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Montréal

45° 30′ 12″ nord, 73° 35′ 13″ ouest
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirMontréal (homonymie).

Montréal
Montréal
De haut en bas et de gauche à droite : lecentre-ville de Montréal, leVieux-Montréal, labasilique Notre-Dame, leVieux-Port de Montréal, l'oratoire Saint-Joseph et lestade olympique.
Blason de Montréal
Armoiries de Montréal.
Drapeau de Montréal
Drapeau de Montréal.
Administration
PaysDrapeau du CanadaCanada
ProvinceDrapeau du QuébecQuébec
RégionMontréal
Subdivision régionaleAgglomération de Montréal
Statut municipalMétropole
Arrondissements19 arrondissements
Mairesse
Mandat
Soraya Martinez Ferrada
2025-2029
Code postal
Codes postaux
Fondateur
Date de fondation
Paul de Chomedey de Maisonneuve etJeanne Mance
Constitution
Démographie
GentiléMontréalais et Montréalaise
Population1 762 949 hab.(2021)
Densité4 827 hab./km2
Population de l'aire urbaine4 291 732 hab.(2021[1])
Code géographique66023
Géographie
Coordonnées45° 30′ 12″ nord, 73° 35′ 13″ ouest
Superficie36 520 ha = 365,2 km2
Divers
Langue(s)Français[2]
Fuseau horaireHeure de l'Est etUTC−05:00
Indicatif514, 438 et 263
DeviseConcordia Salus (« Le salut par la concorde »)
La métropole francophone des Amériques (slogan)
Localisation
Géolocalisation sur la carte :Canada
Voir sur la carte administrative du Canada
Montréal
Géolocalisation sur la carte :Québec
Voir sur la carte administrative du Québec
Montréal
Géolocalisation sur la carte :région métropolitaine de Montréal
Voir sur la carte administrative de la région métropolitaine de Montréal
Montréal
Géolocalisation sur la carte :Montréal (région administrative)
Voir sur la carte administrative de Montréal (région administrative)
Montréal
Liens
Site webmontreal.ca
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Montréal (/ˈmɔ̃.ˌʁe.al/[3]Écouter) est la principale et la plus grandeville duQuébec. Grandemétropole[4]insulaire etportuaire dufleuve Saint-Laurent, au pied desrapides de Lachine, c'est ladeuxième ville duCanada (avec 1 938 161 habitants en 2025[5]), aprèsToronto, la huitième enAmérique du Nord, et la plus grande villefrancophone d'Amérique[6]. Sonaire urbaine, larégion métropolitaine de Montréal, rassemble près de 4,3 millions d'habitants, soit environ la moitié de la population du Québec[7]. Montréal est l'une des grandes agglomérations d'Amérique du Nord et un important pôlefinancier[8], desavoir[9], deculture et d'aéronautique. Elle est souvent considérée comme l'une des plus belles villes culturelles d'Amérique du Nord. C'est à Montréal que siègent l'Organisation de l'aviation civile internationale, l'Institut de statistique de l'UNESCO, lesecrétariat de la Convention sur la diversité biologique ainsi que l'Agence mondiale antidopage.

La ville doit son nom aumont Royal, qui surplombe lecentre des affaires et lecentre historique de la ville, qui se trouvent tous deux dans l'arrondissement Ville-Marie. Montréal est découpé en 19arrondissements qui couvrent les trois quarts de l'île de Montréal, la plus grande partie de l'archipel d'Hochelaga, mais également les îlesBizard,des Sœurs,Sainte-Hélène etNotre-Dame. Il y a plus de1,8 million d'habitants dans les limites municipales.Langue officielle de l'administration, lefrançais est la langue d'usage de la majorité de la population. L'anglais et d'autres langues y occupent toutefois une place importante ; la moitié des Montréalais sontbilingues et près du quart sonttrilingues[10].

Cœuréconomique,commercial etfinancier du Québec, la ville compte plus de 400sièges sociaux et de nombreusesgrappes industrielles. Considérée comme « meilleure ville étudiante » au monde par les classements internationaux, souvent ex æquo avecVienne etMelbourne[11], et comme la « métropole universitaire duCanada »[12] avec sixuniversités et450 centres de recherche, Montréal est aussi un centre culturel d'importance pour lesjeux vidéo[13], lecinéma[14] et ledesign[15]. Letransport collectif de la ville, structuré entre autres parun métro, est l'un des plus efficaces, rapides et ponctuels en Amérique du Nord. L'aéroport international Montréal-Trudeau accueille plus de21 millions de voyageurs annuellement. La région de Montréal est la porte d'entrée de l'immigration auQuébec[16]. En 2023, environ 67 % des immigrants établis au Québec depuis la dernière décennie résident à Montréal et ses banlieues rapprochées[17].

Hôte de l'Exposition universelle de 1967 et desJeux olympiques d'été de 1976, Montréal accueille chaque année leGrand Prix deFormule 1 du Canada et de nombreux festivals, tels que leFestival international de jazz, lesFrancos etJuste pour rire. LesCanadiens sont la plus vieille équipe dehockey au monde toujours en activité, sans interruption.

Montréal est considérée comme uneville mondiale.

Toponymie

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Gravure de 1762 parPierre-Charles Canot illustrant Montréal et le mont Royal depuis le fleuve Saint-Laurent auXVIIIe siècle, d'aprèsThomas Patten.
Article détaillé :Mont Royal.

Montréal est prononcé[mɔ̃ʁeal]écouter enfrançais standard,[mɒ̃ʁeal]écouter[Note 1] enfrançais québécois et[ˌmʌntriːˈɒl]écouter enanglais canadien.

LesKanien'kehá:ka (Mohawks) désignent la ville sous le nom deTio'tia:ke, aussi orthographiéTiohtià:ke[18]. Ce nom signifie« là où les courants se rencontrent » selonWapikoni[19],« l'île entre les deuxrapides » selonLe Devoir[20]. Selon l'Université Concordia, c'est plutôt une abréviation deTeionihtiohtià:kon qu'elle traduit par« là où le groupe se scinde ou emprunte des chemins différents »[18].

Enanishinaabemowin, elle est appeléeMooniyang[21].

C'est l'explorateurfrançaisJacques Cartier, lors de son deuxième voyage enAmérique en 1535, qui baptise la montagne qui surplombe la ville. Dans son récit de voyage, il raconte :« Et parmi ces campagnes est située et assise la ville de Hochelaga près d'une montagne aux alentours labourés et fort fertiles et sur laquelle on voit fort loin. Nous nommâmes cette montagne lemont Royal. »[trad 1],[22] Le choix de ce nom pourrait être attribuable à celui qui accompagnait Jacques Cartier le jour du débarquement sur cette île, Claude de Pontbriand, fils du seigneur deMontréal (province d'Aquitaine,royaume de France). C'est l'avis des historiensHenry Percival Biggar etÆgidius Fauteux[23]. De laseigneurie de Montréal, enAquitaine, il subsiste lechâteau[Note 2].

C'est en 1575 qu'est attesté pour la première fois le nom« Montréal », dans l'ouvrageLa Cosmographie universelle de tout le monde écrit parFrançois de Belleforest, un historiographe français[24].

Bien que le premier établissement français sur l'île de Montréal porte le nom deVille-Marie, c'est le nom Montréal qui devient l'appellationde facto de la ville à partir duXVIIe siècle ; plusieurs cartes en témoignent[25]. Cette désignation deviendra officielle le, date d'incorporation de la « ville de Montréal »[26].

Le termemont enfrançais (et enlangue d'oc) est issu dugallo-romanMONTE (lui-même de l'accusatifmontem, dulatinmons « montagne »), il avait également le sens de « hauteur, élévation, colline » enancien français[27].-réal,Réal- représente généralement la forme d'ocreal francisée (occitan modernereial, reiau, « royal ») cf.Montréal (France,Drôme,Mons Real 1231[28]), issue comme le françaisroyal du latinregalis[28]. D'où le sens global de « mont royal »[28]. Ce type toponymique indique, selonAlbert Dauzat, la soumission directe au roi[28].

Géographie

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Situation

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Articles détaillés :Île de Montréal,Archipel d'Hochelaga etMont Royal.
Lefleuve Saint-Laurent à Montréal

La ville de Montréal est située dans le Sud duQuébec, dans l'Est du Canada (45° 31′ N, 73° 39′ O), à proximité des frontières de la province de l'Ontario et de l'État de New York (États-Unis)[29],[30].

Villeportuaire et métropole dufleuve Saint-Laurent, elle se trouve à environ 850 km de sonembouchure, soit environ à 230 km en amont de laville de Québec. Son territoire occupe principalement l'île de Montréal, la plus vaste île fluviale de l'archipel d'Hochelaga (482,8 km2). La ville s'étend aussi sur l'île Bizard, l'île des Sœurs, l'île Sainte-Hélène et l'île Notre-Dame.

Située à la confluence du fleuve Saint-Laurent, de larivière des Outaouais et duRichelieu, la région de Montréal est traversée par un réseau hydrographique stratégique, notamment lavoie maritime du Saint-Laurent, qui permet la navigation entre l'Atlantique Nord et lesGrands Lacs, en contournant lesrapides de Lachine. Montréal est aussi située au cœur de l'écorégion desbasses-terres du Saint-Laurent, une vaste vallée entre lesAppalaches et lesLaurentides. À quelques kilomètres de Montréal, les terresagricoles de laMontérégie, sur larive sud du fleuve Saint-Laurent sont souvent qualifiées de « garde-manger du Québec »[31].

Centre-ville et territoire

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Articles détaillés :Ville-Marie (arrondissement),Centre-ville de Montréal,Vieux-Montréal etPointe-à-Callière.

Le territoire de laville de Montréal s'étend sur 365,65 km2, soit la plus grande partie du centre et de l'est de l'île de Montréal. Lecentre-ville de Montréal occupe une zone d'environ 18 km2 sur le flanc sud dumont Royal dans l'arrondissement Ville-Marie. Montréal compte uncentre historique, leVieux-Montréal, sur la rive du fleuve Saint-Laurent à proximité de laPointe-à-Callière et unquartier d'affaires concentré aux alentours duboulevard René-Lévesque. Plus du tiers des emplois de la ville sont concentrés dans le centre-ville[32].

Le centre-ville de Montréal vu depuis le belvédère du mont Royal, la nuit.

Montréal s'étend sur une vaste aire urbaine à densité de population variable. Si certains secteurs sont denses et urbains, comme lePlateau Mont-Royal,Mile End ouGriffintown, d'autres plus éloignés du centre, commeRivière-des-Prairies,Anjou, ouPierrefonds-Roxboro, prennent davantage les allures decité-dortoir. Montréal compte également de grandes zones industrielles, notamment dans l'arrondissementSaint-Laurent, à proximité de l'aéroport, et dans l'est de l'île. Réparties un peu partout sur l'île, la ville compte de nombreuses artères très fréquentées et commerciales comme larue Sainte-Catherine, leMarché central ou laplaza Saint-Hubert.

Périphérie et région métropolitaine

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Articles détaillés :Région métropolitaine de Montréal etAgglomération de Montréal.
La région de Montréal, vue de l'espace, la nuit.

L'aire urbaine de Montréal s'étend bien au-delà des limites municipales. LaCommunauté métropolitaine de Montréal, qui est composée de 82 municipalités locales[33], couvre une superficie de 4 360 km2 et réunit4,1 millions d'habitants, soit près de la moitié de la population duQuébec[34]. Montréal et sa communauté métropolitaine forment la15e plus importante aire urbaine d'Amérique du Nord[35] et la77e mondialement. Les principales villes de labanlieue de Montréal sontLaval (422 933 hab.),Longueuil (239 700 hab.),Terrebonne (111 575 hab.),Brossard (85 721 hab.) etRepentigny (84 285 hab.).

Leréseau de transport Exo opère destrains de banlieue desservant larégion métropolitaine.

À l'instar des grandes villes nord-américaines, l'étalement urbain en périphérie de Montréal s'effectue principalement à basse densité (moins de500 personnes parkilomètre carré)[36]. Cette tendance entraîne de forts coûts au niveau des infrastructures devoirie,aqueducs,égouts,électricité, communications et des frais detransport. Elle favorise l'urbanisation au détriment de terres agricoles et d'habitats naturels[37].

En plus du réseau routier, la périphérie de Montréal est desservie, auxheures de pointe, par letrain de banlieue administré par leréseau de transport exo. Six lignes aboutissent au centre-ville de Montréal à lagare Lucien-L'Allier et à lagare Centrale. On compte environ 80 000 passagers par jour ouvrables à bord des trains de l'AMT (Agence Métropolitaine de Transport)[38]. Le, laCaisse de dépôt et placement du Québec a dévoilé le projet deréseau express métropolitain, unmétro léger automatisé pour la banlieue proche[39]. La ligne A1, reliant la station Brossard, sur la Rive-Sud, à la station Gare-Centrale, au centre-ville de Montréal, a été inaugurée en. L'ouverture du reste du réseau, soit les lignes A2, A3 et A4 (à l'exception de la station YUL-Aéroport-Montréal-Trudeau) est prévue pour la fin de 2025. L'ouverture de la station YUL-Aéroport-Montréal-Trudeau est prévue pour 2027.

Rose des ventsDeux-Montagnes,
Sainte-Marthe-sur-le-Lac,
Pointe-Calumet,
Oka,
Lac des Deux Montagnes

Laval,Terrebonne,
Rivière des Prairies
Repentigny,
Rivière des Prairies,
Varennes,
Fleuve Saint-Laurent,
Montréal-Est
Rose des vents
Lac des Deux Montagnes,
Senneville,
Sainte-Anne-de-Bellevue
NFleuve Saint-Laurent,Boucherville,
Longueuil,
Saint-Lambert,
Brossard
O   Montréal   E
S
Kirkland,Dollard-des-Ormeaux,Dorval,
Lac Saint-Louis
Lac Saint-Louis,Fleuve Saint-Laurent,
Kahnawake,Sainte-Catherine
Fleuve Saint-Laurent,
La Prairie
Enclave :
Mont-Royal,Westmount,Hampstead,Côte-Saint-Luc,Montréal-Ouest

Climat

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Article détaillé :Hiver québécois.
L'automne sur lemont Royal
Déneigement des trottoirs après unetempête de neige

Montréal possède unclimat continental humide avec été tempéré, soit Dfb[40] dans laclassification de Köppen[Note 3]. La température moyenne annuelle s'est élevée à6,8 °C entre 1981 et 2010[41]. Le mois le plus chaud estjuillet (x¯{\displaystyle {\bar {x}}}=20,9 °C) et le plus froid estjanvier (x¯{\displaystyle {\bar {x}}}=−10,2 °C)[41]. On y compte en moyenne8 jours au-dessus de30 °C et17 jours en dessous de−20 °C par an. Selon une étude publiée le par leministère de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs du Québec, l'Ouest du Québec méridional se serait réchauffé de1 à 1,25 °C de 1960 à 2003[42]. En utilisant les données des années 2010 à 2022, la classification de Köppen est Dfa, soit un climat continental humide avec été chaud; la moyenne de juillet s'établissant à22,4 °C. Toujours pour la période 2010-2022, on y compte en moyenne 14 jours annuellement où30 °C est atteint.

Entre 1981 à 2010, Montréal a reçu environ 1 000 mm deprécipitations par an, 784 mm sous forme depluie et 210 cm sous forme deneige[41]. La date médiane de la première neige se situe du1er au et celle de la fonte de la couverture neigeuse continue du1er au ; soit un total d'environ4 mois enneigés[43],[44]. Le jour le plus pluvieux a été le, avec 94 mm enregistrés en une seule journée[41]. La chute de neige la plus volumineuse jamais enregistrée en une seule journée a eu lieu le avec une précipitation de 45 cm[45], alors que sur une période de24 heures le record a été établi du4 au 5 mars 1971, avec une précipitation de 47 cm lors de la désormais célèbre« tempête du siècle[46] ». Les26 et 27 décembre 1969, la métropole du Québec a vu sa plus forte tempête avec plus de 70 cm en48 heures. La plus grande couverture neigeuse a été mesurée le avec 102 cm[41].

Relevé météorologique deAéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal (période : 1981-2010) - altitude : 36 m -45° 28′ N, 73° 45′ O
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)−14−12,2−6,51,27,913,216,114,810,33,9−1,7−9,32
Température moyenne (°C)−9,7−7,7−26,413,418,621,220,115,58,52,1−5,46,8
Température maximale moyenne (°C)−5,3−3,22,511,618,923,926,325,320,6135,9−1,411,5
Record de froid (°C)
date du record
−37,8
1957
−37
1934
−29,4
1950
−15
1954
−4,4
1947
0
1995
6,1
1982
3,3
1957
−2,2
1951
−7,2
1972
−19,4
1949
−32,4
1980
−37,8
1957
Record de chaleur (°C)
date du record
13,9
1950
15
1981
25,6
1945
30
1990
34,7
2010
35
1964
35,6
1953
37,6
1975
33,5
1999
28,3
1968
24,3
2022
18
2001
37,6
1975
Ensoleillement (h)101,2127,8164,3178,3228,9240,3271,5246,3182,2143,583,683,62 051,3
Précipitations (mm)77,262,769,182,281,28789,394,183,191,396,486,81 000,3
dont neige (cm)49,541,236,212,9000001,81948,9209,5
Nombre de jours avec précipitations16,713,713,612,913,613,312,311,611,113,314,816,3163,3
Humidité relative (%)68,163,458,351,951,455,356,156,859,7626871,460,2
Nombre de jours avec neige15,312,19,13,20,0700000,725,41358,9
Source : Environnement Canada[47],[48].
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
−5,3
−14
77,2
 
 
 
−3,2
−12,2
62,7
 
 
 
2,5
−6,5
69,1
 
 
 
11,6
1,2
82,2
 
 
 
18,9
7,9
81,2
 
 
 
23,9
13,2
87
 
 
 
26,3
16,1
89,3
 
 
 
25,3
14,8
94,1
 
 
 
20,6
10,3
83,1
 
 
 
13
3,9
91,3
 
 
 
5,9
−1,7
96,4
 
 
 
−1,4
−9,3
86,8
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Biodiversité et protection de l'environnement

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Article détaillé :Protection de l'environnement à Montréal.

Les conditions climatiques caractéristiques de la région de Montréal sont propices à laforêt tempérée décidue. Les forêts naturelles de la région sont du domaine bioclimatique de l'érablière àcaryer cordiforme, c'est-à-dire des forêts dominées par lesérables à sucre et lescaryers. Parmi les autres essences d'arbre on y retrouve lehêtre à grandes feuilles, letilleul, lebouleau jaune, lenoyer cendré, lechêne blanc, lapruche du Canada, lethuya occidental, lepin blanc et lepin rouge.

Les espèces animales les plus communes sur l'île de Montréal sont leraton laveur, lamouffette rayée, l'écureuil gris, lamarmotte commune, lelapin à queue blanche, lecerf de Virginie, l'engoulevent d'Amérique, legeai bleu, legrand pic et l'oriole de Baltimore[49]. Lecoyote est une espèce de plus en plus présente à Montréal[50],[51]. Montréal compte également une importante faunecommensale. En plus deschats, deschiens et autresanimaux domestiques, lespigeons,goélands etrats vivent en ville.

Les milieux naturels et la santé publique subissent les conséquencesenvironnementales de sonurbanisation étendue, sa motorisation élevée et sonactivité industrielle. Ces conséquences ont un impact qualité sur l'air, l'eau et les sols et la pollution lumineuse et sonore.

Histoire

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Articles détaillés :Histoire de Montréal,Chronologie de l'histoire de Montréal etVille-Marie (ancien nom de Montréal).

Colonisation française

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Débuts

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Fort Ville-Marie, Montréal, 1645.

Jusqu'à quelques décennies avant lacolonisation française, l'île de Montréal est occupée par lesIroquoiens du Saint-Laurent[52].Jacques Cartier, le premierexplorateur européen à fouler l'île à l'automne 1535, décritHochelaga dans son récit de voyage, un villageiroquoien fortifié de « plus de mille personnes »[53] construit au pied d'une colline qu'il nommeMons realis. En 1603, près de70 ans plus tard, l'explorateurSamuel de Champlain rapporte que lesIroquoiens n'occupent plus l'île de Montréal[53],[54]. Unposte de traite saisonnier temporaire est construit en 1611 à laplace Royale (aujourd'huiPointe-à-Callière)[55].

À partir de 1636, laseigneurie de l'Île-de-Montréal est concédée à desnobles français, d'abordJean de Lauson, président de laCompagnie des Cent-Associés, puisJérôme Le Royer, sieur de La Dauversière, qui en prend possession au nom de laSociété Notre-Dame de Montréal en 1640[56]. La Société Notre-Dame, née du mouvement de laContre-Réforme, souhaite l'établissement d'unecolonie missionnairecatholique sur l'île de Montréal[57]. Arrivés de France àQuébec à l'été 1641, deux membres de la société, l'officierPaul de Chomedey de Maisonneuve et lasoignanteJeanne Mance, ont pour mission respective de prendre possession de Montréal et d'y fonder unechapelle et unHôtel-Dieu[58]. Maisonneuve est nommégouverneur de Montréal etVille-Marie est fondée au printemps suivant, le.

Vieux Séminaire de Saint-Sulpice, construit entre 1684 et 1687

Dans le contexte desguerres franco-iroquoises, les premiers colons français se retranchent dans lefort Ville-Marie[59]. Cette situation rend l'agriculture difficile à pratiquer. De plus, la Société Notre-Dame de Montréal n'arrive pas à convertir suffisamment d'Amérindiens pour assurer la croissance démographique[60]. Maisonneuve est contraint de retourner en France pour recruter d'autres colons en 1653 et en 1659 ; ces efforts en amènent près de 200, parmi lesquelssœur Marguerite Bourgeoys, la fondatrice de laCongrégation de Notre-Dame de Montréal en 1659[61]. Ces nouveaux arrivants permettent le développement de l'agriculture, assurant la survie et le développement de Ville-Marie.

En province royale

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L’Hôtel-Dieu de Montréal, avant l'incendie de 1695

En 1663, laNouvelle-France devient une province royale. Elle est placée sous le commandement duConseil souverain de la Nouvelle-France qui relève de l'autorité directe deLouis XIV. La Société Notre-Dame est dissoute la même année et Maisonneuve est renvoyé en France par le gouverneurProuville de Tracy[61]. La seigneurie de l'Île-de-Montréal est cédée auséminaire Saint-Sulpice de Paris en 1665. Lesprêtres sulpiciens influenceront de manière significative le développement de Montréal[61]. Latraite des fourrures devient, à partir de 1665, grâce à des interventions militaires françaises, une part principale de l'économie montréalaise[62]. Les pelleteries en provenance de larivière des Outaouais transitent à Ville-Marie qui compte plus de600 habitants à cette époque[63],[64],[65]. Les sulpiciens fontborner les rues en 1672 puis la ville est fortifiée d'une palissade de pieux en 1687[66].

Pendant que Ville-Marie se développe, d'autres secteurs de peuplement apparaissent sur l'île. En amont desrapides du Sault-Saint-Louis sur le Saint-Laurent, un fief est concédé à l'explorateurRené-Robert Cavelier de La Salle, qui fondeLachine en 1669. Au Sault-au-Récollet, au nord de l'île, sur larivière des Prairies, une mission est fondée par les sulpiciens en 1696. Malgré quelques périodes de tranquillité, les guerres franco-iroquoises font de plus en plus de ravages dans la colonie à la fin duXVIIe siècle. On compte parmi les événements sanglants lemassacre de Lachine du.

En, le traité de laGrande paix de Montréal met fin aux hostilités. 1 200 Amérindiens d'une quarantaine de nations de la région desGrands Lacs et plusieurs notables de la Nouvelle-France, dont le gouverneurHector de Callières, se rassemblent à Montréal pour la signature du traité[67]. L'expansion de Montréal se poursuit durant la première moitié duXVIIIe siècle ; les premiersfaubourgs apparaissent durant les années 1730 alors que la ville compte autour de 3 000 habitants[68]. En plus de la traite des fourrures, elle devient le point central d'un territoire agricole en pleine croissance.

Fin du régime français

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Capitulation des Français face à l'armée britannique à Montréal le.

Commencée un peu avant laguerre de Sept Ans, laguerre de la Conquête oppose lesFrançais et les Britanniques enAmérique du Nord à partir de1754. En plus de lacitadelle de Montréal, les Français comptent à cette époque de nombreux forts sur l'île de Montréal tel que lefort Lorette, lefort de la Montagne, lefort de Pointe-aux-Trembles et lefort Senneville.

Labataille des Plaines d'Abraham, victoire britannique àQuébec, le, annonce la fin du régime français sur le territoire. Malgré une dernière tentative de reprendre la ville lors de labataille de Sainte-Foy le, leduc de Lévis est contraint de replier ses troupes à Montréal. Le, les troupes françaises de Montréal[69], commandées parPierre de Cavagnal, marquis de Vaudreuil, se rendent sans combat à l'arméebritannique commandée par LordJeffery Amherst[70]. Letraité de Paris de 1763 marque la fin de la période française.

Conquête britannique et industrialisation

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Immigration britannique et consolidation de la bourgeoisie marchande

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Cette section est trop longue. Elle pourrait gagner à être raccourcie ou répartie en plusieurs sous-sections.
Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l'article, au point d'en compromettre laneutralité en accordant à un aspect du sujetune importance disproportionnée.
Médaille duBeaver Club, cercle social influent de marchands de fourrures montréalais de la fin duXVIIIe siècle , pour la plupart anglophones.
Montréal depuis la montagne (1830-1831) par Duncan

La conquête britannique entraîne principalement la transformation de l'économie mercantile de Montréal. En l'espace de quelques années, les marchands français sont supplantés par des marchands britanniques qui s'approprient latraite de fourrures et presque l'entièreté du commerce de laprovince de Québec[71]. Parmi les figures les plus éminentes du commerce des fourrures montréalais ont compte les écossaisJames McGill,Simon McTavish,Simon McGillivray etAlexander Mackenzie et les anglaisIsaac Todd,Edward Ellice,Joseph Frobisher. Ces commerçants sont parmi les fondateurs de laCompagnie du Nord-Ouest en 1779[72] et rejoignent leBeaver Club, uncercle social influent créé en 1785[73].

Après laguerre d'indépendance des États-Unis et l'arrivée deloyalistes américains dans laprovince de Québec, la région de Montréal devient un tampon où se rencontrent deux peuples, l'unanglophone etprotestant, l'autrefrancophone etcatholique.

Joseph Légaré,L'incendie du Parlement à Montréal, 1849.

Bien que lesCanadiens (descendants des premiers colons français) soient majoritaires, leur sous-représentation politique et le déni de leur langue crée une situation de tension culminant avec larébellion des Patriotes de 1837-1838. Montréal est le lieu d'émeutes de part et d'autre de la population. LeParlement du Canada-Uni, installé à Montréal entre 1843 et 1849, est ainsiincendié par des émeutiers anti-unioniste, appelés aux armes par un article haineux deThe Gazette. Le feu se propageant également jusqu'à la bibliothèque nationale, il détruit d'innombrables archives de la Nouvelle-France[74]. Ces incidents incitèrent les députés duCanada-Uni à transférer la capitale en alternance à Toronto et à Québec, puis à choisirOttawa à partir de 1866[75].

Montréal depuis le mont Royal, vers 1890.

Sur le plan économique, le début duXIXe siècle marque une importante transition dans l'activité commerciale de Montréal. Sa position géographique liée aux réseaux de communication naturels faisait déjà de la ville un centre important de la traite des fourrures vers l'Europe. Le début de la colonisation anglaise duHaut-Canada par les loyalistes transforme Montréal en plaque tournante de l'approvisionnement et du peuplement de la région desGrands Lacs. L'industrie de la traite des fourrures — qui a dominé l'activité économique pendant plus d'un siècle — perd en importance par rapport au négoce et aux activités de transport[76]. La croissance de la ville s'accélère par la construction en 1824 ducanal de Lachine, permettant aux navires de franchir lesrapides de Lachine et facilitant les communications entre l'Atlantique et lesGrands Lacs.

Lecanal de Lachine, vers 1850.

La seconde moitié duXIXe siècle amène le rapide développement du chemin de fer, la création d'une première ligne ferroviaire de 23 km entreLa Prairie etSaint-Jean-sur-Richelieu en 1836, et celle ducanal de Chambly, inauguré en 1843[77]. Les deux infrastructures améliorent les communications avecNew York, via lelac Champlain ou sa rive et la vallée du fleuveHudson. La construction des lignes duGrand Tronc vers Toronto et lesprovinces maritimes dans les années 1850, et celle dupont Victoria, en 1860, consolident la vocation de la ville. La compagnie ferroviaire duCanadien Pacifique y installe son siège social en1880, faisant définitivement de Montréal le nœud ferroviaire du Canada. Parallèlement l'industrie artisanale cède sa place à l'industrialisation.

La ville subit plusieurs épidémies durant leXIXe siècle, la plus importante étant l'épidémie de variole de 1885 qui tua 3 164 personnes (en très grande majorité des francophones) soit 1,89 % de sa population estimée alors à 168 000 habitants[78].

Entre les épidémies et les grands incendies l'élite commerciale, devenue industrielle, commence à s'établir dans leMile carré doré. En 1860, Montréal est devenue la plus importante municipalité de l'Amérique du Nord britannique et le centre économique et culturel duCanada.

Larue Sainte-Catherine Ouest, à l'angle de la rue Union, 1937.
L'Édifice Sun Life, achevé en 1931, est à l'époque le « plus grand édifice de l'Empire britannique ».

Entre la fin duXIXe siècle et le déclenchement de laPremière Guerre mondiale, Montréal connaît l'une des plus fortes périodes de croissance de son histoire. Le développement desbanques et autres institutions financières avec l'industrie donne l'élan lui permettant de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié duXXe siècle.

Cette croissance se traduit aussi sur le plan territorial. La1re municipalité à avoir été fusionnée à Montréal est celle d'Hochelaga en1883, suivie de Saint-Jean-Baptiste en1886, Saint-Gabriel en1887 et Côte-Saint-Louis en1893[79]. L'année1905 voit l'intégration deVilleray,Saint-Henri et Sainte-Cunégonde[79], aujourd'hui le quartier deLa Petite-Bourgogne. En 1908 s'ajoute Notre-Dame-des-Neiges, puisSaint-Louis-du-Mile-End et De Lorimier un an plus tard[79].

En1910, pas moins de10 municipalités sont fusionnées à Montréal :Tétreaultville,Longue-Pointe, Beaurivage-de-la-Longue-Pointe,Côte-Saint-Paul,Ville-Émard,Rosemont,Bordeaux,Ahuntsic,Côte-des-Neiges etNotre-Dame-de-Grâce[79], les deux dernières formant aujourd'huil'arrondissement du même nom. Six ans après, la cité s'agrandit de nouveau en englobantSault-au-Récollet etCartierville, puisMaisonneuve en1918[79].

Après la Première Guerre mondiale, la ville se modernise et développe une réputation de ville festive. Laprohibition auxÉtats-Unis en fait une destination prisée par les Américains. Montréal est alors qualifiée de « ville ouverte » en raison de l'essor desdébits de boisson, descabarets, des maisons dejeu, des réseaux deparis, l'accès facile auxdrogues, le foisonnement desbordels, la hausse dutourisme sexuel, combinés à une influence croissante de lapègre, de même qu'à une certaine connivence des forces policières[80],[81].

Malgré la croissance de Montréal, lechômage y perdure et est exacerbé par lekrach de 1929. Durant laGrande Dépression, la ville aide les chômeurs et entreprend une politique de grands travaux qui touche durement ses finances au point qu'elle est placée sous tutelle dugouvernement provincial de 1940 à 1944. Pendant cette période, l'effort de guerre amène leplein emploi et inaugure une nouvelle ère deprospérité.

Kiosque à journaux dansRosemont en 1943.

En 1951, la population montréalaise dépasse le million. Pourtant, la croissance deToronto a déjà commencé à contester à la métropole québécoise son statut de capitale économique du pays. En effet, depuis les années 1940, le volume d'actions échangées à labourse de Toronto est devenu supérieur à celui de labourse de Montréal. Les années 1950 et 1960 sont marquées par une croissance soutenue, que symbolise la tenue de l'Exposition universelle de 1967[82],[83], la construction desplus hautes tours duCommonwealth, duréseau autoroutier et dumétro de Montréal. Pourtant l'économie montréalaise, depuis la fin de laSeconde Guerre mondiale, est en pleine mutation. Un vaste mouvement des industries vers leMidwest et le Sud de l'Ontario, combiné à des changements technologiques, comme l'essor du camionnage et la mise en service de lavoie maritime du Saint-Laurent en 1959, réduisent progressivement l'importance de Montréal comme centre de transbordement des marchandises[84].

Resté stable pendant plusieurs décennies, le territoire municipal s'agrandit de nouveau avec l'annexion deRivière-des-Prairies en1963,Saraguay en1964 puisSaint-Michel en1968[79].

Montréal contemporain

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Montréal depuis l'observatoire de laPlace Ville Marie. LeVieux-Montréal donne sur lefleuve Saint-Laurent, que traversent les pontsJacques-Cartier etde la Concorde. Au premier plan, de gauche à droite, leComplexe Desjardins, leCentre hospitalier de l'Université de Montréal, lamaison de Radio-Canada, lepalais de justice de Montréal, lagrande roue, l'édifice Aldred, leVieux-Port.

Les années 1970 se révélèrent être une période de vastes changements sociaux et politiques, émanant d'une majorité francophone achevant saRévolution tranquille face à la domination traditionnelle du monde des affaires par uneminorité anglophone érodée par le lent déclin de leur ville[85]. Lacrise d'octobre 1970, qui voit l'armée déployée dans les rues[86], puis l'élection en 1976 duParti québécois, partisan de lasouveraineté du Québec, favorisent le départ de grandes entreprises[87] (Sun Life,RBCetc.) et de nombreuses personnes de la ville, accélérant encore le renversement de la hiérarchie des métropoles canadiennes au profit de Toronto[88]. Cela n'empêche cependant pas Montréal, dirigée d'une main de fer par le maireJean Drapeau, d'assurer son statut international en devenantville olympique en cette même année 1976. La métropole est alors à son apogée, au prix d'une dette importante[89].

En 1981 et 1982, les municipalités deSaint-Jean-de-Dieu et dePointe-aux-Trembles sont fusionnées à la ville[79].

Jusqu'au milieu des années 1990, l'économie de Montréal, frappée durement par lesrécessions de 1981-1982 et 1990-1992, se développe plus lentement que beaucoup de villes canadiennes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront un second souffle à la métropole québécoise[90]. Montréal célèbre avec éclat son350e anniversaire en1992.

La ville est frappée en par le premierféminicide de masse. Un homme déclarant détester les « féministes »abat quatorze jeunes femmes à l'École polytechnique[91].

Histoire récente

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Article détaillé :Réorganisation des municipalités du Québec de 2000-2006.

Au début duXXIe siècle, uneréorganisation des municipalités est mise en place à l'échelle duQuébec. Au terme d'un processus de fusions massives suivies de plusieurs défusions, Montréal acquiert ses limites actuelles après avoir intégréAnjou,Lachine,LaSalle,Montréal-Nord,Outremont,Saint-Laurent,Saint-Léonard,Verdun,Pierrefonds,Roxboro,Saint-Raphaël-de-l'Île-Bizard etSainte-Geneviève[79]. Les huit premières entités deviennent autant d'arrondissements, tandis que les quatre dernières sont jumelées pour n'en former que deux :Pierrefonds-Roxboro etL'Île-Bizard–Sainte-Geneviève, ce dernier étant le moins peuplé[92].

LeXXIe siècle amène le renouveau du paysage économique et culturel de la ville et de ses infrastructures. La construction degratte-ciel résidentiels, de deux super-hôpitaux, leCUSM et leCHUM, duquartier des Spectacles, lagentrification deGriffintown, l'expansion de l'aéroport Montréal-Trudeau, le remplacement dupont Champlain par lepont Samuel-De Champlain, la reconstruction de l'échangeur Turcot et le projet deRéseau express métropolitain (REM), sont autant de réalisations qui font que Montréal continue de se renouveler.

En 2017, la ville fête son375e anniversaire. Pour l'occasion est créée une distinction honorifique civile : l'Ordre de Montréal[93]. Cette même année, lesarmoiries et ledrapeau municipaux sont modifiés pour inclure un symboleautochtone[94].

Politique et administration

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Administration municipale

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Articles détaillés :Conseil municipal de Montréal,Maire de Montréal,Comité exécutif de Montréal etAdministration Plante.
Salle du conseil de ville de Montréal à l'hôtel de ville.
Valérie Plante, mairesse de Montréal 2017 à 2025.

Laville de Montréal est administrée par leconseil de la ville de Montréal et par 19 conseils d'arrondissement. La répartition des compétences entre laville centrale et les arrondissements est décrite dans laCharte de la Ville de Montréal, métropole du Québec, une loi dugouvernement du Québec et constitution de la ville[95].

Lalangue officielle de Montréal est lefrançais. Cependant, un deses arrondissements possède le statutbilingue français-anglais :Pierrefonds-Roxboro[96]. Le, la mairesse Plante confirme que le logo de Montréal inclura dorénavant le slogan « Métropole francophone des Amériques ». L'idée avait été suggérée dans le rapport d'un comité sur la valorisation du français à Montréal[97].

Le conseil de la ville de Montréal est l'organe décisionnel principal de la ville. Il est actuellement composé de la mairesse et de64 élus :19 maires d'arrondissement et46 conseillers de ville. Le Conseil siège à l'Hôtel de ville de Montréal. Depuis 2017, c'était le partiProjet Montréal, le parti de la mairesseValérie Plante, qui détenait la majorité de sièges au conseil municipal. En novembre 2025, elle en était à la fin de son deuxième mandat en tant que mairesse[98].Le partiEnsemble Montréal constituait l'opposition au conseil de ville.

Photo de Soraya Martinez Ferrada
Soraya Martinez Ferrada, élue mairesse de Montréal le 2 novembre 2025.

Le, l'administration Plante, qui dirigeait la ville de Montréal depuis 2017, cède sa place au parti politique Ensemble Montréal sous la gouverne deSoraya Martinez Ferrada. Elle affirme avoir au centre de ses intérêts les enjeux de lacrise du logement, la sécurité dans les quartiers, l'itinérance et la mobilité inclusive[99]. Dès son arrivée à l'hôtel de ville, son administration annonce la mise en place d'un plan d'action pour favoriser la construction de logements abordables et sociaux, en collaboration avec le gouvernement du Québec et plusieurs organismes communautaires[100].

Lemaire de Montréal est élu auscrutin uninominal majoritaire à un tour tous les quatre ans. Il incarne lepouvoir exécutif au sein de l'administration municipale de la ville ; en plus duconseil municipal, il siège auconseil d'agglomération et aucomité exécutif de Montréal. Il est également maire de l'arrondissementVille-Marie.

Les maires d'arrondissement sont élus ausuffrage universel parmi les électeurs d'un arrondissement et les conseillers de ville sont élus auscrutin majoritaire à un tour dans les districts électoraux de la ville. La chercheuse Laurence Bherer considère en 2002 que« les arrondissements montréalais disposent de pouvoirs importants faisant de Montréal l’une des villes les plus décentralisées dans le monde »[101].

Les 16 municipalités qui se partagent l'île de Montréal se retrouvent au sein duconseil d'agglomération de Montréal. Ce conseil gère les compétences d'agglomération sur l'ensemble du territoire de l'île de Montréal, dont lasécurité publique, l'évaluation foncière, la distribution de l'eau potable, le traitement des eaux usées et des matières résiduelles, la voirie et le transport collectif[réf. souhaitée]. Il est composé du maire de Montréal, de15 conseillers de Montréal et de14 maires et1 représentant des villes de l'île de Montréal.[réf. souhaitée]

Arrondissements

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Article détaillé :Arrondissements de Montréal.

Le territoire de la ville de Montréal est divisé en 19 arrondissements[102]. Les limites actuelles des arrondissements sont demeurées inchangées depuis les défusions municipales de 2006 et plusieurs d'entre eux correspondent aux territoires d'anciennes villes fusionnées à Montréal en 2002.

Les arrondissements sont dirigés par le conseil d'arrondissement composé du maire de l'arrondissement, des conseillers de ville de l'arrondissement et des conseillers d'arrondissement, s'il y a lieu (les arrondissements élisent entre 0 et 3 conseillers d'arrondissements)[103]. Au total, les19 arrondissements comprennent39 conseillers d'arrondissement. Ils sont responsables, à l'échelle locale, de l'urbanisme, de l'enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l'habitation, du personnel, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales[104].

Les 19 arrondissements de Montréal sont :

Représentation provinciale

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Au niveau provincial, la représentation à l'Assemblée nationale du Québec se fait par des députés élus dans descirconscriptions. Vingt-sept circonscriptions sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes).

Représentation fédérale

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Au niveau fédéral, la représentation à laChambre des communes du Canada se fait par des députés élus dans descirconscriptions. Dix-huit circonscriptions sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes).

La représentation auSénat du Canada, quant à elle, se fait par des sénateurs nommés dans desdivisions. Trois divisions sénatoriales sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes)[105].

Jumelages et accords internationaux

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Article détaillé :Liste des jumelages de Montréal.
PaysVilleRégion/EtatDate
Drapeau de la FranceFranceMontréal-la-CluseAuvergne-Rhône-Alpes1970[106]
Drapeau de la FranceFranceMontréal-les-SourcesAuvergne-Rhône-Alpes1972[107]
Drapeau de la FranceFranceMontréal-du-GersOccitanie1983[107]
Drapeau de la République populaire de ChineRépublique populaire de ChineShanghaiShanghai1985[108]
Drapeau de la FranceFranceLyonAuvergne-Rhône-Alpes1989[109]
Drapeau des États-UnisÉtats-UnisBostonMassachusetts1995[109]
Drapeau d'HaïtiHaïtiPort-au-PrinceOuest1995[109]
Drapeau d’IsraëlIsraëlTel Aviv-JaffaDistrict de Tel Aviv1996[109]
Drapeau de la République populaire de ChineRépublique populaire de ChineBeihaiGuangxi1996[109]
Drapeau de l'ItalieItalieMilanLombardie1996[109]
Drapeau de la GrèceGrèceAthènesAthènes-Centre1997[109]
Drapeau de la République socialiste du Viêt NamVietnamHanoïHanoï1997[109]
Drapeau du ChiliChiliSantiagoSantiago1997[109]
Drapeau de la RussieRussieMoscouCentral1997[109]
Drapeau de l'ÉquateurÉquateurQuitoPichincha1997[109]
Drapeau du JaponJaponHiroshimaChūgoku1998[110]
Drapeau de l'ArménieArménieErevanErevan1998[109]
Drapeau de l'AlgérieAlgérieAlgerAlger1999[109]
Drapeau de la TunisieTunisieTunisTunis1999[111],[109]
Drapeau du Maroc MarocCasablancaCasablanca-Settat1999[109]
Drapeau de la Corée du SudCorée du SudBusanBusan2000[109]
Drapeau du SalvadorSalvadorSan SalvadorSan Salvador2001[109]
Drapeau du NicaraguaNicaraguaManaguaManagua2001[109]
Drapeau de la FranceFranceParisÎle-de-France2006[112]
Drapeau du MaliMaliBamakoBamako2008[113]

Population et société

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Gentilé

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LegentiléMontréalais,Montréalaise est employé pour désigner les habitants de Montréal. Cette dénomination enfrançais a été officialisée auprintemps 2015[114]. Selon un linguiste québécois, le gentiléMontréalais a pour équivalentMontrealer enanglais,مونتريالي enarabe,Montrealés, montrealesa enespagnol,Montrealese enitalien et蒙特利尔人 enchinois[115].

Démographie

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Pour les données de population du Grand Montréal, se référer à l'articleCommunauté métropolitaine de Montréal.
Rue Prince-Arthur, début de la sectionpiétonne, vue duboulevard Saint-Laurent.
Foule sur larue Crescent à l'occasion duGrand Prix automobile du Canada 2011.

Montréal est la ville la plus peuplée duQuébec, la deuxième ville la plus peuplée duCanada et le centre d'uneagglomération de plus de 4 millions d'habitants[116],[Note 4]. En 2016, on compte 1 704 694 Montréalais[117]. La densité moyenne de population dans la ville est 4 662 hab./km2. Elle atteint 13 096 hab./km2 sur lePlateau-Mont-Royal et 18 802 hab./km2 dansParc-Extension.

L'immigration est le principal moteur de la croissance démographique montréalaise. Entre 2008 et 2009, l'île de Montréal accueille 40 005 nouveaux immigrants internationaux. Pour la même période, l'accroissement naturel amène 8 235 nouveaux Montréalais[118].

La population de la ville est relativement jeune : en 2006, selonStatistique Canada, le pourcentage d'habitants âgés de moins de35 ans est 44 %[119], soit2 points de plus que la moyenne québécoise, qui est 41,8 %[119]. L'âge médian y est 38,8 ans[119], soit un peu moins que la moyenne provinciale (41 ans).

Évolution démographique

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Évolution démographique historique
180118111821183118411851186118711881
9 00013 30018 76727 29740 35657 71590 323130 022176 263
Évolution démographique historique, suite (1)
1891190119111921193119411951--
254 278325 653490 504618 506818 577903 0071 021 559--
(Sources :Statistique Canada[120])
Évolution démographique
1961197119811991199620012006201120162021
1 201 5591 214 3521 018 6091 017 6661 016 3761 039 5341 620 6931 649 5191 704 6941 762 949
Source :Statistique Canada



Hôtel Le Saint-Sulpice, rue Saint-Sulpice.

La population de la ville de Montréal a connu sa principale période de croissance au cours de la seconde moitié duXIXe siècle et durant la première moitié duXXe siècle. Durant cette période, la population de la ville, sans compter la banlieue, passe d'un peu moins de 60 000 habitants à plus d'un million d'habitants ; Montréal est la ville la plus peuplée du Canada jusque dans les années 1950.

En plus de l'immigration irlandaise au cours duXIXe siècle, l'industrialisation est le principal facteur de la croissance de la ville. Les habitants des campagnes environnantesmigrent vers la ville pour y travailler dans les usines. La plupart des arrivants sont desCanadiens français et desCanadiens anglais provenant des milieux ruraux du Québec, de l'Ontario et duNouveau-Brunswick[121].

Immigration et diversité culturelle

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Montréal est devenue, au fil de son histoire, une destination accueillant une immigration de plus en plus diversifiée. Colonisée par un peuplement d'origine français et britannique entre lesXVIIe et XIXe siècles, la ville a connu plusieurs périodes d'immigrations dont les plus significatives sont :

En 2021, 33 % des habitants de Montréal sont des immigrants, dont près du tiers proviennent de la France ou du Maghreb[127]. Le tiers d'entre eux ont immigré entre 2011 et 2021; les personnes originaires de France, d'Algérie, de Syrie et des Philippines représentants les principaux groupes d'immigrants récents (ayant immigrés entre 2016 et 2021)[127]. Parmi les habitants ayant immigré au Québec entre 2012 et 2021 et toujours présents en 2023, environ 67 % se sont établis dans le territoire formé par lesrégions administratives deMontréal, deLaval et de l'agglomération de Longueuil, alors que 49,2 % se sont établis précisément dans la région administrative de Montréal[17].

Communautés culturelles

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Articles détaillés :Petite Italie de Montréal etQuartier chinois de Montréal.

La répartition des communautés culturelles montréalaises varie grandement en fonction des arrondissements[128]. Plus de200 communautés sont présentes, ayant créé leur quartier dès leXVIIe siècle, ou jusqu'aussi récemment qu'auXXIe siècle[129].

Langues

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Carte de l'île de Montréal indiquant la langue maternelle selon les secteurs.
Répartition linguistique de la langue la plus parlée à la maison dans les quartiers résidentiels de Montréal en 2021.
de 90 à 40 % francophone
de 70 à 40 % anglophone
de 60 à 40 %allophone
  • Franco-Anglo
  • Franco-Allo
  • Anglo-Allo
  • Égalité

La question des langues est un aspect culturel incontournable de Montréal. La ville a un paysage linguistique complexe, caractérisé à la fois par la coexistence de nombreuses langues et d'une préséance accordée au français dans l'administration, la vie publique, l'affichage commercial et le travail (par laCharte de la langue française).

La ville s'est bâtie auXIXe siècle et au début duXXe siècle avec un haut degré de ségrégation ethno-religieuse, linguistique et sociale[130]. Leboulevard Saint-Laurent représentant dans l'imaginaire montréalais à la fois la limite entre l'Estfrancophone, l'Ouestanglophone et le corridor de l'immigration de la ville[131]. Depuis la seconde moitié duXXe siècle, la question de la préservation du français à Montréal est un enjeu principal de lapolitique québécoise[132].

Selon les données durecensement de 2021, la premièrelangue officielle parlée à Montréal est lefrançais (62,7 %) suivie par l'anglais (26,3 %)[133]. 2,4 % des Montréalais ne parlent ni français ni anglais[133]. Le français est la langue maternelle du plus grand nombre de Montréalais (47 %) et la langue parlée le plus souvent à la maison (52,2 %). Dans la région métropolitaine de recensement de Montréal, ces proportions atteignent 59,9 % pour la langue maternelle et 63,8 % pour la langue parlée le plus souvent à la maison[127].

En 2021, les autres langues maternelles les plus répandues sont l'anglais (13%), l'arabe (5,7%), l'espagnol (4,6%), l'italien (3,3%), lemandarin (1,7%), lecréole haïtien (1,6%), levietnamien (1,1%), et leportugais (1%). Les autres langues parlées le plus souvent à la maison sont l'anglais (19,9%), l'arabe (3%), l'espagnol (2,9%), le mandarin (1,4%) et l'italien (1,2%).

Montréal est de loin la ville la plus trilingue du Canada, principalement grâce à une grande proportion de personnes issues de l'immigration parlant français, anglais et une autre langue[134]. 44% des montréalais issus de l'immigration sont trilingues[135]

Religions

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Pour un portrait d'ensemble, voirReligion au Canada etReligion au Québec.

Selon les données deStatistique Canada de 2021, 69 % des Montréalais s'identifient à une religion ou une spiritualité[127]. Lechristianisme est la religion prédominante à Montréal, avec lecatholicisme en tant que branche la plus populaire qui regroupe près de 35 % des habitants. De passage dans la ville en 1881, l'écrivainaméricainMark Twain baptise Montréal la « ville aux cent clochers »[136] soulignant la grande quantité d'églises érigées à cette époque. Parmi les lieux de cultes importants du christianisme à Montréal on compte l'oratoire Saint-Joseph, labasilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde, et lesbasiliques Notre-Dame et laSaint-Patrick. Lecimetière Notre-Dame-des-Neiges, situé sur le flanc nord dumont Royal, est le plus grand cimetière auCanada.

L'Islam est la deuxième religion à Montréal en nombre d'adhérents ; près de 13 % des Montréalais sont musulmans. C'est aussi la religion la plus pratiquée[137] et la religion ayant connu la plus grande croissance, passant de 155 000 adhérents à 218 000 entre 2011 et 2021[127]. Un peu plus d'une cinquantaine de lieux de culte musulmans existent dans la grande région de Montréal[138].

Les autres religions en ordre d'importance du nombre d'adhérents sont les autresconfessions du christianisme (11,3 %) et l'Église orthodoxe (3,2 %), lejudaïsme (2,1 %), l'hindouisme (1,8 %), lebouddhisme (1,5 %) et lesikhisme (0,9 %)[127]. L'Église unie du Canada, la plus importante dénomination protestante, possède comme lieu de culte notable l'église unie Saint-James et lecimetière Mont-Royal dessert traditionnellement la communauté protestante[139]. La communautéjuive (Juifs laïcs etJuifs pratiquants) de Montréal, établie surtout depuis ledébut duXXe siècle, est principalement concentrée dans les arrondissements d'Outremont, deCôte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce et deSaint-Laurent ; autour des villes enclavées deCôte-Saint-Luc etHampstead, où les Juifs sont majoritaires[140].

Société civile et droits civiques

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Articles détaillés :Village gai (Montréal) etQuartier duRed Light de Montréal.

Avec son quartier gai, leVillage, le plus grand quartier gai en Amérique du Nord et l'un des plus grands au monde, Montréal est l'un des pôles de la viegaie et lesbienne au Canada. Montréal a été choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris,Munich,Manchester,Sydney et, en 2000,Amsterdam,Berlin,Manchester. En2006, elle a accueilli les premiersOutgames mondiaux (Jeux olympiquesLGBT)[141].

Sports

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Article détaillé :Sport à Montréal.
Stade olympique, avec sa tour, terminée après les Jeux olympiques.
Murale dédiée à l'équipe defootball desAlouettes de Montréal.

Les Montréalais pratiquent plusieurs types d'activités sportives sur une base récréative grâce à la présence de nombreux clubs sportifs amateurs et associations sportives locales. La popularité des sports y est aussi favorisée par l'existence d'un réseau de terrains extérieurs et d'installations intérieures (aréna, gymnase, terrain intérieur de soccer)[142]. L'hiver, des anneaux de glace et despatinoires sont aménagés à l'extérieur[143]. Lelac aux Castors[144],[145] sur lemont Royal et l'anneau de glace dans levieux-port[146] permettent aux Montréalais de renouer avec la pratique dupatinage dans une ambiance familiale. Leski de fond est également une activité populaire et plusieurs centaines de kilomètres de sentiers balisés sont entretenus par la ville dans les parcs[147].

Événements sportifs

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Au cours de son histoire, Montréal a été l'hôte de plusieurs événements sportifs majeurs, dont lesJeux olympiques d'été de 1976, les championnats mondiauxd'escrime en 1967,de cyclisme sur piste etde cyclisme sur route en 1974,d'aviron en 1984,de natation en 2005, lacoupe Rogers de tennis, leGrand Prix du Canada deFormule 1.

Jeux olympiques
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Course automobile
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Grand prix du Canada, sur lecircuit Gilles-Villeneuve.
Cyclisme
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Golf
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  • Championnat de Montréal du circuitChampions Tour de la PGA s'établit à Montréal en 2010 et, cela pour plusieurs années consécutives[154] (Il y a déjà eu des éditions de 1904, 1908, 1913, 1926, 1935, 1946, 1950, 1956, 1959, 1967, 1997 et 2001 — mais jamais un tournoi consacré à Montréal pour plusieurs années) ;
  • 7e Presidents Cup, du au[155].
Les11e championnats du monde[réf. nécessaire]FINA, 2005.
Marathon
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Natation
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Soccer
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Au Canada, le football est désigné parsoccer. Voir« soccer »,Grand Dictionnaire terminologique,Office québécois de la langue française. Aussi :OQLF, « Soccer ou football ».

La patinoire ducentre Bell.
Tennis
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  • Masters de tennis du Canada, depuis 1989. Lors des années paires Montréal reçoit les femmes (WTA), alors que les années impaires Montréal reçoit les hommes (ATP), en alternance avec Toronto. En 2009, letournoi de la coupe Rogers établit un record d'assistance, devenant le premier tournoi d'une semaine à attirer une affluence de plus de 200 000 spectateurs. C'était également la première fois que les huit meilleurs joueurs au monde, selon le classement ATP, se retrouvaient tous en quart de finale[160].
Jeux du Québec
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  • Montréal a accueilli lesJeux du Québec durant les hivers 1972, 1977, 1983 et les étés 1997, 2001 et 2016[161].
Outgames mondiaux
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  • Montréal a accueilli les premiersOutgames mondiaux du au sous le nom deRendez-vous Montréal 2006.

Équipes sportives les plus importantes

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Le sport professionnel à Montréal constitue une dimension essentielle de l'intégration de Montréal aucontinent nord-américain. Montréal possède plusieurs équipes sportives professionnelles qui sont desfranchises de grandes ligues continentales.Franchises sportives majeures actuelles :

ClubLigueEnceinteFondationChampionnats
Canadiens de Montréal[162]LNH (hockey sur glace)Centre Bell190924 Coupe Stanley
(23LNH, 1ANH)
Alouettes de MontréalLCF (football canadien)Stade Percival-Molson19468
Club de Foot MontréalMLS (soccer)Stade Saputo19935 Championnat Canadien
Alliance de MontréalLigue élite canadienne de basketball(basket-ball)Auditorium de Verdun20210
Victoire de MontréalLigue professionnelle de hockey féminin (hockey sur glace)Place Bell20230
Roses de MontréalSuper ligue du nord (soccer)Centre sportif Bois-de-Boulogne20240

Franchises majeures passées :

ClubLigueEnceinteExistenceChampionnats
Expos de MontréalLMB (baseball)Stade olympique de Montréal1969-20040
Maroons de MontréalLNHForum de Montréal1924-19382
Manic de MontréalLigue nord-américaine de soccer (LNAS)Stade olympique1981-19830
Express de MontréalLigue Nationale de CrosseCentre Bell20040
Roadrunners de MontréalLigue Nationale de Roller-HockeyCentre Molson1996-19990
Machine de MontréalWorld League of American FootballStade olympique1991-19920

Santé

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Le système de santé à Montréal est réparti entre deuxréseaux universitaires intégrés de santé et de services sociaux (RUISSS) : celuide l'Université de Montréal (UdeM) et celui de l'Université McGill. Le RUISSS de l'UdeM rassemble troiscentres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) et quatre établissements non fusionnés au sein d'un CIUSSS. Ces derniers sont leCHUM, leCHU Sainte-Justine, l'ICM et l'Institut Philippe-Pinel. Le RUISSS McGill, pour sa part, compte deux CIUSSS et un établissement non fusionné, leCUSM.

Centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS)

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LesCIUSSS sont des organismes publics chargés de prodiguer lessoins de santé et lesservices sociaux dans une région donnée. Outre descentres hospitaliers (CH), ils regroupent descentres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), descentres locaux de services communautaires (CLSC), descentres de protection de l'enfance et de la jeunesse (CPEJ) et des centres de réadaptation (CR).

RUISSSCIUSSSInstallations principales
McGillCentre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal[2]Hôpital général juif
UdeMCentre-Sud-de-l'Île-de-Montréal[3]Hôpital Notre-Dame,Hôpital chinois de Montréal,Institut universitaire de gériatrie de Montréal,Institut Raymond-Dewar
McGillOuest-de-l'Île-de-MontréalHôpital Sainte-Anne,Institut universitaire en santé mentale Douglas
UdeMNord-de-l'Île-de-MontréalHôpital du Sacré-Cœur de Montréal
UdeMEst-de-l'Île-de-MontréalInstitut universitaire en santé mentale de Montréal,Hôpital Maisonneuve-Rosemont

Mégahôpitaux

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Centre universitaire de santé McGill (CUSM)
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Le site Glen duCUSM.

Fondé en 1997 de la fusion de plusieurs hôpitaux bilingues, leCUSM emploie 1 587 médecins,dentistes etpharmaciens, 2 715 chercheurs et enseignants et reçoit plus de 700 000 patients chaque année[163]. Les installations principales se trouvent au sein du super-hôpital du site Glen, construit en 2015.

Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)
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LeCHUM en 2021.

LeCHUM emploie881 médecins, 1 300 chercheurs et enseignants et reçoit plus de 500 000 patients en hospitalisation chaque année. Il compte772 lits et39 salles opératoires. Il intègre aussi, sous le nom de pavillon Jeanne-Mance, l'Hôtel-Dieu de Montréal, premier hôpital de la ville, fondé en 1645. Il fait partie duRéseau universitaire intégré de santé et de services sociaux de l'Université de Montréal (RUISSS de l'UdeM).

Éducation

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Le collège privéNotre-Dame.

Montréal est constamment en tête de file des meilleures villes étudiantes au monde. Ainsi en 2013, selonThe Economist, Montréal se classe au premier rang mondial comme destination pour des études à l'étranger, devantLondres[164]. Selon le palmarès 2017 deQS Best Student Cities, la métropole québécoise serait la meilleure ville au monde où étudier[11]. Avec plus de 170 000 étudiants, la ville est au deuxième rang des métropoles nord-américaines quant au nombre d'étudiants universitaires par habitant[165]. En 2011, plus de 60 % de la population montréalaise détenait un certificat, diplôme ou grade de niveau post-secondaire[166].

Enseignement primaire et secondaire

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Dès 1658 est fondée, parMarguerite Bourgeoys, une première école catholique, sur l'actuelle rue Saint-Dizier dans leVieux-Montréal.

En 2022-2023, 250 122 élèves étaient inscrits dans les écoles primaires et secondaires situées sur le territoire de Montréal[167], dans un total de268 écoles primaires (233 francophones et35 anglophones) et75 écoles secondaires (58 francophones,16 anglophones et1 bilingue)[168],[169]. L'administration de ces établissements d'enseignement est partagée par cinq commissions scolaires dont trois sont francophones (f) et deux anglophones (a) :

Enseignement supérieur

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LeCÉGEP de Saint-Laurent.

En 2020, Montréal accueille 320 000 étudiants dans ses 12cégeps et 11 universités[170]. Montréal a été nommée en 2025 meilleure ville étudiante en Amérique du Nord pour la huitième année consécutive selon le classementQS Best Student Cities[171].

Collèges
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Article détaillé :Liste des établissements d'enseignement collégial de l'agglomération de Montréal.

Le système éducatif du Québec est différent des autres systèmes nord-américains. Après le secondaire (qui s'achève à la onzième année) les étudiants peuvent poursuivre dans lescollèges d'enseignement général et professionnel (cégeps), offrant des programmes pré-universitaires (2 ans) et techniques (3 ans). À Montréal,9 cégeps offrent des cours en français et 3 en anglais. En plus de ces établissements publics, Montréal possède 14 collèges privés subventionnés et 33 non subventionnés[172].

Universités francophones
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L'Université de Montréal, sur le flanc nord dumont Royal.
Universités anglophones
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Le pavillon des arts de l'Université McGill.

Économie

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Article détaillé :Économie de Montréal.
L'édifice de laBanque de Montréal face à laplace d'Armes, dans leVieux-Montréal.

Secondemétropole duCanada, Montréal est un centre culturel, industriel, commercial et financier important, dont la prospérité repose « sur des échanges soutenus de biens avec des marchés régionaux et internationaux »[176].

La ville et sa région immédiate possèdent l'économie la plus diversifiée au Canada[177]. Les industries montréalaises incluent lestélécommunications, l'aéronautique, lapharmaceutique, leshautes technologies, lesétudes supérieures, lesjeux vidéo, letextile, lamode, l'électronique, lematériel de transport, letabac et l'imprimerie. Parmi les compagnies importantes ou particulièrement connues de la région montréalaise, on peut citerBombardier,Hydro-Québec,BCE,Power Corporation, leCanadien National, laBanque nationale du Canada,Air Canada,Rio Tinto Alcan,SNC-Lavalin,Saputo,CGI,Québecor,Domtar,Air Transat,Transcontinental etMétro Richelieu.

Secteur primaire

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Avec l'étalement urbain, lesterres arables disparaissent de Montréal, sauf à l'extrême ouest de l'île où est conservé un parcagricole de191 ha[178]. L'agriculture enserre sur les toits de la ville se développe avec des initiatives citoyennes ou commerciales comme lesFermes Lufa depuis 2011[179]. Jusque dans les années 1930, Montréal comptait plusieurscarrières de pierrecalcaire. Celles qui ne sont pas remblayées sont converties ensites d'enfouissement ou dépôt àneige[180],[181]. Seule la carrière degranulatLafarge deMontréal-Est, datant de 1910, est encore en activité[182]. De l'une des carrières devenues décharges puis parcs urbains, dubiogaz est extrait qui permet laproduction d'électricité.

Secteur secondaire

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La raffinerieSuncor deMontréal-Est.

Montréal est une importante villeportuaire, à l'embouchure de lavoie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels desGrands Lacs. En tant queport le plus important de l'Est du Canada, c'est un point de transbordement pour lescéréales, les produitspétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Premier port du pays en termes de trafic deconteneurs, le trafic y totalisait près de26 millions de tonnes métriques de marchandises[183]. Pour cette raison, la ville fait partie de l'axe principal deschemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire majeure[184].

L'industriepétrochimique, très présente à l'est de l'île, formait jusqu'à la fermeture de laraffinerie Shell en 2010 le plus grand centre de raffinage de la province. Depuis, les raffineries deSuncor etGulf Oil conservent une capacité combinée de 225 000 barils par jour. Le pétrole et les produits distillés y sont transportés par quatreoléoducs, par trains, bateaux et camions. Les carburants n'y sont cependant pas la seule production, les usines de Parachem, Indorama PTA et Selenis forment par exemple une chaîne complète de synthèse dupolyester[185].

L'industrie aéronautique emploie environ 40 000 personnes dans la région montréalaise[186]. Cette industrie, qui comprend des maîtres d'œuvre, dontBombardier Aéronautique etBell Helicopter sont les plus importants, des équipementiers (Honeywell,FTAI aviation,Thales) et des sous-traitants, produit la principale exportation montréalaise.

Secteur tertiaire

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Articles détaillés :Tourisme à Montréal,Quartier international de Montréal,Quartier de l'innovation etCité du Multimédia.
L'édifice de la banqueBNP-Paribas et de la tour de laBanque Laurentienne sur l'avenueMcGill College.

Montréal possède unmarché boursier avec labourse de Montréal. Depuis le, cette dernière est unie auChicago Climate Exchange afin de créer lemarché climatique de Montréal, un marché de produits environnementaux[187].

L'industrie vidéoludique connaît une explosion depuis 1997 et l'ouverture d'Ubisoft Montreal.Plus récemment[Quand ?], la ville a attiré des studios de renommée mondiale tels queElectronic Arts,Eidos Interactive,BioWare,THQ,Gameloft Montréal etCloud Imperium Games Montréal. Grâce à une main-d'œuvre locale spécialisée et des crédits d'impôts aux entreprises, Montréal est devenu l'un des cinq pôles mondiaux dedéveloppement de médias numériques interactifs avec85 entreprises et 5 300 emplois[188].

En 2012, l'agglomération de Montréal accueille presque8 millions de touristes, en hausse de 6,5 % depuis 2008[189].Traveler's Digest etaskmen.com ont classé Montréal parmi les« 29 villes à visiter » dans le monde[190].

Organisations

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Deuxième villeonusienne et deuxième ville consulaire d'Amérique du Nord, aprèsNew York[191], Montréal possède près de72 sièges d'organisations internationales, dont 67 organisations non gouvernementales (ONG)[192]. Parmi celles-ci, se trouvent notamment :

De plus, plusieurs organisations travaillent au rayonnement économique de l'agglomération : laChambre de commerce du Montréal métropolitain au niveau de la concertation des gens d'affaires,Montréal International pour attirer organismes internationaux et investisseurs étrangers ainsi queTourisme Montréal pour faire la promotion du tourisme vers la métropole québécoise. En 2011, l'Union des associations internationales classe Montréal au premier rang en Amérique des villes accueillant des évènements associatifs internationaux. En 2012, lepalais des congrès de Montréal est finaliste pour le prix APEX du meilleur centre de congrès au monde[193],[194].

Statistiques

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Montréal générait, au4e trimestre 2015, unproduit intérieur brut (PIB) de169 milliards de dollars canadiens de 2002, représentant 53 % du PIB du Québec et 10 % du PIB du Canada[195].

Vieux-Montréal vu du Vieux-Port.

Les secteurs d'activités de la population montréalaise sont[196] :

  • services à la consommation : 25 % ;
  • services gouvernementaux, d'enseignement et de santé : 20,8 % ;
  • secteur manufacturier : 16,8 % ;
  • services à la production : 14,2 % ;
  • services de distribution : 9,2 % ;
  • secteur de la construction : 2,7 %.

En, letaux de chômage était de 7,3 % sur l'île de Montréal[197], avec untaux de faible revenus de 14,7 % dans la ville en 2014[198]. Les taux les plus élevés se rencontrent dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Verdun, Sud-Ouest, Lasalle et Montréal-Nord[196].

Selon un rapport du Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion, depuis 1997 la pauvreté avait reculé partout au Québec sauf à Montréal[199]. Un rapport fédéral de 2015 a identifié 3 016 itinérants dans la ville[200].

Les loyers ont beaucoup augmenté en quelques années, aboutissant à une crise du logement. En 2021, plus de 100 000 familles aux revenus modestes habitent des logements trop petits ou insalubres[201].

Transports

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Articles détaillés :Transport à Montréal etListe des ponts de Montréal.
Autoroute 15/20, direction sud,kilomètre 62.
Signalisation routière de Montréal.

Si la municipalité de Montréal a le plus faibletaux de motorisation des villescanadiennes etaméricaines[202], l'automobile demeure le moyen de transport dominant dans larégion métropolitaine. En 2006, 70 % des personnes actives de la région métropolitaine se rendaient à leur travail en automobile comme conducteur ou passager[203] ; cette proportion tombe à 53,2 % chez les habitants de la ville[204], un nombre grandement inférieur à la proportionquébécoise qui avoisine les 78 %[203].

Réseau routier et autoroutier

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L'aménagement des voies à Montréal est le résultat de la superposition d'undécoupage en damier, très répandu dans les grandes villesnord-américaines, à un découpage plus ancien, composé decôtes et derangs, établi lors durégime seigneurial français[205].

À la fin duXVIIe siècle, Montréal est une petite villefortifiée ; son territoire correspond auVieux-Montréal actuel. LesulpicienFrançois Dollier de Casson planifie le tracé des rues à l'intérieur des fortifications en 1672[205]. AuXVIIIe siècle, la croissance de la population entraine la création des premiersfaubourgs aux portes de la ville ; lefaubourg des Récollets à la porte ouest, lefaubourg Saint-Laurent à la porte nord et lefaubourg Québec à la porte est.

AuXIXe siècle, le faubourg Saint-Laurent connaît une forte croissance, au-delà l'escarpement de larue Sherbrooke, grâce autramway. En son cœur, leboulevard Saint-Laurent, une montée perpendiculaire aufleuve Saint-Laurent, qui traverse l'île de Montréal, devient la première artère « nord-sud » de la ville, orienté en réalité nord-ouest/sud-est. En effet, par convention, on entend par orientation est-ouest ce qui est parallèle au fleuve Saint-Laurent, partout au Québec. La plus grande partie du développement s'effectuera à partir de cet axe, aussi appelé la « Main »[206].

Lotissement des rues Chambord et De Brébeuf en 1879, entre l'avenue du Mont-Royal et la rue Gilford, surle Plateau-Mont-Royal.

La majorité des lotissements de Montréal ont été érigés avant la seconde moitié duXXe siècle. La grille des rues forme des pâtés de maisons étroits et profonds établis en rangs perpendiculaires au fleuve Saint-Laurent. Densément peuplés, ils sont souvent entrecoupés sur la longueur par uneruelle qui dessert l'arrière des bâtiments[207].

Montréal est construite sur un archipel d'îles fluviales qui n'est pas directement accessible du reste du continent. Comme la plupart des grandes villes, elle est confrontée au problème decongestion automobile qui n'est qu'aggravé par sa situation insulaire. Il faut en moyenne31 minutes à l'automobiliste de la région de Montréal pour se rendre à son travail ; le quart des automobilistes mettant plus de45 minutes[208]. À cause de sa forte urbanisation, Montréal connaît aussi desheures de pointe lesamedi et ledimanche.

L'extrémité ouest de l'autoroute 10 et de l'autoroute Bonaventure, dans le centre-ville, alors qu'elle devient leboulevard Robert-Bourassa.

Montréal est le centre nerveux d'un réseau de 1 770 kilomètres d'autoroutes construit principalement entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1970 dans sa périphérie[209].17 ponts routiers et un tunnel permettent la traversée des cours d'eau qui encerclent la ville. On compte parmi eux lepont Samuel-De Champlain, le pont le plus achalandé du Canada[210].

L'île de Montréal comporte de nombreux axes rapides dont le principal est l'autoroute 40, la seule à la traverser d'ouest en est. Segment de laroute transcanadienne, elle est la plus achalandée de la métropole et sa sectionmétropolitaine, en partie surélevée, en est la plus congestionnée, et ce depuis sa création. Perpendiculaire à l'A-40, l'autoroute 15, qui s'étend desLaurentides à la frontière Américaine, passe par unetranchée au centre de l'île appeléeautoroute Décarie, du nom du boulevard qu'elle longe.

Transports en commun

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Articles détaillés :Société de transport de Montréal,Exo (réseau de transport),Métro de Montréal etTrains de banlieue de Montréal.
Quais de la stationBerri-UQAM, la plus fréquentée dumétro de Montréal.

Letransport collectif sur l'île de Montréal est l'un des plus efficaces, rapides et ponctuels en Amérique du Nord ; laSociété de transport de Montréal (STM) qui l'administre a été nommée, en 2010, meilleure société de transport en Amérique du Nord par l'American Public Transportation Association[211]. À Montréal, 35 % des actifs se rendent au travail en transport en commun[204] ; cette proportion atteignant 49 % pour les nouveaux arrivants[212]. Au total, la STM enregistre466 millions de déplacements en termes d'achalandage conventionnel et 374,9 millions en termes d'achalandage électronique durant l'année 2019. L'achalandage a vu une hausse de 2,6% depuis 2018[213].

Lemétro de Montréal constitue l'épine dorsale du système métropolitain detransport en commun avec environ 1,2 million de passagers par jour[214]. Le métro compte68 stations réparties en quatre lignes qui s'étendent sur71 kilomètres[215]. Conçu sur le modèle dumétro parisien, le réseau montréalais a pour particularité d'être entièrement souterrain et ses rames d'être dotés d'un système deroulement sur pneumatiques. Chaque station possède une architecture particulière et des œuvres d'art public sont réparties dans la plupart d'entre elles[216].

En surface, lestramways ont été remplacés depuis 1959 par225 lignes d'autobus et 8 500 arrêts, desservis par un total de 1 869 autobus et93 minibus de transport adapté[217]. La ligne d'autobus la plus fréquentée est la139 Pie-IX avec une moyenne de 32 313 déplacements par jour de semaine[218]. On compte moins d'un million de passagers par jour ouvrable à bord des autobus de la STM[214].

Le chiens sont permis dans les autobus depuis mardi le 17 mars 2025 sous certaines conditions[219].

Terminaux aériens, ferroviaires, routiers et fluviaux

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Articles détaillés :Gare d'autocars de Montréal,Gare centrale de Montréal,Vieux-Port de Montréal etAéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal.
Aéroport internationalPierre-Elliott-Trudeau de Montréal.

Montréal compte quatre principaux terminaux de transports de passagers :

Cyclisme urbain

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Articles détaillés :Cyclisme à Montréal etBIXI (Montréal).
Boulevard De Maisonneuve et lapiste cyclable Claire-Morissette, 2010.
Station BIXI,rue Crescent (2018).

Montréal est fréquemment citée parmi les dix plus importantes villescyclistes au monde[225]. De mai à décembre, 22 % des Montréalais utilisent levélo comme principalmoyen de transport, soit le double de la moyenne québécoise[226]. L'arrondissement où l'on compte la plus forte proportion de déplacements à vélo estle Plateau-Mont-Royal, où près du dixième de tous les déplacements sont faits à bicyclette[227]. On dénombre quotidiennement, hormis l'hiver, de14 000 à 17 500 cyclistes dans le centre-ville[228].

Montréal possède un réseau de650 kilomètres depistes cyclables en constant développement[229]. Depuis 2020, l'administration de Valérie Plante implante leRéseau express vélo, unimportant réseau d'aménagements urbains afin de sécuriser les déplacements à vélo dans la métropole québécoise en séparant la voie réservée aux automobiles de celle des cyclistes. LaRoute verte compte80 kilomètres à Montréal ; les sections les plus notables sont celles longeant les rives ducanal Lachine, duVieux-Port àLaSalle ainsi que lecircuit Gilles-Villeneuve[230].

La ville de Montréal peut compter sur un important réseau devélos en libre-service, leBIXI. Depuis sa création en 2009, le système s'est exporté dans plus d'une vingtaine de villes à travers le monde, notammentLondres,Melbourne etNew York[231]. BIXI Montréal compte 5 120 vélos répartis dans plus de450 stations, principalement dans les arrondissements centraux de la ville[232]. En 2010, 3,3 millions de déplacements en BIXI étaient enregistrés[233] et le réseau comptait plus de 30 000 abonnés[234].

Culture locale et patrimoine

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Articles détaillés :Culture à Montréal etVie nocturne à Montréal.

En 2010, Montréal est classée au19e rang mondial pour saqualité de vie selon le magazinebritanniqueMonocle[235].

Parcs et jardins

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Article détaillé :Liste des parcs et espaces verts de Montréal.
Leparc du Mont-Royal en automne.

Les 17grands parcs urbains de la ville occupent 6 % du territoire, soit une superficie d'environ 20 km2.

Les principaux parcs sont les suivants :

LeParc olympique[236] est situé dans l'arrondissementMercier–Hochelaga-Maisonneuve[237]. On retrouve notamment sur le site leBiodôme, l'Insectarium, leJardin botanique, ainsi que lePlanétarium, qui ensemble forment l'Espace pour la vie, un complexe muséal qui se veut « repenser le lien qui unit l'être humain à la nature[238] ».

Architecture

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Articles détaillés :Vieux-Montréal etQuartier du Musée.
Silos de la compagnieFarineFive Roses dans leVieux-Port.

Pendant plus d'un siècle et demi, Montréal est le centre financier et industriel du Canada. Il en résulte un héritagearchitectural offrant une grande variété de constructions à vocation industrielle ou commerciale, incluantusines,minoteries,hangars et autresraffineries qui présentent aujourd'hui un aperçu de l'histoire de la ville, particulièrement au niveau ducentre-ville et duVieux-Port. Il y a 50 lieux historiques nationaux à Montréal, plus qu'aucune autre ville canadienne.

Dans la partie méridionale de l'île, le Vieux-Montréal, déclaré arrondissement historique en1964[239], offre de nombreux centres d'intérêt, notamment le Vieux-Port, laplace Jacques-Cartier, l'hôtel de ville, laplace d'Armes, et labasilique Notre-Dame.

Patrimoine bâti

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Article détaillé :Patrimoine résidentiel à Montréal.
LaBiosphère sur l'île Sainte-Hélène, ancien pavillon des États-Unis lors de l'Expo 67. Architecte :Buckminster Fuller.
Restaurant de la chaîneLes 3 Brasseurs.
Larue Saint-Paul, dans leVieux-Montréal.
L'architecture des nouveauxbâtiments de Montréal.
Le marché Bonsecours.

Les plus vieux édifices de la ville toujours existants datent de la fin duXVIIe siècle, et du début duXVIIIe siècle. La plupart sont situés dans l'aire du Vieux-Montréal, tel leséminaire des Sulpiciens datant de 1687 et lechâteau Ramezay, construit en 1705 et successivement demeure, quartier général, cour de justice, établissement d'éducation et finalement musée.

Les premiers bâtiments sont caractérisés par leur influence française unique et leur construction en pierre grise. L'époque des explorateurs français est commémorée par la préservation de deux de leurs maisons dans le Vieux-Montréal, soit celle d'Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, fondateur de la ville deDétroit auxÉtats-Unis, à l'angle des rues Notre-Dame etSaint-Laurent, et celle deRené-Robert Cavelier de La Salle, explorateur de la région duMississippi, à l'angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre[240].

L'usine de spaghetti du vieux Montréal.

L'architecture duXXe siècle n'est pas comprend le pavillon principalart déco de l'Université de Montréal d'Ernest Cormier, lestade olympique et satour inclinée (la plus haute du monde) conçus par l'architecte françaisRoger Taillibert, ou les legs de l'Expo 67 que sont ledôme géodésique deBuckminster Fuller et l'Habitat 67 deMoshe Safdie.

Parmi lesgratte-ciel de Montréal, sept dépassent hors antenne les150 mètres de hauteur, et un seul les200 mètres[241]. Les bâtiments les plus élevés, que sont le1000 De La Gauchetière, le1250 René-Lévesque, latour CIBC et latour de la Bourse, ont tous été bâtis entre les années 1960 et le début des années 1990. C'est en 1928 qu'un bâtiment dépasse pour la première fois les100 mètres (l'édifice de la Banque Royale, 121 m,22 étages), record battu d'un mètre par l'édificeSun Life trois ans plus tard[242][source insuffisante]. Le premier gratte-ciel inaugurant le « style international » à Montréal, tout en dépassant cette hauteur, est latour Telus (1962)[243]. La plus célèbre tour de la ville est laplace Ville-Marie (1962). Conçue par l'architecteIeoh Ming Pei, il fut le premier gratte-ciel à dépasser les150 mètres (43 étages, 188 m), sa construction coïncidant avec le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d'un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de laville souterraine.

Depuis 2013, avec la construction de laTour des Canadiens, Montréal vit un important boom immobilier. Entre 2013 et 2019, ce boom de gratte-ciels était principalement concentré aux alentours duCentre Bell, avec notamment l'Avenue, les Tours des Canadiens 1,2 et 3, les Rocabellas, les YUL et d'autres projets. Toutefois, d'autre projets majeurs sont désormais (depuis 2019) en développement ou construction plus à l'est du centre-ville. Parmi ces derniers, on dénombre cinq bâtiments qui atteignent la hauteur maximale de 200 mètres : 900 rue Saint-Jacques, 800 rue Saint-Jacques, Victoria-sur-le-Parc, 1 Square-Phillips et Maestria.

Patrimoine religieux

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Article détaillé :Liste du patrimoine religieux de Montréal.
L'intérieur de labasilique Notre-Dame de Montréal.

La religioncatholique est présente dès la fondation de la ville, soit l'établissement d'une coloniemissionnaire selon l'intention du groupe fondateur, laSociété Notre-Dame de Montréal. La ville est en effet renommée pour sa richesse en églises et temples de toutes dénominations, qui lui ont valu auXIXe siècle le surnom de « ville aux cent clochers ».

Parmi les édifices les plus importants du point de vue de l'histoire, on trouve l'oratoire Saint-Joseph, la plus grande église dédiée àce saint dans le monde, lachapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, première chapelle de pierre de Montréal, labasilique Notre-Dame et labasilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde, réplique réduite de la basilique Saint-Pierre de Rome. LaPietà, datant de 1855 et située dans leMausolée la Pietà ducimetière Notre-Dame-des-Neiges, est une reproduction grandeur nature de la sculpture deMichel-Ange de labasilique Saint-Pierre auVatican.

RÉSO : le Montréal souterrain

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Article connexe :Montréal souterrain.
Le RÉSO, la ville intérieure de Montréal, vue d'entre les métrosPeel etMcGill.

LeMontréal souterrain (RÉSO), ouville intérieure, est une alternative urbaine populaire aux extrêmes climatiques de l'hiver froid et de l'été humide. Montréal possède plus de 30 km de passages piétonniers souterrains donnant accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieures, ainsi qu'auréseau de métro, aux terminus de transport et aux principaux attraits et bâtiments du centre-ville (de la station de métroLucien-L'Allier jusqu'au Complexe des sciences de l'UQAM) sans jamais s'exposer aux intempéries. Il constituerait le plus grand réseau urbain souterrain au monde.

Art public

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Article détaillé :Liste d'œuvres d'art public à Montréal.
Monument à George-Étienne Cartier.

L'art public de la ville se réfère principalement à l'une ou l'autre de ses cultures, lafrancophone ou l'anglophone. LaSociété Notre-Dame de Montréal qui a fondéVille-Marie est commémorée par lemonument aux pionniers sous la forme d'un obélisque situé à laplace d'Youville et son principal fondateur,Paul Chomedey de Maisonneuve, par une statue, lemonument à Maisonneuve, au centre de laplace d'Armes.

Le passage au régime britannique est commémoré par lacolonne Nelson, un des monuments les plus controversés de la ville, situé sur laplace Jacques-Cartier et représentant pour certains les viséesimpérialistesbritanniques, ainsi que la statue de la reineVictoria, ausquare Victoria. Un rappel duCanadien de jadis se trouve sur laMaison du Patriote, rue Saint-Paul dans leVieux-Montréal. Unmonument àsirGeorge-Étienne Cartier, un des pères de la Confédération canadienne, trône à l'entrée duparc du Mont-Royal (lemonument à George-Étienne Cartier).

Lieux de diffusion culturelle

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Musées

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Articles détaillés :Liste des musées de Montréal,Liste des théâtres de Montréal etMuséums nature de Montréal.
LeCentre d'histoire de Montréal,place d'Youville.

La ville possède de nombreux musées dont la plupart sont regroupés au sein de lasociété des directeurs des musées montréalais qui a comme objectif de faire leur promotion et de participer à leur développement[244],[245]. Ces musées présentent tout autant des expositions sur les sciences, l'histoire, les beaux-arts et le patrimoine culturel[246].

Parmi ces musées, deux institutions ont pour thématique l'art, lemusée des beaux-arts de Montréal et lemusée d'art contemporain de Montréal. Le thème de l'histoire est au centre des expositions dePointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal, dumusée Stewart ou duchâteau Ramezay. Le patrimoine est abordé par plusieurs musées dont lemusée Marguerite-Bourgeoys, lamaison Saint-Gabriel et lemusée des maîtres et artisans du Québec. La thématique des sciences est au cœur des expositions duCentre des sciences de Montréal, de laBiosphère de Montréal et de quatre musées à vocation scientifique administrés par la ville de Montréal, soit leBiodôme, l'Insectarium, leJardin botanique, ainsi que lePlanétarium, regroupés au sein de l'Espace pour la vie[247].

Bibliothèques

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LaGrande Bibliothèque du Québec, vue depuis larue Berri.

LaGrande Bibliothèque est sise à Montréal, comprenant la collection de laBibliothèque nationale du Québec. Elle comprend les plus vastes collections littéraires au Québec et est, avec plus de 2,9 millions d'entrées, la bibliothèque la plus fréquentée de lafrancophonie[248]. La Grande Bibliothèque est située au centre-ville (arrondissementVille-Marie), au nord duquartier latin. Ouverte depuis le, elle remplace l'ancienne bibliothèque centrale située sur larue Sherbrooke. Elle contient notamment lacollection Saint-Sulpice, construite à partir de l'année1844 ; ces ouvrages anciens, à caractère patrimonial, ne sont consultables que sur place. La bibliothèque s'est enrichie au fil des ans de collections privées, telles celles deLouis-Joseph Papineau et deLouis-Hippolyte La Fontaine.

La Ville de Montréal possède également un vaste réseau debibliothèques publiques, composé de 45 bibliothèques de quartier et d'unbibliobus, qui ont pour mission de démocratiser l'accès à l'information, la connaissance, la culture et le savoir. Montréal a porté le titre decapitale mondiale du livre du au[249],[250]. À cette occasion, elle crée leprix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal, qu'elle remet annuellement depuis.

Théâtres et salles de spectacle

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Fontaine sur l'esplanade de laplace des Arts.

Montréal est un important centre de laculture québécoise, internationalement reconnu pour son effervescence culturelle.

Dans les années 1940 et 1950, les acteursChristopher Plummer etWilliam Shatner font leur apprentissage au sein de la Montréal Repertory Theatre[251].

Le complexe culturel de laplace des Arts abrite lemusée d'art contemporain et plusieurs théâtres. Il est le siège de l'Opéra de Montréal. L'Orchestre symphonique de Montréal (OSM) loge tout près depuis le, dans une salle de concert qui lui est propre, laMaison symphonique de Montréal, construite au coin nord-est du complexe de la Place des Arts.

Montréal est un lieu incontournable ducirque contemporain et ducirque nouveau ; il existe de nombreux lieux de diffusion et d'enseignement des arts du cirque, notamment laTohu, où on retrouve une salle de spectacle circulaire, le siège social duCirque du Soleil, les bureaux de l'associationEn Piste ainsi que l'École nationale de cirque.

Montréal a aussi de nombreux théâtres, dont lethéâtre Saint-Denis, lethéâtre du Rideau Vert et lethéâtre du Nouveau Monde, fondé en1951. Montréal est aussi un important centre de création et de diffusion de la danse. Parmi les lieux les plus importants en danse contemporaine de Montréal, notons l'Agora de la danse.

Maisons de la Culture

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Article détaillé :Maisons de la culture de Montréal.

Inspiré par le concept français deMaison de la Culture, les12 maisons de la culture de Montréal offrent depuis plus de25 ans des événements, spectacles et expositions dont l'entrée est souvent gratuite.

Depuis 2002, ce réseau s'est agrandi ; il comportemaintenant[Quand ?]24 diffuseurs (dont2 diffuseurs métropolitains : lachapelle historique du Bon-Pasteur et lethéâtre de Verdure) dans les19 arrondissements de Montréal. Il porte le nom de réseau Accès culture. Ses membres sont entre autres : lethéâtre Outremont, la salle Jean-Grimaldi, l'Entrepôt, le Centre culturel de Verdun.

Festivals et événements

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Articles détaillés :Quartier des spectacles,Quartier latin de Montréal etliste des festivals et événements à Montréal.
Fête de la mi-automne au jardin botanique.
Tam-tams du mont Royal.

De nombreux festivals ont lieu chaque année à Montréal[252]. Compte tenu de l'hiver peu clément, la majorité de ceux-ci ont lieu durant la période estivale, tels leFestival international de jazz de Montréal qui a lieu depuis plus de trente ans[253], lesFrancoFolies de Montréal, leFestival International Nuits d'Afrique, le festival LGBTQ+Fierté Montréal et le festivalJuste pour rire[252].

Cependant, quelques festivals ont lieu pendant la période hivernale, en particulier leFestival Montréal en lumière[254] etArt souterrain.

Anne Dorval etJuliette Binoche lors de la cérémonie d'ouverture du festivalCinemania (2025).

Côté cinéma, Montréal accueille plusieurs événements d'envergure tout au long de l'année : le festivalFanTasia au cours de l'été, leFestival du nouveau cinéma en octobre, leFestival Cinemania en novembre, lesRencontres internationales du documentaire de Montréal en novembre ou leFestival international du film sur l'art en mars[255].

À l'occasion du festival de jazz, de grandes sections des rues du centre-ville sont fermées pour laisser place à des scènes extérieures, lieux de spectacles gratuits, et à la circulation piétonnière. La ville compte également de nombreux festivals musicaux et cinématographiques. De plus, chaque dimanche d'été ensoleillé, un certain nombre de gens se réunissent pour lesTam-tams du mont Royal, rendez-vous interculturel et musical très populaire, notamment auprès des jeunes. Le centre du rassemblement est le monument à Sir George-Étienne Cartier, auparc du Mont-Royal.

Plaque tournante de la musique metal

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Le, la ville de Montréal s'autoproclame « ville d'excellence mondiale en matière demusique métal »[256]. Pour l'évènement qui vise à reconnaître la qualité de la production musicale métal locale à l'international, la mairesseValérie Plante a invité le groupeNecrotic Mutation à l'hôtel de ville de Montréal, afin de souligner cet héritage qui, pour la mairie, est exceptionnel[256].

Cette décision municipale, qui fait largement consensus, fait dire à la chroniqueuse métal Christine Fortier que« Montréal est réellement la plaque tournante du métal au Québec, et probablement au Canada, nous a-t-elle indiqué. Les groupes qui passent ici le disent, le public est toujours au rendez-vous, Montréal a vraiment un solide noyau d'amateurs de métal », tandis que le bassiste deMegadeth,David Ellefson, pour qui lesmétalleux montréalais sont « les plus fidèles et les plus irréductibles de la planète » a pour sa part affirmé au siteMetal Voice« que le groupe a pu ensuite jouer sur les plus grandes scènes et les plus grands festivals ailleurs dans le monde » grâce au public montréalais[256].

Personnalités montréalaises

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Panorama depuis leMusée des beaux-arts de Montréal. On remarque une peinture murale commémorant l'artiste montréalaisLéonard Cohen.
Article détaillé :Liste de personnes nées à Montréal.

De nombreuses personnalités sont issues de l'agglomération de Montréal.

Maurice Richard, joueur de hockey desCanadiens de Montréal, en 1945.

Artistes : dans le monde de la musique, les jazzmenOscar Peterson,Oliver Jones,Maynard Ferguson, des chanteurs tels queLeonard Cohen,Michel Rivard,Lucien Francoeur,Robert Charlebois,Shawn Drover,Claude Dubois,Diane Dufresne,Kate et Anna McGarrigle,Rufus Wainwright,Martha Wainwright,Béatrice Martin (Cœur de Pirate),Mylène Farmer qui y a peu vécu,Isabelle Boulay (Sainte-Félicité, Gaspésie), des musiciennes telles queBlanche Baillargeon,Christine Tassan,Rachel Therrien, DJDaniel Desnoyers,DJ Champion,Aut'Chose, le DJA-Trak (Duck Sauce),Sam Roberts,Voivod etCéline Dion (née àCharlemagne, mais associée à Montréal sur la scène internationale). Des groupes musicaux montréalais commeMahogany Rush,Simple Plan etArcade Fire qui ont atteint une notoriété mondiale. L'actriceJessalyn Gilsig et un des acteurs de la sérieStar TrekWilliam Shatner. La journaliste et romancièreDenise Bombardier. LepoèteÉmile Nelligan, le romancierHubert Aquin, l'écrivain et homme politiqueJacques Hébert ou encore l'écrivainSaul Bellow,prix Nobel de littérature, la poétesse yiddishRachel Korn, originaire deGalicie, installée à Montréal de 1948 jusqu'à sa mort en 1982.

Sportifs : les joueuses detennisMary Pierce etEugenie Bouchard, le joueur de hockeyMaurice Richard (le Rocket), le joueur de baseballRussell Martin.

Scientifiques : l'astrophysicien etécologisteHubert Reeves,Sidney Altman, lauréat duprix Nobel de chimie, etRalph Steinman, lauréat duprix Nobel de médecine. Durant neuf années à McGill,Ernest Rutherford effectue des travaux sur la radioactivité, qui sont couronnés par le prix Nobel de chimie. Le Professeur d'informatiqueYoshua Bengio, lauréat duPrix Turing 2018 et fondateur dul'Institut québécois d'intelligence artificielle est depuis 1993, professeur audépartement d'informatique et de recherche opérationnelle de l'Université de Montréal

Personnalités politiques : l'ancien Premier ministre du QuébecJacques Parizeau, l'ancien Premier ministre du CanadaPierre Elliott Trudeau, l'auteure et militante altermondialisteNaomi Klein et le héros canadien de la révolution chinoiseNorman Bethune.

Montréal dans les arts et la culture

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Un navire de laMarine royale canadienne porte le nom deNCSM Montréal (FFH 336).

Documentaires

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Des documentaires commeMétropole (1947),À Saint-Henri le cinq septembre (1962),Les amoureux de Montréal (1992) etLa Mémoire des anges (2008) font voir la vie de Montréal sous plusieurs angles[257]. D'autres documentaires, tels queLa P'tite Bourgogne (1968),The Rise and Fall of English Montreal (1993),The Street: A Film with the Homeless (1997),Maxime, McDuff & McDo (2002),Confrontation at Concordia (2003),Hommes à louer (2008) etL'Est pour toujours[258] (2011), abordent des sujetsplus polémiques[Pour qui ?] de l'histoire et de la société montréalaise.

En 1998, lesRencontres internationales du documentaire de Montréal ont été créées. L'organisation propose, depuis 2004, un programme de deux jours de conférences, d'ateliers et de rencontres d'affaires[259].

Au cinéma

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De nombreux films ont été tournés à Montréal, certains entièrement en studio comme300 (2007) ouRiddick (2013), d'autres aussi en extérieur, tirant parti de la diversité architecturale de la ville[260], notamment :

Parmi les films dont l'histoire se déroule au moins en partie à Montréal, on peut citer :La nouvelle vie de Paul Sneijder (2016),Les Amours imaginaires (2010),Fatal (2010),The Trotsky (2010),Mesrine : L'Instinct de mort (2008)[267],Mon voisin le tueur (2000),Jésus de Montréal (1989)[266],Un zoo la nuit (1987),Le Matou (1985),21-87 (1963),Romaine par moins 30 (2009),L'Odyssée de Pi (2012).

Dans la chanson

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Article détaillé :Liste de chansons francophones dont le titre comporte le nom d'une ville#Montréal.

De nombreuses chansons sont dédiées à Montréal, entre autresJe reviendrai à Montréal deRobert Charlebois,Montréal−40 °C deMalajube,Montréal d'Ariane Moffatt,Un été à Montréal deDubmatique,À Montréal deGrand Corps Malade,Montréal deThe Weeknd ou encoreMontréal etBlues de la métropole deBeau Dommage. Le groupeles Cowboys fringants fait souvent référence à Montréal dans ses chansons.

Dans la bande dessinée

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Affichage libre

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L'affichage sauvage, à Montréal, a récemment été autorisé et légalisé par les urbanistes de la ville. L'affichage sauvage était illégal à Montréal. En 1992,Publicité Sauvage dépose un projet de législation de l'affichage sur les chantiers de construction et obtient ce droit en 1994[269].

Hommages

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À partir de la seconde moitié duXIXe siècle, plusieurstitres de noblesse héréditaires debaronnet et debaron ont été créés en lien avec la ville :

La rue de Montréal a été nommée en 1955 dans l'ancienne ville deSainte-Foy, faisant maintenant partie dans laville de Québec. Lechemin de Montréal, également connu sous le nom de chemin d'Ottawano 34, est une route d'est en ouestd'Ottawa.

Notes et références

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Citations originales

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  1. « Et au parmy d'icelles champaignes est scituee et assise la ville de Hochelaga pres et joignant une montaigne qui est alentour d'icelle labouree et fort fertille de dessus laquelle on veoyt fort loing. Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal. ».

Notes

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  1. La prononciation peut varier selon les locuteurs. Par exemple, le /r/ peut être prononcé de plusieurs façons [r], [ʁ], [ʀ] selon la génération, de même que le /ɔ̃/ peut également se prononcer[ɔ̃] ou[õ].
  2. Claude de Pontbriand n'est pas un ancêtre deHenri-Marie du Breil de Pontbriand, futur évêque de Québec.
  3. Les données climatiques officielles de Montréal sont recueillies à l'aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal situé à36 mètres d'altitude, à25 kilomètres à l'ouest du centre-ville, coordonnées45° 28′ N, 73° 45′ O.
  4. La notion d'agglomération correspond au territoire de laRégion métropolitaine de Montréal (RMR) tel que définie par Statistique Canada.

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Annexes

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Bibliographie

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