moines, ou peut-être de l'anthroponyle Monte-Ceodi, chevalier de 1233.[citation nécessaire]
Vers 1275, la seigneurie est partagée entre une branche de lafamille de Montmorency et la famille La Queue. Les deux domaines sont réunis en 1744 par Geoffroy Macé Camus de Pontcarré, baron deMaffliers.La population s'élève à un peu plus de 400 habitants auXIXe siècle.
Avec l'arrivée du chemin de fer en 1875, la commune connaît une lente évolution démographique et s'étend versla gare, située dans la plaine.Une première vague de lotissement débute en 1926 provoquant un important afflux de population.
En 1940, le château situé 3, rue de Pontoise est réquisitionné par les Allemands ; la mairie y aménage un internat en 1943 puis le revend en 1945 à l'ambassade d'URSS[réf. nécessaire].
Des barres d'immeubles sont construites dans les années 1960.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25].
En 2023, la commune comptait 4 023 habitants[Note 4], en évolution de +15,54 % par rapport à 2017 (Val-d'Oise : +4,32 %,France horsMayotte : +2,36 %).
C'est un édifice assez simple, qui se distingue par son plan inhabituel à doublenef, ce qui en fait uneéglise-halle. L'instabilité du terrain a motivé plusieurs reprises en sous oeuvre, et l'extérieur est sans grand caractère. La façade duXVIIIe siècle est influencée par lestyle classique, et devrait normalement être enduite.
L'intérieur tient son caractère par des huitvoûtes d'ogives, dont certaines retombent sur despiliers agrémentés defrises sculptées. Des désordres de structure ont motivé une longue campagne de restauration entre 1967 et 1976. Pratiquement tout le mobilier ancien a été enlevé de l'église, et elle a été redécorée par la suite. Lesfonts baptismaux, quatre statues et un tableau sont les seuls éléments antérieurs à laRévolution française maintenus en place[29].
Aujourd'hui, l'église Saint-Sulpice est le principal lieu de culte d'un regroupement paroissial qui s'étend sur quatre communes.
Ancienne croix de cimetière, devant l'église (inscrite monument historique par arrêté du[30])
Elle n'a pas été déplacée lors du transfert du cimetière vers la périphérie Est du village. La croix proprement dite est enfer forgé et très simple. Elle est plantée sur unfût cylindrique à la base carrée, qui se dresse sur unpiédestalRenaissance particulièrement élaboré, mais mal conservé. Une niche est ménagée dans chacune des quatre faces, dont la partie supérieure estmoulurée à la façon d'unecoquille Saint-Jacques : Montsoult était effectivement situé sur l'un des chemins depèlerinage versSaint-Jacques-de-Compostelle. Des petits frontons en arc de cercle légèrement saillants surmontent les niches[31]. Ces frontons prennent appui, à chacune des deux extrémités, sur deuxconsoles ayant apparemment été sculptées en têtes.
Maison 26 rue des Charmilles avec un puits de captage d'eau potable qui en 1927 alimentait le village .
Passerelle en lisière de forêt.
Le trou Floquet, rue Paul-Rimet
L'origine de cette dépression du terrain est inconnue, mais il s'agit probablement d'un vestige de l'époque de l'exploitation dugypse qui existait dans la région depuis le hautMoyen Âge. Le trou Floquet fut déjà mentionné sous ce nom dans unecharte de 1584[31]. Après des périodes pluvieuses, le fond du trou se remplit d'eau, et évacuée ensuite par une canalisation. La cavité est solidifiée et conforté par des murs enmoellons pour stabiliser le terrain.
Croix de Montsoult, situé au carrefour rue de Maffliers / rue des Charmilles / rue de Villaines
Cette croix s'élève à l'emplacement d'une croix plus ancienne connue depuis la fin duXVIIe siècle, marquant l'entrée Est du village sur la route royale deBeauvais à Paris qui passait jadis par les hauteurs de Montsoult[31].
Maison au 26 rue des Charmilles
Cette maison conserve une inscription d'époque,« Commune de Montsoult, Service des Eaux, Forage n° 2, 1927 ». Un second puits profonds fut foré en cette année pour alimenter en eau potable les nouveaux lotissements construits. L'adduction d'eau potable remonte déjà à1909 à Montsoult, du fait du débit insuffisant des trois fontaines existantes préalablement[31].
Villa Béthanie, rue de Baillet
Cet ancienséminaireoratorien s'élève depuis 1889 à l'emplacement de l'ancien château médiéval du Pied-de-Fer, détruit en1875. Les hauts murs de clôture en pierres du grand domaine occupé pour l'essentiel par un parc, longent la rue de la Mairie en face de l'église, la rue de Pontoise et la rue de Baillet. L'allée des Clématites délimite le parc au Sud et à l'Est.
Muraille de l'ancien château du Pied-de-Fer disparu.
Maison de l'Ange-gardien, 23 rue de la Mairie
Construite dans un stylenéo-Renaissance, cette maison en brique rouge et pierre de taille est l'une des plus remarquables du village. La statue d'unange gardien orne l'angle Nord-Est de la façade, surmonté par un petit clocher. La maison est l'ancienne porterie de la villa Béthanie (voir ci-dessus) et passe entre les mains de plusieursordres religieux : Les franciscaines de Sainte-Élisabeth de Hongrie y installent unpensionnat, puis lespères Oratoriens en font leur noviciat en tant que dépendance de la villa Béthanie[31].
Villa des Tilleuls, 18 rue de Pontoise
Cette grande demeure est l'une des plus importantes de la commune. Son nom vient des tilleuls qui bordent la rue de Pontoise. Elle a été construite pour le docteur Bujon, médecin et maire de la commune, puis passe dans la propriété de M. Champenois, conseiller municipal. Les fêtes de l'école communale sont alors organisées annuellement dans le parc de la villa. Elle appartient aujourd'hui à la commune qui l'utilise pour ses activités culturelles. La maison de gardien à l'entrée du domaine et les anciens communs sont occupés par les services techniques de la mairie[31].
Pont d'Arcole, à l'entrée de la forêt de l'Isle-Adam, dans la prolongation Ouest de la rue de la Mairie
Ce pont a été construit en 1830 pour le compte du comte du Choiseul, qui souhaite pouvoir relier le parc de son château deBaillet-en-France à celui de Maffliers, propriété du duc de Périgord. Du fait que les deux propriétés ne sont pas exactement limitrophes, le comte doit tout d'abord acquérir lequartier des Bois, se composant d'une plâtrière, d'une ferme et de plusieurs maisons, habitées par dix-sept ménages au total. Une fois qu'il a tout racheté, il fait raser l'ensemble. Ce sont les bûcherons qui donneront au pont son nom[31], à l'instar d'un pont à Paris, en souvenir d'un jeune républicain mort au cours desTrois Glorieuses. Abattu alors qu'il plantait undrapeau tricolore, il s'écria avant de mourir : « Rappelez-vous que je m'appelle Arcole »[32].
Les créneaux représentent les anciennes fortifications du village.
La croix degueules qui divise les quartiers rappelle que lesseigneurs de Montsoult ont participé auxCroisades.Le premier quartier d’or auxalérions d’azur figure est emprunté au blason de lafamille de Montmorency, qui a été seigneur de Montsoult.Le deuxième quartier d’azur aux fleurs de lys d’or indique l'appartenance de Montsoult aupays de France.Le troisième quartier d’azur au lion d’or évoque la famille de Beaumont.
Le quatrième quartier d’or à dix billettes de gueules renvoie à Antoine de Bucy, seigneur deGournay, inhumé en l’église de Montsoult dont seule subsiste la pierre tombale qui forme le seuil de l’église. Adopté par la municipalité.
Alias
Alias du blason de MontsoultD'or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d'azur, quatre dans chaque canton ; au franc-canton d'argent à l'étoile de sable.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Montsoult comprend trois villes-centres (Baillet-en-France,Maffliers et Montsoult).
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
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↑Julien Ducouret, « Vidéoprotection : sept nouvelles caméras à Montsoult : Le maire divers droite, Lucien Mellul, l'a annoncé il y a quelques jours »,La gazette du Val-d'Oise,(lire en ligne).
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Collectif d’historiens,Le Patrimoine des Communes du Val-d'Oise - tome 2, Paris, Éditions Flohic,, 1054 p.(ISBN2-84234-056-6), « Montsoult »,p. 954–960
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