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Mont-Dauphin

44° 40′ 12″ nord, 6° 37′ 28″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirMontdauphin,Gare de Montdauphin - Guillestre etAéroport de Mont-Dauphin - Saint-Crépin.

Mont-Dauphin
Mont-Dauphin
Vue panoramique de la vallée de laDurance depuis les fortifications de Mont-Dauphin
Blason de Mont-Dauphin
Blason
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionProvence-Alpes-Côte d’Azur
DépartementHautes-Alpes
ArrondissementBriançon
IntercommunalitéCommunauté de communes du Guillestrois et du Queyras
Maire
Mandat
Cyr Piaton
2020-2026
Code postal05600
Code commune05082
Démographie
Population
municipale
162 hab.(2023en évolution de −1,22 % par rapport à 2017)
Densité279 hab./km2
Géographie
Coordonnées44° 40′ 12″ nord, 6° 37′ 28″ est
Altitude1 050 m
Min. 898 
m
Max. 1 035 
m
Superficie0,58 km2
TypeCommune rurale à habitat dispersé
Unité urbaineGuillestre
(banlieue)
Aire d'attractionHors attraction des villes
Élections
DépartementalesCanton de Guillestre
LégislativesDeuxième circonscription
Patrimoine mondial Patrimoine mondial
Inclus des Sites deFortifications de Vauban
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Mont-Dauphin
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Mont-Dauphin
Géolocalisation sur la carte :Hautes-Alpes
Voir sur la carte topographique des Hautes-Alpes
Mont-Dauphin
Géolocalisation sur la carte :Provence-Alpes-Côte d'Azur
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Mont-Dauphin
Liens
Site webmontdauphin-vauban.fr
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Mont-Dauphin est unecommune française située dans ledépartement desHautes-Alpes, dans larégionProvence-Alpes-Côte d'Azur.

Essentiellement constituée dufort du Mont-Dauphin, la commune est membre duRéseau des sites majeurs de Vauban, ensemble inscrit sur la liste dupatrimoine mondial de l'UNESCO[1] et adhérant à l'associationLes Plus Beaux Villages de France.

Géographie

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Situation et description

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Mont-Dauphin est situé à 5,7 km deGuillestre et à 18,2 km au nord-est d'Embrun[2], sur un plateau rocheux qui surplombe leconfluent des vallées de laDurance, duGuil et du torrent de la Chagne, qui drainent les vallées menant aux colsAgnel, duMontgenèvre et deVars.

Depuis 2025, la commune fait partie de l'associationLes Plus Beaux Villages de France[3].

Voies de communications et transports

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Voies routières

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La commune est située au carrefour de laroute nationale 94 qui relieGap àMontgenèvre et l'Italie parBriançon et de la route départementale 902 qui permet de rejoindre leQueyras au nord-est et lavallée de l'Ubaye au sud-est par lecol de Vars[4].

Lignes d'autobus

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La commune est desservie par le réseau régional de transports en communZou !.

Desserte ferroviaire

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La gare de Montdauphin - Guillestre en hiver.

La commune est desservie par laligne de Gap à Briançon, à lagare de Montdauphin - Guillestre. Cette gare offre notamment l'accès aux trainsSNCFIntercités de nuit pour Paris.

Transports aériens

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Les aéroports les plus proches sont :

Communes limitrophes

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La commune de Mont-Dauphin a la particularité de n'être limitrophe que d'une seule commune puisqu'elle estenclavée dans la commune d'Eygliers.


Carte
Limites communales entre Mont-Dauphin et ses communes adjacentes.
Communes limitrophes deMont-Dauphin
Eygliers
EygliersMont-DauphinEygliers
Eygliers

Géologie et relief

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Mont-Dauphin est bâti sur uneterrasse fluvio-glaciaire. Coupée en deux par leGuil, cette terrasse constitue maintenant deux plateaux : le plateau de Mont-Dauphin en rive droite, où se trouve la commune et le plateau de la Chalp en rive gauche, dans la commune deGuillestre.

Cette terrasse de moraine est constituée depoudingues très indurés à galets bien arrondis, plus ou moins stratifiés. L'érosion épargne plus cette roche, formant des pinacles constitués de poudingue particulièrement résistant.

Hydrographie et les eaux souterraines

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La fontaine pétrifiante vue en 1936.

Le plus spectaculaire est surnommé localement « la Main du Titan »[5], site classé par arrêté du 31 mai 1937. Une faille majeure qui permet la remontée d'eau profonde, est à l'origine d'une source thermale se trouve à son pied (Plan de Phazy) ainsi qu’une source pétrifiante (source de Réotier)[6].

L’alimentation en eau

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Il a été envisagé de creuser des puits, mais la dépense parut excessive.

L’alimentation en eau fut d’abord assurée par le captage de la source de Champ-Chignon, située entre Eygliers et Mont-Dauphin. Le tracé de la conduite enmélèze est marqué par une borne de marbre toutes les deux toises[7].

Une deuxième source est captée, celle de la combe de Loubatière, sur le mont de Catinat. La conduite est construite sur un socle en maçonnerie : la partie inférieure est en fonte, et couverte de grès.

En 1746, la conduite de Champ Chignon est refaite en terre cuite. Les deux sont ensuite refaites en ciment (1854), moins cher que le plomb.

Ces deux conduites alimentent quatre fontaines, et deux citernes creusées pour la troupe. La première de 365 m3, sous le pavillon du Génie. Une seconde de 1 840 m3 est creusée en 1727-1730, en deux salles de 30 × 6 × 5 à 6 m de haut, entre les casernes. Les deux ensembles permettaient à une garnison de 3 000 hommes et à la population civile de tenir 60 jours (sans incendie).

Un nouveau captage, à la source de Gros, est réalisé en 1955-1957, et un nouveau réservoir construit en 1980[8].

Sismicité

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Commune située dans une zone 4 de sismicité moyenne[9].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de Provence-Alpes-Côte d'Azur etClimat des Hautes-Alpes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat des marges montagnardes, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat de montagne ou de marges de montagne[12] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[13]. Elle est en outre dans lazone H1c au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de8,9 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 764 mm, avec 6,8 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur lastation météorologique deMétéo-France la plus proche, sur la commune deSaint-Crépin à 4 km àvol d'oiseau[16], est de10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 743,9 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de38,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de−20,6 °C, atteinte le[Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[19], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvellesprojections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

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Typologie

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Au, Mont-Dauphin est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[20].Elle appartient à l'unité urbaine de Guillestre, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de labanlieue[21],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].

Occupation des sols

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Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC).

La commune est régie par leRèglement national d'urbanisme[25].

Occupation des sols en 2018
Type d’occupationPourcentageSuperficie
(en hectares)
Systèmes culturaux et parcellaires complexes73,0 %42,9
Forêts de feuillus0,3 %0,2
Forêt et végétation arbustive en mutation26,7 %15,7
Source :Corine Land Cover[26]

Toponymie

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C'est lors de sa construction d'uneplace forte à la fin duXVIIe siècle, en, que le plateau va devenir Mont-Dauphin, nommé ainsi en référence auGrand-Dauphin, le fils aîné du roi deLouis XIV, la place forte est située dans leDauphiné[27].

Le site se verra appeléMont-Lyon[28] en1793, qui sera orthographiéMont-Lion[29], pour redevenir Mont-Dauphin en 1814.

Mont Daufin enoccitan.

Avant la construction de la forteresse, ce plateau s'appelaitMillaures (mille aures enoccitan), ce qui signifie balayé par « mille vents ». Sur certaines cartes anciennes, le lieu est nomméSaint Antoine du Bouchet jusqu'en 1700.

Histoire

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Fondée en1693 parVauban, Mont-Dauphin est avant tout une place forte[30] destinée à verrouiller les accès des vallées de la haute Durance et du Guil. Mont-Dauphin est membre du Réseau des sites majeurs de Vauban, inscrit sur la liste dupatrimoine mondial de l'UNESCO en[31].

La place forte : construction et description

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Fondation de la ville et première phase de construction : 1693-1708

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Avec l’accord de Versailles (le), les travaux commencent dans l’urgence, pour être finis en un minimum de temps, Versailles craignant une nouvelle offensive savoyarde. Mais le poudingue est non seulement plus dur à creuser que prévu, mais aussi moins compact et donc moins stable que ne le pensait Vauban. Du coup, les fossés doivent être maçonnés pour ne pas s’effondrer. La réalité du chantier, à 1 000 mètres d’altitude, véritable défi à la montagne, n’est pas non plus conforme aux plans prévus : les travaux sont interrompus chaque année dès octobre[32]. L’emploi des galets de déblai et du Guil dans la maçonnerie entraîne l’effondrement de la demi-lune de Berry en1697[33]

La place est carrée, suivant le profil du promontoire. Trois côtés sont peu menacés, dominant les alentours de 100 m de haut. Le front qui subira l’attaque est le front d’Eygliers, donc il reçoit les principales défenses. Les fronts du Guil et de la Durance sont secondaires. Le front d’Embrun surveille la route de Briançon.

Arsenal de Mont-Dauphin
L'arsenal.

Le front d’Eygliers, doté de troisbastions et qui barre le plateau, est presque achevé lors de la seconde visite de Vauban, en 1700. À cette date, la place est presque fermée sur les trois autres fronts[34]. Les casernes, l’arsenal, lemagasin à poudre, 25 maisons civiles sont déjà construites[35],[36].

Vauban rédige alors une « Addition au projet de Mont-Dauphin », pour corriger certains défauts de la place :

  • le front d’Eygliers couvre mal de ses feux le terrain en avant de la place, et Vauban demande troisredoutes pour combler ce manque[35] ;
  • l’urgence des travaux a entraîné des effondrements ;
  • le front du Guil est menacé par la proximité du plateau de Guillestre, et il doit être rendu plus épais et plus haut, pour dissimuler la place aux vues de l’ennemi[37].

Vauban est par ailleurs persuadé que les problèmes proviennent de malfaçons et des incompétences des ingénieurs locaux.

Travaux complémentaires duXVIIIe siècle
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Les travaux ralentissent après letraité d'Utrecht (1713) et le rattachement de l’Ubaye à la France, qui placent Mont-Dauphin en seconde ligne. De simples retranchements de terre sont creusés en 1715 en avant du front d’Eygliers. Une deuxième caserne est construite en 1707, une citerne terminée en 1729[35]. L’arsenal est agrandi en 1751-1757[38].

Plusieurs éléments poussent au remaniement du front d’Embrun. Il est la batterie qui bloque les mouvements ennemis dans la vallée du Guil et de la Durance. De plus, il surplombe une terrasse cachée à sa vue, où l’ennemi pourrait stationner et donner l’assaut. Il est renforcé à partir de 1755[39], mais les constructions actuelles datent d’entre 1765 et 1785[40]. Les casemates datent de 1765, et la rampe d’accès est construite à partir de1772[39] : elle était attendue depuis longtemps, car elle permet d’ouvrir une seconde porte (la porte d’Embrun, qui date de 1784) dans l’enceinte et évite aux commerçants le long détour par Eygliers. Le front est encore amélioré par la caserne Rochambeau. Les lenteurs de construction causent des faiblesses dans les voûtes, qui sont renforcées d’élégantsarcs-boutants, qui supportent également un escalier permettant d’accéder autoit-terrasse qui participe à la défense. Une élégante fontaine entre deux escaliers courbes est construite contre la même caserne également en 1785[40].

Un hôpital est également construit[41].

Sur le front d’Eygliers, le pont de bois est reconstruit en pierre[42]. Des retranchements de terre sont aménagés dès1715 en avant des bastions, les redoutes préconisées par Vauban étant repoussées. Enfin, avec lesguerres de la Révolution, une lunette à la d’Arçon est construite en avant du front d’Eygliers pour mieux le couvrir (1791-1803[43]).

Lalunette d’Arçon
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Mont-Dauphin conserve une deslunettes avancées (selon le modèle conçu parLe Michaud d'Arçon) à réduit et casemates à feux de revers de France (voir photo), qui est construite entre 1791 et 1803[44],[43]. Trois autres lunettes existent en effet àBesançon,Tousey et Trois Chatels et la troisième dans le fort de Chaudanne.

La lunette est construite comme le reste de la place en marbre rose. Elle est reliée à la place par un souterrain, et aux casemates du fossé, qui offrent des feux de revers sur ses fossés, par le même souterrain prolongé. Elle se couvre elle-même (car les feux de la place ne la protègent pas). Une tour à deux niveaux, le réduit de sûreté, bat la lunette qui aurait été prise, et le terrain située entre elle et la place. Son efficacité militaire ne fait pas l’unanimité : cependantRobert Bornecque est positif[45]. Son originalité de conception est en tout cas saluée par tous les auteurs.

Les améliorations duXIXe siècle

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Une plantation est réalisée par le capitaine Massillon entre 1818 et 1826[46]. Plusieurs essences sont essayées, lesfrênes et lestilleuls sont ceux qui survivent le mieux. Elle améliore la vie dans la ville : elle offre une promenade, coupe les vents, et fournit une réserve de bois en cas de siège. Le même capitaine du génie remplace la terrasse de terre de la caserne Rochambeau, qui causait des infiltrations, par une belle charpente à laPhilibert Delorme[40].

Le magasin à poudre est enterré, d’abord sous un mètre de terre en 1820[47], puis dans le programme de travaux des années 1880[48],[49], avec la construction de batteries d’artillerie lourde à longue portée et à ciel ouvert. Ces batteries sont construites avec les pierres de la nef inachevée de l’église à partir de 1873[50].

La plus importante batterie est la batterie centrale, construite pour cinq emplacements de grosses pièces, avec quatre soutes à munitions[51]. Une batterie est établie sur le front du Guil, en 1880[52].

D’autres travaux de détail ont lieu auXIXe siècle :

Le raid de 1692

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Article détaillé :Invasion du Dauphiné en 1692.

En 1692, durant laguerre de la Ligue d'Augsbourg et malgré une alliance matrimoniale avec la France,Victor-Amédée II, duc deSavoie, s’est joint aux Alliés (Angleterre,Autriche,Provinces-Unies) en. De juillet à, à la tête d’une armée de quarante-cinq mille hommes, il envahit leQueyras et la vallée de la Durance, pour créer une diversion et diviser les forces françaises, dévastant tout sur son passage : ponts, villages, récoltes sur pied.Gap,Embrun,Guillestre sont prises et pillées. Seules l’arrivée de l’automne et la petite vérole font faire demi-tour à l’armée piémontaise. Il est ainsi démontré que les montagnes des Alpes ne sont pas suffisantes pour arrêter une armée.

La tournée d’inspection de Vauban et la fondation de Mont-Dauphin

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Plan-relief au 1/600 de la forteresse de Mont-Dauphin, construit en 1695. Le développement attendu de la ville a été anticipé. L’église est représentée terminée alors qu’elle n’a jamais été achevée.

En septembre, sur ordre du roi, Vauban abandonne la réfection de la fortification deNamur dont il vient de s’emparer, pour inspecter la frontière des Alpes. Après avoir fait une reconnaissance, la « borne » qu’il choisit, en, est une position conseillée parCatinat, surplombant par des escarpements de 100 m de haut le confluent duGuil et de laDurance. L’ingénieur propose d’y construire une place forte nouvelle, destinée à verrouiller la vallée duGuil, et accueillant une population civile. « Je ne sais point de poste enDauphiné, explique-t-il, pas mesme en France, qui lui puisse être comparé pour l’utilité […]. C’est l’endroit de montagnes où il y a le plus de soleil et de terre cultivée, il y a même des vignes dans son territoire, des bois, de la pierre de taille, dutuf excellent pour les voûtes, de la pierre ardoisine, de bon plâtre, de fort bonne chaux et tout cela dans la distance d’une lieue et demie, pas plus […]. Et quand Dieu l’aurait fait exprès, il ne pouvait estre mieux ».

Comme à son habitude, Vauban a tout prévu, tout calculé et, notamment, le coût de l’entreprise, dans un « Abrégé estimatif de toute la dépense de Mont-Dauphin » : il évalue les travaux à770 000 livres, une somme raisonnable dans une année de crise car le royaume, entre 1692 et 1694, épuisé par les dépenses de la guerre, doit aussi faire face à la plus grave crise de subsistances duXVIIe siècle. Le projet est approuvé rapidement, le, notamment en raison de la qualité du roc de Mont-Dauphin, dupoudingue, et de l’abondance dumarbre rose à Eygliers[33].

La construction débute immédiatement, et l’essentiel est réalisé ou commencé quand Vauban inspecte la place en 1700. Avec la signature dutraité d’Utrecht et l’éloignement de la frontière, les seuls travaux concernent des aménagements de détail et les adaptations indispensables aux évolutions techniques, et ce jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

La vie dans la place

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La vie à Mont-Dauphin a toujours été décrite comme morne, ennuyeuse, voire déprimante : longueur des hivers, isolement (une seule sortie vers Eygliers), le vent permanent. Pour que les soldats vivent un peu mieux les longues attentes de l’ennemi, Vauban a conçu un projet de ville royale complète, la population civile soutenant le moral de la garnison. Les maisons sont construites sur un plan préétabli, avec des caves voûtées servant d’abri, un rez-de-chaussée réservé aux échoppes, un étage pour l’habitation et, enfin, un grenier. Des rues droites et larges suivent unegargouille centrale en marbre rose ; des fontaines et des lavoirs sont des équipements urbains qui facilitent la sociabilité de la vie quotidienne. Pour attirer la population, les terrains sont gratuits pour qui veut construire, et les habitants bénéficient de franchises d’impôts[56].

Pour favoriser le développement de la ville, il est demandé le transfert d’administrations deGuillestre, qui n’eut jamais lieu. Un marché et des foires sont institués en1765[57] ; mais les contraintes, règlement sur les constructions, fermeture de la ville le soir, discipline militaire, une seule porte d’entrée, à l’opposé de la grande route, les inconvénients de la présence de nombreux soldats célibataires, limitent la population civile à un maximum de cinq cents habitants auXVIIIe siècle[58].

Bénéficiant de franchises fiscales, la communauté de Mont-Dauphin (réunie à celle d’Eygliers en1753, avec trois consuls dont le premier était toujours de Mont-Dauphin[59]), a toujours maintenu un instituteur, financé grâce au privilège de non-taxe sur le bétail à pied fourchu entrant dans la place, et proposé une instruction gratuite. Après1826, les écoles de filles et de garçons sont séparées[60].

Pour limiter la dépense en ravitaillement, et les désertions causées par la situation difficile de la ville, la garnison qui compte deux bataillons au début du siècle (qui participent aux travaux), est répartie entre un bataillon logé àEmbrun, et un autre bataillon dont une partie est casernée àGap et l’autre qui garde effectivement la place de Mont-Dauphin[61].

En montagne et en l’absence de routes, le mulet, animal debât, a l’avantage sur les animaux de trait grâce à sa force, sa sobriété et à sa grande capacité à évoluer en terrains accidentés. AuXVIIIe siècle, la place dépendait entièrement des mulets pour son ravitaillement : ils furent ainsi entre 100 et 300 à stationner à Mont-Dauphin durant plus de deux cents ans. Vivres et munitions étaient acheminées par de longues caravanes de mulets bâtés.

Formidable instrument de dissuasion, la place forte n’a jamais connu de siège et faute d’habitants qui acceptèrent de vivre près de la garnison, les soldats furent condamnés, comme l’explique un contemporain, « à ne trouver dans leurs camarades que l’ennui qui leur est devenu commun ». Et c’est ainsi que Mont-Dauphin battit des records de désertion.

Guerres de la Révolution et de l’Empire

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Au début de la Révolution,Rostaing etMichaud d'Arçon inspectent les places de l’Est de la France, du Jura à la Méditerranée. Comme pour presque toutes les places visitées, d’Arçon propose une lunette à la d’Arçon. Une des rares à être construites l’est à Mont-Dauphin de 1791 à 1801. Le, devançant le décret de laConvention du25 vendémiairean II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de laféodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, le nom de la ville est changé enMont-Lionceau ; laConvention le change en Mont-Lion (la formeMont-Lyon est également courante), et fait exceptionnel, ce nom est resté d’usage jusqu’en 1814/1815[62].

Laconquête de la Savoie, puis la victorieusecampagne d'Italie deBonaparte éloignent le danger : la garnison est progressivement réduite, et les 120 canons présents dans la place en 1792 lui sont retirés. Ils servent notamment ausiège de Toulon[63].

La place sert de prison à des moines espagnols, puis aux Autrichiens fait prisonniers en 1796-1797. Ils sont rejoints après 1808 par des Anglais durégiment Royal-Malte (faits prisonniers lors de la prise deCapri par le généralLamarque), des soldats de la Légion allemande. En 1812, 2 000 Anglais sont prisonniers à Mont-Dauphin, accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants. L’effet déprimant de la place agit aussi sur ces prisonniers, dont certains s’engagent dans les armées françaises[64].

En 1799, 800 hommes des74e et107e demi-brigades dedeuxième formation abandonnent matériel et drapeaux pour fuir cette garnison particulièrement mal aimée. De 1799 à 1809, le commandant de place est le généralCarpantier, ancien prêtre. Le chef de bataillon Garnier lui succède jusqu’auxCent-Jours.

Pendant les Cent-Jours, le commandant de place est un colonel d'artillerie à la retraite, Cabrié[65]. Après l’abdication deNapoléon Ier, avec le généralÉberlé qui commande àBriançon, ils refusent le passage aux Alliés revenant de Grenoble pour prendre la route duMontgenèvre : le dernier bataillon sarde ne passe le col que le[66].

XIXe siècle

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Mont-Dauphin auXIXe siècle illustrée parAlexandre Debelle (1805-1897).

La garnison est réduite à un bataillon après1815.

La ligne de chemin de fer venant de Gap arrive en1883 à Eygliers, au pied de Mont-Dauphin. La ligne est prolongée jusqu’à Briançon en 1884[67].

De 1880 à1914, la garnison se limite à deux ou trois compagnies d’infanterie ou de chasseurs alpins, et une batterie d’artillerie à pied[68].

XXe – XXIe siècles

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Durant laPremière Guerre mondiale, la place accueille desSerbes réfugiés[66].

Après 1919, la place n’est occupée par des troupes que par intermittence[68].

Le baptême du feu de la place intervient lors du bombardement par un avion italien le, qui déclenche un incendie et détruit l’aile la plus ancienne de l’arsenal[69],[70]. Des détachements italiens et allemands y cantonnent épisodiquement durant l’Occupation. À la fin, une colonne allemande est accrochée par lesFFI au plan de Phazy. Desmiliciens et le détachement allemand de Guillestre s’y réfugient à l’été 1944 : ils capitulent le face aux FFI, par manque d’eau (les conduites amenant l’eau de l’extérieur de la place ayant été coupées par les assiégeants)[71].

En1956, après l’insurrection de Budapest, les bâtiments sont prêtés par le gouvernement français à des réfugiéshongrois[71]. En1962, ce sont desPieds-Noirs qui y sont hébergés.

En décembre1965 la place forte est déclassée[72], et l’ensemble des bâtiments militaires sont classésmonument historique le[43].

Le, l’UNESCO inscrit Mont-Dauphin, avec onze autres sites duréseau des sites majeurs de Vauban, à laListe du patrimoine mondial.

Politique et administration

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Budget et fiscalité 2021

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Ancien hôtel de ville.

En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi[73] :

Avec les taux de fiscalité suivants :

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 620 [74].

Liste des maires

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Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Les données manquantes sont à compléter.
18551865Pierre-Claude Névière[75] Exerçant en parallèle son métier de boucher charcutier.
     
  André Golaz ancien militaire, monographe de la place forte[72]
mars 20012019Gilbert Fiorletta[76]DVGRetraité
février 2019juillet 2020François Raïtberger[77] Retraité salarié du secteur privé
juillet 2020en coursCyr Piaton[77],[78] Ingénieur ou cadre technique d'entreprise

Intercommunalité

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Mont-Dauphin fait partie :

Politique environnementale

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La commune est adhérente de l'associationLes Plus Beaux Villages de France[80].

Population et société

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Démographie

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Évolution démographique

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[81]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[82].

En 2023, la commune comptait 162 habitants[Note 2], en évolution de −1,22 % par rapport à 2017 (Hautes-Alpes : +1,55 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
365219327307378394669589474
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
835657518493355398510788617
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
706810745127162129169114505
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620082013
1425967837387130142152
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20182023-------
174162-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[83] puisInsee à partir de 2006[84].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1841, la population comprenait 282 hommes du82e régiment d'infanterie (France), et 110 soldats en 1881[85].

Enseignement

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Établissements d'enseignements[86] :

  • Écoles maternelles près de Mont-Dauphin,
  • Écoles primaires, près de Mont-Dauphin,
  • Collèges à Guillestre, l'Argentière-la-Bessée,
  • Lycée à Embrun.

Santé

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Professionnels et établissements de santé[87] :

  • Médecins à Risoul, Guillestre, Vars, L'Argentière-la-Bessée,
  • Pharmacies à Risoul, Guillestre, Vars, Embrun,
  • Le centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud (CHICAS) de Gap-Sisteron[88].

Cultes

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Économie

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Entreprises et commerces

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Pavillon des Officiers au centre duFort du Mont-Dauphin.

Agriculture

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  • Culture et élevage.

Tourisme

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Commerces et services

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  • Atelier d'artisanat d'art[91].
  • Artisan tailleur de pierre.

Culture et patrimoine

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Lieux et monuments

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Vue générale de Mont-Dauphin.
Lunette d’Arçon à réduit et casemates à feux de revers.

Le patrimoine militaire et les fortifications :

Article détaillé :fort du Mont-Dauphin.

Autres éléments de patrimoine :

Le patrimoine religieux :

Article détaillé :église Saint-Louis de Mont-Dauphin.

Les fondations sont creusées à partir de 1697-99[103], la première pierre de l’église Saint-Louis est posée en 1700 et le chœur est achevé en 1704[35]. Sa particularité est de n’avoir jamais été terminée, il n’existe que le chœur et le transept[104].

Le clocher, endommagé par un ouragan en 1838, est reconstruit en 1860[105]. Les murs de la nef ont été construits, mais jamais couverts. Les pierres ont été utilisées dans les années 1880 pour la construction des batteries.
Dans son état actuel, l’église est longue de 18 m et haute de 15[106]. L'édifice est classémonument historique en 1920, 1935 et 1943[107].

Expositions-animations

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  • Entrée dans Mont-Dauphin.
    Entrée dans Mont-Dauphin.
  • Église Saint-Louis.
    Église Saint-Louis.
  • Caserne Rochambeau.
    Caserne Rochambeau.
  • Arsenal du fort.
    Arsenal du fort.
  • Rue du Fort.
    Rue du Fort.
  • Pavillon de l'horloge.
    Pavillon de l'horloge.
  • Vue de la Place Vauban.
    Vue de la Place Vauban.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Mont-DauphinBlason
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes

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  1. Les records sont établis sur la période du au.
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Références

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  4. « Itinéraire Montdauphin-Gap, située à 61,7 km ».
  5. La Main du Titan
  6. Golaz et Golaz 1981,p. 13-15.
  7. Golaz et Golaz 1981,p. 46.
  8. Golaz et Golaz 1981,p. 47.
  9. Didacticiel de la réglementation parasismique
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  18. « Station Météo-France « St Crépin », sur la commune de Saint-Crépin - fiche de métadonnées. », surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le)
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  30. L'intervention de la Fondation du patrimoine : Restauration des Remparts de la Place Forte à Mont-Dauphin
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  84. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années2006,2007,2008,2009,2010,2011,2012,2013,2014,2015,2016,2017,2018,2019,2020,2021,2022 et2023.
  85. Golaz et Golaz 1981,p. 49-50.
  86. Établissements d'enseignements
  87. Professionnels et établissements de santé
  88. Centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud, établissement support duGroupement hospitalier de territoire (GHT),
  89. Paroisse de Mont-Dauphin
  90. Restaurant et Chambres d'hôtes Le Galet
  91. Commerces et services
  92. « caserne H dite casernes vieilles puis Campana. », noticeno IA05000162, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  93. « aserne M dite casernes neuves puis Binot. », noticeno IA05000163, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  94. « caserne Rochambeau dite casemates C et K. », noticeno IA05000160, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  95. « caserne dite pavillon E, dite caserne des officiers. », noticeno IA05000161, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  96. « poudrière dite magasin à poudre P. », noticeno IA05000164, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  97. « poudrière dite magasin à poudre S. », noticeno IA05000165, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  98. « ville et place forte de Montdauphin », noticeno IA05000156, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  99. « fortification d'agglomération. », noticeno IA05000157, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  100. Noticeno PA00080589, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  101. Golaz et Golaz 1981,p. 15.
  102. « coopérative agricole et laiterie industrielle (coopérative laitière) dite Coopérative agricole laitière Guil et Durance », noticeno IA05001058, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
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  104. « Eglise inachevée comprise dans l'ensemble architectural de la place-forte », noticeno PA00080587, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  105. Golaz et Golaz 1981,p. 78.
  106. Golaz et Golaz 1981,p. 79.
  107. Noticeno PA00080587, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture église paroissiale Saint-Louis
  108. Le monument aux morts
  109. Monument aux morts (inscriptions)
  110. « chapelle Saint-Guillaume », noticeno IA05000925, sur la plateforme ouverte du patrimoine,base Mérimée,ministère français de la Culture
  111. Place forte de Montdauphin
  112. La bataille de Little Birghom d'Ousmane Sow
  113. Quadrimestriel des agents du Centre des monuments nationaux,Monuments nationaux Magazine, Paris,Centre des monuments nationaux,, 104 p.
    Ousmane Sow à Mont-Dauphin, pp. 36 à 41.Temps forts : Rencontre entre la réalisatrice Béatrice Soulé, qui fut la compagne d'Ousmane Sow et Isabelle Fouilloy-Julien, administratrice du monument
  114. Animations et évènements dans la place forte de Mont-Dauphin
  115. [1]
  116. Golaz et Golaz 1981,p. 26.
  117. Golaz et Golaz 1981, planche 1.
v ·m
CA Gap-Tallard-Durance
CC du Briançonnais
CC de Serre-Ponçon
CC Champsaur-Valgaudemar
CC Buëch Dévoluy
CC Serre-Ponçon Val d'Avance
CC du Pays des Écrins
CC du Guillestrois et du Queyras
CC Sisteronais Buëch
v ·m
Auvergne-Rhône-Alpes
Bourgogne-Franche-Comté
Bretagne
Centre-Val de Loire
Corse
Grand Est
Hauts-de-France
Île-de-FranceBon articleLa Roche-Guyon
Normandie
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie
Pays de la Loire
Provence-Alpes-Côte d'Azur
La RéunionHell-Bourg (Salazie)
v ·m
Découpage de 2014
L'Argentière-la-Bessée
Briançon-1
Briançon-2
Guillestre
v ·m
Patrimoine mondial de l'UNESCO
12 sites construits ou modifiés parVauban sont concernés :
Arras(Pas-de-Calais)Citadelle
Besançon(Doubs)Citadelle, enceinte urbaine etfort Griffon
Blaye-Cussac-Fort-Médoc(Gironde)Citadelle, enceinte urbaine,fort Paté etfort Médoc
Briançon(Hautes-Alpes)Enceinte urbaine,redoute des Salettes,fort des Trois-Têtes,fort du Randouillet, ouvrage de la communication Y et lepont d'Asfeld
Camaret-sur-Mer(Finistère)Tour dorée
Longwy(Meurthe-et-Moselle)Ville neuve
Mont-Dauphin(Hautes-Alpes)Place forte
Mont-Louis(Pyrénées-Orientales)Citadelle et enceinte
Neuf-Brisach(Haut-Rhin)Ville neuve
Saint-Martin-de-Ré(Charente-Maritime)Enceinte etcitadelle
Saint-Vaast-la-Hougue/Île Tatihou(Manche)Tours observatoires
Villefranche-de-Conflent(Pyrénées-Orientales)Enceinte, lefort Libéria et grotte dite « Cova Bastera »
v ·m
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