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Mombasa

4° 03′ 00″ sud, 39° 40′ 00″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirMombasa (homonymie).

Mombasa
Blason de Mombasa
Héraldique
Drapeau de Mombasa
Drapeau
Mombasa
Photorama de Mombasa.
Administration
PaysDrapeau du KenyaKenya
ComtéMombasa
StatutCité (City)
Administrateur
Mandat
Tubmun Otieno
depuis2008
Maire
Mandat
Ahmed Abubakar Mohdhar (ODM)
depuis2007
Codes postaux de Mvita80100, 80107
Autres codes postaux80101, 80102, 80110
Indicatif téléphonique00 254 41
Démographie
Population de Mvita1 208 333 hab.(est.2023[1])
Densité85 697 hab./km2
Population de l'agglomération939 370 hab.(2009[2])
Densité3 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées4° 03′ 00″ sud, 39° 40′ 00″ est
Superficie1 410 ha = 14,1 km2
Superficie de l'agglomération29 500 ha = 295 km2
· dont terre229,6 km2 (77,84 %)
· dont eau65,4 km2 (22,16 %)
Fuseau horaireCST (UTC+3)
Divers
Site(s) touristique(s)Fort Jesus,parc Haller, quartiers de Makadara et de Mzizima, plages de Nyali, de Bamburi et de Likoni
Villes jumeléesSeattle,Long Beach,Comté d'Honolulu
FondationCirca900
Cité depuis2011
Devise« Mlango wa Kenya »
« Porte du Kenya »
Localisation
Géolocalisation sur la carte :Kenya
Voir sur la carte topographique du Kenya
Mombasa
Géolocalisation sur la carte :Kenya
Voir sur la carte administrative du Kenya
Mombasa
Liens
Site officielmombasacity.go.ke
Autorités portuaires« kpa.co.ke », Kenya Ports Autority
Fort Jesus« museums.or.ke », National Museums of Kenya
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Mombasa est une ville portuaire du sud duKenya sur l'océan Indien ; c'est lechef-lieu ducomté de Mombasa. Elle se trouve à 440 km au sud-est de la capitaleNairobi.

Mombasa comprend la vieille ville, située sur une petite île — Mvita — de 14,1 km2 formée par la confluence de deuxestuaires et dont la côte sud-est est bordée par l'océan. Cette île est flanquée d'une zone métropolitaine plus récente d'une superficie de plus de 200 km2, qui s'est développée sur le continent. Cette nouvelle zone est reliée à Mvita par des ponts et desbacs.

En 2009, la population de Mvita est de 75 153 habitants et celle de l'agglomération est de 939 370 habitants ce qui en fait, aprèsNairobi, la deuxième agglomération du Kenya au regard de la population.

Géographie physique

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L'île de Mombasa est située entre deuxestuaires (Port Reitz Creek, à l'ouest, et Tudor Creek, au nord et à l'est) qui la protègent des rigueurs de l'océan et forment unepasse dans la barrière de corail, permettant la circulation des bateaux. L'eau y est suffisamment profonde pour autoriser l'amarrage de navires d'untirant d'eau de 4 m[3] alors qu'aucun des cours d'eau alimentant ces deux estuaires n'est adapté à lanavigation commerciale.

Carte des divisions administratives de Mombasa
Divisions administratives de Mombasa.

Il est d'usage courant, dans lesguides touristiques et lesagences de voyages, de qualifier de« côte Sud » la partie du littoral située au sud de l'île de Mombasa, c'est-à-dire à partir deLikoni (soit moins d'un cinquième de la côte kényane), et de« côte Nord » tout le reste à partir deKisauni. Ces appellations, qui n'ont absolument rien d'officiel, datent de l'époque où Mombasa était le point de départ obligé pour tout voyageur voulant accéder à la côte kényane au départ deNairobi. Bien queMalindi etLamu — sur la« côte Nord » — soient maintenant directement accessibles au départ des deux aéroports de Nairobi, ces dénominations sont restées ancrées dans l'usage.

Divisions administratives limitrophes deMombasa (Mvita)
ChangamweKisauniKisauni
LikoniMombasa (Mvita)Kisauni
LikoniLikoniOcéan Indien

Hydrographie

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Carte hydrographique et géologique de Mombasa
Hydrographie et géologie de Mombasa.

Si l'île de Mombasa, en elle-même, ne comporte aucuncours d'eau, l'agglomération englobe troisbassins versants de l'océan Indien :

  • l'estuaire de Port Reitz alimenté par :
    • le Mwachi qui s'écoule ducomté de Kwale,
    • le Shimba qui s'écoule du comté de Kwale ;
  • l'estuaire de Tudor alimenté par :
    • le Kombeni qui s'écoule ducomté de Kilifi,
    • le Tsalu qui s'écoule du comté de Kilifi ;
  • l'estuaire de Mtwapa (rive sud) alimenté par :
    • le Lwandani qui s'écoule du comté de Kilifi.

Mombasa est l'une des villes les plus exposées d'Afrique à la montée des eaux due au réchauffement climatique[4].

Relief et géologie

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Dans l'océan Indien, le littoral est barré par lesrécifs coralliens d'Andromache sur la« côte Sud » et de Leven sur la« côte Nord » avec unepasse récifale face à l'île de Mombasa et une autre face à l'estuaire de Mtwapa.

Précédé par uneplage desable blanc formé par les débriscoralliens et decoquillages et n'allant jamais au-delà des soixante mètres de largeur, lelittoral est une côte basse qui dépasse rarement les vingt mètres de hauteur. Lacôte de l'île, quant à elle, ne possède pas de plage et est constituée d'unefalaise haute de6 à 8 m d'origine corallienne.

Si l'altitude la plus basse est l'océan Indien, la plus élevée de l'île est de 18m surNyerere Avenue (« avenue Neyrere ») (39° 40′ 15″ N, 4° 03′ 53″ O) et la plus élevée de l'agglomération est aulieu-ditKisimani (dans ladivision administrative de Changamwe) à 89 m (3° 58′ 21″ S, 39° 35′ 07″ E).

Du point de vuegéologique, le sous-sol est divisé en trois zones à partir du rivage océanique :

  • sur une largeur variant entre un kilomètre, au nord de l'agglomération, et trois kilomètres, au sud, le sous-sol est composé du récif corallien fossile formé auPléistocène sur une profondeur pouvant atteindre les cent mètres. Celui-ci est par ailleurs exploité par la sociétéBamburi Cement Limited au nord de l'agglomération, en bordure duparc Haller ;
  • une plaine côtière sableusemolassique large d'entre un et cinq kilomètres, formée auCrétacé, offre ses plus grandes largeurs en bordures des trois estuaires ;
  • une zone deschiste argileux formé auJurassique, recouverte d'une couche sableuse d'origine éolienne, se trouve dans la division administrative de Changamwe ; c'est au nord de cette couche que les plus hautes élévations du relief se trouvent.

Climat

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Relevé météorologique de Mombasa
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)23,223,624,223,922,721,320,420,320,82223,123,322,4
Température maximale moyenne (°C)3232,332,631,229,328,427,727,928,829,630,631,630,17
Précipitations (mm)331556163240807066729792751 059
Nombre de jours avec précipitations42510141011991097100
Source : WorldWeather.org[5]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
32
23,2
33
 
 
 
32,3
23,6
15
 
 
 
32,6
24,2
56
 
 
 
31,2
23,9
163
 
 
 
29,3
22,7
240
 
 
 
28,4
21,3
80
 
 
 
27,7
20,4
70
 
 
 
27,9
20,3
66
 
 
 
28,8
20,8
72
 
 
 
29,6
22
97
 
 
 
30,6
23,1
92
 
 
 
31,6
23,3
75
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Toponymie

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La ville tient son nom de celui de l'île sur laquelle elle se trouve. L'explorateur marocainIbn Battûta appelle cette îleمنبسي (Menbsa) dans unrihla datant de1330 (ou 1331). LesPortugais l'ont traduit parManbaça[6] auXIVe siècle ouManbasa vers la fin duXVe siècle. Ce serait la traduction arabe duswahiliMvita[7].

Enswahili, elle était appeléeKisiwa cha mvita, ce qui peut signifier « Île des guerres des peuples »[note 1], en raison de son histoire mouvementée, due à sa position stratégique, mais aussi « Île de Mvita », se référant alors à la personne de Shehe Mvita qui, selon la tradition orale desThenashara Taifa (« Douze Nations ») de Mombasa[8],[note 2], serait le fondateur de la première agglomération urbaine sur l'île[9].

L'orthographe française d'avant l'indépendance du Kenya et selon ledictionnaireLarousse utilisait lenom propre Mombassa.

Histoire

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Sa position d'îlecôtière sur laroute maritime des Indes a tôt fait de Mombasa une place stratégique convoitée par tous, notamment comme port d'embarquement de l'ivoire, de l'or et desépices, ce qui fut à l'origine d'une histoire très agitée pour la ville pendant près de500 ans.

Période pré-coloniale

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AuIer siècle, l'explorateurgrecDiogène décrit, dans son récitVoyage en Afrique orientale, unebourgade qu'il dénomme « Rhapta » et dont la description topographique pourrait correspondre à celle de Mombasa. Cette mention est reprise parClaude Ptolémée, qui n'a jamais été sur place, dans sonTraité de géographie et qui s'appuie sur les textes d'autres explorateurs tels Diogène ouMarinos de Tyr[10]. Lecodex anonymePériple de la mer Érythrée, datant duXe siècle, mais copie d'un texte plus ancien généralement daté de la première moitié duIer siècle, mentionne aussi « Rhapta » mais la situe plus au sud[11].

Selon la tradition orale desThenashara Taifaa, la fondation de Mombasa remonterait aux environs de l'an900 apr. J.-C. et serait liée au personnage de Shehe Mvita, unMijikendamusulman[9][source insuffisante] qui aurait succédé à la dynastie de Mwana Mkisi[note 3] dont on ne connait rien sinon que la tradition le désigne comme desexe féminin. C'est aussi cette date qui est reprise dans lesmanuels d'histoire au Kenya.

En1151, l'explorateur et géographe arabeAl Idrissi en fait mention dans ses commentaires sur la carte VII de saTabula Rogeriana et mentionne que Mombasa« est une petite ville desZendj et ses habitants sont spécialisés dans l'extraction du minerai de fer »[12].

En1330 (ou 1331), l'explorateur marocainIbn Battûta visite Mombasa lors d'un de ses nombreux périples, qui le mène le long de la côteswahilie jusqu'àKilwa Kisiwani. Cette visite est décrite dans unrihla traduit en anglais et en français[6]. Il s'agit de lasource primaire authentique la plus ancienne brossant tant une description de la localité que des activités et coutumes de sa population ; il y décrit« une île trèsrurale sans dépendance territoriale sur le continent aux mosquées en bois et dont les habitants se nourrissent de bananes et de poisson »[6].

Vers1418 et1422, l'explorateur chinoisZheng He, lors des5e et6e voyages de laflotte des trésors, jette l'ancre à Mombasa[13].

Le, l'explorateurportugaisVasco de Gama y arrive et y reste six jours. En1502, lecheikh local obtient l'autonomie territoriale vis-à-vis dusultanat de Kilwa[7].

Période portugaise

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Le fort Jesus vu depuis la douve nord
Lefort Jesus, patrimoine mondial de l'UNESCO.

LesPortugais, sous les ordres deFrancisco de Almeida, pillent la ville en1505 et, à nouveau, en1528 avant de s'y établir en1529[14]. Ils raffermissent leur emprise en1593 avec la construction dufort Jesus et de cinq autres fortifications plus modestes qui en font, ainsi, une place forte à vocation commerciale sur laroute des Indes.

Dans lesannées 1600, le sultan Hassan est assassiné par les Portugais qui exilent son fils Yusuf, alors âgé de sept ans, àGoa où il estbaptisé sous le nom de Dom Jerónimo Chingulia. Ramené à Mombasa, en1626, par les Portugais, Chingulia est fait sultan mais dès le départ du premier capitaine de la place, Matheus Mendes de Vasconcellos, les relations s'enveniment rapidement entre son remplaçant, Pedro Leitao Gamboa, et le nouveau sultan. Ce dernier, qui a repris la foi musulmane et adopté le nom de Muhammad Yusuf, attaque le fort Jesus le et, pendant six jours, massacre les150 personnes formant la population portugaise de l'île ainsi que72 Africains[15]. Les Portugais envoient une expédition pour reconquérir la place mais abandonnent après deux mois d'unsiège qui aura duré du au. Le de la même année, Muhammad Yusuf abandonne Mombasa pour devenirpirate. Le suivant, une petite troupe portugaise commandée par le capitaine Pedro Rodrigues Botelho, et venue deZanzibar, atteint Mombasa et réoccupe le fort[16]. Cette occupation dure jusqu'en et permet aux occupants d'effectuer d'importants travaux de rénovation et d'aménagement en1635 et1648.

Période omanaise

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Carte de l'empire colonial du sultanat d'Oman vers le milieu du XIXe siècle
Extension maximale dusultanat de Mascate et Oman auXIXe siècle.

En, les troupes du sultan d'Oman, Sultan bin SaifIer, saccagent la ville mais sans oser s'attaquer au fort Jesus. Le, une nouvelle expédition omanaise, ordonnée par SaifIer bin Sultan[note 4], atteint Mombasa et entreprend lesiège du fort. Malgré une tentative de rompre leblocus, entreseptembre et, par lesfrégates portugaisesSanto António de Tanna etNossa Senhora do Vale, le siège perdure jusqu'à l'attaque décisive du alors que la garnison est réduite à un capitaine, neuf soldats et un prêtre. Les huit derniers défenseurs se rendent àh du matin dès que le capitaine est tué par les assaillants[16]. Le suivant, une flotte portugaise parvient au large de Mombasa mais il est trop tard. Avec la conquête de la ville et du fort, toute la côte deZanguebar tombe sous la domination des sultans d'Oman. Hormis une brève période allant du au pendant laquelle les Portugais reprennent possession de la ville, grâce à une mutinerie des soldats africains du fort[16], ils sont chassés définitivement en1832 sous l'impulsion du sultanSaïd ben Sultan al-Busaïd.


À la même époque, l'Encyclopédie deDiderot etd'Alembert décrit ainsi« Monbaza » :

« MONBAZA,(Géog.) île de la mer des Indes, sur la côte occidentale d’Afrique, & séparée du continent par les bras d’une riviere du même nom, qui se jette dans la mer par deux embouchures. Cette île à qui l’on donne douze milles de circuit, abonde en millet, riz, volaille & bestiaux. Il y a quantité de figuiers, d’orangers & de citronniers ; elle fut découverte par Vasco de Gama, Portugais en 1598. Il y a dans cette île une petite ville à laquelle elle donne son nom.

Monbaza,(Géog.) ville d’Afrique dans l’île de même nom, avec un port & un château où réside le roi de Mélinde [Malindi], & le gouverneur de la côte. François Almeida prit & saccagea cette ville en 1505 ; mais les Arabes en chasserent les Portugais en 1631. Enfin, en 1729. les Portugais s’y sont établis de nouveau[17]. »

À la mort deSaïd ben Sultan al-Busaïd, le,Majid ben Saïd — le benjamin des deux enfants masculins — prend le contrôle de la partie sud dusultanat de Mascate et Oman et, ainsi, de Mombasa[18].Cette partie, lesultanat de Zanzibar, devient officiellementindépendante le.

En 1869, l'ouverture duCanal de Suez signe l'arrêt de mort de laroute des Indes par le canal du Mozambique : en quelques décennies, les milliers de navires de commerce qui faisaient chaque année escale à Mombasa se déroutent vers l'Égypte, et la manne financière que représentait l'activité portuaire diminue brutalement, entraînant une importante récession économique pour tous les ports de la côte swahilie.

Période britannique

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Le croisseur HMS Ceres à l'ancre dans le port de Kilindini
LeHMSCeres de la Royal Navy dans le port de Kilindini pendant la Seconde guerre mondiale.

En1895, le sultanat passe sous contrôle britannique, et, de1898 à1905, Mombasa devient lacapitale de l'Afrique orientale britannique, dont elle constitue également le principal port. Les travaux de construction duchemin de fer de l'Ouganda débutent en1896 à Mombasa et se terminent en1901 àKisumu mais la mise en service ne débute qu'en1903.

La création de cette ligne de chemin de fer n'est pas étrangère au passage par Mombasa au début duXXe siècle de deuxEuropéennes au destin hors du commun.Berthe Cabra, la première femme à avoir traversé l'Afrique longitudinalement, y débarque en1905 ainsi que labaronne etromancièreKaren von Blixen-Finecke qui fera de même (la première fois en1914).

Au début de laPremière Guerre mondiale, latroupe impériale de protection de l'Afrique orientale tente de prendre le contrôle de Mombasa mais elle est arrêtée et repoussée par lesKing's African Rifles en à Gazi, 60 km au sud. Le port de Kilindini sert alors de base secondaire aux navires de laRoyal Navy deZanzibar ainsi que, en1916, de base d'approvisionnement à une partie des troupes de laForce publique engagées dans leurcampagne en Afrique de l'Est.

En1920, l'Afrique orientale britannique est dissoute et devient lacolonie et protectorat du Kenya. Mombasa devient lechef-lieu duprotectorat jusqu'au, date de l'indépendance du Kenya.

Le déclenchement de laSeconde Guerre mondiale pousse les troupes dugénie militaire de l'arméesud-africaine à construire l'aérodrome militaire de Port Reitz Airport (le futuraéroport international Moi) utilisé comme une base terrestre pour laFleet Air Arm de l'Eastern Fleet elle-même basée en partie, dès1942, dans le port de Kilindini. C'est également une base pour laRoyal Air Force qui opère des missions delutte anti-sous-marine le long de la côte de l'Afrique de l'Est ainsi que pour laforce aérienne sud-africaine qui est engagée dans la guerre contre l'Italie et l'Abyssinie.

Période kényane

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Avions de l’opération Support Hope garés sur la zone militaire de l'aéroport de Mombasa
Avions de l’Operation Support Hope garés sur la zone militaire de l'aéroport de Mombasa en 1994.
Mombasa et le port de Kilindini vu depuis Port Reitz
Une partie du port de Kilindini avec, à l'avant plan, l'endroit où est construite, depuis 2013, la darseno 19.

Dès l'indépendance le, Mombasa est désignée comme le chef-lieu de la région puis de laprovince de la Côte avant de devenir, le, celui ducomté de Mombasa.

En1969, est créé ce qui est devenu la deuxième plus importantecriée authé mondiale[19].

En1980, est inauguré leNyali Bridge (« pont de Nyali »), entre les quartiers de Manyimbo et de Kongowea, en remplacement dupont flottant construit 800 m plus enaval en1931.

Entrejuillet et, l'aéroport de Mombasa est utilisé comme base de ravitaillement enkérosène pour les LockheedC-141 etC-5 de lamission humanitaire américaineOperation Support Hope[20] venant d'Europe et à destination duRwanda.

En2002, Mombasa et sa région sont le théâtre d'un double attentat organisé parAl-Qaïda. Le, unattentat-suicide à lavoiture piégée est commis contre leParadise Hotel, situé en bord de mer à Kikambala[note 5] et propriété d'unIsraélien. L'explosion tue trois Israéliens et dix Kényans. Environ vingt minutes plus tôt, unmissile surface-air avait été tiré en direction d'unBoeing 757 d'Arkia Israel Airlines. L'appareil, qui venait de décoller de l'aéroport international Moi, n'avait pas été touché et atterrira sans encombre àTel Aviv[21].

Lors duréférendum national du devant approuver ou non le texte de la nouvelleConstitution, lesélecteurs de Mombasa ayant participé au choix votent massivement en faveur de ce texte. 82 % de « oui » à Mvita (l'île de Mombasa) et 80,33 % dans les autres divisions administratives de ce qui était toujours en 2010 le district de Mombasa[22]. Sur le plan national, cette nouvelle Constitution est adoptée par 70 % des votants.

Entre le mois d' (avec l'assassinat d'unouléma) et le, l'ancienneprovince de la Côte, et plus particulièrement Mombasa, est le théâtre d'assassinats perpétrés par legroupe indépendantisteMombasa Republican Council avec comme point final la mort de douze personnes (dont six policiers) tombées dans uneembuscade la veille de l'élection générale[23].

Afin de faire face à un trafic maritime de plus en plus important et d'admettre desporte-conteneurs de plus en plus grands, les autorités portuaires (Kenya Ports Authority) mettent en service en une nouvelledarse qui permet d'accueillir simultanément troispanamax et augmente la capacité de stockage de 250 000 EVP[24].

Le, le présidentUhuru Kenyattacommissionne leKenya Marine and Fisheries Research Institute pour effectuer des recherches scientifiques en mer centrées sur lesstocks de poissons grâce aunavire océanographiqueRVMtafiti offert en2013 par le gouvernement de laRégion flamande[25]. Basé à Mombasa, il s'agit du premier navire de ce type dont se dote le Kenya ainsi que du mieux équipé enAfrique de l'Est.

Le, la police investit, pendant lasalâh, la mosquée Masjid Musa deKinyozi, à laquelle appartenait l'ouléma assassiné en, et procède à l'arrestation de129 personnes[26] dont 29 qui resterontinculpées[27]. Selon le chef de la police, desimamsétrangers etfondamentalistes, proches du groupeAl-Shabbaab, yprêchaient leالحرب (Harb)[28]. Encontestation, les jeunesmusulmansmanifestent pendant trois jours[29] tandis que les plusradicalistes renomment la mosquée sous le nom deشهداء مسجد (MasjidShuhadaa)[30].

Tableau chronologique

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Chronologie de la territorialité sur Mombasa depuis 1529
DébutFinEntitéRemarque
1529Drapeau du Portugal en 1640Empire colonial portugais
Drapeau inconnu Sultanat de Mombasasultan Muhammad Yusuf
Drapeau du Portugal en 1640 Empire colonial portugais
Drapeau du Sultanat d'OmanSultanat d'Oman
Drapeau du Portugal en 1707 Empire colonial portugais
1741Drapeau du Sultanat d'Oman Sultanat d'Omandynastie omanaise Yaarubi
17411747Drapeau inconnu Sultanat de Mombasasultan Muhammad bin Othman al Marzu′i
17471747Drapeau du Sultanat d'Oman Sultanat d'Oman
17471828Drapeau inconnu Sultanat de Mombasasous la protection de l'Empire britannique entre 1824 et 1826
18281828Drapeau du Sultanat d'Oman Sultanat d'OmansultanSaïd ben Sultan al-Busaïd
18281837Drapeau inconnu Sultanat de Mombasadynastie Marzu′i
1837Drapeau du Sultanat d'Oman Sultanat d'Oman
Drapeau du Sultanat de ZanzibarSultanat de Zanzibardu au, administré par
la
Compagnie britannique impériale d'Afrique de l'Est
Drapeau de l'Afrique orientale britanniqueGrande-BretagneAfrique orientale britannique
Drapeau de la colonie et du protectorat du Kenya Grande-BretagneColonie et protectorat du Kenya
Drapeau du KenyaDominion du Kenyagouverneur généralMalcolm MacDonald
ce jourDrapeau du KenyaRépublique du Kenya

Esclavage, ivoire et contrefaçon

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Le passage des arches dans le fort Jesus
Le« passage des arches » dans le fort Jesus.

Aucune source n'indique que Mombasa ait été un port d'embarquement d'esclaves avant la construction dufort Jesus par lesPortugais. Après la construction du fort, elle ne le fut que de manière accessoire, le trafic se faisant principalement au départ des ports deKilwa Kisiwani etZanzibar, au sud, etMogadiscio, au nord. Lors de leur embarquement, les esclaves étaient transférés de leurscellules vers lenavire négrier par un escalier appelé« passage des arches » (« Passage of the arches »). Il en fut ainsi jusqu'en1907 et l'abolition de l'esclavage sur le territoire de l'Afrique orientale britannique[31].

Marginal jusqu'à l'arrivée de laCompagnie britannique impériale d'Afrique de l'Est en1888, le commerce de l'ivoire d'éléphant prend une importance de plus en plus grande avec la construction de laligne de chemin de fer entre Mombasa etKisumu qui permet, dès1902, l'acheminement aisé desdéfenses d'éléphant de contrées de plus en plus lointaines à l'intérieur du continent, et ce, jusqu'en1989 date de l'interdiction internationale du commerce de l'ivoire.

Malheureusement, l'aéroport international Moi et, surtout, le port de Kilindini restent des portes d'expédition importantes pour les trafiquants, souvent liés à destriades chinoises. Les autorités kényanes ont saisi, entre et plus de10 tonnes d'ivoire brut et façonné. Le, la police a ainsi saisi, dans le port de Kilindini,638 pièces d'ivoire, pour une valeur estimée à 1 160 000 USD, en provenance deTanzanie et en route pour l'Indonésie[32].

Mombasa est aussi une porte d'entrée d'objets contrefaits en Afrique et aurait, selon l'agence anti-contrefaçon kényane (Anti-Counterfeit Agency), engendré, en2008, un trafic pour une valeur de 650 Mrd d'USD[33]. Selon l'ONUDC, elle est aussi une des portes préférées pour letrafic de stupéfiants et demédicaments contrefaits[34]. Pour lutter contre ce fléau, les autorités portuaires (Kenya Port Autority) se sont équipées d'un matériel de surveillance et de contrôle des marchandises d'une valeur de 1,7 Mrd deShilling kényan KES[35].

Transports

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Carte des voies de communication et des transports à Mombasa
Voies de communication et transport à Mombasa.

Voies routières

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Le pont de Nyali vu depuis l'île de Mvita
Le pont de Nyali vu depuis le quartier de Tudor en 2013.
Un matatu conforme, extérieurement, à la réglementation devant les tusks de l'avenue Moi en 2011
Un matatu devant lestusks deMoi Avenue en 2011.
Le terminus des autocars au square du Cinquantenaire
Le terminus des autocars long courrier surMwembe Tayari Road en 2006.

Mombasa est le point de départ de la route internationale A14[note 6] allant, suivant un axe SSO, jusqu'à lafrontière tanzanienne. Ce point de départ est aussi le point d'arrivée de la A109 venant deNairobi selon un axe nord-ouest. Cette A109 est aussi un tronçon de laTransafricaine 8 reliant Mombasa àLagos auNigeria. Outre ces deux routes internationales, l'île de Mombasa est aussi le départ de la route nationale B8 qui suit tout d'abord un axe NNE jusqu'au nord deMalindi avant de prendre la direction du nord jusqu'à la route A3 à l'ouest deGarissa.

L'île de Mombasa est reliée au continent par trois ponts routiers : leMakupa Bridge (« pont de Makupa ») sur la A109, leNyali Bridge (« pont de Nyali ») sur la B8 et leKipevu Bridge (« pont de Kipevu »). Ce dernier, doublé d'unpont ferroviaire, relie la zone sud du port de Kilindini à sa zone nord évitant ainsi la circulation de transit despoids lourds, entre les deux zones portuaires, par les rues de l'île. Celle-ci est aussi dotée d'un réseau routier très dense allant de largesavenues dont la plus célèbre estMoi Avenue (« avenue Moi »), bordée de sestusks (des défenses d'éléphants géantes) enaluminium, jusqu'à desruelles très étroites et non pavées. Hormis àLikoni et àKongowea, le réseau routier est beaucoup moins dense dans les autres parties de l'agglomération de Mombasa.

Icône d'horloge obsolète.
Cette section doit êtreactualisée.(août 2023)
Il manque des informations récentespertinentes etvérifiables, et certains passages peuvent annoncer des événements désormais passés, ou des faits anciens sont présentés comme actuels.Mettez à jour oudiscutez-en.

Les travaux du projet de construction, pendant une durée de deux ans et pour un coût estimé à 40 milliards deKES, d'unevoie périphérique entre la A109 àMiritini et la A14 à Ng'ombeni dans lecomté de Kwale qui auraient dû être entamés en2012 devraient débuter en[36]. Cette liaison routière en chaussée simple, appelée« Mombasa Southern Bypass » longue de 19,8 km aura unebretelle donnant accès à une autre liaison de 5,7 km jusqu'à la partie continentale duport de Kilindini[37]. À terme, la circulation de transit entreNairobi et la « côte Sud » n'empruntera plus le service detransbordement de Likoni qui est le maillon faible duréseau routier de par le frein qu'il forme contre la fluidité de lacirculation routière et de par la menace de paralysie qu'il constitue pour une grande partie de l'activité économique et consécutive à des accidents, tels ceux de1994[38] et de2013[39] ou à des défaillances techniques comme en2014[40].

Transport en commun

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Le transport en commun urbain et suburbain est l'affaire desmatatus, sorte de minibus typiques de l'Afrique de l'Est. Cependant, certaines lignes de matatus, dépassent largement les limites suburbaines et relient Mombasa àMalindi en deux heures de trajet[41].

Malgré la nouvelleréglementation routière leur imposant, entre autres, l'installation d'un système limitant leur vitesse maximum à 80 km/h, et entrée en vigueur le, seuls 600 des 3 500 matatus que compte Mombasa sont en ordre à cette date. Une des conséquences immédiates est le doublement des tarifs urbains opéré par les propriétaires de véhicule en ordre de réglementation[42]. Une autre innovation est l'entrée en service, à partir du, d'unsystème de payement électronique grâce à lacarte prépayéeMy 1963[43]. AprèsNairobi, Mombasa est la deuxième ville kényane où les sociétés de matatus adoptent ce moyen de payement[44].

Pour les trajets plus longs (Dar es Salam,Nairobi,Lamu), il existe des compagnies privées d'autocars dont leterminus est situéMwembe Tayari Road (« route Mwembe Tayari ») en pleincœur de Mvita.

Taxi et transport partagé

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En2013, letaxi est le moyen de transport le plus cher ; il en coûte entre1 000 et 1 600 KES entre l'aéroport et le centre de Mvita soit une distance d'environ 9 km[45]. On trouve aussi de très nombreuxtuk-tuks (tricycles à moteur dotés d'une cabine pour les passagers, entre70 et ~100 KES la course), despikipikis et desboda-bodas (motos ou vélos taxis, respectivement~50 et ~20 KES la course).

Transport aérien

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Situé sur le continent, àChangamwe, l'aéroport international Moi est le deuxième plus important aéroport du Kenya. Il est relié à l'île de Mombasa par la route C110 puis par la route A109. Sa piste principale axée NNE permet aux avions de ne jamais survoler ni leszones densément peuplées ni leszones industrielles. Doté de troisterminaux pour passagers et d'un terminal pouravions-cargo, seschiffres statistiques pour2009 montrent 19 000 mouvements d'avions, un trafic passagers de 1 114 000 voyageurs et un trafic marchandises de 6 432 tonnes[SA 1].

Un second site aéroportuaire, l'aérodrome de Bamburi, est situé dans lequartier éponyme. Sa pisteasphaltée sans marquage n'accueille que desvols nolisés organisés entre autres par Airkenya Express au départ de l'aéroport Wilson à Nairobi.

Transport ferroviaire

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Icône d'horloge obsolète.
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La station de Mombasa est le terminus de la ligne, à voie unique, construite entre1896 et1902, venant de Nairobi en passant par la partie aval du pont de Kipevu. Cette ligne est empruntée trois fois par semaine dans chaque sens par le train de voyageursJambo Kenya Deluxe[46],[47]. Deux autres gares,Miritini etChangamwe situées sur cette ligne n'ont qu'une fonction degare marchandises. Lazone portuaire de Kilindini est largement munie d'embranchements ferroviaires permettant le trafic des marchandises.

Transport fluvial et maritime

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Le transbordeur de Likoni

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L'île de Mombasa est reliée à la« côte Sud » par le service detransbordement de Likoni. Inauguré en1937, il fait la jonction, sur une distance de 500 m, entre les quartiers deMzimle et deLikoni sur l'itinéraire de la route A14. Le service, rendu par lesKenya Ferry Services[48], est assuré simultanément dans chaque sens24 heures sur 24 et7 jours sur 7, à des cadences dépendantes du moment du jour, par quatre transbordeurs. Il est gratuit pour lespiétons et payant pour lesvéhicules à moteur. Seuls sont interdits lescamions-citerne pour letransport de matières dangereuses circulant chargés.

Parallèlement, un transport uniquement pour piétons, et aussi gratuit, fonctionne avec un seul transbordeur entre le quartier deKilindini et celui deMtongwe à Likoni durant lesheures de pointe du matin et du soir[49].

La moyenne journalière d'unités transportées en2012 est de 300 000 piétons et de 6 000 véhicules à moteur[50]. Le prix de la traversée, en2013, varie entre 40 KES pour unemotocyclette à 7 950 KES pour untracteur routier accompagné de sasemi-remorque chargée en passant par 90 KES pour uneautomobile ou 200 KES pour unvéhicule tout-terrain[51].

Le port Kilindini

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Article détaillé :Port Kilindini.

Leport de Mombasa (Kilindini Harbour), dont l'UN/LOCODE est « KEMBA », est, toujours en2013, leport maritime le plus important de l'Afrique de l'Est. Il constitue l'entrée maritime, non seulement du Kenya mais aussi depays sans accès à la mer, comme l'Ouganda (90 % de ses importations transitent par Kilindini[52]), leBurundi ou leRwanda ; les marchandises y sont acheminées soit par la ligne de chemin de fer Mombasa-Nairobi-Tororo, soit par laroute transafricaine A8 via la ville frontière deMalaba où environ700 camions traversent quotidiennement cettefrontière.

Cependant, à terme, il pourrait être dépassé par le port deBagamoyo enTanzanie où l'État chinois investit10 milliards d'USD depuis2013[53]. Afin de faire face à cette situation, les autorités portuaires (Kenya Ports Authority) ont mis en service en une nouvelledarse qui permet d'accueillir simultanément troispanamax tout en augmentant la capacité de stockage de 250 000 EVP[24]. D'autre part, entamé en2014 ledragage de l'entrée du port doit faire passer la capacité d'accès auxporte-conteneurs de4 500 à 6 000 EVP[54].

Avec un mouvement de 903 000 EVP, le « Classement mondial2012 » du magazineContainer Management place Mombasa à la5e place au niveau africain et à la117e place au niveau mondial[55].

Seschiffres statistiques pour2009 indiquent 1 748 mouvements de navires, un trafic passager de 12 145 voyageurs et un trafic marchandises de 618 816 EVP représentant une masse de 18 957 000 tonnes (2 449 000 tonnes à l'exportation et 16 508 000 tonnes à l'importation)[SA 2]. La part la plus importante des exportations est représentée par lethé et lecafé avec 605 000 t et celle des importations par lesproduits pétroliers avec 5 671 000 t. Selon unporte-parole du ministère du Transport et des Infrastructures, le trafic marchandise fut de 22 500 000 tonnes en2013 et devrait atteindre les 23 000 000 tonnes en2014[52].

Urbanisme

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Comme dans beaucoup demétropoles, il est parfois malaisé de distinguer la ville originelle, ici l'île de Mombasa, de sonaire urbaine. À l'instar deParis, c'est unecité-comté[note 7].

En2009, l'occupation des 229,6 km2 de superficie bâtissable de l'agglomération est de 90 % àcaractère urbain.

Divisions administratives et quartiers

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Les quartiers répertoriés dans chacune des quatre divisions administratives sont décrits pour leurfonction urbaine et non comme sous division administrative.

Localisation des fonctions urbaines de Mvita
Localisation des fonctions urbaines de Mvita.

Mvita

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Dans la vieille ville de Mombasa
Dans la vieille ville de Mombasa.
Des chèvres léchant la colle d'affiche publicitaires sur un mur
Scène de rue dans le quartier de Makadara en 2006.

Ladivision administrative de Mvita, d'une surface de 14,1 km2 et d'unedensité de population de 1 170 hab./km2, correspond physiquement à l'île de Mombasa.

  • Makadara et Mzizima : situés le long de l'estuaire de Tudor, au nord dufort Jesus, ces deux quartiers constituent la ville originelle. Ils sont peuplés d'un grand nombre de descendants d'anciens soldatsbaloutches amenés dans lesannées 1840 parSaïd ben Sultan al-Busaïd afin de maintenir l'ordre à Mombasa[56]. Le nom de Makadara, qui enswahili signifie« pouvoir, force », est dérivé de l'arabeالقدر--الخاص بك--الرحمن (Qadr-ur-Rahman) qui signifie « destin de Dieu ».
  • Kizingo, Ngomani et Mzimle : situés au sud du fort Jesus, ils sont considérés comme les principauxquartiers résidentiels et administratifs. LaState House de Mombasa, le quartier général de la police, le palais de justice, le conseil municipal et leMombasa Hospital sont situés à Kizingo tandis que l'hôpital universitaireAga Khan Hospital et lePandya Memorial Hospital ainsi que, sur le front de l'océan, ungolf à neuf trous et lejardin publicMama Ngina Park sont localisés à Mzimle. De nombreux établissements d'enseignement sont aussi installés dans ces trois quartiers[note 8]. La deuxième plus importantecriée authé mondiale est, quant à elle, installée à Ngomani[19].
  • Mbaraki Est et Kibokoni : pratiquement vides d'occupation permanente, ces quartiers sont occupés par la plupart desinstallations sportives de Mvita dont celles duMombasa Sports Club.
  • Ganjoni et Tangana : ces deux quartiers résidentiels de milieu de gamme se trouvent au sud deMoi Avenue (« avenue Moi »).
  • Kinyozi, Mwembe et Tayari : au nord de l'avenue Moi, ce sont les principaux quartierscommerciaux ou l'on trouve aussi lagare terminus de laligne de chemin de ferNairobi - Mombasa et lagare routière desautocars.
  • Kikowani, Sidirya, Ziwani, Kwakiziwi, Kaloleni et Manyimbo : dans ces quartiers situés au centre de Mvita alternent commerces et habitations. C'est à Manyimbo que se trouve lestade municipal de Mombasa.
  • Tononoka : ce quartier résidentiel dehaut de gamme est coincé entre la vieille ville et leNyali Bridge (« pont de Nyali »). C'est aussi ici que se trouve le2e plus grandhôpital public du Kenya, leCoast General Hospital.
  • Tudor et Makupa : ces quartiers résidentiels pourclasse moyenne sont situés entre leMakupa Bridge (« pont de Makupa ») et le pont de Nyali. L'Université technique de Mombasa (Technical University of Mombasa) est installée à Tudor.
  • Shimanzi : il s'agit d'unezone industrielle et delogistique de100 ha bordant l'est du port de Kilindini.
  • Kilindini, Liwatoni et Mbaraki Ouest : ces quartiers constituent la zone portuaire le long de l'estuaire de Port Reitz. C'est à Liwatoni que leKenya Ports Autority donne des formations spécialisées à tous les membres de son personnel auBandari College[57].

Changamwe

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La gare marchandises et la raffinerie de Changamwe
La gare marchandises et, en arrière-plan, la raffinerie de Changamwe en 1994.

La division administrative de Changamwe, d'une surface de 54,5 km2 et d'unedensité de population de 1 588 hab./km2, constitue l'arrière-pays de l'agglomération et sa partie la plus densément peuplée.

  • Kipevu : situé le long de l'estuaire de Port Reitz, c'est la partie continentale du port de Kilindini. C'est aussi ici que se trouve un complexe de trois unités de production debiocarburant dont la plus récente, opérationnelle depuis le et avec une capacité de production de 117 MW, est la plus puissante de l'Afrique de l'Est[58].
  • Changamwe : c'est une zone vouée à l'industrie qui abrite une vastezone industrielle englobant, entre autres, uneraffinerie de pétrole et unlotissement principalement occupé par les travailleurs de cette raffinerie. C'est aussi la porte d'entrée de l'aéroport international Moi.
  • Chaani et Migadini : situé au sud de laAirport Road (« route de l'aéroport »), c'est un desbidonvilles suburbains de la cité. C'est ici, à Migadini, qu'est implantée laHighgate Academy Secondary School, la seule écolesecondaire établie dans un des bidonvilles de Mombasa.
  • Port Reitz : localisé le long de l'estuaireéponyme, il ressemble à unvillage de banlieue. Il inclut un petit hôpital public (District Hospital), une école publique primaire pour enfants atteints d'unhandicap physique, laPort Reitz School for the Physically Handicapped, ainsi qu'une petite plage appeléePoor Man's Beach surtout fréquentée par les habitants de Chaani et de Migadini.
  • Magongo : situé au nord de la route de l'aéroport et en bordure des installations aéroportuaires, il forme avec celui de Chaani-Migadini, le deuxième plus grand ensemble de bidonville de Mombasa.
  • Mikindani : c'est un faubourg au nord de celui de Changamwe dont il est séparé par la route internationale A109. Ses habitants sont principalement occupés dans la zone industrielle voisine de Changamwe. Ici se mêlent habitations vétustes etbidonvilles comme ceux deNairobi Aera, deGiriamani ou deBangladesh[59] nommé ainsi parce que les20 ha de terrain où il est situé appartenaient jadis à unBangladais retourné dans son pays au début desannées 1950[60].
  • Miritini : ce secteur excentré de part et d'autre de la route internationale A109 est en voie de transformation enbanlieue. Il est aussi connu sous l'appellation non officielle deWestland.
  • Jomvu Kuu : cettebourgade le long de la rivière Mtsapuni, un petit affluent du Kombeni, est séparée de la banlieue de Miritini par unesavane d'1,5 km. Ce relatif isolement a fait de cette bourgade le siège d'unecirconscription électorale de 19 km2 pour 38 776 électeurs[note 9] et, ainsi, d'être représentée par undéputé à l'Assemblée nationale[61].

Kisauni

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Une des plages de Nyali
La plage deNyali devant leVoyager Hotel.

La division administrative de Kisauni, d'une surface de 109,7 km2 et d'unedensité de population de 1 024 hab./km2, constitue le point de départ de la « côte Nord ». C'est aussi la plus vaste division administrative et la moins densément peuplée de Mombasa.

  • Kisauni et Kongowea : ce sont deux zones qui forment le plus grandbidonville suburbain de Mombasa. Densément peuplées, elles sont principalement habitées par desallochtones ayant migré vers l'important pôle économique que constitue Mombasa pour trouver du travail, notamment dans le secteur desservices et celui de lamanufacture. Ces allochtones sont, le plus souvent, regroupés selon leur origine dans des« villages » dont le nom rappelle cette origine telKisumu Ndogo (« PetitKisumu ») ou une particularité du lieu telsShauri Yako (« Votre installation »),Mnazi Mmoja (« Un (nombre) cocotier ») ouBombolulu (« Perle deVeuve dominicaine »). La zone de Kongowea est adjacente au riche quartier deNyali lequel emploie une partie des habitants du bidonville comme main-d'œuvre à faible coût en tant que gardiens, jardiniers, maçons oudomestiques. C'est aussi à Kongowea que l'on trouve, sur environ4,75 ha, l'un des plus vastesmarchés du Kenya mais aussi uncomplexe cinématographique équipé pour lecinéma numérique.
  • Nyali : c'est un quartier résidentieloccidentaliséhaut de gamme qui dispose d'uncentre commercial, de banques, de bureaux de poste, de quelques-unes des institutions académiques les plus prestigieux de la côte kényane ainsi que de nombreuxhôtels de luxe,villages de vacances etboîtes de nuit sur le front de mer. Cetaménagement du territoire incite les résidents et, surtout, les touristes à ne pas se rendre outre mesure sur l'île de Mvita souventembouteillée[62]. Commeattraction touristique, on trouve, entre autres, leMamba Village, leparc aquatiqueWild Waters Amusement Park, leNyali Golf Course de dix-huit trous et deux clubs deplongée sous-marine organisant des plongées sur le récif de Leven au départ des plages. Nyali accueille aussi une école publique secondaire pouradolescents atteints d'unhandicap physique, laMombasa Secondary School for the Physically Handicapped[63].
  • Bamburi : ce faubourg situé au nord de celui de Nyali est un centre d'exploitation du récif corallien fossile situé ensous-sol pour la production deciment par l'entreprise Bamburi Cement (qui appartient augroupe Lafarge) mais aussi la localisation d'unaérodrome régional accueillant desvols nolisés. Bamburi, caractérisé par ses grandes plages publiques très prisées (commeJomo Kenyatta Public Beach) accueille nombre d'attractions touristiques comme leparc de loisirsHaller ou lecentre culturel Ngomongo Villages[64] mais aussi le plus grandtemple évangélique d'Afrique de l'Est d'une capacité de 30 000 places assises[65].
  • Utange, Shanzu et Shimo La Tewa : ce sont les trois quartiers les plusseptentrionaux de l'agglomération. Shangu, qui fut longtemps un bourg rural, est devenu un lotissement devillas cossues tandis qu'Utange est occupé par un bidonville d'aspect ouvert grâce aux nombreuses habitations flanquées d'un petitjardin potager et que Shimo La Tewa a conservé son aspect campagnard.

Likoni

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La plage de Diani
La plage de Diani au sud de Likoni, prolongement deShelly Beach.

La division administrative de Likoni, d'une surface de 51,3 km2 et d'unedensité de population de 1 040 hab./km2, constitue le point de départ de la « côte Sud ».

  • Likoni : hormis une bande de terre d'environ 250 m sur le littoral appeléeShelly Beach occupée par desvillages de vacances et des villas cossues, c'est un quartier à forte densité de population aux faibles revenus dont les habitants sont principalement occupés soit au port de Kilindini soit àShelly Beach.
  • Mtongwe et Kindunguni : espacés du quartier précédent par la route internationale A14 et séparés eux-mêmes par lacrique de Mweza, ils forment un desbidonvilles suburbain de Mombasa Les occupants sont souvent des hommes seuls occupés pendant la semaine au port de Kilindini et rentrant dans leur famille pendant lesweek-ends.
  • Mkunguni : ce lieu-dit le long de l'estuaire de Port Reitz est occupé en totalité — environ300 ha — par la plus importantebase navale desforces de défense kényanes.

Logement

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Pour une population qui s'élève, en2009, à 939 370 habitants, l'agglomération de Mombasa compte 268 700 immeubles d'habitation construits légalement[note 10]. Leur équipement s'établit principalement comme suit :

Le nombre de nouveaux bâtiments légaux destinés à l'habitation construits en 2009 s'élève à 236 pour une surface au sol de 118 000 m2[SA 3].

Nombre d'habitations légales en 2009
Division administrativeSuperficie
(en km2)
Nombre d'habitations légalesDensité
(au km2)
Mvita14,116 4901 170
Changamwe54,586 5281 588
Kisauni109,7112 3311 024
Likoni51,353 3511 040
Total229,6268 7001 170
Source : Kenya National Bureau of Statistics[71]
Tableau comparatif du niveau de confort d'un logement légal en 2009 et, en pourcentage, du nombre de ceux-ci
icône d'une maisoneau de distribution à l'intérieurégouttage publicréseau électriquerevêtement de sol en durtoiture en tuiles ou béton
Mombasa11,5613,95985,513,1
Nairobi23,447,772,48939,9
Kisumu5,58,730,9444,6
Kenya14,419,951,242,613,7
Source : Kenya National Bureau of Statistics[72]

Comme toutes les grandes villes d'Afrique subsaharienne, Mombasa comporte desbidonvilles établis dans les zones suburbaines. Le plus important est celui de Kisauni-Kongowea (division administrative deKisauni) qui s'étend sur environ 10 km2 mais il en existe un autre à Chaani-Magongo et à Miritini (Changamwe) ainsi qu'à Mtongwe (Likoni). Le tissu urbain est parcouru par des ruelles en terre battue et montre une densité d'environ 30 bâtiments à l'hectare.

Souvent construites illégalement, les habitations, dont la surface au sol excède rarement les 200 m2, y compris unpatio, hébergent couramment plusieurs familles. Faites de murs allant dubloc de béton à laterre crue et recouvertes detôle ondulée ou demakuti (« chaume de cocotier »), elles sont rarement reliées au réseau électrique. L'eau potable est accessible à des prises d'eau extérieures disséminées dans le bidonville et l'eau non potable fournie par des réservoirs d'eau de pluie protégés contre les moustiques et autres insectes, tandis que leseaux usées sont versées dans deslatrines à fosse simple voire dans la plus prochevenelle.

Politique et administration

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Le siège de l'administration et des finances
Le siège de l'administration et des finances du district de Mombasa.

Il ne faut pas confondre lacité de Mombasa (Mombasa City) et lecomté de Mombasa (Mombasa County). Ce sont deux niveaux de pouvoir différents. Par exemple, lapolice et l'infrastructure de transport des routes de type « A », « B » et « C »[note 6] sont sous la tutelle du gouverneur de comté et non sous celle du conseil de la cité (Board of the City). Par contre, si la gestion de l'urbanisme est du ressort du gouverneur, le plan général d'urbanisme est de la compétence du conseil de la cité.

Pour le comté voir :Mombasa (comté du Kenya).

Divisions électorales

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Tous les cinq ans, lors desélections générales, les électeurs de chaquedistrict électoral participent à la fois à l'élection présidentielle (président et vice président), à l'élection du gouverneur du comté et aux trois élections législatives (représentant du district à l'Assemblée nationale, représentant du comté auSénat national, représentant du district à l'Assemblée locale).

Si, comme le prévoit laConstitution, à la suite du dépôt d'une pétition devant lajustice, le résultat d'un scrutin est invalidé par un jugement de la Haute cour (High Court)[note 11], seuls les électeurs du ou des districts électoraux concernés par cette décision sont invités à participer à une nouvelle élection.

Découpage électoral
Divisions administrativesCirconscriptionsDistricts électoraux
ChangamweChangamwePort Reitz, Kipevu, Airport, Miritini, Chaani
JomvuJomvu Kuu, Magongo, Mikindani
KisauniKisauniMjambere, Junda, Bamburi, Mwakirunge, Mtopanga, Magogoni, Shanzu
NyaliFrere Town, Ziwa La Ng'ombe, Mkomani, Kongowea, Kadzandani
LikoniLikoniMtongwe, Shika Adabu, Bofu, Likoni, Timbwani
MvitaMvitaMji wa Kale / Makadara, Tudor, Tononoka, Shimanzi / Ganjoni, Majengo

Administration municipale

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Conformément à l'article 13 de la loi de2011 sur les aires urbaines et les cités (Urban Areas and Cities Act)[73], les membres du conseil de la cité, au nombre de onze à Mombasa, sont nommés par l'autorité exécutive du comté avec l'approbation de l'Assemblée locale de ce comté.

Le maire (Mayor) et le vice maire (Deputy Mayor) sont élus par les membres du conseil de la cité pour un mandat d'une durée de cinq ans et tiennent le rôle de représentant de cette cité ainsi que de président (Chairman) et de vice président (Deputy Chairman) du conseil de la cité. Le responsable de l'administration locale est le secrétaire de la cité (anciennementTown Clerk devenuCity Manager).

Lors de l'élection consécutive aux élections générales du, aussi bien le maire sortant, Ahmed Abubakar Mohdhar, que le vice maire, John Charles Mcharo, tous deux du partiODM ont réussi à reconduire leur poste. Le secrétaire de la cité est, depuis2008, Tubmun Otieno.

Liste des maires

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Huit maires se sont succédé depuis l'indépendance du Kenya le :

Liste des maires successifs depuis 1963
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
19631975Msanifu Kombo  
19751985Rajab Sumba  
19851998Ahmed MwidaniKANU 
19981999Najib Balala[74]KANU puisNARCurbaniste
19992002Mwalimu Masoud MwahimaKANUagent immobilier
2002 Taib Ali Taib avocat
 2007Sharrif Ali Shekuwe  
2007en coursAhmed Abubakar MohdharODM 

Politique budgétaire

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Pour l'exercice fiscal2009-2010[note 12], lesdépenses publiques se sont montées à 2 026,86 millions deKES, en augmentation de 173,32 millions de KES par rapport à l'exercice précédent[SA 4].

La répartition entre les différents services s'est opérée comme suit[SA 5] :

  • développement économique : 42,3 % ;
  • développement social : 20,2 % ;
  • communautés à caractère public : 19,7 % ;
  • administration : 17,8 %.

Depuis2013, et la création descomtés, c'est l'Assemblée locale ducomté de Mombasa qui établit lebudget et détermine la part de celui-ci attribuée au conseil de la cité. Ce budget doit être approuvé par le gouverneur du comté.

Pour l'exercice fiscal2013-2014, le budget total est de 21,7 milliards de KES dont 2,3 milliards pour ledéveloppement économique et social de la cité[75].

Démographie

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Longtemps resté uncomptoir colonial de seconde importance, Mombasa voit sa démographie exploser à partir de1896 avec l'inauguration du port de Kilindini et les débuts des travaux de la ligne duchemin de fer de l'Ouganda versNairobi. En2009, avec ses 939 370 habitants, Mombasa est, après l'agglomération de Nairobi et ses 3 138 369 habitants, la deuxième plus grande agglomération du Kenya.

Les projections établies par le département de l'Économie et des Affaires sociales de l'ONU (DEAS) estiment que le nombre d'habitants devrait atteindre un million avant2015 et environ 1 175 000 en2025[76].

Évolution de la population de l'agglomération de Mombasa de 1950 à 2011
19501960197019791989199920092011
94 000159 000254 000341 148461 753665 018939 370972 000
Sources : City population[77] -Département de l’Économie et des Affaires sociales de l'ONU[76]

Ladensité de population ventilée par division administrative s'établit selon le tableau qui suit. Il n'est pas possible d'induire une moyenne d'occupants par immeuble d'habitation sur base dunombre d'habitations légales recensées du fait que, dans lesbidonvilles, beaucoup de bâtiments sont construits illégalement et, donc, inconnus de l'administration. Ce raisonnement est uniquement valable pour la division deMvita qui, ne comportant aucun bidonville, laisse conjecturer une moyenne de4,53 habitants par immeuble d'habitation en2009.

Nombre d'habitants en 2009[SA 6]
Division administrativeSuperficie
(en km2)
Nombre d'habitantsDensité
(au km2)
Mvita14,174 7355 300
Changamwe54,5282 2795 179
Kisauni109,7405 9303 700
Likoni51,3176 4263 939
Total229,6939 3704 091

La population de Mombasa en âge de faire partie de lapopulation active est majoritairementmasculine. Cela s'explique par le fait que nombre d'hommes quittent, seuls même s'ils ont charge de famille, leur région natale pour trouver du travail dans un des deux poumons économiques du pays[78] (le constat est identique pour Nairobi).

Pyramide des âges de l'agglomération de Mombasa au en nombre d'individus[79]
HommesClasse d’âgeFemmes
1 446 
80 à plus
2 160 
3 319 
70 à 79
3 289 
7 903 
60 à 69
6 685 
20 868 
50 à 59
13 689 
45 107 
40 à 49
28 289 
92 146 
30 à 39
66 020 
120 694 
20 à 29
130 033 
80 755 
10 à 19
88 861 
114 153 
< 10
113 083 
Tableau comparatif entre Mombasa et la moyenne nationale pour l'année 2009[80],[SA 7]
icône d'une familletaux de féconditénatalité en ‰mortalité en ‰espérance de vie
infantilejuvénilefemmeshommes
mortinaissancenéonatalesansVIHavec VIHsans VIHavec VIH
Mombasa3,4393191
Kenya4,643,75[SA 8]527471,16164,255,7

Ville portuaire, Mombasa est marquée par une grande mixitéethnique,culturelle etreligieuse. On y trouve environ 70 % d'africains, 30 % d'asiatiques (surtoutIndiens) et une minorité d'européens. La plupart des70groupes ethniques kényans y sont présents, souvent attirés par les emplois disponibles dans la deuxième plus importante région économique du pays. Latolérance sociale etreligieuse y est une tradition à l'ancrage ancien. Il n'est ainsi pas rare de croiser simultanément, dans l'indifférence générale, d'une part un groupe de musulmanes portant leniqab (appelé icibui bui) et, d'autre part, desadolescentesgiryama[note 13],seins nus, guidant leurtroupeau.

Éducation

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Concernant l'année scolaire2008-2009, l'enseignement public appliquant lesystème éducatif kényan compte 104 411 enfants scolarisés dans140écoles primaires[SA 9] et33établissements du secondaire.

Certainsministères ou organismes gouvernementaux possèdent une école publique. Ainsi, laMoi Forces Academy of Mombasa dépendant du ministère de la Défense destinée aux enfants du personnel, militaire et civil, de labase navale de Mombasa et prodiguant l'enseignement depuis la maternelle jusqu'au secondaire ou encore leBandari College duKenya Ports Autority[57] qui donne des formations spécialisées à tous les membres de son personnel.

Pour l'éducation des enfants atteints d'unhandicap physique, il existe àPort Reitz laPort Reitz School for the Physically Handicapped, une école primaire privée qui accueille305 élèves dont 184 eninternat[81]. ÀNyali, c'est une école publique secondaire qui prend en charge desadolescents masculins ; cette école, laMombasa Secondary School for the Physically Handicapped, possède également un internat et son enrôlement, pour l'année scolaire 2012-2013, est de224 élèves encadrés par17 professeurs[63].

Parallèlement à l'enseignement public, Mombasa compte nombre d'établissements scolaires privés prodiguant un enseignement allant de l'école maternelle à l'enseignement supérieur appliquant soit le système éducatif kényan soit un système conforme aubaccalauréat international. En2013, sont recensées, dans ce réseau privé,11 écoles maternelles,123 écoles primaires et40 écoles secondaires[82]. Certains de ces établissements font partie d'un réseau kényan comme laCoast Academy ou d'un réseau international comme l'Aga Khan Academy of Mombasa (gérée par l'Aga Khan Development Network), laBraeburn Mombasa International School ou encore l'Alliance française.

Il existe aussi plusieurs écoles maternelles et primaires fournissant un enseignement reconnu par l'État mais donné selon les préceptes de lafoi musulmane : ce sont lesmadrasa. La plus connue est l'Aga Khan Nursery and Primary School fondée en1986[83].

La seule école secondaire installée dans unbidonville est laHighgate Academy Secondary, dans ladivision administrative de Changamwe, qui fait partie du réseau d'enseignement public,.

La comparaison du niveau d'étude atteint montre que le bilan, pour Mombasa, est inférieur à la moyenne nationale en ce qui concerne les hautes écoles et les universités aussi bien chez les femmes que chez les hommes.

Tableau comparatif du niveau d'éducation, en 2009 et en pourcentage, de la population âgée de trois ans et plus[84]
icône d'une mortarboadNombre totalAucunMaternelPrimaireSecondaireHaute écoleUniversitéProfessionnelAlphabétisation
de base
Madrasa
MombasaFemmes404 48911,589,6146,3325,244,981,250,440,190,36
Hommes436 9657,049,0544,1131,155,362,190,660,190,25
KenyaFemmes17 272 62610,029,246,1426,595,511,880,370,150,15
Hommes16 975 6577,229,443,9330,15,453,080,540,140,15
Plus fort pourcentagePlus faible pourcentage

Lors du concours pour l'obtention du certificat de fin d'école primaire (Kenya Certificate of Primary Education), les écoles de Mombasa ont obtenu, en2013, une moyenne allant de 422 à194 points sur un maximum de500 points et ne classent aucune école dans les vingt meilleures du pays[85]. Le comté est classé29e sur 47 alors qu'il était classé39e en 2012 et15e en 2011[86]. Sans toutefois avancer d'interprétation, le traitement des résultats montre que, sur les 15 695 candidats inscrits au concours, 12 490 de ceux-ci — soit 79,6 % — n'ont pas obtenu la moitié des points et que 45 % des garçons et 54 % des filles sont dans ce cas[87].

Toujours pour l'année 2013 mais lors du concours pour l'obtention du certificat de fin d'école secondaire (Kenya Certificate of Secondary Education), seules deux des83 écoles du comté sont classées dans les cent meilleures du pays avec, respectivement, une68e et une91e place et une moyenne de 67,594 % et de 65,880 %[88]. D'autre part, le comté est classé39e sur 47 avec 25,94 % des candidats inscrits ayant obtenu le résultat minimum de 55 % donnant droit à une place dans une université[89]. L'année précédente, seule une école, avec une81e place et une moyenne de 65,416 %, était classée dans letop 100[90] tandis que le comté était classé39e avec 26,59 % des candidats inscrits ayant obtenu le résultat minimum[89].

Entrée de la haute école privée Allidina Visram
Entrée de la haute école privée Allidina Visram dans le quartier de Mzizima.

Enseignement supérieur

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L'Université technique de Mombasa (Technical University of Mombasa) qui possède, depuis2013, le statut d'université publique a un enrôlement, pour l'année académique2012-2013, de 7 391 étudiants ainsi qu'une équipe de210 professeurs et de437 employés administratifs[91]. La ville a un campus de l'Université Kenyatta.

Santé

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L'agglomération de Mombasa compte une soixantaine d'établissements de soins allant de l'hôpital généraliste à la petite clinique privée offrant simplement unehospitalisation de jour. Certains de ces établissements comportent aussi uncentre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).

L'hôpital publicCoast General Hospital fondé en1908 est implanté dans le quartier deTononoka sur l'île de Mvita. À côté de l'hôpital se trouve lamaternité publiqueLady Grigg Maternity Hospital fondée en1957. L'ensemble des deux établissements possède672 lits (dont 126 en chambre individuelle) et est servi par un personnel médical de800 personnes[92]. C'est le2e plus grand hôpital public du Kenya, après celui de l'hôpital national Kenyatta (Kenyatta National Hospital) deNairobi. Outre la maternité, l'hôpital est spécialisé enORL, enophtalmologie et enodontologie et possède tous les services attendus d'un établissement de soins moderne y compris l'informatisation des différents départements ainsi qu'un laboratoire et une pharmacie fonctionnant24 heures sur 24. Outre l'hôpital, deux plus petites unités publiques (District Hospitals), équipées pour pratiquer descésariennes existent dans le quartier deLikoni, avec14 lits, et celui dePort Reitz, avec166 lits, ainsi qu'un centre de santé (Helth Center), avec14 lits, dans le quartier deTudor[93].

Les plus importants établissements de soins gérés par des fonds privés sont :

  • à Mvita : leMombasa Hospital de124 lits ; lePandya Memorial Hospital de100 lits et fondé en1947[94] ; l'hôpital universitaireAga Khan Hospital de82 lits, fondé en1944 et géré par l'Aga Khan Development Network[95] ;
  • à Changamwe : leRiflot Umoja Medical Center (quartier de Mikindani) et leWestlands Mecial Center (quartier de Miritini) ;
  • à Likoni : laMtongwe Municipal Clinic (quartier de Mtongwe) ;
  • à Nyali : leSayyidah Fatima Municipal Hospital et laSalama Medical Clinic (tous deux dans le quartier de Kisauni).

En2009, la part du revenu moyenper capita des habitants de Mombasa consacrée à leursanté est de 11 %[96], dont 4 % consacrés à la lutte contre lepaludisme. Ainsi, si 50,6 % des personnes dorment sous unemoustiquaire, 60,1 % des enfants de moins de 5 ans dorment de la sorte (dont 46 % sous une moustiquaire traitée par unrépulsif)[97].

60,5 % des enfants âgés entre 12 et24 mois ont un carnet de vaccination. Parmi ceux-ci, 96,5 % ont reçu levaccin BCG, 96,2 % levaccin ROR et 81,1 % un vaccin contre lapoliomyélite[98].

Tableau comparatif, en 2009 et en pourcentage, de la population atteinte d'un grave handicap[99]
icône d'une caducéeCécitéSurdité totaleAphasieDépendanceMentalAutres
Mombasa0,610,270.330.600.230.19
Kenya0,950,620.531.320.410.31

Sports et loisirs sportifs

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Équipements

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Bateau pour la plongée sous-marine sur la plage de Nyali en décembre 2011
Bateau équipé pour la plongée sous-marine sur la plage de Nyali.

Hormis lestade de footballMbaraki Ground localisé dans le quartier de Mbaraki et leMombasa Municipal Stadium dans le quartier de Manyimbo, la plupart desinstallations sportives sont regroupées dans le complexeMombasa Sports Club Ground du quartier de Kibokoni. Beaucoup de clubs sportifs utilisent les terrains de sport des écoles.

Deuxterrains de golf sont implantés à Mombasa : leFlorida Golf Course de neuftrous, situé sur le front de mer de l'île, et leNyali Golf Course de dix-huit trous, localisé àNyali.

Il n'existe pas depiscine publique mais unparc aquatique : leWild Waters Amusement Park à Nyali.

Laplongée sous-marine dans lelagon corallien est une activité très prisée par les touristes visitant Mombasa. Plusieurssociétés commerciales commeBuccaneer diving organisent, au départ des plages deNyali, des plongées encadrées dans laréserve marine de Mombasa, ainsi que des baptêmes et des cours de plongée sous-marine. En2013, le prix d'une journée de plongée varie entre 36 et 56 EUR selon lesite visité, non compris la location de matériel mais droit d'entrée inclus[100]. 27 832 plongeurs ont visité la réserve en2009[SA 10].

Un circuit dekarting, leMombasa Go-Kart, long de 500 m, auquel a été adjoint un parcours en terre battue pourbuggies et un terrain d'initiation au maniement d'unbulldozer, est ouvert à Bamburi.

Clubs

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Le Feisal Football Club, fondé en1940 mais aujourd'hui disparu sous ce nom, est le seul club de football de Mombasa à avoir été champion de la1re division nationale (Kenyan Premier League) ; ce fut en1965.

LaCoupe du Kenya de football (FKF Cup) fut, quant à elle, remportée par leMombasa Liverpool en1956 et1962. Ce même club en fut aussi finaliste en1966 tandis que leBandari Football Club le fut en1986 et lesCoast Stars en1999.

Manifestations sportives

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Pour les matières culturelles, voir la section « Manifestations culturelles et festivités ».

Lieux de culte

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La mosquée Bohora dans le quartier de Makadara
LaBohora Mosque dans le quartier de Makadara.
La cathédrale catholique Holy Ghost dans le quartier de Ngomani
LaHoly Ghost Cathedral (Église catholique) dans le quartier de Ngomani.
Le temple hindou New Dwarikadham à Nyali
LeNew Dwarikadham Temple, l'un des templeshindouistes deNyali

Parmi leslieux de culte, il y a principalement des églises et des templeschrétiens :Archidiocèse de Mombasa (Église catholique),Anglican Church of Kenya (Communion anglicane),Presbyterian Church of East Africa (Communion mondiale d'Églises réformées),Convention baptiste du Kenya (Alliance baptiste mondiale),Assemblées de Dieu[106]. Il y a aussi des mosquéesmusulmanes[107],[108].

L'islam fut introduit par les premiers marchandsarabes musulmans lorsqu'ils arrivèrent sur la côte est-africaine auVIIIe siècle. Le fondateur présumé de la ville, Shehe Mvita, est par ailleurs, décrit comme musulman[9]. L'arrivée desPortugais auXVIe siècle marque aussi celle ducatholicisme. Déjà quelque peu implanté auXIXe siècle, leprotestantisme, avec l'arrivée, dès1844[note 15], demissionnaires, prend de l'extension à la fin de ceXIXe siècle avec la prise de contrôle du territoire par lesBritanniques. Dans la foulée, apparait l'hindouisme importé par lestravailleurs indiens engagés par ces mêmes Britanniques pour la construction duchemin de fer de l'Ouganda. Toutes ces religions importées ont aussi donné naissance à desmouvements syncrétiques, parfois dès leVIIIe siècle avec l'arrivée des Arabes et la syncrétisation de l'islam avec lareligion traditionnelle despopulations autochtonesMijikenda, parfois très récemment avec la propagation du mouvementLegio Maria venu de l'ouest du Kenya.

En2009, les proportions, propres à l'agglomération de Mombasa, des membres des différentes confessions religieuses s'établissent comme suit[109] :

Seuls 0,06 % de la population n'ont aucunereligion et se déclarentagnostiques.

Médias

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Depuis1954, la chaine de radio-télévision publiqueKenya Broadcasting Corporation possède, à Mombasa, une station régionale appeléeSauti ya Mvita (« La voix de Mvita » enswhahili).

Plusieurs stations deradio numérique privées émettent depuis Mombasa des programmes à caractère régional. Chacune a son catalogue spécifique, de l'information politique aux programmes religieux en passant par la musique, comme letaarab, lebenga, leswahili gospel, lerock ou lamusique classique. Sans être exhaustif, l'on peut citerBaraka FM,Family Radio,LoudTown Radio,Radio Rahma,Salaam FM 90.7 etSauti Ya Mwambao. La station publiqueBBC World Service possède aussi un émetteur.

LeCoastweek est le seulquotidien kényan d'importance, en nombre d'exemplaires imprimés, à ne pas être basé àNairobi. Situé à la limite des quartiers deMakadara et deNgomani, son siège fut créé en1978 à Mombasa. Bien que centrés sur l'information régionale, les articles traités concernent aussi l'actualité nationale et internationale. L'édition « papier » est accompagnée, depuis1996, d'une édition « en ligne » gratuite[110].

Les deux principaux groupes de lapresse écrite nationale,The Standard Group etNation Media Group, possèdent chacun au moins unreporter à demeure à Mombasa.

Économie

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Le bâtiment de la banque Stanbic
Le bâtiment de laCfC Stanbic Bank.
La criée au thé
La criée au thé

Mombasa est le principal port de l'Afrique de l'Est et constitue le lien majeur entre celle-ci et les pays riverains de l'océan Indien ; la population indienne est d'ailleurs très présente dans l'économie. Le commerce constitue sa première source de revenus grâce à un port large et profond dans une baie protégée (le nom du port,Kilindini, signifie « en eau profonde » enswahili)[note 16]. L'industrie n'est pas en reste dans la partie ouest de l'agglomération, avec une importante activité de raffinerie (sucre,pétrole) et deschantiers navals. Au nord, de nombreuses entreprises exploitent la roche de corail pour en faire duciment, notamment àBamburi.

Pour permettre aux plus gros bateaux d'atteindre les plates-formes multimodales du port, il n'existe pas de pont entre l'île de Mombasa etLikoni, la partie de l'agglomération située sur la « côte sud » (la « côte nord » étant desservie par le pont de Nyali). Untransbordeur est donc chargé d'assurer les échanges entre Mombasa et Likoni avec le risque de paralysie d'une grande partie de l'activité économique comme lors des accidents de1994[38] et de2013[39].

Le tourisme est également développé à Mombasa, ville balnéaire prisée qui sert aussi de point de départ pour la plupart dessafaris de la moitié sud du Kenya. Certains quartiers résidentiels et touristiques commeNyali et lazone littorale deBamburi, au nord de la ville, ouShelly Beach, au sud, abritent de nombreux hôtels de luxe pour les touristes occidentaux attirés par la douceur du climat et la beauté dulagon corallien.

La Bamburi Cement,cimenterie a été fondée à Mombasa en1951 par lecroate Felix Mandl[111] et, aujourd'hui, propriété dugroupe Lafarge.

Emploi et revenus de la population

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Parmi les personnes travaillant sur le territoire de l'agglomération, en2009, 200 711 personnes ont un statut desalarié. Le plus grand nombre d'emplois est fourni par les différentesadministrations publiques avec 57 863 travailleurs, suivi par le transport (principalement le port de Kilindini et l'aéroport international Moi) avec 46 560 travailleurs, vient ensuite l'industrie manufacturière (principalement laraffinerie du pétrole deChangamwe) avec 38 109 travailleurs et enfin les activités liées autourisme avec 27 532 travailleurs[SA 11].

Population salariée par secteurs économiques pour l'année 2009
icône de monnaiePrimaireSecondaireTertiaireTotal
nombre%salaire*nombre%salaire*nombre%salaire*nombre%salaire*
Mombasa
4 575
2,28
1 825,9
49 352
24,59
19 719,7
146 784
73,13
58 679,5
200 711
100
80 225,1
Kenya**
50 786
4,92
22 861,5
308 799
29,9
119 821,8
673 193
65,18
276 092,6
1 032 778
100
418 776,1
* Salaire = masse salariale annuelle en million deKES
** Kenya = les 22 plus grandes agglomérations du pays
Source : Kenya National Bureau of Statistics[SA 11]
Tableau comparatif du pourcentage d'activité de la population âgée de plus de 5 ans en 2009
avec un emploicherche un emploisans emploisous le seuil
de pauvreté
hommesfemmeshommesfemmeshommesfemmes
Mombasa5631,410,810,329,653,937,6
Nairobi61,242,489,925,841,722
Kisumu49,938,25,96,740,451,249,6
Kenya48,66,739,547,2
Source : Kenya Open Data[112]

Entreprises et commerces

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Rue commerçante
Dans le quartier de Tayari en 2011.
Vendeurs ambulants au terminus des autocars
Vendeurs ambulants au terminus desautocars en 2006.
Pause-déjeuner
Pause-déjeuner dans un restaurant de rue en 2008.
Le marché de kongowea
L'entrée de la partie couverte duKongowea Market en 2004.

Le pôle maritime

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C'est la présence du port de Kilindini, géré par l'organisme gouvernementalKenya Ports Autority, qui attire le plus grand nombre d'entreprises commerciales.

Les principauxaffréteurs maritimes sont :Mediterranean Shipping Company,Maersk Line,Mitsui O.S.K. Lines, Libra, APL Limited,Zim Integrated Shipping Services, Pacific International Lines Ltd et Western European Container Lines[113]. Deux entreprises françaises de fret maritime sont implantées à Kilindini : le groupeBolloré et laCMA-CGM.

LaraffinerieKenya Petroleum Refinery Limited, située àChangamwe et détenue à 50 % par l'État kényan, transforme lepétrole brut. Elle a une capacité, en2012, de raffinage dubrut de 80 000 bbl/j, de production debitume de 1 700 bbl/j et d'hydrodésulfuration de 36 000 bbl/j[114],[115].

LaKenGen, détenue à 70 % par l'État kényan, possède àKipevu un complexe de trois unités de production debiocarburant dont la plus récente, opérationnelle depuis le et avec une capacité de production de 117 MW, est la plus puissante de l'Afrique de l'Est[58].

Une quinzaine d'entreprises sont actives dans l'industrie chimique[116]. La plus importante, laSolvochem East Africa Limited, faisant partie du groupelibanais d'industrie chimique Solvochem, transforme et commercialise, àLiwatoni, des produits issus de lapétrochimie sur lesite industriel de155 ha qu'elle a racheté, en2007, àShell[117].

L'entreprise de construction navaleAMGECO, qui emploie250 personnes, possède uneforme de radoub de 180 m de longueur pouvant accueillir la construction ou la réparation de navires de 20 000 t ainsi qu'unedarse de 40,25 m de longueur pour l'armement ou les réparations desuperstructures[118].

Legroupe d'entreprises Comarco, fondé en1971 et spécialisé dans legénie civil et lalogistique dans le domaine maritime et fluvial, exerce ses activités dans toute la zone de l'océan Indien[119].

Le produit de lapêche a généré, pour les pêcheurs de Mombasa et en2009, une valeur de vente de 120 262 000 KES ce qui a représenté une quantité de 969 t depoissons et decrustacés. Bien que cettevaleur marchande n'ait cessé d'augmenter depuis2006, la quantité pêchée n'a, elle, cessé de diminuer passant de1 370 à 969 t. Cela peut s'expliquer par le fait que, si la quantité de poisson est passée de1 315 à 767 t, celle des crustacés est passée de55 à 202 t[SA 12]. De son côté, leKenya Marine and Fisheries Research Institute estime que, pour2013, la perte financière pour le pays due à la pêche illégale ou non renseignée aux autorités est de l'ordre de117 millions d'USD[25]. La mise en service, en, dunavire océanographiqueRVMtafiti doit permettre aux pêcheurs kényans de localiser les bancs de poissons sur toute la surface de lazone économique exclusive nationale ce qui représente 140 000 km2. Cette mise en service doit être suivie, dans les deux ans, par celle d'unpatrouilleur (OPV) afin de lutter contre la pêche illégale[120].

Lacriée au thé créée en1969 a lieu chaquelundi etmardi. Installée sur l'avenue Neyrere (Nyerere Avenue) dans le quartier deNgomani, elle est devenue la deuxième plus importante des onze criées mondiales après celle deColombo[19]. Exportés au travers du port de Kilindini, les thés vendus proviennent non seulement du Kenya mais aussi de tous les pays de l'Afrique de l'Est. 371 000 t ont été exportées en2009[SA 2] et 399 000 t en2010[121].

Bien que ne participant pas directement à l'activité du port, le service detransbordement de Likoni, exploité par l'organisme gouvernementalKenya Ferry Services, doit son existence à l'absence de pont sur l'estuaire de Port Reitz ce qui permet aux navires ayant n'importe queltirant d'air d'accéder auxinstallations portuaires. Il gère deux lignes dont une exclusivement réservées auxpiétons. La moyenne journalière d'unités transportées en2012 est de 300 000 piétons et de 6 000 véhicules à moteur[50]. Le prix de la traversée d'un véhicule, en2013, varie entre 40 KES pour unemotocyclette à 7 950 KES pour untracteur routier accompagné de sasemi-remorque chargée en passant par 90 KES pour uneautomobile ou 200 KES pour unvéhicule tout-terrain[51].

Le pôle aérien

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Bien qu'il soit le deuxième plus important aéroport du Kenya, l'aéroport international Moi deChangamwe reste loin derrière celui deJomo Kenyatta àNairobi. En2009, l'aéroport a connu 19 000 mouvements d'avions — dont un tiers de vols saisonniers —, un trafic total de passager de 1 114 000 personnes et un trafic marchandise de 6 432 tonnes[SA 1].

La seule société accréditée pour la manipulation de lacargaison est laKenya Airfreight Handing Company. Celle-ci dispose d'une surface de stockage de 1 083 m2 et d'une capacité demanutention mensuelle de500 tonnes[122].

Commerce de détail

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Ni lacité de Mombasa ni lecomté de Mombasa n'ont de plan de secteur pour l'organisation ducommerce de détail. Il en résulte une possession anarchique de l'espace public. Certaines rues de Mvita — plus particulièrement dans lesquartiers de Kinyozi, de Mwembe et de Tayari — sont unmarché permanent ou s'entremêlent boutiques les plus diverses,échoppes,étals,camelots et même deslieux de restauration occupant, y compris lacuisine, cet espace public. En dehors de Mvita, les principauxaxes routiers sont le plus souvent bordés d'échoppes ou d'étals avec une plus grande concentration aux points de passage névralgiques tel les lieux d'embarquement dutransbordeur de Likoni, lesarrêts desmatatus ou desautocars.

ÀKongowea se trouve, sur une superficie d'environ4,75 ha, en grande partie couverte, l'un des plus grandsmarchés aménagés et organisés du Kenya. Cependant, ici aussi, les abords sont envahis de commerces qui occupent l'espace public.

Toutes lesenseignes de lagrande distribution présentes au Kenya le sont aussi à Mombasa. Le plus grandhypermarché est une enseigneNakumatt qui occupe unesurface bâtie de 18 000 m2 dans le quartier deMbaraki. Il existe aussi troiscentres commerciaux, tous situés àKisauni, dont le plus vaste, leNyali Cinemax, occupe une surface bâtie de 7 000 m2 et englobe uncomplexe cinématographique — deux salles équipées pour lecinéma numérique — conçu et réalisé en2009 par la sociétéBarco[123]. Les deux autres sont leRatna shopping mall et leCity mall.

Tourisme

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En2009, l'île de Mvita recense 1 307 chambres réparties dans19hôtels. Le taux d'occupation de 26,9 % est réalisé par 60,78 % derésidents et 39,22 % de non résidents[SA 13]. Pour le reste dulittoral du comté (excluant donc l'arrière-pays), les statistiques indiquent 1 221 chambres réparties dans44 hôtels avec un taux d'occupation de 31 % réalisé par 44,34 % de résidents et 55,66 % de non résidents[SA 13]. Le tiercé des principaux pays d'origine des non résidents est constitué par leRoyaume-Uni (21,9 %), l'Allemagne (18,6 %) et l'Italie (10,8 %)[SA 14].

Tous les types d'hébergement sont présents. À côté des classiques hôtels et villages de vacances, dont ceux classifiés entre trois et cinqétoiles (selon la classification française[124]) des« littoraux sud et nord » qui sont inscrits dans les destinations de tous lesvoyagistes, on trouve huitlodges, quatreauberges de jeunesse ainsi que deschambres d'hôtes, desappartements ou desvillas à louer. Plus original, uncamping avec non seulement des emplacements pour l'installation du matériel propre au client mais aussi des tentes pré-installées avecmini-cuisine et protégées par un toit enmakuti (« chaume decocotier ») àBamburi[125] ainsi que, au sud deShelly Beach àLikoni, une propriété privée, aussi habitée par les propriétaires, de24 ha avec piscine et plage privée et seulement quatrebungalows, munis de tout le confort matériel et fonctionnel, largement espacés les uns des autres[126].

Mombasa est aussi uneescale pour certainsnavires de croisière sillonnant l'océan Indien. Si, en2010, pas moins de vingt de ces navires avec un total de 12 000 passagers ont accosté dans le port de Kilindini[127], cette escale fut supprimée des catalogues entre2011 et2013 à cause desactes de piraterie autour de la Corne de l'Afrique et du risque d'attentat planifié parAl-Shabbaab à la suite de l'intervention militaire du Kenya en Somalie. Le premier navire à avoir refait étape à Mombasa fut leMSNautica de l'Oceania Cruises en et[128]. Depuis, d'autres compagnies comme laSilversea Cruises et laRegent Seven Seas Cruises ont également réintroduit Mombasa comme port d'étape pour leur croisières[129].

Eco-Pesa et Bangla-Pesa

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L'Eco-Pesa et leBangla-Pesa (pesa signifie « monnaie » enswahili) sont dessystèmes d'échange locaux matérialisés par desbons d'échange, créés par William Ruddick[130] et introduits par l'organisation citoyenne Koru-Kenya. Chaque bon possède un numéro de série unique (somme de contrôle), unfiligrane et des parties imprimées en encre invisible (ultraviolet)[131].

L'Eco-Pesa fut lancé simultanément en dans les troisbidonvilles deKisumu Ndogo, deShauri Yako et deMnazi Mmoja àKongowea. Les bons d'échange d'unevaleur de 5, 10 et 20 eco-pesa ont untaux de change paritaire aushilling kényan. Les bons sont fournis par l'ONGGreen World Campaign[132] auxcommerçants participant au système contre payement de 80 % leurvaleur faciale[133]. Un sondage effectué en auprès de tous les commerçants engagés indique que 80 % de ceux-ci ont vu leurchiffre d'affaires augmenter d'une moyenne mensuelle de 20 %[134].

LeBangla-Pesa fut, lui, lancé en àBangladesh, un bidonville de 18 000 habitants àMikindani[135]. Les bons d'échange ont unevaleur de 5, 10, 20 et 50 bangla portant la mentionUchumi Mashinani (« Économie locale ») et sont acceptés partout dans le bidonville[136]. Contrairement à l'Eco-Pesa, leBangla-Pesa est un système de crédit mutuel qui n'est ni acheté ni converti enKES. Il est tout d'abord interdit par la Banque centrale du Kenya (Central Bank of Kenya) et des membres de Koru-Kenya et des commerçants participant au système d'échange sont arrêtés le par la police[137]. Ces bons d'échange sont, depuis le, non seulement autorisés par la Banque centrale du Kenya, l'administration des poursuites pénales (Director of Public Prosecutions) et l'administration fiscale (Kenya Revenue Authority) mais aussi par legouverneur ducomté de Mombasa. Fin, le montant mensuel des bons échangés équivaut à 289 000 bangla (~ 2 425 EUR) et représente 22 % du volume destransactions financières dans le bidonville[138].

Culture

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Monuments et sites classés

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L'entrée du fort Jesus
L'entrée dufort Jesus.

Fort Jesus

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Article détaillé :Fort Jesus.

Lefort Jesus est un fort érigé entre1593 et1596 par lesPortugais, sur l'île de Mombasa, sur ordre du roi d'Espagne et dePortugalPhilippe II le Prudent[note 17] afin de protéger l'entrée duport, établi sur l'île, contre les incursions incessantes desOttomans. Son nom provient du fait que laflotte portugaise naviguait sous le drapeau de l'ordre du Christ.

Son activité militaire aura duré plus de trois cents ans. Il est inscrit, par l'UNESCO, aupatrimoine mondial en tant que bien culturel depuis2011[139]. 167 733 visiteurs ont fréquenté le site en2009[SA 15].

Épave de laSanto António de Tanna

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Article détaillé :Santo António de Tanna.

L'épave de lafrégate portugaiseSanto António de Tanna qui git, depuis le par 17 m de fond face au fort Jesus, est classée commemonument national depuis le[140].

Parc national marin et réserve marine de Mombasa

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Situé sur lerécif corallien de Leven entre Bamburi Beach et l'estuaire de Mtwapa, le parc national d'une surface de 10 km2 fait partie d'uneréserve marine de 200 km2 qui s'étend entre les estuaires de Mtwapa et de Tudor sur une distance de neufmilles marins depuis laplage.

Établis en1986, le parc[141] et la réserve[142] sont gérés par leKenya Wildlife Service et constituent les endroits les plus courus de la côte kényane par lesplongeurs autonomes. La réserve contient, en outre, troisépaves : leFVArab Trader, leMVGlobe Star et leMVDania. 27 872 plongeurs ont fréquenté le site en2009[SA 16].

Manifestations culturelles et festivités

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Pour le sport, voir la section « Manifestations sportives ».

Mombasa est le lieu de plusieurs manifestations culturelles. La plus populaire est lecarnaval qui se déroule chaque année ennovembre. C'est un défilé coloré, formé d'une cinquantaine de chars et d'environ 3 000 carnavaliers venus des quatre coins du Kenya dans leurcostume traditionnel. Il se déroule dans les rues de Mvita avec comme point de départ l'avenue Moi (Moi Avenue)[143].

De nombreuxfestivals périodiques ont Mombasa pour lieu de tenue, tel le Festival du film européen organisé par l'Alliance française, débutjuin dans ses locaux de l'avenue Moi, qui en est à sa8e édition en2013[144]. Une des phases éliminatoires régionales du Festival national scolaire de théâtre (National School and Colleges Drama Festival) organisé par le ministère de l'Éducation tient place chaque année à Mombasa ; la phase finale2013 s'y est également déroulée au mois d'avril dans le domaine de la résidence présidentielle (State House)[145].

Mombasa attire aussi les artistes en quête d'exposition. Ainsi, en, l'artiste urbain françaisSpace Invader a déposé dix de ses créations éphémères dans les rues de la ville.

Le seulmusée de Mombasa est celui dufort Jesus. Consacré à l'architecture, l'histoire et les techniques, il a accueilli, en2009, 167 733 visiteurs[SA 15], ce qui, depuis2002 et après lemusée national de Nairobi, en fait le deuxième musée le plus visité au Kenya.

À côté du fort Jesus, se trouve lecentre culturel public de Mombasa (Swahili Cultural Center). Créé en1993 et géré par lesMusées nationaux du Kenya, le centre donne aussi des cours de façonnage d'objets selon la tradition swahilie[146]. Malheureusement, faute d'étudiants (seulement douze étudiantes pour l'année académique2012-2013), le centre est menacé de fermeture[147].

Un autre centre culturel, fonctionnant avec des fonds privés celui-là, est l'Atelier et centre culturel de Bombolulu (Bombolulu Workshops & Cultural Centre). Fondée en1969 et implantée à la limite dubidonville de Kisauni dans la division administrative deNyali, cetteassociation à but non lucratif présente des spectacles dedanses traditionnelles kényanes, desdéfilés de mode et offre unemploi ainsi qu'uneprotection sociale à150 adultes atteints d'unhandicap physique[148].

Architecture

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L'ancienne poste de Mombasa
L'ancienne poste de Mombasa, exemple d'architecture swahilie.
Le temple hindou Shri Kutch Satsang
LemandirShri Kutch Satsang dans le quartier de Mwembe.

Folklore et traditions locales

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La pratique dutaarab est une traditionnuptiale, datant de la fin duXIXe siècle et en provenance deZanzibar, qui reste très ancrée à Mombasa. Après une période d'oubli dans lesannées 1960, c'est la chanteuse Zuhura Swaleh[152] qui l'a remis au goût du jour. La musique est maintenant aussi jouée régulièrement, en dehors de la tradition, dans lesboîtes de nuit et soirées pseudo-folkloriques deshôtels etcentres de villégiature.

Question culinaire, s'il est une tradition, c'est l'incorporation de lanoix de coco dans la plupart desrecettes de cuisine comme lewali ya tui (« riz basmati au lait de coco »), lekuku wa kupaka (« poulet au lait de coco »), lesmahamri (« biscuits de noix de coco ») qui fait la particularité de toute la côte kényane.

Lecarnaval de Mombasa qui se déroule ennovembre dans les rues deMvita est un défilé coloré, formé d'une cinquantaine de chars et d'environ 3 000 carnavaliers venus des quatre coins du Kenya dans leurcostume traditionnel et dont le départ est toujours l'avenue Moi (Moi Avenue)[143].

Si les habitants de Mombasa ont pour habitude de se retrouver sur la plage à toutes occasions (fête nationale, Noël,réveillon de la Saint-Sylvestre, carnaval…), une pratique récente est lemariage sur la plage.

Comme dans toutestation touristique, les magasins et échoppes vendant des objets plus ou moins d'artisanat local sont légion.

Mombasa dans les arts et la culture

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Littérature

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Télévision

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Cinéma

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Jeux vidéo

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Musique

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Personnalités liées à la ville

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Nées à Mombasa

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Ayant vécu à Mombasa

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  • La baronneKaren Blixen et femme de lettres danoise s'est mariée à Mombasa.
  • Mombasa Roots Band,groupe musical d'afropop fondé par trois frères natifs de Mombasa. Créé en1977, le groupe est toujours actif.
  • L'écrivain britanniqueRoald Dahl qui a travaillé pour la Shell Company à Mombasa (expérience qu'il relate dans son autobiographie « Moi, Boy »).

Décédée à Mombasa

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Voyageurs et résidents

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Jumelages

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Mombasa a conclu un accord decoopération décentralisée avecHonolulu,Seattle etLong Beach[161].
Cet accord concerne l'appui institutionnel ainsi que les échanges scolaires et culturels.
Honolulu
Seattle
Long Beach
Mombasa
Mombasa

Héraldique et drapeau

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Armoiries de la cité de Mombasa
Blasonnement :
Écu : D'argent à un bateau du même à la voile d'azur sur une mer du même, au chef de sable chargé de deux châteaux d’argent.
Support :
Devise :Mlango wa Kenya (« Porte du Kenya »)
Source du blasonnement :mombasacity.go.ke



Drapeau de Mombasa
Parti d'or et d'azur, sur le tout, aux armes de Mombasa.
  • Symbole décrivant l'usage, explicité ci-aprèsSymbole décrivant l'usage, explicité ci-après



Notes et références

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Notes

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  1. kisiwa = « île »,cha = « de » (accord grammatical de possession),m- = préfixe nominatif pour les êtres humains ou leurs activités,vita = « guerres » (kita au singulier).
  2. En swahilli,thenashara est la forme arabe de « douze ». La forme plus habituelle, et officielle, estkumi na mbili, d'origine bantoue.
  3. Mwana Mkisi en swahili peut signifier « Enfant de Kisi » ou « Épouse de Kisi ».
  4. SaifIer bin Sultan (règne de 1692 à 1711) est le2e successeur de Sultan bin SaifIer (règne de 1649 à 1688).
  5. Kikambala, situé sur la« côte Nord » à 20 km de l'île de Mombasa, n'est pas une division administrative de Mombasa mais de Mtwapa.
  6. a etbAu Kenya, une route de type « A » est classifiée comme internationale (International Trunk Road). Une route de type « B » comme « nationale » (National Trunk Road) et une route de type « C » comme « régionale » (Primary Road).
  7. Au Kenya, existe une autre cité-comté qui est Nairobi.
  8. Aga Khan Academy, Aga Khan High School, Serani primary school, Serani High School, Santokben Nursery School, Coast Academy, Jaffery Academy, l'école primaire de Mombasa, le Loreto Convent, le lycée pour jeunes filles de Mama Ngina, l'Institut de formation du gouvernement (GTI) de Mombasa
  9. Nombre d'électeurs en 2009.
  10. Les bâtiments précaires érigés dans lesbidonvilles n'ont pas de statut légal et peuvent être démolis, par les autorités, à tout moment.
  11. Pour l'élection présidentielle, c'est laCour suprême qui est seule compétente.
  12. Au Kenya, l'année fiscale débute le1er juillet et se termine le 30 juin.
  13. LesGiryama vivent essentiellement dans le comté de Kilifi.
  14. LaRound Table Mombasano 3 est la section locale de l'association internationaleRound Table (en)
  15. Le premier missionnaire protestant à débarquer, en 1844, à Mombasa futJohann Ludwig Krapf, suivi en 1846 deJohannes Rebmann.
  16. Lelemmekilindi (« eau profonde ») et le suffixeni (« en, par »)
  17. Philippe II d'Espagne (règne de 1556 à 1598) et Philippe1er de Portugal (règne de 1580 à 1598) sont la seule et même personne.

Références

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Voir aussi

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Bibliographie

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Histoire

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Sciences humaines et sociales

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Reportage, mémoire et guide

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Articles connexes

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