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Mobilité active

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Piste cyclable protégée de la rue Dunsmuir àVancouver.

Lamobilité active, oumobilité douce[1], est une forme de transport de personnes, et parfois de biens, qui n'utilise que l'activité physique humaine comme source d'énergie. Les formes de mobilité active les plus connues sont lamarche à pied et levélo, mais d'autresmodes de transport, tels que leskateboard, latrottinette, lesrollers ou lespatins à roulettes, sont aussi des formes de mobilité active[2].

Cette forme de transport relève du concept plus général d'écomobilité, car son empreinte environnementale est minimale. En particulier, il s'agit d'une mobilité à faible émission de gaz à effet de serre[3]. Elle est également encouragée par les pouvoirs publics dans leur lutte contre lasédentarité et l'obésité, enjeu de santé publique majeur dans les pays développés.

Études

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Santé

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Des études médicales montrent que la mobilité active améliore la santé des personnes qui y ont recours[4],[5].

Lasédentarité, encore plus que le manque d’activité physique, est un enjeu de santé publique majeur[6], en particulier chez les enfants et les adolescents. Une des meilleures façons d’atteindre les objectifs minimaux préconisés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est de pratiquer, pour les jeunes de 5 à 17 ans, une activité physique d’intensité modérée à soutenue, principalement d’endurance, pendant soixante minutes au moins trois fois par semaine, et pour les adultes de 18 à 64 ans, au moins 150 à 300 minutes par semaine à une activité d’endurance d’intensité modérée, ou au moins 75 à 150 minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue[7].

Environnement

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Pyramide inversée de la mobilité, proposée par le projet européenShare North[8],[9].
Divers modes de mobilité active, représentés par despictogrammes.
Articles connexes :Écomobilité etImpact environnemental du transport routier.

Le développement des mobilités actives permet de réduire la consommation d'énergie d'originefossile et lapollution de l'air qui lui est associée[10]. Les émissions degaz à effet de serre de la marche et du vélo sont considérées inférieures à celles de tous les modes de transport motorisés par le siteImpact CO2 mis en place par le gouvernement français[11].

Une étude de 2021 portant sur sept villes européennes conclut que les changements individuels en matière de déplacements actifs réduisent significativement les émissions de carbone sur l’ensemble ducycle de vie, même dans des contextes urbains européens où les parts de la marche et du vélo sont déjà élevées. Une augmentation de la pratique du vélo ou de la marche réduit de manière constante et indépendante les émissions de CO2 liées à la mobilité sur l’ensemble du cycle de vie. Par exemple, une personne moyenne remplaçant un trajet en voiture par un trajet à vélo une fois par jour pendant200 jours par an réduirait ses émissions de CO2 liées à la mobilité d’environ0,5 tonne par an[12].

Activité économique

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L'idée que les mobilités douces menacent le commerce de proximité est répandue chez les commerçants, mais elle est erronée. Les études sur la mobilité des clients des commerces de centre-ville par exemples menées àNancy[13],Rouen ouLille montrent que les commerçants surestiment systématiquement l’usage de l’automobile par leurs clients. En réalité[14] :

  • la majorité des clients vivent à proximité de ces commerces : 84 % des habitants des grands centres urbains et 82 % de deux des villes moyennes achètent majoritairement dans leur ville-centre, alors que peu de résidents de la périphérie (13 % environ dans les grandes villes, et 25 % environ dans les villes moyennes) se rendent en ville pour y faire leurs courses ;
  • ils viennent majoritairement à pied, entransports collectifs ou à vélo ;« à Lille, la marche constitue ainsi le mode de déplacement de 42 % des clients, les transports en commun 28 % et la voiture 21 % ; à Nantes, ces parts s’élèvent respectivement à 27 %, 38 % et 21 % ; à Saint-Omer, qui ne compte que 13 000 habitants, près de 40 % des clients viennent à pied et 60 % en voiture. Si elle est minoritaire, la marche reste bien présente » ; c'est d'autant plus vrai que la ville est grande : à Paris, seuls 5 % des gens utilisent une voiture pour aller faire leurs courses en centre-ville ;
  • la majorité des clients souhaite des espaces apaisés, et une place restreinte pour la voiture.

Selon Mathieu Chassignet (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), en France, en réduisant le nombre de places de parking en centre-ville, on ne tue pas le petit commerce : les statistiques montreraient même plutôt l’inverse : en rendant la ville plus agréable, la fréquentation des commerces augmente[14].

Enfance

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La mobilité active des enfants est en retrait depuis quelques décennies[15], ce qui a des conséquences négatives sur leur santé physique et mentale et entraîne une augmentation de l'obésité[16].

Évolution en France

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Articles connexes :Enquête Ménages Déplacements etVolume de transport en France § Mobilité à courte distance.

EnFrance, les préconisations de l'OMS sont reprises par l'Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (ONAPS), dépendant duministère des Sports et sis àClermont-Ferrand[17].

Selon des enquêtes nationales de transport et déplacement menées en 1982, 1994 et 2008[18], la part de la marche à pied dans les déplacements a fortement baissé de 1982 à 1994. Une petite baisse est observée de 1994 à 2008. En 2008, l'usage du vélo s'était urbanisé et concernait moins les ouvriers et davantage les cadres. Le vélo était plus masculin, tandis que la marche à pied était surtout urbaine et féminine. Au cours de cette période, les mobilités actives sont avant tout remplacées par l'automobile, qui connait un fort essor au cours duXXe siècle.

Une enquête sur la mobilité des personnes conduite en 2019 révèle que la part de l'utilisation des mobilités actives augmente dans les grandes villes en France, notamment àParis[19]. En 2019, la marche est le second mode de transport après la voiture, et sa part est en légère augmentation depuis dix ans. La bicyclette représentait 2,7 % des déplacements en 2008 comme en 2019.

Simultanément, les mesures en faveur de la réduction de la place de la voiture en ville, y compris de la réduction des places de stationnement, gagnent en popularité[20].

Le vélo

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En matière de mobilités actives, la part modale du vélo dans la mobilité du quotidien est faible, et même inférieure à celle de la marche (aussi bien en nombre de déplacements qu'en kilomètres parcourus)[21].

En juillet 2023, lesecrétariat général à la Planification écologique français publie un plan qui prévoit le développement des pistes cyclables en France. Aux termes de ce plan, le réseau devrait passer de 57 000 à 150 000 km d'ici 2030, contre 100 000 km prévus pour la même date par le plan vélo publié en mai 2023[22],[23].

Transports collectifs

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En France, l'utilisation des transports collectifs est beaucoup plus souvent combinée à la marche à pied que les autres modes de transport[24]. Chaînon indispensable de l'intermodalité, la marche joue le« rôle de liant »[9].

Allemagne

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ÀKarlsruhe, une expérience est menée à deux carrefours : le feu est toujours vert pour les piétons et les cyclistes. C'est une première enAllemagne[25].

Notes et références

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  1. « Mobilité douce », surOffice fédéral des routes.
  2. Marie Demers, « Mobilité active », surforumviesmobiles.org,.
  3. « Guide pour une mobilité quotidienne bas carbone », surThe Shift Project(consulté le).
  4. (fr + de) « Aktive Mobilität und Gesundheit », surObservatoire suisse de la santé,.
  5. « Vélo ou voiture électrique ? Comment nos choix de mobilité impacteront la santé publique », surThe Conversation,.
  6. Kévin Jean et Philippe Quirion, « Marche, vélo : les gains sanitaires et économiques du développement des transports actifs en France », surThe Conversation,.
  7. « Activité physique », surOrganisation mondiale de la santé,.
  8. (en) « Mobility pyramid » [jpeg], surLa Vanguardia.
  9. a etb« Mobilité : et si on remettait le piéton au milieu du village ? », surThe Conversation,.
  10. « Pour une vraie stratégie nationale en faveur de la mobilité active », surCitycle,.
  11. « Découvrez l'impact du transport sur le climat », surImpact CO2(consulté le).
  12. (en) ChristianBrandet al., « The climate change mitigation impacts of active travel: Evidence from a longitudinal panel study in seven European cities »,Global Environmental Change (en),vol. 67,‎,p. 102224(DOI 10.1016/j.gloenvcha.2021.102224Accès libre,Bibcode 2021GEC....6702224B,hdl 10044/1/89043Accès libre).
  13. « Air pur, commerces préservés... À Nancy, les atouts de la piétonisation », surReporterre,.
  14. a etb(en-US) MathieuChassignet, « « No parking, no business » en centre-ville : un mythe à déconstruire », surThe Conversation,(consulté le).
  15. « Les enfants se déplacent de moins en moins à vélo, voici pourquoi », surReporterre,.
  16. Christelle Bortolini, « Pourquoi les villes mieux adaptées aux enfants sont aussi plus durables », surThe Conversation,.
  17. Observatoire national de l'activité physique et de la sédentarité.
  18. Francis Papon et Régis de Solère, « Les modes actifs : marche et vélo de retour en ville »,La Revue,Commissariat général au développement durable,‎(lire en ligne).
  19. « Comment les Français se déplacent-ils en 2019 ? Résultats de l'enquête mobilité des personnes », surMinistère de la Transition écologique,.
  20. Mathieu Chassignet, Léa Wester et Nicolas Louvet, « Réduire la place de la voiture en ville est-il aussi impopulaire qu’on le pense ? », surThe Conversation,.
  21. « Mobilités du quotidien », surCentre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement,,p. 22.
  22. Barbara Kiraly, « La France de 2030 selon le Secrétariat général à la planification écologique »,Le Moniteur,.
  23. « Plan vélo 2023 : comment sécuriser les futurs aménagements cyclables ? », surluminokrom.com,.
  24. « Mobilités du quotidien », surCentre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement,,p. 46.
  25. (de) « Schritt zur Verkehrswende: Immer grün für Fußgänger – Pilotprojekt in Karlsruhe » [« Un pas vers la transition mobilitaire : Toujours vert pour les piétons - projet pilote à Karlsruhe »], surheise.de,.

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Définitions et contexte
Économies d'énergie
Sources d'énergie
Transition énergétique
Politiques gouvernementales
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