Il est notamment l’auteur duSiècle des intellectuels (1997), pour lequel il a reçu leprix Médicis essai en1997, desVoix de la liberté (2001), salué par l'Académie française, et deMadame de Staël, prix Goncourt de la biographie 2010. Il a dirigé avecJacques Julliard leDictionnaire des intellectuels français.
Michel Winock est le dernier enfant, parmi cinq frères et sœurs. Son père, Gaston Winock, est receveur d'autobus originaire deSaint-Omer et qui meurt de latuberculose en 1945 ; sa mère, Jeanne Dussaule, tient un commerce d'épicerie-fruiterie.
Il grandit àArcueil dans la « banlieue rouge », décrite dans son livre de mémoiresJeanne et les siens. Après des études aulycée Lakanal, il passe sonbaccalauréat littéraire et s'inscrit enhypokhâgne. Il suit les cours par correspondance tout en travaillant d'abord dans la maison d'import-exportCompagnie du Niger français, filiale deLever, puis comme répétiteur.
Son mémoire, dirigé parLouis Girard, est soutenu en 1960 à la Sorbonne, et porte sur « Les types sociaux de la Monarchie de Juillet dans l'œuvre de Flaubert »[3].
Il est nommé à l'Institut d'études politiques de Paris[5] en 1979. Il y commence son parcours comme maître-assistant, puis maître de conférences extérieures, et enfin professeur.
Michel Winock mène par ailleurs une carrière dans l'édition : membre de la revueEsprit à partir de1962, il devient conseiller puis directeur littéraire auxÉditions du Seuil. Il y crée les collectionsL'Univers historique (avecJacques Julliard) etPoints histoire (en 1971)[6]. Il contribue ainsi à ce qui peut être considéré comme un âge d'or de l'édition historique en France.
Un an après son départ d'Esprit, il fonde, avecMichel Chodkiewicz, en1978 la revueL'Histoire avec pour ambition de rendre accessibles au grand public les meilleurs travaux de la recherche historique (sur le modèle de la revueLa Recherche, de la même maison d'édition), dans un esprit pluraliste[7].
Il rédige une chronique mensuelle pour le quotidienSud Ouest[9] depuis 2010.
Michel Winock, après ses études sur l'histoire politique et idéologique des Français (titre de sa thèse :Crises et idées de crise en France : 1871-1968), s'est lancé dans la biographie : aprèsClemenceau (prix Aujourd'hui), il a publié en 2010Madame de Staël (grand prix Gobert de l'Académie française) puisFlaubert en 2013.
Il fait son entrée dans lacollection Quarto deGallimard en, avec la publication d'un recueil intituléGouverner la France.
Entre et, il copréside avec le président de l'Assemblée nationaleClaude Bartolone laMission sur l'avenir des institutions dite mission Bartolone-Winock, qui dans un rapport fait 17 propositions pour réformer les institutions de la Cinquième République.
Cinq œuvres de Winock ont été remaniés et réunis comme une sorte d'autobiographie avec contexte historique sous le titreÉgo-histoire (Bouquins, 2024) :Jeanne et les siens (2003) —Seconde Guerre mondiale ;Jours anciens (2020) —IVe République ;La République se meurt, 1956-1958 (1978) — la naissance de laVe République ;Chronique des années soixante (1987) —la décennie de sa vingtaine ; etParlez-moi de la France (1995) —la fin du siècle.
2024 :Pompes funèbres. Les morts illustres, 1871-1914, Paris, Perrin, 2024, 352 p.
2026 :La Commune. La guerre civile des Français, Paris, Gallimard, 2026, 336 p.