Pour les articles homonymes, voirMontiers-sur-Saulx etMontiers-en-Argonne.
| Montiers | |||||
Église Saint-Sulpice. | |||||
Blason | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Oise | ||||
| Arrondissement | Clermont | ||||
| Intercommunalité | CC du Plateau Picard | ||||
| Maire Mandat | Xavier Deneufbourg 2020-2026 | ||||
| Code postal | 60190 | ||||
| Code commune | 60418 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Montièrois, Montièroises | ||||
| Population municipale | 392 hab.(2023 | ||||
| Densité | 50 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 30′ 05″ nord, 2° 34′ 43″ est | ||||
| Altitude | Min. 62 m Max. 131 m | ||||
| Superficie | 7,89 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Estrées-Saint-Denis | ||||
| Législatives | 1re circonscription de l'Oise | ||||
| Localisation | |||||
Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :France Géolocalisation sur la carte :Oise Géolocalisation sur la carte :Hauts-de-France | |||||
| Liens | |||||
| Site web | https://www.mairie-montiers.fr/ | ||||
| modifier | |||||
Montiers est unecommune française située dans ledépartement de l'Oise enrégionHauts-de-France.
La commune se trouve dans lazone d'emploi deCompiègne et lebassin de vie d'Estrées-Saint-Denis[I 1].
Les communes limitrophes sontLéglantiers,Ménévillers,La Neuville-Roy,Pronleroy,Saint-Martin-aux-Bois etWacquemoulin.

| Saint-Martin-aux-Bois | Ménévillers | |
| Léglantiers | Wacquemoulin | |
| Pronleroy | La Neuville-Roy |
La superficie de la commune est de 7,89 km2 ; son altitude varie de62 à 131 mètres[1].
Louis Graves indiquait en 1835 que le territoire communal était« placé presqu'en entier sur la rive gauche de l'Aronde qui a sa sonrce au bas du village. .Un ravin, venant du canton de Maignelay et se réunissant à la vallée, augmente l'inégalité du sol[2] ».

La commune est située dans lebassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par l'Aronde[3],[Carte 1].
L'Aronde, d'une longueur de 26 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Oise (rive gauche) àClairoix, après avoir traversé13 communes[4].
Le territoire communal est couvert par leschéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Sensée ». Ce document de planification concerne un territoire de 789 km2 de superficie, délimité par troisbassins versants en totalité ou en partie (Aisne,Oise etAronde). Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le, puis révisé le. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte Oise-Aronde[5].
La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site dédié géré par lesagences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Pour des articles plus généraux, voirClimat des Hauts-de-France etClimat de l'Oise.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique[8] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[9]. Elle est en outre dans lazone H1a au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de10,7 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 661 mm, avec10,6 jours de précipitations en janvier et8,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deGodenvillers à10 km àvol d'oiseau[12], est de11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 701,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de43 °C, atteinte le ; la température minimale est de−21,5 °C, atteinte le[Note 3].
Au, Montiers est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].
Elle est située horsunité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[16],[17].

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (84,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (84,7 %), forêts (10,9 %), zones urbanisées (4,3 %)[18].
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
En 2021, le nombre total delogements dans la commune était de 185, alors qu'il était de 178 en 2016 et de 171 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 91,3 % étaient desrésidences principales, 2,2 % des résidences secondaires et 6,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,2 % d'entre eux desmaisons individuelles et pour 3,8 % desappartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Montiers en 2021 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion desrésidences secondaires et logements occasionnels (2,2 %) par rapport au département (2,4 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Montiers[I 3] | Oise[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 91,3 | 90,5 | 82,2 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 2,2 | 2,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 6,5 | 7 | 8,1 |
La commune est desservie, en 2023, par les lignes 662, 683, 6304, 6309, 6328 et 6342 duréseau interurbain de l'Oise[19].
Le nom de la localité est attesté sous les formesMonasteria (1049) ;villae quae dicitur Monasteria (1164) ;Musters (vers 1190) ;Mostiers (1191) ;Monstiers (1191) ;Mosters (XIIe) ;Monsters (1230) ;Monasterium (1231) ;Petrus de monasteriis (XIIIe) ;Moustiers empres la Neuville le roy (1454) ;Monthiers (1520) ;Moustiers (1520) ;Monstierres (1540) ;Montiers (1643) ;capella de Monstiers (1666) ;Montières (1749)[20].
Pluriel de l'oilmonstier,montié « monastère », variante demostier,moutier « monastère, église »[21]. Lenom commun*mostier >moustier >moutier est issu ultimement dulatin populairemonisterium, altération demonastērium[22].
Ce monastère fut réuni à l'Abbaye Notre-Dame de Breteuil[23].
Louis Graves indiquait en 1835 que« laseigneurie de Moutiers appartint anciennement à lamaison de Créqui et à celle d'Hangest ; elle relevait en partie ducomté de Clermont[2] ».
La seigneurie de Montiers a appartenu à la famille Tarteron, qui a conservé le château jusqu'au début du XIXe siècle[24].
Le propriétaire du château au début duXIXe siècle,M. de Lagarde, fait creuser dans son parc plusieurspuits artésiens[2].
En 1835 existait un pélerinage à la fontaine Saint-Sulpice située dans la vallée, dans lequel on invoquait l'intercession de Saint Sulpice pour la guérison des enfants qui ne pouvaient pas marcher. A cette époque, on notait dans la commune la présence d'un moulin à vent et de carrières. Quelques habitants faisaient la coûture de gants[2].
Durant laseconde Guerre mondiale, le, le bombardier américainB-17no 42-3452 est abattu sur le territoire communal. L'un des membres de l'équipage, le 2nd Lt James G. Bormuth, est sauvé par des habitants du village et de Plainval[25].
La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Clermont du département de l'Oise[I 1].
Elle faisait partie depuis 1801 ducanton de Saint-Just-en-Chaussée[1]. Dans le cadre duredécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour lesélections départementales, la commune fait partiedepuis 2014 ducanton d'Estrées-Saint-Denis[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de lapremière circonscription de l'Oise.
Penvénan était membre de lacommunauté de communes du Plateau Picard[I 1], unétablissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par lecode général des collectivités territoriales.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1790 | 1805 | Jean-Baptiste L'Heureux | ||
| 1805 | 1809 | Claude de Warmaize | ||
| 1810 | 1811 | Jean-Baptiste L'Heureux | ||
| 1811 | 1815 | Charles-Pierre Ducancel | Avocat et auteur dramatique Sous-préfet de Clermont(1815 → 1816) | |
| 1816 | 1822 | Jean-Louis Leclerc[27],[28] | Militaire,homme politique et administrateurfrançais, beau-frère dePauline Bonaparte Comte de l'Empire Officier de la Légion d'honneur | |
| 1822 | 1824 | Charles-Pierre Ducancel | ||
| 1824 | 1826 | Pierre, Louis Steculorum | ||
| 1826 | 1831 | Félix Delagarde | ||
| 1831 | 1833 | Pierre, Louis Steculorum | ||
| 1833 | 1843 | Pierre Pouillet | ||
| 1843 | 1846 | Louis Sébastien Boitel | ||
| 1846 | 1870 | Georges, Toussaint Vimeux | ||
| 1871 | 1874 | Jacques, Prudent Le Boucher | ||
| 1874 | 1878 | François, Xavier, Ursule, Adolphe d'Astanieres | ||
| 1879 | 1884 | Eugène, Nicolas, Clément d'Astanieres | ||
| 1885 | 1889 | Henri Deneufbourg | Agriculteur | |
| 1890 | 1896 | Jules, Joseph Gerard | ||
| 1896 | 1899 | Clément d'Astanières, | Militaire, peintre, sculpteur | |
| 1899 | 1904 | Jules Gerard | ||
| 1904 | 1921 | Henri Deneufbourg | Agriculteur | |
| 1921 | 1943 | Léon Deneufbourg | ||
| 1943 | 1945 | Émile Ducastel | ||
| 1945 | 1952 | Henri Lacaille | ||
| 1952 | 1953 | Gilberte Bourdon | ||
| 1953 | 1974 | André Deneufbourg | ||
| 1974 | 1993 | Paul Sueur | ||
| 1993 | 2001 | Xavier Deneufbourg | ||
| 2001 | 2008 | Claude Debaye | Enseignant[29] | |
| mars 2008 | en cours (au 31 octobre 2024) | Xavier Deneufbourg[30] | Agriculteur Réélu pour le mandat 2020-2026[31],[32] | |
Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'unregroupement pédagogique intercommunal (RPI), qui regroupeLa Neuville-Roy,Léglantiers,Pronleroy,Wacquemoulin et Montiers et est géré par le syndicat scolaire « Les Hirondelles[33] », et qui accueille en 2018 270 écoliers scolarisés dans 11 classes de double niveaux réparties dans quatre écoles. Soixante enfants sont accueillis dans deux structures périscolaires, à La Neuville- Roy et Léglantiers.
Le syndicat scolaire a décidé de réaliser une école unique pour les 5 villages, constituant donc unregroupement pédagogique concentré (RPC) à La Neuville-Roy comprenant notamment 12 salles de classe, deux salles de repos, des locaux administratifs, ainsi que des espaces mutualisés comme la bibliothèque, une salle périscolaire, une salle de motricité. La cantine est prévue pour accueillir 50 couverts dans deux salles et jusqu'à 200 convives en deux services.
Ce projet, envisagé dès 2006[34], voit le début de la construction en pour une livraison escomptée fin 2019.
Le coût du projet conçu par Christophe Giraud et Christophe Fournier, du cabinet ADD d'Ons-en-Bray, est évalué à 5,2 millions d'euros, financé par une subvention départementale de 1,78 M€, l'État (1,1 million d'euros), le conseil régional (675 767 €) et la CAF de l'Oise (90 000 €)[35],[36].
Les habitantssont appelés les Montièrois et les Montièroises.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38].
En 2023, la commune comptait 392 habitants[Note 4], en évolution de −8,2 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %,France horsMayotte : +2,36 %).
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 293 | 309 | 375 | 379 | 434 | 422 | 397 | 397 | 412 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 368 | 408 | 399 | 415 | 429 | 415 | 437 | 404 | 378 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 379 | 413 | 373 | 338 | 371 | 327 | 333 | 316 | 270 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2005 | 2006 | 2010 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 276 | 292 | 236 | 240 | 353 | 399 | 439 | 438 | 407 |
| 2015 | 2020 | 2023 | - | - | - | - | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 418 | 406 | 392 | - | - | - | - | - | - |

L'ASRESS (association pour la sauvegarde et la restauration de l’église Saint-Sulpice) agit pour faciliter la réhabilitation de l'église[40],[41].
La population de la commune est relativement jeune.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 18,0 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait216 hommes pour202 femmes, soit un taux de 51,67 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
| Hommes | Classe d’âge | Femmes |
|---|---|---|
0,0 | 90 ou + | 1,0 |
3,8 | 75-89 ans | 3,6 |
15,2 | 60-74 ans | 12,2 |
20,5 | 45-59 ans | 23,5 |
25,7 | 30-44 ans | 25,5 |
13,8 | 15-29 ans | 14,3 |
21,0 | 0-14 ans | 19,9 |
| Hommes | Classe d’âge | Femmes |
|---|---|---|
0,5 | 90 ou + | 1,4 |
5,8 | 75-89 ans | 7,8 |
15,7 | 60-74 ans | 16,5 |
20,8 | 45-59 ans | 19,9 |
19,3 | 30-44 ans | 19,4 |
17,6 | 15-29 ans | 16,2 |
20,4 | 0-14 ans | 18,8 |
La troisième fête de la moisson a eu lieu en août 2023[44].
