De haut en bas, de gauche à droite : confluence du Midou et de la Douze donnant naissance à la Midouze, arènes du Plumaçon, préfecture des Landes, église de la Madeleine, donjon Lacataye, statueCalme Hellénique de Robert Wlérick, parc Jean-Rameau, aficionado des fêtes de la Madeleine, Alpha Jet à la BA 118, Stade Montois de rugby.
Mont-de-Marsan, engascon Lo Mont de Marsan [lu.mũⁿ.de.mar.sãⁿ] (Lou Moun), est unecommune du sud-ouest de la France. Elle est lechef-lieu du département desLandes, en régionNouvelle-Aquitaine.
Fondée au Moyen Âge autour de ses trois rivières sur lavoie de Vézelay duchemin de Compostelle, Mont-de-Marsan était la principale ville fortifiée des Landes. Son histoire a laissé des vestiges qui agrémentent encore aujourd'hui le centre-ville :donjon Lacataye, qui abrite un musée de sculptures, rues médiévales,sections des anciens remparts, vieilles maisons bourgeoises,ancien port fluvial, parcs, jardins et promenades fleuries, etc.
Au dernier recensement de 2023, la commune comptait 31 592 habitants, appelés lesMontois. Cela correspond à une augmentation de la population de 1,94 % par rapport à 2009. Mont-de-Marsan est aussi à la tête d'uneagglomération qui compte 18 communes rassemblant 56 000 habitants. L'aire urbaine de la ville regroupe quant à elle 47 communes pour un total de 68 500 habitants comptabilisés en 2009[1].
La ville de Mont-de-Marsan ou du moins son noyau primitif aurait été édifié sur une tache defaluns d'où les sables ont disparu[3]. Ce seraient de menues formations reliques duMiocène moyen d'abord érodées, puis émergeant des basses terrasses fluviatiles récentes duquaternaire. La formationoligo-miocène, sous-jacente aux dépôts récents de surface, n'apparaît qu'avec desmolasses, composés d'argiles carbonatées versicolores, issues d'apports fluvio-lacustres, par exemple en rive droite de la Douze sur l'ancien terrain de moto-cross ou sur la rive gauche du Midou au niveau des stades. Cette large couche argileuse peut insérer en son sein des dépôts gréseux, atteignant 35 mètres de puissance à l'aplomb de la ville[4]. Sans faire appel au forage, les calcaires gréseux helvétiens du miocène moyen sont facilement observables dans les anciennes carrières de la partie ouest de la ville. Du même petit étage géologique tantôt lacustre tantôt marin, la carrière Bougue-Papin à l'est de la ville dévoilent des couches de sables marins gris blancs, reposant sous dessables fauves qui, par ses gisements épars d'hématites, explique l'antique métallurgie du fer. Les glaises bigarrées du miocène supérieure sont visibles au Siounet et au sud de Saint-Pierre-du-Mont. Les incessants terrassements sur la voie rapide entourant la ville ont permis de mieux connaître les différents couches sableuses des dépôts détritiques duPliocène, commençant sur une base argileuse et sableuse, recouverte de couches de sables fins, d'abord gris ou noirâtre et enfin jaune clair, notamment au niveau de l'usine de traitement des ordures de Saint-Pierre-du-Mont.
Surnommée « la Ville aux Trois Rivières », Mont-de-Marsan, ville étape fondée sur la contrée de passage deMarsan devenue vicomté héréditaire, s'est établi au confluent de deux rivières, leMidou et laDouze, qui se rejoignent en plein centre-ville pour en former une troisième : laMidouze, principal affluent de l'Adour, où s'est implanté son port médiéval.
La ville est concernée par lesZNIEFF de type 2 « Vallée du Midou et forêt départementale d'Ognoas »[13] et « Vallées de la Douze et de ses affluents »[14]. Elle est également concernée par les sitesNatura 2000 « Réseau hydrographique des affluents de la Midouze »[15] et « Réseau hydrographique du Midou et duLudon »[16].
Au, Mont-de-Marsan est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[17].Elle appartient à l'unité urbaine de Mont-de-Marsan[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle estville-centre[Note 3],[18],[19]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan, dont elle est la commune-centre[Note 4],[19]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[20],[21].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (58,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (34,1 %), forêts (23,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,4 %),terres arables (2,5 %)[22]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
La place Saint-Louis réaménagée (entrée Ouest), près dupont Saint-Louis.
Mont-de-Marsan se situe au centre dugrand Sud-Ouest. Les grandes villes de la région sont donc toutes accessibles en moins de trois heures pour un trajet en voiture, à l'exception dePoitiers (3 heures 30) et deLimoges (3 heures 50).
Pour ce qui est du train, la ville reste enclavée. Dans cet ancien nœud ferroviaire d'un réseau secondaire, les lignes passant par Mont-de-Marsan ont quasiment toutes fermé les unes après les autres au cours duXXe siècle. Lagare de Mont-de-Marsan se situe désormais uniquement sur la ligneMorcenx / Mont-de-Marsan dont elle est le terminus. Par ce biais, la ville est reliée enTER Nouvelle-Aquitaine àBordeaux et àDax -Bayonne.
Le réseau de bus urbain de la ville de Mont-de-Marsan se nommeTma (prononcé téma) depuis le (anciennement Tum). Exploité par la sociétéVeolia Transport, il est composé de 7 lignes (de la lettre A à G) parcourues par 18 bus (chacun représentant la couleur d'une des 18 communes de l'agglomération). En outre, une navette gratuite parcourt le centre-ville, effectuant une rotation toutes les quinze minutes. Le réseau propose également un service de transport à la demande ainsi que de location de vélos (standard, pliants ou à assistance électrique).
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment laMidouze et laDouze. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1983, 1991, 1992, 1999, 2009 et 2020 et au titre des inondations par remontée de nappe en 2020[25],[23].
Mont-de-Marsan est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le, les départements de laGironde, desLandes et deLot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[26],[27].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire dans la commune sont des tassements différentiels[28].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Mont-de-Marsan.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 2,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 9 886 bâtiments dénombrés dans la commune en 2019, 61 sont en aléa moyen ou fort, soit 1 %, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[29],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1983 et 1999[23].
La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à ladirective européenne SEVESO[30], classée seuil haut[30] : SPD [Société Pétrolière de Dépôts] (notamment pour le stockage de liquides inflammables)[31].
Le risque detransport de matières dangereuses dans la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[32].
Le nom officiel de la ville enfrançais estMont-de-Marsan[mɔ̃.də.mar.ˈsã], sansarticle défini comme en gascon. Localement, la ville est souvent surnomméeLe/Lou Moun[lu.mun] (avec l'article défini)[33] en imitant la prononciation gasconne. La forme latineMontis Marciani est attestée auXIIIe siècle[34].
L'origine du nom de la ville neuve, fondée à partir de 1133 par lavicomté de Marsan au main dePierre de Lobaner, vicomte de Marsan, sur un éperon barré, peut sembler controversée, si on ignore justement cette fondation urbaine médiévale, justifié a prioriex nihilo, sur un site fort ancien fréquenté par une population de bateliers dépendant du prieuré St-Genès-des-Vallées[35]. Mont désigne un monticule proche de la paroisse mère de Saint-Pierre-du-Mont, monticule oumontel que l'autorité seigneuriale s'efforce d'élever et de fortifier. Cette première partie du nom,Mont, indique en ancien français une montée initiale même légère, une progression vers le haut par exemple par la berge de la rivière navigable, mais aujourd'hui paraît bien curieuse enfrançais standard étant donnée que la ville est plate. Il se peut aussi qu'elle soit une référence aux premières hauteurs anciennement peuplées surplombant au sud la future cité, à l'instar de Saint-Pierre-du-Mont, ou une allusion permanente et symbolique à des fortifications ou à l'importance de la ville qui amoncelle des richesses derrière ses hautes murailles.
Toute l'explication à trouver se reporte sur la deuxième partie du nom,Marsan, oupagus marciani en latin, entité territoriale qui préexiste à la localité fortifié médiévale. Plusieurs hypothèses concurrentes sont proposées. Certains y voient le souvenir d'un temple dédié au dieuMars, que les Romains auraient élevé sur un coteau dominant la ville actuelle :Mons Martiani. Cette hypothèse reste sans appui archéologique.
Une seconde hypothèse provient des formes antiques de l'euskara et de l'ibérique alors communes, qui décrivent la vaste région :Marsan viendrait dear : eau tranquille ou marais, ou deaar : rivière, et dean : contrée ou pays. De là découlerait le nom de Mont-de-Marsan : le mont du pays des marais ou des rivières[36]. Même une triviale décomposition en langue celtique "mar-campo", signifiant un large paysage, ouvert au lointain, marqué par des plans d'eau s'accorde, après une évolution phonétiquegasconne, avec l'interprétation ibère.
Une autre explication, revendiquant une fondation légendaire proche de la première hypothèse, indique que la ville tient son nom du patronymeMarsan, qui serait celui du fondateur de la ville. Ce nom de famille vient de la paroisse deMarsan, dans l'actuel département duGers, provenant lui-même du latinMartianus, rappelant sa fondation antique. C'est donc indirectement, par le biais du patronyme, que la ville tirerait son nom deMars[37].
Engascon le nom de la ville estLo Mont[38],[39],[40][lu.ˈmũⁿ][41], voireLo Mont de Marçan[lu.mũⁿ.de.mar.sãⁿ][41],[42] quand il faut distinguer la ville d'autres lieux aux noms similaires[43]. Par le passé la graphieLou Mount, à prononciation identique mais dans une graphie différente, a été utilisé, notamment par l'Escòla Gaston Fèbus, mais elle est aujourd'hui désuète[40]. La graphie phonétiqueLou Moun[42] est d'usage populaire et abondant[33] (centre commercialGrand Moun par exemple) sans être conforme aux règles du gascon.
Des fouilles ont révélé que la zone située entre les deux rivières est occupée de façon intermittente depuis lePaléolithique. Les découvertes fortuites des archéologues semblent attester de la présence d'un groupe sans doute important de cultivateursnéolithiques au niveau ducastrum médiéval, situé sur le promontoire de la Midouze. La situation du lieu au confluent des rivières est en effet propice à l'implantation de populations[44].
Des fouilles archéologiques réalisées dans les années 1980 puis dans les années 2000 ont montré une occupation importante à l'âge du bronze. Les très nombreux vestiges de céramiques richement décorées prouvent l'importance de ce secteur sans toutefois nous en donner son rôle (habitats, fermes, lieux de cultes…).
Durant l'occupation romaine, les vestiges deviennent plus abondants. Un bâtiment construit en dur a été fouillé sous le jardin du donjon Lacataye. Son mobilier archéologique est abondant avec un nombre impressionnant de fragments d'amphores desIer et IIe sièclesapr. J.-C. Sous l'actuel bâtiment du conseil général, les fouilles ont aussi confirmé une occupation importante durant leHaut-Empire, avec notamment la présence de fosses dépotoirs de cette période, fosses qui trahissent la présence d'habitats. Pour leBas-Empire, les vestiges d'un habitat ont été trouvés dans le quartier deNonères. Compte tenu de son implantation à la confluence de rivières et des vestiges antiques que l'on y a découverts, il est fort probable que le site de Mont-de-Marsan fut aussi un port fluvial durant la période romaine.
Il érige d'abord une forteresse, qui prendra plus tard le nom dechâteau vieux, à l'emplacement actuel du théâtre, pour pouvoir contrôler la confluence et lever les taxes sur les marchandises qui circulent sur la Midouze. Il s'assure ainsi de substantiels revenus. La nouvelle capitale de la vicomté prend part à un échange commercial important : céréales et résine descendent de Mont-de-Marsan pour aller versBayonne d'où remontent du sel ou des métaux. Pour le vin et l'armagnac, il faudra attendre leXIVe siècle.
Pierre de Marsan fait appel aux habitants de Saint-Pierre et de Saint-Genès pour qu'ils s'établissent dans son bourg cadastral. Ce sont pour certains des serfs auxquels il promet la liberté en contrepartie de leur concours à sa défense[44].Ces terres dépendent alors, tant spirituellement que temporellement, de la puissanteabbaye de Saint-Sever. Aussi, Pierre de Marsan accorde-t-il à l'abbaye le droit d'ériger une église et unprieurébénédictin. La première église montoise est ainsi bâtie à l'emplacement de l'actuelleéglise de la Madeleine.
Leport de Mont-de-Marsan s'établit plus loin, sur la rive gauche de la Midouze. Il connaît un développement rapide grâce à la position stratégique de la ville, à la limite de laHaute Lande, de laChalosse et de l'Armagnac, entreBayonne etToulouse,Pau etBordeaux. Ainsi, Mont-de-Marsan constitue une sorte de verrou entre toutes ces villes. Un nouveau quartier se développe autour du nouveau port. S'y installe notamment lecouvent des Cordeliers vers1260[46]. Ce quartier est lui aussi entouré de murailles percées de portes donnant accès aux routes d'Aire-sur-l'Adour,Saint-Sever etTartas. Lecouvent des Clarisses, installé àBeyries (dans la commune actuelle duFrêche) en 1256, est transféré à Mont-de-Marsan en1275 non loin du Château-Vieux.
En un peu plus d'un siècle, une véritable ville est née, le long de trois axes. Elle prend par conséquent un caractère triple : défensif, portuaire et religieux.
La domination anglaise entraîne une singulière tradition, qui veut que chaque nouveau maire aille prêter serment en l'église de Saint-Pierre-du-Mont avant de prendre ses fonctions. Cette pratique perdure cinq siècles, pour prendre fin à laRévolution française[48].
Centre commercial important deGuyenne, la ville écoule vers leport de Bayonne les produits de l'arrière-pays (céréales et vins d'Armagnac notamment) durant tout leMoyen Âge et l'Ancien Régime. Le développement du trafic fluvial assure la prospérité desbateliers, organisés en confréries. La navigation se fait sur desgabares,barques à fond plat localement appelées « galupes ». La ville est en rivalité quasi constante avec les autres cités commerciales, notammentDax.
En1517, le Marsan est rattaché au domaine de lafamille d'Albret, bordant la vicomté à l'ouest[44]. Cette famille règne alors sur laNavarre. Possession deJeanne d'Albret (convertie aucalvinisme en 1560), puis de son fils Henri III de Navarre, le futur roiHenri IV de France, la ville devient uneplace forte protestante. Elle se trouve totalement engagée dans les conflits armés opposant, à partir de 1560 en Gascogne, catholiques et réformés[44].Blaise de Monluc s'en empare le, avant que les troupeshuguenotes menées parMontgomery ne la reconquièrent en1577. De continuels assauts s'ensuivent, la ville passe ainsi de mains en mains. Un décret tente de mettre fin à cette situation, mais sans résultat. Les faubourgs de la ville sont détruits ainsi que le couvent desClarisses[49],[50], situé depuis leXIIIe siècle près de la porte deRoquefort[51],[52]. Henri III de Navarre, dans sa conquête du pouvoir, entre en vainqueur en ville le. Il adresse aux habitants une injonction qui ouvre la voie à une période de prospérité économique[48]. Jusqu'en1586, il fait construire des bastions fortifiés, les « Tenailles », protégeant les accès à l'est de la ville. Devenu le roi Henri IV de France, il réunit la ville à la couronne, en1607[44].
Lesguerres de Religion achevées, la parure militaire de la ville devient inutile.Richelieu, prétextant des troubles, fait raser en1627 une partie du Château Vieux et le château de Nolibos[48]. Seuls subsistent aujourd'hui de ces fortifications quelques pans des anciennes murailles ainsi qu'une maison forte rue Maubec et une autre, appelée « donjon Lacataye », ancien poste d'observation. La ville est à nouveau envahie pendant laFronde, conséquence de son ralliement aux princes félons et de sa rébellion en1653[48].
Au cours duXVIIe siècle, plusieurs établissements religieux s'installent : lecouvent des Barnabites pour l'enseignement secondaire des garçons en 1657, lecouvent des Ursulines pour l'éducation des jeunes filles en 1658, qui seront tous à leur tour rasés. La ville garde une place éminente comme marché aux vins, eaux-de-vie d'Armagnac et céréales : en1654, Mont-de-Marsan est encore considérée comme le grenier de la Basse-Guyenne[44]. En1777 est accordée l'autorisation de démolir les portes de la ville, et en1809, on abattra définitivement les restes du Château Vieux. Tous ces travaux ont pour conséquence d'aérer les accès et de faciliter la traversée de la ville.
Le prend effet la création du département desLandes suivant un découpage englobant des régions hétérogènes[53]. Un décret de l'Assemblée Constituante fait de Mont-de-Marsan le chef-lieu de ce département, au détriment deDax,Saint-Sever etTartas. Grâce à la détermination du députéAntoine Dufau, la ville fut donc désignée mais l'Assemblée prévit d'abord une alternance avec Dax, siège de l'épiscopat landais. En réalité, cette alternance n'a jamais eu lieu.
Le chef-lieu du département commence à prendre l'allure d'une petite ville, lorsque, en1866, l'annexion des communes deSaint-Jean-d'Août-et-Nonères, Saint-Médard et d'une partie du territoire deSaint-Pierre-du-Mont augmente considérablement sa superficie et accroît sa population. La même année est inauguré lelycée Victor-Duruy.
Après 1860 et l'implantation artificielle et généralisée d'uneforêt des Landes voulue par l'empereurNapoléon III qui l'enveloppe à distance, les activités liées au bois, multipliant scieries et distillerie de résines, s'ajoutent à celles du marché et du port qui subit la concurrence implacable des installations ferroviaires. Bien avant le début duXXe siècle, l'activité portuaire s'amenuise, ralentit puis disparaît totalement en1903.
De riches négociants s'installent dès les années de prospérité de l'Empire et font bâtir plusieurs hôtels particuliers sur la place du Commerce (l'actuelleplace Joseph-Pancaut). En 1910 ouvre le premiergrand magasin dans la préfecture des Landes : il s'agit desNouvelles Galeries, installées auxQuatre Cantons, nom du carrefour entre larue Léon-Gambetta et la rue Augustin-Lesbazeilles. Avec ses galeries, ses verrières, son espace et son personnel à disposition, ce commerce d'un genre nouveau en son temps attire la clientèle bourgeoise de la ville. En 1960, il offre de nouveaux services : unescalier mécanique remplaçant celui en fer forgé, une épicerie en libre-service et de nouveaux rayons de prêt-à-porter. En 1990, le rayon alimentaire ferme, victime de l'implantation de grandes surfaces en périphérie, et le 29 mars 2008, c'est le magasin tout entier qui cesse définitivement son activité[56].
Avant-guerre, sous le mandat de Jean Larrieu, maire de la ville de 1932 à 1944, sont réalisés les premiers pavillons dehôpital Layné, des groupes scolaires ainsi que l'agrandissement desarènes du Plumaçon (édifiées en1889)[44].
Durant laSeconde Guerre mondiale, la ville, occupée par l'armée allemande à partir du, est traversée par laligne de démarcation. L'armée d'occupation réquisitionne la plateforme aérienne, et en fait la plus importante base de laLuftwaffe dans le Sud-Ouest de la France. Les hôpitaux Sainte-Anne, Layné etLesbazeilles et les établissements scolaires et hôteliers sont réquisitionnés par l'armée allemande pour y loger les officiers et les soldats. Les structures de commandement de l'armée allemande (kommandantur) se partagent entre plusieurs sites : l'Orstkommandantur (centre de commandement de la ville) s'installe au 22 rue Victor-Hugo, laFeldkommandantur (centre de commandement du département) occupe le deuxième étage du cercle des officiers (l'actuel hôtel de ville), laStandortkommandantur (centre de commandement de la garnison) est à la Caisse d'Épargne (actuel hôtel de la police municipale), lakommandantur départementale responsable des laissez-passer (Ausweis) pour les Landes et les Basses-Pyrénées est au 17 rue Lesbazeilles[57].
En 1942, la montoiseRenée Darriet s’engage dans la Résistance avec son jeune frère. Le, les installations militaires sont bombardées par une cinquantaine d'avions anglo-américains. Les dégâts collatéraux entraînent la mort de 12 civils, on compte également quinze blessés[58]. La ville est finalementlibérée le[44].
Juste avant 1950, Mont de Marsan compte 17000 habitants, dont 15000 vivant aggloméré sur un périmètre urbanisé[55]. La commune garde une fonderie. L'avenir de la forêt landaise, en partie abandonnée pendant le conflit mondial et ensuite ravagée par les incendies, apparaît sombre.
Façade de l'ancienne prison de Mont-de-Marsan (1809, classée MH).
En1946, s'installe le Centre d'expériences aériennes militaires (base aérienne 118), donnant un nouvel essor à la cité montoise[44]. La population augmente rapidement, ce qui permet l'édification de premiers centres commerciaux.
Une politique d'urbanisation à l'horizontale, due à la volonté du maire Charles Lamarque-Cando (1962-1983), fondateur desCastors landais[59], modifie considérablement l'aspect de la commune à partir de1962, faisant reculer sans cesse les limites de la forêt de pins au profit de nouveaux quartiers[44]. S'étend sur la partie est de l'agglomération un vaste ensemble résidentiel aisé qui ne cesse de grignoter de nouvelles terres du fait de larurbanisation.
Le conseil général des Landes s'installe le dans l'hôtel Planté, rue Victor-Hugo. Construite sous le Second Empire, elle fut d'abord la propriété deFortis Adolphe Marrast, conseiller général d'alors, qui la lègue à son neveu, le pianisteFrancis Planté.
Sous l'impulsion du maire socialiste Philippe Labeyrie (1983-2008), la ville se modernise à plusieurs égards (services publics, commerces de centre-ville attractifs, développement des politiques culturelles et de l'éducation). Le maire sera à la base de grands projets : grande médiathèque du marsan, réhabilitation du site de l'anciennecaserne Bosquet, rénovation des places de centre-ville et création de parkings, modernisation des écoles de premier degré, développement du réseau associatif particulièrement important pour la commune, etc.).
Sur le plan économique, démographique ou urbanistique cette dynamique tend à changer le visage de la ville et à la rendre plus agréable et surtout, plus attractive.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[62],[Note 6].
En 2023, la commune comptait 31 592 habitants[Note 7], en évolution de +6,9 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %,France horsMayotte : +2,36 %).
À l'image de son territoire, Mont- de-Marsan gagne chaque année un peu plus d'habitants, notamment grâce à unsolde migratoire et unaccroissement naturel positifs. Pour 2020, les experts estiment que la population de la communauté d'agglomération, incluant ses 18 communes, atteindra 65 000 habitants, contre 56 000 à l'heure actuelle.
Aussi, en 2009, 345 bébés sont nés sur le sol montois contre 280 personnes décédées. Par ailleurs, on compte plus de femmes (51 % de la population) que d'hommes et la tranche d'âge la plus forte est celle des 45-59 ans. Les retraités représentent quant à eux 30 % des ménages. La population montoise est ainsi plutôt jeune comparée à d'autres villes de taille comparable.
Historiquement, les premiers établissements scolaires de la ville sont des couvents créés auXVIIe siècle :
lecouvent des Ursulines (1638) pour les jeunes filles, qui se trouvait dans le secteur Dulamon, Hugo, Maubec (ancien palais de justice)
lecouvent des Barnabites (1657) pour les jeunes hommes, se trouvait à la place de l'actuel hôtel de ville. II ne reste plus de vestiges de ces établissements.
Ecole maternelle du centre (1880)
École maternelle
En 1859, la ville accepte un don du curé de la paroisse de la Madeleine pour l'achat de l'immeuble Loubère. Elle s'engage à y ouvrir « une salle d'asile pour les enfants pauvres de moins de six ans » (« asile » est alors le nom donné aux écoles maternelles). L'école est rebâtie et agrandie en 1880 jusqu'à la rue Henri-Thiébaud et prend le nom d'école maternelle du centre. Sonfronton porte les armoiries de la ville[65].
Les écoles de quartier, collèges et lycées contemporains sont les suivants:
pensionnat pour jeunes filles Notre-Dame de Lorette[Note 8] puis Jeanne d'Arc : se situait 8rue Général-Lasserre. Créé en 1830, il fonctionne jusqu’en 1933, date à laquelle la congrégation enseignante de l'Immaculée Conception est expropriée en application de laloi du 7 juillet 1904.
Lycée Jean-Cassaigne(enseignement privé), né de la fusion entre l'ancien lycée professionnel Saint-Vincent et l'ancien lycée général de la Croix-Blanche.
IFSI (Institut de formation en soins infirmiers) ;
ESDL (École supérieure du design des Landes) : formationBachelor « design deproduits,graphisme etpackaging » et « design d'espace » ainsi qu'un Mastère en « design, international, management et éco-conception ». L'école propose également une année préparatoire enarts appliqués ;
DiversBTS (management, comptabilité, esthétique-cosmétique…) aux lycées Charles-Despiau,Victor-Duruy et Jean-Cassaigne ;
1939 : le nouvelhôpital Layné est prêt à ouvrir quand la Seconde Guerre mondiale éclate. Il faut attendre la restauration des locaux en 1947 pour que l'établissement soit mis en service.
Mont-de-Marsan a reçu le label « commune sport pour tous » avec quatre étoiles (sur les cinq possibles). Ce label, délivré par un jury composé de personnalités qualifiées, valorise les communes ayant mis en place une politique sportive ouverte à l’ensemble de leurs habitants.
La ville compte près de 9 000licenciés sportifs (dont plus d'un huitième sont des seniors ou des handicapés), soit près de 30 % de la population totale. Plus de 10 % du budget municipal est consacré aux sports.
Par ailleurs, on dénombre 28 clubs et 36 sections sportives.
Football américain : après le club des « Waves », est né en 1999 le club des « Anges » qui a vu un de ses membres jouer en équipe de France durant la saison 2010 - 2011.
France Bleu Gascogne, la radio locale publique de laGascogne a son siège à Mont-de-Marsan. Elle émet sur 98.8 FM. Elle émet aussi àMimizan sur 103.4 FM et depuis le sommet basque deLa Rhune, à la frontière franco-espagnole, sur 100.5 FM ;
La radio associative Radio MDM[68] (pour Mont-de-Marsan) à dominante musicale émet sur la fréquence 101.1 FM dans un rayon de 30 kilomètres depuis ses studios, au 11 rue du Peyrouat[69]. Elle propose également des émissions aussi bien sur l'actualité que sur la vie des quartiers et des associations locales. Elle émet aussi àSaint-Sever etHagetmau sur 93.8 FM.
Seul l'émetteur duPic du Midi couvre l'agglomération[70]. Il permet la réception de la chaîne régionaleFrance 3 Pau-Sud Aquitaine (avec une édition locale du 19/20 à destination de laGascogne) ainsi queFrance 3 Midi-Pyrénées. Un bureau local France 3 est présent à Mont-de-Marsan à l'Espace Le Midou, situé au 1 passerelle des Musées[71].
Mont-de-Marsan est le principalbassin d'emploi du département desLandes. La population des communes environnantes est presque entièrement dépendante de la ville préfecture.
Globalement, trois secteurs dominent l'activité économique de Mont-de-Marsan :
Lesecteur agroalimentaire : autour de la volaille (canard, poulet, foie gras) et du maïs principalement, de grandes entreprises sont basés ici (Delpeyrat,Maïsadour…) ;
Lafilière bois : plusieurs entreprises participent aux travaux du pôle de compétitivité Industries et Pin Maritime du Futur ;
Le Centre d'expériences aériennes militaires : labase aérienne de Mont-de-Marsan (BA 118) représente l'une des principales bases opérationnelles des forces aériennes françaises.
En tant que préfecture, Mont-de-Marsan est également le siège de nombreuses administrations comme laChambre de commerce et d'industrie des Landes ou encore leconseil général du département. Ainsi, le travailleur montois est avant tout fonctionnaire (73,2 % de la population active[72]) que ce soit dans le milieu administratif (préfecture, mairie, agglomération) ou dans le milieu hospitalier qui emploie à lui seul 2 500 salariés.
La présence de labase aérienne 118 a une influence primordiale sur le développement économique et démographique de l'agglomération, bien qu'elle empêche l'expansion géographique au nord. Avec plus de 3 800 hommes et femmes engagés, la base est un bassin d'emploi majeur qui, selon certaines études, généreraient plus de 200 000 € de retombées économiques par jour[73]. En outre, la BA 118 est considérée comme la première entreprise du département. Les PME dans le secteur du bâtiment sont pour leur part sources de valeur ajoutée. Cependant, durant les années 1990 à 2000, le tourisme[74] comme l'industrie sont restés quelque peu en retrait.
L'enseigne Codec, déjà implantée en centre ville à la place de l'actuelle Caisse d'Epargne, lance en 1971 son hypermarché. La grande consommation débute ainsi à Mont-de-Marsan. Le choix de l'emplacement le long de l'avenue du Maréchal Juin n'est pas anodin, de grands espaces permettent d'aménager un parking pour recevoir les consommateurs montois. Succéderont à Codec 2000 l'hypermarché Squale, puis Mammouth et enfin le Carrefour actuel. Pour son concurrent Leclerc, celui-ci se trouve à l'origine route de Grenade, à la place actuelle de "Grand Frais" et "Kyabi" avant de déménager sur la rocade où se trouve l'actuel Brico Leclerc et enfin de rejoindre le Grand Moun depuis 2014.
Aujourd'hui, la ville se redynamise petit à petit et profite de l'attractivité de la région pour gagner de nouveaux habitants. L'inauguration ducentre pénitentiaire de Mont-de-Marsan a entraîné la création de 1 000 emplois supplémentaires à partir de 2009 et labase aérienne 118 de Mont-de-Marsan a vu grossir ses effectifs avec l'arrivée de près de 380 nouveaux hommes grâce au projet de réforme de l'armée voulu par legouvernement Fillon.
En ce qui concerne le secteur privé, l'ouverture récente de l'autoroute Langon-Pau (A65) devrait permettre de stimuler de nouvelles activités. La municipalité s'engage notamment dans le développement deslogiciels libres et souhaite voir émerger une zone d'activités technopolitaine à l'est de la ville regroupant des entreprises innovantes autour d'une pépinière, des établissements d'enseignement supérieur et des laboratoires de recherche. En parallèle, les diverses zones économiques de l'agglomération (Malage, Hapchot, Faisanderie…) se développent au gré des travaux et des acquisitions. Le Caloy, entre l'échangeur de l'A65 constitue pour sa part une zone à fort enjeu.
Rotonde de la Vignotte, inscriteau MH, construite à partir de 1811 dans un style néoclassique d'après les plans dessinés par l'architecte français David François Panay. Lavilla Mirasol est érigée sur le même site, sur la rive droite de la Midouze, en 1912 pour le compte de l'industriel minotier Josephe Lapelle-Lateulère ;
Ancien site portuaire comprenant la minoterie (reconverti en office de tourisme communautaire), la cale de l'abreuvoir et ses vieux pavés, les quais, les différentes cales, les vieux entrepôts, moulins et lavoirs… ;
Sculptures exposées dans les rues et jardins publics, notamment dans la rue Gambetta, principale artère commerciale de l'hyper-centre, et sur le pontGisèle-Halimi qui relie le théâtre à l'hôtel de ville, où cinq statues de femmes ont été placées en hommage à cette militante féministe.
Le lavoir du Bourg Neuf.Le lavoir de la Cale de l'Abreuvoir au premier plan à droite.Le lavoir de la Tannerie.
Construite le long de ses trois rivières, Mont-de-Marsan a conservé un riche patrimoine autour de l'eau. On compte sept lavoirs encore debout aujourd'hui dont six en ville, le septième étant situé à Saint-Médard. C'est sans oublier les lavoirs privés qui restent cachés dans les cours et les jardins.
Lavoir de la Cale de l'Abreuvoir, le plus emblématique de la ville. Construit en 1870 sous l'impulsion du maire de l'époque, Antoine Lacaze après le comblement du lavoir de la Fontaine du Bourg (actuelle place de la Mairie), il se dresse en bordure de la rive gauche de la Midouze, au niveau de la confluence. Il a la forme d'une demie ellipse et présente, en façade, dix arcades supportées par des piliers en pierre. Il a été rénové au printemps 2009 après des travaux d'étanchéité, la remise en état des bassins, le recaptage des eaux et le sablage des parois. Par ailleurs, il est cité dans un livre consacré aux cents plus beaux lavoirs de France ;
Lavoir du Port ou du Quai, situé à l'angle du quai de la Midouze et de la cale des Chalands. Il est construit pour remplacer celui de la Fontaine de Laburthe (dit aussi de Rigole), supprimé en 1898 après un cas de fièvre typhoïde. Terminé en 1907, le lavoir du Port est le seul qui soit bordé d'immeubles de chaque côté. De 1978 à 1998, il est loué à l'association de pêche et de pisciculture qui avait organisé ici un bassin de grossissement des truitelles. Entièrement recouvert par la végétation, il a été totalement nettoyé au printemps 2010 pour le festival de sculpture. Depuis le mois de, il sert de cadre à un restaurant semi-gastronomique appelé "Le Lavoir" ;
Lavoir de Rigole ou de Tambareau, aujourd'hui investi par l'école de pêche montoise ;
Lavoir de la Tannerie (également appelé lavoir de la Fontaine de la Porte Campet), en contrebas de laplace Raymond-Poincaré, au bord de la Douze. Le lavoir reste isolé du regard des passants. L'édifice a été construit en 1845 àSaint-Jean-d'Août, avec des pierres provenant de la carrière d'Uchacq-et-Parentis. Des travaux de rénovation et d'amélioration sont effectués en 1868. Enfin, en 1950, le lavoir est recouvert d'une dalle de béton qui lui donne l'aspect qu'il a toujours aujourd'hui. En, ce lavoir est le support d'une œuvre de la quatrième édition de Mont-de-Marsan sculptures ;
Lavoir de Nonères, situé avenue Victor-Duruy. Il est aujourd'hui inaccessible puisqu'il est occupé par le stockage du matériel du club de canoë-kayak du Stade Montois.
Dans le passé, les pèlerins entraient dans la ville en franchissant l'ancienpont de la May de Diù, dont une pile est encore visible au niveau duparc Jean-Rameau. Ils avaient alors le choix entre se diriger vers la chapelle duprieurébénédictin (dépendant de l'abbaye de Saint-Sever, sur l'emplacement actuel de l'église de la Madeleine) et trouver refuge dans les hôpitaux du couvent desClarisses ou desCordeliers (aujourd'hui disparus). Ils remontaient ensuite l'actuelle rue Gambetta vers laplace Jean-Jaurès (Sablar), quittaient la ville par la porte de Saint-Sever (détruite en 1777) et rejoignaient l'abbaye en passant par Saint-Pierre-du-Mont etBenquet.
Mont-de-Marsan possède en centre ville un refuge associatif de 14 places, géré par la société Landaise des Amis de Saint-Jacques[80].
Théâtre de Gascogne, les scènes de Mont de Marsan : le Pôle (Saint Pierre du Mont), le Molière (place Charles-de-Gaulle à Mont-de-Marsan) et le Péglé (rue du Péglé à Mont-de-Marsan). Saison culturelle avec concerts, théâtre, cirque, danse… ;
CaféMusic, espace jeune consacré aux musiques actuelles (expositions, concerts, école de rock, studios de répétition…) ;
Cinéma Le Royal (cinémaArt et Essai) : premier cinéma de la ville, il est fondé en août 1920 au n°11rue Maréchal-Bosquet et ferme définitivement en mai 2021, après plus de cent ans d'exploitation
Cinéma le Grand club (multiplex de 8 salles), festival Cin'Air J.
Le cercle des citoyens est le seulcercle de Gascogne implanté en milieu urbain. Créé en 2000, il est à la fois un lieu de débat public et d'expression artistique (concerts, pièces de théâtre, expositions…)[81].
Lesfêtes de la Madeleine constituent le plus gros événement organisé par la ville et celui auquel les Montois sont sans doute le plus attachés, selon une tradition qui remonterait auXVIIe siècle. Dans le style desferias organisées dans le Sud de la France et en Espagne pendant l'été, la Madeleine est avec lesfêtes de Dax et cellesde Bayonne, la plus importante du Sud-Ouest. Chaque année, la troisième semaine de juillet, près de 600 000 personnes assistent aux animations de rues et aux spectacles taurins dans lesarènes du Plumaçon. Par ailleurs, la ville est membre de l'Union des villes taurines françaises.
Leconseil général des Landes organise chaque année depuis 1989 à Mont-de-Marsan un des plus grands festivals consacrés auflamenco en France :Arte Flamenco. Lors de la première semaine de juillet et pendant cinq jours, les théâtres, les cafés et les rues de la ville s'animent au rythme des spectacles de danse et de chant proposés par des artistes majeurs de la discipline. Des animations pour enfants, des projections et des expositions complètent la programmation de ce festival devenu une référence.
Tous les trois ans, généralement au printemps, des artistes contemporains, des compagnies et autres collectifs artistiques investissent les sites patrimoniaux et les espaces naturels de la ville, faisant de tout le centre historique une galerie d'exposition à ciel ouvert. L'organisation de ce festival conforte la place de Mont-de-Marsan comme une des capitales de la sculpture contemporaine en France.
C’est à Mont-de-Marsan, dans les arènes de la ville, qu’eut lieu le premierfestival épinglé « punk » de l’histoire. Celui-ci fut organisé parMarc Zermati, directeur de la marque Skydog Records, contre l'avis du préfet et du maire de l'époque,Charles Lamarque-Cando, qui redoute les débordements.
Le, de midi à trois heures du matin, sont à l'afficheEddie and the Hot Rods (Angleterre), Ducks de Luxe,Brinsley Schwarz, Kursaat Flyers,Dr. Feelgood,Pink Fairies, Tyla Gang, Roogalator (Angleterre), The Gorillas (Écosse), Railroad (Suisse),The Damned, Passion Force, Little Bob Story (Le Havre),Bijou, Il Biarritz etKalfon Roc Chaud. Cette première mouture du festival rassemblera près de 600 à 700 personnes[82].
Pour sa deuxième édition, le festival prend de l'ampleur et dure deux jours. Les 5 et, les arènes accueillent notamment les groupesLittle Bob Story, The Damned, Bijou,The Clash[83] (un 33 tours pirate a d'ailleurs été enregistré pour l'occasion),The Police, Rings,Maniacs, Lou's,Shakin'Street,Marie et les Garçons, Tyla Gang, Boys, Hot Rods,Dr. Feelgood etAsphalt Jungle (emmené parPatrick Eudeline). On pourra également noter le passage deLou Reed, le lendemain du festival punk. Finalement, le festival de 1977 compta pas moins de 4 000 spectateurs et il fit l'objet d'un film documentaire par Jean-François Roux nomméHot Cuts From Mont-de-Marsan[84],[85].
Il faudra que les organisateurs attendent l'arrivée du nouveau maire,Philippe Labeyrie, en 1983 pour faire renaître le festival en 1984, 1985 et 1986. Il sera alors plus rock, le punk n'étant plus tellement à la mode. Toutefois, après cinq éditions, le festival tire sa révérence sans le soutien financier de la ville.
Théâtre de Gascogne, les scènes de Mont-de-Marsan : le Pôle (Saint-Pierre-du-Mont), le Molière (place Charles-de-Gaulle à Mont-de-Marsan) et le Péglé (rue du Péglé à Mont de Marsan). Saison culturelle avec concerts, théâtre, cirque, danse…
Théâtre de Gascogne [archive], les scènes de Mont de Marsan : le Pôle (Saint Pierre du Mont), le Molière (place Charles-de-Gaulle à Mont-de-Marsan) et le Péglé (rue du Péglé à Mont-de-Marsan). Saison culturelle avec concerts, théâtre, cirque, danse… ;
La compagnie Le Théâtre de Feu, créée par Jean-Manuel Florensa en 1971, a représenté pendant longtemps le théâtre montois. Elle résidait au Théâtre du Péglé, que la compagnie a créé. Durant toutes ses années, le Théâtre de Feu a tourné ses spectacles dans le monde entier. La compagnie a déposé le bilan en 2008 sous la présidence de Catherine Betous ;
En 2008, les anciens artistes du Théâtre de Feu ont créé une nouvelle compagnie professionnelle de théâtre : le Théâtre des Lumières. En résidence à l'année au Théâtre du Péglé, cette compagnie y dispense ses ateliers de pratique théâtrale pour tous les âges. Elle y créé également ses pièces.
Groupement 2/II degendarmerie mobile (sont implantés à Mont-de-Marsan les escadrons 21/2 et 22/2). La caserne Maridor de la Gendarmerie mobile est située 1908 avenue du Maréchal-Juin. Elle est nommée en hommage àJean Maridor, pilote desForces aériennes françaises libres né le 24 novembre 1920 et mort en combat aérien le 3 août 1944. Le 7 octobre 1977, unMirage IV s'écrase au pied du bâtiment 11N de cette caserne, entrainant la mort de l'équipage (le commandant Raymond Pardaillan, pilote, et le lieutenant James Martin, navigateur)[86] et faisant quelques blessés parmi les habitants[87] ;
Dominique de Gourgues (vers 1530-1583), navigateur, qui, bien que catholique, fit une expédition en Floride, pour venger ses compatriotes protestants assassinés par les Espagnols (1587)
Jacques Lefranc (1750-1809), général des armées de la République et de l'Empire, mort en détention àMalaga.
Marguerite de Navarre, reine de Navarre (1492-1549), sœur deFrançoisIer, mère deJeanne d'Albret, qui sera la mère d’Henri IV. Pour étendre laNavarre, elle s’occupe de renforcer les défenses de Mont-de-Marsan, entré dans le domaine de la famille de son mari en1517. Après son retrait des affaires, Marguerite fait de Mont-de-Marsan son lieu de retraite et de recueillement. Elle y aurait écrit son chef-d'œuvre inachevé,L'Heptaméron.
Édouard Perris (1808-1878) entomologiste mort à Mont-de-Marsan.
Claude Lévi-Strauss (1908-2009), anthropologue, ethnologue et philosophe français, acteur majeur de la fondation dustructuralisme, a enseigné pendant un an la philosophie aulycée Victor-Duruy de Mont-de-Marsan : « Après avoir passé au lycée de Mont-de-Marsan une année heureuse à élaborer mon cours en même temps que j'enseignais, je découvris avec horreur dès la rentrée suivante, à Laon où j'avais été nommé, que tout le reste de ma vie consisterait à le répéter »[91].
Jacques Pills (René Ducos), acteur et chanteur ayant vécu à Bretagne-de-Marsan. Épouse successivement les chanteusesLucienne Boyer (1939) puisÉdith Piaf (1952). En 1970, il est inhumé à Mont-de-Marsan aucimetière du Centre (Saint-Jean-d'Août).
Le chanteurCastelhemis, de son vrai nom Philippe Laboudigue, y a passé son enfance, et une partie de son adolescence.
D'azur à deux clefs d'argent posées enpal lespannetons en chef[92]
Devise / Cri
In compitis fluminum ("À la croisée des rivières" = deux cours d'eau : laDouze et leMidou, se rejoignent à Mont-de-Marsan pour former laMidouze.)
Détails
Lesarmoiries de la ville de Mont-de-Marsan sont enregistrées dans l'Armorial général de France, dressé en vertu de l'édit du 20 novembre 1696. Le brevet en est délivré par ordonnance deCharles René d'Hozier, garde de l'Armorial général, le 21 février 1698. La plus ancienne représentation connue est antérieure, et figure sur un sceau apposé au bas d'un acte daté du 4 janvier 1312 entre les consuls de la ville et la vicomtesse de Marsan.Il existe deux versions sur la symbolique du blason. Selon les uns, les deux clefs sont celles de Saint-Pierre, en référence au saint patron de la paroisse Saint-Pierre[93] sur laquelle la ville est établie, et en référence à Pierre de Marsan, son fondateur. Selon les autres, le blason évoque la situation de Mont-de-Marsan à la confluence de la Douze et du Midou. Les deux rivières seraient dans ce cas considérées comme les deux clefs ayant ouvert à la ville la voie de la prospérité[36]. Officiel
[Capdevilleet al. 1990] Jean-Pierre Capdeville, Patrick Andreieff (microfaune), Alain Cluzaud (macrofaune), Jean-François Lesport (macrofaune), Geneviève Farjanel (microflore) et Danièle Fauconnier (microflore),Notice explicative de la carte de géologie au 1/50000e « Mont-de-Marsan »no 951, Orléans,BRGM,, 41 p.(lire en ligne[PDF] surficheinfoterre.brgm.fr).
Henri Cavaillès (1870-1951), géographe parrain deJean Cavaillès,La transhumance pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de Gascogne, format in octo, Armand Colin Paris, 1931, 134 pages. Seconde partie mise à part de sa thèse de doctorat ès lettresLa vie pastorale et agricole dans les Pyrénées des Gaves, de l'Adour et des Nestes. Étude de géographie humaine, 1931, 415 pages.
Henri Cavaillès, "Le problème de la circulation dans les landes de Gascogne",Annales de géographie, N°240, XLIIe année, 15 novembre 1933, p. 561-582. En ligne sur Persée.fr.
Hubert Delpont,Mont-de-Marsan, la fortune d'un chef-lieu (1790-1914), Dax, 2017, 294 p.
Hubert Delpont, Alain LafourcadeMont-de-Marsan, horizontale et aérienne (1914-2012), Dax, 2019, 294 p.
Daniel Faucher (dir.),La France. Géographie, Tourisme, Tome 1 et 2, Librairie Larousse, Paris VIe, 1951, préface deGeorges Duhamel. En particulier, Tome 1, Daniel Faucher, "Le Bassin d'Aquitaine", p. 425-511, et le petit paragraphe sur "Les régions landaises", p. 484-485.
Pierre Garrigou Granchamp, « Mont-de-Marsan au XIIe, XIIIe et XIVe siècles. L'architecture civile d'un bourg castral landais »,Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France,vol. LXXVIII,,p. 137-182
Albert Larroquette et Émile Prigent,Histoire des Landes, édition Jean-Lacoste, Mont-de-Marsan, première édition 1933, seconde édition 1936, 281 pages. Première partie "Des origines à 1789" par A. Laroquette, Seconde partie "De 1789 à 1870" par E. Prigent. Préface deLéo Bouyssou.
Louis Papy, "Richesses et dévastation de la forêt landaise : un désert aux portes de Bordeaux", LesCahiers d'Outre-Mer, N°4, première année, octobre/novembre 1948, pp. 297-333. Article en ligne sur Persée.fr.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Mont-de-Marsan comprend une ville-centre et une commune de banlieue.
↑L'actuel pont des Droits-de-l'Homme, édifié en 1869, dont le tympan amont est orné des armoiries de la ville
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑André Cherpillod, Dictionnaire étymologique des noms géographiques, Masson, 1986, 526 pages. Entrée p. 314. L'auteur mentionne une première fondation en 1114 par l'abbé de Saint-Sever.
↑Toponymie des Landes de l'Atlas des Paysages des Landes, citant l'entrée "Ville de Mont de Marsan" in Bénédicte Boyrie-Fénié et Jean-Jacques Fénié, Dictionnaire des Landes, Edition Sud-ouest.
↑a etbVincentFoix,Dictionnaire gascon-français (Landes) de l'abbéVincent Foix : suivi de son lexique français-gascon et d'éléments d'un thésaurus gascon, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux,(ISBN2-86781-302-6).