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Mine (gisement)

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Pour les articles homonymes, voirMine.

Ancienne mine d'or de Skidoo, dans laVallée de la Mort enCalifornie.

Unemine est ungisement exploité de matériaux (par exemple d'or, decharbon, decuivre, dediamants, defer, desel, d'uranium, etc.). Elle peut être àciel ouvert ou souterraine.

Dans les années 1980, environ vingt milliards de tonnes de matériaux étaient extraits annuellement des seules mines à ciel ouvert dans le monde, dont plus de la moitié desminerais[1] alors que plus de six milliards de tonnes decharbon,1,6 milliard de tonnes deminerai de fer,190 millions de tonnes de minerai d'aluminium sont présumés extraits dusous-sol par desgaleries etpuits au début duXXIe siècle.

La distinction entre mine etcarrière tient à la nature du matériau extrait (stratégique ou précieux pour la mine, de moindre valeur pour la carrière). EnFrance, cette distinction est définie par ledroit minier.

L'existence des mines remonte à laPréhistoire, où certains puits et galeries étaient creusés dans la craie pour l'extraction dusilex, et d'autres servaient à l'extraction de minerais (fer et cuivre notamment).

À partir duXIXe siècle, les progrès techniques et de lagéologie ont permis d'exploiter plus rapidement des gisements de plus en plus profonds, jusque sous la mer à partir d'uneplate-forme de forage, non sans impactsenvironnementaux,sociaux etsanitaires directs ou indirects. L'extraction minière est responsable d'un grand nombre de morts, dans les galeries, ou à la suite de lasilicose, l'asbestose ou à descancers dus à laradioactivité. Les déchets, poussières des « stériles minières » sont parfois à l'origine de pollutions graves différées dans l'espace ou le temps (à partir desmétaux lourds notamment). Certaines mines ont engendré un phénomène d'acidification du milieu, auto-entretenu (ce phénomène est dit « drainage minier acide »). Des mines abandonnées sont aussi à l'origine d'effondrement du sol superficiel. Desséismes induits peuvent être produits par les grandes mines.

En France, il y a eu de très nombreuses mines dans presque toutes les régions. Les gisements de charbon se trouvent dans leNord-Pas-de-Calais (plus grand réseau de galeries souterraines au monde), enLorraine (où l'on trouvait également des gisements importants deminette), dans leMassif central, enProvence, dans leSud-Ouest (exemple :Carmaux) mais aussi autour deSaint-Étienne. L'Ukraine et laRussie possèdent aussi de nombreux gisements de charbon (exemples :Donbass etSibérie). LeRoyaume-Uni possède quant à lui d'importants gisements de charbon au nord (Lowlands enÉcosse), auPays de Galles, autour deManchester, dans le centre (Midlands) et dans leYorkshire.

Articles connexes :Exploitation minière etIndustrie minière.

Histoire

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Puits pour la recherche desilex, illustration de De Re Metallica,Agricola, 1556.
Schéma d'une exploitation minière en montagne, extrait duMeyers, 1890.
La mine, c'était aussi l'exploitation des enfants ; ici en1853 les « esclaves blancs d'Angleterre », livre de John Cobden.

Préhistoire

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La mine la plus ancienne attestée est la mined'hématite deNgwenya auSwaziland, datée de 42 000 ans et toujours en exploitation.

L'exploitation du sous-sol date au moins de la fin duNéolithique en Europe[2]. Les hommes creusaient déjà dans la roche despuits et des galeries parfois de plusieurs dizaines de mètres pour la recherche de minéraux variés (silex,ocre,variscite, etc.), au moyen d'outils rustiques mais efficaces tels que des galets de roche dure utilisés commebroyeurs[3].

Comme en témoignent certains restes préhistoriques decharbon de bois retrouvés dans d'anciennes petites mines de par le monde, l'homme préhistorique a précocement appris à aussi utiliser lefeu et peut-être le feu et l'eau pour disloquer la roche et « ouvrir » des mines[4] (technique confirmée par l'expérimentation et l'archéométrie) ; et même le feu a-t-il été utilisé pour « l'abattage » dans les galeries, notamment dans le sud de la France[4]).

Lesarchéologues ont ainsi retrouvé dans lesannées 1980 des traces de ces techniques minières préhistoriques[5], plus d'une dizaine de mines de cuivre (avec un peu d'antimoine et d'argent[6]). Ces mines ont été creusées dans la région deCabrières dans l'Hérault il y a plusieurs milliers d'années (4310 ± 75 BP[7]), à la fin du Néolithique, et étaient considérées à l'époque de leur découverte comme le plus vieux site minier de France[8],[9].

Antiquité

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Les premières constructions enpierre ont été une origine probable aux premièrescarrières, et l'agriculture aux premièresmarnières. Il fallait creuser le sol pour extraire de la pierre ayant une qualité suffisante pour bâtir et certaines pierres se taillent plus facilement aussitôt extraites, avant qu'elles ne durcissent[réf. souhaitée].

En creusant en profondeur, on atteignait une couche de roche non dégradée par lamicrofaune etflore du sol, ou lesracines d'arbres (une « veine »), puis on creusait horizontalement pour extraire laroche de cette couche (la couche suivant lesplis géologiques). Ces puits et couloirs pouvaient ensuite servir à se protéger des agressions[réf. souhaitée].

On trouve la trace dès la très hauteAntiquité de l'extraction de l'argent, ducuivre et duplomb dans lesmines du Laurion, à une cinquantaine de kilomètres au sud d'Athènes. À l'époque classique, les Athéniens déployèrent une énergie et une inventivité spectaculaires pour en tirer le maximum de minerai. AuXXIe siècle, de nombreux vestiges de ces mines (puits, galeries, ateliers de surface) marquent le paysage de la région.

À l'époque de l'Empire romain de nombreuses et importantes exploitations minières se développent dans certaines régions comme l'Hispanie ainsi que dans les Balkans enDalmatie et enMésie et plus tard enDacie. L'exploitation minière romaine est connue par les textes des auteurs anciens commeStrabon ouPline l'Ancien, ainsi que par desinscriptions, comme les tables de bronze de Vipasca, règlement d'un district minier situé près de l'actuelle ville d'Aljustrel auPortugal ou encore comme les inscriptions figurant sur les lingots de métal. Les fouilles archéologiques ont aussi révélé différentes techniques d'extraction et le matériel utilisés par lesmineurs. Ceux-ci appartenaient à des catégories de population variées : si sous laRépublique la main d'œuvre servile semble avoir dominé, sous l'Empire romain l'importance des travailleurs salariés locaux semble s'être considérablement accrue. Bien des sites miniers romains sont cependant encore mal connus[10].

Époque médiévale

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Mines et forges de Baigorry, original de 1787 refrappé en 1970. Description revers : Scène représentant l'extraction du minerai et son traitement dans les hauts fourneaux ; à droite, laveries.

LeMoyen Âge a vu l'exploitation de mines dans presque tous les pays d'Europe, que ce soit desmines de fer ou de non ferreux. Très abondant à la surface de laplanète, leminerai de fer est disponible dans depetits gisements à la surface du sol ou à faible profondeur. Les hommes du Moyen Âge ont surtout exploité lesgîtes de ce type qui n'exigeaient pas d'équipements sophistiqués. La diffusion du procédé indirect de réduction du minerai, apparu auXVe, a considérablement transformé les conditions d'extraction. La demande de plus en plus importante, la possibilité de traiter des minerais moinsfusibles, ont conduit à rechercher des gisements plus abondants même si leur qualité était moindre.

Dans la majorité des cas, les métaux non-ferreux provenaient de mines ouvertes pour produire de l'argent presque à partir de minerais complexes tels que dusulfure de cuivre et dusulfure de plomb. Pendant longtemps, lagalène, plus facile à traiter, a fait l'objet de l'extraction la plus intensive. À l'époque desCarolingiens, les mines deMelle, enPoitou, fournissent la part la plus importante de l'argent produit dans l'Empire carolingien. AuXIe siècle, d'autres centres d'extraction apparaissent dans leHarz, enForêt-Noire et dans lemassif des Vosges.

LeXIIe siècle, temps de croissance des échanges et d'instauration de pouvoirs nouveaux, connaît une intense activité minière enItalie, enEurope centrale et enFrance.

Au cours duXIIIe siècle, l'Italie continue d'être un producteur important. Cependant, l'Europe centrale, en particulier laBohême, prend la première place. Les mines françaises connaissent aussi un grand développement : le premier règlement minier français conservé, la charte d'Hierle en Languedoc, date de 1272.Alphonse de Poitiers, frère deSaint Louis, s'attache à développer la production minière dans ses domaines du Midi[11].

La crise européenne du milieu duXIVe siècle au milieu duXVe siècle conduit à un bouleversement de l'activité minière qui recule en France et en Italie, mais qui reste forte en Europe centrale.

Tunnelage en sol meuble,XVIe siècle, Museum d'Histoire et de Technologie (Museum of History and Technology), Project Gutenberg

La seconde moitié duXVe voit un nouvel essor de la production dans laquelle s'impliquent les plus grandes fortunes. C'est le cas deJacques Cœur ou encore deJacob Fugger. Dans le même temps se met en place un nouveau système d'exploitation fondé sur le transport parroulage et par l'usage de plus en plus important de l'énergie hydraulique.

Mineurs, image du recueilDas Ständebuch (« le Livre des métiers ») par le graveur suisseJost Amman (1568)

Époque moderne

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Jacob Fugger, banquier àAugsbourg, est le plus grand entrepreneur minier de la Renaissance. Il contribue à financer la politique deCharles Quint et prend le contrôle des mines de cuivre deNeusohl enHongrie (enSlovaquie actuelle) mais doit les abandonner en 1546 en raison des complications nées desguerres austro-turques et desguerres de religion entre catholiques et protestants[12]. Il obtient desHabsbourg le monopole des mines d'argent et de cuivre duTyrol[13]. Les mines d'argent d'Europe centrale sont la principale source du marché européen : le traitéDe re metallica ( « Sur les métaux ») publié en 1556 par l'humaniste allemandGeorgius Agricola témoigne d'un cycle de production à son apogée au moment où le marché européen commence à sentir l'afflux des métaux précieux causé par laconquête espagnole de l'Amérique[11].

Les mines d'argent duPotosi dans lavice-royauté du Pérou (aujourd'hui enBolivie) sont exploitées à partir de 1545, et celles deZacatecas enNouvelle-Espagne (actuelMexique), à partir de 1548. Les techniques sont très rudimentaires comparées à celles en usage en Europe centrale et l'exploitation dépend du travail de milliers d'Indiens soumis à la corvée, lamita, au prix d'une forte mortalité[14].

AuXVIIe siècle, l’exploitation dufer Oregrounds enWallonie puis enSuède donne un grand essor à la production d'acier. L'exploitation du charbon de terre, longtemps confinée à quelques régions comme lepays de Liège, se développe auXVIIIe siècle et marque le début de laRévolution industrielle[15].

Époque contemporaine

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L’ONU (UNCTAD[16]) distingue[17] trois types d'exploitation :

Sur la planète au début duXXIe siècle, quinze millions d'artisans-mineurs environ se livreraient à cette activité. Ce nombre a doublé en dix ans. EnAfrique, 4,5 à6 millions de personnes creusent des mines durant toute ou une partie de l'année, dont 30 % à 40 % sont des femmes. De cette population dépendent environ40 millions de personnes, soit1 Africain sur 20[18]. Certains auteurs estiment que ce mouvement va encore s'amplifier dans les zones riches en ressources et que par exemple auZimbabwe, le nombre d’artisans-mineurs pourrait tripler de 2000 à 2010[19].

Les cinq principaux majors dominant la scène mondiale au début duXXIe siècle sontBHP Billiton,Rio Tinto,Vale,Xstrata etAnglo American, ces compagnies qui disposent de la maîtrise technologique etoligopolistique étant de plus en plus en compétition avec les compagnies des pays émergents[20].

Plusieurs exploitations minières ou projets miniers font face à des contestations de la part des communautés locales. En plus des permis règlementaires à obtenir, les compagnies doivent aussi s'assurer d'avoir un "permis social d'opération" qui permet aux activités de se dérouler dans un cadre acceptable pour la population touchée[21],[22]

Techniques d'exploitation

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L'exploitation des mines pose de nombreux problèmes, et fait donc intervenir de nombreux domaines dessciences. C'est la raison pour laquelle dans la plupart des pays se sont créées des écoles spécifiques d'ingénieurs, lesécoles des mines.

Les mines de charbon sont organisées par étages à partir desquels on exploite les couches. Chaque mineur creuse une couche pour en extraire le charbon que l'on charge ensuite dans desberlines. Ce travail est très difficile car il faut creuser de façon à ne pas faire effondrer la galerie, en plus de cela, il y règne une chaleur étouffante, car il n'y a quasiment pas d'air qui circule. Le seul moyen trouvé pour créer une ventilation a été de construire au minimum deux puits. Le premier sert à la montée et la descente des mineurs et la montée du charbon. L'autre sert seulement à la ventilation.

En remontant une tonne de charbon, on extrait sept tonnes de sous-produits (éventuellement susceptibles de contenir des toxiques ou de poser des problèmes via la poussière ou la turbidité des eaux de ruissellement) que l'on évacue sur lesterrils ou des bassins (ex :bacs à schlams des exploitations de charbon).

Prospection

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Elle s'appuie sur les données géologiques et historiques, la découvertes de gîtes minéraux bénéficiant aussi des progrès de laGéochimie, des techniques de sondages (sismiques notamment) et de la modélisation. Des SIGs miniers sont ainsi apparus qui aident les prospecteurs en leur donnant un accès combiné au MNT (Modèle numérique de terrain), à l'imagerie satellitale, auxcartes géologiques (métadonnées), aux données concernant le risque sismique, levolcanisme, aux ressourcesgéothermales connues, auxgisements connus, aux donnéesgéochronologiques, flux dechaleur,gravimétrie,tomographie 3D,risques naturels,cadastres, donnéesenvironnementales (trame verte,pollutions,pédologie…), etc.

Terrassement

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Il s'appuie sur laGéophysique et laRésistance des matériaux et sur les ressources locales disponibles, en prenant de plus en plus en compte, en amont les besoins derenaturation et restauration écopaysagère du site en fin de vie, voire durant les différentes phases de l'exploitation. Les grands projets font l'objet d'uneétude d'impact approfondie, et demesures compensatoires ouconservatoires.

Puits et galeries

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Article détaillé :Puits de mine.
Les enfants étaient fréquemment employés pour descendre dans les mines decharbon.Photographie de1908.
Reconstitution d'une galerie.

Puits

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Article connexe :Chevalement.

Il existe différents cas de figure pour atteindre le gisement à exploiter et permettre l'évacuation des produits. Si le gisement est relativement horizontal (enplateure) et si la couche de morts-terrains n'est pas trop épaisse, on pourra exploiter à ciel ouvert (voir ci-dessous).

Si le gisement affleure dans une zone accidentée, par exemple des collines surplombant une vallée, on pourra atteindre et exploiter le gisement par des galeries horizontales (lesfendues dubassin de la Loire) débouchant à flanc de coteau. C'est, par exemple le cas dans le bassin ferrifère de Lorraine pour les mines d'Hussigny-Godbrange,Charles Ferdinand ou Kraemer.

Par contre, si le gisement n'affleure pas du tout ou n'affleure pas dans de bonnes conditions il faudra creuser (on ditfoncer) des puits afin de l'atteindre. C'est la solution la plus coûteuse pour l'exploitation et la moins rentable, c'est aussi la majorité des cas. Les deux solutions peuvent aussi se combiner (cas desmines de La Mure ou de lamine de fer deSoumont).

Le cas de lamine de fer deSaint-Rémy-sur-Orne, enNormandie, est intéressant puisqu'une partie du gisement est au-dessus du carreau de la mine. La majorité des produits sont toutefois descendus au-dessous du niveau du puits, roulée jusqu'au puits pour être remontée au niveau du carreau pour y être traitée, solution moins coûteuse qu'une sortie à flanc de coteau dans une zone pauvre en routes et moyens d'évacuation.

Le puits dessert les différents étages d'exploitation, chaque niveau s'appelle une recette ou accrochage.

Tailles et travers-bancs

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On distingue lestailles destravers-bancs. Lestailles servent directement à l'exploitation du gisement. En général pour exploiter un gisement on creuse unegalerie de tête la plus haute et unegalerie de base la plus basse. Le gisement est découpé en panneaux entre ces deux galeries et délimités par destailles transversales les joignant. Cestailles permettent d'exploiter le massif mais aussi d'organiser l'aérage, c'est-à-dire la circulation de l'air dans les travaux. La galerie de base permet également l'évacuation des produits abattus (le déblocage) vers le roulage qui les emmènera ensuite vers le puits d'extraction. Les galeries peuvent être taillées dans le produit exploité (charbon, minerai) en général ouau rocher de part et d'autre de la couche. La galerie de roulage détermine le niveau de la recette du puits. L'ensemble des travaux qui permettent la délimitation d'un panneau s'appellent les travaux préparatoires (outraçage). Ils sont bien sûr fondamentaux.

Lestravers-bancs sont presque toujours creusés au rocher ; ils permettent la liaison entre le ou les puits et le gisement exploité (galerie de roulage). En effet en général les puits sont foncés non dans le gisement mais à l'extérieur dans le rocher. Un puits creusé dans le charbon par exemple, entraîne une perte de l'exploitation puisqu'il faudra maintenir autour du puits une zone non exploitée ditestot de sécurité ouinvestison (de tels stots sont obligatoires sous les zones habitées, les routes, leschemins de fer…).

Le même raisonnement vaut pour les mines exploitées à flanc de coteau. Dans ce cas lesfendues débouchent directement au jour à flanc du coteau. Depuis lacatastrophe de Courrières, il y obligation d'avoir au moins deux débouchés au jour (2 puits ou 1 puits et 1 débouché à flanc de coteau par exemple).

Pour relier les différents niveaux d'exploitation entre eux (on parle aussi d'étage) la liaison peut se faire soit par le puits, soit par unbure (oufaux-puits) soit encore par plan incliné. On appellebure un puits intérieur ne débouchant pas au jour reliant deux niveaux. Le plan incliné est une galerie outravers-bancs plus souvent incliné et généralement muni d'un treuil afin de hisser les berlines ou d'un convoyeur à bande.

Le soutènement

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La technique dusoutènement a pour objet l'ensemble des travaux utiles pour maintenir les excavations souterraines.

Le chargement

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Le chargement est l'opération qui consiste, juste après l'abattage, à charger manuellement ou mécaniquement le minerai extrait en vue de son évacuation par berlines ou par convoyeurs (voir roulage) vers le puits.

Le chargement peut être manuel (pelletage) ou mécanisé (scraper, pelles à godets, chargeusesà pattes de homard).

Le roulage

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Chariots.
Mineurbolivien extrayant des débris à l'aide d'une simplebrouette.

Leroulage est le transport des produits (charbon, minerai mais aussi le stérile) depuis le front de taille (ou plus exactement depuis le point de chargement du système de déblocage des chantiers) jusqu'à la recette inférieure du puits d'extraction, puis éventuellement, depuis la recette supérieure du puits aux ateliers de traitement. Le transport des produits, dans les mines industrialisées, s'effectue dans des bennes (ouberlines) de contenance variée selon les exploitations (de500 litres à25 000 litres) traînées à bras dans les exploitations non mécanisées, par uncheval (ouâne oumulet) puis parlocotracteurs, électrique,air comprimé,essence oudiesel ou tout simplement pargravité. Il s'agit en général de voies étroites inférieures à 1 m de large. Le roulage est un facteur fondamental dans l'exploitation d'une mine, il conditionne en effet, avec le puits, la capacité d'extraction.

L'extraction

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Avant de passer à l'exploitation industrielle souterraine, les régions minières connaissaient souvent une exploitation artisanale de couches affleurantes. Il s'agissait d'exploitation à ciel ouvert connue sous le nom decayat, cayauderie,perrières (dans le bassin houiller de la Loire). Il est à remarquer que bien que les anciennes régions minières ont toutes de nombreuses rues du cayat, le sens de l'expression s'est perdu.

  • Les câbles
  • Roue du châssis à molette.
    Roue du châssis à molette.
  • Câble tressé à plat pour manœuvrer les cages d'ascenseurs.
    Câble tressé à plat pour manœuvrer les cages d'ascenseurs.
  • Câble dans son logement dans la salle des machines.
    Câble dans son logement dans la salle des machines.

  • Les appareils d'extraction
  • Le transport du personnel
« La cage ». À l'intérieur, on met quatre-vingts hommes. Mains sur les épaules du gars d'en-face, il faut tenir l'équilibre quand elle plonge au fond, secouée comme une rame de métro. Mais ceci ne concerne pas l'ensemble des puits français. Les dernières technologies (puits Yvon Morandat deGardanne, enProvence) étaient si évoluées qu'une descente à plus de 1 000 m de profondeur ne produisait aucun effet sur les hommes. La cage pouvait contenir132 personnes et aucune vibration ne se faisait sentir.

L'exhaure

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Article détaillé :exhaure.
  • L'évacuation des eaux
  • Les pompes

L'aérage

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Article détaillé :aérage.
Mécanisme d'insufflation d'air frais dans une mine decharbon auxÉtats-Unis).

L'aérage ou la ventilation est l'alimentation en air frais d'une mine.

  • Atmosphère des mines: importance de la lutte efficace contre l'empoussiérage pour prévenir lasilicose,
  • Ventilation des mines contre l'accumulation deCO,CO2,méthane,grisou.
  • Les ventilateurs pulsent ou extraient de l'air.
  • Certaines conceptions des réseaux de puits facilitent la circulation de l'air
  • La ventilation est souvent un problème critique dans les galeries souterraines artisanales ou illégales.

Les mineurs emportaient autrefois un canari en cage, qui lorsqu'il s'agitait, ou même mourait, ou encore donnait des signes de suffocation était le signe qu'il fallait remonter[réf. nécessaire].



L'éclairage

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Article détaillé :Lampe de mineur.
Collection de lampes de mineurs,Bois du Cazier.

L'étude de l'éclairage ne présente qu'un intérêt secondaire dans les mines exemptes de grisou ou de poussières.

Lampes électriques avec batteries en charge,Bois du Cazier.
    • Les premières lampes électriques portatives à piles primaires mises en service en 1862 étaient loin de répondre à toutes les exigences de sécurité.
    • Les lampes à accumulateur et à électrolyte liquide : modèles d'Edison, de Pitkin, de Swan, de Bréguet, de Pollak, Stella, de Mallet-Parent.
    • Les lampes à accumulateur et électrolyte immobilisé présentent l'avantage de résister aux renversements accidentels. La lampe Süssmann, la lampe Max, la lampe Cotté, la lampe Lux.

L'abattage

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L'exploitation du charbon en1926 auxÉtats-Unis.

L'opération d'abattage consiste à détacher la roche à extraire du massif et à la réduire en éléments plus petits[réf. nécessaire] pour la manutentionner et la transporter. Cette opération peut être faite de plusieurs manières :

  • Abattage à la main,
  • Abattage par outils individuels :
Historiquement l'abattage était fait avec des outils à main, larivelaine (pic à deux pointes à manche long et plat), lepic léger (pic à veine, pic lourd et pic d'avaleresse) ou encore lepied de biche. Ces outils ont été remplacés par lemarteau piqueur, instrument de frappe, à mouvement alternatif et dont l'outil est une aiguille.
  • Abattage mécanique :
Les premièreshaveuses ont été mises en service en Angleterre auXIXe siècle, il s'agissait de haveuses à disque. Elles ont été remplacées par des haveuses à barre, puis par des haveuses à chaîne dans les années 1930.
Desrabots ont été mis en service dans les années 1940 en Allemagne. Il s'agissait d'un soc raclant la veine de charbon en prenant appui sur le convoyeur blindé et tiré par un câble ou une chaîne.


Coups de feu

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Desmineurs auxÉtats-Unis en1905.
De par le monde, de très nombreux accidents, notamment dus augrisou ont touché les mines et tués des mineurs (ici dans leQueensland en1895 en Australie).

S'il n'est pas un accident « violent », lefeu de mine de charbon est un problème grandissant, notamment en Chine. On estime actuellement qu'environ 1 % de la production degaz à effet de serre provient de cesfeux de mine (20 millions de tonnes de charbon partiraient ainsi en fumée chaque année). A température ambiante, le charbon réagit naturellement et spontanément avec l'oxygène de l'air pour donner du gaz carbonique. Si la chaleur ainsi créée n'est pas évacuée (ex. par ventilation), cette dernière augmente la température du charbon jusqu'à atteindre le seuil de combustion. Le feu de mine est donc très fréquent dans les mines affleurantes ou à ciel ouvert.

Accidents divers

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  • Explosion ou embrassement degrisou, ou « coup de grisou »
  • Coup de poussière, explosion provoquée par l'embrassement des poussières de charbon (dites "poussier") en suspension ou accumulée dans les travaux souterrains.
  • Incendies
  • Coups d'eau
  • Coups de terrain
  • Éboulements
  • D.I. : dégagements instantanés de grisou ou parfois d'acide.

Sauvetage

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  • Appareils respiratoires
Appareil respiratoire typeDräger utilisé par les sauveteurs des centrales deMarcinelle,Frameries,...
  • Organisation en vue de sauvetage


Les mines à ciel ouvert

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Article détaillé :Mine à ciel ouvert.

Principes généraux

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Une mine à ciel ouvert ouopen pit[23] consiste à déplacer de grandes quantités de sol et de sous-sol pour ensuite extraire le minerai. On met en place une mine à ciel ouvert lorsque le minerai se trouve relativement proche de la surface. On creuse la roche par dynamitage et le minerai est ensuite chargé sur d’énormes engins pour traitement.

Les mines à déplacement du sommet

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Article détaillé :Mine à déplacement de sommet.

Les mines à déplacement du sommet, oumountain-top removal (MTR) enanglais, sont un type particulier de mine à ciel ouvert, utilisée presque exclusivement dans les montagnes desÉtats-Unis[24]. La végétation est d’abord détruite, puis le sol arraché[24]. Les déblais sont simplement poussés dans les fonds de vallée, ce qui permet de niveler une région accidentée, mais provoque aussi une pollution importante[24].

Dans lesAppalaches, le colmatage des fonds de vallée fait disparaître500 montagnes et 200 km decours d’eau par an, augmentant ainsi le risque d'inondations[24]. Le paysage subsistant est généralement lunaire.

La fin de l'exploitation des mines de charbon

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L'après-mine

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Article détaillé :Après-mine.

L'après-mine est l'ensemble des conséquences de la cessation d'une activité minière.

Catastrophes minières

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L'histoire de l'extraction minière est jalonnée de catastrophes et l'époque actuelle n'est pas épargnée. Ces catastrophes sont de plusieurs types :

Les conséquences en sont humaines, économiques et de plus en plus environnementales.

Dans la littérature

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Notes et références

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  1. Louis Simonin, Jean-Claude Beaune,La vie souterraine : les mines et les mineurs, 1982 - Technology & Engineering, 306 p.
  2. Tylecote R.F. (1987)The early history of metallurgy in Europe, Longman, London and New York, 329 p.
  3. Espérou J.-L., Roques P., et Ambert P.(1992)L'outillage des mineurs historiques de Cabrières ; Les Broyeurs, Colloque en Hommage à J. Arnal, Saint Mathieu de Trévier, Archéologie en Languedocno 15,p. 67-76
  4. a etbDubois C (1996)L'ouverture par le feu dans les mines : Histoire, archéologie et expérimentations = Fire setting in mines : history, archaeology, perimentations ; Revue d'archéométrieno 20,p. 33-46 (1 p.1/4) ISSN 0399-1237 (Résumé Inist/CNRS)
  5. Ambert P., Barge H., Bourhis J.-R. et Espérou J.-L. (1984)Mines de cuivre préhistoriques de Cabrières (Hérault) Premiers résultats ; Bull. Soc. préhist. Fr., t. 81 , 3,p. 83-89.
  6. Ambert P. (1995)Antimony and Silver in copper artefacts from sou thern France first evidence of metal lurgical utilisation at the beginning of the III millenium ВС, Symposium de Bochum.
  7. Paul Ambert (1995)Les mines préhistoriques de Cabrières (Hérault) : quinze ans de recherches. État de la question ; Bulletin de la Société préhistorique française ; Volume 92, Numéro 4 ;p. 499-508.
  8. Ambert P. sous la direction de (1990)Cabrières-Hérault, le plus vieux centre minier métallurgique de France (2500 av. J.-C), Livret-Guide de l'Excursion A 2 du Colloque en Hommage à J. Arnal, 24 septembre 1990, Archéologie en Languedoc, t. 3,p. 1-32
  9. Ambert P. (1992)L'émergence de la métallurgie en France méridionale. État actuel des connaissances. In : le Chalcolithique en Languedoc, Archéologie en Languedoc,no 15,p. 51-58.
  10. Pour un aperçu des recherches sur les mines romaines : J. Andreau, « Recherches récentes sur les mines romaines I : propriété et mode d’exploitation »,Revue numismatique, 1989, 6, XXXI,p. 86-112 et J. Andreau, « Recherches récentes sur les mines romaines II : Nature de la main d’œuvre, histoire des techniques et de la production »,Revue numismatique, 1990, 6, XXXII,p. 85-108.
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  23. Usage courant du mot en anglais auQuébec.
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