LesKanien'kehá:ka (Mohawks) désignent la ville sous le nom deTio'tia:ke, aussi orthographiéTiohtià:ke[18]. Ce nom signifie« là où les courants se rencontrent » selonWapikoni[19],« l'île entre les deuxrapides » selonLe Devoir[20]. Selon l'Université Concordia, c'est plutôt une abréviation deTeionihtiohtià:kon qu'elle traduit par« là où le groupe se scinde ou emprunte des chemins différents »[18].
C'est l'explorateurfrançaisJacques Cartier, lors de son deuxième voyage enAmérique en 1535, qui baptise la montagne qui surplombe la ville. Dans son récit de voyage, il raconte :« Et parmi ces campagnes est située et assise la ville de Hochelaga près d'une montagne aux alentours labourés et fort fertiles et sur laquelle on voit fort loin. Nous nommâmes cette montagne lemont Royal. »[trad 1],[22] Le choix de ce nom pourrait être attribuable à celui qui accompagnait Jacques Cartier le jour du débarquement sur cette île, Claude de Pontbriand, fils du seigneur deMontréal (province d'Aquitaine,royaume de France). C'est l'avis des historiensHenry Percival Biggar etÆgidius Fauteux[23]. De laseigneurie de Montréal, enAquitaine, il subsiste lechâteau[Note 2].
C'est en 1575 qu'est attesté pour la première fois le nom« Montréal », dans l'ouvrageLa Cosmographie universelle de tout le monde écrit parFrançois de Belleforest, un historiographe français[24].
Bien que le premier établissement français sur l'île de Montréal porte le nom deVille-Marie, c'est le nom Montréal qui devient l'appellationde facto de la ville à partir duXVIIe siècle ; plusieurs cartes en témoignent[25]. Cette désignation deviendra officielle le, date d'incorporation de la « ville de Montréal »[26].
Le termemont enfrançais (et enlangue d'oc) est issu dugallo-romanMONTE (lui-même de l'accusatifmontem, dulatinmons « montagne »), il avait également le sens de « hauteur, élévation, colline » enancien français[27].-réal,Réal- représente généralement la forme d'ocreal francisée (occitan modernereial, reiau, « royal ») cf.Montréal (France,Drôme,Mons Real 1231[28]), issue comme le françaisroyal du latinregalis[28]. D'où le sens global de « mont royal »[28]. Ce type toponymique indique, selonAlbert Dauzat, la soumission directe au roi[28].
À l'instar des grandes villes nord-américaines, l'étalement urbain en périphérie de Montréal s'effectue principalement à basse densité (moins de500 personnes parkilomètre carré)[36]. Cette tendance entraîne de forts coûts au niveau des infrastructures devoirie,aqueducs,égouts,électricité, communications et des frais detransport. Elle favorise l'urbanisation au détriment de terres agricoles et d'habitats naturels[37].
En plus du réseau routier, la périphérie de Montréal est desservie, auxheures de pointe, par letrain de banlieue administré par leréseau de transport exo. Six lignes aboutissent au centre-ville de Montréal à lagare Lucien-L'Allier et à lagare Centrale. On compte environ 80 000 passagers par jour ouvrables à bord des trains de l'AMT (Agence Métropolitaine de Transport)[38]. Le, laCaisse de dépôt et placement du Québec a dévoilé le projet deréseau express métropolitain, unmétro léger automatisé pour la banlieue proche[39]. La ligne A1, reliant la station Brossard, sur la Rive-Sud, à la station Gare-Centrale, au centre-ville de Montréal, a été inaugurée en. L'ouverture du reste du réseau, soit les lignes A2, A3 et A4 (à l'exception de la station YUL-Aéroport-Montréal-Trudeau) est prévue pour la fin de 2025. L'ouverture de la station YUL-Aéroport-Montréal-Trudeau est prévue pour 2027.
Les milieux naturels et la santé publique subissent les conséquencesenvironnementales de sonurbanisation étendue, sa motorisation élevée et sonactivité industrielle. Ces conséquences ont un impact qualité sur l'air, l'eau et les sols et la pollution lumineuse et sonore.
Vieux Séminaire de Saint-Sulpice, construit entre 1684 et 1687
Dans le contexte desguerres franco-iroquoises, les premiers colons français se retranchent dans lefort Ville-Marie[59]. Cette situation rend l'agriculture difficile à pratiquer. De plus, la Société Notre-Dame de Montréal n'arrive pas à convertir suffisamment d'Amérindiens pour assurer la croissance démographique[60]. Maisonneuve est contraint de retourner en France pour recruter d'autres colons en 1653 et en 1659 ; ces efforts en amènent près de 200, parmi lesquelssœur Marguerite Bourgeoys, la fondatrice de laCongrégation de Notre-Dame de Montréal en 1659[61]. Ces nouveaux arrivants permettent le développement de l'agriculture, assurant la survie et le développement de Ville-Marie.
En 1663, laNouvelle-France devient une province royale. Elle est placée sous le commandement duConseil souverain de la Nouvelle-France qui relève de l'autorité directe deLouis XIV. La Société Notre-Dame est dissoute la même année et Maisonneuve est renvoyé en France par le gouverneurProuville de Tracy[61]. La seigneurie de l'Île-de-Montréal est cédée auséminaire Saint-Sulpice de Paris en 1665. Lesprêtres sulpiciens influenceront de manière significative le développement de Montréal[61]. Latraite des fourrures devient, à partir de 1665, grâce à des interventions militaires françaises, une part principale de l'économie montréalaise[62]. Les pelleteries en provenance de larivière des Outaouais transitent à Ville-Marie qui compte plus de600 habitants à cette époque[63],[64],[65]. Les sulpiciens fontborner les rues en 1672 puis la ville est fortifiée d'une palissade de pieux en 1687[66].
En, le traité de laGrande paix de Montréal met fin aux hostilités. 1 200 Amérindiens d'une quarantaine de nations de la région desGrands Lacs et plusieurs notables de la Nouvelle-France, dont le gouverneurHector de Callières, se rassemblent à Montréal pour la signature du traité[67]. L'expansion de Montréal se poursuit durant la première moitié duXVIIIe siècle ; les premiersfaubourgs apparaissent durant les années 1730 alors que la ville compte autour de 3 000 habitants[68]. En plus de la traite des fourrures, elle devient le point central d'un territoire agricole en pleine croissance.
Cette section est trop longue. Elle pourrait gagner à être raccourcie ou répartie en plusieurs sous-sections. Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l'article, au point d'en compromettre laneutralité en accordant à un aspect du sujetune importance disproportionnée.
Médaille duBeaver Club, cercle social influent de marchands de fourrures montréalais de la fin duXVIIIe siècle , pour la plupart anglophones.Montréal depuis la montagne (1830-1831) par Duncan
Bien que lesCanadiens (descendants des premiers colons français) soient majoritaires, leur sous-représentation politique et le déni de leur langue crée une situation de tension culminant avec larébellion des Patriotes de 1837-1838. Montréal est le lieu d'émeutes de part et d'autre de la population. LeParlement du Canada-Uni, installé à Montréal entre 1843 et 1849, est ainsiincendié par des émeutiers anti-unioniste, appelés aux armes par un article haineux deThe Gazette. Le feu se propageant également jusqu'à la bibliothèque nationale, il détruit d'innombrables archives de la Nouvelle-France[74]. Ces incidents incitèrent les députés duCanada-Uni à transférer la capitale en alternance à Toronto et à Québec, puis à choisirOttawa à partir de 1866[75].
Entre les épidémies et les grands incendies l'élite commerciale, devenue industrielle, commence à s'établir dans leMile carré doré. En 1860, Montréal est devenue la plus importante municipalité de l'Amérique du Nord britannique et le centre économique et culturel duCanada.
Entre la fin duXIXe siècle et le déclenchement de laPremière Guerre mondiale, Montréal connaît l'une des plus fortes périodes de croissance de son histoire. Le développement desbanques et autres institutions financières avec l'industrie donne l'élan lui permettant de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié duXXe siècle.
Après la Première Guerre mondiale, la ville se modernise et développe une réputation de ville festive. Laprohibition auxÉtats-Unis en fait une destination prisée par les Américains. Montréal est alors qualifiée de « ville ouverte » en raison de l'essor desdébits de boisson, descabarets, des maisons dejeu, des réseaux deparis, l'accès facile auxdrogues, le foisonnement desbordels, la hausse dutourisme sexuel, combinés à une influence croissante de lapègre, de même qu'à une certaine connivence des forces policières[80],[81].
Malgré la croissance de Montréal, lechômage y perdure et est exacerbé par lekrach de 1929. Durant laGrande Dépression, la ville aide les chômeurs et entreprend une politique de grands travaux qui touche durement ses finances au point qu'elle est placée sous tutelle dugouvernement provincial de 1940 à 1944. Pendant cette période, l'effort de guerre amène leplein emploi et inaugure une nouvelle ère deprospérité.
En 1951, la population montréalaise dépasse le million. Pourtant, la croissance deToronto a déjà commencé à contester à la métropole québécoise son statut de capitale économique du pays. En effet, depuis les années 1940, le volume d'actions échangées à labourse de Toronto est devenu supérieur à celui de labourse de Montréal. Les années 1950 et 1960 sont marquées par une croissance soutenue, que symbolise la tenue de l'Exposition universelle de 1967[82],[83], la construction desplus hautes tours duCommonwealth, duréseau autoroutier et dumétro de Montréal. Pourtant l'économie montréalaise, depuis la fin de laSeconde Guerre mondiale, est en pleine mutation. Un vaste mouvement des industries vers leMidwest et le Sud de l'Ontario, combiné à des changements technologiques, comme l'essor du camionnage et la mise en service de lavoie maritime du Saint-Laurent en 1959, réduisent progressivement l'importance de Montréal comme centre de transbordement des marchandises[84].
Jusqu'au milieu des années 1990, l'économie de Montréal, frappée durement par lesrécessions de 1981-1982 et 1990-1992, se développe plus lentement que beaucoup de villes canadiennes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront un second souffle à la métropole québécoise[90]. Montréal célèbre avec éclat son350e anniversaire en1992.
Salle du conseil de ville de Montréal à l'hôtel de ville.Valérie Plante, mairesse de Montréal 2017 à 2025.
Laville de Montréal est administrée par leconseil de la ville de Montréal et par 19 conseils d'arrondissement. La répartition des compétences entre laville centrale et les arrondissements est décrite dans laCharte de la Ville de Montréal, métropole du Québec, une loi dugouvernement du Québec et constitution de la ville[95].
Le conseil de la ville de Montréal est l'organe décisionnel principal de la ville. Il est actuellement composé de la mairesse et de64 élus :19 maires d'arrondissement et46 conseillers de ville. Le Conseil siège à l'Hôtel de ville de Montréal. Depuis 2017, c'était le partiProjet Montréal, le parti de la mairesseValérie Plante, qui détenait la majorité de sièges au conseil municipal. En novembre 2025, elle en était à la fin de son deuxième mandat en tant que mairesse[98].Le partiEnsemble Montréal constituait l'opposition au conseil de ville.
Le, l'administration Plante, qui dirigeait la ville de Montréal depuis 2017, cède sa place au parti politique Ensemble Montréal sous la gouverne deSoraya Martinez Ferrada. Elle affirme avoir au centre de ses intérêts les enjeux de lacrise du logement, la sécurité dans les quartiers, l'itinérance et la mobilité inclusive[99]. Dès son arrivée à l'hôtel de ville, son administration annonce la mise en place d'un plan d'action pour favoriser la construction de logements abordables et sociaux, en collaboration avec le gouvernement du Québec et plusieurs organismes communautaires[100].
Les maires d'arrondissement sont élus ausuffrage universel parmi les électeurs d'un arrondissement et les conseillers de ville sont élus auscrutin majoritaire à un tour dans les districts électoraux de la ville. La chercheuse Laurence Bherer considère en 2002 que« les arrondissements montréalais disposent de pouvoirs importants faisant de Montréal l’une des villes les plus décentralisées dans le monde »[101].
Les 16 municipalités qui se partagent l'île de Montréal se retrouvent au sein duconseil d'agglomération de Montréal. Ce conseil gère les compétences d'agglomération sur l'ensemble du territoire de l'île de Montréal, dont lasécurité publique, l'évaluation foncière, la distribution de l'eau potable, le traitement des eaux usées et des matières résiduelles, la voirie et le transport collectif[réf. souhaitée]. Il est composé du maire de Montréal, de15 conseillers de Montréal et de14 maires et1 représentant des villes de l'île de Montréal.[réf. souhaitée]
Le territoire de la ville de Montréal est divisé en 19 arrondissements[102]. Les limites actuelles des arrondissements sont demeurées inchangées depuis les défusions municipales de 2006 et plusieurs d'entre eux correspondent aux territoires d'anciennes villes fusionnées à Montréal en 2002.
Les arrondissements sont dirigés par le conseil d'arrondissement composé du maire de l'arrondissement, des conseillers de ville de l'arrondissement et des conseillers d'arrondissement, s'il y a lieu (les arrondissements élisent entre 0 et 3 conseillers d'arrondissements)[103]. Au total, les19 arrondissements comprennent39 conseillers d'arrondissement. Ils sont responsables, à l'échelle locale, de l'urbanisme, de l'enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l'habitation, du personnel, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales[104].
Au niveau provincial, la représentation à l'Assemblée nationale du Québec se fait par des députés élus dans descirconscriptions. Vingt-sept circonscriptions sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes).
Au niveau fédéral, la représentation à laChambre des communes du Canada se fait par des députés élus dans descirconscriptions. Dix-huit circonscriptions sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes).
La représentation auSénat du Canada, quant à elle, se fait par des sénateurs nommés dans desdivisions. Trois divisions sénatoriales sont situées à Montréal (bien que certaines d'entre elles chevauchent Montréal et d'autres villes)[105].
LegentiléMontréalais,Montréalaise est employé pour désigner les habitants de Montréal. Cette dénomination enfrançais a été officialisée auprintemps 2015[114]. Selon un linguiste québécois, le gentiléMontréalais a pour équivalentMontrealer enanglais,مونتريالي enarabe,Montrealés, montrealesa enespagnol,Montrealese enitalien et蒙特利尔人 enchinois[115].
Montréal est la ville la plus peuplée duQuébec, la deuxième ville la plus peuplée duCanada et le centre d'uneagglomération de plus de 4 millions d'habitants[116],[Note 4]. En 2016, on compte 1 704 694 Montréalais[117]. La densité moyenne de population dans la ville est 4 662 hab./km2. Elle atteint 13 096 hab./km2 sur lePlateau-Mont-Royal et 18 802 hab./km2 dansParc-Extension.
L'immigration est le principal moteur de la croissance démographique montréalaise. Entre 2008 et 2009, l'île de Montréal accueille 40 005 nouveaux immigrants internationaux. Pour la même période, l'accroissement naturel amène 8 235 nouveaux Montréalais[118].
La population de la ville est relativement jeune : en 2006, selonStatistique Canada, le pourcentage d'habitants âgés de moins de35 ans est 44 %[119], soit2 points de plus que la moyenne québécoise, qui est 41,8 %[119]. L'âge médian y est 38,8 ans[119], soit un peu moins que la moyenne provinciale (41 ans).
En 2021, 33 % des habitants de Montréal sont des immigrants, dont près du tiers proviennent de la France ou du Maghreb[127]. Le tiers d'entre eux ont immigré entre 2011 et 2021; les personnes originaires de France, d'Algérie, de Syrie et des Philippines représentants les principaux groupes d'immigrants récents (ayant immigrés entre 2016 et 2021)[127]. Parmi les habitants ayant immigré au Québec entre 2012 et 2021 et toujours présents en 2023, environ 67 % se sont établis dans le territoire formé par lesrégions administratives deMontréal, deLaval et de l'agglomération de Longueuil, alors que 49,2 % se sont établis précisément dans la région administrative de Montréal[17].
La répartition des communautés culturelles montréalaises varie grandement en fonction des arrondissements[128]. Plus de200 communautés sont présentes, ayant créé leur quartier dès leXVIIe siècle, ou jusqu'aussi récemment qu'auXXIe siècle[129].
Répartition linguistique de la langue la plus parlée à la maison dans les quartiers résidentiels de Montréal en 2021. de 90 à 40 % francophone de 70 à 40 % anglophone de 60 à 40 %allophone
Franco-Anglo
Franco-Allo
Anglo-Allo
Égalité
La question des langues est un aspect culturel incontournable de Montréal. La ville a un paysage linguistique complexe, caractérisé à la fois par la coexistence de nombreuses langues et d'une préséance accordée au français dans l'administration, la vie publique, l'affichage commercial et le travail (par laCharte de la langue française).
Selon les données durecensement de 2021, la premièrelangue officielle parlée à Montréal est lefrançais (62,7 %) suivie par l'anglais (26,3 %)[133]. 2,4 % des Montréalais ne parlent ni français ni anglais[133]. Le français est la langue maternelle du plus grand nombre de Montréalais (47 %) et la langue parlée le plus souvent à la maison (52,2 %). Dans la région métropolitaine de recensement de Montréal, ces proportions atteignent 59,9 % pour la langue maternelle et 63,8 % pour la langue parlée le plus souvent à la maison[127].
En 2021, les autres langues maternelles les plus répandues sont l'anglais (13%), l'arabe (5,7%), l'espagnol (4,6%), l'italien (3,3%), lemandarin (1,7%), lecréole haïtien (1,6%), levietnamien (1,1%), et leportugais (1%). Les autres langues parlées le plus souvent à la maison sont l'anglais (19,9%), l'arabe (3%), l'espagnol (2,9%), le mandarin (1,4%) et l'italien (1,2%).
Montréal est de loin la ville la plus trilingue du Canada, principalement grâce à une grande proportion de personnes issues de l'immigration parlant français, anglais et une autre langue[134]. 44% des montréalais issus de l'immigration sont trilingues[135]
L'Islam est la deuxième religion à Montréal en nombre d'adhérents ; près de 13 % des Montréalais sont musulmans. C'est aussi la religion la plus pratiquée[137] et la religion ayant connu la plus grande croissance, passant de 155 000 adhérents à 218 000 entre 2011 et 2021[127]. Un peu plus d'une cinquantaine de lieux de culte musulmans existent dans la grande région de Montréal[138].
Avec son quartier gai, leVillage, le plus grand quartier gai en Amérique du Nord et l'un des plus grands au monde, Montréal est l'un des pôles de la viegaie et lesbienne au Canada. Montréal a été choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris,Munich,Manchester,Sydney et, en 2000,Amsterdam,Berlin,Manchester. En2006, elle a accueilli les premiersOutgames mondiaux (Jeux olympiquesLGBT)[141].
Les Montréalais pratiquent plusieurs types d'activités sportives sur une base récréative grâce à la présence de nombreux clubs sportifs amateurs et associations sportives locales. La popularité des sports y est aussi favorisée par l'existence d'un réseau de terrains extérieurs et d'installations intérieures (aréna, gymnase, terrain intérieur de soccer)[142]. L'hiver, des anneaux de glace et despatinoires sont aménagés à l'extérieur[143]. Lelac aux Castors[144],[145] sur lemont Royal et l'anneau de glace dans levieux-port[146] permettent aux Montréalais de renouer avec la pratique dupatinage dans une ambiance familiale. Leski de fond est également une activité populaire et plusieurs centaines de kilomètres de sentiers balisés sont entretenus par la ville dans les parcs[147].
Championnat de Montréal du circuitChampions Tour de la PGA s'établit à Montréal en 2010 et, cela pour plusieurs années consécutives[154] (Il y a déjà eu des éditions de 1904, 1908, 1913, 1926, 1935, 1946, 1950, 1956, 1959, 1967, 1997 et 2001 — mais jamais un tournoi consacré à Montréal pour plusieurs années) ;
Marathon de Montréal, créé en 1979. Discontinué en 1990, l'événement fut repris à compter de 2003[156]. Depuis 2012 la course est sous l'égide deCompetitor Group, Inc.(en) dans le cadre desRock 'n' Roll Marathon Series(en). Le Marathon Oasis de Montréal (dénomination actuelle selon le nom du commanditaire) comprend le marathon, le demi-marathon et plusieurs compétitions secondaires.
Masters de tennis du Canada, depuis 1989. Lors des années paires Montréal reçoit les femmes (WTA), alors que les années impaires Montréal reçoit les hommes (ATP), en alternance avec Toronto. En 2009, letournoi de la coupe Rogers établit un record d'assistance, devenant le premier tournoi d'une semaine à attirer une affluence de plus de 200 000 spectateurs. C'était également la première fois que les huit meilleurs joueurs au monde, selon le classement ATP, se retrouvaient tous en quart de finale[160].
Le sport professionnel à Montréal constitue une dimension essentielle de l'intégration de Montréal aucontinent nord-américain. Montréal possède plusieurs équipes sportives professionnelles qui sont desfranchises de grandes ligues continentales.Franchises sportives majeures actuelles :
Fondé en 1997 de la fusion de plusieurs hôpitaux bilingues, leCUSM emploie 1 587 médecins,dentistes etpharmaciens, 2 715 chercheurs et enseignants et reçoit plus de 700 000 patients chaque année[163]. Les installations principales se trouvent au sein du super-hôpital du site Glen, construit en 2015.
Site Glen,500 lits, où sont regroupés les hôpitaux suivants :
Montréal est constamment en tête de file des meilleures villes étudiantes au monde. Ainsi en 2013, selonThe Economist, Montréal se classe au premier rang mondial comme destination pour des études à l'étranger, devantLondres[164]. Selon le palmarès 2017 deQS Best Student Cities, la métropole québécoise serait la meilleure ville au monde où étudier[11]. Avec plus de 170 000 étudiants, la ville est au deuxième rang des métropoles nord-américaines quant au nombre d'étudiants universitaires par habitant[165]. En 2011, plus de 60 % de la population montréalaise détenait un certificat, diplôme ou grade de niveau post-secondaire[166].
En 2022-2023, 250 122 élèves étaient inscrits dans les écoles primaires et secondaires situées sur le territoire de Montréal[167], dans un total de268 écoles primaires (233 francophones et35 anglophones) et75 écoles secondaires (58 francophones,16 anglophones et1 bilingue)[168],[169]. L'administration de ces établissements d'enseignement est partagée par cinq commissions scolaires dont trois sont francophones (f) et deux anglophones (a) :
En 2020, Montréal accueille 320 000 étudiants dans ses 12cégeps et 11 universités[170]. Montréal a été nommée en 2025 meilleure ville étudiante en Amérique du Nord pour la huitième année consécutive selon le classementQS Best Student Cities[171].
Le système éducatif du Québec est différent des autres systèmes nord-américains. Après le secondaire (qui s'achève à la onzième année) les étudiants peuvent poursuivre dans lescollèges d'enseignement général et professionnel (cégeps), offrant des programmes pré-universitaires (2 ans) et techniques (3 ans). À Montréal,9 cégeps offrent des cours en français et 3 en anglais. En plus de ces établissements publics, Montréal possède 14 collèges privés subventionnés et 33 non subventionnés[172].
L'Université Concordia, de réputation plus moderne et ouverte à tous, est officiellement bilingue : les élèves peuvent remettre leurs travaux et faire leurs examens en français ou en anglais. Concordia est actuellement en expansion, avec la construction et l'acquisition de nouveaux édifices, dont le moderne pavillon d'informatique, génie électrique et arts, ainsi que l'édifice historique de l'ancien couvent des Sœurs grises. L'Université Concordia est composée du campus Sir-George-Williams dans lecentre-ville de Montréal (station demétro Guy-Concordia) et du campus Loyola dans le quartier résidentiel deNotre-Dame-de-Grâce (station demétro Vendôme).
Secondemétropole duCanada, Montréal est un centre culturel, industriel, commercial et financier important, dont la prospérité repose « sur des échanges soutenus de biens avec des marchés régionaux et internationaux »[176].
Avec l'étalement urbain, lesterres arables disparaissent de Montréal, sauf à l'extrême ouest de l'île où est conservé un parcagricole de191ha[178]. L'agriculture enserre sur les toits de la ville se développe avec des initiatives citoyennes ou commerciales comme lesFermes Lufa depuis 2011[179]. Jusque dans les années 1930, Montréal comptait plusieurscarrières de pierrecalcaire. Celles qui ne sont pas remblayées sont converties ensites d'enfouissement ou dépôt àneige[180],[181]. Seule la carrière degranulatLafarge deMontréal-Est, datant de 1910, est encore en activité[182]. De l'une des carrières devenues décharges puis parcs urbains, dubiogaz est extrait qui permet laproduction d'électricité.
Montréal est une importante villeportuaire, à l'embouchure de lavoie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels desGrands Lacs. En tant queport le plus important de l'Est du Canada, c'est un point de transbordement pour lescéréales, les produitspétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Premier port du pays en termes de trafic deconteneurs, le trafic y totalisait près de26 millions de tonnes métriques de marchandises[183]. Pour cette raison, la ville fait partie de l'axe principal deschemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire majeure[184].
L'industriepétrochimique, très présente à l'est de l'île, formait jusqu'à la fermeture de laraffinerie Shell en 2010 le plus grand centre de raffinage de la province. Depuis, les raffineries deSuncor etGulf Oil conservent une capacité combinée de 225 000 barils par jour. Le pétrole et les produits distillés y sont transportés par quatreoléoducs, par trains, bateaux et camions. Les carburants n'y sont cependant pas la seule production, les usines de Parachem, Indorama PTA et Selenis forment par exemple une chaîne complète de synthèse dupolyester[185].
En 2012, l'agglomération de Montréal accueille presque8 millions de touristes, en hausse de 6,5 % depuis 2008[189].Traveler's Digest etaskmen.com ont classé Montréal parmi les« 29 villes à visiter » dans le monde[190].
Deuxième villeonusienne et deuxième ville consulaire d'Amérique du Nord, aprèsNew York[191], Montréal possède près de72 sièges d'organisations internationales, dont 67 organisations non gouvernementales (ONG)[192]. Parmi celles-ci, se trouvent notamment :
De plus, plusieurs organisations travaillent au rayonnement économique de l'agglomération : laChambre de commerce du Montréal métropolitain au niveau de la concertation des gens d'affaires,Montréal International pour attirer organismes internationaux et investisseurs étrangers ainsi queTourisme Montréal pour faire la promotion du tourisme vers la métropole québécoise. En 2011, l'Union des associations internationales classe Montréal au premier rang en Amérique des villes accueillant des évènements associatifs internationaux. En 2012, lepalais des congrès de Montréal est finaliste pour le prix APEX du meilleur centre de congrès au monde[193],[194].
Les secteurs d'activités de la population montréalaise sont[196] :
services à la consommation : 25 % ;
services gouvernementaux, d'enseignement et de santé : 20,8 % ;
secteur manufacturier : 16,8 % ;
services à la production : 14,2 % ;
services de distribution : 9,2 % ;
secteur de la construction : 2,7 %.
En, letaux de chômage était de 7,3 % sur l'île de Montréal[197], avec untaux de faible revenus de 14,7 % dans la ville en 2014[198]. Les taux les plus élevés se rencontrent dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Verdun, Sud-Ouest, Lasalle et Montréal-Nord[196].
Selon un rapport du Centre d'étude sur la pauvreté et l'exclusion, depuis 1997 la pauvreté avait reculé partout au Québec sauf à Montréal[199]. Un rapport fédéral de 2015 a identifié 3 016 itinérants dans la ville[200].
Les loyers ont beaucoup augmenté en quelques années, aboutissant à une crise du logement. En 2021, plus de 100 000 familles aux revenus modestes habitent des logements trop petits ou insalubres[201].
Si la municipalité de Montréal a le plus faibletaux de motorisation des villescanadiennes etaméricaines[202], l'automobile demeure le moyen de transport dominant dans larégion métropolitaine. En 2006, 70 % des personnes actives de la région métropolitaine se rendaient à leur travail en automobile comme conducteur ou passager[203] ; cette proportion tombe à 53,2 % chez les habitants de la ville[204], un nombre grandement inférieur à la proportionquébécoise qui avoisine les 78 %[203].
Montréal est construite sur un archipel d'îles fluviales qui n'est pas directement accessible du reste du continent. Comme la plupart des grandes villes, elle est confrontée au problème decongestion automobile qui n'est qu'aggravé par sa situation insulaire. Il faut en moyenne31 minutes à l'automobiliste de la région de Montréal pour se rendre à son travail ; le quart des automobilistes mettant plus de45 minutes[208]. À cause de sa forte urbanisation, Montréal connaît aussi desheures de pointe lesamedi et ledimanche.
Montréal est le centre nerveux d'un réseau de 1 770 kilomètres d'autoroutes construit principalement entre la fin des années 1950 et le milieu des années 1970 dans sa périphérie[209].17 ponts routiers et un tunnel permettent la traversée des cours d'eau qui encerclent la ville. On compte parmi eux lepont Samuel-De Champlain, le pont le plus achalandé du Canada[210].
L'île de Montréal comporte de nombreux axes rapides dont le principal est l'autoroute 40, la seule à la traverser d'ouest en est. Segment de laroute transcanadienne, elle est la plus achalandée de la métropole et sa sectionmétropolitaine, en partie surélevée, en est la plus congestionnée, et ce depuis sa création. Perpendiculaire à l'A-40, l'autoroute 15, qui s'étend desLaurentides à la frontière Américaine, passe par unetranchée au centre de l'île appeléeautoroute Décarie, du nom du boulevard qu'elle longe.
Letransport collectif sur l'île de Montréal est l'un des plus efficaces, rapides et ponctuels en Amérique du Nord ; laSociété de transport de Montréal (STM) qui l'administre a été nommée, en 2010, meilleure société de transport en Amérique du Nord par l'American Public Transportation Association[211]. À Montréal, 35 % des actifs se rendent au travail en transport en commun[204] ; cette proportion atteignant 49 % pour les nouveaux arrivants[212]. Au total, la STM enregistre466 millions de déplacements en termes d'achalandage conventionnel et 374,9 millions en termes d'achalandage électronique durant l'année 2019. L'achalandage a vu une hausse de 2,6% depuis 2018[213].
Lemétro de Montréal constitue l'épine dorsale du système métropolitain detransport en commun avec environ 1,2 million de passagers par jour[214]. Le métro compte68 stations réparties en quatre lignes qui s'étendent sur71 kilomètres[215]. Conçu sur le modèle dumétro parisien, le réseau montréalais a pour particularité d'être entièrement souterrain et ses rames d'être dotés d'un système deroulement sur pneumatiques. Chaque station possède une architecture particulière et des œuvres d'art public sont réparties dans la plupart d'entre elles[216].
En surface, lestramways ont été remplacés depuis 1959 par225 lignes d'autobus et 8 500 arrêts, desservis par un total de 1 869 autobus et93 minibus de transport adapté[217]. La ligne d'autobus la plus fréquentée est la139 Pie-IX avec une moyenne de 32 313 déplacements par jour de semaine[218]. On compte moins d'un million de passagers par jour ouvrable à bord des autobus de la STM[214].
Le chiens sont permis dans les autobus depuis mardi le 17 mars 2025 sous certaines conditions[219].
Terminaux aériens, ferroviaires, routiers et fluviaux
Montréal compte quatre principaux terminaux de transports de passagers :
l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau (communément appelé Dorval), situé à25 kilomètres à l'ouest du centre-ville de Montréal, accueille chaque année plus de18 millions[220] de passagers : 41 % pour des vols intérieurs, 59 % pour des vols internationaux. Les3 corridors les plus achalandés sont Montréal – Toronto, Montréal – Paris et Montréal – New York[221] ;
lagare d'autocars de Montréal, située à proximité de la station de métroBerri-UQAM, offre des liaisons d'autocar avec de nombreuses villes du Québec, du Canada et des États-Unis ;
Montréal est fréquemment citée parmi les dix plus importantes villescyclistes au monde[225]. De mai à décembre, 22 % des Montréalais utilisent levélo comme principalmoyen de transport, soit le double de la moyenne québécoise[226]. L'arrondissement où l'on compte la plus forte proportion de déplacements à vélo estle Plateau-Mont-Royal, où près du dixième de tous les déplacements sont faits à bicyclette[227]. On dénombre quotidiennement, hormis l'hiver, de14 000 à 17 500cyclistes dans le centre-ville[228].
La ville de Montréal peut compter sur un important réseau devélos en libre-service, leBIXI. Depuis sa création en 2009, le système s'est exporté dans plus d'une vingtaine de villes à travers le monde, notammentLondres,Melbourne etNew York[231]. BIXI Montréal compte 5 120 vélos répartis dans plus de450 stations, principalement dans les arrondissements centraux de la ville[232]. En 2010, 3,3 millions de déplacements en BIXI étaient enregistrés[233] et le réseau comptait plus de 30 000 abonnés[234].
Pendant plus d'un siècle et demi, Montréal est le centre financier et industriel du Canada. Il en résulte un héritagearchitectural offrant une grande variété de constructions à vocation industrielle ou commerciale, incluantusines,minoteries,hangars et autresraffineries qui présentent aujourd'hui un aperçu de l'histoire de la ville, particulièrement au niveau ducentre-ville et duVieux-Port. Il y a 50 lieux historiques nationaux à Montréal, plus qu'aucune autre ville canadienne.
Les premiers bâtiments sont caractérisés par leur influence française unique et leur construction en pierre grise. L'époque des explorateurs français est commémorée par la préservation de deux de leurs maisons dans le Vieux-Montréal, soit celle d'Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, fondateur de la ville deDétroit auxÉtats-Unis, à l'angle des rues Notre-Dame etSaint-Laurent, et celle deRené-Robert Cavelier de La Salle, explorateur de la région duMississippi, à l'angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre[240].
Depuis 2013, avec la construction de laTour des Canadiens, Montréal vit un important boom immobilier. Entre 2013 et 2019, ce boom de gratte-ciels était principalement concentré aux alentours duCentre Bell, avec notamment l'Avenue, les Tours des Canadiens 1,2 et 3, les Rocabellas, les YUL et d'autres projets. Toutefois, d'autre projets majeurs sont désormais (depuis 2019) en développement ou construction plus à l'est du centre-ville. Parmi ces derniers, on dénombre cinq bâtiments qui atteignent la hauteur maximale de 200 mètres : 900 rue Saint-Jacques, 800 rue Saint-Jacques, Victoria-sur-le-Parc, 1 Square-Phillips et Maestria.
La ville possède de nombreux musées dont la plupart sont regroupés au sein de lasociété des directeurs des musées montréalais qui a comme objectif de faire leur promotion et de participer à leur développement[244],[245]. Ces musées présentent tout autant des expositions sur les sciences, l'histoire, les beaux-arts et le patrimoine culturel[246].
LaGrande Bibliothèque est sise à Montréal, comprenant la collection de laBibliothèque nationale du Québec. Elle comprend les plus vastes collections littéraires au Québec et est, avec plus de 2,9 millions d'entrées, la bibliothèque la plus fréquentée de lafrancophonie[248]. La Grande Bibliothèque est située au centre-ville (arrondissementVille-Marie), au nord duquartier latin. Ouverte depuis le, elle remplace l'ancienne bibliothèque centrale située sur larue Sherbrooke. Elle contient notamment lacollection Saint-Sulpice, construite à partir de l'année1844 ; ces ouvrages anciens, à caractère patrimonial, ne sont consultables que sur place. La bibliothèque s'est enrichie au fil des ans de collections privées, telles celles deLouis-Joseph Papineau et deLouis-Hippolyte La Fontaine.
Depuis 2002, ce réseau s'est agrandi ; il comportemaintenant[Quand ?]24 diffuseurs (dont2 diffuseurs métropolitains : lachapelle historique du Bon-Pasteur et lethéâtre de Verdure) dans les19 arrondissements de Montréal. Il porte le nom de réseau Accès culture. Ses membres sont entre autres : lethéâtre Outremont, la salle Jean-Grimaldi, l'Entrepôt, le Centre culturel de Verdun.
À l'occasion du festival de jazz, de grandes sections des rues du centre-ville sont fermées pour laisser place à des scènes extérieures, lieux de spectacles gratuits, et à la circulation piétonnière. La ville compte également de nombreux festivals musicaux et cinématographiques. De plus, chaque dimanche d'été ensoleillé, un certain nombre de gens se réunissent pour lesTam-tams du mont Royal, rendez-vous interculturel et musical très populaire, notamment auprès des jeunes. Le centre du rassemblement est le monument à Sir George-Étienne Cartier, auparc du Mont-Royal.
Le, la ville de Montréal s'autoproclame « ville d'excellence mondiale en matière demusique métal »[256]. Pour l'évènement qui vise à reconnaître la qualité de la production musicale métal locale à l'international, la mairesseValérie Plante a invité le groupeNecrotic Mutation à l'hôtel de ville de Montréal, afin de souligner cet héritage qui, pour la mairie, est exceptionnel[256].
Cette décision municipale, qui fait largement consensus, fait dire à la chroniqueuse métal Christine Fortier que« Montréal est réellement la plaque tournante du métal au Québec, et probablement au Canada, nous a-t-elle indiqué. Les groupes qui passent ici le disent, le public est toujours au rendez-vous, Montréal a vraiment un solide noyau d'amateurs de métal », tandis que le bassiste deMegadeth,David Ellefson, pour qui lesmétalleux montréalais sont « les plus fidèles et les plus irréductibles de la planète » a pour sa part affirmé au siteMetal Voice« que le groupe a pu ensuite jouer sur les plus grandes scènes et les plus grands festivals ailleurs dans le monde » grâce au public montréalais[256].
Des documentaires commeMétropole (1947),À Saint-Henri le cinq septembre (1962),Les amoureux de Montréal (1992) etLa Mémoire des anges (2008) font voir la vie de Montréal sous plusieurs angles[257]. D'autres documentaires, tels queLa P'tite Bourgogne (1968),The Rise and Fall of English Montreal (1993),The Street: A Film with the Homeless (1997),Maxime, McDuff & McDo (2002),Confrontation at Concordia (2003),Hommes à louer (2008) etL'Est pour toujours[258] (2011), abordent des sujetsplus polémiques[Pour qui ?] de l'histoire et de la société montréalaise.
De nombreux films ont été tournés à Montréal, certains entièrement en studio comme300 (2007) ouRiddick (2013), d'autres aussi en extérieur, tirant parti de la diversité architecturale de la ville[260], notamment :
L'affichage sauvage, à Montréal, a récemment été autorisé et légalisé par les urbanistes de la ville. L'affichage sauvage était illégal à Montréal. En 1992,Publicité Sauvage dépose un projet de législation de l'affichage sur les chantiers de construction et obtient ce droit en 1994[269].
↑« Et au parmy d'icelles champaignes est scituee et assise la ville de Hochelaga pres et joignant une montaigne qui est alentour d'icelle labouree et fort fertille de dessus laquelle on veoyt fort loing. Nous nommasmes icelle montaigne le mont Royal. ».
↑La prononciation peut varier selon les locuteurs. Par exemple, le /r/ peut être prononcé de plusieurs façons [r], [ʁ], [ʀ] selon la génération, de même que le /ɔ̃/ peut également se prononcer[ɔ̃] ou[õ].
↑a etbMinistère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration,Présence 2023 - Portraits sociodémographique et régional des personnes immigrantes admises au Québec de 2012 à 2021 et présentes en janvier 2023, Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec,, 84 p.(ISBN978-2-550-96160-4,lire en ligne[PDF]),p. 21.
↑Laurent Turcot, « ‘The Surrender of Montreal to General Amherst’ de Francis Hayman et l'identité impériale britannique »,MENS : Revue d'histoire intellectuelle et culturelle.vol. 12,no 1,automne 2011,p. 91-135.
↑Note : Le qualificatif de « Montréal, ville ouverte » a été popularisé par le titre éponyme d'une série d'articles publiés parPacifique Plante de à dansLe Devoir.
↑Ville de Montréal, « Arrondissements », portail officiel de la ville de Montréal(consulté le).
↑Le nombre de conseillers d'arrondissement est variable en fonction du nombre de conseillers de ville que l'arrondissement dispose. Les conseils d'arrondissement sont donc composés de 5 à 7 membres.
↑Statistique Canada spécifie que le recensement de 1956 est le premier recensement national intercensitaire, marquant le début du cycle quinquennal moderne utilisé depuis.
↑Jean-FrançoisLeclerc et ColetteGodin,Montréal, la ville aux cent clochers : regards des Montréalais sur leurs lieux de culte, les Éditions Fides,, 112 p.(ISBN2-7621-2380-1,lire en ligne),p. 6.
↑Équipe du Plan de transport,Plan de transport de Montréal. Portrait et diagnostic : notetechnique 9 : Transport des marchandises, Montréal, ville de Montréal,, 24 p.(lire en ligne).
↑ChloéWoitier, « Munich, la ville la plus agréable du monde »,Le Monde,(lire en ligne).
↑Québec, Régie des installations olympiques,Parc olympique, vocation à trois dimensions, Régie des installations olympiques,, 1 p., PDF(lire en ligne).
Communauté métropolitaine de Montréal,Cap sur le monde : pour une région métropolitaine de Montréal compétitive : Plan de développement économique, Montréal,, 138 p.(lire en ligne).
MapArt,Canada back road atlas / atlas des rangs et chemins, Oshawa, Ontario, MapArt Publishing,, 702 p.(ISBN978-1-55368-614-9).
Jean-Claude Marsan,Montréal en évolution. Quatre siècles d'architecture et d'aménagement, Presses de l'Université de Montréal, collection Patrimoine urbain, 2016,4eéd.,752 p.