En 2009, la population de Mvita est de 75 153 habitants et celle de l'agglomération est de 939 370 habitants ce qui en fait, aprèsNairobi, la deuxième agglomération du Kenya au regard de la population.
L'île de Mombasa est située entre deuxestuaires (Port Reitz Creek, à l'ouest, et Tudor Creek, au nord et à l'est) qui la protègent des rigueurs de l'océan et forment unepasse dans la barrière de corail, permettant la circulation des bateaux. L'eau y est suffisamment profonde pour autoriser l'amarrage de navires d'untirant d'eau de 4 m[3] alors qu'aucun des cours d'eau alimentant ces deux estuaires n'est adapté à lanavigation commerciale.
Divisions administratives de Mombasa.
Il est d'usage courant, dans lesguides touristiques et lesagences de voyages, de qualifier de« côte Sud » la partie du littoral située au sud de l'île de Mombasa, c'est-à-dire à partir deLikoni (soit moins d'un cinquième de la côte kényane), et de« côte Nord » tout le reste à partir deKisauni. Ces appellations, qui n'ont absolument rien d'officiel, datent de l'époque où Mombasa était le point de départ obligé pour tout voyageur voulant accéder à la côte kényane au départ deNairobi. Bien queMalindi etLamu — sur la« côte Nord » — soient maintenant directement accessibles au départ des deux aéroports de Nairobi, ces dénominations sont restées ancrées dans l'usage.
Dans l'océan Indien, le littoral est barré par lesrécifs coralliens d'Andromache sur la« côte Sud » et de Leven sur la« côte Nord » avec unepasse récifale face à l'île de Mombasa et une autre face à l'estuaire de Mtwapa.
Précédé par uneplage desable blanc formé par les débriscoralliens et decoquillages et n'allant jamais au-delà des soixante mètres de largeur, lelittoral est une côte basse qui dépasse rarement les vingt mètres de hauteur. Lacôte de l'île, quant à elle, ne possède pas de plage et est constituée d'unefalaise haute de6 à 8m d'origine corallienne.
Du point de vuegéologique, le sous-sol est divisé en trois zones à partir du rivage océanique :
sur une largeur variant entre un kilomètre, au nord de l'agglomération, et trois kilomètres, au sud, le sous-sol est composé du récif corallien fossile formé auPléistocène sur une profondeur pouvant atteindre les cent mètres. Celui-ci est par ailleurs exploité par la sociétéBamburi Cement Limited au nord de l'agglomération, en bordure duparc Haller ;
une plaine côtière sableusemolassique large d'entre un et cinq kilomètres, formée auCrétacé, offre ses plus grandes largeurs en bordures des trois estuaires ;
une zone deschiste argileux formé auJurassique, recouverte d'une couche sableuse d'origine éolienne, se trouve dans la division administrative de Changamwe ; c'est au nord de cette couche que les plus hautes élévations du relief se trouvent.
La ville tient son nom de celui de l'île sur laquelle elle se trouve. L'explorateur marocainIbn Battûta appelle cette îleمنبسي (Menbsa) dans unrihla datant de1330 (ou 1331). LesPortugais l'ont traduit parManbaça[6] auXIVe siècle ouManbasa vers la fin duXVe siècle. Ce serait la traduction arabe duswahiliMvita[7].
Enswahili, elle était appeléeKisiwa cha mvita, ce qui peut signifier « Île des guerres des peuples »[note 1], en raison de son histoire mouvementée, due à sa position stratégique, mais aussi « Île de Mvita », se référant alors à la personne de Shehe Mvita qui, selon la tradition orale desThenashara Taifa (« Douze Nations ») de Mombasa[8],[note 2], serait le fondateur de la première agglomération urbaine sur l'île[9].
Sa position d'îlecôtière sur laroute maritime des Indes a tôt fait de Mombasa une place stratégique convoitée par tous, notamment comme port d'embarquement de l'ivoire, de l'or et desépices, ce qui fut à l'origine d'une histoire très agitée pour la ville pendant près de500 ans.
Selon la tradition orale desThenashara Taifaa, la fondation de Mombasa remonterait aux environs de l'an900 apr. J.-C. et serait liée au personnage de Shehe Mvita, unMijikendamusulman[9][source insuffisante] qui aurait succédé à la dynastie de Mwana Mkisi[note 3] dont on ne connait rien sinon que la tradition le désigne comme desexe féminin. C'est aussi cette date qui est reprise dans lesmanuels d'histoire au Kenya.
En1151, l'explorateur et géographe arabeAl Idrissi en fait mention dans ses commentaires sur la carte VII de saTabula Rogeriana et mentionne que Mombasa« est une petite ville desZendj et ses habitants sont spécialisés dans l'extraction du minerai de fer »[12].
En1330 (ou 1331), l'explorateur marocainIbn Battûta visite Mombasa lors d'un de ses nombreux périples, qui le mène le long de la côteswahilie jusqu'àKilwa Kisiwani. Cette visite est décrite dans unrihla traduit en anglais et en français[6]. Il s'agit de lasource primaire authentique la plus ancienne brossant tant une description de la localité que des activités et coutumes de sa population ; il y décrit« une île trèsrurale sans dépendance territoriale sur le continent aux mosquées en bois et dont les habitants se nourrissent de bananes et de poisson »[6].
LesPortugais, sous les ordres deFrancisco de Almeida, pillent la ville en1505 et, à nouveau, en1528 avant de s'y établir en1529[14]. Ils raffermissent leur emprise en1593 avec la construction dufort Jesus et de cinq autres fortifications plus modestes qui en font, ainsi, une place forte à vocation commerciale sur laroute des Indes.
Dans lesannées 1600, le sultan Hassan est assassiné par les Portugais qui exilent son fils Yusuf, alors âgé de sept ans, àGoa où il estbaptisé sous le nom de Dom Jerónimo Chingulia. Ramené à Mombasa, en1626, par les Portugais, Chingulia est fait sultan mais dès le départ du premier capitaine de la place, Matheus Mendes de Vasconcellos, les relations s'enveniment rapidement entre son remplaçant, Pedro Leitao Gamboa, et le nouveau sultan. Ce dernier, qui a repris la foi musulmane et adopté le nom de Muhammad Yusuf, attaque le fort Jesus le et, pendant six jours, massacre les150 personnes formant la population portugaise de l'île ainsi que72 Africains[15]. Les Portugais envoient une expédition pour reconquérir la place mais abandonnent après deux mois d'unsiège qui aura duré du au. Le de la même année, Muhammad Yusuf abandonne Mombasa pour devenirpirate. Le suivant, une petite troupe portugaise commandée par le capitaine Pedro Rodrigues Botelho, et venue deZanzibar, atteint Mombasa et réoccupe le fort[16]. Cette occupation dure jusqu'en et permet aux occupants d'effectuer d'importants travaux de rénovation et d'aménagement en1635 et1648.
En, les troupes du sultan d'Oman, Sultan bin SaifIer, saccagent la ville mais sans oser s'attaquer au fort Jesus. Le, une nouvelle expédition omanaise, ordonnée par SaifIer bin Sultan[note 4], atteint Mombasa et entreprend lesiège du fort. Malgré une tentative de rompre leblocus, entreseptembre et, par lesfrégates portugaisesSanto António de Tanna etNossa Senhora do Vale, le siège perdure jusqu'à l'attaque décisive du alors que la garnison est réduite à un capitaine, neuf soldats et un prêtre. Les huit derniers défenseurs se rendent à7 h du matin dès que le capitaine est tué par les assaillants[16]. Le suivant, une flotte portugaise parvient au large de Mombasa mais il est trop tard. Avec la conquête de la ville et du fort, toute la côte deZanguebar tombe sous la domination des sultans d'Oman. Hormis une brève période allant du au pendant laquelle les Portugais reprennent possession de la ville, grâce à une mutinerie des soldats africains du fort[16], ils sont chassés définitivement en1832 sous l'impulsion du sultanSaïd ben Sultan al-Busaïd.
« MONBAZA,(Géog.) île de la mer des Indes, sur la côte occidentale d’Afrique, & séparée du continent par les bras d’une riviere du même nom, qui se jette dans la mer par deux embouchures. Cette île à qui l’on donne douze milles de circuit, abonde en millet, riz, volaille & bestiaux. Il y a quantité de figuiers, d’orangers & de citronniers ; elle fut découverte par Vasco de Gama, Portugais en 1598. Il y a dans cette île une petite ville à laquelle elle donne son nom.
Monbaza,(Géog.) ville d’Afrique dans l’île de même nom, avec un port & un château où réside le roi de Mélinde [Malindi], & le gouverneur de la côte. François Almeida prit & saccagea cette ville en 1505 ; mais les Arabes en chasserent les Portugais en 1631. Enfin, en 1729. les Portugais s’y sont établis de nouveau[17]. »
En 1869, l'ouverture duCanal de Suez signe l'arrêt de mort de laroute des Indes par le canal du Mozambique : en quelques décennies, les milliers de navires de commerce qui faisaient chaque année escale à Mombasa se déroutent vers l'Égypte, et la manne financière que représentait l'activité portuaire diminue brutalement, entraînant une importante récession économique pour tous les ports de la côte swahilie.
La création de cette ligne de chemin de fer n'est pas étrangère au passage par Mombasa au début duXXe siècle de deuxEuropéennes au destin hors du commun.Berthe Cabra, la première femme à avoir traversé l'Afrique longitudinalement, y débarque en1905 ainsi que labaronne etromancièreKaren von Blixen-Finecke qui fera de même (la première fois en1914).
Avions de l’Operation Support Hope garés sur la zone militaire de l'aéroport de Mombasa en 1994.
Une partie du port de Kilindini avec, à l'avant plan, l'endroit où est construite, depuis 2013, la darseno 19.
Dès l'indépendance le, Mombasa est désignée comme le chef-lieu de la région puis de laprovince de la Côte avant de devenir, le, celui ducomté de Mombasa.
En1969, est créé ce qui est devenu la deuxième plus importantecriée authé mondiale[19].
En1980, est inauguré leNyali Bridge (« pont de Nyali »), entre les quartiers de Manyimbo et de Kongowea, en remplacement dupont flottant construit 800 m plus enaval en1931.
Lors duréférendum national du devant approuver ou non le texte de la nouvelleConstitution, lesélecteurs de Mombasa ayant participé au choix votent massivement en faveur de ce texte. 82 % de « oui » à Mvita (l'île de Mombasa) et 80,33 % dans les autres divisions administratives de ce qui était toujours en 2010 le district de Mombasa[22]. Sur le plan national, cette nouvelle Constitution est adoptée par 70 % des votants.
Afin de faire face à un trafic maritime de plus en plus important et d'admettre desporte-conteneurs de plus en plus grands, les autorités portuaires (Kenya Ports Authority) mettent en service en une nouvelledarse qui permet d'accueillir simultanément troispanamax et augmente la capacité de stockage de 250 000 EVP[24].
Aucune source n'indique que Mombasa ait été un port d'embarquement d'esclaves avant la construction dufort Jesus par lesPortugais. Après la construction du fort, elle ne le fut que de manière accessoire, le trafic se faisant principalement au départ des ports deKilwa Kisiwani etZanzibar, au sud, etMogadiscio, au nord. Lors de leur embarquement, les esclaves étaient transférés de leurscellules vers lenavire négrier par un escalier appelé« passage des arches » (« Passage of the arches »). Il en fut ainsi jusqu'en1907 et l'abolition de l'esclavage sur le territoire de l'Afrique orientale britannique[31].
Malheureusement, l'aéroport international Moi et, surtout, le port de Kilindini restent des portes d'expédition importantes pour les trafiquants, souvent liés à destriades chinoises. Les autorités kényanes ont saisi, entre et plus de10 tonnes d'ivoire brut et façonné. Le, la police a ainsi saisi, dans le port de Kilindini,638 pièces d'ivoire, pour une valeur estimée à 1 160 000 USD, en provenance deTanzanie et en route pour l'Indonésie[32].
Mombasa est aussi une porte d'entrée d'objets contrefaits en Afrique et aurait, selon l'agence anti-contrefaçon kényane (Anti-Counterfeit Agency), engendré, en2008, un trafic pour une valeur de 650 Mrd d'USD[33]. Selon l'ONUDC, elle est aussi une des portes préférées pour letrafic de stupéfiants et demédicaments contrefaits[34]. Pour lutter contre ce fléau, les autorités portuaires (Kenya Port Autority) se sont équipées d'un matériel de surveillance et de contrôle des marchandises d'une valeur de 1,7 Mrd deShilling kényan KES[35].
Mombasa est le point de départ de la route internationale A14[note 6] allant, suivant un axe SSO, jusqu'à lafrontière tanzanienne. Ce point de départ est aussi le point d'arrivée de la A109 venant deNairobi selon un axe nord-ouest. Cette A109 est aussi un tronçon de laTransafricaine 8 reliant Mombasa àLagos auNigeria. Outre ces deux routes internationales, l'île de Mombasa est aussi le départ de la route nationale B8 qui suit tout d'abord un axe NNE jusqu'au nord deMalindi avant de prendre la direction du nord jusqu'à la route A3 à l'ouest deGarissa.
L'île de Mombasa est reliée au continent par trois ponts routiers : leMakupa Bridge (« pont de Makupa ») sur la A109, leNyali Bridge (« pont de Nyali ») sur la B8 et leKipevu Bridge (« pont de Kipevu »). Ce dernier, doublé d'unpont ferroviaire, relie la zone sud du port de Kilindini à sa zone nord évitant ainsi la circulation de transit despoids lourds, entre les deux zones portuaires, par les rues de l'île. Celle-ci est aussi dotée d'un réseau routier très dense allant de largesavenues dont la plus célèbre estMoi Avenue (« avenue Moi »), bordée de sestusks (des défenses d'éléphants géantes) enaluminium, jusqu'à desruelles très étroites et non pavées. Hormis àLikoni et àKongowea, le réseau routier est beaucoup moins dense dans les autres parties de l'agglomération de Mombasa.
Cette section doit êtreactualisée.(août 2023) Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.
Le transport en commun urbain et suburbain est l'affaire desmatatus, sorte de minibus typiques de l'Afrique de l'Est. Cependant, certaines lignes de matatus, dépassent largement les limites suburbaines et relient Mombasa àMalindi en deux heures de trajet[41].
Malgré la nouvelleréglementation routière leur imposant, entre autres, l'installation d'un système limitant leur vitesse maximum à 80 km/h, et entrée en vigueur le, seuls 600 des 3 500 matatus que compte Mombasa sont en ordre à cette date. Une des conséquences immédiates est le doublement des tarifs urbains opéré par les propriétaires de véhicule en ordre de réglementation[42]. Une autre innovation est l'entrée en service, à partir du, d'unsystème de payement électronique grâce à lacarte prépayéeMy 1963[43]. AprèsNairobi, Mombasa est la deuxième ville kényane où les sociétés de matatus adoptent ce moyen de payement[44].
En2013, letaxi est le moyen de transport le plus cher ; il en coûte entre1 000 et 1 600KES entre l'aéroport et le centre de Mvita soit une distance d'environ 9 km[45]. On trouve aussi de très nombreuxtuk-tuks (tricycles à moteur dotés d'une cabine pour les passagers, entre70 et ~100KES la course), despikipikis et desboda-bodas (motos ou vélos taxis, respectivement~50 et ~20KES la course).
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La station de Mombasa est le terminus de la ligne, à voie unique, construite entre1896 et1902, venant de Nairobi en passant par la partie aval du pont de Kipevu. Cette ligne est empruntée trois fois par semaine dans chaque sens par le train de voyageursJambo Kenya Deluxe[46],[47]. Deux autres gares,Miritini etChangamwe situées sur cette ligne n'ont qu'une fonction degare marchandises. Lazone portuaire de Kilindini est largement munie d'embranchements ferroviaires permettant le trafic des marchandises.
L'île de Mombasa est reliée à la« côte Sud » par le service detransbordement de Likoni. Inauguré en1937, il fait la jonction, sur une distance de 500 m, entre les quartiers deMzimle et deLikoni sur l'itinéraire de la route A14. Le service, rendu par lesKenya Ferry Services[48], est assuré simultanément dans chaque sens24 heures sur 24 et7 jours sur 7, à des cadences dépendantes du moment du jour, par quatre transbordeurs. Il est gratuit pour lespiétons et payant pour lesvéhicules à moteur. Seuls sont interdits lescamions-citerne pour letransport de matières dangereuses circulant chargés.
Parallèlement, un transport uniquement pour piétons, et aussi gratuit, fonctionne avec un seul transbordeur entre le quartier deKilindini et celui deMtongwe à Likoni durant lesheures de pointe du matin et du soir[49].
Cependant, à terme, il pourrait être dépassé par le port deBagamoyo enTanzanie où l'État chinois investit10 milliards d'USD depuis2013[53]. Afin de faire face à cette situation, les autorités portuaires (Kenya Ports Authority) ont mis en service en une nouvelledarse qui permet d'accueillir simultanément troispanamax tout en augmentant la capacité de stockage de 250 000 EVP[24]. D'autre part, entamé en2014 ledragage de l'entrée du port doit faire passer la capacité d'accès auxporte-conteneurs de4 500 à 6 000EVP[54].
Comme dans beaucoup demétropoles, il est parfois malaisé de distinguer la ville originelle, ici l'île de Mombasa, de sonaire urbaine. À l'instar deParis, c'est unecité-comté[note 7].
Les quartiers répertoriés dans chacune des quatre divisions administratives sont décrits pour leurfonction urbaine et non comme sous division administrative.
Makadara et Mzizima : situés le long de l'estuaire de Tudor, au nord dufort Jesus, ces deux quartiers constituent la ville originelle. Ils sont peuplés d'un grand nombre de descendants d'anciens soldatsbaloutches amenés dans lesannées 1840 parSaïd ben Sultan al-Busaïd afin de maintenir l'ordre à Mombasa[56]. Le nom de Makadara, qui enswahili signifie« pouvoir, force », est dérivé de l'arabeالقدر--الخاص بك--الرحمن (Qadr-ur-Rahman) qui signifie « destin de Dieu ».
Kizingo, Ngomani et Mzimle : situés au sud du fort Jesus, ils sont considérés comme les principauxquartiers résidentiels et administratifs. LaState House de Mombasa, le quartier général de la police, le palais de justice, le conseil municipal et leMombasa Hospital sont situés à Kizingo tandis que l'hôpital universitaireAga Khan Hospital et lePandya Memorial Hospital ainsi que, sur le front de l'océan, ungolf à neuf trous et lejardin publicMama Ngina Park sont localisés à Mzimle. De nombreux établissements d'enseignement sont aussi installés dans ces trois quartiers[note 8]. La deuxième plus importantecriée authé mondiale est, quant à elle, installée à Ngomani[19].
Mbaraki Est et Kibokoni : pratiquement vides d'occupation permanente, ces quartiers sont occupés par la plupart desinstallations sportives de Mvita dont celles duMombasa Sports Club.
Ganjoni et Tangana : ces deux quartiers résidentiels de milieu de gamme se trouvent au sud deMoi Avenue (« avenue Moi »).
Kikowani, Sidirya, Ziwani, Kwakiziwi, Kaloleni et Manyimbo : dans ces quartiers situés au centre de Mvita alternent commerces et habitations. C'est à Manyimbo que se trouve lestade municipal de Mombasa.
Tudor et Makupa : ces quartiers résidentiels pourclasse moyenne sont situés entre leMakupa Bridge (« pont de Makupa ») et le pont de Nyali. L'Université technique de Mombasa (Technical University of Mombasa) est installée à Tudor.
Kilindini, Liwatoni et Mbaraki Ouest : ces quartiers constituent la zone portuaire le long de l'estuaire de Port Reitz. C'est à Liwatoni que leKenya Ports Autority donne des formations spécialisées à tous les membres de son personnel auBandari College[57].
Kipevu : situé le long de l'estuaire de Port Reitz, c'est la partie continentale du port de Kilindini. C'est aussi ici que se trouve un complexe de trois unités de production debiocarburant dont la plus récente, opérationnelle depuis le et avec une capacité de production de 117 MW, est la plus puissante de l'Afrique de l'Est[58].
Chaani et Migadini : situé au sud de laAirport Road (« route de l'aéroport »), c'est un desbidonvilles suburbains de la cité. C'est ici, à Migadini, qu'est implantée laHighgate Academy Secondary School, la seule écolesecondaire établie dans un des bidonvilles de Mombasa.
Port Reitz : localisé le long de l'estuaireéponyme, il ressemble à unvillage de banlieue. Il inclut un petit hôpital public (District Hospital), une école publique primaire pour enfants atteints d'unhandicap physique, laPort Reitz School for the Physically Handicapped, ainsi qu'une petite plage appeléePoor Man's Beach surtout fréquentée par les habitants de Chaani et de Migadini.
Magongo : situé au nord de la route de l'aéroport et en bordure des installations aéroportuaires, il forme avec celui de Chaani-Migadini, le deuxième plus grand ensemble de bidonville de Mombasa.
Mikindani : c'est un faubourg au nord de celui de Changamwe dont il est séparé par la route internationale A109. Ses habitants sont principalement occupés dans la zone industrielle voisine de Changamwe. Ici se mêlent habitations vétustes etbidonvilles comme ceux deNairobi Aera, deGiriamani ou deBangladesh[59] nommé ainsi parce que les20ha de terrain où il est situé appartenaient jadis à unBangladais retourné dans son pays au début desannées 1950[60].
Miritini : ce secteur excentré de part et d'autre de la route internationale A109 est en voie de transformation enbanlieue. Il est aussi connu sous l'appellation non officielle deWestland.
Kisauni et Kongowea : ce sont deux zones qui forment le plus grandbidonville suburbain de Mombasa. Densément peuplées, elles sont principalement habitées par desallochtones ayant migré vers l'important pôle économique que constitue Mombasa pour trouver du travail, notamment dans le secteur desservices et celui de lamanufacture. Ces allochtones sont, le plus souvent, regroupés selon leur origine dans des« villages » dont le nom rappelle cette origine telKisumu Ndogo (« PetitKisumu ») ou une particularité du lieu telsShauri Yako (« Votre installation »),Mnazi Mmoja (« Un (nombre) cocotier ») ouBombolulu (« Perle deVeuve dominicaine »). La zone de Kongowea est adjacente au riche quartier deNyali lequel emploie une partie des habitants du bidonville comme main-d'œuvre à faible coût en tant que gardiens, jardiniers, maçons oudomestiques. C'est aussi à Kongowea que l'on trouve, sur environ4,75ha, l'un des plus vastesmarchés du Kenya mais aussi uncomplexe cinématographique équipé pour lecinéma numérique.
Nyali : c'est un quartier résidentieloccidentaliséhaut de gamme qui dispose d'uncentre commercial, de banques, de bureaux de poste, de quelques-unes des institutions académiques les plus prestigieux de la côte kényane ainsi que de nombreuxhôtels de luxe,villages de vacances etboîtes de nuit sur le front de mer. Cetaménagement du territoire incite les résidents et, surtout, les touristes à ne pas se rendre outre mesure sur l'île de Mvita souventembouteillée[62]. Commeattraction touristique, on trouve, entre autres, leMamba Village, leparc aquatiqueWild Waters Amusement Park, leNyali Golf Course de dix-huit trous et deux clubs deplongée sous-marine organisant des plongées sur le récif de Leven au départ des plages. Nyali accueille aussi une école publique secondaire pouradolescents atteints d'unhandicap physique, laMombasa Secondary School for the Physically Handicapped[63].
Utange, Shanzu et Shimo La Tewa : ce sont les trois quartiers les plusseptentrionaux de l'agglomération. Shangu, qui fut longtemps un bourg rural, est devenu un lotissement devillas cossues tandis qu'Utange est occupé par un bidonville d'aspect ouvert grâce aux nombreuses habitations flanquées d'un petitjardin potager et que Shimo La Tewa a conservé son aspect campagnard.
Likoni : hormis une bande de terre d'environ 250 m sur le littoral appeléeShelly Beach occupée par desvillages de vacances et des villas cossues, c'est un quartier à forte densité de population aux faibles revenus dont les habitants sont principalement occupés soit au port de Kilindini soit àShelly Beach.
Mtongwe et Kindunguni : espacés du quartier précédent par la route internationale A14 et séparés eux-mêmes par lacrique de Mweza, ils forment un desbidonvilles suburbain de Mombasa Les occupants sont souvent des hommes seuls occupés pendant la semaine au port de Kilindini et rentrant dans leur famille pendant lesweek-ends.
Mkunguni : ce lieu-dit le long de l'estuaire de Port Reitz est occupé en totalité — environ300ha — par la plus importantebase navale desforces de défense kényanes.
Pour une population qui s'élève, en2009, à 939 370 habitants, l'agglomération de Mombasa compte 268 700 immeubles d'habitation construits légalement[note 10]. Leur équipement s'établit principalement comme suit :
11,56 % des familles utilisent une prise d'eau de distribution intérieure au bâtiment, 41,29 % une prise d'eau extérieure et 22,01 % possèdent unpuits à eau[66] ;
Souvent construites illégalement, les habitations, dont la surface au sol excède rarement les 200 m2, y compris unpatio, hébergent couramment plusieurs familles. Faites de murs allant dubloc de béton à laterre crue et recouvertes detôle ondulée ou demakuti (« chaume de cocotier »), elles sont rarement reliées au réseau électrique. L'eau potable est accessible à des prises d'eau extérieures disséminées dans le bidonville et l'eau non potable fournie par des réservoirs d'eau de pluie protégés contre les moustiques et autres insectes, tandis que leseaux usées sont versées dans deslatrines à fosse simple voire dans la plus prochevenelle.
Le siège de l'administration et des finances du district de Mombasa.
Il ne faut pas confondre lacité de Mombasa (Mombasa City) et lecomté de Mombasa (Mombasa County). Ce sont deux niveaux de pouvoir différents. Par exemple, lapolice et l'infrastructure de transport des routes de type « A », « B » et « C »[note 6] sont sous la tutelle du gouverneur de comté et non sous celle du conseil de la cité (Board of the City). Par contre, si la gestion de l'urbanisme est du ressort du gouverneur, le plan général d'urbanisme est de la compétence du conseil de la cité.
Si, comme le prévoit laConstitution, à la suite du dépôt d'une pétition devant lajustice, le résultat d'un scrutin est invalidé par un jugement de la Haute cour (High Court)[note 11], seuls les électeurs du ou des districts électoraux concernés par cette décision sont invités à participer à une nouvelle élection.
Conformément à l'article 13 de la loi de2011 sur les aires urbaines et les cités (Urban Areas and Cities Act)[73], les membres du conseil de la cité, au nombre de onze à Mombasa, sont nommés par l'autorité exécutive du comté avec l'approbation de l'Assemblée locale de ce comté.
Le maire (Mayor) et le vice maire (Deputy Mayor) sont élus par les membres du conseil de la cité pour un mandat d'une durée de cinq ans et tiennent le rôle de représentant de cette cité ainsi que de président (Chairman) et de vice président (Deputy Chairman) du conseil de la cité. Le responsable de l'administration locale est le secrétaire de la cité (anciennementTown Clerk devenuCity Manager).
Lors de l'élection consécutive aux élections générales du, aussi bien le maire sortant, Ahmed Abubakar Mohdhar, que le vice maire, John Charles Mcharo, tous deux du partiODM ont réussi à reconduire leur poste. Le secrétaire de la cité est, depuis2008, Tubmun Otieno.
La répartition entre les différents services s'est opérée comme suit[SA 5] :
développement économique : 42,3 % ;
développement social : 20,2 % ;
communautés à caractère public : 19,7 % ;
administration : 17,8 %.
Depuis2013, et la création descomtés, c'est l'Assemblée locale ducomté de Mombasa qui établit lebudget et détermine la part de celui-ci attribuée au conseil de la cité. Ce budget doit être approuvé par le gouverneur du comté.
Longtemps resté uncomptoir colonial de seconde importance, Mombasa voit sa démographie exploser à partir de1896 avec l'inauguration du port de Kilindini et les débuts des travaux de la ligne duchemin de fer de l'Ouganda versNairobi. En2009, avec ses 939 370 habitants, Mombasa est, après l'agglomération de Nairobi et ses 3 138 369 habitants, la deuxième plus grande agglomération du Kenya.
Les projections établies par le département de l'Économie et des Affaires sociales de l'ONU (DEAS) estiment que le nombre d'habitants devrait atteindre un million avant2015 et environ 1 175 000 en2025[76].
Évolution de la population de l'agglomération de Mombasa de 1950 à 2011
1950
1960
1970
1979
1989
1999
2009
2011
94 000
159 000
254 000
341 148
461 753
665 018
939 370
972 000
Sources : City population[77] -Département de l’Économie et des Affaires sociales de l'ONU[76]
Ladensité de population ventilée par division administrative s'établit selon le tableau qui suit. Il n'est pas possible d'induire une moyenne d'occupants par immeuble d'habitation sur base dunombre d'habitations légales recensées du fait que, dans lesbidonvilles, beaucoup de bâtiments sont construits illégalement et, donc, inconnus de l'administration. Ce raisonnement est uniquement valable pour la division deMvita qui, ne comportant aucun bidonville, laisse conjecturer une moyenne de4,53 habitants par immeuble d'habitation en2009.
La population de Mombasa en âge de faire partie de lapopulation active est majoritairementmasculine. Cela s'explique par le fait que nombre d'hommes quittent, seuls même s'ils ont charge de famille, leur région natale pour trouver du travail dans un des deux poumons économiques du pays[78] (le constat est identique pour Nairobi).
Pyramide des âges de l'agglomération de Mombasa au en nombre d'individus[79]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1 446
80 à plus
2 160
3 319
70 à 79
3 289
7 903
60 à 69
6 685
20 868
50 à 59
13 689
45 107
40 à 49
28 289
92 146
30 à 39
66 020
120 694
20 à 29
130 033
80 755
10 à 19
88 861
114 153
< 10
113 083
Tableau comparatif entre Mombasa et la moyenne nationale pour l'année 2009[80],[SA 7]
Ville portuaire, Mombasa est marquée par une grande mixitéethnique,culturelle etreligieuse. On y trouve environ 70 % d'africains, 30 % d'asiatiques (surtoutIndiens) et une minorité d'européens. La plupart des70groupes ethniques kényans y sont présents, souvent attirés par les emplois disponibles dans la deuxième plus importante région économique du pays. Latolérance sociale etreligieuse y est une tradition à l'ancrage ancien. Il n'est ainsi pas rare de croiser simultanément, dans l'indifférence générale, d'une part un groupe de musulmanes portant leniqab (appelé icibui bui) et, d'autre part, desadolescentesgiryama[note 13],seins nus, guidant leurtroupeau.
Certainsministères ou organismes gouvernementaux possèdent une école publique. Ainsi, laMoi Forces Academy of Mombasa dépendant du ministère de la Défense destinée aux enfants du personnel, militaire et civil, de labase navale de Mombasa et prodiguant l'enseignement depuis la maternelle jusqu'au secondaire ou encore leBandari College duKenya Ports Autority[57] qui donne des formations spécialisées à tous les membres de son personnel.
Pour l'éducation des enfants atteints d'unhandicap physique, il existe àPort Reitz laPort Reitz School for the Physically Handicapped, une école primaire privée qui accueille305 élèves dont 184 eninternat[81]. ÀNyali, c'est une école publique secondaire qui prend en charge desadolescents masculins ; cette école, laMombasa Secondary School for the Physically Handicapped, possède également un internat et son enrôlement, pour l'année scolaire 2012-2013, est de224 élèves encadrés par17 professeurs[63].
Parallèlement à l'enseignement public, Mombasa compte nombre d'établissements scolaires privés prodiguant un enseignement allant de l'école maternelle à l'enseignement supérieur appliquant soit le système éducatif kényan soit un système conforme aubaccalauréat international. En2013, sont recensées, dans ce réseau privé,11 écoles maternelles,123 écoles primaires et40 écoles secondaires[82]. Certains de ces établissements font partie d'un réseau kényan comme laCoast Academy ou d'un réseau international comme l'Aga Khan Academy of Mombasa (gérée par l'Aga Khan Development Network), laBraeburn Mombasa International School ou encore l'Alliance française.
Il existe aussi plusieurs écoles maternelles et primaires fournissant un enseignement reconnu par l'État mais donné selon les préceptes de lafoi musulmane : ce sont lesmadrasa. La plus connue est l'Aga Khan Nursery and Primary School fondée en1986[83].
La comparaison du niveau d'étude atteint montre que le bilan, pour Mombasa, est inférieur à la moyenne nationale en ce qui concerne les hautes écoles et les universités aussi bien chez les femmes que chez les hommes.
Tableau comparatif du niveau d'éducation, en 2009 et en pourcentage, de la population âgée de trois ans et plus[84]
Nombre total
Aucun
Maternel
Primaire
Secondaire
Haute école
Université
Professionnel
Alphabétisation de base
Madrasa
Mombasa
Femmes
404 489
11,58
9,61
46,33
25,24
4,98
1,25
0,44
0,19
0,36
Hommes
436 965
7,04
9,05
44,11
31,15
5,36
2,19
0,66
0,19
0,25
Kenya
Femmes
17 272 626
10,02
9,2
46,14
26,59
5,51
1,88
0,37
0,15
0,15
Hommes
16 975 657
7,22
9,4
43,93
30,1
5,45
3,08
0,54
0,14
0,15
Plus fort pourcentagePlus faible pourcentage
Lors du concours pour l'obtention du certificat de fin d'école primaire (Kenya Certificate of Primary Education), les écoles de Mombasa ont obtenu, en2013, une moyenne allant de 422 à194 points sur un maximum de500 points et ne classent aucune école dans les vingt meilleures du pays[85]. Le comté est classé29e sur 47 alors qu'il était classé39e en 2012 et15e en 2011[86]. Sans toutefois avancer d'interprétation, le traitement des résultats montre que, sur les 15 695 candidats inscrits au concours, 12 490 de ceux-ci — soit 79,6 % — n'ont pas obtenu la moitié des points et que 45 % des garçons et 54 % des filles sont dans ce cas[87].
L'Université technique de Mombasa (Technical University of Mombasa) qui possède, depuis2013, le statut d'université publique a un enrôlement, pour l'année académique2012-2013, de 7 391 étudiants ainsi qu'une équipe de210 professeurs et de437 employés administratifs[91]. La ville a un campus de l'Université Kenyatta.
L'hôpital publicCoast General Hospital fondé en1908 est implanté dans le quartier deTononoka sur l'île de Mvita. À côté de l'hôpital se trouve lamaternité publiqueLady Grigg Maternity Hospital fondée en1957. L'ensemble des deux établissements possède672 lits (dont 126 en chambre individuelle) et est servi par un personnel médical de800 personnes[92]. C'est le2e plus grand hôpital public du Kenya, après celui de l'hôpital national Kenyatta (Kenyatta National Hospital) deNairobi. Outre la maternité, l'hôpital est spécialisé enORL, enophtalmologie et enodontologie et possède tous les services attendus d'un établissement de soins moderne y compris l'informatisation des différents départements ainsi qu'un laboratoire et une pharmacie fonctionnant24 heures sur 24. Outre l'hôpital, deux plus petites unités publiques (District Hospitals), équipées pour pratiquer descésariennes existent dans le quartier deLikoni, avec14 lits, et celui dePort Reitz, avec166 lits, ainsi qu'un centre de santé (Helth Center), avec14 lits, dans le quartier deTudor[93].
Les plus importants établissements de soins gérés par des fonds privés sont :
à Changamwe : leRiflot Umoja Medical Center (quartier de Mikindani) et leWestlands Mecial Center (quartier de Miritini) ;
à Likoni : laMtongwe Municipal Clinic (quartier de Mtongwe) ;
à Nyali : leSayyidah Fatima Municipal Hospital et laSalama Medical Clinic (tous deux dans le quartier de Kisauni).
En2009, la part du revenu moyenper capita des habitants de Mombasa consacrée à leursanté est de 11 %[96], dont 4 % consacrés à la lutte contre lepaludisme. Ainsi, si 50,6 % des personnes dorment sous unemoustiquaire, 60,1 % des enfants de moins de 5 ans dorment de la sorte (dont 46 % sous une moustiquaire traitée par unrépulsif)[97].
60,5 % des enfants âgés entre 12 et24 mois ont un carnet de vaccination. Parmi ceux-ci, 96,5 % ont reçu levaccin BCG, 96,2 % levaccin ROR et 81,1 % un vaccin contre lapoliomyélite[98].
Tableau comparatif, en 2009 et en pourcentage, de la population atteinte d'un grave handicap[99]
Bateau équipé pour la plongée sous-marine sur la plage de Nyali.
Hormis lestade de footballMbaraki Ground localisé dans le quartier de Mbaraki et leMombasa Municipal Stadium dans le quartier de Manyimbo, la plupart desinstallations sportives sont regroupées dans le complexeMombasa Sports Club Ground du quartier de Kibokoni. Beaucoup de clubs sportifs utilisent les terrains de sport des écoles.
Deuxterrains de golf sont implantés à Mombasa : leFlorida Golf Course de neuftrous, situé sur le front de mer de l'île, et leNyali Golf Course de dix-huit trous, localisé àNyali.
Laplongée sous-marine dans lelagon corallien est une activité très prisée par les touristes visitant Mombasa. Plusieurssociétés commerciales commeBuccaneer diving organisent, au départ des plages deNyali, des plongées encadrées dans laréserve marine de Mombasa, ainsi que des baptêmes et des cours de plongée sous-marine. En2013, le prix d'une journée de plongée varie entre 36 et 56 EUR selon lesite visité, non compris la location de matériel mais droit d'entrée inclus[100]. 27 832 plongeurs ont visité la réserve en2009[SA 10].
les équipes féminine et masculine dehockey sur gazon jouent en première ligue (Premier League) ;
la formation defootball évolue en division régionale (County League).
Mvita XI est un club de hockey sur gazon dont l'équipe masculine évolue en première ligue.
Ensport automobile, le Mombasa Motor Club est affilié à la Fédération kényane de sport automobile (Kenya Motor Sport Federation)[102] qui organise toutes lescompétitions automobiles officielles dont Mombasa est le centre principal.
Troisclubs nautiques sont basés sur l'île de Mvita, leMombasa Yacht Club[103], créé en1910, à l'entrée du port de Kilindini, leMombasa Water Sport et leTudor Water Sport tous deux dans le quartier deTudor.
Le Feisal Football Club, fondé en1940 mais aujourd'hui disparu sous ce nom, est le seul club de football de Mombasa à avoir été champion de la1re division nationale (Kenyan Premier League) ; ce fut en1965.
Chaque année, la cité accueille une étape duRallye Safari comptant pour le championnat national kényan desrallyes (Kenya National Rally Championship) ainsi qu'une étape du bisannuelRallye Safari est-africain (East African Safari Rally « Classic ») comptant pour le championnat africain des rallyes.
En automne, une épreuve d'endurance pourkarts est organisée par laRound Table Mombasano 3[note 14] sur le circuit deBamburi.
En2009, les proportions, propres à l'agglomération de Mombasa, des membres des différentes confessions religieuses s'établissent comme suit[109] :
islam : 36,63 % (environ 73 % de ceux-ci sontsunnites). Dès l'indépendance, en1963, lepouvoir judiciaire s'est doté de tribunaux musulmans (Kadhis Court). Ces tribunaux d'instance ont pour seules compétences les problèmes concernant laLoi islamique et survenant entre personnes defoi musulmane. L'établissement d'un tribunal musulman est subordonné à l'accord de l'Assemblée nationale et la nomination d'unChief Kadhis est soumise à l'approbation de la Commission justice. La cour d'instance de Mombasa possède une telle section judiciaire.
religions traditionnelles : 0,19 % (le pourcentage de pratiquants est beaucoup plus faible à Mombasa que dans les deuxcomtés voisins : 1,39 % dans celui deKwale et 5,99 % dans celui, plusrural, deKilifi).
Seuls 0,06 % de la population n'ont aucunereligion et se déclarentagnostiques.
Depuis1954, la chaine de radio-télévision publiqueKenya Broadcasting Corporation possède, à Mombasa, une station régionale appeléeSauti ya Mvita (« La voix de Mvita » enswhahili).
Plusieurs stations deradio numérique privées émettent depuis Mombasa des programmes à caractère régional. Chacune a son catalogue spécifique, de l'information politique aux programmes religieux en passant par la musique, comme letaarab, lebenga, leswahili gospel, lerock ou lamusique classique. Sans être exhaustif, l'on peut citerBaraka FM,Family Radio,LoudTown Radio,Radio Rahma,Salaam FM 90.7 etSauti Ya Mwambao. La station publiqueBBC World Service possède aussi un émetteur.
LeCoastweek est le seulquotidien kényan d'importance, en nombre d'exemplaires imprimés, à ne pas être basé àNairobi. Situé à la limite des quartiers deMakadara et deNgomani, son siège fut créé en1978 à Mombasa. Bien que centrés sur l'information régionale, les articles traités concernent aussi l'actualité nationale et internationale. L'édition « papier » est accompagnée, depuis1996, d'une édition « en ligne » gratuite[110].
Les deux principaux groupes de lapresse écrite nationale,The Standard Group etNation Media Group, possèdent chacun au moins unreporter à demeure à Mombasa.
Mombasa est le principal port de l'Afrique de l'Est et constitue le lien majeur entre celle-ci et les pays riverains de l'océan Indien ; la population indienne est d'ailleurs très présente dans l'économie. Le commerce constitue sa première source de revenus grâce à un port large et profond dans une baie protégée (le nom du port,Kilindini, signifie « en eau profonde » enswahili)[note 16]. L'industrie n'est pas en reste dans la partie ouest de l'agglomération, avec une importante activité de raffinerie (sucre,pétrole) et deschantiers navals. Au nord, de nombreuses entreprises exploitent la roche de corail pour en faire duciment, notamment àBamburi.
Pour permettre aux plus gros bateaux d'atteindre les plates-formes multimodales du port, il n'existe pas de pont entre l'île de Mombasa etLikoni, la partie de l'agglomération située sur la « côte sud » (la « côte nord » étant desservie par le pont de Nyali). Untransbordeur est donc chargé d'assurer les échanges entre Mombasa et Likoni avec le risque de paralysie d'une grande partie de l'activité économique comme lors des accidents de1994[38] et de2013[39].
Le tourisme est également développé à Mombasa, ville balnéaire prisée qui sert aussi de point de départ pour la plupart dessafaris de la moitié sud du Kenya. Certains quartiers résidentiels et touristiques commeNyali et lazone littorale deBamburi, au nord de la ville, ouShelly Beach, au sud, abritent de nombreux hôtels de luxe pour les touristes occidentaux attirés par la douceur du climat et la beauté dulagon corallien.
Parmi les personnes travaillant sur le territoire de l'agglomération, en2009, 200 711 personnes ont un statut desalarié. Le plus grand nombre d'emplois est fourni par les différentesadministrations publiques avec 57 863 travailleurs, suivi par le transport (principalement le port de Kilindini et l'aéroport international Moi) avec 46 560 travailleurs, vient ensuite l'industrie manufacturière (principalement laraffinerie du pétrole deChangamwe) avec 38 109 travailleurs et enfin les activités liées autourisme avec 27 532 travailleurs[SA 11].
Population salariée par secteurs économiques pour l'année 2009
Primaire
Secondaire
Tertiaire
Total
nombre
%
salaire*
nombre
%
salaire*
nombre
%
salaire*
nombre
%
salaire*
Mombasa
4 575
2,28
1 825,9
49 352
24,59
19 719,7
146 784
73,13
58 679,5
200 711
100
80 225,1
Kenya**
50 786
4,92
22 861,5
308 799
29,9
119 821,8
673 193
65,18
276 092,6
1 032 778
100
418 776,1
* Salaire = masse salariale annuelle en million deKES ** Kenya = les 22 plus grandes agglomérations du pays Source : Kenya National Bureau of Statistics[SA 11]
Tableau comparatif du pourcentage d'activité de la population âgée de plus de 5 ans en 2009
C'est la présence du port de Kilindini, géré par l'organisme gouvernementalKenya Ports Autority, qui attire le plus grand nombre d'entreprises commerciales.
Une quinzaine d'entreprises sont actives dans l'industrie chimique[116]. La plus importante, laSolvochem East Africa Limited, faisant partie du groupelibanais d'industrie chimique Solvochem, transforme et commercialise, àLiwatoni, des produits issus de lapétrochimie sur lesite industriel de155ha qu'elle a racheté, en2007, àShell[117].
Lacriée au thé créée en1969 a lieu chaquelundi etmardi. Installée sur l'avenue Neyrere (Nyerere Avenue) dans le quartier deNgomani, elle est devenue la deuxième plus importante des onze criées mondiales après celle deColombo[19]. Exportés au travers du port de Kilindini, les thés vendus proviennent non seulement du Kenya mais aussi de tous les pays de l'Afrique de l'Est. 371 000 t ont été exportées en2009[SA 2] et 399 000 t en2010[121].
Bien que ne participant pas directement à l'activité du port, le service detransbordement de Likoni, exploité par l'organisme gouvernementalKenya Ferry Services, doit son existence à l'absence de pont sur l'estuaire de Port Reitz ce qui permet aux navires ayant n'importe queltirant d'air d'accéder auxinstallations portuaires. Il gère deux lignes dont une exclusivement réservées auxpiétons. La moyenne journalière d'unités transportées en2012 est de 300 000 piétons et de 6 000 véhicules à moteur[50]. Le prix de la traversée d'un véhicule, en2013, varie entre 40 KES pour unemotocyclette à 7 950 KES pour untracteur routier accompagné de sasemi-remorque chargée en passant par 90 KES pour uneautomobile ou 200 KES pour unvéhicule tout-terrain[51].
Bien qu'il soit le deuxième plus important aéroport du Kenya, l'aéroport international Moi deChangamwe reste loin derrière celui deJomo Kenyatta àNairobi. En2009, l'aéroport a connu 19 000 mouvements d'avions — dont un tiers de vols saisonniers —, un trafic total de passager de 1 114 000 personnes et un trafic marchandise de 6 432 tonnes[SA 1].
La seule société accréditée pour la manipulation de lacargaison est laKenya Airfreight Handing Company. Celle-ci dispose d'une surface de stockage de 1 083 m2 et d'une capacité demanutention mensuelle de500 tonnes[122].
En2009, l'île de Mvita recense 1 307 chambres réparties dans19hôtels. Le taux d'occupation de 26,9 % est réalisé par 60,78 % derésidents et 39,22 % de non résidents[SA 13]. Pour le reste dulittoral du comté (excluant donc l'arrière-pays), les statistiques indiquent 1 221 chambres réparties dans44 hôtels avec un taux d'occupation de 31 % réalisé par 44,34 % de résidents et 55,66 % de non résidents[SA 13]. Le tiercé des principaux pays d'origine des non résidents est constitué par leRoyaume-Uni (21,9 %), l'Allemagne (18,6 %) et l'Italie (10,8 %)[SA 14].
L'Eco-Pesa fut lancé simultanément en dans les troisbidonvilles deKisumu Ndogo, deShauri Yako et deMnazi Mmoja àKongowea. Les bons d'échange d'unevaleur de 5, 10 et 20 eco-pesa ont untaux de change paritaire aushilling kényan. Les bons sont fournis par l'ONGGreen World Campaign[132] auxcommerçants participant au système contre payement de 80 % leurvaleur faciale[133]. Un sondage effectué en auprès de tous les commerçants engagés indique que 80 % de ceux-ci ont vu leurchiffre d'affaires augmenter d'une moyenne mensuelle de 20 %[134].
Son activité militaire aura duré plus de trois cents ans. Il est inscrit, par l'UNESCO, aupatrimoine mondial en tant que bien culturel depuis2011[139]. 167 733 visiteurs ont fréquenté le site en2009[SA 15].
Mombasa est le lieu de plusieurs manifestations culturelles. La plus populaire est lecarnaval qui se déroule chaque année ennovembre. C'est un défilé coloré, formé d'une cinquantaine de chars et d'environ 3 000 carnavaliers venus des quatre coins du Kenya dans leurcostume traditionnel. Il se déroule dans les rues de Mvita avec comme point de départ l'avenue Moi (Moi Avenue)[143].
De nombreuxfestivals périodiques ont Mombasa pour lieu de tenue, tel le Festival du film européen organisé par l'Alliance française, débutjuin dans ses locaux de l'avenue Moi, qui en est à sa8e édition en2013[144]. Une des phases éliminatoires régionales du Festival national scolaire de théâtre (National School and Colleges Drama Festival) organisé par le ministère de l'Éducation tient place chaque année à Mombasa ; la phase finale2013 s'y est également déroulée au mois d'avril dans le domaine de la résidence présidentielle (State House)[145].
Mombasa attire aussi les artistes en quête d'exposition. Ainsi, en, l'artiste urbain françaisSpace Invader a déposé dix de ses créations éphémères dans les rues de la ville.
Le seulmusée de Mombasa est celui dufort Jesus. Consacré à l'architecture, l'histoire et les techniques, il a accueilli, en2009, 167 733 visiteurs[SA 15], ce qui, depuis2002 et après lemusée national de Nairobi, en fait le deuxième musée le plus visité au Kenya.
À côté du fort Jesus, se trouve lecentre culturel public de Mombasa (Swahili Cultural Center). Créé en1993 et géré par lesMusées nationaux du Kenya, le centre donne aussi des cours de façonnage d'objets selon la tradition swahilie[146]. Malheureusement, faute d'étudiants (seulement douze étudiantes pour l'année académique2012-2013), le centre est menacé de fermeture[147].
LemandirShri Kutch Satsang dans le quartier de Mwembe.
Certainesruines associées au fort Jesus et datant de la même époque sont encore visibles. La mieux conservée est la petite fortification du Fer à cheval (Horse Shoe Fort) appelée ainsi à cause de sa forme et située en bordure de l'océan au sud duterrain de golf de Mvita (Florida Golf Course). Plus proche du fort Jesus, aucap Serani, se trouve une autre petite fortification, le fort Saint-Joseph (Santo Joseph Fort), jouxtant les ruines de lachapelle Notre-Dame-de-la-Merci (Capela de Nossa Senhora das Merces) construite en1598 par des moines missionnaires de l'ordre de Saint-Augustin.
La vieille ville de Mombasa, c'est-à-dire les quartiers de Makadara et de Nzizima, est un exemple typique d'architecture swahilie avec une ambiance beaucoup plus paisible que dans le reste de la ville. Elle a été soumise à l'UNESCO par lesmusées nationaux du Kenya en1997 pour faire partie du patrimoine mondial[149].
Les nombreusesmosquées parsemées dans la vieille ville et dont la plus ancienne est la mosquée dite deBohora ainsi que lesmandirs dont celui deShri Kutch Satsang, bâti en1957, qui est le plus ancien mandir de lasecte hindoueSwaminarayan construit hors de l'Inde[150] mais aussi laMombasa Memorial Cathedral de l'église anglicane à l'architecture arabe.
Lestusks (des défenses d'éléphants géantes) enaluminium qui bordent l'avenue Moi (Moi Avenue). Elles furent érigées en1956 en l'honneur de la visite de laprincesse Margaret et constituent aujourd'hui encore l'un des monuments les plus caractéristiques de l'identité de Mombasa.
Lastèle, dans le quartier de Mkomani àNyali, qui marque l'endroit où débarquaVasco de Gama le.
LeMamba Village (mamba signifie « crocodile » enswahili) àNyali, parc de loisirs où l'attraction principale est une ferme ou sont élevés environ 10 000crocodiles.
Les plages desable blanc qui s'étirent sur presque toute la totalité dulittoral ducomté, et les eaux calmes du lagon protégé par labarrière de corail.
La pratique dutaarab est une traditionnuptiale, datant de la fin duXIXe siècle et en provenance deZanzibar, qui reste très ancrée à Mombasa. Après une période d'oubli dans lesannées 1960, c'est la chanteuse Zuhura Swaleh[152] qui l'a remis au goût du jour. La musique est maintenant aussi jouée régulièrement, en dehors de la tradition, dans lesboîtes de nuit et soirées pseudo-folkloriques deshôtels etcentres de villégiature.
Question culinaire, s'il est une tradition, c'est l'incorporation de lanoix de coco dans la plupart desrecettes de cuisine comme lewali ya tui (« riz basmati au lait de coco »), lekuku wa kupaka (« poulet au lait de coco »), lesmahamri (« biscuits de noix de coco ») qui fait la particularité de toute la côte kényane.
Lecarnaval de Mombasa qui se déroule ennovembre dans les rues deMvita est un défilé coloré, formé d'une cinquantaine de chars et d'environ 3 000 carnavaliers venus des quatre coins du Kenya dans leurcostume traditionnel et dont le départ est toujours l'avenue Moi (Moi Avenue)[143].
Si les habitants de Mombasa ont pour habitude de se retrouver sur la plage à toutes occasions (fête nationale, Noël,réveillon de la Saint-Sylvestre, carnaval…), une pratique récente est lemariage sur la plage.
Paradis : Amour (titre originalParadies: Liebe) d'Ulrich Seidl sorti en2012. Le film décrit la réalité dutourisme sexuel d'européennes riches et âgées dans les quartiers balnéaires de la région de Mombasa.
fait partie de l'albumSargam sorti en1950. Elle est interprétée par le chanteur-compositeurChitalkar(en) et la chanteuse-comédienneLata Mangeshkar. L'album reprend toutes les chansons du filmhomonyme[156].
Fadhili William (1938 - 2001 Nairobi), musicien-chanteur-compositeur. Il a introduit l'utilisation de la guitare électrique et letwist enAfrique de l'Est. Il est aussi le compositeur de la chansonMalaïka.
Abdilatif Abdalla (° 1946), écrivain, professeur d'université et contestataire politique.
Blasonnement : Écu : D'argent à un bateau du même à la voile d'azur sur une mer du même, au chef de sable chargé de deux châteaux d’argent. Support : Devise :Mlango wa Kenya (« Porte du Kenya »)
↑kisiwa = « île »,cha = « de » (accord grammatical de possession),m- = préfixe nominatif pour les êtres humains ou leurs activités,vita = « guerres » (kita au singulier).
↑En swahilli,thenashara est la forme arabe de « douze ». La forme plus habituelle, et officielle, estkumi na mbili, d'origine bantoue.
↑Mwana Mkisi en swahili peut signifier « Enfant de Kisi » ou « Épouse de Kisi ».
↑a etbAu Kenya, une route de type « A » est classifiée comme internationale (International Trunk Road). Une route de type « B » comme « nationale » (National Trunk Road) et une route de type « C » comme « régionale » (Primary Road).
↑Au Kenya, existe une autre cité-comté qui est Nairobi.
↑Aga Khan Academy, Aga Khan High School, Serani primary school, Serani High School, Santokben Nursery School, Coast Academy, Jaffery Academy, l'école primaire de Mombasa, le Loreto Convent, le lycée pour jeunes filles de Mama Ngina, l'Institut de formation du gouvernement (GTI) de Mombasa
↑Georg Braun et Franz Hogenberg ; directeur de publication Stephan Füssel... ; directed and produced by Benedikt Taschen ; [avant-propos de Rem Koolhaas],Villes du monde = Civitates orbis terrarum : des gravures révolutionnent l'image du monde : 230 planches coloriées, 1572-1617, Köln, Taschen,, 741 p.(ISBN9783836556408),p. 227-228