Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Mila Racine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirRacine.

Mila Racine
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Miriam RacineVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Marie-Anne Richemond, Marie-Anne RacineVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Activité
Fratrie
Autres informations
Membre de
Lieux de détention
Distinctions

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Miriam[1],[2]Racine diteMila, née le àMoscou[3] et morte le àAmstetten sur un chantier dépendant du camp deMauthausen. Mila Racine est unerésistante juive dont les noms d'emprunt furentMarie-Anne Richemond[4] puisMarie-Anne Racine[5],[6],[7].

Éléments biographiques

[modifier |modifier le code]

Mila est la deuxième enfant de Georges et Berthe (Bassia) Hirsch dont le patronyme francisé devientRacine. Elle a un frère aînéEmmanuel et une sœur cadette Sacha qui épouseraMaurice Maidenberg, tous quatre résistants. En 1926, la famille, fuyant le régime bolchevique, s'installe àParis. Lors de la défaite de 1940, elle se réfugie àToulouse et s'établit peu après àLuchon[8].

Mila Racine œuvre dans laRésistance[9] du au (Toulouse,Gurs, Saint-Gervais,Nice,Annemasse) sous la responsabilité deTony Gryn. Jeune de laWIZO (Women International Zionist Organisation) repliée àToulouse puis àLuchon, elle apporte assistance aux internés des camps, spécialement àGurs.

En 1942, elle gagneSaint-Gervais, enHaute-Savoie, où elle dirige un groupe local duMouvement de jeunesse sioniste (MJS) qui vient d'être créé pour venir en aide aux Juifs en danger. Elle part ensuite pourAnnecy. Elle fait partie des fondateurs de la filière clandestine vers laSuisse, dont son frèreEmmanuel dit « Mola », travaillant en étroite collaboration avecGeorges Loinger, est l’organisateur. Après l’armistice de Cassibile signé par l’Italie avec les Alliés en, les Juifs de la zone alpine se réfugient à Nice. Mila Racine entreprend alors de conduire des convois d’enfants et d’adultes versAnnemasse pour leur faire traverser la frontière suisse.

Le, le convoi qu’elle dirige avecRoland Epstein est intercepté par les Allemands àSaint-Julien-en-Genevois, et conduit àAnnemasse à la prison de l’hôtel Pax, siège de laGestapo. Le choc de cette arrestation paralyse le travail de l'organisation pendant une longue période.

Le maire d’Annemasse,Jean Deffaugt, parvient à faire libérer quelques enfants, dont un bébé de quatorze mois. Il propose à Mila un plan d'évasion, mais elle refuse, craignant des représailles sur les enfants.

Ayant tu son identité juive,Marie Anne Racine est détenue à laprison Montluc deLyon, puis déportée vers le camp deRavensbrück par le convoi I.175 parti deCompiègne le 31 janvier 1944[10], avant d'être transférée àMauthausen pour réparer les voies ferrées détruites par les bombardements alliés. Arrivée le àAmstetten, elle y meurt le 20 lors d'un bombardement[11],[7],[12].

Roland Epstein reviendra lui de déportation.

La mémoire de Mila Racine est associée à celle deMarianne Cohn, qui prit sa relève dans le convoyage des Juifs. Elle aussi connut une fin prématurée en raison de ces activités.

Distinctions

[modifier |modifier le code]

Mila Racine est récipiendaire, à titre posthume, des décorations suivantes :

Hommages

[modifier |modifier le code]

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
  • (en)Mordecai Paldiel.The Path of the Righteous: Gentile Rescuers of Jews During the Holocaust. Ktav Publishing House, 1993[18]
  • Philippe Collin, « Les Résistantes », série de 10 épisodes, surFrance Inter,(consulté le)

Notes et références

[modifier |modifier le code]
  1. a etb« Mila Racine : de la cellule 127 à Annemasse au matricule 27918 à Ravensbrück », yadvashem.org, consulté le 6 octobre 2021.
  2. (en)Mila Racine's Last Letter. Last Letters From The Holocaust: 1944,July 1944. yadvashem.org.
  3. a etb« Marie Mila RACINE », surMémoire des hommes(consulté le)
  4. (en) Yad Vashem, « groupe d'enregistrements 0.75, collection de lettres et cartes postales, dossier n° 4335 :Marie-Anne Richemond, née à Grenoble le 14 septembre 1923, résidant à Saint-Pierre-d'Entremont », surcollections.yadvahem.org(consulté le)
  5. « Étoiles jaunes dans la France des années noires - Onze récits parallèles de jeunes rescapés » (récit VIII d'après le témoignage de Roland Epstein), par Serge Lapidus, éditions de l'Harmattan, 2000.
  6. Le registre d'écrou de laprison du Pax àAnnemasse indique : « Marie Anne Racine, née le 14 septembre 1923 àBoulogne-Billancourt. »
  7. a etb(en) Arolsen Archives International Center on Nazi Persecution, « RACINE MARIE ANNE », surarolsen-archives.org(consulté le)
  8. « EXPO | Mila Racine : l'hsitoire d'une résistante juive française », surwww.yadvashem.org(consulté le)
  9. Voir,Les femmes dans la Résistance. Mila Racine, Marianne Cohn, Haviva Reik, Hannah Senesh. Cercle Bernard-Lazare-Grenoble d'aprèsL'oubli des femmes dans l'historiographie de la RésistanceparRita Thalmann, dossier paru dans le n°1 deClio en 1995.
  10. Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.175 parti de Compiègne le 31 janvier 1944 »(consulté le)
  11. Site de laFondation pour la Mémoire de la Déportation
  12. Voir, JORF n° 21 du 25 janvier 2013, page 1584.
  13. Citation à l'Ordre de la Division le 29 avril 1950.
  14. Voir, entretien avec Emmanuel Racine sur « United States Holocaust Memorial Museum » où apparait le document original :par décret du 15 juin 1946. Vidéo enregistrée vers 2005.
  15. Voir, l'Unité, semaine religieuse israélite, Lyon, 26 juillet 1946, p. 38, par décret en date du 16 juin 1946 article 87 du ministère de l'intérieur paru au J.O. du 11 juillet 1946.
  16. Abdallah Soidri,« Portrait d'une femme exceptionnelle : Mila Racine, sauveuse d'enfants juifs », marianne.net, 8 mars 2016.
  17. Emmanuelle Polack,Régis Hautière,Olivier Frasier etFrancis Laboutique,Femmes en résistance : tome 4 - Mila Racine,Casterman,, 57 p.(EAN 9782203053427).
  18. Voir,(en)Mordechai Paltiel. The Path of the Righteous: Gentile Rescuers of Jews During the Holocaust, 1993, p. 53.

liens externes

[modifier |modifier le code]
  • Dr Ludwig Fineltain,[1]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
Cadre juridique
Rafles
Camps
Assassinats et déportation
Responsables allemands de la mise en œuvre
Responsables français de la mise en œuvre
Spoliation
 v ·m Victimes notables
Victimes notables
A – B
C – F
G – J
K – L
M – R
S – Z
 v ·m Survivants notables
Survivants notables
A – B
C – E
F – H
I – K
L
M – O
P – R
S
T – Z
Documentation
Lieux de mémoire
Justes parmi les nations
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Mila_Racine&oldid=217126068 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2025 Movatter.jp