À son accession au trône en 1999, il est remarqué pour une série de réformes politiques, sociales et économiques dont celle du code du statut personnel, leMoudawana, qui améliore notamment lesdroits des femmes[4],[5].
Atteint de problèmes cardiaques ainsi que desarcoïdose, sa santé s'affaiblit à partir de 2018.
Situation personnelle
Origines et formation
Mohamed VI, est le fils deHassan II et deLalla Latifa, uneamazighe d'originezayane deKhénifra[10], dite « Mère des enfants royaux[N 1] ». Son père le fait entrer, à l'âge de 4 ans, auCollège royal àRabat. Le, à l'âge de9 ans, il obtient le certificat d’études primaires et poursuit ses études secondaires au Collège royal où il obtient son baccalauréat marocain en 1981.
En 1985, il obtient sa licence en droit à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales deRabat. Le sujet de son mémoire porte sur «l'Union arabo-africaine et la stratégie du royaume du Maroc en matière de relations internationales».
En 1987, il obtient le premier certificat d’études supérieures (CES) en sciences politiques avec mention. En, il réussit, avec mention, ses derniers examens pour l’obtention duDEA en droit public.
Le, il est nommé, par le souverain, coordonnateur des bureaux et services de l’état-major général desForces armées royales.
Du 11 au, le prince héritier effectue une visite officielle enArabie saoudite. Du au, il se déplace en visite officielle auJapon. Le, il représente le roi Hassan II au Japon aux obsèques de l’empereurHirohito.
Le[12], après des fiançailles prononcées le[12], Mohammed VI épouse dans l'intimitéSalma Bennani, issue de la classe moyenne deFès, à laquelle il accorde le titre de princesse avectraitement d'altesse royale. Leurs noces sont officiellement célébrées àRabat les 12, 13 et[13].
Le 21 mars 2018, l'hebdomadaire espagnol « ¡Hola! » révéla que le roi Mohammed VI et la princesse Lalla Salma avaient divorcé[16],[17]. Ce divorce était déjà effectif, selon plusieurs sources anonymes proches du palais qui se sont confiées à « ¡Hola! », bien que non commenté officiellement[16],[18],[19]. Leur divorce fut indirectement confirmé par le biais de l'avocat du roi,Éric Dupond-Moretti, lors d'une prise de parole le[20], au nom de Sa Majesté et de son « ex-épouse »[20].
En 2023, le nom Mohammed VI, ainsi que Hassan II et Moulay El Hassan, devient une marque déposée[21].
L'idée d'une « transition à l'espagnole », en référence à l’arrivée au pouvoir deJuan CarlosIer, peut décrire l'espoir de tout un peuple. Mais les grands problèmes à résoudre (la question des islamistes et celle duSahara occidental notamment) sont d'une tout autre nature. La dénonciation par le roi de « l'immobilisme » duMakhzen (l'administration) et le limogeage du ministre de l'IntérieurDriss Basri, trois mois après son accession au trône, ont marqué une volonté de changement. Ce message fut renforcé par l'autorisation du retour au Maroc de l'opposant historique au régimeAbraham Serfaty.
En, afin de réconcilier le peuple marocain avec son passé, meurtri durant lesannées de plomb sous le règne de son père, Mohammed VI met en place, un organe de justice transitionnelle, l'Instance Équité et Réconciliation (IER).
Le problème duSahara occidental est toujours en discussion entre les différents protagonistes après de nouvelles propositions faites par la partie marocaine[26]. En 2006, leMaroc a accordé une autonomie interne, et a confié auConseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) l'étude des possibles statuts d'autonomie dans la région. Dans le discours du40e anniversaire de laMarche verte, Mohammed VI annonce un plan massif d'investissement pour les provinces du Sud destiné à améliorer les conditions de vie des populations sahraouies.
En, pour ses dix ans de règne, il décide de gracier 25 000 détenus[27].
Les indicateurs macroéconomiques entre 2000 et 2013 indiquent une croissance économique moyenne de 5 %, un PIB/hab. qui aurait doublé par rapport au temps du régime d'Hassan II. Le taux de chômage de la population active serait de 8 à 9 % pour la période 2011-2012. Le pays reste relativement pauvre avec des inégalités en constante hausse et une corruption relativement élevée[réf. nécessaire],[30].
L'indice de développement humain du Maroc a évolué légèrement depuis l’accession au pouvoir du roi. Le rapport met en avant des défaillances dans le système d'éducation.
Lors de la Fête du trône de 2013, il gracie un millier de prisonniers, dont unpédophile espagnol nommé Daniel Galván, condamné en 2011 àKénitra pour avoir violé11 enfants marocains au Maroc. Sa libération et son extradition vers l'Espagne suscitent la colère du peuple marocain et l'indignation sur les différents réseaux sociaux. Des milliers de Marocains ont manifesté dans les grandes villes du pays comme Rabat[31], Casablanca[32], Agadir[33][réf. souhaitée], Nador[réf. souhaitée], Tanger et Tétouan[34] mais aussi à Bruxelles[35]. Ils réclament des comptes au responsable de cette libération y compris au roi et leur indignation face à ce scandale. Le roi réagit via un communiqué en annonçant qu'il n'était pas au courant de la gravité des actes du pédophile et que des sanctions seront prises à l'encontre des responsables. Le communiqué royal ne suffira pas à calmer les foules qui prévoient d'autres manifestations. Le soir du, laMAP annonce un communiqué royal dans lequel le roi annule la grâce (fait unique dans l’histoire récente du Maroc) et ordonne au ministre de la Justice en collaboration avec son homologue espagnol d'extrader l'individu au Maroc[36]. Il est finalement arrêté en Espagne, àMurcie. L'accord bilatéral de 2009 entre les deux pays d'un ressortissant espagnol, Daniel Galván pourrait désormais purger sa peine en Espagne, où la plus haute juridiction pénale du pays pourrait le poursuivre. Au Maroc, le responsable de l'administration pénitentiaire a pour sa part démissionné[37],[38].
Trois semaines plus tard, à l'occasion d'un discours prononcé lors de la60e commémoration de laRévolution du Roi et du Peuple et à la veille de son cinquantième anniversaire, le roi Mohammed VI dénonce la politique du gouvernement islamiste Benkirane en matière d'éducation. Il la juge décevante et promet des réformes dans ce secteur qui doit être une priorité nationale. Il réactive à cette occasion le Conseil national de l'éducation[39].
En 2019, l'Association marocaine des droits humains déplore une « escalade des violations des droits humains et des libertés publiques et individuelles » au Maroc, l’État « se soustrayant à ses engagements internationaux et ignorant recommandations et rapports » sur le sujet. L'ONG fait notamment état « d'actes de torture ou de traitements cruels ou dégradants » en détention, en particulier à la suite dumouvement de protestation Hirak. En 2018, l'ONG avait déjà souligné l'augmentation du nombre de prisonniers politiques dans le royaume[40].
Politique internationale
Mohammed VI avec le président des États-Unis,George W. Bush, en 2002, dans leBureau ovale.Le roi Mohammed VI et le président brésilien,Luiz Inácio Lula da Silva, en 2004.Mohammed VI avec le secrétaire d'État des États-UnisJohn Kerry et le secrétaire à la Défense des États-UnisChuck Hagel, en 2013.
Le Maroc sous le règne de Mohammed VI a entretenu des relations économiques et politiques très importantes avec la France. La France a été le premier pays par l'intermédiaire de son ancien présidentNicolas Sarkozy à soutenir le processus de démocratisation du royaume. Pour leSahara occidental, Mohammed VI a proposé un large plan d'autonomie. Depuis lePrintemps arabe, les relations économiques et les échanges s'intensifient (échanges gaziers, en électricité, etc.), l'ouverture desfrontières est évoquée dans un débat ouvert mais certaines divergences persistent toujours. Cependant, début 2021, l’État français met en place une politique de pression sur le Maroc, l’Algérie et la Tunisie par rapport au nombre d’obtention de visas octroyés aux ressortissants maghrébins ce qui provoque des premières tensions[42]. Et à partir de juillet 2021, les tensions entre Mohammed VI et la France culminent à la suite de l’affaire d’espionnage Pegasus, où les autorités marocaines sont accusées d’avoir espionné et mis sur écouteEmmanuel Macron et des hauts responsables français (entre autres) grâce à un logiciel espionPegasus développé par la société israélienneNSO Group[43].
Mohammed VI ne joue pas un rôle important dans le conflit israélo-arabe comme son père Hassan II, qui œuvrait pour le rapprochement entre Israéliens et Palestiniens. Mohammed VI pourtant, président d'Al Qods, affiche un soutien aux droits légitimes du peuple palestinien. Avec les États-Unis, qui voient dans le Maroc de Mohammed VI un partenaire important contre le terrorisme au Maghreb, les relations sont bonnes. Les États-Unis ont également soutenu les réformes politiques de 2011 annoncées par le souverain chérifien. Après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, le Maroc condamne « les attaques contre les civils, d’où qu’ils viennent ». Cependant, le royaume dénonce la situation « catastrophique » de la bande de Gaza après les opérations armées israéliennes et appelle à la protection des civils par toutes les parties pour « qu’ils ne soient pas pris pour cible »[44].
Toujours en 2021, une crise d’une ampleur inédite depuis laguerre des Sables (1963-1964) éclate entre le Maroc et son voisin algérien à propos de différents sur de nombreux dossiers notamment la normalisation avecIsraël (le Maroc est membre desaccords d’Abraham) et le statut duSahara occidental, dont le Maroc revendique la souveraineté (et l’exerce de fait en contrôlant plus de 80 % du territoire) alors que l’Algérie soutient les indépendantistes sahraouis duFront Polisario[45],[46]. En mars de la même année, les autorités algériennes accusent le Maroc de déstabiliser l’Algérie en l’inondant de produits narcotiques et de drogues en tout genre. En juillet, les autorités marocaines sont également accusées d’espionner des hauts dignitaires du régime algérien et des hauts responsables du Front Polisario avec le logiciel espionPegasus[47]. À la suite de ces tensions, le roi appelle à la réconciliation entre les « deux pays jumeaux qui se complètent » à l’occasion de son discours de laFête du Trône[48]. Mais cette « main tendue » n’est pas saisie par Alger qui dénonce le double-jeu des autorités marocaines qui en même temps soutiennent le mouvement indépendantiste kabyle duMAK (peu influent en Algérie, mais ayant une certaine audience dans la diaspora kabyle à l’étranger)[49].
Les problèmes liés à la construction réelle de l'Union du Maghreb sont toujours présents. La visite du roi enTunisie en marque la volonté du Royaume d'être actif dans une construction de l'Union du Maghreb qui n'est toujours pas aboutie. Il a passé enTunisie10 jours au lieu des3 jours prévus, entre le et, visite devenue l'une des plus longues visites officielles de l'époque[50] : il était accompagné de 11 ministres, 4 conseillers ainsi que le prince héritierMoulay El Hassan et son frère le princeMoulay Rachid[51] et90 hommes d'affaires ; il a aussi prononcé un discours à l'Assemblée nationale constituante[52].
Le roi, en tant que chef suprême des Forces armées royales, prend la décision d'engager les F-16 marocains dans lacoalition internationale en Irak et en Syrie dans la lutte contre l'État islamique. L'armée marocaine rejoindra également l'Alliance islamique (alliance militaire contre le terrorisme) qui est composée de pays comme la Turquie, l'Arabie saoudite, le Pakistan, l'Égypte et proposée par le prince héritier d'Arabie saouditeMohammed ben Salmane[réf. souhaitée]. Il donne également son accord à une intervention au Yémen à la suite du coup d'État des Houthis financés par l'Iran sur le président légitime du Yémen[53].
Au niveau international, le roi signe de nombreux accords avec la Russie de Vladimir Poutine lors de sa visite à Moscou en 2016[54] et maintient la présence des investisseurs marocains en Afrique (Gabon, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Sénégal, Mali). Le Maroc bénéficie également d'un soutien très actif de la part des pays de la Coopération du Golfe dans les investissements et dans le soutien à l'intégrité territoriale du Maroc. Le roi du Maroc continuera dans sa lancée avec le discours deRiyad, et la diversification des partenaires économiques et politiques. Il renforce les liens économiques et diplomatiques avec la Chine du président Xi Jinping autour de 15 conventions socio-économiques ainsi que culturels et judiciaires et d'un partenariat stratégique affirmé lors de sa visite du à Pékin[55].
Le, dans un discours télévisé destiné à la nation, il fustige le fanatisme religieux et lance un appel à« la paix, la concorde et au vivre-ensemble » dans les pays de résidence de la diaspora marocaine à la suite des derniers attentats survenus en France[56], faisant notamment référence à l'assassinat du pèreJacques Hamel.
Depuis de nombreuses années[Quand ?], le roi met en avant la politique de coopération Sud-Sud avec l'établissement de relations stratégiques et économiques avec l'Afrique subsaharienne. Dans son bras de fer avec le Polisario et l'axe Alger-Pretoria, Mohammed VI effectue de nombreuses tournées africaines : dans l'Ouest (Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal, Nigeria, Guinée-Bissau, Ghana) et aussi à l'est (Rwanda, Tanzanie, Zambie). Le souverain chérifien obtient le retour du Maroc à l'Union africaine après33 ans d'absence[57] avec une quasi-majorité d'États votant en faveur de la demande marocaine. La demande avait suscité un refus de l'Algérie et de l'Afrique du Sud. En 2017, le Maroc est le premier investisseur mondial en Côte d'Ivoire et le deuxième investisseur africain avec 70 % des IDE marocains vers l'Afrique subsaharienne.
En, le roi annonce la volonté de son pays de faire partie de la zoneCEDEAO face à uneUnion du Maghreb arabe jugée peu efficace[58].
Le, quelques mois après que le Maroc a accueilli laCOP 22[59],[60], le roi Mohammed VI reçoit le prix du Visionnaire en efficacité énergétique (« Energy Efficency Visionary Award ») des mains de Gil Quiniones, co-président du Conseil d’administration de l’Alliance de l’efficacité énergétique (ASE), pour son implication en faveur du climat, de la sauvegarde de l'environnement, des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique[61].
Le président américainDonald Trump officialise le 10 décembre la décision du roi Mohammed VI d’établir desrelations diplomatiques avec l’État d’Israël. Cette annonce est suivie d’un communiqué royal[62]. En échange, Washington reconnait la souveraineté marocaine sur leSahara occidental et décerne à Mohammed VI lalégion du Mérite[63]. L'accord de normalisation des relations entre les deux pays est signé officiellement le 22 décembre 2020[64]. La normalisation avec Israël est perçue comme étant une décision solitaire du roi, leParlement et les partis politiques n'ayant pas été consultés ni même informés préalablement. La plupart de ces derniers sont restés silencieux, ne souhaitant pas s'opposer à une décision du monarque ni aller publiquement à l'encontre de l'opinion publique marocaine, traditionnellement sensible à la cause palestinienne. Seuls leParti socialiste unifié etLa Voie démocratique dénoncent explicitement la décision. Les manifestations de rues hostiles à la normalisation sont interdites par le pouvoir[65].
Le roi MohammedVI et sa famille sont actionnaires majoritaires dans laSociété nationale d'investissement, uneholding, qui investit dans plusieurs domaines d'activité (mines, agroalimentaire, grande distribution et services financiers…). La famille royale détient ainsi une des plus grosses fortunes mondiales[66]. En 2009, le magazine américainForbes classait le roi à la7e place parmi lesmonarques les plus riches de la planète[67], avec une fortune estimée à 2,5 milliards de dollars. En 2015, soit6 années après, la fortune de Mohammed VI est estimée parForbes à 5,7 milliards de dollars[68]. Le revenu de ses investissements équivaut à 6 % du produit intérieur brut du Maroc. Le roi peut être d'ailleurs considéré comme le premier opérateur économique privé du Royaume[69].
Mohammed VI possède un yacht de70 mètres, baptiséEl Boughaz I. Il possède également depuis le yacht Badis 1, dont la valeur est de90 millions d'euros[70]. Au Maroc, il a la jouissance d’une trentaine de palais et de résidences, dont les frais de fonctionnement sont assumés par l'État. Il dispose notamment des palais royaux de Casablanca, Fès, Marrakech, Meknès, Agadir, Ifrane, Oujda, Rabat et Tétouan.
Avec une allocation annuelle de l'ordre de250 millions d’euros, lamonarchie marocaine est lamonarchie dans le monde qui s’attribue le plus d’argent public ; en effet le budget alloué à la monarchie marocaine est régulièrement en hausse et dépasse de loin celui de plusieurs grands ministères[73],[74],[75].
Son fils, le prince héritierHassan du Maroc, est destiné à lui succéder sur le trône à sa mort, ou s'il venait àabdiquer.
La santé de Mohammed VI semble particulièrement se dégrader à partir de 2018, le souverain subissant plusieurs opérations du cœur pour des troubles persistants du rythme cardiaque, avant d'apparaître fortement amaigri lors de ses discours courant 2021[82],[83]. Il souffre par ailleurs desarcoïdose, une maladie respiratoiresystémique qui provoque affaiblissement et perte de poids[84]. Ces problèmes de santé font alors évoquer le sujet — tabou dans le royaume — de sa succession, dans le contexte de l'arrivée à la majorité du prince héritierHassan en mai 2021. Ce dernier est depuis plusieurs années préparé aux responsabilités de chef de l’État par Mohammed VI, qui le fait régulièrement participer à des événements internationaux[85],[86].
Critiques et controverses
Liberté de la presse
Mohammed VI fait l'objet de critiques quant à sa gouvernance du pays. En 2016, un documentaire français réalisé par Jean-Louis Pérez — expulsé du pays, ainsi que son équipe, durant le tournage — pointe notamment le manque deliberté d'expression au Maroc et l'affairisme du régime[87],[88],[89]. L'associationReporters sans frontières dresse en 2009 un« bilan controversé » de la liberté de la presse sous le règne de Mohammed VI, relevant« de réelles avancées au début de son règne » suivis de« reculs et crispations » à partir de 2002[90]. En 2013,Slate Afrique estime que« le pluralisme des médias marocains n'est qu'un artifice »[91].
Le, à l’occasion de laFête du Trône, marquant aussi lajubilé d'argent de l’intronisation du souverain, Mohammed VI accorde sa grâce à 2 476 personnes, dont les journalistes renommésOmar Radi etSoulaimane Raissouni, ainsi queTaoufik Bouachrine, fondateur et éditorialiste d’un quotidien arabophone et des militants des droits de l’homme etMaâti Monjib, historien et défenseur des droits humains franco-marocain, incarcérés, respectivement, depuis 2020, 2018, 2019 et 2021, impliqués dans des affaires d’agressions sexuelles, d’espionnage, de traite d’êtres humains et de blanchiment d'argent, estimant qu’il s’agissait d’une manière de les punir à cause de leurs opinions. Ce geste a été réclamé par plusieurs organisations de défense des droits humains, dontAmnesty International[92],[93],[94],[95],[96].
Dans le même sillage, une autre catégorie des citoyens marocains a été graciée à l'occasion de l'anniversaire de laRévolution du Roi et du Peuple. Il s'agit de plus de 4 800 agriculteurs faisant l’objet de poursuites ou condamnés dans des affaires de culture illégale du cannabis qui ont été graciés le, à la veille de ladite fête nationale, s'inscrivant ainsi dans la nouvelle stratégie lancée après la légalisation partielle de la production de cannabis à des fins thérapeutiques, illustrant aussi« une initiative exceptionnelle qui va permettre à ces agriculteurs et à leurs familles de vivre dans la sérénité et la quiétude, et de participer à la nouvelle dynamique de la légalisation », a commenté pour l’AFP le directeur de l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis[97],[98],[99].
Corruption d'État
En 2012, le journaliste et chercheur marocainAhmed Réda Benchemsi dénonce dans le quotidien françaisLe Monde« la corruption d’État au Maroc »[100]. Destélégrammes diplomatiques, révélés en 2010 par Wikileaks, indiquent que les diplomates américains présents au Maroc font part d'une corruption« institutionnalisée », y compris dans l'entourage du roi[101],[102],[103].
↑Stéphanie Pouessel,« La « Révolution royale » de l'amazighité », dansLes Identités amazighes au Maroc, Paris/Casablanca, Non Lieu/La Croisée des chemins,, 204 p.(ISBN9789954103555,OCLC825049730),p. 129.
↑« Le prince Moulay El Hassan fête ses 15 ans: "Son futur règne sera différent de celui de ses aïeux", selon Jeune Afrique »,Al HuffPost Maghreb,(lire en ligne, consulté le)
↑ParisMatch, « La princesse Lalla Khadija du Maroc a 10 ans »,parismatch,(lire en ligne, consulté le)
« le roi du Maroc Mohammed VI et son ex-épouse Lalla Salma font conjointement savoir que les rumeurs de fuite ou de séquestration d’enfants qui circulent depuis le début du mois de juillet sont intolérables. Ces rumeurs sont « fermement et formellement démenties » ... Sa Majesté et son ex-épouse les réfutent d’une même voix. »